« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ! Au vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de mon Dieu » (Ap 2,7). Le titre Apocalypse est paradoxal pour un lecteur moderne. En grec, en effet, le mot apokalupsis laisse entendre, un « dévoilement », une entreprise de mise en évidence, mais force est de constater que le lecteur est déconcerté par l'accumulation des visions, des symboles, d'allusions aux Écritures qui semblent plus obscurcir les choses que les clarifier.
Certains lecteurs la considèrent comme le plus beau livre de la Bible, d'autres la trouvent terrifiante. Il s'agit plutôt d'un ouvrage en langage chiffré, mais dont le but est de faciliter le déchiffrement de l'histoire. Il se désigne d'ailleurs lui-même, finalement, comme « prophétie » (Ap 22,18-19).
De visions en prophéties, le voile se lève sur le monde céleste. Mais celui-ci est bien éloigné des délices paradisiaques : c'est plutôt une sur-réalité, celle de l'antagonisme entre l'action divine (angélique) et les menées des démons, qui sous-tend, derrière le voile, tous les développements de l'histoire.
Dans le contexte culturel de la littérature apocalyptique antique, le livre ouvre à ses lecteurs avisés des pistes pour comprendre une crise qu'ils traversent.
Ecclésiologique, christologique et sotériologique, ce livre invite à pratiquer la vertu d'espérance. L'Église reste confiante en la fidélité de Dieu qui vient « bientôt ». Les souffrances au nom de Jésus sont passagères, et les fidèles triompheront de Satan (Ap 20,20).
Tout est dit dès Ap 1,1 : « Révélation de Jésus-Christ », le dernier livre du canon chrétien cherche à comprendre le mystère d'une personne, Jésus-Christ. Dans les épreuves que traversent ses disciples devenus son corps (Ap 12,10-12 ; 20,4-10), Jean dévoile la signification ultime de la destinée personnelle de Jésus, révélé
Ainsi donc, non seulement Jésus accomplit sa promesse (« Ne craignez pas, j'ai vaincu le monde » Jn 16,33), mais aussi il accède à la gloire de Dieu décrite par les apocalypticiens depuis Ez 1, Dn 7 jusqu'à 1 Hén. 40-71.
Deux faits contraires marquent l’histoire du texte :
Dans les détails, le texte reste donc difficile à établir.
On trouve une variante théologiquement interessante dans Ap 1,5 : si la Vulgate coïncide avec le texte byzantin grec en portant : « qui ... nous a lavés (lat. lavit, gr. lousanti) de nos péchés », d’autres témoins lisent « qui ... nous a libérés (gr. lusanti) de nos péchés » (Voir aussi Ap 5,6 ; 6,12 ; 14,5 ; 14,8 ; 15,3 ; 15,6 ; 18,8 ; 21,3).
L’en-tête du livre (Ap 1,1) donne d’emblée le genre littéraire prédominant de l’ouvrage, mais ses dernières lignes le décrivent comme une prophétie (Ap 22,18-19). La distinction entre apocalypse et prophétie n'est pas évidente. Un élément de différence pourrait être le type de transmission du message divin : le prophète donne oralement ce qu'il entend de Dieu tandis que l'auteur d'une apocalypse a des visions qu'il met par écrit.
L’auteur réactive de nombreux thèmes prophétiques anciens, en les relisant à la lumière de ce qui est pour lui la clé de lecture de toute révélation : la mort et la résurrection du Christ, cf. infra, § Intertextualité biblique.
L’Apocalypse emprunte des caractéristiques au genre épistolaire dans la section des « lettres aux Églises » (Ap 2,1-3,22).
L’auteur est également familier des formulations liturgiques de l’Église primitive :
L'auteur pourrait avoir été influencé par des sources païennes (Oracles d’Hystaspe, Oracle de Trophonius). Cependant, il se réfère essentiellement à un univers qu’il considère comme normatif, la littérature vétéro-testamentaire, plutôt qu’à des productions d’un monde païen, considéré comme hostile et rongé par les forces du mal.
Les références scripturaires innombrables reflètent le contexte culturel juif de la diaspora orientale du 1er s. Jean exploite abondamment les Écritures : Ap contient plus de 500 citations ou allusions à des textes vétérotestamentaires, tirés surtout de leur version hébraïque, mais non sans connaissance de versions grecques. Ses sources préférées sont les prophètes (Isaïe, Jérémie et Ézéchiel), Daniel et les Psaumes.
Exode
L'Apocalypse décrit explicitement son auteur comme un prophète (Ap 1,3 ; 10,11 ; 22,9) effectuant une interprétation prophétique des prophètes. Jean s'appuie en particulier sur des thèmes repris aux prophètes de l'exil : le Jour de YHWH (cf. Am 5,18 ), où Dieu viendra sauver son peuple et condamner ses oppresseurs. Les allusions sont très nombreuses, à toutes les échelles du texte, depuis les simples motifs jusqu'aux scenari d'épisodes complets :
Ce sont les prophètes apocalypticiens qui inspirent le plus l'auteur de ce livre :
Les contacts avec le corpus johannique ne manquent pas, si bien qu'on a mis Ap en série avec le quatrième évangile, les épîtres de Jean mais aussi lesActes de Jean apocryphes.
Le genre apocalyptique est très prisé par certains juifs des deux derniers siècles av. J.-C., en particulier à Qumrân. On en trouve déjà des traces dans les visions prophétiques (Ézéchiel, Zacharie) et le livre de Daniel en est très proche. On trouve enfin de nombreux apocryphes apocalyptiques à la même époque que l'Apocalypse de Jean :
Le contexte historique projeté par le texte est celui d'une ère de persécutions contre les croyants en Jésus, sur fond de troubles politiques. Jean écrit dans un contexte de persécution violente (Ap 6,10s ; 13 ; 16,6 ; 17,6), opérée par Rome (la Bête) selon les inspirations de Satan (Ap 12 ; 13,2ss).
À la suite d’ (Haer. V, 30, 3) et de nombreux Pères de l’Eglise, il est assez communément admis que l'Apocalypse a été écrite sous le règne de Domitien, vers 95. D'autres critiques estiment, avec des arguments intéressants, que des passages datent déjà du règne de Néron, un peu avant 70. L’allusion au temple de Jérusalem (Ap 11,1s) et la liste des empereurs (Ap 17,10s) appuient cette deuxième datation.
Les références historiques explicites sont peu nombreuses dans l’Apocalypse, que l'on peut dater de plusieurs moments de la seconde moitié du 1er s.
La référence majeure se trouve dans la liste des souverains romains (Ap 17,9ss). L’auteur mentionne une liste de sept dirigeants de l’empire romain : cinq relèvent du passé, le sixième est dit contemporain de l’auteur, le septième est encore à venir mais son règne sera bref avant la venue d’un huitième qui n’est autre qu’un des rois du passé qui va revenir au pouvoir.
Les batailles eschatologiques (Ap 19,11-21 ; 20,7-9), la cité sans temple (Ap 21,22) pourraient évoquer la Révolte juive de 66-70 et la destruction du Temple de Jérusalem en 70.
Pour rendre raison de cette variété d'hypothèses historiques, on évoque parfois la possibilité de plusieurs étapes de composition et de rédaction : une apocalypse composée sous Néron, supplémentée par une introduction épistolaire (Ap 1-3) ensuite. Mais les contours de l'apocalypse originaire ne sont objet d'aucun consensus.On constate dans l’Apocalypse bon nombre de répétitions, de redites et de césures étonnantes entre les visions. Les exégètes expliquent cela par les accidents de la transmission manuscrite ou la compilation de diverses sources, des révisions postérieures...
Si la juxtaposition de genres hétéroclites et le tour « glosateur » de certaines phrases (cf. Ap 11,14 ; 13,6.18 ; 14,12) suggèrent un processus de compilation et d'édition, aucun manuscrit ancien ne témoigne de versions antérieures.
En sens contraire, l’homogénéité du langage et des allusions à l’Ancien Testament ne prêche pas en faveur d’une multiplicité d’auteurs. À l’heure actuelle, la recherche s’oriente plutôt vers l’hypothèse d’une édition, c’est-à-dire d’une rédaction en plusieurs étapes réalisée par le même auteur. Quant aux lettres aux sept Églises, elles purent être rédigées ultérieurement, une fois le reste d'Ap composé. Il est donc vraisemblable de supposer un seul auteur, peut-être repris par un éditeur-rédacteur.
