Vous arrive-t-il de souffrir de voir l'inégalité dans le respect de la dignité humaine créer une société injuste et divisée ? Connaissez-vous la discorde ou l'envie ? Si oui, cette épître peut être un remède pour sortir des logiques de haine. Elle contient, en effet, une puissante affirmation de l'unité dans la diversité de la foi chrétienne : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4,4-5). Elle poursuit en rappelant que « c'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu » (Ep 2,8).
On ne saurait exprimer plus clairement que le salut a Dieu pour origine. C'est un don gracieux auquel le croyant ne fait que répondre, en se découvrant, sans aucun mérite de sa part, immergé dans un Amour agissant. Une telle révélation ne laisse place ni à l'orgueil ni à la division qui en résulte, mais seulement à la gratitude joyeuse.
L'épître vise un lectorat (Ep 1,1s) qui va au-delà du seul cercle des croyants d'Éphèse (située dans l'actuelle Turquie) : elle s'adresse aussi à ceux de la région de Laodicée que l'auteur souhaite voir transmettre son message (Col 4,16), et, au-delà d'eux, à tous les fidèles.
L’auteur expose d’abord la doctrine mystérieuse du plan du salut et du rôle de l'Église (Ep 1,3-3,21), dans un style solennel proche des hymnes liturgiques. Comme pour dépasser la polémique de l'épître aux Colossiens concernant la place démesurée donnée aux puissances célestes, l’auteur décrit l'Église comme Corps du Christ « Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout » (Ep 1,23). L'épître utilise des métaphores riches pour illustrer la relation intime entre le Christ et l'Église, telles que l'Église comme Temple saint, l'homme parfait, l'Épouse du Christ, la plénitude du Christ, et surtout, le corps du Christ.
Il en tire ensuite les conséquences pratiques en une vibrante exhortation à une vie chrétienne unie et ferme (Ep 4,1-6,20), qui sonne comme une diatribe stoïcienne survitaminée. Il y est particulièrement question du mariage, pour montrer comment les relations humaines peuvent et doivent refléter la sainteté et l'engagement de la relation entre le Christ et l'Église.
Des salutations concluent la lettre (Ep 6,21-24).
Paul avait déjà insisté sur la gratuité du salut, qui « ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde » (Rm 9,16). L’épître aux Éphésiens approfondit la réflexion sur l'humanité sauvée gratuitement par le Christ, en se concentrant sur la relation entre les juifs et les païens. Tous, quelle que soit leur origine, marchent vers le Père, réconciliés (Ep 2,11-22) : c’est le « mystère » (Ep 1,9 ; 3,3-6.9 ; 6,19 ; cf. Col 1,27 ; 2,2 ; 4,3) de l'ouverture du salut aux païens. Orchestré par la sagesse de Dieu (Ep 3,9s ; cf. Col 2,3), étape après étape (Ep 1,3-14), le salut aboutit aux noces du Christ et de l'Église (Ep 5,22-32).
Ce message d'unité et d'amour s'appuie sur un fondement biblique qui remonte à l'Ancien Testament, comme le montrent les versets : « Écoute, Israël : le Seigneur, notre Dieu est l'unique Seigneur » (Dt 6,4), qui mettent en avant l'unicité et la souveraineté de Dieu, et « Combien il est bon et agréable que des frères demeurent ensemble ! » (Ps 133,1), qui célèbrent la fraternité et l'harmonie. Ces passages de l'Ancien Testament résonnent encore dans l'appel de l'Épître aux Éphésiens à l'unité sous la seigneurie du Christ, reflétant un continuum dans la révélation divine de l'importance de l'unité et de l'amour dans l'unique Israël de Dieu.
La variante la plus importante concerne Ep 1,1.
• Dans les plus anciens papyrus, P46, X* B* 6 1739, en Ephesôi n’apparaît pas. Cette omission est présente chez Origène (†254), Basile de Césarée (†379) et Jérôme (†420).
