« La charité est patiente, elle est serviable, la charité n’est pas jalouse, la charité ne fanfaronne pas, n'agit pas mal, elle ne s'enfle pas... » (1Co 13,4) Qui n'a pas entendu ce passage lors d'un mariage? Pour Paul, c'est la clé de la vie chrétienne.
Alors qu’il se trouvait à Éphèse lors de son troisième voyage (1Co 16,8 ; Ac 19,1-20), il reçut des nouvelles inquiétantes concernant Corinthe. Paul, qui avait fondé la communauté et continuait à s'en occuper, répond à la fois aux questions qui lui sont adressées et aux situations dont il a été informé. Certains membres interprétaient l'enseignement chrétien comme une sagesse supérieure réservée à quelques initiés (1Co 1,10-4,21). La communauté n’était pas capable de réagir devant un cas d’union incestueuse (1Co 5,1-13). Certains membres faisaient appel à des tribunaux païens (1Co 6,1-11) ; d'autres encore recouraient à la prostitution (1Co 6,12-20) ou aux sacrifices des temples païens (1Co 10,14-22).
Les maux de la communauté se reflétaient aussi sur la vie liturgique. Paul déplore en particulier les désordres irrespectueux qui ont lieu lors de la célébration de l'Eucharistie (1Co 11,17-22). Il signale aussi des prières charismatiques (glossolalie, prophétie, parler en langues), attribuées à l'Esprit Saint, pratique qui semblait occulter les œuvres de charité (1Co 13,1-2,8), et était parfois utilisée de manière désordonnée (1Co 14,1-40). En effet, Paul propose un chemin parfait, celui de la charité, symbolisé et réalisé dans le Corps du Christ (1Co 12,12-30), l'Église.
Des femmes se présentaient à l'assemblée la tête découverte (contrairement aux traditions de l'époque) (1Co 11,3-16) : peut-être se disputaient-elles le droit de s'adresser à l'assemblée (1Co 14,34-35) ? On peut encore souligner un ensemble de problèmes révélateurs d'un déséquilibre communautaire : la consommation de viande sacrifiée aux idoles (1Co 8,1-13), certaines questions relevant de l’éthique sexuelle (1Co 7,1-7), des doctrines divergentes sur le retour du Christ (1Co 7,25-40) ainsi que sur la résurrection corporelle finale.
On peut distinguer les divisions majeures de la première épître aux Corinthiens comme suit :
I. Paul commence par les salutations d'usage dans l'art épistolaire, transfigurées par sa foi en Christ. (1Co 1,1-9)
II. Il expose longuement le problème des divisions entre les fidèles (1Co 1,10-6,20).
III. Face à ces divisions, il répond par l'unité dans la charité et dans l'Église, Corps du Christ (1Co 7,1-14,40).
IV. La fin de l'épître se concentre sur la doctrine de la Résurrection (1Co 15,1-58). Elle contient en particulier l'embryon de ce qui deviendrait le Credo central des Églises chrétiennes : Christ est mort et ressuscité selon les Écritures (1Co 15,3-7).
V. Le dernier chapitre constitue un épilogue où Paul revient à l'organisation de ses levées de fonds et de ses déplacements (1Co 16)
C'est « selon les Écritures » que Paul annonce et développe sa foi dans le Messie. Allusions, citations, épisodes et motifs de la première Alliance sont largement mobilisés comme autant d'éléments consignés « en vue de notre enseignement ». Il s'agit du mystère d'une présence de Jésus Christ à son Peuple dès avant l'incarnation que Paul adresse aux lecteurs modernes quand il affirme, par exemple, « Ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait , et ce rocher était Christ » (1Co 10,4). (Cf. Nb 20,7-11.)
La conservation du texte de la première épître est excellente, mise à part peut-être, une retouche qui précèderait la date des manuscrits. Il y a très peu de leçons « occidentales » ou « alexandrines », et les corrections antiochiennes sont rares et ne présentent aucune difficulté de compréhension.
1Co revêt une grande diversité de styles et de nombreuses émotions y sont exprimées, sans nuire à la solidité de la réflexion.
La première épître aux Corinthiens est une mine d'informations sur les premiers problèmes auxquels furent confrontées les jeunes communautés, tant dans la vie spirituelle que dans leurs rapports avec les autres. « Le Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais annoncer l’Évangile » (1Co 1,1 ). « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai aussi transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré prit du pain et ayant rendu grâces, le rompit et dit : — Prenez, mangez, ceci est mon corps rompu pour vous faites cela en mémoire de moi » (1Co 11,23-24). Entre témoignage personnel de l'Apôtre sur sa fonction spécifique et première attestation historique du rite central de l'existence chrétienne, la première épître de Paul à l'Église de Corinthe donne un aperçu complet de la vie d'une communauté chrétienne et des rôles respectifs de ses membres. Paul donne à ses réponses un caractère plus profond et spirituel en les inscrivant dans un horizon eschatologique et ecclésial.
S'adressant à des Grecs, le propos de Paul devient plus réflexif. Mais l'apôtre rappelle aussi la force du message de la Croix – véritable folie pour le monde, mais sagesse pour Dieu – et l'union au Christ, qui fonde la vie de la foi.
Outre les commentaires sur l’ensemble des épîtres de Paul (cités ci-dessus), la première épître aux Corinthiens est aussi commentée, entre autres, par :
ICI COMMENCE L'ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS · I ·
Paul, appelé à être apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu
et Sosthène, le frère,
à l’Église de Dieu qui est à Corinthe
à ceux qui ont été sanctifiés en Christ Jésus appelés à être saints
avec tous ceux qui invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ
en tout lieu, les leurs et les nôtres,
à vous grâce et paix de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ !
Je rends toujours grâces à mon Dieu pour vous
pour la grâce de Dieu qui vous a été donnée en Christ Jésus
parce que, en toutes choses, vous avez été faits riches en lui :
en toute parole et en toute science
selon que le témoignage du Christ a été confirmé en vous
de telle sorte que ne vous manque rien, en aucun don de la grâce,
à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ.
C'est lui qui vous confirmera aussi jusqu’à la fin pour que vous soyez trouvés sans crime
au jour de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ :
il est fidèle, le Dieu par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur !
Mais je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ
à n'avoir tous qu'un même langage
et à ne pas avoir parmi vous de schismes
mais à être parfaits dans une même façon de sentir et dans un même jugement.
Car il m’a été signalé à votre sujet, mes frères, par ceux qui sont de la maison de Chloé
qu’il y a des querelles parmi vous.
Or voici ce que je dis
que chacun de vous dise :
— Pour moi, je suis à Paul !
— Mais moi, à Apollos !
— Mais moi, à Céphas !
— Mais moi, au Christ !
Le Christ est-il divisé ?
Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ?
Ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?
Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous
si ce n’est Crispus et Gaïus
afin que personne ne dise que vous avez été baptisés en mon nom.
J’ai en outre baptisé la maison de Stéphanas
du reste, je ne sais pas si j'ai baptisé quelqu'un d’autre.
Car le Christ ne m’a pas envoyé baptiser mais évangéliser
non pas dans une sagesse du verbe
afin que la croix du Christ ne fût pas annulée.
En effet, le verbe de la croix
est folie assurément pour ceux qui se perdent
mais pour ceux qui se sauvent, c'est-à-dire nous, il est puissance de Dieu.
Il est écrit en effet :
« – Je perdrai la sagesse des sages
et l'intelligence des intelligents je la rejetterai. »
Où est le sage ?