L'auteur de la seule apocalypse considérée comme canonique se présente lui-même au début du livre : un certain « Jean » (Ap 1,9), en exil à Patmos. Alors que les œuvres apocalyptiques sont généralement attribuées à des héros du passé (Enoch, Esdras), l'attribution de ce livre à un voyant contemporain, membre du mouvement de Jésus est remarquable. Ce Jean rejoint les Hermas, Dositée et autres Mani, eux aussi peu connus alors, auteurs d'apocalypses.
Mais cette canonicité est contestée dans les Églises de Syrie, de Cappadoce et même de Palestine qui en l'ont pas dans leur canon jusqu'au 5e s.
À la Renaissance, (†1536) considère l’Apocalypse comme « la revelation monstrée à Jehan par l’esperit de Jesuchrist ».
Mais les réserves émises jadis par retrouvent un regain de pertinence aux yeux de (†1546) – qui changera cependant d’avis par la suite, – de (†1541), et d’une manière moins déclarée, chez (†1551), (†1560) et (†1564). (†1457) exprime également des doutes, et, dans son sillage, (†1536) multiplie les notules en défaveur de l’attribution johannique dans les quatre éditions de ses Annotations (1516, 1519, 1522 et 1527).
Néanmoins, les partisans de l’attribution apostolique s’avèrent plus nombreux, qu’il s’agisse de commentateurs protestants, tels (†1530), (†1545), (†1575) et (†1605), ou catholiques, comme (†1537), (†1549), (†1591), (†1599) et, au Grand Siècle, (†1613) et (†1637).
La proximité entre l'Apocalypse et les autres écrits johanniques est réelle. Les objections de Denys ne sont pas rédhibitoires : que l'auteur se manifeste plus directement sous sa propre identité dans un livre qui s'appelle « révélation » que dans sa mise par écrit des faits, gestes et discours du Logos incarné derrière Lequel les témoins n'avaient qu'à s'effacer, se comprendrait bien. Les différences langagières pourraient se rapporter à des différences d'interprètes/traducteurs en charge de la transmission des documents d'une langue sémitique originaire vers le grec koinè.
Mais il ne faut pas écarter les différences indéniables. L'auteur tel qu'il se présente ne se dit ni « apôtre » ni « presbytre » — à la différence de celui qui signe les épîtres (2Jn 1 ; 3Jn 1), mais s'inscrit cependant dans le milieu et la pensée johanniques.
Les polémiques sur la paternité apostolique du livre jouent un rôle important dans la reconnaissance de la canonicité de l’ouvrage.
C’est lors des trois conciles pléniers des provinces d'Afrique, qui se tinrent à Hippone (en 393) et à Carthage (en 397 et 419), qu’est fixé un canon du Nouveau Testament comprenant l’Apocalypse. Le pape Innocent 1er (†417) mentionne l’Apocalypse dans une liste des écrits constituant le corpus du Nouveau Testament. Au 6e s., le décret du dresse un inventaire des apocryphes à condamner dans lequel n'apparaît pas l'Apocalypse, ce qui marque son acceptation définitive.
Sa réception chez les écrivains grecs pose davantage de problèmes. Les réticences exprimées par (†264), le rejet suscité par la réaction contre l'hérésie montaniste qui convoque abondamment les apocalypses, et les réserves formulées par , retardent la reconnaissance de l'Apocalypse.
L’Apocalypse est la source d’une partie des offices de Requiem, comme le Dies Irae.
Les premiers commentaires connus sont ceux de
Deux modes de lecture principaux de l'Apocalypse émergent :
Le premier type de lecture a donné lieu aux dérives du système historico-chronologique en concevant l’Apocalypse comme un ensemble de prédictions correspondant à la succession chronologique de l’histoire de l’Église, depuis sa fondation jusqu’à la fin du monde. Rendue célèbre par les Postilles de (†1349), mais critiquée dès le 15e s. par (†1435), cette interprétation est combattue, au tournant du 16e et du 17e s., par des commentateurs identifiant dans l’Apocalypse des événements précis concernant seulement les premiers temps de l’Église. Deux écoles se distinguent alors :
L’adoption du principe récapitulatif énoncé par (†ca. 390, Reg. VI), repris par, mais formulé pour la première fois déjà par (†303) s’avère également fécond dans la mesure où il permet de mieux comprendre certaines difficultés du texte de Patmos.
À l'un ou l'autre de ces grands types de commentaires peuvent se rattacher, entre autres, ceux de :
L’Apocalypse est une source capitale pour tous les arts. Elle inspire en particulier les représentations du jugement dernier, mais pas uniquement. Il serait difficile de tout citer, seuls quelques exemples représentatifs sont donnés.
ICI COMMENCE L'APOCALYPSE DE L'APÔTRE JEAN
Apocalypse de Jésus Christ que Dieu lui a donnée pour montrer à ses esclaves
les choses qui doivent arriver bientôt
et qu’il a signifiées en envoyant par son ange à son esclave Jean
qui a rendu un témoignage au verbe de Dieu
et un témoignage à Jésus-Christ : tout ce qu'il a vu.
Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites
car le temps est proche !
Jean aux sept Églises qui sont en Asie :
— Grâce et paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient
et de la part des sept esprits qui sont sous le regard de son trône
et de la part de Jésus-Christ qui est le témoin fidèle, le premier né des morts et le chef des rois de la terre
qui nous a aimés et nous a lavés de nos péchés dans son sang
et a fait de nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père :
à lui, la gloire et le pouvoir pour les siècles des siècles ! Amen.
Voici, il vient avec les nuées et le verra tout œil, et ceux qui l’ont transpercé
et toutes les tribus de la terre se lamenteront sur lui.
Oui. Amen.
— Moi, je suis A et ω principe et fin
dit le Seigneur Dieu qui est et qui était et qui vient, l'Omnipotent.
Moi Jean votre frère
et qui ai part avec vous à la tribulation, au royaume et à l'endurance en Jésus
j’étais dans l’île appelée « Patmos »
à cause du verbe de Dieu et du témoignage de Jésus.
Je fus [ravi] en esprit le jour du Seigneur
et j’entendis derrière moi une voix forte comme une trompette
disant :
— Ce que tu vois, écris-le dans un livre
et envoie-le aux sept Églises
à Éphèse, à Zmyrna
à Pergame, à Thyatire
à Sardes, à Philadelphie
et à Laodicée.
Alors je me retournai pour voir quelle était la voix qui me parlait
et quand je me fus retourné, je vis sept chandeliers d’or
et au milieu des sept chandeliers, quelqu’un de semblable à un Fils d’homme :
il était vêtu d’une longue robe, portait à la hauteur des seins une ceinture d’or
mais sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige
et ses yeux étaient comme une flamme de feu
ses pieds étaient semblables à de l'airain qu'on aurait embrasé dans une fournaise
et sa voix était comme la voix des grandes eaux ;
il tenait dans la main droite sept étoiles
de sa bouche sortait un glaive aigu, à deux tranchants
et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force ...
Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort
et il posa sur moi sa main droite en disant :
— N'aie pas peur
je suis le premier et le dernier
et le Vivant et j’ai été mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles
je tiens les clefs de la mort et de l’enfer.
Écris donc les choses que tu as vues et celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite
le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite
et les sept chandeliers d’or :
les sept étoiles sont les anges des sept Églises
et les sept chandeliers sont les sept Églises.
Écris à l’ange de l’Église d’Éphèse :
— Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite
celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or :
— Je connais tes œuvres, ton labeur et ta patience
[et je sais] que tu ne peux supporter les méchants
que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas
et que tu les as trouvés menteurs
que tu as de la patience
que tu as eu à supporter pour mon nom
et que tu n'as pas abandonné.
Mais j’ai contre toi que tu t’es relâché de ton premier amour.
Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi
et reviens à tes premières œuvres
sinon je viendrai à toi et j’ôterai ton chandelier de sa place
à moins que tu ne te repentes.
Pourtant tu as ceci que tu hais les œuvres des nicolaïtes, œuvres que moi aussi je hais.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
À celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de mon Dieu.
Écris encore à l’ange de l’Église de Zmyrna :
— Voici ce que dit le premier et le dernier
celui qui a était mort et qui a repris vie :
— Je connais ta tribulation et ta pauvreté
mais tu es riche
et les insultes de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas, mais bien d'une synagogue de Satan.
N'aie peur de rien de ce que tu auras à souffrir.
Voici, le diable va jeter quelques-uns de vous en prison afin que vous soyez mis à l’épreuve
et vous aurez une tribulation de dix jours.
Sois fidèle jusqu’à la mort
et je te donnerai la couronne de la vie.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Celui qui vaincra ne recevra aucun dommage de la seconde mort.