• Mais la leçon en Ephesôi est bien attestée pour la Vetus Latina, la version syriaque, et la version copte. Certains manuscrits grecs la mentionnent également. Ce complément se note chez Jean Chrysostome (†407).
• Marcion (†ca. 160) en a une version différente : « aux Laodicéens » (, Contre Marcion V, 11, 12), ce qui est peut-être en lien avec Col 4,16. Cependant, cette dénomination n'apparaît nulle part ailleurs dans l'Épître.
Il faut noter que la présence du complément en Ephesôi est indispensable à la structure grammaticale du verset.
Jusqu'au 19e s., son authenticité ne faisait pas de doute. Depuis, de nombreuses objections de critiques ont surgi : les répétitions et les lourdeurs de style, des idées quelque peu différentes concernant le Corps du Christ et l'Église universelle, ainsi que des erreurs proches de celles des gnostiques du 2e s. (et donc plus tardives) sont autant d'indices contre l'attribution de la lettre à Paul.
Cependant, ces arguments sont discutables. Ce style, un peu lent, se rapproche d'autres passages tels que Rm 3,23-26 ou 2Co 9,8-14, et pourrait également être attribué à un développement doctrinal plus approfondi. L'association, dans cette épître, d'idées novatrices d'une part et, d'autre part, de reprises presque littérales d'expressions trouvées dans d'autres épîtres, exigerait de la part d'un auteur autre que Paul une personnalité particulièrement complexe.
La lettre aux Éphésiens a été écrite dans les mêmes circonstances que celle aux Colossiens : lors de la même mission de Tychique (Col 4,7s et Ep 6,21s), Paul est toujours en prison (Phm 1.9s.13.23 ; Col 4,3.10.18 ; Ep 3,1 ; 4,1 ; 6,20), sans doute à Rome plus qu'à Césarée. Les Colossiens semblent avoir prêté l'oreille à de fausses doctrines, selon Epaphras. Paul commence par rédiger en hâte l'épître aux Colossiens, qu'il envoie par Tychique, puis compose l'épître aux Éphésiens, qui est une synthèse plus approfondie et mieux organisée par rapport à la nouvelle polémique.
Plusieurs attestations de cette épître apparaissent très tôt.
Outre les commentaires sur l’ensemble des épîtres de Paul (cités ci-dessus), l'épître aux Éphésiens est aussi commentée, entre autres, par :
ICI COMMENCE L'ÉPÎTRE AUX ÉPHÉSIENS
Paul, apôtre du Christ Jésus par volonté de Dieu
à tous les saints qui sont à Éphèse et aux fidèles dans le Christ Jésus,
à vous grâce et paix de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ.
Béni le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ
qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les cieux, dans le Christ !
C’est ainsi qu’il nous a choisis en lui avant la fondation du monde
pour être saints et sans tache devant lui dans la charité,
lui qui nous a par avance destinés à une adoption des fils par Jésus-Christ pour lui-même
selon le dessein de sa volonté,
à la louange de la gloire de sa grâce,
dans laquelle il nous a gratifiés dans le Bien-aimé ;
en qui nous avons la rédemption par son sang,
la rémission des péchés
selon les richesses de sa grâce,
qui a surabondée en nous
en toute sagesse et prudence,
pour nous faire connaître le mystère de sa volonté
que, selon son bon plaisir, il s'est proposé en lui,
en vue de la dispensation de la plénitude des temps :
renouveler toutes choses dans le Christ,
ce qui est aux cieux et ce qui est sur la terre, en lui.
En qui nous sommes aussi appelés par le sort,
ayant été par avance destinés, selon le dessein de celui
qui accomplit toutes choses d'après le conseil de sa volonté,
afin que nous soyons à la louange de sa gloire,
nous qui d'avance avons espéré dans le Christ ;
en qui, vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, (l’Évangile de votre salut),
en qui, ayant cru, vous avez été marqués du sceau par l'Esprit Saint de la promesse,
Lui qui est le gage de notre héritage
en vue de la rédemption de l'acquisition, pour la louange de sa gloire.