Où est le scribe ?
Où est le scrutateur de ce siècle ?
Dieu n’a-t-il pas rendu folle la sagesse de ce monde ?
En effet, puisque dans la sagesse de Dieu, le monde n'a pas, par la sagesse, connu Dieu
Dieu s'est plu, par la folie de la prédication, à sauver ceux qui croient
parce que et les Juifs demandent des signes
et les Grecs cherchent la sagesse
tandis que nous, nous prêchons un Christ crucifié
scandale pour les Juifs,
et pour les païens folie ;
mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs :
Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu !
puisque ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes
et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
Considérez en effet votre appel, frères :
il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair
pas beaucoup de puissants
pas beaucoup de bien-nés.
Mais les choses folles du monde, Dieu les a choisies
pour confondre les sages
et les choses faibles du monde, Dieu les a choisies pour confondre les forts.
Dieu a choisi les choses viles du monde, les choses méprisables, les choses qui ne sont pas,
afin de détruire les choses qui sont :
pour que nulle chair ne se glorifie sous son regard.
Or c’est par lui que vous êtes, vous, dans le Christ Jésus
qui nous a été donné par Dieu comme sagesse,
et justice et sanctification et rédemption
afin que selon qu'il est écrit :
« – Celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur. »
Et moi, quand je suis venu vers vous, frères
je suis venu non pas avec la sublimité du langage ou de la sagesse
vous annoncer le témoignage du Christ
car je n’ai pas jugé bon de savoir parmi vous autre chose
que Jésus-Christ
et celui-ci crucifié.
Et moi, c’est dans la faiblesse, dans la crainte et avec un grand tremblement que j'ai été auprès de vous
et mon langage et ma prédication ne consistaient pas en paroles persuasives de sagesse
mais dans une démonstration d’Esprit et de puissance
afin que votre foi soit fondée non sur une sagesse d'hommes
mais sur la puissance de Dieu.
De sagesse, nous en parlons bien parmi les parfaits
mais non d'une sagesse de ce monde
ni celle des princes de ce monde qui sont détruits
mais nous parlons d'une sagesse de Dieu dans le mystère, sagesse qui a été cachée
que Dieu a prédestinée pendant les siècles pour notre gloire
qu'aucun des princes de ce monde n’a connue
car s’ils l’avaient connue
jamais ils n’auraient crucifié le Seigneur de la gloire.
Mais comme il est écrit :
« – Ce que l’œil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu, et qui n'est pas monté dans le cœur de l’homme
ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. »
C’est aussi ce que Dieu nous a révélé par son Esprit
car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.
Qui en effet parmi les hommes sait les choses de l’homme
sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ?
De même aussi personne ne connaît les choses de Dieu
sinon l’Esprit de Dieu.
Or nous n'avons pas reçu, nous, l’esprit du monde
mais l’Esprit qui est de Dieu
afin de connaître les choses qui nous ont été données par Dieu.
Et nous en parlons
non avec des paroles savantes de la sagesse humaine
mais avec l'enseignement de l’Esprit,
en comparant les réalités spirituelles aux réalités spirituelles.
Mais l’homme animal ne perçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu ;
car elles sont une folie pour lui
et il ne peut les comprendre parce que c’est spirituellement qu’on en juge.
Mais l’homme spirituel juge de tout
et lui-même n'est jugé par personne.
Car qui a connu la pensée du Seigneur pour pouvoir lui faire la leçon ?
Mais nous avons, nous, la pensée du Christ.
Et moi, frères, je n'ai pas pu vous parler comme à des spirituels
mais comme à des charnels
comme à des petits enfants dans le Christ.
C'est du lait que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide
car vous ne le pouviez pas encore.
Mais vous ne le pouvez pas davantage maintenant
car vous êtes encore charnels.
Du moment qu'il y a en effet parmi vous jalousie et querelle
n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas selon l’homme ?
Car lorsque quelqu'un dit :
— Moi, je suis de Paul !
et un autre : — Et moi d'Apollos !
n’êtes-vous pas des hommes ?
Qu'est-ce donc qu'Appollos ?
Et qu'est-ce que Paul ?
Des ministres de celui en qui vous avez cru
et selon ce que le Seigneur a donné à chacun.
Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé
mais Dieu a donné la croissance.
Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose
ni celui qui arrose
mais celui qui donne la croissance : Dieu.
Or celui qui plante et celui qui arrose ne font qu'un
mais chacun recevra son propre salaire selon son labeur.
Car nous sommes les adjoints de Dieu
vous êtes l'agriculture de Dieu
vous êtes l'édifice de Dieu.
Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée
comme un sage architecte j’ai posé un fondement.
Et un autre bâtit dessus.
Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus !
De fondement, en effet, personne n'en peut poser d'autre hormis celui qui a été posé, lequel est le Christ Jésus.
Or si quelqu'un bâtit sur ce fondement
avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses
du bois, du foin, de la paille
l’ouvrage de chacun sera manifeste
car le jour du Seigneur l'annoncera
parce qu'il se révélera dans le feu ;
et le feu éprouvera l'ouvrage de chacun en sa qualité.
Si l’ouvrage de quelqu'un, sur lequel il a bâti, demeure,
il recevra un salaire ;
si l’ouvrage de quelqu’un est consumé
celui-ci en subira un dommage
mais lui-même sera sauvé
cependant ainsi : comme à travers d'un feu.
Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
Or si quelqu’un profane le temple de Dieu
Dieu l'anéantira
car le temple de Dieu est saint, ce temple que vous êtes, vous.
Que personne ne s'abuse !
Si quelqu’un parmi vous paraît être sage dans ce siècle
qu’il devienne fou afin d'être sage.
Car la sagesse de ce monde est folie auprès de Dieu.
Il est écrit en effet :
« – J'attraperai les sages à leur propre astuce. »
Et encore :
« – Le Seigneur connaît les raisonnements des sages, il sait qu’ils sont vains. »
Ainsi donc, que personne ne se glorifie dans les hommes,
car tout est à vous
soit Paul
soit Apollos
soit Céphas
soit le monde
soit la vie
soit la mort
soit le présent
soit le futur
car tout est à vous
mais vous êtes au Christ
et le Christ à Dieu.
Qu'on nous considère donc comme les ministres du Christ
et les dispensateurs des mystères de Dieu.
Ici, maintenant ce qui est requis des dispensateurs, c'est que l'on soit trouvé fidèle.
Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un délibéré humain
mais je ne me juge pas non plus moi-même.
Car je ne suis conscient de rien contre moi-même
et je ne suis pas justifié pour cela
or celui qui me juge, c’est le Seigneur.
Ainsi donc, ne jugez pas avant le temps
jusqu’à ce que vienne le Seigneur
qui mettra en lumière les choses cachées dans les ténèbres
et manifestera les desseins des cœurs ;
alors chacun sera loué de Dieu.
Or, en tout cela, frères, j'ai appliqué ces figures à moi et à Apollos à cause de vous
afin qu'en nous vous appreniez
à ne pas penser au-delà de ce qui est écrit
pour que l'un ne s'enfle contre l'autre en faveur d'un autre.
Qui est-ce, en effet, qui te discerne ?
Et qu’as-tu que tu n'aies reçu ?
Et si tu as reçu
pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l'avais pas reçu ?
Déjà vous êtes rassasiés !
Déjà vous vous êtes enrichis !
Sans nous, vous avez régné !
Ah ! si seulement vous puissiez régner
afin que nous aussi nous régnions avec vous.
