Le premier livre des Rois continue le récit des débuts de la monarchie présenté dans les deux livres de Samuel.
« — J'ai bâti une maison pour ta demeure, ton trône très stable pour toujours » (1R 8,13). C'est Salomon, fils de David, qui fait cette déclaration lors de la dédicace du premier Temple de Jérusalem.
Salomon dont le nom dérive de shalom (« accomplissement », « perfection ») est par excellence la figure du roi dans l'Ancien Testament. S'il reçoit la grâce de bâtir le Temple, c'est en récompense de sa sagesse. Il est aussi connu pour son célèbre « jugement de Salomon » (1R 3,16-28), son faste proverbial, son harem, la visite de la reine de Saba (1R 10,1-13), l'Âge d'or et la paix qu'apporta son règne. Salomon préfigure aussi la fin tragique de la monarchie. En vieillissant, il se laisse séduire par l'idolâtrie de ses femmes. Pour le punir, le Seigneur divise son empire : la séparation entre les royaumes d'Israël (autour de Samarie au nord), et de Juda (autour de Jérusalem, au sud) crée la division entre les tribus d'Israël.
La théologie dominante de ce livre (dite « théologie deutéronomiste ») attribue l'échec de la monarchie (ainsi que la perspective de l'Exil à venir) à l'infidélité des rois envers l'alliance : ils n'ont pas tenu leurs engagements et la monarchie a fini par disparaître. Cette perspective théologique a donné son unité à la collection des prophètes antérieurs (Josué, Juges, Samuel & Rois). Cette histoire est celle d'un déclin : la terre conquise de haute lutte sous Josué, conservée par les Juges et unifiée sous David (Bible et Archéologie VIIII : David et Salomon), sera perdue à la fin du deuxième livre des Rois, sous les coups des Assyriens (Samarie) et des Babyloniens (Jérusalem).
Dans ce contexte plutôt sombre apparaît une figure de feu : Élie. Prophète du royaume du Nord, champion du yahwisme, boucher des prophètes de Baal (1R 18,25-41), ermite doté de l'oreille absolue à l'écoute de la subtilité du silence (1R 19,9-13), thaumaturge, il est à la fois « fléau » pour son peuple et son roi impie Achab, et bienfaiteur qui donne le pain à une veuve étrangère et ressuscite son fils. Le Nouveau Testament mobilise tous les récits sur Élie pour raconter l'histoire de Jean-Baptiste et celle de Jésus.
Le texte hébreu des Rois n'est abîmé qu'en quelques passages techniques (comme 1R 7). Il reflète souvent des assimilations aux parallèles des Chroniques, d'Isaïe et de Jérémie.
Le Targum avec peu de paraphrases suit de près le texte massorétique.
La Peshitta suit un texte conforme à l'hébreu massorétique et rejoint souvent le Targum.
Les versions en copte, éthiopien, arménien et arabe dépendent de la Septante.
L’ouvrage conserve des sources anciennes. Du point de vue littéraire, il présente donc des caractéristiques inhérentes à toute compilation : inégalité du style et disproportion des parties.
Elle se remarque stylistiquement, dans les développements, les ajouts ou les commentaires du rédacteur, lorsqu'il s'éloigne de ses sources.
Quand les sources le permettent, chaque règne est traité dans son intégralité à travers une structure constante : les formules se répètent, et la fin du règne est toujours marquée d'une notation morale, d’habitude négative sur le roi.
Les livres des Rois continuent la narration des livres de Samuel :
La question de la royauté était posée dès le livre des Juges et les livres de 1 Samuel et Second livre de Samuel qui racontaient les origines de la monarchie. Les deux livres des Rois en narrent l'apogée, le déclin et l'extinction. La condamnation est la même pour tous les rois d'Israël, due à la faute originelle que constitue l'établissement des sanctuaires de Béthel et de Dan. Ainsi, seuls huit rois de Juda sont célébrés pour leur loyauté et leur piété. Sur les huit, seuls Josias et Ezéchias trouvent grâce aux yeux de l'auteur, qui note pour les six autres que « les hauts-lieux n'ont pas disparu ». Fortement marqués par l'école deutéronomiste, les livres des Rois sont l'illustration en actes de la loi du Deutéronome, redécouverte sous Josias : respecter l’éthique et le culte décrétés sauve, les renier entraîne une rupture de l’alliance et la perte de la terre promise.
Tout en les classant au nombre des « prophètes antérieurs », la tradition rabbinique attribue les livres des Rois à un très grand « prophète postérieur », Jérémie. Le nom prestigieux couvre bien sûr une élaboration beaucoup plus complexe.
Les livres des Rois présentent les traces d'au moins trois rédactions, que l'on peut qualifier schématiquement d'historique, de prophétique et de nomiste.
Cependant, les rédacteurs mettent en ordre une matière qu’ils ne créent pas de toute pièce. Ils renvoient fréquemment aux sources, écrites ou orales, qu’ils affirment consulter, comme pour inviter les lecteurs à vérifier. Tout en opérant un choix dans le matériau dont ils héritent, ils conservent plusieurs épisodes qui ne sont pas en faveur de leurs interprétations historico-théologiques. L'ouvrage cite expressément trois de ses sources :
Il en eut sans doute d'autres : on peut énumérer la fin du grand document davidique (1R 1-2), des archives décrivant le Temple, d'origine sacerdotale (1R 6-7), la tradition de la venue de la reine de Saba vers 550 av. J.-C. (1R 10,1-13). D'autres passages reflètent aussi les souvenirs des prophètes, conservés probablement par leurs disciples, comme les récits à propos d'Élie (fin du 9e s.) ou d'Élisée un peu plus tard ; ces deux histoires forment le socle des cycles d'Élie (1R 17- 2R 1) et d'Élisée (2R 2-13). La même constatation peut être effectuée à propos d'Isaïe (2R 18,17-20,19). Ces récits sur les prophètes ont été réunis aux récits concernant les rois. Bref, tout en soulignant la mobilisation littéraire de ces sources au service de convictions religieuses, il ne serait pas juste de réduire les livres des Rois à une fiction théologique.
Depuis deux ou trois siècles, on compare ces récits des livres des Rois avec nombres de découvertes en Orient : convergences et divergences permettent d'apprécier avec finesse la véracité de l'intention historienne des narrateurs, autant que leur liberté dans l'inventivité littéraire et religieuse.
Le règne de Salomon occupe une grande partie du livre des Rois, qui insiste sur sa sagesse, ses richesses, et surtout la construction du Temple.
À sa mort, en 931, le royaume se divise entre les dix tribus du Nord et les deux du Sud, à partir d'une séparation religieuse. Le récit suit alors en parallèle et en opposition ces deux royaumes, qui luttent à la fois entre eux et contre des puissances voisines, Égyptiens ou Araméens. Le royaume du Nord tombe en 721, avec la prise de Samarie, sous les coups de l'Assyrie.
Après 721 le royaume de Juda demeure seul. Les interventions militaires des Assyriens (en particulier l'assaut de Sennachérib en 701 Annales de Sennachérib) confirment le statut vassal de Juda. La chute de l’Assyrie (614) et la formation de l'empire chaldéen donne naissance à de nouvelles luttes. Jérusalem est prise par Nabuchodonosor en 597, ce qui entraîne une première déportation à Babylon, puis à nouveau en 587 après la prise de Jérusalem, avec la seconde déportation.
Les livres des Rois ont toujours appartenu au canon des Écritures.
Ils trouvent des strictes parallèles :
Et lorsque Ecclésiastique ou Siracide synthétise l’histoire du Peuple de Salomon à la chute du royaume de Juda (Si 47,1-49,5), il se fonde pour cela sur les narrations des Rois.
Le Nouveau Testament y puise également :
Tout comme les livres de Samuel, les livres des Rois ne forment qu'un seul livre dans la Bible hébraïque. Il est possible qu’ils n’aient pas originellement constitué une unité distincte ; ils pourraient avoir appartenu à un grand ensemble historique unique comportant les livres de Josué (peut-être même aussi le Deutéronome), des Juges, de Samuel et des Rois Prophètes antérieurs (Josué, Juges, Samuel & Rois).
La distinction en deux livres fut réalisée par les traducteurs grecs du 3e s. av. J.-C. : l’ouvrage correspond à 3 et 4 Règnes (selon la traduction grecque) ou 1 et 2 Rois (selon la Vulgate). La division du livre scinde en deux le règne d’Ochozias (début en 1R 22,52ss ; fin en 2R 1) et le cycle d'Élie (il s’étend de 1R 17 à 2R 1).
Les livres des Rois ont très peu retenu l'attention des anciens Pères. En dehors de remarques occasionnelles, on ne trouve que :
Ensuite, l'intérêt se réveille et les livres sont plus commentés, dans un sens plutôt moralisateur :
Parmi les commentaires plus récents :
ICI COMMENCE LE LIVRE DE MALACHIM
C'EST-À-DIRE LE TROISIÈME ET LE QUATRIÈME DES ROIS
Et le roi David avait vieilli et il avait de très nombreux jours de vie
et bien qu'on le couvrît de vêtements, il ne se réchauffait pas ;
ses serviteurs lui dirent donc :
— Cherchons pour notre seigneur le roi une toute jeune femme vierge
qu’elle se tienne face au roi et l'échauffe
qu’elle dorme sur ton sein et réchauffe notre seigneur le roi.
Alors on chercha une toute jeune femme avenante dans tout le territoire d’Israël
et l'on trouva Abisag la Sunamite et on l'amena au roi.
Or la jeune fille était extrêmement belle
et elle dormait avec le roi et le servait
mais le roi ne la connut pas.
Or Adonias fils de Aggith s’exaltait, disant : — C'est moi qui régnerai !
et il se fit faire un char et des cavaliers
et cinquante hommes qui couraient devant lui...
Mais jamais son père ne le reprit en disant : — Pourquoi as-tu fait ceci ?
Lui-même aussi était fort beau, par la naissance second après Absalom.
Et il eut un entretien avec Joab fils de Sarvia et avec Abiathar le prêtre
qui soutenaient le parti d’Adonias.
Mais Sadoc le prêtre et Banaïas fils de Joïada [Ioiada]
et Nathan le prophète et Séméi et Réi [Rhei]
et la force de l'armée de David n'était pas avec Adonias.
Donc Adonias, ayant immolé des béliers, des veaux et un ensemble de gras bétail
près de la pierre de Zohéleth, qui était voisine de la source de Roguel [Rogel]
invita l'ensemble de ses frères, les fils du roi
et tous les hommes de Juda, serviteurs du roi.
Mais ni Nathan le prophète ni Bethsabée ni tous les hommes vigoureux, et Salomon, son frère, il ne les appela pas.
Ainsi donc Nathan dit à Bethsabée, mère de Salomon :
— N’as-tu pas appris qu’Adonias fils de Aggith est devenu roi ?
Et notre seigneur David ignore ceci.
Maintenant donc, viens, reçois de moi un conseil
et sauve ta vie et celle de ton fils Salomon.
Va, et entre chez le roi David, et dis-lui :
— Est-ce que ce n'est pas, toi, mon seigneur le roi, qui as juré, à moi ta servante, disant :
— Salomon, ton fils, régnera après moi
et c'est lui qui siégera sur mon trône ?
Pourquoi donc Adonias est-il devenu roi ?
Et pendant que tu parleras encore là avec le roi
moi je viendrai derrière toi et je compléterai tes paroles.
Aussi Bethsabée entra-t-elle chez le roi, dans sa chambre.
Or le roi avait énormément vieilli
et Abisag la Sunamite le servait.
Bethsabée s’inclina et se prosterna devant le roi
et le roi lui dit : — Que veux-tu pour toi ?
Elle, répondant, dit :
— Mon seigneur, c'est toi qui as juré par le Seigneur ton Dieu à ta servante :
— Salomon, ton fils, régnera après moi
et c'est lui qui siégera sur mon trône.
Et voici maintenant qu’Adonias est devenu roi tandis que toi, mon seigneur le roi, l'ignore :
il a sacrifié des bœufs et toute sorte de gras bétail et des béliers nombreux
et il a invité tous les fils du roi
Abiathar le prêtre aussi, et Joab, le chef de l’armée
mais Salomon, ton serviteur, il ne l'a pas invité
(cependant, mon seigneur le roi, c'est vers toi que regardent les yeux de tout Israël
pour que tu leur indiques qui doit siéger sur ton trône, mon seigneur le roi, après toi !)
ce qui arrivera, quand mon seigneur le roi sera endormi avec ses pères
c'est que moi et mon fils Salomon, nous serons des erreurs !
Alors qu'elle parlait encore avec le roi, Nathan le prophète arrive.
Et on l’annonça au roi, disant : — Nathan le prophète est là.
Et comme il était entré devant le regard du roi
et s'était prosterné devant lui, penché à terre
Nathan dit :
— Mon seigneur le roi, c'est toi qui as dit :
— Qu'Adonias règne après moi et que lui-même siège sur mon trône ?
Car il est descendu aujourd’hui et il a immolé des bœufs et du gras bétail et des béliers nombreux
et il a invité tous les fils du roi et les chefs de l’armée
Abiathar aussi, le prêtre
ceux-là mangeant et buvant face à lui
et disant : — Vive le roi Adonias !
Moi ton serviteur et Sadoc le prêtre et Banaïas fils de Joïada
et même ton obéissant Salomon, il ne nous a pas invités...
Est-ce de mon seigneur le roi que ce scénario est issu ?
Et même à moi, ton serviteur, tu n'as pas indiqué
qui allait siéger sur le trône de mon seigneur le roi après lui ?
Et le roi David répondit, disant :
— Appelez-moi Bethsabée.
Et comme celle-ci était entrée face au roi et se tenait devant lui
le roi jura et dit :
— Il vit, le Seigneur, qui a arraché mon âme à toute angoisse !
Ainsi que je t’ai juré par le Seigneur, le Dieu d’Israël, disant :
« — Salomon ton fils régnera après moi,
c'est lui qui siégera sur mon trône à ma place »,
ainsi ferai-je aujourd'hui.
Et Bethsabée, ayant abaissé le visage à terre, se prosterna devant le roi, disant :
— Vive mon seigneur le roi David, pour l'éternité !
Le roi David dit aussi :
— Appelez-moi Sadoc le prêtre, Nathan le prophète et Banaïas fils de Joïada.
Et comme ils étaient entrés face au roi
il leur dit :
— Prenez avec vous les serviteurs de votre seigneur
et installez Salomon mon fils sur ma mule
et menez-le à Gihon [Gion].
Et que là Sadoc le prêtre l'oigne , et Nathan le prophète, en roi sur Israël
et vous sonnerez du cor et vous direz :
— Vive le roi Salomon !
Et vous monterez derrière lui et il viendra
et il siégera sur mon trône et lui-même régnera à ma place
et c'est à lui que j'ordonnerai d'être chef sur Israël et sur Juda.
Et Banaïas fils de Joïada répondit au roi, disant : — Amen !
Qu’ainsi parle le Seigneur, le Dieu de mon seigneur le roi !
Comme le Seigneur a été avec mon seigneur le roi, ainsi soit-il avec Salomon
et qu’il rende son trône plus sublime que le trône de mon seigneur le roi David !
Sadoq le prêtre descendit donc, et Nathan le prophète, et Banaïas fils de Joïada
et les Kéréthiens et les Féléthiens.
Et ils installèrent Salomon sur la mule du roi David
et l'amenèrent à Gihon.
Et Sadoc le prêtre prit dans le tabernacle la corne d’huile et oignit Salomon.
Et l'on sonna de la trompette
et tout le peuple dit : — Vive le roi Salomon !
Et la multitude toute entière monta derrière lui,
un peuple de gens jouant de la flûte et se réjouissant d'une grande joie,
et la terre retentit à leur clameur.
Adonias entendit, et tous ceux qui avaient été invités par lui
à l'instant où le festin était fini.
Joab, ayant lui aussi entendu le son de la trompette, dit :
— Que signifie cette clameur de la ville tumultuante ?
Celui-là parlant encore, Jonathan fils d'Abiathar le prêtre arriva.
Et Adonias lui dit : — Entre, car tu es un homme solide, et annonçant de bonnes nouvelles.
Et Jonathan répondit à Adonias :
— Pas du tout ! Car notre seigneur le roi David a institué roi Salomon.
Et il a envoyé avec lui Sadoc le prêtre, et Nathan le prophète, et Banaïas fils de Joïada
et les Kéréthiens et les Féléthiens
et ils l’ont placé sur la mule du roi.
Et Sadoc le prêtre et Nathan le prophète l’ont oint roi à Gihon
et ils sont montés de là, se réjouissant, et la ville en a retenti
c’est le bruit que vous avez entendu.
Mais aussi Salomon s'est assis sur le trône de la royauté
et, entrés, les serviteurs du roi ont béni notre seigneur le roi David, disant :
— Que Dieu grandisse le nom de Salomon plus que ton nom
et qu’il magnifie son trône plus que ton trône !
Et le roi s’est prosterné sur son lit
de plus, il a dit aussi ceci :
— Béni [soit] le Seigneur, le Dieu d’Israël
qui a donné aujourd’hui un [successeur] siégeant sur mon trône, à la vue de mes yeux !
Tous ceux qui avaient été invités par Adonias furent donc saisis de terreur et se levèrent
et chacun alla son chemin.