Écris encore à l’ange de l’Église de Pergame :
— Voici ce que dit celui qui a le glaive aigu à deux tranchants
— Je sais où tu habites : là où se trouve le trône de Satan
mais tu es fermement attaché à mon nom, et tu n’as pas renié ta foi,
même en ces jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, où Satan habite.
Mais j’ai quelque chose à te reprocher
c’est que tu as là des gens qui tiennent à la doctrine de Balaam
qui enseignait à Balac de mettre devant les fils d’Israël une pierre d’achoppement
pour les faire manger et forniquer.
De même toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes.
Repens-toi !
sinon je viendrai à toi promptement et je leur ferai la guerre avec le glaive de ma bouche.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
À celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée
et je lui donnerai un caillou blanc
et sur ce caillou est écrit un nom nouveau
que personne ne connaît si ce n’est celui qui le reçoit.
Écris encore à l’ange de l’Église de Thyatire :
— Voici ce que dit le Fils de Dieu
qui a les yeux comme une flamme de feu
et les pieds semblables à l’airain :
— Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ta bienfaisance, ta patience
et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières.
Mais ce que j’ai contre toi
c’est que tu laisses la femme Jézabel, se disant prophétesse
enseigner et séduire mes serviteurs pour qu’ils forniquent et mangent des idolothytes.
Je lui ai donné du temps pour faire pénitence
et elle ne veut pas se repentir de son impudicité.
Voici, je vais la jeter sur un lit
et ceux qui forniquent avec elle dans la plus grande tribulation
s’ils ne se repentent pas chacun de sa conduite
je frapperai de mort ses enfants
et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs
et je rendrai à chacun de vous selon vos œuvres.
Mais je vous dis à vous, aux autres qui êtes à Thyatire
(quiconque ne tient pas cette doctrine,
qui n’a pas connu les « profondeurs de Satan », comme ils les appellent !) :
— Je ne vous imposerai pas d’autre fardeau
seulement, tenez ferme ce que vous avez, jusqu’à ce que je vienne.
Et à qui aura vaincu et qui aura gardé jusqu’à la fin mes œuvres
à celui-là je donnerai pouvoir sur les nations :
il les gouvernera avec un sceptre de fer ainsi que l’on brise les vases d’argile
comme moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père
et je lui donnerai l’étoile du matin.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Écris encore à l’ange de l’Église de Sardes :
— Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles :
— Je connais tes œuvres, tu as la réputation d’être vivant mais tu es mort.
Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir
car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu !
Pourtant, tu en as à Sardes quelques uns qui n’ont pas souillé leurs vêtements
ceux-là marcheront avec moi en vêtements blancs parce qu’ils en sont dignes.
Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs
je n’effacerai pas son nom du livre de la vie
et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Écris encore à l’ange de l’Église de Philadelphie :
— Voici ce que dit le saint, le véritable, celui qui a la clef de David
celui qui ouvre et personne ne ferme
qui ferme et personne n’ouvre :
— Je connais tes œuvres
voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer
parce que tu as peu de puissance
mais tu as gardé ma parole et n’as pas renié mon nom.
Voici, je vais te donner de la synagogue de Satan
des [gens] qui disent être Juifs et ne le sont pas, mais mentent
voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds
et ils sauront que moi, je t’ai aimé.
Parce que tu as gardé mon exhortation à la patience
moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier
pour éprouver les habitants de la terre.
Je viens bientôt :
tiens ferme ce que tu as, pour que personne ne reçoive la couronne qui est à toi !
Celui qui vaincra, j’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu
et il n’en sortira plus
et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu
et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem
qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu
et mon nom nouveau.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Écris encore à l’ange de l’Église de Laodicée
— Voici ce que dit l’amen, le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu :
— Je connais tes œuvres :
tu n’es ni froid ni chaud.
Si seulement tu étais froid ou chaud !
Mais parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni chaud
je vais te vomir de ma bouche.
Tu dis : — Je suis riche, j’ai acquis de grands biens, je n’ai besoin de rien.
Et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu.
Je te conseille d'acheter chez moi de l’or éprouvé par le feu pour devenir riche
et que tu t'habilles de vêtements blancs pour te vêtir
et que n'apparaissent pas la honte de ta nudité
et d'un collyre, oins tes yeux pour voir.
Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime
aie donc du zèle et repens-toi !
Voici, je me tiens à la porte et je frappe :
si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte
j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi.
Celui qui vaincra, je lui donnerai de s'asseoir avec moi sur mon trône
comme moi aussi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Après cela je vis et voici, une porte était ouverte dans le ciel
et la première voix que j’entendis, comme celle d’une trompette qui me parlait, disant :
— Monte ici et je te montrerai ce qui doit arriver après cela !
Aussitôt je fus en esprit
et voici, un trône avait été dressé dans le ciel
et sur ce trône un Siégeant ;
Celui qui était assis était semblable à un aspect de pierre de jaspe et de sardoine ;
il y avait un arc-en-ciel autour du trône semblable à une apparition d’émeraude ;
autour du trône étaient vingt-quatre sièges
et sur ces sièges vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs
et sur leurs têtes des couronnes d'or.
Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres
et sept lampes ardentes brûlent devant le trône : ce sont les sept esprits de Dieu.
En face du trône il y a comme une mer de verre semblable à du cristal
et au milieu du trône et autour du trône, quatre animaux remplis d’yeux devant et derrière.
Le premier animal ressemble à un lion
le second à un jeune taureau
le troisième a comme la face d’un homme
et le quatrième ressemble à un aigle qui vole.
Ces quatre animaux ont chacun six ailes
ils sont couverts d’yeux tout à l’entour et au dedans
et ils ne cessent jour et nuit de dire :
— Saint, saint, saint est le Seigneur, le Dieu Tout-Puissant
qui était, qui est et qui vient !
Et quand les animaux rendent gloire, honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône
à celui qui vit aux siècles des siècles
les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône
et adorent celui qui vit aux siècles des siècles
et ils jettent leurs couronnes devant le trône en disant :
— Digne es Tu, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance
car c’est toi qui as créé toutes choses
et c’est à cause de ta volonté qu’elles étaient et qu’elles furent créées !
Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors
et scellé de sept sceaux.
Et je vis un ange puissant qui criait d’une voix forte :
— Qui est digne d’ouvrir le livre et de briser ses sceaux ?
Et personne ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder.
Et moi, je pleurais beaucoup parce que personne ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre, ni même de le voir.
Alors un des vieillards me dit :
— Ne pleure pas :
voici qu'il a vaincu, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David
[pour] ouvrir le livre et ses sept sceaux !
Et je vis et voici qu’au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des vieillards
un Agneau était debout : il semblait avoir été immolé
il avait sept cornes et sept yeux
qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre.
Il vint et reçut de la main droite de celui qui était assis sur le trône
et comme il avait ouvert le livre
les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau
chacun tenant une harpe et des coupes d’or pleines de parfums qui sont les prières des saints.
Et ils chantent un cantique nouveau en disant :
— Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux
car tu as été immolé et tu nous as rachetés pour Dieu par ton sang
de toute tribu, langue, peuple et nation
et tu as fait d'eux, pour notre Dieu, un royaume et des prêtres, et ils régneront sur la terre.
Puis je vis et j’entendis autour du trône, des animaux et des vieillards, la voix d’une multitude d’anges
et leur nombre était des milliers de milliers
disant d’une voix forte :
— L’Agneau qui a été immolé est digne
de recevoir la puissance, la divinité, sagesse, force
honneur, gloire et bénédiction.
Et toute créature qui est dans le ciel, sur la terre, sous la terre
et dans la mer et toutes les choses qui s’y trouvent
je les entendis toutes qui disaient : — À celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau
louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles !
Et les quatre animaux disaient : — Amen !
et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.
Et je vis l’Agneau qui ouvrit le premier des sept sceaux
et j’entendis l’un des quatre animaux qui disait comme d’une voix de tonnerre : — Viens !
Et je vis :
et voici un cheval blanc.
Celui qui le montait avait un arc
on lui donna une couronne
et il partit en vainqueur et pour vaincre.
Et quand il eut ouvert le deuxième sceau
j’entendis le deuxième animal qui disait : — Viens !
Et il sortit un autre cheval qui était roux.
Celui qui le montait reçut le pouvoir d’ôter la paix de la terre
afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres
et on lui donna une grande épée.
Et quand il eut ouvert le troisième sceau
j’entendis le troisième animal qui disait : — Viens et vois !
Et voici un cheval noir.