Car Dieu, ce me semble, nous a montrés, nous les apôtres, comme les derniers des hommes
comme des condamnés à mort
puisque nous sommes devenus un spectacle pour le monde
les anges et les hommes.
Nous sommes, nous, fous à cause du Christ
mais vous êtes prudents dans le Christ
nous sommes faibles
mais vous êtes forts,
vous êtes renommés
mais nous méprisés.
Jusqu'à cette heure
nous avons faim et nous avons soif
et nous sommes nus
nous sommes frappés de coups de poing
et nous sommes errants
et nous peinons en travaillant de nos mains.
Nous sommes maudits et nous bénissons
nous souffrons la persécution et nous supportons
nous sommes blasphémés et nous prions.
Nous sommes devenus comme les ordures de ce monde
les immondices de tous jusqu’à présent.
Ce n’est pas pour vous confondre que j’écris cela,
mais je vous avertis comme mes fils très chers.
En effet, si vous aviez dix mille précepteurs dans le Christ
vous n'avez pas plusieurs pères
car dans le Christ Jésus, par l'Évangile, c’est moi qui vous ai engendrés.
Je vous demande donc :
soyez mes imitateurs.
C’est pourquoi je vous ai envoyé Timothée
qui est mon fils très cher et fidèle dans le Seigneur
qui vous fera connaître mes voies, qui sont dans le Christ,
comme je l'enseigne partout dans toutes les Églises.
Comme si je n'allais pas venir chez vous
certains se sont ainsi enflés.
Mais je viendrai bientôt chez vous, si le Seigneur le veut,
et je connaîtrai non pas le discours de ceux qui se sont enflés, mais la puissance.
Car le royaume de Dieu ne consiste pas en discours mais en puissance.
Que voulez-vous ?
Que je vienne chez vous avec la verge
ou avec charité et esprit de mansuétude?
De toute manière on entend parler de fornication parmi vous,
et d’une fornication telle qu’il n'y en a pas même chez les païens,
au point que quelqu’un a la femme de son père !
Et vous, vous vous êtes gonflés !
Et vous n'êtes pas plutôt dans les pleurs,
afin que soit enlevé du milieu de vous celui qui a fait cet acte !
Quant à moi, absent de corps
mais présent d’esprit
j’ai déjà statué comme si j’étais présent celui qui a perpétré pareille chose :
au nom de notre Seigneur Jésus-Christ
vous et mon esprit s'étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus,
de livrer un tel homme à Satan pour la mort de la chair
pour que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.
Votre gloriole n'est pas bonne...
Ne savez-vous pas qu'une petite quantité de ferment corrompt toute la pâte ?
Expurgez le vieux ferment
pour être une nouvelle pétrissée, aussi vrai que vous êtes azymes :
en effet, notre pâque a été immolée, le Christ
Ainsi donc, festoyons
non avec du vieux ferment
ni avec un levain de malice et de méchanceté
mais avec des azymes de sincérité et de vérité !
Je vous ai écrit dans la lettre de ne pas fréquenter les fornicateurs
non pas absolument aux fornicateurs de ce monde
ou aux avares
ou aux rapaces
ou aux esclaves d'idoles
autrement vous devriez sortir de ce monde.
Or maintenant je vous ai écrit de ne pas vous mêler
avec celui qui, même s'il est appelé « frère », est fornicateur
ou avare ou esclave d'idoles,
ou insulteur, ou ivrogne, ou rapace
et même de ne pas prendre de la nourriture avec un homme de cette espèce.
Est-ce à moi en effet de juger ceux du dehors ?
Ne jugez-vous pas ceux qui sont au dedans ?
Car ceux qui sont dehors, Dieu les jugera.
Ôtez le méchant d'au milieu de vous-mêmes.
Quelqu'un parmi vous, ayant un différend avec un autre, ose-t-il
se faire juger devant les injustes et non devant les saints ?
Ou bien ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ?
Et si c’est par vous que le monde sera jugé
êtes-vous indignes de juger les moindres choses ?
Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ?
Combien plus les affaires du monde ?
Si donc vous avez à rendre des jugements quant aux affaires du monde
ceux qui sont les plus méprisés dans l’Église, établissez-les pour juger !
C'est à votre honte que je parle.
N'y a-t-il donc parmi vous aucun homme sage capable de juger entre ses frères ?
Mais un frère est en procès contre un frère
et cela devant des infidèles.
De toute manière, certes, c’est déjà pour vous une faute d’avoir des procès entre vous.
Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt l'injustice ?
Pourquoi plutôt ne souffrez-vous pas une fraude ?
Mais vous, vous commettez l’injustice, vous fraudez
et cela à l'égard de vos frères.
Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont pas le royaume de Dieu ?
Ne vous y trompez pas !
Ni fornicateurs
ni esclaves d'idoles
ni adultères
ni efféminés
ni ceux qui couchent avec des hommes
ni voleurs
ni avares
ni ivrognes
ni insulteurs
ni rapaces
ne posséderont le royaume de Dieu.
Et cela, vous l'étiez, quelques-uns ;
mais vous vous êtes lavés
mais vous avez été sanctifiés
mais vous avez été justifiés
par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.
Tout m'est permis
mais tout ne profite pas.
Tout m'est permis
mais moi je ne me soumettrai au pouvoir d'aucun.
Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments
mais Dieu détruira et l'un et l'autre.
Quant au corps, il n’est pas pour la fornication mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps.
Or Dieu a ressuscité le Seigneur
il nous ressuscitera aussi par sa puissance.
Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ?
Enlevant donc les membres du Christ, en ferai-je des membres de prostituée ? Loin de là !
Ou ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée devient avec elle un seul corps ?
Car, ils seront, est-il dit, deux en une seule chair.
Mais qui s’attache au Seigneur, est un seul esprit avec lui.
Fuyez la fornication !
Tout péché, quel qu'il soit, que fait l'homme est hors du corps ;
mais celui qui fornique pèche contre son propre corps.
Ou ne savez-vous pas que vos membres sont un temple du Saint-Esprit qui est en vous,
que vous tenez de Dieu
et que vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes ?
Car vous avez été achetés à un grand prix.
Glorifiez et portez Dieu dans votre corps.
Quant à ce que vous avez écrit
il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme.
Toutefois, par crainte de la fornication, que chacun ait son épouse
et que chacune ait son mari.
Envers la femme que le mari s'acquitte de son devoir
et pareillement aussi la femme envers le mari.
La femme n’a pas le pouvoir sur son corps mais le mari
et pareillement le mari n’a pas le pouvoir sur son corps mais la femme.
Ne vous privez pas l’un de l’autre
si ce n'est d’un commun accord pour un temps,
afin de vaquer à la prière
et de nouveau revenez ensemble
de peur que le Satan ne vous tente à cause de votre incontinence.
Or je dis cela par indulgence
non par un commandement.
Or je veux bien que tous les hommes soient comme moi-même ;
mais chacun tient de Dieu son propre don
l’un d’une manière et l’autre d’une autre.
Je le dis cependant aux non-mariés et aux veuves :
il est bon pour eux qu'ils demeurent ainsi comme je suis moi.
Que s'ils ne peuvent être continents qu’ils se marient
car mieux vaut se marier que de brûler.
Mais à ceux qui sont unis par le mariage j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur
que la femme ne se sépare pas de son mari
que si elle s'en sépare, qu’elle reste sans se marier
ou qu’elle se réconcilie avec son mari
et que le mari ne renvoie pas sa femme.