C’est pourquoi, moi aussi, ayant appris votre foi qui est dans le Seigneur Jésus
et votre dilection pour tous les saints,
je ne cesse de rendre grâces pour vous
en faisant mémoire de vous dans mes prières,
afin que le Dieu de Notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de la gloire
vous donne un esprit de sagesse et de révélation pour le connaître.
Les yeux de votre cœur ayant été illuminés
pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel
quelles sont les richesses de la gloire
de son héritage parmi les saints,
et quelle est la grandeur suréminente de sa puissance envers nous qui avons cru
selon l'opération de la force de sa puissance,
qu'il a mise en œuvre dans le Christ
en le ressuscitant d'entre les morts et en le plaçant à sa droite dans les cieux,
au-dessus de toute principauté et puissance, pouvoir et seigneurie,
de tout nom qui se nomme,
non seulement en ce monde-ci, mais encore dans celui qui est à venir.
Et il a tout soumis sous ses pieds,
et il l’a établi tête de toute l'Église,
laquelle est son corps,
la plénitude de celui qui est rempli de tout en tous.
Et vous comme vous étiez morts par les fautes et par vos péchés,
dans lesquels vous vous conduisiez jadis selon le siècle de ce monde,
selon le prince de la puissance de cet air,
de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de l'incrédulité,
parmi lesquels nous tous aussi, nous nous comportions jadis suivant les convoitises de notre chair,
faisant les volontés de la chair et de nos pensées
et nous étions, par nature, fils de colère, tout comme les autres.
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde
à cause de sa charité extrême dont il nous a aimés,
alors que nous étions morts en raison de nos péchés nous a vivifiés ensemble avec le Christ
— par la grâce duquel vous êtes sauvés —
et il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les cieux par le Christ Jésus,
afin de montrer dans les siècles à venir
les richesses abondantes de sa grâce
par sa bonté envers nous dans le Christ Jésus.
En effet, c’est par la grâce que vous avez été sauvés au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous :
c’est en effet le don de Dieu.
Cela ne vient pas des œuvres, afin que nul ne se glorifie.
Car nous sommes son ouvrage
créés dans le Christ Jésus pour les œuvres bonnes
que Dieu a préparées d'avance afin qu'en elles nous nous conduisions.
C’est pourquoi souvenez-vous
qu'autrefois, vous les nations dans la chair, qui étiez appelés incirconcis
par celle qu'on appelle la circoncision dans la chair, faite de main d'homme ;
souvenez-vous qu'en ce temps-là vous étiez sans Christ
séparés de la société d' Israël
et étrangers aux alliances de la promesse,
n'ayant pas d'espérance et sans Dieu dans le monde.
Mais maintenant, dans le Christ Jésus,
vous qui jadis étiez loin
vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
Lui en effet c'est notre paix, lui qui des deux peuples en a fait un seul
et a détruit le mur de séparation
— la haine — dans sa chair,
abolissant la Loi des commandements avec les décrets,
afin de créer en lui-même les deux en un seul homme nouveau, en faisant ainsi la paix,
et de réconcilier les deux avec Dieu en un seul corps par la croix,
en tuant la haine en lui-même.
Et par sa venue, il a apporté la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin,
et paix à ceux qui étaient proches,
car, c'est par lui que nous avons tous deux accès au Père, dans un seul Esprit.
Désormais, vous n’êtes plus hôtes de passage et étrangers,
mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la maison de Dieu,
ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes,
Christ Jésus lui-même étant la pierre angulaire suprême
sur lequel tout édifice bien ajusté
s'élève en un temple saint dans le Seigneur,
sur lequel, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour devenir la demeure de Dieu dans l’Esprit.
À cause de cela, moi Paul, le prisonnier du Christ Jésus pour vous, les nations,
si du moins vous avez appris la dispensation de la grâce de Dieu qui m’a été donnée pour vous,
à savoir que c’est par révélation qu'a été porté à ma connaissance le mystère
tel que je l'ai écrit auparavant en peu de mots.