Quant à Adonias, craignant Salomon
il se leva, et s’en alla et tint une corne de l’autel.
Et on l’annonça à Salomon, disant :
— Voici qu’Adonias, craignant le roi Salomon, a tenu une corne de l’autel, disant :
— Que le roi Salomon me jure aujourd’hui qu'il ne fera pas périr son serviteur par le glaive !
Et Salomon dit :
— S’il est homme de bien, il ne tombera pas même un cheveu de lui à terre
mais si du mal est trouvé en lui, il mourra.
Le roi Salomon envoya donc [des gens] et le ramena de l’autel.
Étant entré, il se prosterna devant le roi Salomon
et Salomon lui dit : — Va dans ta maison.
Et les jours de David avaient approché de sa mort
et il ordonna à Salomon, son fils, disant :
— Moi, j'aborde le chemin de toute la terre
renforce-toi et sois un homme !
Et observe les gardes du Seigneur ton Dieu
pour que tu marches dans ses voies
et que tu gardes ses cérémonies et ses préceptes
et jugements et témoignages
comme il est écrit dans la Loi de Moïse
pour que tu comprennes tout ce que tu fais
et partout où tu te tournes
pour que le Seigneur confirme ses paroles qu’il a dites à mon sujet, disant :
— Si tes fils gardent leur voie
et marchent face à moi en vérité
de tout leur cœur et de toute leur âme
un homme ne te sera pas enlevé du trône d’Israël.
Toi aussi tu sais ce que m’a fait Joab fils de Sarvia
ce qu’il a fait aux deux chefs de l'armée d’Israël
à Abner fils de Ner et à Amasa fils de Jéther [Iether]
qu'il a tués, et il a versé la saignée de la guerre pendant la paix
et il a mis le sang du combat sur sa ceinture qui était autour de ses reins
et sur sa sandale qui était à ses pieds.
Tu agiras donc selon ta sagesse
et tu ne feras pas descendre ses cheveux blancs paisiblement aux enfers.
Mais aussi aux fils de Berzillaï le Galaadite tu montreras de la reconnaissance
et ils seront des commensaux à ta table
car ils sont venus au-devant de moi quand je fuyais devant Absalom, ton frère.
Tu as aussi auprès de toi Séméi fils de Géra fils de Jamin de Bahurim [Baurim]
qui m'a maudit de la pire malédiction quand j’allais au Camp.
Mais parce qu'il est descendu à ma rencontre comme je traversais le Jourdain
aussi je lui ai juré par le Seigneur, disant : « — Je ne te ferai pas périr par le glaive. »
Toi, ne supporte pas qu'il soit impuni
mais tu es un homme sage et tu sauras quoi lui faire
et tu feras descendre ses cheveux blancs dans le sang aux enfers.
Alors David dormit avec ses pères
et il fut enseveli dans la ville de David.
Et les jours que David régna sur Israël sont quarante ans.
À Hébron, il régna sept ans
à Jérusalem, trente-trois.
Et Salomon siégea sur le trône de David son père
et son règne fut bien affermi.
Et Adonias fils de Aggith entra chez Bethsabée, mère de Salomon
qui lui dit : — Pacifique, ton entrée ?
Lui répondit : — Pacifique.
Et il ajouta : — J’ai un propos pour toi.
Elle lui dit : — Parle.
Et lui dit : — Toi tu sais que la royauté était mienne
et c'est moi que tout Israël s'était représenté en roi.
Mais la royauté a été transférée et elle est devenue [celle] de mon frère
car par le Seigneur elle a été établie pour lui.
Maintenant donc, une seule demande que je requiers de toi. Ne couvre pas de confusion ma face.
Celle-ci lui dit : — Parle.
Et lui dit :
— Je te prie de dire à Salomon le roi,
car il ne peut rien te refuser,
de me donner Abisag la Sunamite pour femme.
Et Bethsabée dit : — Bien, moi je parlerai pour toi au roi.
Bethsabée vint donc auprès du roi Salomon pour lui parler pour Adonias.
Et le roi se leva à sa rencontre
et il se prosterna devant elle et s’assit sur son trône
un trône fut aussi placé pour la mère du roi
qui s’assit à sa droite.
Et elle lui dit :
— Une seule petite demande, que moi je requiers de toi.
Ne couvre pas de confusion ma face.
Le roi lui dit : — Demande, ma mère
et en effet il n'est pas juste que je détourne ta face.
Et celle-ci dit : — Que soit donnée Abisag la Sunamite à Adonias ton frère pour femme.
Et le roi Salomon répondit et dit à sa mère :
— Pourquoi réclames-tu Abisag la Sunamite pour Adonias ?
Réclame aussi pour lui la royauté
car lui-même est mon frère plus grand que moi
et il a Abiathar le prêtre et Joab fils de Sarvia !
Et ainsi le roi Salomon jura par le Seigneur, disant :
— Que Dieu me fasse ceci, et qu'il ajoute cela
s'il n'est vrai que contre sa propre vie Adonias a dit cette parole !
Et maintenant, aussi vrai qu'il vit, le Seigneur qui m’a affermi et m’a placé sur le trône de David mon père
et qui m’a fait une maison comme il l’a dit
je jure qu'aujourd’hui sera tué Adonias !
Et le roi Salomon envoya pour main Banaïas fils de Joïada
qui le fit périr, et il mourut.
À Abiathar le prêtre, le roi dit aussi :
— Va à Anathot dans ton champ !
Tu es certes un homme passible de mort, mais aujourd’hui je ne te ferai pas périr
parce que tu as porté l’arche du Seigneur Dieu face à David mon père
et tu as subi souffrance dans tout ce qu'a souffert mon père.
Salomon chassa donc Abiathar de sorte qu’il ne fût plus prêtre du Seigneur
pour que fût accomplie la parole que le Seigneur dit sur la maison d’Héli, à Silo.
Or la nouvelle parvint à Joab.
Parce que Joab avait penché du côté d'Adonias et que du côté d'Absalom il n'avait pas penché,
Joab s’enfuit au tabernacle du Seigneur et saisit une corne de l’autel.
Et l'on annonça au roi Salomon
que Joab s’était enfui au tabernacle du Seigneur et qu'il était près de l’autel.
Et Salomon envoya Banaïas fils de Joïada, disant : — Va, fais-le périr.
Banaïas vint à la tente du Seigneur et il lui dit :
— Ceci, dit le roi : — Sors.
Et celui-ci dit : — Je ne sortirai pas mais ici je mourrai.
Banaïas rapporta au roi la parole, disant :
— Ceci, a dit Joab, et ceci m’a-t-il répondu.
Et le roi lui dit : — Fais comme il a dit et fais-le périr et ensevelis-le.
Et tu écarteras le sang innocent qui a été répandu par Joab
loin de moi et loin de la maison de mon père.
Et que le Seigneur renvoie son sang sur sa tête
parce qu'il a fait périr deux hommes justes et meilleurs que lui
et qu'il les a tués par le glaive, à l'insu de mon père David :
Abner fils de Ner, chef de guerre d’Israël
et Amasa fils de Jéther, chef de l’armée de Juda.
Et leur sang retournera sur la tête de Joab
et sur la tête de sa semence pour toujours.
Mais pour David, et pour sa semence, et pour sa maison, et pour son trône, que ce soit la paix jusqu'à l'éternité de par le Seigneur.
Banaïas fils de Joïada monta donc et l'ayant attaqué, le fit périr.
Et il fut enseveli dans sa maison dans le désert.
Et le roi établit Banaïas fils de Joïada à sa place sur l’armée
et Sadoc le prêtre, il le mit à la place d’Abiathar.
Le roi envoya aussi appeler Séméi et lui dit :
— Bâtis-toi une maison à Jérusalem et demeure là.
Et tu n’en sortiras pas, ici ni là.
Mais le jour quel qu'il soit où tu seras sorti et auras passé le torrent du Cédron
sache qu'il faudra te faire périr.
Ton sang sera sur ta tête.
Et Séméi dit au roi : — C'est une bonne parole.
Comme a parlé mon seigneur le roi, ainsi fera ton serviteur.
Séméi demeura donc à Jérusalem de nombreux jours.
Or il advint après trois ans
que des serviteurs de Séméi s’enfuirent auprès d’Achis fils de Maaca, roi de Geth.
Et l'on annonça à Séméi que ses serviteurs étaient à Geth.
Et Séméi se leva et sella son âne et alla à Geth auprès d’Achis pour rechercher ses serviteurs.
Et il les ramena de Geth.
Or, on annonça à Salomon que Séméi était allé à Geth de Jérusalem et qu’il était revenu.
Et il envoya l'appeler et lui dit :
— Ne t'ai-je pas attesté par le Seigneur, et ne t’ai-je signifié :
« — Quel que soit le jour où, sorti, tu iras ici et là, sache que tu mourras » ?
Et tu m'as répondu : — C'est une bonne parole, j'ai entendu.
Pourquoi donc n’as-tu pas gardé le serment du Seigneur
et l’ordre que je t’avais ordonné ?
Et le roi dit à Séméi :
— Toi tu sais tout le mal dont est conscient ton cœur
que tu as fait à David, mon père.
Le Seigneur a renvoyé ta mauvaiseté sur ta tête.
Le roi Salomon est béni
et le trône de David sera stable face au Seigneur, pour toujours.
Et ainsi le roi donna ordre à Banaïas fils de Joïada
lequel, étant sorti, le frappa, et il mourut.
La royauté fut affermie dans la main de Salomon.
La royauté fut donc affermie dans la main de Salomon.
Et il s’allia par un mariage avec Pharaon roi d’Égypte
car il reçut la fille de Pharaon et l’amena dans la cité de David
jusqu’à ce qu’il achevât de bâtir sa maison et la Maison du Seigneur
et le mur de Jérusalem à l'entour.
Seulement le peuple sacrifiait sur les hauts lieux, car il n’avait pas été bâti de maison au nom du Seigneur jusqu’à ces jours.
Or Salomon aima le Seigneur, marchant dans les préceptes de David son père
sauf que dans les hauts lieux il sacrifiait et brûlait de l'encens.
Il s'en alla donc à Gabaon pour y sacrifier
car c’était le plus grand haut lieu.
Salomon offrit mille victimes en holocauste sur cet autel à Gabaon.
Le Seigneur apparut à Salomon à travers un songe, la nuit, disant :
— Demande ce que tu veux que je te donne.
Et Salomon dit :
— Toi, tu as pratiqué avec ton serviteur David mon père une grande miséricorde
comme il a marché à ton regard dans la vérité et la justice et d'un cœur droit avec toi
tu lui as gardé ton ample miséricorde
et tu lui as donné un fils siégeant sur son trône, comme aujourd’hui même.
Et maintenant, Seigneur Dieu, toi tu as fait régner ton serviteur à la place de David mon père ;
or, moi je suis un petit garçon, ignorant ma sortie et mon entrée.
Et ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi
peuple infini, qui ne peut être compté et évalué, à cause de la multitude.
Tu donneras donc à ton serviteur un cœur docile
pour qu'il puisse juger ton peuple et discerner entre le mal et le bien.
Qui en effet peut juger ce peuple, ton peuple, celui-ci nombreux ?
Le fait plut donc face au Seigneur
que Salomon eût demandé une chose de ce genre-ci.
Et Dieu dit à Salomon :
— Parce que tu as fait cette demande-ci, et que tu n’as pas recherché pour toi de nombreux jours
ni les richesses, ou la vie de tes ennemis
mais que tu as demandé pour toi la sagesse pour discerner le [bon] jugement
voici : j'ai fait pour toi selon tes paroles
et je t'ai donné un cœur sage et intelligent
à tel point que nul avant toi n'a été semblable à toi
et qu’après toi il ne s'en lèvera pas.
Mais ceci aussi que tu n’as pas demandé, je te l'ai donné :
à savoir les richesses et la gloire
de sorte que personne n'a été semblable à toi parmi les rois dans tous les jours antérieurs.
Et puis si tu marches dans mes voies
et que tu gardes mes préceptes et mes commandements
comme a marché ton père
je rendrai longs tes jours.
Ainsi donc Salomon s’éveilla
et il comprit que c’était un songe.
Et comme il était venu à Jérusalem
il se tint face à l’arche de l’alliance du Seigneur
il offrit des holocaustes
il fit des sacrifices de paix et un grand festin
pour tous ses serviteurs.
Alors deux femmes, des prostituées, vinrent vers le roi
et elles se tinrent face à lui.
Et l’une d'elles dit : — Je t'en prie, mon seigneur !
Moi et cette femme-ci, nous habitions dans la même maison, et j’ai accouché auprès d’elle dans la chambre.
Et le troisième jour après que j'eus accouché, celle-ci aussi a accouché. Et nous étions ensemble
et nul autre dans la maison avec nous, exceptées nous deux.
Or le fils de cette femme-ci est mort pendant la nuit
sûrement qu’en dormant elle l'a étouffé !
Et se levant en pleine nuit en silence
elle a enlevé mon fils d'à côté de moi, [le fils] de ta servante qui dormait
et l'a placé sur son sein
quant à son fils qui était mort, elle l'a mis sur mon sein.
Et comme je m'étais levée le matin pour donner le lait à mon fils, il apparut mort.
Mais le regardant plus attentivement à la claire lumière
j'ai saisi qu'il n’était pas le mien, que j’avais enfanté.
Et l’autre femme répondit : — Il n'en est pas ainsi !
Mais ton fils est mort, et le mien vit.
À l'opposé, celle-là disait : — Tu mens ! Mon fils, pour sûr, vit, et ton fils est mort.
Et de cette façon elles se disputaient face au roi.
Le roi dit alors :
— Celle-ci dit : — Mon fils vit, et ton fils est mort.
Et celle-là a répondu : — Non
mais ton fils est mort, et mon fils vit.
Le roi, donc, dit :
— Apportez-moi un glaive.
Comme on avait apporté le glaive face au roi
il dit : — Divisez l'enfant vivant en deux parts
et donnez la moitié à l’une et la moitié à l’autre.
Or la femme dont le fils était vivant dit au roi
ses entrailles en effet s'étaient émues pour son fils :
— Je vous en supplie, seigneur, donnez-lui l'enfant vivant, et ne le faites pas périr.
Au contraire celle-là disait :
— Qu’il ne soit ni à moi ni à toi ! Qu'il soit divisé !
Répondant, le roi dit :
— Donnez à celle-ci l'enfant vivant, et qu’il ne soit pas tué.
Celle-ci est sa mère.
Ainsi donc tout Israël apprit le jugement que le roi avait jugé, et l’on craignit le roi
voyant que la sagesse de Dieu était en lui pour faire justice.
Or le roi Salomon régnait sur tout Israël.
Et voici les chefs qu'il avait :
Azarias fils de Sadoc, prêtre
Hélioreph et Ahia fils de Sésa, scribes
Josaphat fils d’Ahilud, aux archives
Banaïas fils de Joïada, sur l’armée
et puis Sadoc et Abiathar, prêtres
Azarias fils de Nathan, sur ceux qui se tenaient auprès du roi
Zabud fils de Nathan, prêtre, ami du roi
et Ahisar, intendant de la maison
et Adoniram fils d’Abda, sur les tributs.
Et puis Salomon avait douze préfets sur tout Israël
qui procuraient l'approvisionnement pour le roi et sa maison
un mois par an en effet, chacun fournissait le nécessaire.
Et voici leurs noms :
Benhur, dans la montagne d’Éphraïm
Bendecar, à Maccès
et à Salebbim et à Beth-Shemesh [Bethsemes] et Hélon, Bethanan
Benhésed [Benesed], à Araboth
lui-même avait Soccho et toute la terre d’Épher
Bénabinadab, qui avait tout Nephtad ; il avait pour femme Tapheth, fille de Salomon
Bana fils d’Ahilud, régissait Thanac et Megiddo [Mageddo] et tout Beth-Shéan [Bethsan], qui est près de Sarthana
au-dessous de Yizréel [Hiezrahel], depuis Beth-Shéan jusqu’à Abel-Méhula [Abelmeula], hors de la région de Jecmaan ;
Bengaber, à Ramoth Galaad : il avait Avothiair, du fils de Manassé, en Galaad
lui-même gouvernait dans toute la région d’Argob qui est en Basan, soixante grandes villes murées qui avaient des barres de bronze.
Ahinadab fils d’Addo gouvernait à Mahanaïm [Manaim]
Ahimaas, en Nephthali
mais lui-même avait aussi une fille de Salomon, Basemath [Basmath], en mariage ;
Baana fils de Usi, en Aser et à Balod
Josaphat fils de Pharué, en Isachar
Seméi fils d’Héla, en Benjamin
Gaber fils d’Uri, dans la terre de Galaad, dans la terre de Séhon [Seon], roi des Amorrhéens et d'Og, roi de Basan, sur tout ce qui était dans ce pays-là.
Juda et Israël étaient innombrables comme le sable de la mer, une multitude
mangeant et buvant et se réjouissant.
Salomon gardait sous sa domination tous les royaumes
depuis le fleuve de la terre des Philistins jusqu'à la frontière d’Égypte ;
ils lui apportaient des présents et lui étaient assujettis tous les jours de sa vie.
La nourriture de Salomon, par jour, était :
trente cors de fleur de farine et soixante cors de farine
dix bœufs gras, vingt bœufs de pâturage et cent béliers
sans compter la venaison de cerfs, de chevreuils, et de bubales et d'oiseaux charnus.