Mais aux autres, je leur dis, moi, non le Seigneur :
— Si quelque frère a une femme incroyante
et que celle-ci consente à habiter avec lui
qu’il ne la renvoie pas
et si une femme a un mari incroyant
et qu’il consente à habiter avec elle
qu’elle ne renvoie pas son mari.
Car le mari incroyant est sanctifié dans la femme croyante
et la femme incroyante est sanctifiée par le mari croyant ;
autrement vos enfants seraient impurs
or maintenant ils sont saints.
Que si l'incroyant se sépare, qu’il se sépare
car le frère ou la sœur ne sont pas réduits en esclavage en ce cas ;
mais Dieu nous a appelés à la paix.
En effet que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ?
Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
Par ailleurs, comme le Seigneur a attribué à chacun,
comme Dieu a appelé chacun, qu'il marche ainsi.
Et c'est ainsi que dans toutes les Églises je l'enseigne.
Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis ?
Qu’il ne se fasse pas de prépuce.
Quelqu’un a-t-il été appelé avec un prépuce ?
Qu’il ne se fasse pas circoncire.
La circoncision n’est rien
et l’incirconcision n’est rien
mais c'est l’observation des commandements de Dieu qui compte.
Que chacun dans la vocation où il fut appelé, demeure en celle-là.
As-tu été appelé étant esclave ?
Ne t'en soucie pas
et même si tu peux devenir libre, profites-en plutôt.
Car celui qui a été appelé dans le Seigneur étant esclave
est un affranchi du Seigneur ;
pareillement, celui qui a été appelé étant libre
est un esclave du Christ.
Vous avez été achetés à un prix ! Ne devenez pas esclaves des hommes.
Que chacun, frères, dans la mesure où il fut appelé, demeure auprès de Dieu.
Pour ce qui est des vierges je n’ai pas de commandement du Seigneur
mais je donne un conseil
comme ayant obtenu la miséricorde du Seigneur d'être fidèle.
J'estime donc que cela est bon, à cause de la nécessité présente
il est bon pour un homme d’être ainsi.
Es-tu lié à une épouse ?
Ne cherche pas à t'en détacher.
N'es-tu pas lié à une épouse ?
Ne cherche pas d'épouse.
Mais si tu prends une épouse, tu ne pèches pas
et si la vierge se marie, elle ne pèche pas.
Toutefois des tribulations de la chair auront de telles personnes,
et moi je voudrais vous l'épargner.
Voici donc ce que je dis, frères :
— Le temps est court ;
il reste que ceux qui ont des épouses soient comme n’en ayant pas ;
et ceux qui pleurent, comme ne pleurant pas ;
et ceux qui se réjouissent, comme ne se réjouissant pas ;
et ceux qui achètent, comme ne possédant pas ;
et ceux qui usent de ce monde, comme n’en usant pas à fond ;
car elle passe, la figure de ce monde.
Or je veux que vous soyez sans inquiétudes.
Celui qui est sans épouse
a souci des affaires du Seigneur
des moyens de plaire à Dieu ;
mais celui qui est avec une épouse
a souci des affaires du monde
des moyens de plaire à son épouse et il est partagé.
De même la femme non mariée ou la vierge
pense aux affaires du Seigneur
afin d’être sainte à la fois de corps et d’esprit ;
mais celle qui est mariée
pense aux affaires du monde
aux moyens de plaire à son mari.
Or je dis cela dans votre intérêt
non pour vous tendre un piège
mais en vue de ce qui est décent
et qui donne la possibilité de s'attacher au Seigneur sans empêchement.
Or si quelqu'un estime qu'il paraîtrait déshonorant que sa fille, déjà plus qu'adulte, reste vierge,
et qu'il la doit marier ;
qu'il fasse ce qu'il veut
il ne pèche pas si elle se marie.
Mais celui qui a fermement établi en son cœur
n'ayant pas de nécessité
mais qui a pouvoir sur sa volonté
et qui a jugé ainsi dans son cœur, de garder sa fille vierge,
celui-là fait bien.
Ainsi donc, celui qui marie sa fille vierge fait bien
et celui qui ne la marie pas fait mieux.
La femme est liée aussi longtemps que vit son mari ;
que si son mari s'est endormi dans la mort, elle est libre.
Qu'elle se marie à qui elle veut, seulement dans le Seigneur.
Mais elle sera plus heureuse, à mon avis, si elle demeure ainsi
or je pense avoir, moi aussi, l'Esprit de Dieu.
Pour ce qui est offert en sacrifice aux idoles
nous savons que nous avons tous la science.
La science enfle
mais la charité édifie.
Si quelqu’un pense savoir quelque chose
il n'a pas encore su ce qu'il devait savoir ;
mais si quelqu’un aime Dieu
celui-là est connu de lui.
Mais pour ce qui est des viandes qui ont été immolées aux idoles
nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde
et qu’il n’y a aucun dieu sinon le Seul.
Et en effet, s'il est vrai qu'il y a de prétendus dieux, soit dans le ciel soit sur la terre,
et qu'ainsi il y a des dieux nombreux et des seigneurs nombreux,
pour nous, cependant, il n’est qu’un seul Dieu, le Père de qui viennent toutes choses et nous qu'il a faits pour Lui
et un seul Seigneur Jésus-Christ, par qui viennent toutes choses et nous aussi par Lui.
Mais tous n’ont pas la science,
quelques-uns jusqu'à présent, avec la conscience de l’idole,
mangent l'idolothyte
et leur conscience, faible comme elle est, en est souillée.
Or un aliment n’est pas ce qui nous recommande à Dieu :
à n'en pas manger nous ne perdons rien
à en manger nous n'y gagnons rien.
Prenez garde, toutefois, que cette liberté qui est vôtre ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles.
Car si quelqu’un voit celui qui a la science sʼattabler dans un temple d’idoles
sa conscience, qui est faible, ne sera-t-elle pas fondée à manger des idolothytes ?
Ainsi périra le faible, du fait de ta science
le frère pour qui le Christ est mort.
Or en péchant ainsi contre les frères
et en frappant leur conscience faible,
c'est contre le Christ que vous péchez.
C’est pourquoi si un aliment scandalise mon frère
je ne mangerai plus jamais de viande
pour ne pas scandaliser mon frère.
Ne suis-je pas libre ?
Ne suis-je pas apôtre ?
N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ?
N’êtes-vous pas, vous, mon œuvre dans le Seigneur ?
Si pour d’autres je ne suis pas apôtre
mais pourtant pour vous je le suis,
car le sceau de mon apostolat, c'est vous dans le Seigneur.
Ma défense devant ceux qui m'interrogent, la voici :
— n’avons-nous pas le droit de manger et de boire ?
N’avons-nous pas le droit d'emmener avec nous une femme-sœur
de même que les autres apôtres et les frères du Seigneur et Céphas ?
Ou bien est-ce que moi seul et Barnabé n'avons pas le droit de faire cela ?
Qui jamais sert à l'armée à ses propres frais ?
Qui plante une vigne et ne mange pas son fruit ?
Qui fait paître un troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau ?
Est-ce selon l’homme que je dis ces choses
ou la loi aussi ne les dit-elle pas ?
Car il est écrit dans la loi de Moïse :
« Tu ne lieras pas la bouche au bœuf qui foule le grain. »
Dieu se met-il en peine des bœufs ?
Ou bien, est-ce pour nous qu’il dit cela ?
Car c’est pour nous que ces choses ont été écrites,
que celui qui laboure doit labourer dans l'espérance
et celui qui foule le grain dans l’espérance de recueillir les fruits.