Comme vous pouvez, en me lisant, comprendre l’intelligence que j’ai du mystère du Christ,
mystère qui, en d'autres générations, n’a pas été connu des fils des hommes
comme il a été révélé maintenant à ses saints apôtres et prophètes dans l’Esprit,
à savoir que les nations sont cohéritières, membres du même corps et coparticipantes de la promesse dans Christ Jésus par l’Évangile,
dont je suis devenu le serviteur
selon le don de la grâce de Dieu qui m’a été donnée
selon l'opération de sa puissance.
À moi, le moindre de tous les saints, a été accordée cette grâce
d’annoncer aux nations les insondables richesses du Christ
et de mettre en lumière devant tous
quelle est la dispensation du mystère caché depuis les siècles en Dieu, qui a créé toutes choses,
afin que soit connue des principautés et des puissances qui sont dans les cieux
par l'Église la sagesse multiforme de Dieu,
selon le dessein éternel qu’il a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur,
en qui nous avons l'assurance et l'accès en toute confiance par la foi en lui.
C’est pourquoi je vous demande de ne pas vous laisser abattre à cause de mes tribulations pour vous :
elles sont votre gloire !
A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ,
de qui toute paternité aux cieux et sur terre tire son nom :
pour qu’il vous donne, selon les richesses de sa gloire
d’être fortifiés par son Esprit avec puissance en vue de l’homme intérieur ;
que le Christ habite par la foi dans vos cœurs
étant enracinés et fondés dans la charité
afin de pouvoir comprendre avec tous les saints
quelle est la largeur, la longueur
la hauteur et la profondeur,
et de connaître la charité du Christ surpassant la connaissance
pour que vous soyez comblés jusqu'à toute la plénitude de Dieu.
Mais à celui qui, pouvant
faire tout infiniment au-delà de ce que nous demandons ou concevons,
selon la puissance qui agit en nous,
à lui la gloire dans l’Église et dans le Christ Jésus
pour toutes les générations du siècle des siècles. Amen !
Je vous supplie donc, moi l'enchaîné dans le Seigneur,
de vous conduire d'une manière digne de l'appel dont vous avez été appelés
avec toute humilité et mansuétude
avec patience
vous supportant les uns les autres dans la charité
appliqués à conserver l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix :
un seul corps et un seul Esprit
comme vous avez été appelés à une seule espérance de votre appel
un seul Seigneur
une seule foi
un seul baptême
un seul Dieu et Père de tout
qui est au-dessus de tous, et par tout, et en nous tous !
À chacun de nous, cependant, une grâce a été donnée
à la mesure du don du Christ
C’est pourquoi l'Écriture dit :
« — Montant vers la hauteur, il a emmené captive la captivité ; il a donné des dons aux hommes. »
Quant au fait qu'il est « monté » : qu'est-ce, sinon qu’il est aussi descendu auparavant dans les régions inférieures de la terre ?
Celui qui est descendu est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux
pour remplir toutes choses :
le même a aussi donné à certains d'être apôtres
à d’autres d'être prophètes
à d’autres évangélistes
à d’autres pasteurs et docteurs,
pour le perfectionnement des saints
en vue de l’œuvre du ministère,
en vue de l'édification du corps du Christ,
jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu,
à l’homme parfait
à la mesure de l'âge de la plénitude du Christ,
afin que nous ne soyons plus des enfants ballotés
et que nous ne soyons plus emportés à tout vent de doctrine
par la malice des hommes
par leur astuce à fourvoyer dans l'erreur
mais que, faisant la vérité dans la charité nous grandissions par tout en lui
qui est la tête, le Christ,
à partir de qui le corps tout entier, coordonné et bien cohérent
grâce à tout ligament qui le dessert
selon une opération à la mesure de chaque membre
réalise la croissance du corps pour son édification dans la charité.