Et celui qui le montait tenait à la main une balance
et j’entendis au milieu des quatre animaux comme une voix qui disait :
— Une mesure de blé pour un denier !
Trois mesures d’orge pour un denier !
Et : — Ne gâte pas l’huile et le vin !
Et quand il eut ouvert le quatrième sceau
j’entendis la voix du quatrième animal qui disait : — Viens et vois !
Et voici un cheval de couleur pâle.
Et celui qui le montait se nommait « la Mort »
et l’Enfer le suivait.
On leur donna pouvoir sur la quatrième partie de la terre
pour faire tuer par l’épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes féroces de la terre.
Et quand il eut ouvert le cinquième sceau
je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés
pour le verbe de Dieu et pour le témoignage qu’ils avaient eu à rendre.
Et ils crièrent d’une voix forte en disant :
— Jusqu'à quand, maître saint et véritable, ne feras-tu pas justice et ne réclameras-tu pas notre sang à ceux qui habitent sur la terre ?
Alors on leur donna à chacun des robes blanches
et on leur dit de se tenir en repos encore un peu de temps
jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.
Et je vis quand il eut ouvert le sixième sceau
qu’il se fit un grand tremblement de terre
et le soleil devint noir comme un sac de crin
la lune entière parut comme du sang
et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre
comme le figuier projette ses figues encore pas mûres lorsqu'il est secoué par un grand vent.
Et le ciel se retira comme un livre qu’on roule
et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leur place.
Et les rois de la terre et les grands et les généraux
et les riches et les puissants et tout esclave et homme libre
se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes
et ils disaient aux montagnes et aux rochers : — Tombez sur nous
et dérobez-nous à la face de celui qui est assis sur le trône et à la colère de l’Agneau
car il est venu le grand jour de leur colère
et qui peut tenir ?
Après cela, je vis quatre anges qui étaient debout aux quatre coins de la terre
ils retenaient les quatre vents de la terre
afin qu’aucun vent ne soufflât, ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre.
Et je vis un autre ange qui montait du côté où le soleil se lève
tenant le sceau du Dieu vivant
et il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de nuire à la terre et à la mer
disant :
— Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres
jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau les esclaves de notre Dieu, sur le front.
Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau :
cent quarante quatre mille
de toutes les tribus des fils d’Israël
de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau
de la tribu de Ruben, douze mille
de la tribu de Gad, douze mille
de la tribu d’Aser, douze mille
de la tribu de Nephtali, douze mille
de la tribu de Manassé, douze mille
de la tribu de Simon, douze mille
de la tribu de Lévi, douze mille
de la tribu d’Issachar, douze mille
de la tribu de Zabulon, douze mille
de la tribu de Joseph, douze mille
de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau.
Après cela, je vis une foule immense que personne ne pouvait compter
de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue.
Ils étaient debout devant le trône et devant l’Agneau
vêtus de robes blanches
et des palmes à la main.
Et ils criaient d’une voix forte disant :
— Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l’Agneau !
Et tous les anges se tenaient autour du trône, des vieillards et des quatre animaux
et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône
disant : — Amen !
La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces
l’honneur, la puissance et la force soient à notre Dieu pour les siècles des siècles, amen !
Alors un des vieillards prenant la parole me dit :
— Ceux que tu vois revêtus de ces robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ?
Je lui dis : — Mon Seigneur, tu le sais.
Et il me dit :
— Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ;
ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau.
C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu
et le servent jour et nuit dans son sanctuaire.
Et celui qui est assis sur le trône les abritera sous sa tente.
Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif
l’ardeur du soleil ne les accablera plus, ni aucune chaleur brûlante
car l’Agneau qui est au milieu du trône sera le pasteur
et les conduira aux sources des eaux de la vie
et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.
Et comme il avait ouvert le septième sceau
se fit un silence dans le ciel, d’environ une demi-heure...
Alors je vis les sept anges qui se tiennent sous le regard de Dieu :
leur furent données sept trompettes
puis un autre ange arriva et il se tint devant l’autel
tenant un encensoir d’or :
lui furent donnés de nombreux encens
pour qu’il les ajoutât aux prières de tous les saints sur l’autel d’or qui est devant le trône.
Aussitôt s'éleva la fumée des encens, depuis les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu ...
Puis l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel et le jeta sur la terre
et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et la terre trembla.
Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.
Et le premier sonna de la trompette :
et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang
qui tombèrent sur la terre
et le tiers de la terre fut brûlé
et le tiers des arbres fut brûlé
et toute l’herbe verte fut brûlée.
Et le deuxième ange sonna de la trompette :
et une sorte de grande montagne toute en feu fut jetée dans la mer
et le tiers de la mer devint du sang
et le tiers des créatures marines qui ont vie périt
et le tiers des navires fut détruit.
Et le troisième ange sonna de la trompette :
et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme une torche
et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.
Le nom de cette étoile est « Absinthe »
et le tiers des eaux fut changé en absinthe
et beaucoup d’hommes moururent de ces eaux parce qu’elles étaient devenues amères.
Et le quatrième ange sonna de la trompette :
et le tiers du soleil fut frappé ainsi que le tiers de la lune et le tiers des étoiles
pour que fût obscurci le tiers de ces [luminaires] et que le jour perdît un tiers de sa clarté et la nuit de même.
Puis je vis, et j’entendis un aigle qui volait au beau milieu du ciel
disant d’une voix forte :
— « Malheur ! » « Malheur ! » « Malheur ! » aux habitants de la terre
à cause des autres sonneries de trompette, celles des trois anges qui allaient en sonner.
Et le cinquième ange sonna de la trompette
et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre
et on lui donna la clef du puits de l’abysse.
Et il ouvrit le puits de l’abysse
et il s’éleva du puits une fumée comme celle d’une grande fournaise
et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.
De cette fumée s’échappèrent sur la terre des sauterelles
et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui que possèdent les scorpions de la terre
et on leur ordonna de ne pas nuire à l’herbe de la terre
ni à aucune verdure
ni à aucun arbre
mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front ;
il leur fut donné non de les tuer mais de les mettre à la torture pendant cinq mois
et la torture qu’elles causent est semblable à la torture causée par le scorpion quand il pique un homme :
et en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront pas
ils souhaiteront la mort et la mort fuira loin d’eux.
Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat
elles avaient sur la tête comme des couronnes d’or
et leurs visages étaient comme des visages d’hommes
leurs cheveux comme des cheveux de femmes
et leurs dents comme des dents de lions ;
elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer
et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat ;
elles ont des queues semblables à celles des scorpions
et des aiguillons dans leurs queues
le pouvoir de celles-ci : nuire aux hommes durant cinq mois.
Elles ont à leur tête, comme roi, l’ange de l’abysse
qui se nomme en hébreu « Abaddon »
en grec « Apollyon »
et en latin a le nom de « Exterminateur ».
Le premier « malheur ! » est passé
voici qu’il en vient encore deux autres dans la suite.
Et le sixième ange sonna de la trompette
et j’entendis une voix sortir des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu
— Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve de l’Euphrate.
Alors furent déliés les quatre anges qui se tenaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année
afin de tuer la troisième partie des hommes.
Et le nombre des troupes de cavalerie avait vingt milliers fois dix milliers :
j’en entendis le nombre.
Et voici comment les chevaux me parurent dans la vision
ainsi que ceux qui les montaient : ils avaient des cuirasses couleur de feu, d’hyacinthe et de soufre
les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions
et leur bouche jetait du feu, de la fumée et du soufre.
La troisième partie des hommes fut tuée par ces trois fléaux
par le feu, par la fumée et par le soufre qui sortaient de leur bouche.
Car le pouvoir de ces chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues
car leurs queues, semblables à des serpents, ont des têtes et c’est avec elles qu’ils blessent.
Les autres hommes, qui ne furent pas tués par ces fléaux
ne se repentirent pas non plus des œuvres de leurs mains
pour ne plus adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois
qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher
et ils ne se repentirent ni de leurs meurtres
ni de leurs enchantements
ni de leur impudicité
ni de leurs vols.
Puis je vis un autre ange puissant qui descendait du ciel, enveloppé d’un nuage
et l’arc-en-ciel au-dessus de la tête :
son visage était comme le soleil
et ses pieds comme des colonnes de feu ;
il tenait à la main un petit livre ouvert ;
il posa le pied droit sur la mer
et le pied gauche sur la terre
il cria d’une voix forte, comme rugit un lion
et quand il eut poussé ce cri, les sept tonnerres firent entendre leurs voix.
Après que les sept tonnerres eurent parlé
je me disposais à écrire
mais j’entendis du ciel une voix qui disait :
— Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, ne l’écris pas.