Si nous nous avons semé pour vous les biens spirituels
est-ce une grande affaire si nous nous moissonnons vos biens charnels ?
Si d’autres ont part à ce pouvoir sur vous,
ne l'avons-nous pas d'avantage ?
Mais nous n’avons pas usé de ce pouvoir ;
au contraire, nous endurons tout
pour ne pas mettre de pierre d'achoppement à l’évangile du Christ.
Ne savez-vous pas que ceux qui œuvrent dans le Temple
mangent ce qui provient du Temple
que ceux qui servent à l’autel ont part avec l’autel ?
De même le Seigneur a ordonné aussi à ceux qui annoncent l’Évangile
de vivre de l’Évangile.
Mais moi, je n’ai fait usage d'aucun de ces droits
et je n’écris pas cela afin qu'il en soit ainsi à mon égard.
Car pour moi mieux vaudrait mourir que de laisser quelqu'un réduire à néant ma gloire.
En effet, si j’annonce l’Évangile ce n’est pas pour moi une gloire
car c’est une nécessité qui m’incombe ;
malheur à moi en effet si je n’annonce pas l’Évangile.
Si en effet je fais cela de mon plein gré, j'ai une récompense
mais si c'est malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée.
Quelle est donc ma récompense ?
C’est qu'en prêchant l’Évangile j’offre gratuitement l'Évangile
de manière à ne pas abuser de mon pouvoir dans l'Évangile.
Car libre comme je suis à l’égard de tous
je me suis fait esclave de tous
afin de gagner le plus grand nombre.
Et je suis devenu pour les Juifs comme un Juif
afin de gagner les Juifs ;
avec ceux qui sont sous la Loi
comme si j'étais sous la Loi
(quoique je ne fusse plus moi-même sous la Loi)
pour gagner ceux qui étaient sous la Loi ;
avec ceux qui étaient sans loi comme si j'étais sans loi
(quoique je ne fusse pas sans la loi de Dieu, étant sous la loi du Christ)
pour gagner ceux qui étaient sans loi.
Je me suis fait faible pour les faibles
afin de gagner les faibles.
Je me suis fait tout à tous
afin de les sauver tous.
Je fais tout à cause de l’Évangile
afin d'y avoir part.
Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade
courent tous, certes
mais qu'un seul reçoit le prix ?
Courez de manière à le remporter.
Or tous ceux qui combattent dans l'arène s’abstiennent de tout
et ceux-là pour recevoir une couronne corruptible
mais nous, une incorruptible.
Moi donc, c'est ainsi que je cours, non pas comme à l'aventure ;
c'est ainsi que je combats, non comme frappant l’air
mais je châtie mon corps et le réduis en esclavage
de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.
Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères
que nos pères ont tous été sous la nuée
et qu'ils ont tous passé à travers la mer
et qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer
et qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel
et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel ;
car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait
or ce rocher était le Christ.
Mais ce n’est pas le plus grand nombre d’entre eux qui plut à Dieu
car ils ont été frappés dans le désert.
Or, ceci est arrivé comme une figure de nous
afin que nous ne convoitions pas les choses mauvaises que ceux-là ont convoitées.
Et ne devenez pas idolâtres comme quelques-uns d'entre eux
ainsi qu'il est écrit :
« Le peuple s’assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour se divertir. »
Ne forniquons pas non plus comme certains d'entre eux ont forniqué
et il en tomba en un seul jour vingt-trois mille.
Ne tentons pas non plus le Christ comme certains d’entre eux le tentèrent
et ils périrent par les serpents.
Ne murmurez pas non plus comme certains d’entre eux murmurèrent
et ils périrent par l’exterminateur.
Or toutes ces choses leur arrivaient en figure
mais elles ont été écrites pour nous servir d'avertissement,
à nous pour qui est venue la fin des temps.
Ainsi donc, que celui qui se croit debout prenne garde de ne pas tomber.
Que la tentation ne vous assaille pas si ce n'est celle qui est humaine
mais Dieu est fidèle, lui qui ne souffrira pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces
mais qui fera en sorte que la tentation vous soit favorable, afin que vous puissiez la supporter.
C’est pourquoi, mes très chers, fuyez l’idolâtrie.
Je vous parle comme à des hommes prudents
jugez vous-mêmes de ce que je dis.
Le calice de bénédiction que nous bénissons
n’est-il pas communion au sang du Christ ?
Et le pain que nous rompons
n’est-il pas participation au corps du Seigneur ?
Car, à plusieurs, nous sommes un seul pain, un seul corps, tous ceux qui participent à un seul pain.
Voyez Israël selon la chair,
ceux qui mangent les victimes ne participent-ils pas à l'autel ?
Qu'est-ce donc que je dis ?
Que ce qui a été sacrifié aux idoles soit quelque chose ?
Ou qu’une idole soit quelque chose ?
Mais ce que les nations immolent
c'est à des démons et non à Dieu qu'ils l'immolent,
or je ne veux pas que vous soyez associés aux démons.
Vous ne pouvez boire le calice du Seigneur et le calice des démons.
Vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons.
Ou bien voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ?
Est-ce que nous sommes plus forts que lui ?
Tout est permis, mais tout n'est pas utile.
Tout est permis
mais tout n'édifie pas.
Que personne ne recherche son propre intérêt
mais celui d'autrui.
Tout ce qui se vend au marché, mangez-en
sans poser de question par motif de conscience ;
« la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme ».
Si quelqu'un d'entre les incroyants vous invite et que vous voulez y aller
mangez tout ce qu’on vous sert
sans poser de question par motif de conscience.
Mais si quelqu’un dit : — Ceci est la chair des victimes immolée aux idoles
n’en mangez pas
à cause de celui qui vous l'a indiqué et par motif de conscience.
La conscience, dis-je, non certes la tienne mais celle d’autrui.
Pourquoi en effet ma liberté serait-elle jugée par une autre conscience ?
Si moi je participe avec action de grâce
pourquoi serais-je blâmé à cause de ce pourquoi je rends grâces ?
Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi d'autre que vous fassiez
faites tout pour la gloire de Dieu.
Ne soyez une occasion de scandale ni pour les Juifs, ni pour les nations, ni pour l’Église de Dieu
comme moi aussi, je plais en tout à tous,
ne cherchant pas ce qui m'est utile
mais ce qui l'est au plus grand nombre pour qu’ils soient sauvés.
Soyez mes imitateurs comme je le suis moi aussi du Christ.
Je vous loue, d'ailleurs, frères,
de ce qu'en toutes choses vous vous souvenez de moi
et gardez mes préceptes comme je vous les ai transmis.
Je veux pourtant que vous sachiez
que de tout homme le chef est le Christ
mais le chef de la femme, c’est l’homme
or le chef du Christ, c’est Dieu.
Tout homme qui prie ou prophétise le chef couvert
déshonore son chef.
Mais toute femme qui prie ou prophétise, le chef découvert,
déshonore son chef
car c'est la même chose que si elle était rasée.
Si une femme en effet ne se voile pas
qu’elle se tonde aussi !
Mais s’il est honteux pour une femme d’être tondue ou rasée
qu’elle voile sa tête.
Certes, l'homme ne doit pas se couvrir le chef
étant l’image et la gloire de Dieu ;
quant à la femme, elle est la gloire de l’homme.
L’homme en effet n’a pas été tiré de la femme
mais la femme de l’homme
et de fait l’homme n’a pas été créé pour la femme
mais la femme pour l’homme.