Car lui-même tenait toute la région qui était au delà du fleuve
environ depuis Thapsa jusqu’à Gaza,
et tous les rois de ces régions ;
il avait la paix de tous côtés, à l'entour.
Juda et Israël habitaient loin de toute crainte
chacun sous sa vigne et sous son figuier
depuis Dan jusqu’à Bersabée, pendant tous les jours de Salomon.
Salomon avait quarante mille stalles de chevaux de chars
et douze mille de chevaux de selle.
Les gouverneurs du roi les nourrissaient,
et ils fournissaient les choses nécessaires à la table du roi Salomon, avec le plus grand zèle pendant le temps qui leur était imparti.
L’orge aussi et la paille pour les chevaux de trait et les bêtes de somme,
ils les apportaient dans le lieu où était le roi, selon la convention établie.
Dieu donna aussi la sagesse à Salomon et la prudence en grande abondance
et une étendue de cœur comme le sable qui est au bord de la mer.
La sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les Orientaux et Égyptiens.
Il était plus sage que tous les hommes
plus sage qu’Éthan l’Ezrahite [Aethan Ezraita], que Héman, Chalcal et Dorda, les fils de Mahol
et il était renommé dans toutes les nations d’alentour.
Salomon dit aussi trois mille paraboles
et ses chants furent au nombre de mille cinq.
Il disserta sur les arbres
depuis le cèdre qui est au Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille
il traita aussi des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons.
On venait de tous les peuples pour entendre la sagesse de Salomon
de la part de tous les rois de la terre qui entendaient parler de sa sagesse.
Hiram, roi de Tyr, envoya aussi ses esclaves auprès de Salomon
car il apprit qu’on l’avait lui-même oint roi à la place de son père.
Hiram en effet avait été l’ami de David en tout temps.
Or Salomon aussi envoya dire à Hiram :
— Toi tu sais la volonté de David mon père
et qu'il n'aura pu bâtir une maison pour le nom du Seigneur, son Dieu
à cause des guerres menaçant tout alentour
jusqu’à ce que le Seigneur les mît sous la plante de ses pieds.
Maintenant, le Seigneur, mon Dieu, m’a donné le repos tout alentour
il n'y a ni Satan ni rencontre mauvaise.
Et pour cette raison je pense à bâtir un temple pour le nom du Seigneur, mon Dieu
comme le Seigneur a parlé à David mon père, disant :
— Ton fils, que je mettrai à ta place sur ton trône, lui-même bâtira la maison pour mon nom.
Ordonne donc que l’on coupe pour moi des cèdres du Liban.
Que mes esclaves soient avec tes esclaves
et le salaire de tes esclaves, je te le donnerai, tout celui que tu auras ordonné
car tu sais que dans mon peuple il n'est pas d'homme qui sache couper les bois comme les Sidoniens.
Comme Hiram avait donc entendu les paroles de Salomon
il se réjouit fort et dit :
— Béni le Seigneur aujourd'hui, qui a donné à David un fils très sage
sur ce peuple très nombreux !
Et Hiram envoya dire à Salomon :
— J’ai entendu tout ce que tu m’as mandé
je ferai ton entière volonté pour les bois de cèdre et de sapin.
Mes esclaves les descendront du Liban à la mer
et je les disposerai en radeaux sur la mer
jusqu’au lieu que tu m’auras indiqué
je les ferai aborder là, et toi tu les prendras
et tu me fourniras le nécessaire pour donner nourriture à ma maison.
Et ainsi Hiram donnait à Salomon des bois de cèdre et des bois de sapin selon son entière volonté.
Et Salomon fournissait à Hiram vingt mille kors de froment pour la nourriture de sa maison
et vingt kors d’huile d’olive la plus pure
Salomon attribuait ceci à Hiram chaque année.
Le Seigneur donna aussi la sagesse à Salomon, comme il le lui dit
et il y avait la paix entre Hiram et Salomon
et ils conclurent une alliance tous les deux.
Le roi Salomon recruta des mains-d'œuvre parmi tout Israël
la contribution était de trente mille hommes.
Il les envoyait au Liban
dix mille par mois chacun à son tour
de sorte qu'ils étaient deux mois chez eux.
Adoniram était sur la contribution de cette façon.
Salomon eut ainsi donc soixante-dix mille hommes qui portaient les fardeaux
et quatre-vingt mille carriers dans la montagne
sans compter les préposés qui dirigeaient chacun des travaux, au nombre de trois mille trois cents
prescrivant au peuple et à ceux qui faisaient le travail.
Le roi ordonna d’extraire de grandes pierres
des pierres de prix pour la fondation du Temple, et de les tailler.
Et les dégrossirent les maçons de Salomon et les maçons de Hiram
ensuite les bybliens [biblii] préparèrent les bois et les pierres pour bâtir la maison.
Alors il advint que, la quatre cent quatre-vingtième année depuis la sortie des fils d’Israël de la terre d’Égypte,
la quatrième année au mois de Ziv [Zio], lui-même le second mois du roi Salomon sur Israël,
il commença à bâtir la maison pour le Seigneur.
La maison que le roi Salomon bâtissait pour le Seigneur
avait soixante coudées en longueur
vingt coudées en largeur
et trente coudées en hauteur.
Et il y avait un portique devant le Temple de vingt coudées de longueur
selon la mesure de la largeur du Temple
et il avait dix coudées de largeur sur le devant du Temple.
Il fit au Temple des fenêtres obliques
et il bâtit sur le mur du Temple des étages tout autour
sur les murs de la maison au pourtour du Temple et de l'oracle
et il fit des chambres latérales sur le pourtour.
L’étage qui était en dessous avait cinq coudées de largeur
l'étage du milieu six coudées de largeur.
Et le troisième étage ayant sept coudées de largeur
et il mit des poutres à la maison sur le pourtour à l'extérieur
de sorte que les étages ne fussent pas fixés aux murs de la maison.
La maison, comme on la bâtissait, fut bâtie de pierres polies et parfaite.
Marteau, hache, aucun outil de fer ne furent entendus dans la maison, comme on la bâtissait.
L’entrée de la chambre latérale du milieu était du côté droit de la maison
par un escalier tournant on montait à l’étage du milieu
et de celui du milieu au troisième.
Il bâtit la maison et l'acheva.
Il recouvrit aussi la maison de lambris de cèdre.
Il bâtit un étage sur toute la maison de cinq coudées de hauteur
et couvrit la maison de bois de cèdre.
Et advint la parole du Seigneur à Salomon, disant :
— Cette maison que tu bâtis
si tu marches en mes préceptes
et exécutes mes jugements
et gardes tous mes commandements, avançant par eux
j'affermirai pour toi ma parole que j’ai dite à David, ton père
j’habiterai au milieu des fils d’Israël
je n’abandonnerai pas mon peuple Israël.
Donc Salomon bâtit la maison et l’acheva.
Il bâtit les parois de la maison, à l'intérieur, de planches de cèdre
depuis le sol de la maison jusqu’au sommet des parois et jusqu'au lambris, il couvrit de bois, à l’intérieur
et il recouvrit le sol de la maison d'ais de sapin.
Il bâtit de vingt coudées vers la partie arrière du Temple des planches de cèdre
depuis le sol jusqu’au haut
et il fit l'intérieur de la maison de l'oracle en saint des saints.
De quarante coudées était le Temple lui-même, devant les portes de l'oracle.
De cèdre toute la maison à l’intérieur était revêtue
avec ses façons et jointures travaillées, et des ciselures remarquables.
Tout était revêtu de lambris de cèdre
la pierre ne pouvait absolument pas apparaître sur la paroi.
L'oracle au milieu de la maison, à l’intérieur, il l'avait fait
pour y placer l’arche de l’alliance du Seigneur.
En outre, l’oracle avait vingt coudées de longueur
vingt coudées de largeur
vingt coudées de hauteur.
Il le couvrit et le revêtit d’or très pur
mais il revêtit aussi l'autel de cèdre.
La maison aussi devant l'oracle, il la couvrit d’or très pur
et il fixa les plaques avec des clous d'or.
Et il n'y avait rien dans le Temple qui ne fût recouvert d'or
mais aussi tout l’autel de l'oracle il recouvrit d’or.
Il fit dans l'oracle deux chérubins en bois d’olivier
de dix coudées de hauteur.
Cinq coudées, une seule aile d'un chérubin
et cinq coudées l'autre aile du chérubin
c'est-à-dire ayant dix coudées
de l’extrémité d’une aile jusqu'à l’extrémité de l’autre aile.
De dix coudées aussi était le deuxième chérubin, par semblable mesure
et l'ouvrage était le même pour les deux chérubins
c'est-à-dire un chérubin avait une hauteur de dix coudées
et pareillement le deuxième chérubin.
Il plaça les chérubins au milieu de l'intérieur du Temple.
Ils déployaient leurs ailes, les chérubins
une aile touchait une paroi
et une aile du deuxième chérubin touchait l’autre paroi
et leurs autres ailes, au milieu du Temple, se touchaient mutuellement.
Il recouvrit d’or les chérubins.
Toutes les parois du Temple, sur tout le pourtour, il les sculpta de ciselures et de façonnement variés
il fit sur elles des chérubins, des palmes et des figures variées
comme saillant de la paroi et sortant.
Mais aussi le sol de la maison, il le recouvrit d’or, à l’intérieur et à l’extérieur.
A l'entrée de l'oracle il fit de petites portes en bois d’olivier
et des jambages de cinq angles.
Les deux portes en bois d’olivier
il y sculpta une figure de chérubin
des simulacres de palmes et des bas-reliefs saillant beaucoup
il les recouvrit d’or
il couvrit tant les chérubins que les palmes et tout le reste d'or.
Et il fit au seuil du Temple des jambages en bois d’olivier, quadrangulaires
et deux portes en bois de sapin de côté et d'autre.
Chaque porte était double
et s'ouvrait en se tenant mutuellement.
Il sculpta des chérubins, des palmes et des ciselures ressortant beaucoup.
Il recouvrit tout de lamelles d’or, par un travail carré à la règle.
Il bâtit l'atrium intérieur de trois rangées de pierres de taille
et d'une rangée de bois de cèdre.
La quatrième année fut fondée la maison du Seigneur, au mois de Ziv
et dans la onzième année, au mois de Bul,
c'est le huitième mois
fut achevée la maison dans tout son ouvrage et dans tous ses aménagements.
Il la bâtit en sept ans.
Sa maison, Salomon la bâtit en treize ans
et la conduisit jusqu'à la perfection.
Il bâtit aussi la maison de la forêt du Liban
cent coudées de longueur
cinquante coudées de largeur
trente coudées de hauteur
et quatre galeries entre des colonnes de cèdre.
De fait il avait taillé des bois de cèdre pour les colonnes.
Il revêtit de planches de cèdre toute la voûte
qui était soutenue par quarante-cinq colonnes
une rangée avait quinze colonnes
placées l'une vis-à-vis de l'autre
se regardant en droite ligne, avec un espace égal entre les colonnes
sur les colonnes, des bois quadrangulaires égaux en tout.
Il fit le portique des colonnes
de cinquante coudées de longueur
trente coudées de largeur
et un autre portique en avant du plus grand portique
et des colonnes et des épistyles sur les colonnes.
Il fit le portique du trône dans lequel est le tribunal
il le recouvrit de bois de cèdre depuis le sol jusqu’au sommet.
Et la petite maison dans laquelle il siège pour juger était au milieu du portique, d'un semblable ouvrage.
Il fit aussi une maison pour la fille de Pharaon qu'il avait épousée
d'un ouvrage tel aussi que ce portique
tout en pierres de prix
qui selon certaine règle et mesure
tant à l'intérieur qu'à l'extérieur avaient été sciées
depuis le sol jusqu'au sommet des parois
et à l'intérieur jusqu'au grand atrium.
Les fondations aussi en pierres de prix, de grandes pierres
de dix coudées ou de huit coudées.
Au-dessus, des pierres de prix d'égale mesure avaient été découpées, et pareillement au sujet du cèdre.
Le grand atrium arrondi, de trois rangées de pierres découpées
et d'une rangée de cèdre façonné
et aussi dans l'atrium intérieur de la maison du Seigneur et dans le portique de la maison.
Le roi Salomon envoya aussi emporter Hiram de Tyr
fils d’une veuve de la tribu de Nephthali, de père tyrien
artisan du bronze et plein de sagesse, d'intelligence et de savoir
pour faire tout ouvrage de bronze.
Et comme celui-ci était venu auprès du roi Salomon, il fit tout son ouvrage.
Il façonna les deux colonnes de bronze
de dix-huit coudées de hauteur une colonne
un fil de douze coudées entourait chacune des deux colonnes.
Il fit deux chapiteaux, pour qu'ils fussent placés sur les sommets des colonnes, de bronze fondu
de cinq coudées de hauteur, un chapiteau
de cinq coudées de hauteur, l'autre chapiteau
et comme en façon de filet et de chaînes entrelacées l'une dans l'autre avec un art admirable
chacun des chapiteaux des colonnes était fondu
sept rangs de mailles sur un chapiteau
et sept de mailles sur l'autre chapiteau.
Il acheva les colonnes et deux rangs, autour de chaque treillis
pour couvrir les chapiteaux qui étaient sur le sommet, de grenades.
De la même façon fit-il aussi pour le deuxième chapiteau.
Les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes
avaient été façonnés comme en ouvrage de lis dans le portique, de quatre coudées.
Et encore d'autres chapiteaux au sommet des colonnes, par-dessus
suivant la dimension de la colonne contre le treillis.
Deux cents grenades étaient en rangs autour du deuxième chapiteau.
Il dressa les deux colonnes au portique du Temple
comme il avait dressé la colonne de droite, il l'appela du nom de Jachin ; pareillement il érigea la deuxième colonne et appela son nom Booz.
Sur le sommet des colonnes il plaça un ouvrage en façon de lis.
Et fut achevé l’ouvrage des colonnes.
Il fit la mer fondue
de dix coudées d’un bord jusqu'à un bord
ronde sur le pourtour
de cinq coudées, sa hauteur.
Une cordelette de trente coudées ceignait celle-là par le pourtour.
Une sculpture en faisait le tour sous le bord, avec dix coudées, entourant la mer.
Deux rangs de sculptures striées étaient fondues.
Elle se tenait sur douze bœufs
parmi lesquels trois regardaient vers l'aquilon
et trois vers l'occident et trois vers le midi et trois vers l'orient.
La mer était sur eux, par-dessus
dont tous les postérieurs vers l'intérieur étaient cachés.
L'épaisseur du bassin était de trois pouces
et son bord comme le bord d’une coupe et [comme] la feuille d'un lis épanoui.
Il contenait deux mille bats.
Il fit dix bases de bronze. De quatre coudées de longueur, chaque base
de quatre coudées de largeur
de trois coudées de hauteur.
L'ouvrage même des bases était ciselé
[il y avait] des gravures entre les jointures
entre de petites couronnes et des entrelacs [il y avait] des lions, des bœufs et des chérubins
Aux jointures, pareillement au-dessus
et au-dessous des lions et des bœufs
[il y avait] comme des courroies en bronze pendantes.
quatre roues par base et des essieux de bronze
et aux quatre côtés, comme de petits épaulements sous le bassin, fondus vis-à-vis, se regardant mutuellement.
L'orifice du bassin était à l'intérieur au sommet de la tête
ce qui apparaissait en dehors était d'une coudée, entièrement rond.
il avait également une coudée et demie.
Aux angles des colonnes il y avait diverses ciselures
ce qui était entre les colonnes [était] carré, non pas rond.
Les quatre roues qui étaient aux quatre angles de la base étaient jointes ensemble par-dessous la base.
Une roue avait une coudée et demie de hauteur.
Les roues étaient telles qu'on les fait pour un char.
Leurs essieux, rayons, jantes et moyeux, tout était fondu.
Les quatre petits épaulements à chaque angle d'une base étaient fondus à partir de la base même et unis ensemble.
Au sommet de la base, il y avait une sorte de rotondité d'une demi-coudée
travaillée de telle sorte qu'un bassin puisse être placé dessus
ayant ses propres ciselures et gravures variées, à partir de lui-même.
Il grava aussi sur ces tablettes qui étaient en bronze et aux angles
des chérubins, des lions et des palmes, comme à l'image d'un homme debout
en sorte qu'ils paraissaient non pas ciselés mais ajoutés tout autour.
C’est de cette façon qu’il fit les dix bases
d'une même fonte, de dimension et de gravure entièrement semblables.
Il fit dix bassins de bronze.
Quarante bats contenait un seul bassin et il était de quatre coudées.
Il posa chaque bassin sur chacune des bases, c'est-à-dire des dix.
Il disposa les dix bases : cinq au côté droit du Temple et cinq au côté gauche.
La mer, il la plaça au côté droit du Temple, en face du levant vers le midi.
Hiram fit les chaudrons, les écuelles et les bassines
et il acheva tout l’ouvrage du roi Salomon dans le Temple du Seigneur
les colonnes, deux, et les cordons des chapiteaux sur les chapiteaux des colonnes, deux
et les entrelacs, deux, pour couvrir les deux cordons qui étaient sur les têtes des colonnes
les grenades, quatre cents, pour les deux entrelacs
deux rangées de grenades par entrelacs
pour couvrir les cordons des chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes
les bases, dix, et les bassins, dix, sur les bases
la mer, une, et les bœufs, douze, en dessous de la mer
les chaudrons, les écuelles et les bassines.