Alors l’ange que j’avais vu debout sur la mer et sur la terre
leva la main droite vers le ciel
et jura par celui qui vit dans les siècles des siècles
qui a créé le ciel et les choses qui y sont
la terre et les choses qui y sont
la mer et les choses qui y sont
qu’il n’y aurait plus de temps
mais qu’aux jours où le septième ange ferait entendre sa voix en sonnant de la trompette
le mystère de Dieu serait consommé
comme il a évangélisé par ses esclaves les prophètes.
Et la voix que j’avais entendue du ciel, me parla de nouveau et dit :
— Va, prends le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre !
Et j’allai vers l’ange, et je lui dis de me donner le petit livre.
Il me dit : — Prends, et dévore-le !
Il sera amer à tes entrailles
mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.
Je pris alors le petit livre de la main de l’ange et je le dévorai
et il était dans ma bouche doux comme du miel
mais quand je l’eus dévoré, il me causa de l’amertume dans les entrailles.
Puis on me dit : — Il faut encore que tu prophétises sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois.
Puis on me donna un roseau semblable à un bâton, en disant :
— Lève-toi et mesure le temple de Dieu, l’autel et ceux qui y adorent.
Quant au parvis extérieur du temple, laisse-le en dehors et ne le mesure pas
car il a été abandonné aux nations
et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois.
Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sacs.
Ceux-ci sont les deux oliviers et les deux candélabres qui sont dressés en présence du Seigneur de la terre ;
si quelqu’un veut leur nuire
un feu sort de leur bouche qui dévore leurs ennemis :
c’est ainsi que doit périr quiconque voudra leur nuire.
Ils ont la puissance de fermer le ciel pour empêcher la pluie de tomber durant les jours de leur prédication
et ils ont pouvoir sur les eaux pour les changer en sang
et pour frapper la terre de toutes sortes de plaies, autant de fois qu’ils le voudront...
Et quand ils auront achevé leur témoignage
la bête qui monte de l’abysse leur fera la guerre, les vaincra et les tuera
et leurs cadavres [resteront] dans les rues de la grande ville qui est appelée spirituellement « Sodome » et » Égypte »
là même où leur Seigneur a été crucifié ;
et de tous peuples, tribus, langues et nations, on verra leurs corps trois jours et demi
car on ne permettra de donner sépulture à leurs corps :
alors les habitants de la terre se réjouiront à leur sujet, ils se livreront à l’allégresse
et s’enverront des présents les uns aux autres
parce que ces deux prophètes ont été une torture pour les habitants de la terre !
Cependant, après trois jours et demi
un esprit de vie venant de Dieu pénétra dans ces cadavres : ils se dressèrent sur leurs pieds
et une grande crainte s’empara de ceux qui les regardaient.
Et l’on entendit une grande voix venant du ciel, qui leur disait : — Montez ici !
Et ils montèrent au ciel dans une nuée
à la vue de leurs ennemis.
À cette même heure, il se fit un grand tremblement de terre
la dixième partie de la ville s’écroula
et sept mille hommes périrent dans ce tremblement de terre
les autres, saisis d’effroi,
rendirent gloire au Dieu du ciel.
Le second « malheur ! » est passé
voici que le troisième « malheur ! » vient bientôt.
Et le septième ange sonna de la trompette
et l’on entendit dans le ciel des voix fortes qui disaient :
— L’empire du monde a passé à notre Seigneur et à son Christ
et il régnera aux siècles des siècles.
Alors les vingt-quatre vieillards qui sont assis devant Dieu sur leurs trônes
se prosternèrent sur leurs faces et adorèrent Dieu
disant :
— Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant qui es et qui étais
de ce que tu t'es revêtu de ta grande puissance et que tu règnes !
Les nations se sont irritées
et ta colère est venue ainsi que le moment de juger les morts
de donner la récompense à tes esclaves : les prophètes et les saints et à ceux qui craignent ton nom
petits et grands
et d'exterminer ceux qui détruisent la terre.
Et le sanctuaire de Dieu dans le ciel fut ouvert
et l’arche de son alliance apparut dans son sanctuaire.
Et il y eut des éclairs, des bruits, des tonnerres, un tremblement de terre et une grosse grêle.
Et voici qu’un grand miracle apparut dans le ciel :
une femme revêtue du soleil, et la lune sous ses pieds
et sur sa tête une couronne de douze étoiles.
Et elle est enceinte, elle crie, en travail, et elle est crucifiée pour [pouvoir] accoucher !
Se fit voir aussi un autre signe dans le ciel
et voici, un grand dragon roux ayant sept têtes et dix cornes
et sur ses têtes sept diadèmes
et sa queue traînait le tiers des étoiles du ciel
et les jeta sur la terre.
Le dragon se tint devant la femme qui allait être disponible
pour, quand elle aurait mis son fils au monde, le dévorer.
Et elle enfanta un fils, un mâle, qui doit diriger toutes les nations avec une verge de fer
et son fils fut arraché vers Dieu et vers son trône.
Et la femme s’enfuit au désert, où elle a un lieu préparé par Dieu
afin qu'on l'y nourrît mille deux cent soixante jours.
Et il y eut un combat dans le ciel :
Michel et ses anges combattaient avec le dragon
et le dragon combattait et ses anges
mais ils ne prévalurent pas et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.
Il fut abattu, le grand dragon, le serpent ancien qui est appelé « Diable » et « Satan »
qui séduit le monde entier :
il fut projeté sur la terre et ses anges furent expédiés avec lui.
Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait :
— Maintenant sont arrivés le salut, la puissance et le règne de notre Dieu et le pouvoir de son Christ
car il a été abattu, l’accusateur de nos frères
lui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit !
Et eux l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause du verbe de leur témoignage
et ils n'ont pas chéri leur âme, [acceptant d'aller] jusqu’à la mort !
C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui y demeurez !
Malheur à la terre et à la mer car le diable est descendu vers vous avec une grande fureur
sachant qu’il a peu de temps !
Et après que le dragon se vit projeté sur la terre
il poursuivit la femme qui avait enfanté le mâle.
Alors furent données à la femme les deux ailes du grand aigle
pour qu'elle s’envolât au désert en son lieu
où elle est nourrie un temps, des temps et la moitié d’un temps loin de la face du serpent.
Alors le serpent émit de sa gueule derrière la femme de l’eau comme un fleuve afin de la faire entraîner par le fleuve ;
mais la terre vint en aide à la femme :
la terre ouvrit aussi la bouche et absorba le fleuve qu'avait émis de sa bouche le dragon...
Alors le dragon fut mis en furie contre la femme
et il alla faire la guerre contre ceux qui restent de sa semence
qui gardent les commandements de Dieu et tiennent le témoignage de Jésus.
Et il se tint sur le sable de la mer.
Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes
et sur ses cornes dix diadèmes
et sur ses têtes des noms de blasphème.
La bête que je vis ressemblait à un léopard
ses pieds étaient comme ceux d’un ours
et sa gueule comme une gueule de lion.
Le dragon lui donna sa puissance et une grande autorité.
Une de ses têtes paraissait blessée à mort
mais sa plaie mortelle fût guérie
et toute la terre saisie d’admiration suivit la bête
et l’on adora le dragon parce qu’il avait donné l’autorité à la bête
et l’on adora la bête, en disant :
— Qui est semblable à la bête
et qui peut combattre contre elle ?
Et il lui fut donné une bouche proférant des paroles arrogantes et blasphématoires
et il lui fut donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois.
Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom
son tabernacle et ceux qui habitent dans le ciel.
Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre
et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation.
Et tous les habitants de la terre l’adoreront
ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau immolé dès la fondation du monde.
Que celui qui a des oreilles entende !
Si quelqu’un mène en captivité, il sera mené en captivité
si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée.
C’est ici la patience et la foi des saints.
Puis je vis monter de la terre une autre bête
qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau
et qui parlait comme un dragon.
Elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence
et elle amenait la terre et ses habitants à adorer la première bête
dont la plaie mortelle avait été guérie.
Elle opérait aussi de grands prodiges jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre à la vue des hommes
et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête
persuadant les habitants de la terre de dresser une image à la bête qui porte la blessure de l’épée et qui a repris vie.
Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête
de façon à la faire parler
et à faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête.
Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves,
on mit une marque sur la main droite ou sur le front
et que nul ne pût acheter ou vendre
s'il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom.
C’est ici la sagesse !
Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête
car c’est un nombre d’homme
et ce nombre est six cent soixante-six.