Voilà pourquoi la femme doit avoir un pouvoir sur son chef, à cause des anges.
Toutefois, dans le Seigneur,
ni l'homme n'est sans la femme, ni la femme sans l'homme.
Car de même que la femme vient de l’homme
de même l’homme aussi vient par la femme
et le tout vient de Dieu.
Jugez-en vous-mêmes.
Convient-il qu’une femme non voilée prie Dieu ?
Et la nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas
qu'un homme, s'il porte une longue chevelure, c’est une honte pour lui ?
mais qu'une femme, si elle porte une longue chevelure, c’est une gloire pour elle ?
Parce que la longue chevelure lui a été donnée en guise de voile.
Or si quelqu’un croit devoir contester
nous, nous n’avons pas une telle habitude, pas plus que les Églises de Dieu.
Mais je prescris ceci, en ne vous louant pas
de ce que vous vous assemblez non pour le meilleur mais pour le pire.
D’abord, en effet, lorsque vous vous réunissez en assemblée
j’apprends qu'il y a des divisions
et je le crois en partie.
Car il faut aussi qu’il y ait des sectes, afin que ceux qui ont fait leurs preuves soient manifestés parmi vous.
Quand donc vous vous réunissez ensemble
ce n'est dès lors pas pour manger le repas du Seigneur.
Chacun, en effet, prend en avance son propre repas pour manger
et un tel a faim
tandis que tel autre est ivre.
N'avez-vous pas des maisons pour manger et boire ?
Ou méprisez-vous l’Église de Dieu
et voulez-vous faire honte à ceux qui n’ont rien ?
Que pourrai-je vous dire ?
Vous louerai-je ?
En cela je ne vous loue pas.
Car j’ai reçu moi-même du Seigneur
ce que je vous ai aussi transmis :
le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré
prit du pain
et rendant grâces, le rompit et dit :
— Ceci est mon corps [est] pour vous
faites cela en mémoire de moi.
De même il prit aussi le calice après avoir soupé, en disant :
— Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang
faites cela toutes les fois que vous en boirez en mémoire de moi.
Car toutes les fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez ce calice
vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
Ainsi donc, quiconque aura mangé ce pain ou aura bu le calice du Seigneur indignement
sera coupable du corps et du sang du Seigneur.
Mais que l'homme se mette lui-même à l'épreuve
et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice ;
car celui qui mange et boit indignement
c'est son propre jugement qu'il mange et boit
ne discernant pas le Corps.
C’est pour cela, que parmi vous, beaucoup sont malades et débiles et que beaucoup se sont endormis.
Si nous nous jugions nous-mêmes
nous ne serions certainement pas jugés.
Mais quand nous sommes jugés par le Seigneur, nous sommes corrigés
afin de ne pas être condamnés avec le monde.
Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour manger, attendez-vous les uns les autres.
Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui
afin de ne pas vous réunir pour votre jugement.
Quant au reste, je le réglerai quand je viendrai.
Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance.
Vous savez que lorsque vous étiez païens
vous alliez vers les idoles muettes, selon que vous étiez menés.
C'est pourquoi je vous fais savoir que personne parlant dans l’Esprit de Dieu
ne dit : — Jésus est anathème !
et personne ne peut dire : — Seigneur Jésus, si ce n’est dans l’Esprit Saint.
Il y a pourtant répartitions des grâces
mais un même Esprit
et il y a des répartitions des ministères
mais un même Seigneur
et il y a des répartitions des opérations
mais un même Dieu qui opère toutes choses en tous.
Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l'utilité.
À l’un, en effet, est donnée par l’Esprit une parole de sagesse
mais à un autre une parole de connaissance selon le même Esprit ;
à un autre la foi, dans le même Esprit,
à un autre le don des guérisons dans l'unique Esprit ;
à un autre d'opérer des miracles
à un autre la prophétie
à un autre le discernement des esprits
à un autre les genres de langues
à un autre l'interprétation des paroles.
Mais toutes ces choses, c'est l'unique et même Esprit qui les opère
répartissant à chacun en particulier comme il veut.
De même, en effet, que le corps est un et a beaucoup de membres
mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient nombreux, ne sont qu'un seul corps
de même aussi le Christ.
Aussi bien, c'est dans un seul Esprit, que nous tous, avons été baptisés pour être un seul corps
soit Juifs, soit Gentils
soit esclaves, soit hommes libres
et tous nous avons été abreuvés d’un seul Esprit.
Ainsi le corps n’est pas un seul membre mais beaucoup.
Si le pied disait : — Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps
il n'en est pas moins pour cela du corps.
Et si l’oreille disait : — Parce que je ne suis pas un œil, je ne suis pas du corps
elle n'en est pas moins pour cela du corps.
Si le corps entier était œil, où serait l’ouïe ?
S’il était tout entier ouïe, où serait l’odorat ?
Mais maintenant Dieu a placé les membres
chacun d'eux, dans le corps, comme il a voulu.
Que si tous étaient un seul membre, où serait le corps ?
Or, il y a maintenant beaucoup de membres, mais un seul corps.
L'œil ne peut pas dire à la main :
—Je n’ai pas besoin de ton activité !
ou encore, la tête aux pieds :
— Vous ne m'êtes pas nécessaires !
Mais bien plutôt, les membres du corps qui semblent être plus faibles
sont plus nécessaires
et les membres que nous pensons être les plus vils du corps
nous les entourons d'un plus grand honneur
et nos membres les moins décents
c'est une plus grande considération qu'ils reçoivent ;
tandis que nos membres décents n’ont besoin de rien.
Mais Dieu a disposé le corps
en accordant un plus grand honneur à ce qui en manquait
afin qu’il n’y ait pas de schisme dans le corps
mais que les membres aient également soin les uns des autres.
Et si un membre souffre
tous les membres souffrent avec lui
ou si un membre est glorifié
tous les membres se réjouissent avec lui.
Or vous êtes, vous, le corps du Christ
et membres d'un membre.
Et Dieu a ainsi établi certains dans l’Église
premièrement des apôtres
deuxièment des prophètes
troisièmement des docteurs
ensuite viennent les miracles
puis les grâces de guérison
les secours
le gouvernement
les genres de langues.
Tous sont-ils apôtres ?
Tous sont-ils prophètes ?
Tous sont-ils docteurs ?
Tous font-ils des miracles ?
Tous ont-ils la grâce de faire des guérisons?
Tous parlent-ils en langues ?
Tous interprètent-ils ?
Mais ambitionnez les charismes les plus grands
et je vais vous montrer une voie plus excellente encore.
Supposé que je parle les langues des hommes et des anges
mais que je n’aie pas la charité
je suis comme un airain qui résonne ou une cymbale retentissante.
Et supposé que je possède le don de prophétie
et que je connaisse tous les mystères et toute la science
et supposé que je possède toute la foi jusqu’à transporter des montagnes
mais que je n’aie pas la charité
je ne suis rien.
Et supposé que je distribue en nourriture pour les pauvres tous mes biens
et supposé que je livre mon corps pour que je brûle
mais que je n'aie pas la charité
cela ne me sert de rien.
La charité est patiente
elle est bénigne
la charité n’est pas jalouse
elle n'agit pas mal
elle ne s'enfle pas
elle n’est pas ambitieuse
elle ne cherche pas son propre intérêt
elle ne s’irrite pas
elle ne pense pas à mal
elle ne se réjouit pas de l'iniquité
mais se réjouit de la vérité.
Elle souffre tout
croit tout
espère tout
supporte tout.