Voici donc ce que je dis et atteste dans le Seigneur :
désormais ne vous conduisez plus comme se conduisent les nations
dans la vanité de leur sentiment,
ayant l'intelligence obscurcie de ténèbres,
étrangers à la vie de Dieu
par l'ignorance qui est en eux
à cause de l'aveuglement de leur cœur :
ayant perdu tout espoir, ils se sont livrés à la débauche
pour perpétrer toute espèce d’impureté dans l'avidité !
Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris le Christ,
si toutefois vous l’avez entendu et en lui avez été instruits
comme en effet la vérité est en Jésus :
à vous dépouiller, en ce qui concerne votre ancien mode de vie, du vieil homme
qui va se corrompant suivant les désirs de l'erreur ;
renouvelez-vous aussi par l'esprit de votre intelligence
et revêtez l’homme nouveau qui a été créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité !
C’est pourquoi, rejetant le mensonge,
dites la vérité chacun à son prochain
parce que nous sommes membres les uns des autres.
« Mettez-vous en colère et ne péchez pas » :
que le soleil ne se couche pas sur votre colère !
Ne donnez pas prise au diable :
qui volait, qu'il ne vole plus ;
bien plutôt, qu'il se donne de la peine en travaillant de ses mains à quelque chose de bon
pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin !
Que toute parole mauvaise ne sorte pas de votre bouche,
mais une parole bonne pour l'édification de l'opportunité,
afin qu'elle donne une grâce à ceux qui écoutent !
Et ne contristez pas l'Esprit Saint de Dieu
dans lequel vous avez été marqués d’un sceau au jour de la rédemption :
que toute amertume
et colère et emportement
et clameur et blasphème
soient bannis de chez vous avec toute méchanceté ;
mais soyez bons les uns pour les autres,
miséricordieux
vous pardonnant les uns les autres
comme Dieu aussi vous a pardonnés en Christ !
Soyez donc imitateurs de Dieu, comme des fils bien-aimés
et marchez dans l'amour
comme le Christ aussi nous a aimés
et s’est livré lui-même pour nous
comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum d'agréable odeur.
Que fornication et toute impureté ou avarice
ne soient pas même nommées parmi vous
comme il convient à des saints.
Ou ce qui est déshonorable
Ou insanité
ou plaisanterie obscène,
toutes choses qui ne conviennent pas,
mais plutôt l'action de grâces.
En effet, sachez-le bien :
tout débauché
ou impur
ou cupide , c'est-à-dire esclave des idoles,
n’a pas d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu.
Que personne ne vous séduise par de vaines paroles
car c’est à cause de cela que vient la colère de Dieu sur les fils de l'incrédulité.
N’ayez donc aucune part avec eux.
Jadis en effet vous étiez ténèbres,
mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.
Conduisez-vous comme des fils de lumière,
Car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité,
discernant ce qui est agréable à Dieu,
et ne prenez aucune part aux œuvres infructueuses des ténèbres
mais plutôt réprouvez-les.
Car ce qui est fait en secret par eux, il est honteux même d'en parler,
mais tout ce qui est dénoncé par la lumière est manifesté,
car tout ce qui est manifesté est lumière.
C’est pourquoi il est dit :
— Lève-toi, toi qui dors
relève-toi d’entre les morts
et le Christ t'illuminera.
Ayez donc soin, frères, de vous conduire avec circonspection :
non comme des insensés mais comme des sages,
rachetant le temps présent, car les jours sont mauvais.
C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés
mais soyez des gens qui comprennent quelle est la volonté du Seigneur.
Et ne vous enivrez pas de vin, là où est la luxure,
mais soyez remplis de l'Esprit,
vous entretenant vous-mêmes
de psaumes et d'hymnes et de cantiques spirituels
chantant et psalmodiant au Seigneur dans vos cœurs,
rendant grâces toujours et pour tout au Dieu et Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ,
Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ.
Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur,
car le mari est la tête de la femme
comme le Christ est la tête de l’Église
lui, le Sauveur du corps.