Je regardai encore et voici que l’Agneau se tenait sur le mont Sion
et avec lui cent quarante-quatre mille personnes
qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur le front.
Et j’entendis une voix qui venait du ciel, pareil à la voix de grandes eaux et à la voix d’un puissant tonnerre
et la voix que j’entendis ressemblait à un concert de harpistes jouant sur leurs harpes.
Et ils chantaient comme un cantique nouveau devant le trône et devant les quatre animaux et les vieillards
et personne ne pouvait apprendre ce cantique sinon ces cent quarante-quatre mille-là, qui ont été rachetés à la terre :
eux sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes
(ils sont vierges, en effet)
eux sont ceux qui suivent l’Agneau partout où il va,
eux ont été rachetés d’entre les hommes, prémices pour Dieu et pour l’Agneau
et dans leur bouche ne s'est pas trouvé de mensonge,
ils sont sans tache !
Alors, je vis un autre ange volant au milieu du ciel
ayant un évangile éternel
pour évangéliser ceux qui siègent sur la terre
et sur toute nation et tribu et langue et peuple
disant d’une voix forte :
— Craignez Dieu et rendez-lui honneur
car elle est venue, l’heure de son jugement
et adorez Celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources des eaux !
Et un deuxième ange suivit, disant :
— Elle est tombée, elle est tombée, Babylone cette grande
qui, du vin de la fureur de sa fornication, a abreuvé toutes les nations !
Et un autre ange, un troisième, les suivit, disant d’une voix forte :
— Quiconque aura adoré la bête et son image
et aura reçu la marque sur le front ou la main
lui aussi boira le vin pur de la colère de Dieu qui a été préparé dans le calice de sa colère
et il sera torturé à feu et à soufre sous le regard des saints anges
et devant la vision de l’Agneau !
Et la fumée de leurs tourments monte pour les siècles des siècles :
et ils n'ont de repos ni le jour ni la nuit ceux qui adorèrent la bête et son image
et si quelqu'un a reçu la marque de son nom ...
Là est la constance des saints, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus.
Et j’entendis une voix du ciel, disant :
— Écris : Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur
dès à présent ; désormais, dit l’Esprit,
qu’ils se reposent de leurs labeurs
car leurs œuvres les suivent !
Puis je regardai et voici que parut une nuée blanche
et sur la nuée quelqu’un était assis qui ressemblait à un fils d’homme
ayant sur sa tête une couronne d’or
et dans sa main une faucille tranchante.
Et un autre ange sortit du sanctuaire criant d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée :
— Lance ta faucille et moissonne
car le moment de moissonner est venu
parce que la moisson de la terre est mûre.
Alors Celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre et la terre fut moissonnée.
Un autre ange sortit du sanctuaire qui est dans le ciel
portant lui aussi une faucille tranchante.
Et un autre ange, celui qui a pouvoir sur le feu, sortit de l’autel
et s’adressa d’une voix forte à celui qui avait la faucille tranchante, disant :
— Lance ta faucille tranchante et coupe les grappes de la vigne de la terre
car les raisins en sont mûrs.
Et l’ange jeta sa faucille sur la terre et vendangea la vigne de la terre
et il en jeta les grappes dans la grande cuve de la colère de Dieu.
La cuve fut foulée hors de la ville
et il en sortit du sang jusqu’à la hauteur du mors des chevaux
sur un espace de mille six cents stades.
Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et étonnant :
sept anges qui tenaient en main sept plaies, les dernières,
car c’est par elles que doit se consommer la colère de Dieu.
Et je vis comme une mer de verre mêlée de feu
et les vainqueurs de la bête, de son image et du nombre de son nom
étaient debout au bord de cette mer
tenant les harpes sacrées.
Ils chantaient le cantique de Moïse, l'esclave de Dieu
et le cantique de l’Agneau disant :
— Grandes et admirables sont tes œuvres Seigneur, Dieu tout-puissant !
Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des siècles !
Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint.
Et toutes les nations viendront se prosterner devant toi
parce que tes jugements ont éclaté.
Après cela, je vis s’ouvrant dans le ciel le sanctuaire du tabernacle du témoignage.
Et les sept anges qui ont en main les sept plaies sortirent du sanctuaire
ils étaient vêtus de pierre précieuse pure et éclatante
et portaient des ceintures d’or autour de la poitrine.
Alors l’un des quatre animaux
donna aux sept anges sept coupes d’or pleines de la colère de Dieu qui vit aux siècles des siècles.
Et le sanctuaire fut rempli de fumée par la gloire de Dieu et par sa puissance
et personne ne pouvait entrer dans le sanctuaire jusqu’à ce que fussent consommées les sept plaies des sept anges.
Alors, j’entendis du sanctuaire une voix forte disant aux sept anges :
— Allez et répandez les sept coupes de la fureur de Dieu sur la terre.
Alors, le premier partit et répandit sa coupe sur la terre
et il y eut un ulcère malin et mauvais sur les hommes qui avaient la marque de la bête
et qui adoraient son image.
Et le deuxième répandit sa coupe sur la mer
et il y eut du sang comme d’un mort
et toute âme vivante mourut dans la mer.
Et le troisième répandit sa coupe sur les fleuves et sur les sources des eaux
et il y eut du sang.
Et j’entendis l’ange des eaux dire :
— Tu es juste, Celui qui est et qui était, le Saint parce que tu les as jugés
parce qu’ils ont répandu le sang de saints et de prophètes
et tu leur as donné du sang à boire, ils en sont dignes.
Et j’entendis l’autel dire :
— Oui, Seigneur Dieu, le tout puissant, véritables et justes sont tes jugements
Et le quatrième répandit sa coupe sur le soleil
et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu.
Alors, les hommes furent brûlés d’une grande brûlure
et ils blasphémèrent le nom de Dieu, celui qui a pouvoir sur ces plaies
et ils ne firent pas pénitence pour lui rendre gloire.
Et le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête
et son royaume devint ténébreux
et ils se mordirent la langue de douleur
et ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs douleurs et de leurs blessures
et ils ne firent pas pénitence de leurs œuvres.
Et le sixième répandit sa coupe sur ce grand fleuve, l’Euphrate
et il assécha son eau
afin que fût préparé le chemin des rois (venus) du Levant.
Et je vis de la bouche du dragon et de la bouche de la bête et de la bouche du faux prophète
trois esprits impurs comme des grenouilles
car ce sont des esprits de démons faisant des signes
et ils s’en vont vers les rois de toute la terre
pour les rassembler en vue du combat au grand jour de Dieu tout puissant.
Voici, je viens comme un voleur :
heureux celui qui veille et garde ses vêtements
pour ne pas aller nu et ne pas laisser voir sa honte !
Et ils les rassemblèrent au lieu appelé en hébreu « Armagedon ».
Puis le septième répandit sa coupe dans l’air
et il sortit du sanctuaire une grande voix du trône qui disait : — C’en est fait !
Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres
et un grand tremblement tel que jamais depuis que l’homme est sur la terre
il n’y eut tremblement de terre aussi grand.
La grande cité fut divisée en trois parties
et les villes des nations s’écroulèrent
et Dieu se souvint de Babylone la grande
pour lui faire boire la coupe du vin de son ardente colère.
Toutes les îles s’enfuirent
et l’on ne retrouva plus de montagnes.
Et des grêlons énormes de près d'un talent tombèrent du ciel sur les hommes
et les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle
parce que ce fléau était très grand.
Puis l’un des sept anges qui portaient les sept coupes vint
et me parla en ces termes :
— Viens, je te montrerai la damnation de la grande prostituée qui siège sur les grandes eaux
avec qui les rois de la terre se sont souillés
et qui a enivré les habitants de la terre du vin de son impudicité.
Et il me transporta dans un désert en esprit
et je vis une femme siégeant sur une bête écarlate pleine de noms de blasphème
ayant sept têtes et dix cornes.
Et la femme était encerclée de pourpre et d’écarlate
dorée à l'or, [chargée] de pierres précieuses et de perles
tenant en main une coupe d’or remplie d’abominations et de l'impureté de sa prostitution
un nom mystérieux écrit au front :
« Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. »
Je vis la femme ivre du sang des saints et du sang de martyrs de Jésus,
saisi, comme je l'avais observée, d'un grand saisissement.
Et l’ange me dit :
— Pourquoi t’étonner ?
Moi je vais te dire le mystère de la femme et de la bête qui la porte
et qui a les sept têtes et les dix cornes.
La bête que tu as vue était et n’est plus
elle doit remonter de l’abysse puis s’en aller à la perdition.