Tous les objets que fit Hiram pour le roi Salomon dans la maison du Seigneur étaient de laiton.
C'est dans la plaine du Jourdain que les fondit le roi, dans une terre argileuse, entre Sochoth et Sarthan.
Salomon déposa tous les objets.
À cause de leur trop grand nombre, il n'y avait pas de poids du bronze.
Salomon fit tous les objets pour la maison du Seigneur :
l’autel d’or, la table sur laquelle on mettait les pains de proposition, d'or
les chandeliers d'or, cinq à droite et cinq à gauche, devant l’oracle, en or fin
les fleurs comme de lys et les lampes au-dessus, d'or, et les mouchettes, d'or
les aiguières, les fourchettes, les coupes, les petits mortiers et les encensoirs, en or très pur
les gonds des portes de la maison intérieure du saint des saints et des portes de la maison du Temple étaient en or.
Et il acheva tout l’ouvrage que faisait Salomon dans la maison du Seigneur.
Et il apporta ce qu'avait consacré David, son père
l’argent, l’or, les objets, et les replaça dans les trésors de la maison du Seigneur.
Alors il rassembla tous les aînés d’Israël
avec les chefs des tribus et les princes des familles des fils d’Israël,
auprès du roi Salomon à Jérusalem,
pour emporter l’arche de l’alliance du Seigneur de la cité de David, c’est-à-dire de Sion.
Se réunit auprès du roi Salomon l'ensemble d’Israël
au mois d’Hethanim, en un jour consacré ;
c'est le septième mois.
Vinrent tous les anciens d’Israël
et les prêtres transportèrent l’arche.
Ils portèrent l’arche du Seigneur ainsi que la tente de l'alliance
et tous les objets du sanctuaire qui étaient dans la tente.
Les prêtres et les lévites les transportaient.
Le roi Salomon et toute la multitude d’Israël qui s'était réunie auprès de lui avançaient avec lui devant l’arche
et ils immolaient des brebis et des bœufs, sans évaluation ni nombre.
Les prêtres apportèrent l’arche de l’alliance du Seigneur à sa place
dans l'oracle du Temple, dans le saint des saints, sous les ailes des chérubins.
Car les chérubins déployaient leurs ailes au-dessus de la place de l’arche
et les chérubins abritaient l’arche et ses barres par-dessus.
Et alors que dépassaient les barres et qu'apparaissaient leurs extrémités depuis le sanctuaire devant l'oracle,
elles n'apparaissaient pas plus loin à l'extérieur.
Et celles-ci furent aussi là jusqu’au jour présent.
Dans l’arche il n’y a rien d'autre que les deux tables de pierre qu'avait déposées en elle Moïse à l'Horeb
quand le Seigneur conclut une alliance avec les fils d’Israël comme ils sortaient de la terre d’Égypte.
Or, il advint que, comme étaient sortis les prêtres du sanctuaire,
la nuée remplit la maison du Seigneur.
Et les prêtres ne pouvaient se tenir et officier à cause de la nuée
car la gloire du Seigneur avait rempli la maison du Seigneur.
Alors Salomon dit :
— Le Seigneur a dit qu'il habiterait dans la nuée.
Bâtissant, j'ai bâti une maison pour ta demeure,
pour ton trône très solide pour toujours.
Le roi tourna son visage et bénit toute l’assemblée d’Israël
car toute l’assemblée d’Israël se tenait debout.
Et il dit :
— Béni, le Seigneur, Dieu d’Israël, qui a parlé de sa bouche à David, mon père
et par ses mains l'a accompli, disant :
— Depuis le jour où j’ai fait sortir mon peuple Israël d’Égypte
je n’ai pas choisi de ville parmi toutes les tribus d’Israël
pour qu’on bâtisse une maison et que mon Nom soit là
mais j’ai choisi David pour qu’il soit sur mon peuple Israël.
Il voulut, David mon père, bâtir une maison pour le nom du Seigneur, Dieu d’Israël.
Et le Seigneur dit à David, mon père :
— Puisque tu as songé dans ton cœur à bâtir une maison pour mon nom, tu as bien fait en méditant ceci-même par la pensée.
Et cependant, toi, tu ne bâtiras pas la maison
mais ton fils qui sortira de tes reins
lui-même, bâtira la maison pour mon nom.
le Seigneur a confirmé sa parole qu’il a dite :
— Je me suis tenu à la place de David, mon père
et j'ai siégé sur le trône d’Israël comme le Seigneur l’a dit
et j’ai bâti la maison pour le nom du Seigneur, Dieu d’Israël.
J’y ai établi la place de l’arche dans laquelle est l’alliance du Seigneur
qu’il a conclue avec nos pères
quand ils sont sortis de la terre d’Égypte.
Salomon se tint devant l’autel du Seigneur à la vue de l’assemblée d’Israël,
il étendit ses mains vers le ciel
et dit : — Seigneur, Dieu d’Israël, il n’y a pas de dieu semblable à toi dans le ciel en haut ni sur la terre en bas,
qui gardes l’alliance et la miséricorde pour tes esclaves
qui marchent devant toi de tout leur cœur
toi qui as gardé pour ton esclave David mon père ce que tu lui as dit
de la bouche, tu l'as dit et des mains, tu l'as accompli, comme ce jour aussi le prouve.
Maintenant, Seigneur, Dieu d’Israël
maintiens pour ton serviteur David, mon père, ce que tu lui as dit, disant :
— Il ne sera pas enlevé de toi un homme devant moi qui siège sur le trône d’Israël
pourvu néanmoins que tes fils gardent leur voie, afin de marcher devant moi comme toi tu as marché sous mes yeux.
Et maintenant, Dieu d’Israël, que soient affermies les paroles que tu as dites à ton esclave David, mon père.
Faut-il donc penser que vraiment Dieu habiterait sur la terre ?
Si en effet le ciel et les cieux des cieux ne peuvent te contenir, combien plus cette maison que j’ai bâtie !
Mais tourne-toi vers la prière de ton serviteur et vers ses supplications, Seigneur, mon Dieu
écoute l'hymne et la prière que ton esclave prie devant toi aujourd’hui,
pour que tes yeux soient ouverts sur cette maison nuit et jour,
sur la maison dont tu as dit : — Mon nom sera là,
pour que tu écoutes la prière par laquelle te prie ton esclave en ce lieu
pour que tu écoutes la supplication de ton esclave et de ton peuple Israël,
quelle que soit la prière en ce lieu
tu l'écouteras au lieu de ta demeure, dans le ciel,
et de la même manière que tu l'auras écoutée, tu y seras favorable.
Si un homme pèche contre son prochain
et s'il est tenu par quelque serment étroit
et vient en raison du serment devant ton autel dans ta maison,
toi, tu écouteras au ciel, tu agiras
et tu jugeras tes esclaves,
condamnant l'impie et remettant sa voie sur sa tête,
justifiant le juste et le rétribuant selon sa justice.
Si ton peuple Israël fuit ses ennemis
parce qu’il aura péché contre toi
et si, faisant pénitence et confessant pour ton nom
ils viennent, te prient et te supplient dans cette maison,
écoute au ciel, pardonne le péché de ton peuple Israël
et tu les ramèneras dans la terre que tu as donnée à leurs pères.
Si le ciel est fermé et qu’il ne pleut pas à cause de leurs péchés
et que, priant dans ce lieu, ils font pénitence pour ton nom
et se détournent de leurs péchés à cause de leur affliction
écoute-les au ciel, remets les péchés de tes esclaves et de ton peuple Israël,
montre-leur la voie bonne par laquelle ils doivent marcher
et donne la pluie sur ta terre que tu as donnée en possession à ton peuple.
Si la famine se lève sur la terre, ou la peste, l'air infecté,
la rouille, la sauterelle ou la nielle, si le terrasse,
avec l'ennemi qui assiège ses portes,
toute plaie, la maladie totale
ou malédiction et imprécation réunies, qui arrivent à tout homme de ton peuple Israël,
si quelqu'un reconnaît la plaie de son cœur
et s'il étend ses mains dans cette maison,
toi, tu écouteras au ciel, au lieu de ton habitation, et de nouveau tu lui seras propice,
tu feras en sorte de donner à chacun selon toutes ses voies
comme tu auras vu son cœur, car toi, tu connais seul le cœur de tous les fils des hommes
afin qu’ils te craignent tous les jours qu'ils vivent sur la face de la terre que tu as donnée à nos pères.
De plus, même l'étranger qui n’est pas de ton peuple Israël,
quand il sera venu d’une terre lointaine à cause de ton nom,
car on entendra parler de ton grand nom, de ta main forte et de ton bras
étendu partout,
quand donc il viendra prier en ce lieu
toi, tu écouteras au ciel, au firmament de ta demeure
et tu feras tout ce pour quoi t'aura invoqué l’étranger
afin qu'ils apprennent, tous les peuples de la terre, à craindre ton nom comme ton peuple Israël
et qu’ils éprouvent que ton nom a été invoqué sur cette maison que j’ai bâtie.
Si ton peuple part pour la guerre contre ses ennemis par un chemin, où que tu les aies envoyés,
ils te prieront face au chemin de la ville que tu as choisie
et face à la maison que j'ai bâtie pour ton nom.
Tu écouteras au ciel leur prière et leurs supplications
et tu feras leur jugement.
Qu'ils pèchent contre toi
car il n'est d'homme qui ne pèche
et que, irrité, tu les livres à leurs ennemis
et que, captifs, ils sont emmenés dans le pays des ennemis, loin ou près
s'ils font pénitence en leur cœur, sur le lieu de leur captivité
et que, convertis, ils t'implorent dans leur captivité, disant :
— Nous avons péché, nous avons agi iniquement, nous nous sommes comportés de manière impie,
qu'ils retournent à toi de leur cœur tout entier et par toute leur âme
dans le pays de leurs ennemis où ils ont été emmenés captifs,
qu'ils te prient face au chemin de leur terre que tu as donnée à leurs pères
et de la ville que tu as choisie et du Temple que j’ai bâti pour ton nom,
tu écouteras au ciel, au firmament de ton trône, leur prière et leurs supplications
et tu feras leur jugement ;
tu pardonneras à ton peuple qui a péché envers toi
et à toutes leurs iniquités par lesquelles ils ont prévariqué contre toi,
tu donneras pitié devant ceux qui les auront tenus captifs, afin qu'ils aient pitié d'eux,
car ils sont ton peuple et ton héritage,
eux que tu as fait sortir de la terre d’Égypte, du milieu du four de fer.
Afin que tes yeux soient ouverts à la supplication de ton esclave et de ton peuple Israël
et que tu les écoutes en tout ce pour quoi ils t'auront invoqué.
toi en effet, tu les as séparés pour toi, en héritage, de tous les peuples de la terre
comme tu l’as dit par Moïse, ton serviteur
quand tu as fait sortir nos pères d’Égypte, Seigneur Dieu.
Il advint que, comme Salomon avait achevé de prier le Seigneur, par toute cette prière et cette supplication,
il se releva devant l’autel du Seigneur
car il avait mis les deux genoux à terre
et avait étendu les mains vers le ciel.
Il se tint debout et bénit toute l’assemblée d’Israël à grande voix, disant :
— Que soit béni le Seigneur, qui a donné le repos à son peuple Israël, selon tout ce qu’il a dit !
N'a pas failli une seule parole de toutes les bontés qu’il a dites par Moïse, son esclave.
Que le Seigneur, notre Dieu, soit avec nous comme il a été avec nos pères, ne nous abandonnant pas, ne nous rejetant pas
mais qu’il incline nos cœurs vers lui
afin que nous marchions dans toutes ses voies
et que nous gardions ses commandements, cérémonies et jugements,
tout ce qu’il a commandé à nos pères.
Que mes paroles, celles par lesquelles j’ai supplié devant le Seigneur
soient proches du Seigneur, notre Dieu, jour et nuit
pour qu'il fasse justice à son esclave et à son peuple Israël, chaque jour
et qu'ils sachent, tous les peuples de la terre, que le Seigneur lui-même est Dieu
et qu'il n'est pas d'au-delà hors de lui.
Que notre cœur aussi soit parfait avec le Seigneur, notre Dieu
pour que nous marchions dans ses décrets et que nous gardions ses commandements, comme aujourd’hui encore.
Le roi et tout Israël avec lui offraient des sacrifices devant le Seigneur.
Salomon immola comme sacrifices de paix qu’il offrit au Seigneur
bœufs, vingt-deux mille
brebis, cent vingt mille
et ils firent la dédicace du Temple du Seigneur, le roi et les fils d’Israël.
Ce jour-là, le roi sanctifia le milieu de l'atrium qui était devant la maison du Seigneur
car il offrit là l'holocauste, l'oblation et la graisse des sacrifices de paix
parce que l’autel de bronze qui était devant le Seigneur était trop petit
et ne pouvait contenir les holocaustes, l'oblation et la graisse [des sacrifices] de paix.
Salomon fit en ce temps-là la célébration de la fête, et tout Israël avec lui, grande multitude
venue depuis l’entrée d’Emath jusqu’au ruisseau d’Égypte, devant le Seigneur, notre Dieu
sept jours et sept jours, c'est-à-dire quatorze jours.
Et au huitième jour il renvoya les peuples
qui, bénissant le roi, s’en allèrent dans leurs tentes
joyeux et d'un cœur allègre
sur toutes les bonnes choses que le Seigneur avait faites pour David, son serviteur, et pour Israël, son peuple.
Il advint que, comme Salomon avait achevé le bâtiment de la maison du Seigneur et le bâtiment du roi, et tout ce qu'il avait souhaité et voulu faire
Le Seigneur lui apparut une seconde fois, comme il lui était apparu à Gabaon.
Le Seigneur lui dit :
— J’ai entendu ta prière et ta supplication par laquelle tu as supplié devant moi
j’ai sanctifié cette maison que tu as bâtie
pour que je mette mon nom là pour toujours.
Mes yeux et mon cœur seront là tous les jours.
Toi aussi, si tu marches devant moi comme a marché ton père
dans la simplicité du cœur et dans l'équité
et que tu fasses tout ce que je t’ai prescrit
et mes préceptes et mes jugements, que tu les observes
j’établirai le trône de ta royauté sur Israël pour toujours
comme j’ai parlé à David, ton père, disant :
— Il ne sera pas enlevé un homme de ta descendance du trône d’Israël.
Mais si par détour vous vous détournez, vous et vos fils
ne me suivant pas et ne gardant pas mes commandements et cérémonies que j’ai placés devant vous
mais que vous vous en allez et servez des dieux étrangers et que vous les adorez
j’enlèverai Israël de la surface de la terre que je leur ai donnée
le Temple que j’ai sanctifié pour mon nom, je le rejetterai loin de ma vue
et Israël sera en proverbe et en fable pour tous les peuples.
Cette maison sera en exemple
quiconque passera près d’elle sera dans la stupeur , sifflera et dira :
— Pourquoi le Seigneur a-t-il fait ainsi à cette terre et à cette maison ?
Et l’on répondra : — Parce qu’ils ont abandonné le Seigneur, leur Dieu
qui a fait sortir leurs pères de la terre d’Égypte
ils ont suivi des dieux étrangers
ils les ont adorés et les ont servis.
Pour cela le Seigneur a fait venir sur eux tout ce mal.
Vingt ans ayant été remplis, après que Salomon avait bâti les deux maisons
c'est-à-dire la maison du Seigneur et la maison du roi
Hiram, roi de Tyr, ayant fourni à Salomon des bois de cèdre et de sapin, et de l’or, selon tout ce dont il avait eu besoin
alors Salomon donna à Hiram vingt places fortes dans la terre de Galilée.
Hiram sortit de Tyr pour voir les places fortes que lui avait données Salomon. Elles ne lui plurent pas.
Il dit : — Sont-ce celles-ci, les villes que tu m’as données, frère ?
Et, jusqu’à ce jour, il les appela « terre de Cabul ».
Hiram envoya aussi à Salomon cent vingt talents d’or :
c'est le total des dépenses que présenta le roi Salomon pour bâtir la maison du Seigneur et sa maison, Millo [Mello] et le mur de Jérusalem
Hatsor [Eser], Megiddo et Guézèr [Gazer].
Pharaon, roi d’Égypte, monta, s’empara de Guézèr et la brûla par le feu.
Il tua le Cananéen qui habitait dans la ville
et la donna en dot à sa fille, femme de Salomon.
Salomon bâtit Guézèr, Bethoron-Basse
Baalath et Palmyre dans la terre de solitude.
Tous les bourgs qui lui appartenaient et qui étaient sans mur, il les fortifia
les villes de chars, les villes de cavaliers
et tout ce qu'il lui plut de bâtir à Jérusalem, au Liban et sur toute la terre de son pouvoir.
Tout le peuple qui était resté des Amorrhéens, des Hettéens [Hettheis], des Féréziens [Ferezeis], des Évéens [Eveis] et des Jébuséens, qui ne sont pas des fils d’Israël
leurs fils qui étaient restés dans le pays
à savoir ceux que les fils d’Israël n’avaient pu exterminer
Salomon en fit des tributaires, [leur condition] jusqu’à ce jour.