La charité jamais n'a de fin.
S’agit-il des prophéties ? elles seront abolies.
S'agit-il des langues ? elles cesseront.
S'agit-il de la science ? elle sera détruite.
Car c'est d'une manière partielle que nous connaissons
et c'est d'une manière partielle que nous prophétisons.
Mais quand viendra ce qui est parfait
sera aboli ce qui est partiel.
Lorsque j’étais enfant
je parlais comme un enfant
je goûtais comme un enfant
je raisonnais comme un enfant ;
quand je suis devenu homme
j’ai aboli ce qui était de l’enfant.
Nous voyons à présent à travers d'un miroir en énigme,
mais alors nous verrons face à face.
À présent je connais d'une manière partielle
mais alors je connaîtrai tout comme je suis connu.
Or maintenant demeurent
foi, espérance, charité,
ces trois-là
mais la plus grande d'entre elles est la charité.
Poursuivez la charité
enviez les dons spirituels
mais surtout afin de pouvoir prophétiser.
Celui en effet qui parle en langue
ne parle pas aux hommes mais à Dieu
en effet personne ne l'entend
et c'est par l'Esprit qu'il dit des mystères.
Or celui qui prophétise
parle aux hommes d'édification, d'exhortation, de consolations.
Celui qui parle en langue
s’édifie lui-même
tandis que celui qui prophétise
édifie l’Église.
Or je désire que tous vous parliez en langues
mais encore plus que vous prophétisiez :
car celui qui prophétise est plus grand
que celui qui parle en langues
à moins que peut-être il n’interprète
pour que l’Église reçoive de l’édification.
Et maintenant, frères, si je venais chez vous en parlant en langues
en quoi vous serais-je utile
si je ne vous parlais pas
ou par révélation
ou par science
ou par prophétie
ou par doctrine ?
Cependant les objets inanimés qui rendent un son:
une flûte
ou une cithare
à moins qu'ils n'aient rendu un son distinct
comment connaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la cithare ?
Et de fait si la trompette rend un son incertain
qui se préparera au combat ?
De même, vous aussi
si vous n'avez pas rendu par la langue une parole manifeste
comment saura-t-on ce qui est dit ?
Car vous parlerez en l’air.
Il y a par exemple dans le monde tant de genres de langues,
et aucunen'est sans voix.
si donc je ne connais pas la valeur de la voix
je serai un barbare pour celui qui parle
et celui qui parle un barbare pour moi.
De même vous aussi :
puisque vous êtes ambitieux de dons spirituels
cherchez à les avoir en abondance pour l’édification de l’Église.
Et c’est pourquoi celui qui parle en langue
prie pour interpréter
car si je prie en langue
mon esprit prie
mais mon intelligence est sans fruit.
Qu'en est-il donc ?
Je prierai avec l’esprit, je prierai aussi avec l’intelligence ;
je psalmodierai avec l’esprit, je psalmodierai aussi avec l’intelligence.
Du reste si tu bénis par l’esprit
comment celui qui tient la place de l'ignorant
dira-t-il : — Amen à ton action de grâce
puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
Car certes, tu rends bien grâces
mais l'autre n’est pas édifié.
Je rends grâce à Dieu de ce que je parle en la langue de vous tous
mais dans l’Église j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence afin d’instruire aussi les autres
que dix mille paroles en langue.
Frères, ne devenez pas des enfants à l'égard de l'intelligence
mais soyez des petits enfants sous le rapport de la malice
et à l'égard de l'intelligence soyez des parfaits.
Dans la loi il est écrit :
que : « — En des langues autres et en d'autres lèvres je parlerai à ce peuple
et ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur. »
C’est donc que les langues sont comme un signe
non pour les fidèles mais pour les infidèles
au contraire, la prophétie n'est pas pour les infidèles mais pour les fidèles.
Si donc l’Église entière se réunit ensemble
et que tous parlent en langues
mais qu'entrent des ignorants ou des infidèles
ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
Mais si tous prophétisent
et qu’entre quelque infidèle ou quelque ignorant
il est convaincu par tous
il est jugé par tous
les secrets de son cœur sont dévoilés
de sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu
déclarant que Dieu est vraiment en vous.
Qu'en est-il donc, mes frères ?
Lorsque vous vous assemblez
chacun de vous
a un psaume
a une instruction
a une révélation
a une langue
a une interprétation.
Que toute chose se fasse pour l'édification.
Si quelqu'un parle en langue
que ce soit deux ou trois au plus
et un par un
et qu’il y ait un seul interprète.
Mais s’il n’y a pas d’interprète
qu’on se taise dans l’Église
et qu’on parle à soi-même et à Dieu.
Que deux ou trois prophètes parlent et que les autres jugent
et si à un autre, qui est assis, quelque chose est révélé, que le premier se taise
car vous pouvez tous prophétiser l’un après l’autre
afin que tous apprennent et que tous soient exhortés.
Et les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes
car Dieu n’est pas un Dieu de dissension mais de paix
comme dans toutes les Églises des saints.
Que les femmes se taisent dans les Églises
car il ne leur est pas permis de parler
mais qu'elles soient soumises, comme la loi elle-même le dit.
Mais si elles veulent apprendre quelque chose
qu’elles interrogent leurs maris à la maison
car il est indécent pour une femme de parler dans l'Église.
Et est-ce de vous que le verbe de Dieu est sortie ?
ou est-ce en vous seuls qu’elle est parvenue ?
Si quelqu’un pense être prophète ou spirituel
qu’il reconnaisse que ces choses que je vous écris
sont des commandements du Seigneur.
mais si quelqu'un l’ignore, il sera ignoré.
Ainsi, frères, ambitionnez de prophétiser
et n’empêchez pas de parler en langues.
Mais que tout se fasse décemment et avec ordre.
Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai prêché
et que vous avez reçu
et dans lequel aussi vous tenez bon
par lequel aussi vous êtes sauvés
si vous le retenez dans l'état où je vous l’ai prêché
à moins que vous n'ayez cru en vain.
De fait je vous ai transmis en premier lieu ce que j'ai moi-même reçu,
à savoir que : « le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures »
qu’il a été enseveli
et qu’il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures
qu’« il a été enseveli »
et qu’« il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures »
qu’« il a été vu de Céphas,
et puis des onze »
ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois,
parmi lesquels beaucoup demeurent jusqu'à présent
et quelques-uns se sont endormis ;
ensuite il a été vu de Jacques
ensuite de tous les apôtres
et en tout dernier lieu, comme par l'avorton, il a été vu aussi par moi.
Moi, en effet, je suis le moindre des apôtres,
qui ne suis pas digne d’être appelé « apôtre »
puique j’ai persécuté l’Église de Dieu :
c’est par grâce de Dieu que je suis ce que je suis
et sa grâce envers moi n’a pas été vide
mais j’ai travaillé plus qu’eux tous
non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu avec moi !
Que ce soit donc moi, que ce soit eux
voilà ce que nous prêchons et voilà ce que vous avez cru.
Or si l’on prêche que le Christ est ressuscité d'entre les morts
comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’est pas de résurrection des morts ?
Or s’il n’est pas de résurrection des morts
le Christ non plus n’est pas ressuscité
et si le Christ n’est pas ressuscité
vaine est donc notre prédication
et vaine aussi est votre foi.
Pis, nous nous trouvons même être de faux témoins de Dieu,
puisque nous avons témoigné contre Dieu
qu’il a ressuscité le Christ,
qu'il n’a pourtant pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent pas,
car si les morts ne ressuscitent pas
le Christ non plus n’est pas ressuscité !