Et les habitants de la terre seront étonnés
eux dont le nom n’est pas écrit dès la fondation du monde dans le livre de la vie
en voyant la bête parce qu’elle était et qu’elle n’est plus.
C’est ici qu’il faut un esprit doué de sagesse :
les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la femme est assise ;
ce sont aussi sept rois
les cinq premiers sont tombés
l’un subsiste
l’autre n’est pas encore venu
et quand il sera venu, il doit demeurer peu de temps.
Et la bête qui était et qui n’est plus
en est elle même un huitième et elle est des sept et elle s’en va à la perdition.
Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois
qui n’ont pas encore reçu la royauté
mais qui recevront un pouvoir de roi pour une heure avec la bête :
ceux-ci ont un seul et même dessein
et ils mettent au service de la bête leur puissance et leur autorité ;
ils feront la guerre à l’Agneau mais l’Agneau les vaincra
parce qu’il est Seigneur des seigneurs et roi des rois
et ceux qui sont avec lui sont les appelés, les élus et les fidèles.
Et il me dit :
— Les eaux que tu as vues au lieu où la prostituée est assise
ce sont des peuples, des nations et des langues ;
et les dix cornes que tu as vues sur la bête
celles-ci haïront la forniqueuse, elles la rendront déserte et nue
en mangeront les chairs
et elle-même, la consumeront par le feu.
En effet, Dieu leur a mis au cœur d’exécuter son dessein
et de donner leur royauté à la bête
jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.
Quant à la femme que tu as vue, c’est la grande cité qui a la royauté sur les rois de la terre.
Après cela je vis descendre du ciel un autre ange
qui avait une grande puissance
et la terre fut illuminée de sa gloire.
Il cria d’une voix forte, disant :
— Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande !
Elle est devenue une habitation de démons
un séjour de tout esprit impur
un repaire de tout oiseau immonde et odieux
parce que toutes les nations ont bu de la fureur de son impudicité
que les rois de la terre se sont souillés avec elle
et que les marchands de la terre se sont enrichis par l’excès de son luxe.
Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait :
— Sortez du milieu d’elle ô mon peuple
afin de ne point participer à ses péchés
et de n’avoir point part à ses calamités
car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel
et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.
Payez-la comme elle-même a payé
et rendez-lui au double selon ses œuvres
dans la coupe où elle a versé à boire, versez-lui le double
autant qu'elle s’est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil.
Parce qu’elle dit en son cœur :
— Je trône en reine, je ne suis point veuve et ne connaîtrai point le deuil.
À cause de cela, en un même jour, les calamités fondront sur elle, la mort, le deuil et la famine
et elle sera consumée par le feu
car il est puissant le Seigneur Dieu qui l’a jugée.
Les rois de la terre qui se sont livrés avec elle à l’impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront sur son sort
quand ils verront la fumée de son embrasement.
Se tenant à distance par crainte de ses tourments
ils diront : — Malheur ! Malheur ! Ô grande ville Babylone
ô puissante cité
en une heure est venu ton jugement !
Et les marchands de la terre pleureront et seront dans le deuil à son sujet
parce que personne n’achètera plus leur cargaison
cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses
de perles, de lin fin, de pourpre, de soie et d’écarlate
et tout le bois de thuya
et toute sorte d’objets d’ivoire
et toute sorte d’objets de pierre très précieux, d’airain, de fer et de marbre
et la cannelle, l'amome
les parfums, la myrrhe, l’encens, le vin, l’huile, la fleur de farine, le blé
les bestiaux, les brebis, et des chevaux et des chars
et des corps et des âmes d’hommes.
Les fruits dont tu faisais tes délices s’en sont allés loin de toi
toutes les choses délicates et magnifiques sont perdues pour toi
et tu ne les retrouveras plus.
Les marchands de ces produits, qui se sont enrichis avec elle, se tiendront à distance
par crainte de ses tourments
ils pleureront et se désoleront
disant :
— Malheur ! Malheur ! Ô grande ville
qui était vêtue de fin lin, de pourpre et d’écarlate
et qui était richement parée d’or, de pierres précieuses et de perles
en une heure ont été dévastées tant de richesses !
Et tout pilote et quiconque fait du cabotage, les matelots
et tous ceux qui travaillent la mer se tenaient à distance
et ils s’écriaient
en voyant la fumée de son embrasement disant :
— Que pouvait-on comparer à cette grande ville ?
Et ils jetaient de la poussière sur leur tête
et ils criaient en pleurant et en se désolant :
— Malheur ! Malheur ! La grande ville
dont l’opulence a enrichi tous ceux qui avaient des vaisseaux sur la mer
en une heure elle a été réduite en désert !
Réjouis-toi sur elle, ô ciel, et vous aussi les saints, les apôtres et tes prophètes
car en la jugeant Dieu vous a fait justice.
Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule et la lança dans la mer en disant :
— Ainsi sera soudain précipitée Babylone la grande ville et on ne la retrouvera plus.
En toi on n’entendra plus les sons des joueurs de harpe, des musiciens, des joueurs de flûte et de trompette
en toi on ne trouvera plus d’artisan d’aucun métier
et le bruit de la meule ne s’y fera plus entendre
on n’y verra plus briller la lumière de la lampe
on n’y entendra plus la voix de l’époux et de l’épouse
parce que tes marchands étaient les grands de la terre
parce que toutes les nations ont été égarées par tes enchantements.
Et c’est dans cette ville qu’on a trouvé le sang des prophètes et des saints
et de tous ceux qui ont été égorgés sur ta terre.
Après cela, j’entendis comme la grande voix d'une foule nombreuse dans le ciel, disant : — Alléluia !
Le salut et la gloire et la puissance à notre Dieu
car véritables et justes sont ses jugements
parce qu'il a jugé la grande prostituée, celle qui corrompait la terre par sa prostitution
et il a réclamé à ses mains le sang de ses esclaves.
Puis ils dirent à nouveau : — Alléluia !
Et sa fumée monte pour les siècles des siècles.
Et les vingt-quatre vieillards et les quatre animaux se prosternèrent
et adorèrent Dieu assis sur le trône en disant :
— Amen ! Alléluia !
Et une voix sortit du trône, disant :
— Louez notre Dieu, tous ses esclaves
et vous qui le craignez, les petits et les grands !
Alors j’entendis comme la voix d’une grande foule
comme la voix de grandes eaux
et comme la voix de grands tonnerres, disant : — Alléluia !
car il est devenu roi le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant !
Réjouissons-nous, exultons et rendons-lui la gloire
car elle sont venues les noces de l’Agneau
et son épouse s’est apprêtée
et il lui a été donné de se revêtir de lin fin, resplendissant et pur.
Car le fin lin, ce sont les justes actions des saints.
Alors, il me dit : — Écris :
Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau !
Et il me dit : — Ce sont les paroles véritables de Dieu.
Je tombai alors à ses pieds pour l'adorer
et il me dit : — Non, garde-toi !
Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus.
Adore Dieu !
Car le témoignage de Jésus c’est l’esprit de prophétie.
Puis je vis le ciel ouvert
et il parut un cheval blanc
celui qui le montait s’appelle « Fidèle et Véritable »
il juge et combat avec justice.
Ses yeux étaient comme une flamme ardente
il avait sur la tête plusieurs diadèmes
et portait un nom écrit que nul ne connaît que lui-même
il était revêtu d’un vêtement teint de sang
son nom est « le Verbe de Dieu ».
Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs
vêtues de fin lin, blanc et pur
de sa bouche sortait un glaive affilé à deux tranchants pour en frapper les nations
c’est lui qui les gouvernera avec un sceptre de fer
et c’est lui qui foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant
sur son vêtement et sur sa cuisse il portait écrit ce nom :
« Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».
Et je vis un ange debout dans le soleil
et il cria d’une voix forte à tous les oiseaux qui volaient par le milieu du ciel :
— Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu
pour manger la chair des rois, la chair des chefs militaires
la chair des soldats vaillants
la chair des chevaux et de ceux qui les montent
la chair de tous les hommes libres et esclaves, petits et grands.
Et je vis la bête et les rois de la terre avec leurs armées rassemblés pour faire la guerre
à celui qui était monté sur le cheval et à son armée.
Et la bête fut prise et avec elle le faux-prophète qui, par les prodiges faits devant elle
avait séduit ceux qui avaient la marque de la bête
et ceux qui adoraient son image.
Tous les deux furent jetés vivants dans l’étang de feu où brûle le soufre
le reste fut tué par le glaive qui sortait de la bouche de celui qui était monté sur le cheval
et tous les oiseaux se rassasièrent de leurs chairs.