Mais des fils d’Israël, Salomon n'en établit aucun comme esclave
car ils étaient des hommes de guerre, ses serviteurs, des chefs, des officiers
les commandants des chars et des chevaux.
Les chefs préposés sur tous les travaux de Salomon étaient cinq cent cinquante
qui avaient [à disposition] le peuple assujetti et dirigeaient les travaux décidés.
La fille de Pharaon monta de la cité de David dans sa maison que Salomon lui avait bâtie.
Alors il bâtit Millo.
Salomon offrait trois fois chaque année
des holocaustes et des sacrifices de paix sur l’autel qu’il avait bâti pour le Seigneur
et il brûlait des parfums devant le Seigneur.
Le Temple fut achevé.
Le roi Salomon construisit une flotte à Asiongaber
qui est près d’Eilat [Ahilam], sur le rivage de la mer Rouge, dans la terre d’Idumée.
Et Hiram envoya sur cette flotte ses serviteurs, des marins connaisseurs de la mer, avec les serviteurs de Salomon.
Et eux, comme ils étaient venus à Ophir pour y prendre de l'or, quatre cent vingt talents, les rapportèrent au roi Salomon.
Mais la reine de Saba aussi, ayant appris la renommée de Salomon, au nom du Seigneur
vint l’éprouver par des énigmes.
Et, entrée dans Jérusalem avec nombreuses suite et richesses
des chameaux portant des aromates, de l’or en quantité trop infinie et des pierres précieuses
elle vint auprès de Salomon et lui dit tout ce qu’elle avait en son cœur.
Salomon lui enseigna toutes les paroles qu'elle avait présentées :
il n’y eut pas de propos que le roi n'ignorât et auquel il ne pût répondre.
Et la reine de Saba, voyant toute la sagesse de Salomon
et la maison qu’il avait bâtie
et les mets de sa table
et les logements des domestiques, le bon ordre des serviteurs et leurs vêtements, et ses échansons
et les holocaustes qu'il offrait dans la maison du Seigneur
n'avait plus de souffle.
Et elle dit au roi :
— Vraie est la parole que j'ai entendue dans ma terre
sur tes paroles et sur ta sagesse !
Et je ne croyais pas ceux qui me racontaient
jusqu'à ce que je sois moi-même venue, que j'aie vu de mes yeux et reconnu
que la moitié ne m'avait pas été rapportée !
Plus grande est ta sagesse, et tes œuvres, que la rumeur que j'ai entendue.
Heureux tes gens, heureux tes serviteurs, ceux-ci qui se tiennent devant toi toujours et entendent ta sagesse !
Que le Seigneur ton Dieu soit béni, à qui tu as plu, et il t'a placé sur le trône d’Israël
de ce que le Seigneur ait aimé Israël pour toujours
et il t’a établi roi pour que tu fasses le jugement et la justice.
Elle donna au roi cent vingt talents d’or
des aromates en très grande quantité et des pierres précieuses.
On n'apporta plus une aussi grande quantité d’aromates que celle que donna la reine de Saba au roi Salomon.
Mais la flotte de Hiram aussi qui transportait l’or d’Ophir
rapporta aussi d’Ophir des bois de thuya en très grande quantité et des pierres précieuses.
Le roi fit de ces bois de thuya les balustrades de la maison du Seigneur et de la maison royale
et des cithares et des lyres pour les chantres.
On n'a pas apporté de bois de thuya de cette sorte ni vu jusqu’au jour présent.
Le roi Salomon donna à la reine de Saba tout ce qu’elle voulut et lui demanda
sans compter ce qu'il lui avait en plus offert par faveur royale.
Et celle-ci s’en retourna et s'en alla dans sa terre avec ses serviteurs.
Le poids de l’or qu'on apportait chaque année à Salomon était
de six cent soixante-six talents d’or
sans compter ce que lui fournissaient les hommes qui étaient sur les redevances
et les négociants et tous les vendeurs de friperies, tous les rois d'Arabie et les gouverneurs de la terre.
Le roi Salomon fit deux cents grands boucliers d’or pur
il donna six cents sicles d’or pour les plaques d'un bouclier
et trois cents petits boucliers d’or battu
trois mines d’or revêtaient un bouclier.
Le roi les mit dans la maison de la forêt du Liban.
Le roi fit un grand trône d’ivoire
et le revêtit d’or très fauve.
Ce trône avait six degrés
la partie supérieure du trône était arrondie par derrière
deux mains de part et d'autre tenant le siège.
Deux lions se tenaient près de chaque main
et douze lionceaux se tenant sur les six degrés de part et d'autre.
Il ne s’est pas fait un tel ouvrage, dans tous les royaumes.
Tous les vases dans lesquels buvait le roi Salomon étaient d'or
et toute la vaisselle de la maison de la forêt du Liban d’or très pur.
Il n'y avait pas d'argent, et on ne l'estimait d'aucun prix aux jours de Salomon.
Car la flotte du roi, par mer avec la flotte de Hiram une fois tous les trois ans, allait à Tarsis
rapportant de là de l’or et de l’argent
des dents d'éléphants, des singes et des paons.
Le roi Salomon fut magnifié au-dessus de tous les rois de la terre par les richesses et par la sagesse.
La terre entière désirait le visage de Salomon
pour entendre sa sagesse, que Dieu avait donnée dans son cœur.
Et chacun lui apportait des présents
objets d’argent et objets d’or
vêtements et armes de guerre
aromates, chevaux et mulets, chaque année.
Salomon rassembla des chars et des cavaliers
il eut pour lui mille quatre cents chars et douze milliers de cavaliers
il les répartit dans les villes fortifiées et avec le roi à Jérusalem.
Le roi fit que l'abondance d'argent était aussi grande à Jérusalem que de pierres
et de cèdres, il fit voir une multitude, comme les sycomores qui naissent dans les plaines.
Les chevaux pour Salomon étaient amenés d’Égypte et de Coa.
Les marchands du roi les achetaient à Coa et les emmenaient au prix fixé.
Un quadrige sortait d’Égypte pour six cents sicles d’argent
et un cheval, cent cinquante.
Et sur ce mode tous les rois des Hittites et de Syrie vendaient les chevaux.
Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères
la fille de Pharaon aussi, et des Moabites [Moabitidas], des Ammanites, des Iduméens, des Sidoniennes, des Héthéens
de nations sur lesquelles le Seigneur dit aux fils d’Israël :
— Vous n’entrerez pas chez elles
et de celles-là on ne viendra pas chez les vôtres
car très certainement elles détourneront vos cœurs pour que vous suiviez leurs dieux.
À celles-ci donc Salomon s’attacha par le plus ardent amour.
Il eut des épouses, des reines pour ainsi dire, sept cents et des concubines, trois cents
et les femmes détournèrent son cœur.
Comme Salomon était déjà vieux, par les femmes son cœur fut tordu au point qu'il suivit des dieux étrangers
et son cœur n'était pas parfait avec le Seigneur, son Dieu, comme le cœur de David, son père.
Salomon honorait Astarthé, déesse des Sidoniens
et Moloc, l’idole des Ammanites.
Salomon fit ce qui n'avait pas été agréé devant le Seigneur
et ne remplit pas [tout] pour suivre le Seigneur comme David, son père.
Salomon bâtit alors un lieu saint pour Camos, l’idole de Moab, sur la montagne qui est en face de Jérusalem
et pour Moloc, l’idole des fils d’Ammon.
Il fit de la même manière pour toutes ses femmes étrangères
qui brûlaient des encens et sacrifiaient pour leurs dieux.
Le Seigneur s'irrita alors contre Salomon
parce que son esprit s'était détourné du Seigneur, le Dieu d’Israël
qui lui était apparu deux fois
et lui avait prescrit d'après cette parole de ne pas suivre de dieux étrangers.
Mais Salomon ne garda pas ce que le Seigneur lui commanda.
Donc le Seigneur dit à Salomon :
— Parce que tu as eu ceci chez toi
et que tu n’as pas gardé mon pacte et mes préceptes que je t’avais commandés
le rompant, je déchirerai ton royaume et je le donnerai à ton serviteur.
Mais cependant je ne le ferai pas en tes jours à cause de David, ton père
de la main de ton fils je le déchirerai.
Et je n'enlèverai pas tout le royaume
mais je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, mon serviteur, et de Jérusalem, que j’ai choisie.
Le Seigneur suscita un adversaire à Salomon : Adad, Iduméen de la semence royale qui était en Édom.
Comme David était dans l’Idumée
et que Joab, le chef de l’armée, était monté pour ensevelir ceux que l'on avait fait périr
et qu'il avait tué tout mâle en Idumée
six mois y resta Joab, et tout Israël
jusqu’à ce qu’ils supprimassent tout mâle en Idumée.
Adad s'enfuit, lui-même et des Iduméens, des serviteurs de son père, avec lui, pour entrer en Égypte.
Adad était un tout jeune garçon.
Comme ils s'étaient levés de Madian, ils vinrent à Pharan
et prirent avec eux des hommes de Pharan.
Ils allèrent en Égypte auprès de Pharaon, roi d’Égypte
qui lui donna une maison, lui constitua les aliments et lui attribua une terre.
Adad trouva grâce devant Pharaon, grandement
à tel point que Pharaon lui donna pour femme la sœur de sa femme, la sœur germaine de Tafnes, la reine.
La sœur de Tahpnès lui enfanta un fils, Genebath.
Tahpnès le nourrit dans la maison de Pharaon
et Genebath était à demeure auprès de Pharaon avec ses fils.
Comme Adad avait appris en Égypte que David s'était endormi avec ses pères
et que Joab, le chef de l’armée, était mort
il dit à Pharaon : — Laisse-moi partir, que j'aille dans mon pays.
Pharaon lui dit : — De quelle chose en fait manques-tu auprès de moi, pour que tu cherches à aller vers ton pays ?
Or il lui répondit : — D'aucune, mais je te supplie de me laisser partir.
Dieu lui suscita aussi comme adversaire Razon fils d’Héliada, qui avait fui Adadézer, roi de Soba, son maître.
Il rassembla des hommes contre lui
et devint chef de brigands comme David les faisait périr
ils s'en allèrent à Damas et demeurèrent là
et l'établirent roi à Damas.
Il était un adversaire d’Israël tous les jours de Salomon
et ceci est le mal de Adad et la haine contre Israël. Il régna en Syrie.
Jéroboam aussi, fils de Nabat, Éphratéen [Ephratheus] de Saréda
dont la mère était du nom de Sarva, une femme veuve, serviteur de Salomon
leva la main contre le roi.
Voici la cause de sa rébellion contre lui.
Parce que Salomon bâtit Millo
et combla le gouffre de la cité de David, son père.
Or Jéroboam était énergique et capable.
Salomon, voyant le jeune homme d'un bon naturel et actif
l’avait institué intendant sur les tributs de toute la maison de Joseph.
Il advint donc que, dans ce temps-là, Jéroboam sortait de Jérusalem
et le trouvait, Ahias le Silonite, le prophète, sur le chemin, couvert d’un manteau neuf.
Ils étaient deux seulement dans le champ.
Ahias, saisissant son manteau neuf dont il était couvert, le déchira en douze morceaux
et il dit à Jéroboam : — Prends pour toi dix déchirures ;
car ceci, dit le Seigneur, Dieu d’Israël :
— Voici que moi je vais déchirer le royaume de la main de Salomon
et je te donnerai dix tribus.
Et puis une tribu lui restera, à cause de mon serviteur David et à cause de Jérusalem, la ville
que j’ai choisie parmi toutes les tribus d’Israël,
parce qu’ils m’ont abandonné
et ils ont adoré Astharoth, la déesse des Sidoniens
Camos, le dieu de Moab
Melcom, le dieu des fils d’Ammon
et qu'ils n’ont pas marché dans mes voies
pour faire la justice devant moi, mes préceptes et jugements, comme David, son père.
Et je n'enlèverai pas tout le royaume de sa main
mais je l'établirai chef tous les jours de sa vie,
à cause de David, mon serviteur, que j’ai choisi,
qui a gardé mes commandements et mes préceptes.
J’enlèverai le royaume de la main de son fils
et je te donnerai dix tribus.
Quant à son fils je donnerai une tribu,
afin que David, mon serviteur, ait toujours une lampe devant moi
à Jérusalem, la cité que j’ai choisie pour que mon nom fût là.
Et toi, je te prendrai et tu régneras sur tout ce que désire ton âme
tu seras roi sur Israël.
Si donc tu écoutes tout ce que je te prescrirai
et marches dans mes voies
et fais ce qui est droit devant moi
gardant mes commandements et mes préceptes comme a fait David, mon serviteur
je serai avec toi, je te bâtirai une maison fiable
à la manière dont j'ai bâti pour David
et je te remettrai Israël.
J’affligerai en cela la semence de David,
mais non pour toujours.
Salomon voulut donc faire périr Jéroboam
mais celui-ci se leva et s’enfuit en Égypte auprès de Susac, roi d’Égypte
et il fut en Égypte jusqu’à la mort de Salomon.
Le reste des actes de Salomon
tout ce qu’il a fait, et sa sagesse
voici que tout l'ensemble a été écrit dans le livre des actes de Salomon.
Or, les jours durant lesquels Salomon régna à Jérusalem sur tout Israël
furent de quarante ans.
Salomon dormit avec ses pères
et il fut enseveli dans la cité de David, son père
et Roboam, son fils, régna à sa place.
Roboam vint à Sichem [Sychem]
car là-bas s'était rassemblé tout Israël pour l'établir roi.
Mais Jéroboam fils de Nabat, comme il était encore en Égypte, réfugié loin du roi Salomon
ayant appris sa mort, s'en retourna d'Égypte.
On envoya l'appeler.
Jéroboam vint donc, et toute la multitude d’Israël.
Ils parlèrent à Roboam, disant :
— Ton père a mis un très dur joug sur nous.
Toi donc, maintenant, tempère un peu le gouvernement très dur de ton père,
et le joug très pesant qu’il nous a imposé, et nous te servirons.
Il leur dit :
— Allez, jusqu'au troisième jour, et retournez vers moi.
Et comme le peuple s’en était allé
le roi Roboam entra en conseil avec les anciens
qui se tenaient devant Salomon, son père, tant qu'il continuait à vivre
et dit : — Quel conseil me donnez-vous pour répondre au peuple ?
Et eux lui dirent :
— Si aujourd’hui tu te soumets à ce peuple, et que tu les sers
et que tu accèdes à leur demande
et leur dis des paroles douces
ils seront tes serviteurs, tous les jours.
Mais il délaissa le conseil des anciens, qu'ils lui avaient donné
il fit appel aux hommes jeunes qui avaient été nourris avec lui et qui se tenaient auprès de lui.
Il leur dit : — Quel conseil me donnez-vous pour que je réponde à ce peuple ?
Eux qui m'ont dit : — Rends plus léger le joug que ton père a mis sur nous.
Les jeunes gens, qui avaient été nourris avec lui, lui dirent :
— Parle ainsi à ce peuple qui t’a parlé, disant :
— Ton père a alourdi notre joug. Toi, soulage-nous.
Tu leur parleras ainsi :
— Mon petit doigt est plus gros que le dos de mon père.
Et maintenant, mon père a placé sur vous un joug pesant
quant à moi, j'ajouterai sur votre joug !
Mon père vous a battus avec des fouets, quant à moi, je battrai avec des scorpions !
Jéroboam et tout le peuple vinrent auprès de Roboam le troisième jour
comme le roi avait parlé, disant :
— Retournez vers moi le troisième jour.
Le roi répondit durement au peuple.
Ayant délaissé le conseil que les anciens lui avaient donné,
il leur parla selon le conseil des jeunes gens, disant :
— Mon père a alourdi votre joug
quant à moi, j'ajouterai à votre joug !
Mon père vous a battus avec des fouets, et moi, je battrai avec des scorpions !
Le roi ne céda pas au peuple,
parce que le Seigneur s'était détourné de lui,
pour susciter sa parole
qu'il avait dite par l'entremise d'Ahias, le Silonite, à Jéroboam, fils de Nabat.
Le peuple, voyant que le roi n'avait pas voulu les écouter
lui répondit, disant :
— Quelle part pour nous, avec David ?
ou quel héritage, avec le fils de Jessé?
À tes tentes, Israël !
Maintenant, vois ta maison, David !
Et Israël s'en alla dans ses tentes.
Sur les fils d’Israël qui habitaient les villes de Juda régna Roboam.
Le roi Roboam envoya Aduram, qui était surintendant des tributs.
Tout Israël le lapida, et il mourut.
A la suite, le roi Roboam à la hâte monta sur un char et s’enfuit à Jérusalem.
Et Israël se retira de la maison de David jusqu’au jour présent.
Il advint que, comme tout Israël avait appris que Jéroboam était retourné
ils envoyèrent l'appeler, l'assemblée s'étant réunie,
et l'établirent roi sur tout Israël.
Personne ne suivit la maison de David, que la seule tribu de Juda.
Roboam vint à Jérusalem
et rassembla toute la maison de Juda et la tribu de Benjamin
cent quatre-vingt mille guerriers d’élite
pour combattre contre la maison d’Israël
et faire retourner le royaume à Roboam fils de Salomon.