Que si le Christ n’est pas ressuscité,
vaine est votre foi :
de fait, vous êtes encore dans vos péchés
et aussi, par conséquent, ceux qui se sont endormis dans le Christ ont péri !
Si c'est pour cette vie seulement que nous espérons dans le Christ
nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.
Mais à présent le Christ est ressuscité d'entre les morts : il est les prémices de ceux qui se sont endormis !
Puisqu'en effet, par un homme la mort
par un homme aussi la résurrection des morts
et de même que tous meurent en Adam,
de même aussi dans le Christ tous seront vivifiés
mais chacun en son propre rang
en prémices : le Christ
ensuite : ceux qui appartiennent au Christ lors de son avènement
puis : la fin
quand il aura livré la royauté à Dieu le Père,
quand il aura aboli toute principauté, pouvoir et toute puissance.
Or il faut qu’il règne « Jusqu’à ce qu’il mette tous ses ennemis sous ses pieds » ;
la toute dernière ennemie sera détruite : la mort
car « il a soumis toutes choses sous ses pieds. »
Mais lorsqu'il dit :
« Toutes choses ont été soumises »
c'est excepté, sans doute, celui qui lui a tout soumis.
Et lorsque toutes choses lui auront été soumises,
alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a soumis toutes choses,
afin que Dieu soit tout en tous.
Autrement, que feront ceux qui se font baptiser pour les morts
si les morts ne ressuscitent pas du tout,
et pourquoi se font-ils baptiser pour eux ?
Et nous, pourquoi sommes-nous en péril à toute heure ?
Je meurs au quotidien, frères,
à travers la gloire que j'ai à votre sujet en Jésus-Christ notre Seigneur ...
Si c'est seulement selon l'homme que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse,
en quoi cela m'est-il utile si les morts ne ressuscitent pas ?
« Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! »
Ne soyez pas séduits :
« Les mauvais entretiens corrompent les bonnes mœurs ! »
Réveillez-vous, justes, et ne péchez plus
car certains sont dans l’ignorance de Dieu,
je le dis à votre honte.
Mais, dira quelqu’un :
— Comment les morts ressuscitent-ils ?
Et avec quel corps reviennent-ils ?
Insensé ! ce que tu sèmes, toi, n'est pas vivifié, à moins qu'il ne meure d'abord.
Et ce que tu sèmes
tu ne le sèmes pas comme le corps à venir
mais comme un grain nu, comme le blé, ou comme une partie du reste
mais Dieu lui donne le corps qu'il veut ;
et à chacune des semences, un corps qui lui est propre.
Toute chair n’est pas la même chair
mais autre certes celle des hommes
autre celle des bestiaux
autre la chair des oiseaux
et autre celle des poissons.
Il y a des corps célestes
et des corps terrestres
mais autre est la gloire du céleste
autre celle du terrestre
autre l’éclat du soleil,
autre l’éclat de la lune,
et autre l’éclat des étoiles ;
car une étoile diffère en éclat d’une étoile.
Et ainsi de la résurrection des morts :
Il est semé dans la corruption,
il ressuscite dans l'incorruptibilité ;
il est semé dans l'obscurité
il ressuscite dans la gloire
il est semé dans la faiblesse
il ressuscite dans la force
il est semé corps animal
il ressuscite corps spirituel.
S'il y a un corps animal
il y aussi un spirituel
et ainsi il est écrit :
« Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante
le dernier Adam, esprit vivifiant. »
Or ce n’est pas d'abord ce qui est spirituel,
mais ce qui est animal,
ensuite, ce qui est spirituel.
Le premier homme fut de la terre, terrestre
le deuxième homme, , est du ciel, céleste.
Tel le terrestre, tels aussi les terrestres ;
et tel le céleste, tels aussi les célestes.
Donc de même que nous avons porté l’image du terrestre,
portons aussi l’image du céleste.
Or j’affirme ceci, frères :
— La chair et le sang ne peuvent posséder le royaume de Dieu
et la corruption ne possédera pas l’incorruptibilité.
Voici un mystère que je vous dis :
— Tous, certes, nous ressusciterons,
mais nous ne serons pas tous changés.
En un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette ;
car elle retentira
et les morts ressusciteront incorruptibles
et nous, nous serons changés
car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité
et que ce corps mortel revête l’immortalité
et lorsque ce corps mortel aura revêtu l’immortalité
alors s’accomplira la parole qui est écrite :
— La mort a été engloutie dans la victoire.
Où est-elle, mort, ta victoire ?
Où est-elle, mort, ton aiguillon ?
Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché
et la puissance du péché, c’est la loi.
Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ !
Ainsi, mes frères bien-aimés
soyez fermes et inébranlables
abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur
sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
Quant aux collectes qui sont faites en faveur des saints
comme je l’ai ordonné aux Églises de Galatie
vous aussi, faites de même.
Le premier jour de la semaine, que chacun de vous mette de côté chez lui
ce qui lui conviendra
afin que ce ne soit pas seulement lorsque je viendrai que les collectes se fassent.
Et quand je serai présent
ceux que vous aurez approuvés par des lettres
je les enverrai porter votre don à Jérusalem.
Et s’il convenait que j’y aille aussi moi-même, ils iront avec moi.
Or je viendrai vers vous quand j’aurai traversé la Macédoine
car je traverserai la Macédoine.
Mais peut-être séjournerai-je chez vous ou même y hivernerai
afin que vous m’accompagniez partout où j'irai.
De fait je ne veux pas vous voir seulement en passant ;
mais j’espère que je resterai suffisamment de temps près de vous, si le Seigneur le permet.
Mais je resterai à Éphèse jusqu’à la Pentecôte
car une porte m’est ouverte, grande et manifeste
et les adversaires sont nombreux.
Et si Timothée venait
faites en sorte qu’il soit sans crainte auprès de vous
car il œuvre à l’œuvre du Seigneur comme moi.
Que personne donc ne le méprise
mais reconduisez-le en paix afin qu’il vienne vers moi
car je l’attends avec les frères.
Quant au frère Apollos,
je l’ai fortement engagé à venir vers vous avec les frères
et il n’a absolument pas voulu venir maintenant
mais il viendra quand il en aura le loisir.
Veillez, demeurez fermes dans la foi
agissez virilement et fortifiez-vous.
Que tout chez vous se fasse dans la charité.
Et je vous prie instamment, frères
(vous connaissez bien la maison de Stéphanas et de Fortunat
qu'elles sont les prémices de l’Achaïe
et qu’ils se sont eux-mêmes rangés au ministère des saints)
d'être vous aussi soumis à des hommes de ce genre
et à quiconque travaille avec eux et se donne de la peine.
Et je me réjouis de la présence de Stéphanas, de Fortunat et d’Achaïque
parce qu'eux-mêmes ont suppléé à ce qui vous manquait
car ils ont raffermi à la fois mon esprit et le vôtre.
Reconnaissez donc ceux que sont de tels hommes.
Les Églises d’Asie vous saluent
Aquilas et Prisque vous saluent profondément dans le Seigneur
avec leur Église domestique.
Tous les frères vous saluent.
Saluez-vous les uns les autres en un saint baiser.
La salutation de moi Paul, avec ma propre main.
Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur Jésus-Christ
qu’il soit anathème ! Maranatha !
Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous !
[24] Ma charité est avec vous tous dans le Christ Jésus ! Amen !
ICI FINIT L'ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS · I ·