Et je vis descendre du ciel un ange ayant la clef de l'abysse
et une grande chaîne dans la main :
il saisit le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan
il l’enchaîna pour mille ans
et il le jeta dans l’abysse
qu’il verrouilla et scella sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations
jusqu’à ce que fussent accomplis les mille ans
(et après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps).
Et je vis des trônes et ils s’assirent sur eux
et le jugement leur fut donné ;
et les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause du verbe de Dieu
et qui n'ont pas adoré la bête ni son image ;
ni reçu sa marque sur le front ni sur les mains :
ils prirent vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans.
Tous les autres morts ne prirent pas vie jusqu’à ce que fussent accomplis les mille ans.
C’est la première résurrection :
heureux et saint celui qui a part à la première résurrection !
En eux, la seconde mort n’a pas de pouvoir
mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
Et quand les mille ans seront accomplis
Satan sera relâché de sa prison
puis il sortira séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog
et les rassembler en vue de la guerre,
elles dont le nombre est comme le sable de la mer...
Et elles montèrent sur l'étendue de la terre
et encerclèrent le camp des saints et la ville bien-aimée.
Puis un feu [envoyé] par Dieu descendit du ciel et les dévora ;
le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre
où sont aussi la bête
et le pseudo-prophète
et ils seront à la torture jour et nuit pour les siècles des siècles.
Puis je vis un grand trône éclatant de lumière
et quelqu'un assis dessus :
à son regard s’enfuit la terre et le ciel
et de place, ils n'en trouvèrent plus !
Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône :
des livres furent ouverts
et un autre livre fut ouvert qui est le livre de la vie
et les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans ces livres
selon leurs propres œuvres ;
la mer céda les morts qu'elle contenait
et la mort et l’enfer cédèrent les morts qui étaient en elles
et on passa le jugement sur chacun d'entre eux selon ses propres œuvres...
Puis la mort et l’enfer furent jetés dans l’étang de feu :
c’est la seconde mort, l’étang de feu !
Quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de la vie
fut jeté dans l’étang de feu.
Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle
(en effet, le premier ciel et la première terre ont disparu
et la mer n'est plus)
et la cité sainte, Jérusalem nouvelle, je [la] vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu
vêtue comme une fiancée parée pour son époux.
Et j’entendis une voix forte venue du trône disant :
— Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, il habitera avec eux :
eux seront son peuple
et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux
et il n'y aura plus mort, ni deuil, ni cri, ni douleur : il n'y [en] aura plus
car les choses d'avant ont disparu.
Alors celui qui était assis sur le trône dit :
— Voici, je fais neuves toutes choses !
Et il dit : — Écris, car ces paroles sont parfaitement sûres et véritables !
Puis il me dit : — C’est fait :
moi, je suis l’α et l'ω, le commencement et la fin
moi, à l'assoiffé je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement !
Puis il me dit : — C’est fait :
moi, je suis l’A et l'ω, le commencement et la fin
moi, à l'assoiffé je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement !
Qui aura vaincu possédera ces choses
et je serai pour lui Dieu et il sera pour moi un fils ;
quant aux lâches, aux incrédules, aux abominables, aux meurtriers, aux impudiques, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs
la part de ceux-là est dans l’étang ardent de feu et de soufre :
c’est la seconde mort !
Alors vint l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept dernières plaies
et il parla avec moi disant :
— Viens, je te montrerai la fiancée, l’épouse de l’agneau.
Alors il me transporta en esprit sur une montagne grande et haute
et il me montra la cité sainte Jérusalem
en train de descendre du ciel d’auprès de Dieu
apportant la gloire de Dieu
et son éclat est semblable à une pierre précieuse, comme une pierre de jaspe transparente à l'instar du cristal.
Elle avait aussi une muraille grande et haute
avec douze portes
et dans ces portes douze anges
et des noms inscrits, qui sont les noms des douze tribus des fils d’Israël :
à l’orient trois portes
au nord trois portes
au midi trois portes
à l’occident trois portes ;
et la muraille de la ville ayant douze fondations :
en elles aussi douze noms, [ceux] des douze apôtres de l’agneau.
Et celui qui parlait avec moi avait une mesure, un roseau d'or
pour mesurer la ville, ses portes et sa muraille :
la cité est disposée en carré
et sa longueur est égale à sa largeur ;
il mesura la cité de son roseau : douze mille stades ;
sa longueur, sa largeur et sa hauteur sont égales.
Il en mesura aussi la muraille : cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme
qui est [mesure] d’ange.
La maçonnerie de sa muraille est en pierre de jaspe
mais la cité elle-même en or pur semblable à un cristal pur.
Les fondations de la muraille de la cité sont ornées de toutes sortes de pierres précieuses
la première fondation de jaspe
la deuxième de saphir
la troisième de calcédoine
la quatrième d’émeraude
la cinquième de sardonyx
la sixième de sardoine
la septième de chrysolithe
la huitième de béryl
la neuvième de topaze
la dixième de chrysoprase
la onzième d'hyacinthe
la douzième d'améthyste.
Les douze portes sont douze perles réparties :
chacune des portes était faite d’une de ces perles
et la rue de la cité est d’un or pur comme du verre translucide.
De temple, je n'en vis pas en elle
le Seigneur, en effet, Dieu tout-puissant est son temple ainsi que l’agneau.
La ville n’a besoin ni de soleil ni de lune qui l’éclairent
car la gloire de Dieu l’a illuminée
et sa lampe, c'est l’agneau !
Les nations marcheront à sa lumière
et les rois de la terre y apporteront leur gloire et [lui rendront] honneur ;
ses portes ne seront pas fermées chaque jour
(de nuit, en effet, il n’y aura pas !)
et l'on apportera jusqu'à elle la gloire et l'honneur des nations !
Cependant, rien de souillé n’y entrera, ni personne qui commet abomination et tromperie
mais ceux-là seulement qui sont inscrits dans le livre de vie de l’agneau.
Alors il me montra le fleuve de l'eau de la vie brillant comme du cristal
sortant du trône de Dieu et de l’Agneau
au milieu de sa place
et, de part et d’autre du fleuve, l'arbre de vie
portant douze fois des fruits
rendant son fruit chaque mois
et les feuilles de l'arbre pour la guérison des nations.
Et il n’y aura plus aucun anathème.
Et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle
et ses esclaves le serviront,
et ils verront sa face
et son nom sera sur leurs fronts.
De nuit il n’y aura plus
et ils n’ont besoin ni d'une lampe, ni de la lumière du soleil
parce que le Seigneur Dieu les illumine
et ils régneront pour les siècles des siècles.
Puis il me dit : — Ces paroles sont très fiables et véritables
et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange
montrer à ses esclaves les choses qui doivent advenir bientôt.
Et voici, je viens bientôt :
heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre !
Et c’est moi, Jean, qui entendais et voyais ces choses.
Et quand je les eus entendues et vues
je tombai pour adorer aux pieds de l’ange qui me les montrait.
Et il me dit : — Prends garde de n'en rien faire !
Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes
et de ceux qui gardent les paroles de ce livre.
Adore Dieu !
Et il me dit : — Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre
car le temps est proche.
Que l'injuste commette encore l'injustice
et celui qui est dans la souillure, qu'il se souille encore ;
et que le juste pratique encore la justice
et le saint, qu'il soit encore sanctifié.
Voici que je viens promptement
et ma récompense avec moi :
c’est rendre à chacun selon son œuvre.
Je suis l'A et l'ω, le premier et le dernier
le commencement et la fin.
Heureux ceux qui lavent leurs robes dans le sang de l'agneau, afin d’avoir droit à l’arbre de la vie
et d’entrer dans la ville par les portes !
dehors les chiens, les empoisonneurs, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres
et quiconque aime et pratique le mensonge !
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises ;
moi, je suis la racine et la race de David
l’étoile resplendissante du matin.
Et l’Esprit et l’Épouse disent : — Viens !
et que celui qui entend dise : — Viens !
Et que celui qui a soif vienne
que celui qui veut reçoive l’eau vive gratuitement !
Je prends à témoin quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre :
si quelqu’un ajoute à ces choses
Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre ;
et, si quelqu’un ôte aux paroles du livre de cette prophétie
Dieu ôtera sa part du livre de vie
et de la cité sainte
et des choses décrites dans ce livre.
Celui qui porte témoignage de ces choses dit :
— Oui, je viens rapidement. Amen !
Viens, Seigneur Jésus !
La grâce du de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec tous.
ICI FINIT L'APOCALYPSE DE L'APÔTRE JEAN