Et advint la parole du Seigneur à Seméias, homme de Dieu, disant :
— Parle à Roboam fils de Salomon, roi de Juda
à toute la maison de Juda et de Benjamin, et au reste du peuple, disant :
— Ceci, dit le Seigneur :
— Vous ne monterez pas ni ne ferez la guerre contre vos frères, les fils d’Israël.
Que l'homme retourne à sa maison
car c'est par moi que s'est réalisé ce verbe.
Ils écoutèrent la parole du Seigneur et retournèrent sur leur pas
comme le Seigneur leur avait prescrit.
Jéroboam bâtit Sichem sur la montagne d’Éphraïm et y habita.
Il en sortit et bâtit Phanuel.
Et Jéroboam dit en son cœur :
— Maintenant, le royaume va retourner à la maison de David.
Si ce peuple monte pour faire des sacrifices dans la maison du Seigneur à Jérusalem
le cœur de ce peuple reviendra à son seigneur Roboam, roi de Juda
ils me feront périr et retourneront à lui.
Ayant imaginé un plan, il fit deux veaux d’or et leur dit :
— Ne montez plus à Jérusalem !
Voici tes dieux, Israël, qui t’ont fait sortir de la terre d’Égypte.
Il plaça l'un à Béthel et l’autre à Dan.
Cette action aboutit à un péché
le peuple allait pour adorer un veau jusqu’à Dan.
Jéroboam fit des sanctuaires sur les hauts lieux
et des prêtres pris parmi les derniers du peuple, qui n'appartenaient pas aux fils de Lévi.
Jéroboam institua un jour solennel au huitième mois, le quinzième jour du moism
à la ressemblance de la solennité qui était célébrée en Juda.
Et montant à l’autel, il fit de même à Béthel
pour sacrifier aux veaux qu’il avait fabriqués ;
et il établit à Béthel les prêtres des hauts lieux qu’il avait bâtis.
Il monta au-dessus de l’autel qu’il avait érigé à Béthel
le quinzième jour du huitième mois qu’il avait fixé de son cœur.
Il fit une solennité pour les fils d’Israël,
et monta au-dessus de l’autel pour brûler de l'encens.
Voici qu’un homme de Dieu vint de Juda, sur la parole du Seigneur, à Béthel
Jéroboam se tenant au-dessus de l’autel et diffusant l'encens.
Et il s'écria contre l’autel, selon la parole du Seigneur, et dit :
— Autel ! Autel ! Ceci, dit le Seigneur :
— Voici que naîtra un fils à la maison de David, du nom de Josias,
il immolera sur toi les prêtres des hauts lieux
qui maintenant sur toi embrasent de l'encens,
et des ossements d’hommes il brûlera sur toi !
Il donna ce jour-là un signe, disant :
— Ceci sera le signe que le Seigneur a parlé :
voici que l’autel se fend et que se répand la cendre qui est sur lui.
Et comme le roi avait entendu la parole de l’homme de Dieu qu'il avait criée contre l’autel à Béthel
il étendit sa main de l’autel, disant : — Saisissez-le !
Mais sa main qu’il avait étendue contre lui se dessécha
et il n'eut pas la force de la ramener à lui.
L’autel se fendit et se répandit la cendre de l’autel
selon le signe qu'avait prédit l'homme de Dieu, sur la parole du Seigneur.
Et le roi dit à l’homme de Dieu :
— Implore la face du Seigneur ton Dieu et prie pour moi
afin que ma main me soit rendue.
L'homme de Dieu pria la face du Seigneur et la main du roi retourna à lui et elle devint comme elle avait été auparavant.
Le roi dit à l’homme de Dieu :
— Viens avec moi à la maison pour que tu déjeunes
et je te donnerai des présents.
L’homme de Dieu répondit au roi :
— Même si tu me donnes la moitié de ta maison, je ne viendrai pas avec toi
ni ne mangerai de pain ni ne boirai d’eau en ce lieu.
Car ainsi m’a-t-il été commandé par la parole du Seigneur prescrivant :
— Tu ne mangeras pas de pain, ni ne boiras d’eau
ni ne retourneras par le chemin par lequel tu es venu.
Il s’en alla donc par un autre chemin et ne s’en retourna pas par la route par laquelle il était venu à Béthel.
Un certain vieux prophète habitait à Béthel.
Et auprès de lui vint son fils
et il lui raconta toutes les œuvres qu'avait faites l’homme de Dieu ce jour-là à Béthel.
Les paroles qu’il avait dites au roi
ils les racontèrent aussi à leur père.
Leur père leur dit : — Par quel chemin s’en est-il allé ?
Ses fils lui montrèrent le chemin par lequel s'en était allé l’homme de Dieu qui était venu de Juda.
Il dit à ses fils :
— Sellez-moi l'âne.
Et lui, comme ils avaient sellé, monta
et s'en alla après l’homme de Dieu
et le trouva assis sous un térébinthe.
Il lui dit : — Es-tu l’homme de Dieu qui es venu de Juda ?
Celui-là répondit : — Moi, je le suis.
Il lui dit : — Viens avec moi à la maison pour que tu manges du pain.
Il dit : — Je ne puis retourner ni venir avec toi
je ne mangerai pas de pain ni ne boirai d’eau en ce lieu
car le Seigneur m'a dit par la parole du Seigneur, disant :
— Tu ne mangeras pas de pain, tu ne boiras pas là de l'eau et tu ne retourneras pas par le chemin par lequel tu seras allé.
Il lui dit : — Moi aussi, je suis un prophète semblable à toi
et un ange m’a parlé par la parole du Seigneur, disant :
— Ramène-le avec toi dans ta maison
qu’il mange du pain et boive de l’eau.
Il le trompa
et le ramena avec lui.
Il mangea donc du pain en sa maison et but de l’eau.
Comme ils étaient assis à table
la parole du Seigneur advint au prophète qui l’avait ramené
et il cria à l’homme de Dieu qui était venu de Juda, disant :
— Le Seigneur dit ceci : — Parce que tu as été désobéissant à la bouche du Seigneur
et que tu n’as pas gardé le commandement que t'a prescrit le Seigneur, ton Dieu
parce que tu es retourné et que tu as mangé du pain et bu de l’eau
dans le lieu où il t’a prescrit de ne pas manger de pain et de ne pas boire d’eau
ton cadavre ne sera pas porté au sépulcre de tes pères.
Comme il avait mangé et bu
il sella l’âne pour le prophète qu’il avait ramené.
Comme celui-ci s’en était allé, un lion le rencontra sur le chemin et le tua.
Son cadavre était jeté sur la route
l’âne se tenait à côté de lui
et le lion se tenait à côté du cadavre.
Et voici que des hommes passant virent le cadavre jeté sur le chemin
et le lion se tenant à côté du cadavre.
Ils vinrent et le divulguèrent dans la ville dans laquelle le vieux prophète habitait.
Et comme il l'avait appris, le prophète, celui-là qui l'avait ramené du chemin, dit :
— C’est l’homme de Dieu qui a été désobéissant à la bouche du Seigneur
et le Seigneur l’a livré au lion
il l'a mis en pièces et l'a tué
selon la parole du Seigneur qu'il lui avait dite.
Il dit à ses fils :
— Sellez-moi l'âne.
Et comme eux avaient sellé
et que celui-là s'en était allé
il trouva son cadavre jeté sur le chemin
et l’âne et le lion se tenant à côté du cadavre.
Le lion n’a pas mangé du cadavre ni blessé l’âne.
Alors le prophète porta le cadavre de l’homme de Dieu et le déposa sur l'âne.
S'en étant retourné, il l'emporta dans la ville du vieux prophète pour qu'on le pleure.
Il déposa le cadavre dans son propre sépulcre
et on le pleura : — Hélas ! frère !
Comme ils l'avaient pleuré, il dit à ses fils :
— Quand je serai mort, ensevelissez-moi dans le sépulcre dans lequel l’homme de Dieu a été enseveli
à côté de ses os, déposez mes os.
Car certainement elle adviendra la parole qu’il a prédite, sur la parole du Seigneur
contre l’autel qui est à Béthel
et contre tous les sanctuaires des hauts lieux qui sont dans les villes de Samarie.
Après ces événements, Jéroboam ne se retourna pas de sa voie la pire
mais au contraire, il fit des derniers du peuple des prêtres des hauts lieux :
quiconque le voulait remplissait sa main et devenait prêtre des hauts lieux.
Et à cause de cette affaire pécha la maison de Jéroboam
et elle fut détruite et effacée de la surface de la terre.
En ce temps-là, Abia fils de Jéroboam, tomba malade.
Jéroboam dit à sa femme :
— Lève-toi et change complètement de tenue pour qu’on ne sache pas que tu es la femme de Jéroboam
et va à Silo où est Ahias le prophète, qui m’a dit que je régnerais sur ce peuple.
Prends dans ta main dix pains, de petits gâteaux, un pot de miel et va chez lui
lui-même te révélera ce qui va arriver à cet enfant.
Comme il avait dit fit la femme de Jéroboam
se levant, elle s'en alla à Silo
et vint dans la maison d’Ahias.
Mais il ne pouvait plus voir, car ses yeux étaient embrumés à cause de la vieillesse.
Mais le Seigneur dit à Ahias :
— Voici que la femme de Jéroboam entre pour te consulter sur son fils qui est malade.
Tu lui diras ceci et ceci.
Donc, comme elle entrait et dissimulait qu'elle était qui elle était
Ahias entendit le bruit des pieds de celle-ci pénétrant par l'entrée, et dit :
— Entre, femme de Jéroboam.
Pourquoi simules-tu être une autre ?
Quant à moi, j'ai été envoyé vers toi en dur messager.
Va, et dis à Jéroboam :
— Le Seigneur, Dieu d’Israël, dit ceci :
— Parce que je t’ai exalté du milieu du peuple
je t’ai donné comme chef sur mon peuple Israël
j’ai déchiré le royaume de la maison de David, et je te l’ai donné
mais tu n’as pas été comme mon serviteur David qui a gardé mes commandements
et m'a suivi de tout son cœur
faisant ce qui était agréable à mon regard.
Tu as mal agi, au-dessus de tous ceux qui ont été avant toi
tu t'es fait des dieux étrangers et fondus
pour m’inciter à la colère
et moi, tu m’as jeté derrière ton corps !
Pour cela, voici que moi j'amènerai les maux sur la maison de Jéroboam
je frapperai de Jéroboam le pisse-au-mur
l'enfermé et le dernier en Israël
et je nettoierai les résidus de la maison de Jéroboam
comme on nettoie le fumier, jusqu’à épuration.
Ceux de Jéroboam qui mourront dans la ville, les chiens les mangeront
et ceux qui mourront dans le champ, les oiseaux du ciel les dévoreront
car le Seigneur a parlé.
Toi donc, lève-toi, va dans ta maison. À l'entrée même de tes pieds dans la ville
l’enfant mourra.
Tout Israël le pleurera, et l’ensevelira
car celui-là seul de Jéroboam sera porté au sépulcre
parce que sur lui a été trouvée une œuvre bonne envers le Seigneur, le Dieu d’Israël, dans la maison de Jéroboam.
Le Seigneur se constituera un roi sur Israël
pour qu'il frappe la maison de Jéroboam en ce jour-ci et en ce temps-ci.
Le Seigneur frappera Israël
comme le roseau est remué dans l'eau
il arrachera Israël de cette bonne terre qu’il a donnée à leurs pères
et les dispersera de l’autre côté du Fleuve
parce qu’ils se sont fait des bois sacrés, pour irriter le Seigneur.
Il livrera Israël à cause des péchés de Jéroboam qui a péché et fait pécher Israël.
La femme de Jéroboam ainsi donc se leva, s'en alla et vint à Thersa.
Comme elle abordait le seuil de la maison, l’enfant mourut.
On l’ensevelit
et tout Israël le pleura, selon la parole du Seigneur qu'il a dite par l'organe de son serviteur Ahias, le prophète.
Le reste des actes de Jéroboam, comment il combattit et comment il régna
voici qu'ils ont été écrits dans le livre des actes des jours des rois d’Israël.
Or, les jours durant lesquels régna Jéroboam furent de vingt-deux ans
et il dormit avec ses pères.
Nadab, son fils, régna à sa place.
Et puis Roboam fils de Salomon régna en Juda.
Roboam avait quarante et un ans lorsqu'il avait commencé à régner
et il régna dix-sept ans à Jérusalem, la ville que choisit le Seigneur
pour mettre son nom là, d'entre toutes les tribus d’Israël.
Quant au nom de sa mère : Naama l’Ammanite.
Juda fit le mal devant le Seigneur,
ils l'irritèrent au-delà de tout ce qu'avaient fait leurs pères
par les péchés qu’ils avaient péchés.
Ils se bâtirent en effet eux-mêmes aussi des autels, des statues et des bois sacrés
sur toute colline élevée et sous tout arbre feuillu.
Mais il y eut même des efféminés dans le pays.
Ils firent toutes les abominations des nations
que le Seigneur foula devant les fils d’Israël.
En la cinquième année du règne de Roboam
Sésac, roi d’Égypte, monta contre Jérusalem
et il emporta les trésors de la maison du Seigneur
et les trésors royaux et il pilla tout
les boucliers d’or aussi qu'avait faits Salomon.
À leur place, le roi Roboam fit des boucliers de bronze
et les remit dans la main des chefs des scutaires et de ceux qui veillaient devant l’entrée de la maison du roi.
Chaque fois que le roi entrait dans la maison du Seigneur
les portaient ceux qui avaient la charge d'aller devant
et ensuite ils les rapportaient à l'arsenal des scutaires.
Le reste des actes de Roboam, tout ce qu’il a fait
voici qu'ils ont été écrits dans le livre des actes des jours des rois de Juda.
Il y eut la guerre entre Roboam et Jéroboam tous les jours.
Roboam dormit donc avec ses pères et fut enseveli avec eux dans la ville de David.
Le nom de sa mère : Naama l’Ammanite.
Et régna Abiam, son fils, à sa place.
Dans la dix-huitième année du règne de Jéroboam, fils de Nabat,
Abiam régna sur Juda.
Il régna trois ans à Jérusalem.
Le nom de sa mère : « Maaca », fille d’Abessalom.
Il marcha dans tous les péchés que son père avait faits avant lui
et son cœur n’était pas parfait avec le Seigneur, son Dieu, comme le cœur de David son père.
Mais à cause de David, le Seigneur, son Dieu lui donna une lampe à Jérusalem
de sorte qu'il éleva son fils après lui et maintint Jérusalem,
parce que David avait fait ce qui était droit aux yeux du Seigneur
et ne s'était pas écarté de tout ce qu'il lui avait ordonné durant tous les jours de sa vie
exceptée l'affaire d’Urie le Hittite.
Et il y eut pourtant guerre entre Roboam et Jéroboam tout le temps de sa vie.
Le reste des actes d’Abiam, tout ce qu’il a fait
ceci n'a-t-il pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois de Juda ?
Il y eut combat entre Abiam et Jéroboam.
Et Abiam dormit avec ses pères
et on l’ensevelit dans la cité de David.
Asa, son fils, régna à sa place.
Dans la vingtième année de Jéroboam, roi d’Israël, régna Asa, roi de Juda.
Il régna quarante et un ans à Jérusalem.
Le nom de sa mère : « Maaca », fille d’Abessalom.
Asa fit ce qui était droit devant le regard du Seigneur, comme David son père,
il chassa les efféminés du pays
et fit disparaître toutes les saletés d'idoles que ses pères avaient faites.
De plus, même Maaca, sa mère, il l'écarta
pour qu'elle ne fût plus la première dans le culte de Priape et dans son bois sacré qu'elle avait consacré
il renversa son antre, brisa son idole immonde
et la brûla dans le torrent du Cédron.
Les hauts lieux, il ne les enleva pas
mais cependant le cœur d’Asa était parfait avec Dieu durant tous ses jours.
Il apporta dans la maison du Seigneur ce qu'avait sanctifié son père et qu'il avait voué : argent, or et vaisselle.
Il y eut la guerre entre Asa et Baasa, roi d’Israël, durant tous ses jours.
Baasa, roi d’Israël, monta contre Juda
et il bâtit Rama, de sorte que personne ne puisse sortir ou entrer du côté d’Asa, roi de Juda.
C'est pourquoi Asa, prenant tout l’argent et l’or qui étaient restés dans les trésors de la maison du Seigneur et dans les trésors de la maison royale
remit cela entre les mains de ses serviteurs
et l'envoya auprès de Bénadad, fils de Tabrémmon, fils d'Ézion, roi de Syrie, qui habitait à Damas, disant :
— Il y a une alliance entre moi et toi
entre mon père et ton père.
Pour cela je t’ai envoyé des présents, de l'argent et de l'or
et je demande que tu viennes, que tu annules l'alliance que tu as avec Baasa, roi d’Israël, et qu’il se retire loin de moi.
Bénadad, se reposant sur le roi Asa, envoya les chefs de son armée contre les villes d’Israël.
Ils frappèrent Ahion, Dan, Abel-maison-de-Maaca
et tout Kinnéreth, c'est-à-dire toute la terre de Nephthali.
Comme il avait appris cela, Baasa s'interrompit de bâtir Rama
et s'en retourna à Thersa.
Le roi Asa envoya une injonction à tout Juda: — Que personne ne soit excusé !