Mais comme l’Église est soumise au Christ
de même aussi les femmes à leurs maris en tout.
Maris, aimez les femmes
comme le Christ aussi a aimé l’Église
et s’est livré lui-même pour elle,
afin de la sanctifier
en la purifiant par le bain de l'eau dans une parole,
afin de se la présenter comme une Église glorieuse,
sans tache, ni ride, ni rien de semblable
mais sainte et immaculée.
Ainsi les maris doivent aimer aussi leurs femmes comme leurs propres corps.
Qui aime sa femme s’aime lui-même.
Personne certes n’a jamais haï sa propre chair
mais on la nourrit et on en prend soin
comme le Christ le fait pour l’Église,
car nous sommes membres de son corps
formés de sa chair et de ses os.
« À cause de cela l’homme quittera son père et sa mère
et s’attachera à sa femme
et les deux seront une seule chair. »
Ce mystère est grand
et moi je le dis dans le Christ et dans l'Église.
Toutefois vous aussi
que chacun en particulier aime sa femme comme soi-même
et que la femme craigne son mari.
Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur
en effet cela est juste.
« Honore ton père et ta mère »
c’est le premier commandement accompagné d'une promesse :
afin qu'il t'advienne du bonheur et que tu aies une longue vie sur terre.
Et les pères, ne provoquez pas vos enfants à la colère
mais élevez-les dans la discipline et la correction du Seigneur.
Esclaves, obéissez aux maîtres charnels avec crainte et tremblement
dans la simplicité de votre cœur comme au Christ,
non en servant à l'œil, comme en plaisant aux hommes,
mais comme esclaves du Christ
faisant la volonté de Dieu du fond de l'âme,
servant de bon gré
comme au Seigneur, et non aux hommes,
sachant que toute bonne chose que quelqu'un fera, il la recevra du Seigneur, qu'il soit esclave ou libre.
Et vous, les maîtres, faites de même envers eux
vous abstenant de menaces,
sachant que leur Seigneur et le vôtre est dans les cieux
et qu’il ne fait pas acception de personnes.
Du reste, frères, soyez fortifiés
dans le Seigneur et dans la puissance de sa force :
revêtez-vous des armes de Dieu
afin de pouvoir tenir contre les embûches du diable,
parce que ce n'est pas pour nous un combat contre la chair et le sang
mais contre les principautés, et les puissances
contre les dominateurs de ce monde de ténèbres
contre les esprits de méchanceté dans les cieux !
C’est pourquoi prenez l'armure de Dieu
afin que vous puissiez résister au jour mauvais
et, ayant tout mis en œuvre, tenir debout :
debout, donc ! ayant ceint vos reins de vérité,
et ayant revêtu la cuirasse de la justice,
et ayant chaussé vos pieds en préparation de l’Évangile de la paix.
En toutes circonstances, saisissant le bouclier de la foi
par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du très mauvais.
Recevez aussi le casque du salut
et le glaive de l’Esprit
qui est le verbe de Dieu.
Par toute sorte de prières et de supplications
priant à tout moment dans l'Esprit
et en cela même, étant vigilants avec une entière assiduité
et supplication pour tous les saints,
pour moi aussi, afin qu’ouvrant la bouche, il me soit donné de parler
pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
pour lequel je fais fonction d’ambassadeur dans les chaînes
afin d'oser y parler comme je dois le faire.
Or afin que vous sachiez, vous aussi, ce qu'il en est de moi, ce que je fais
tout cela, Tychique, le frère bien-aimé et fidèle serviteur dans le Seigneur
vous le fera connaître.
Lui que j'ai envoyé chez vous pour cela même,
afin que vous sachiez ce qui nous concerne
et pour qu’il console vos cœurs.
Paix aux frères, et aussi charité avec foi
de la part de Dieu le Père, et du Seigneur Jésus-Christ !
La grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ dans l'incorruptibilité !
ICI FINIT L'ÉPÎTRE AUX ÉPHÉSIENS