Ils emportèrent les pierres de Rama et ses bois avec lesquels Baasa avait bâti
et le roi Asa construisit à partir d'eux Gaba en Benjamin et Maspha.
Le reste de tous les actes d’Asa
tous ses traits de bravoure, tout ce qu’il a fait
et les villes qu’il a construites
ceci n’a-t-il pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois de Juda ?
Cependant, au temps de sa vieillesse il souffrit des pieds.
Il dormit avec ses pères et fut enseveli avec eux dans la ville de David, son père.
Et Josaphat, son fils, régna à sa place.
Nadab, fils de Jéroboam, devint roi d’Israël la seconde année d’Asa, roi de Juda.
Il régna deux ans sur Israël.
Il fit ce qui est mal au regard du Seigneur
il marcha dans les voies de son père et dans ses péchés par lesquels il fit pécher Israël.
Baasa, fils d’Ahias, de la maison d’Issachar, lui tendit un piège
et le frappa à Gebbéthon, qui est une ville des Philistins
puisque Nadab et tout Israël assiégeaient Gebbéthon.
Baasa, fils d’Ahias, de la maison d’Issachar, lui tendit un piège
et le frappa à Gebbéthon, qui est une ville des Philistins
puisque Nadab et tout Israël assiégeaient Gebbéthon.
Baasa le fit donc périr
dans la troisième année d’Asa, roi de Juda, et régna à sa place.
Et comme il avait régné, il frappa toute la maison de Jéroboam.
Il ne laissa échapper pas même une âme de sa semence
jusqu'à l'anéantir, selon la parole du Seigneur qu'il avait dite par l'organe de son serviteur Ahias le Silonite
à cause des péchés que Jéroboam commis
et par lesquels il avait fait pécher Israël
et à cause de la faute par laquelle il avait irrité le Seigneur, le Dieu d’Israël.
Le reste des actes de Nadab, et tout ce qu’il a effectué
ceci n’a-t-il pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois d’Israël ?
Et il y eut guerre entre Asa et Baasa, roi d’Israël, tous leurs jours.
La troisième année d’Asa, roi de Juda,
Baasa, fils d’Ahias, régna sur tout Israël à Thersa pendant vingt-quatre ans.
Il fit le mal devant le Seigneur
il marcha dans la voie de Jéroboam
et dans ses péchés par lesquels il fit pécher Israël.
Advint la parole du Seigneur à Jéhu, fils de Anani, contre Baasa, disant :
— Dans la mesure où je t’ai élevé de la poussière et je t'ai établi chef sur mon peuple Israël,
tandis que toi tu as marché dans la voie de Jéroboam
et tu as fait pécher mon peuple d'Israël
pour m’irriter par leurs péchés,
voici que moi, je vais faucher la postérité de Baasa et la postérité de sa maison
et je ferai ta maison ce que j'ai fait de la maison de Jéroboam, fils de Nabat :
celui de Baasa qui sera mort dans la cité, les chiens le mangeront
et celui issu de lui qui sera mort dans la contrée, les volatiles du ciel le mangeront !
Le reste des actes de Baasa, tout ce qu’il a fait, ses batailles,
est-ce que tout cela n'a pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois d’Israël ?
Baasa dormit donc avec ses pères et fut enseveli à Thersa.
Héla, son fils, régna à sa place.
Comme alors dans la main de Jéhu, fils de Anani le prophète,
le verbe du Seigneur était advenu contre Baasa, contre sa maison, contre tout le mal qu'il avait fait devant le Seigneur,
pour l'irriter par les œuvres de ses mains,
au point de devenir comme la maison de Jéroboam,
pour cette raison, il le tua.
La vingt-sixième année d’Asa, roi de Juda
Héla fils de Baasa, régna sur Israël à Thersa, deux ans.
Et se rebella contre lui son esclave Zamri
chef de la moitié de ses cavaliers :
Héla était à Thersa, buvant et s’enivrant dans la maison d’Arsa, préfet de Thersa ;
faisant donc irruption, Zambri le frappa et le tua
la vingt-septième année d’Asa roi de Juda,
et il régna à sa place.
Comme il avait régné et siégé sur son trône
il frappa toute la maison de Baasa
(il ne laissa de lui pas un pisse-au-mur !)
et ses parents et ses amis :
Zambri anéantit toute la maison de Baasa
selon le verbe du Seigneur qui avait été énoncé à Baasa par l'organe de Jéhu le prophète
à cause de tous les péchés de Baasa et des péchés de Héla, son fils
qui avaient péché et fait pécher Israël
provoquant le Seigneur, le Dieu d’Israël, par leurs vanités.
Le reste des actes d’Héla, et tout ce qu’il a fait
est-ce que tout cela n'a pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois d’Israël ?
La vingt-septième année d’Asa, roi de Juda
Zambri régna sept jours à Thersa ;
de son côté, l'armée assiégeait Gebbéthon , ville des Philistins.
Comme il avait appris que Zambri s'était rebellé et avait tué le roi
tout Israël se donna pour roi Amri
qui était le chef de guerre sur Israël, en ce jour-là, dans le camp.
Omri monta donc, et tout Israël avec lui, de Gebbéthon, et ils assiégeaient Thersa .
Zambri, voyant que la cité allait certainement être battue
entra dans le palais, incendia, lui avec, la maison royale
et il mourut
à cause de ses péchés, ceux qu’il avait lui-même péchés
faisant le mal devant le Seigneur, marchant dans la voie de Jéroboam
et à cause du péché de celui-ci dont il fit pécher Israël.
Le reste des actes de Zambri
de ses tromperies et de sa tyrannie
est-ce que tout cela n'a pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois d’Israël ?
Alors le peuple d’Israël se divisa en deux parties
une moitié du peuple suivait Thebni fils de Gineth pour l'établir roi
et l'autre moitié suivait Amri.
Le peuple qui était avecAmri l’emporta sur le peuple qui suivait Thebni fils de Gineth.
Thebni mourut et Amri régna.
La trente et unième année d’Asa, roi de Juda
Amri régna sur Israël, douze ans.
À Thersa il régna six ans
et il acheta la montagne de Samarie à Somer pour deux talents d’argent :
il l'édifia et nomma la ville qu'il avait construite du nom de « Somer », seigneur du mont de Samarie.
Amri fit le mal au regard du Seigneur
il agit vilement, surpassant tous ceux qui avaient été avant lui :
il marcha dans toute la voie de Jéroboam fils de Nabat
et dans ses péchés par lesquels il avait fait pécher Israël
pour irriter le Seigneur Dieu d’Israël, par leurs vanités.
Le reste des actes d’Amri, et ses batailles qu’il a menées
est-ce que tout cela n'a pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois d’Israël ?
Amri dormit avec ses pères et fut enseveli à Samarie.
Achab [Ahab], son fils, régna à sa place.
Achab fils d’Amri régna sur Israël la trente-huitième année d’Asa, roi de Juda
et Achab fils d’Amri régna sur Israël à Samarie vingt-deux ans.
Achab fils d’Amri fit le mal au regard du Seigneur
surpassant tous ceux qui furent avant lui :
il ne lui suffit pas de marcher dans les péchés de Jéroboam fils de Nabat
il épousa en outre Jézabel [Hiezabel] fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens
et s'en alla servir Baal et l'adora ;
il érigea un autel à Baal dans le temple de Baal qu’il avait bâti à Samarie,
et planta un bois sacré,
et Achab ajouta à son ouvrage, irritant le Seigneur, le Dieu d’Israël
surpassant tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui !
En ses jours, Ahiel de Béthel bâtit Jéricho
sur Abiram, son premier-né, il en jeta les fondements,
et sur Ségub, son dernier, il en posa les portes
selon la parole le verbe du Seigneur qui avait été énoncé par l'organe Josué, fils de Nun.
Élie le Tishbite [Helias Thesbites] , un habitant de Galaad, dit à Achab :
— Il est vivant, le Seigneur Dieu d’Israël, sous le regard de qui je me tiens !
S'il y a ces années-ci rosée ou pluie, sauf aux paroles de ma bouche...
Alors advint à lui
le verbe du Seigneur, disant :
— Retire-toi d’ici, va face à l’orient
et cache-toi au torrent de Kerit [Charith], qui est en face du Jourdain :
là, du torrent tu boiras
et aux corbeaux j’ai ordonné de te nourrir là.
Il s'en alla donc et fit selon le verbe du Seigneur
et comme il s'en était allé, il séjourna au torrent de Kerit, qui est en face du Jourdain.
Les corbeaux apportaient pain et chairs le matin
pareillement pain et chairs le soir
et il buvait du torrent.
Mais après des jours, le torrent fut asséché
car il n’avait pas plu sur la terre.
Lui advint alors une parole du Seigneur, disant :
— Lève-toi, va à Sarepta [Sarephta] des Sidoniens, et tu demeureras là :
car j’ai ordonné là à une femme veuve de te nourrir.
Il se leva et s'en alla à Sarepta.
Comme il était arrivé à la porte de la ville
lui apparut une femme veuve ramassant des bois.
Il l’appela et lui dit :
— Donne-moi un peu d’eau dans un vase, pour que je boive.
Et comme elle partait pour lui en apporter
il cria derrière son dos, disant :
— Apporte-moi aussi, je te prie, une bouchée de pain dans ta main.
Et elle répondit :
— Il vit, le Seigneur, ton Dieu : je n’ai pas de pain, sinon autant de farine que peut contenir une poignée, dans la cruche
et un peu d’huile dans la fiole.
Voilà, je ramasse deux bois pour rentrer faire cela pour moi et pour mon fils, pour que nous mangions et mourrions.
Élie lui dit : — Ne crains pas
mais va, fais comme tu as dit.
Mais cependant fais pour moi d’abord de ce peu de farine un petit pain cuit sous la cendre et apporte-le moi
pour toi et pour ton fils tu en feras ensuite.
Et le Seigneur, le Dieu d'Israël, dit ceci :
— La cruche de farine ne fera pas défaut
la fiole d’huile ne diminuera pas
jusqu’au jour où le Seigneur va donner la pluie sur la face de la terre.
Et celle-ci s’en alla et fit selon la parole d’Élie
et il mangea lui-même, et elle et sa maison
et depuis ce jour-là
la cruche de farine ne s’épuisa pas
la fiole d’huile ne fut pas amoindrie
selon le verbe du Seigneur, qui avait été énoncé par l’organe d’Élie.
Or il advint après ces faits
que tomba malade le fils de la femme mère de famille
et la maladie était extrêmement forte, au point qu’il ne restait pas en lui d'haleine.
Elle dit donc à Élie :
— Qu’y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu ?
Tu es entré chez moi pour que fussent remémorées mes iniquités
et faire périr mon fils ?
Il lui dit : — Donne-moi ton fils.
Il le prit de son sein
le porta dans la chambre haute où lui-même demeurait
et le déposa sur son lit.
Et il cria vers le Seigneur et dit :
— Seigneur, mon Dieu, as-tu encore affligé la veuve chez laquelle moi en tout cas je suis sustenté, au point de faire périr son fils ?
Et il s’étendit et se mesura sur l’enfant trois fois
il cria vers le Seigneur et dit :
— Seigneur, mon Dieu, que retourne, je t'en prie, l’âme de cet enfant en ses entrailles !
Le Seigneur écouta la voix d’Élie, l’âme de l’enfant retourna au dedans de lui, et il revécut.
Élie prit l’enfant, le descendit de la chambre haute au bas de la maison
et le remit à sa mère et lui dit :
— Voilà : il vit, ton fils.
La femme dit à Élie :
— Maintenant je reconnais en cela que tu es, toi, un homme de Dieu
et que le verbe du Seigneur dans ta bouche est vrai.
Après de nombreux jours, le verbe du Seigneur advint à Élie, dans la troisième année, disant :
— Va, montre-toi à Achab, afin que je donne la pluie sur la face de la terre.
Élie alla donc pour se montrer à Achab.
La famine était sévère à Samarie.
Achab appela Abdias, l'intendant de sa maison.
Abdias craignait beaucoup le Seigneur.
En effet, comme Jézabel faisait périr les prophètes du Seigneur
celui-là prit cent prophètes, les cacha par cinquante dans des grottes
et les nourrit de pain et d'eau.
Donc Achab dit à Abdias :
— Parcours la terre vers toutes les sources d’eau et vers tous les vallons
si peut-être nous pourrions trouver de l’herbe, sauver chevaux et mulets,
et que les bêtes ne périssent pas entièrement.
Ils se partagèrent les régions pour les parcourir.
Achab allait par un chemin, et Abdias allait par un autre chemin, séparément.
Comme Abdias était en chemin, Élie vint à sa rencontre,
et lui, comme il l'avait reconnu, tomba sur sa face et dit :
— Est-ce que vraiment toi tu es mon seigneur Élie ?
Et celui-là lui répondit : — Moi.
Va, dis à ton seigneur : — Il est là, Élie !
Et lui : — En quoi ai-je péché, dit-il, puisque tu me livres, moi, ton esclave, dans la main d’Achab, pour qu’il me fasse périr ?
Il vit, le Seigneur, ton Dieu ! Il n’y a pas de nation ni de royaume où mon seigneur n'ait envoyé te chercher.
Et tous répondant : Il n’est pas ici
il a adjuré chaque royaume et nation, de ce qu’on ne t’ait nullement retrouvé.
Et maintenant tu me dis : — Va, et dis à ton seigneur : — Il est là, Élie !
Et lorsque je t’aurai quitté, l'esprit du Seigneur t'emportera en un lieu que moi j'ignore
étant entré, j'annoncerai à Achab, il ne te trouvera pas et me tuera.
Pourtant ton esclave craint le Seigneur depuis son enfance.
Ne t'a-t-on pas révélé, mon seigneur, ce que j’ai fait
lorsque Jézabel faisait périr les prophètes du Seigneur ?
Que j'ai caché, des prophètes du Seigneur, cent hommes cinquante et cinquante, dans des grottes
et que je les ai nourris de pain et d'eau ?
Et maintenant toi, tu dis : — Va, et dis à ton seigneur : — Il est là, Elie ! Pour qu'il me tue !
Elie dit :
— Il vit, le Seigneur des armées, devant la face de qui je me tiens : je paraîtrai aujourd'hui devant lui.
Abdias s'en alla donc à la rencontre d’Achab et le lui révéla.
Et Achab vint à la rencontre d’Élie.
Et comme il l'avait vu, il lui dit :
— Alors tu es celui-là qui perturbe Israël ?
Et celui-là dit :
— Je n'ai pas troublé Israël, mais toi et la maison de ton père, qui avez abandonné les commandements du Seigneur et avez suivi les Baals.
Cependant, maintenant, envoie rassembler tout Israël devant moi, sur le mont Carmelite
les quatre cent cinquante prophètes de Baal
et les quatre cents prophètes des bois sacrés
qui mangent de la table de Jézabel.
Achab envoya des messagers vers tous les fils d’Israël et rassembla les prophètes sur le mont Carmelite.
S’approchant, Élie dit à tout le peuple :
— Jusqu'à quand boîtez-vous des deux côtés ?
Si le Seigneur est Dieu, suivez-le ;
mais si c’est Baal, suivez celui-là !
Le peuple ne lui répondit mot.
Élie dit encore au peuple :
— Moi, prophète du Seigneur, je suis resté seul
et les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante hommes.
Que l’on nous donne deux bœufs.
Et eux, qu’ils choisissent un bœuf
le coupant en morceaux, qu’ils le mettent sur les bois
mais qu'en dessous ils ne mettent pas le feu.
Et moi je ferai l’autre bœuf
je le placerai sur les bois
et en dessous je ne mettrai pas le feu.
Invoquez les noms de vos dieux
et moi j’invoquerai le nom du Seigneur.
Le dieu qui aura répondu par le feu, lui-même serait Dieu.
Répondant, tout le peuple dit : — Excellente proposition !
Élie dit donc aux prophètes de Baal :
— Choisissez-vous un bœuf
faites les premiers, car vous êtes plus nombreux,
invoquez les noms de vos dieux
et ne mettez pas le feu en dessous.
Et eux, comme ils avaient pris le bœuf qu’il leur avait donné
le firent. Et ils invoquaient le nom de Baal depuis le matin jusqu’à midi, disant :
— Baal, exauce-nous !
Et il n'y avait ni voix ni personne qui répondît.
Et ils sautaient par-dessus l’autel qu’ils avaient fait.
Comme il était déjà midi
Élie se moqua d’eux et dit :
— Criez à plus grande voix
car c'est un dieu et peut-être parle-t-il
ou il est à l'auberge, ou sur la route
ou sûrement il dort : qu'on le réveille !
Ils criaient donc à grande voix et se tailladaient selon leur rite avec des couteaux et des lancettes
jusqu’à ce qu'ils fussent couverts de sang.
Après que midi fut passé et ceux-là prophétisant, le temps d'offrir le sacrifice était venu.
Et l'on n'entendait pas de voix, personne ne répondait ni ne s'occupait d'eux pendant qu'ils priaient,
Élie dit à tout le peuple : — Venez près de moi.
Et le peuple s'approchant de lui,
il répara l’autel du Seigneur qui avait été démoli.
Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob
à qui advint la parole du Seigneur, disant :
— Israël sera ton nom.
Il bâtit avec les pierres un autel au nom du Seigneur
il fit une rigole comme à travers deux petits sillons autour de l’autel.
Il disposa les bois,
découpa le bœuf par pièces,
le mit sur les bois
et il dit :
— Remplissez d’eau quatre cruches
et versez l'eau sur l’holocauste et sur les bois.
Et de nouveau il dit : — Faites encore cela une seconde fois.
Et comme ils l'avaient fait aussi une seconde fois, il dit :
— Faites cela même, encore une troisième fois.
Et ils le firent aussi une troisième fois.
Les eaux couraient autour de l’autel
et le creux de la rigole fut rempli.
Comme c'était le temps désormais pour offrir l'holocauste
s’avançant, Élie le prophète dit :
— Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël
aujourd’hui, montre que toi, tu es Dieu d'Israël, et moi, ton esclave
et que selon ton ordre j’ai fait toutes ces choses.
Exauce-moi, Seigneur, exauce-moi !
pour que ce peuple apprenne que toi tu es le Seigneur Dieu,
et que toi tu as converti leur cœur de nouveau.
Le feu du Seigneur tomba et dévora l’holocauste, les bois, les pierres,
la poussière aussi, lapant même l’eau qui était dans la rigole.
Et comme tout le peuple avait vu cela, il tomba sur sa face et dit :
— Le Seigneur lui-même est Dieu ! Le Seigneur lui-même est Dieu !
Élie leur dit :
— Saisissez les prophètes de Baal, et qu'il n'en échappe pas même un seul d'entre eux !
Et comme ils les eurent pris,
Élie les mena au torrent de Quison et les fit périr là.
Élie dit à Achab :
— Monte, mange et bois, car il y a un bruit de pluie abondante.
Achab monta pour manger et boire.
Élie, quant à lui, monta au sommet du mont Carmelite
et penché à terre, il mit son visage entre ses genoux.
Il dit à son serviteur :
— Monte, regarde du côté de la mer.
Et celui-ci, comme il était monté et avait observé, dit : — Il n’y a rien.
Et il lui dit encore : — Retourne sept fois.
À la septième fois, voici qu'un mince nuage, petit comme la plante de pied d’un homme, s'éleva de la mer.
Il dit : — Monte et dis à Achab : — Attelle ton char et descends, pour que la pluie ne te devance pas.
Et comme ils se tournaient par ici et par là
voici que les cieux furent enténébrés, et des nuages et du vent, et il y eut une grande pluie.
Montant donc, Achab s’en alla à Yizréel.
La main du Seigneur fut sur Élie
les reins ceints, il courait devant Achab, jusqu’à ce qu'il arrivât à Yizréel.
Achab annonça à Jézabel tout ce qu’Élie avait fait
et comment il avait tué tous les prophètes par le glaive.
Jézabel envoya un messager à Élie, disant :
— Que les dieux me fassent ceci et y ajoutent cela
si à cette heure-ci demain je n’ai pas disposé de ta vie comme de la vie de n'importe lequel d'entre d’eux !
Élie eut donc peur, et se levant il s'en alla partout où le portait la volonté :
il arriva à Bersabée de Juda
et y laissa son serviteur ;
et lui continua vers le désert, par une marche d'une journée...
Et comme il était arrivé et qu'il était assis sous un genévrier
il demanda pour son âme qu'elle mourût, et dit :
— Ça suffit pour moi, Seigneur, prends mon âme !
car je ne suis pas meilleur que mes pères !
Il s'abandonna et s'endormit à l'ombre du genévrier...
Et voici qu’un ange le toucha et lui dit : — Lève-toi, mange !
Il regarda, et voici : près de sa tête un pain cuit sous la cendre et un vase d’eau.
Il mangea donc, but et se rendormit.
L’ange du Seigneur retourna une seconde fois, le toucha et lui dit :
— Lève-toi, mange, car il te reste un long chemin.
Et lui, comme il s'était levé, mangea et but,
et il marcha avec la force de cette nourriture quarante jours et quarante nuits
jusqu’à la montagne de Dieu, l'Horeb.
Et comme il était arrivé là-bas, il demeura dans la caverne.
Et voici, la parole du Seigneur vint à lui et lui dit :
— Ici, que fais-tu Élie ?
Mais lui répondit :
— De zèle j'ai été zélé pour le Seigneur Dieu des armées
car ils ont abandonné l'alliance du Seigneur, les fils d’Israël ;
ils ont détruit tes autels, tué tes prophètes par le glaive ;
ne subsiste que moi seul et ils réclament mon âme pour l'enlever !
Il lui dit : — Sors ! et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur.
Et voici que le Seigneur passe :
un vent grand et fort, renversant les montagnes, écrasant les rochers, devant le Seigneur,
le Seigneur n'était pas dans le vent ;
et après le vent, un séisme, le Seigneur n'était pas dans le séisme ;
et après le séisme, un feu, le Seigneur n'était pas dans le feu ;
Et après le feu, le sifflement d'une brise ténue...
Et cela, comme Élie l'avait entendu, il se couvrit le visage de son manteau ;
étant sorti, il se tint à l’entrée de la caverne
et voici, une voix vint à lui, disant :
— Que fais-tu ici, Élie ?
Et lui répondit :
« — De zèle j'ai été zélé pour le Seigneur, Dieu des armées
car ils ont abandonné l'alliance » du Seigneur, « les fils d’Israël ;
ils ont détruit tes autels, tué tes prophètes par le glaive
ne subsiste que moi seul et ils réclament mon âme pour l'enlever ! »
Le Seigneur lui dit :
— Va, retourne sur ton chemin par le désert, à Damas
et quand tu y seras parvenu, tu oindras Hazaël [Azahel] comme roi sur la Syrie ;
Jéhu fils de Namsi, tu l'oindras comme roi sur Israël
et Elisée [Heliseus] fils de Saphat qui est d’Abelméhula [Abelmaula], tu l'oindras comme prophète à ta place.
Et ça ne manquera pas : quiconque aura échappé au glaive de Hazaël, Jéhu le tuera
et qui aura échappé au glaive de Jéhu, Élisée le fera périr ;
et je laisserai pour moi en Israël sept mille hommes :
tous les genoux qui n'ont pas fléchi devant Baal
et toute bouche qui ne l’a pas adoré en baisant sa main.
Parti de là, Élie trouva Élisée fils de Saphat en train de labourer avec douze paires de bœufs,
lui-même étant l'un parmi les douze qui labouraient.
Et comme Élie était venu vers lui
il jeta son manteau sur lui.
Lui, aussitôt, ayant laissé les bœufs, courut derrière Élie et dit :
— Permets que j’embrasse mon père et ma mère, et ainsi je te suivrai.
Il lui dit : — Va et reviens,
car j'ai fait pour toi ce que j'avais à faire.
Élisée s’en retourna d'auprès de lui, prit une paire de bœufs et les sacrifia.
Avec la charrue des bœufs, il fit cuire les chairs, les donna au peuple et ils mangèrent.
Et se levant, il s'en alla et suivit Élie, et il le servait.
Et puis Bénadad, roi de Syrie, rassembla toute son armée
trente-deux rois avec lui, des chevaux et des chars.
Et montant, il combattait contre Samarie et l’assiégeait.
Envoyant des messagers à Achab, roi d’Israël, dans la ville
il dit :
— Ceci, dit Bénadad :
— Ton argent et ton or sont miens
et tes femmes et tes fils les meilleurs sont miens.
Le roi d’Israël répondit :
— Selon ta parole, mon seigneur le roi, je suis tien, moi et tout ce qui est mien.
Retournant, les messagers dirent :
— Ceci dit Bénadad qui nous a envoyés à toi :
— Ton argent et ton or, tes femmes et tes fils, tu me les donneras.
Donc demain, à cette même heure, je t'enverrai mes serviteurs
ils fouilleront ta maison et la maison de tes serviteurs
et tout ce qui leur plaira, ils le mettront dans leurs mains et l’emporteront.
Le roi d’Israël appela tous les anciens du pays et dit :
— Considérez et voyez qu'il nous tend un piège
car il m’a mandé pour mes femmes et fils
pour l'argent et l'or, et je n'ai pas refusé.
Tous les aînés et tout le peuple lui dirent :
— N’écoute pas, ni ne te repose sur lui.
Alors il répondit aux messagers de Bénadad :
— Dites à mon seigneur le roi :
— Tout ce pour quoi tu as mandé à moi ton serviteur, au début, je le ferai
mais cette chose-ci, je ne puis la faire.
Et retournés, les messagers le lui annoncèrent.
Lequel les renvoya et dit :
— Que les dieux me fassent ceci et ajoutent cela,
si la poussière de Samarie suffit aux creux des mains de tout le peuple qui me suit !
Et répondant, le roi d’Israël dit :
— Dites-lui : — Que celui qui attache son ceinturon ne se glorifie pas autant que celui qui le détache !
Or il advint, comme Bénadad avait entendu cette parole
que lui-même et les rois buvaient dans les abris ombragés
et il dit à ses serviteurs :
— Encerclez la ville !
Et ils l'encerclèrent.
Et voici qu’un prophète s’approchant d’Achab, roi d’Israël, dit :
— Le Seigneur dit ceci :
— Tu as sûrement vu toute cette multitude démesurée.
Voici que moi je la livrerai en ta main aujourd’hui
afin que tu saches que moi je suis le Seigneur.
Achab dit : — Par qui ?
Il dit : — Le Seigneur dit ceci :
— Par les suivants des chefs des provinces.
Il dit : — Qui commencera à combattre ?
Celui-là dit : — Toi.
Achab recensa donc les cadets des chefs des provinces,
il trouva le nombre de deux cent trente-deux,
et après eux, il recensa le peuple, tous les fils d’Israël : sept mille.
Ils sortirent à midi
quant à Bénadad, il buvait, ivre, dans son abri ombragé
et les trente-deux rois avec lui qui étaient venus à son secours.
Or, les cadets des chefs des provinces sortirent en première ligne.
Bénadad envoya alors des messagers qui lui annoncèrent, disant :
— Des hommes sont sortis de Samarie.
Il dit : — Si pour la paix ils viennent, appréhendez-les vivants
si pour combattre, vivants prenez-les.
Les cadets des chefs des provinces sortirent donc, et le reste de l’armée suivait.
Chacun frappa l'homme qui était venu contre lui
les Syriens s'enfuirent, Israël les poursuivit.
Bénadad, roi de Syrie, s'enfuit aussi sur un cheval avec des cavaliers.
Et non sans être sorti aussi, le roi d’Israël frappa chevaux et chars,
et il frappa la Syrie d'un grand coup.
Le prophète, s’approchant du roi d’Israël, lui dit :
— Va, renforce-toi, sache et vois ce que tu dois faire
car l’année suivante, le roi de Syrie montera contre toi.
Les serviteurs du roi de Syrie lui dirent :
— Les dieux de montagnes sont leurs dieux, c’est pourquoi ils nous ont surpassés.
Mais mieux vaut que nous combattions contre eux dans les plaines, et nous les tiendrons.
Toi donc, fais cette action :
écarte chaque roi de son armée
mets des chefs à leur place
et renouvelle le nombre de soldats qui sont tombés des tiens
et les chevaux selon les chevaux précédents
et les chars selon les chars que tu as eu auparavant.
Et nous combattrons contre eux dans les plaines et tu verras que nous les tiendrons.
Il crut à leur plan et fit ainsi.
Ainsi donc, après que l'année fût passé,
Bénadad recensa les Syriens et monta à Afec
pour combattre contre Israël.
À la suite, les fils d’Israël furent recensés et, pourvus de vivres, ils s’avancèrent de leur côté
et installèrent leurs camps vis-à-vis d'eux, comme deux petits troupeaux de chèvres
quant aux Syriens, ils couvraient toute la terre.
S’approchant, un homme de Dieu dit au roi d’Israël :
— Le Seigneur dit ceci :
— Parce que les Syriens ont dit : — Le seigneur est un dieu des montagnes et non un dieu des vallées,
je livrerai en ta main toute cette grande multitude
et vous saurez que je suis le Seigneur.
Sept jours, ils disposaient de face, ceux-ci et ceux-là, leurs lignes.
Le septième jour, la bataille s’engagea
et les fils d’Israël frappèrent parmi les Syriens, cent mille fantassins en un jour.
Ceux qui étaient restés s’enfuirent à Afec, dans la ville
et la muraille tomba sur vingt-sept mille hommes qui étaient restés.
Et puis Bénadad, fuyant, entra dans la ville, dans une chambre qui était à l'intérieur d'une chambre.
Ses serviteurs lui dirent :
— Voici, nous avons entendu dire que les rois de la maison d’Israël seraient cléments
mettons donc des sacs sur nos reins, des cordes à nos têtes
et sortons vers le roi d’Israël :
peut-être sauvera-t-il nos vies.
Ils se ceignirent les reins de sacs, mirent des cordes à leurs têtes
ils vinrent auprès du roi d’Israël et dirent :
— Ton serviteur Bénadad dit : — Que vive, je te prie, mon âme !
Il dit : — S'il vit encore, il est mon frère.
Les hommes prirent cela comme un bon présage.
Se hâtant, ils ravirent la parole sortie de sa bouche et dirent :
— Bénadad est ton frère.
Il dit : — Allez, amenez-le.
Bénadad sortit donc vers lui
et il l'éleva sur son char.
Et celui-ci lui dit :
— Les villes que mon père a prises à ton père, je les rendrai.
Fais-toi des places publiques à Damas, comme en a fait mon père à Samarie.
Et moi, en allié je me retirerai loin de toi.
Achab conclut donc l'alliance et le laissa aller.
Un des fils des prophètes dit à son compagnon, sur la parole du Seigneur : — Frappe-moi !
Mais lui ne voulut pas le frapper.
Et il lui dit :
— Parce que tu n'as pas voulu écouter la voix du Seigneur
voici, tu t'éloigneras de moi et un lion te frappera.
Et comme il s’était un petit peu éloigné de lui, un lion le trouva et le frappa.
Mais rencontrant aussi un autre homme
il lui dit : — Frappe-moi !
Et celui-ci le frappa et le blessa.
Le prophète s'en alla donc et vint au-devant du roi sur le chemin
et e déguisa en répandant de la poussière sur son visage et sur ses yeux.
Comme le roi passait, il cria vers le roi et dit :
— Ton serviteur est sorti pour combattre de près
et comme un homme s'était enfui
quelqu'un l'amena près de moi et dit :
— Garde cet homme.
Et si celui-ci échappe, ta vie sera pour sa vie, ou tu paieras le poids d'un talent d’argent.
Or, pendant que moi, troublé, je me tournais ici et là
soudain il n'est plus apparu.
Le roi d’Israël lui dit :
— C'est ton jugement, que tu as toi-même décrété.
Mais lui, aussitôt, essuya la poussière de son visage
et le roi d’Israël reconnut que c'était l'un des prophètes.
Lequel lui dit :
— Le Seigneur dit ceci :
— Parce que tu as laissé échapper de ta main un homme digne de mort
ta vie sera pour sa vie
et ton peuple pour son peuple.
Le roi d’Israël s’en retourna alors à sa maison
dédaignant d'écouter et furieux, il arriva à Samarie.
Après ces événements, une vigne appartenait à Naboth le Yizréélite, qui était à Yizréel
contre le palais d’Achab, roi de Samarie.
Achab parla donc à Naboth, disant :
— Donne-moi ta vigne pour que je m'en fasse un jardin potager
car elle est limitrophe, et proche de ma maison.
Je te donnerai à sa place une vigne meilleure
ou bien, si tu penses que c'est plus opportun pour toi, un prix d'argent, autant qu'elle en mérite.
Mais Naboth lui répondit :
— Le Seigneur me soit propice :
que je ne t'abandonne pas l’héritage de mes pères !
Achab revient dans sa maison s'indignant et grinçant des dents sur la parole que lui avait dite Naboth le Yizréélite, disant :
— Je ne t'abandonne pas l’héritage de mes pères !
Et se jetant sur son lit
il tourne le visage vers le mur et ne mange pas de pain.
Entra auprès de lui Jézabel, sa femme, et elle lui dit :
— Qu'est ceci ? D'où vient que ton âme soit contristée et pourquoi ne manges-tu pas de pain ?
Et lui répondit :
— J’ai parlé à Naboth le Yizréélite et je lui ai dit :
— Donne-moi ta vigne en acceptant de l'argent
ou, si cela te plaît, je te donnerai une vigne à sa place.
Et lui a dit : — Je ne t'abandonne pas ma vigne !
Donc Jézabel, sa femme, lui dit :
— Tu es d'un grand pouvoir et tu diriges bien le royaume d'Israël ?
Lève-toi, mange du pain, aie l'âme tranquille :
c'est moi qui te la donnerai, la vigne de Naboth le Yizréélite !
Elle écrivit alors une lettre au nom d’Achab
la marqua de son anneau
et l'envoya aux anciens et aux notables
qui étaient dans sa ville et habitaient avec Naboth.
Le contenu de la lettre était celui-ci :
— Proclamez un jeûne
et faites asseoir Naboth parmi les premiers du peuple
faites surgir deux hommes, des fils de Bélial, en face de lui,
qu'ils disent un faux témoignage :
— Il a dévoué Dieu et le roi !
et menez-le dehors, lapidez-le : qu’il meure ainsi !
Ses concitoyens, les anciens et les notables qui habitaient avec lui dans la ville firent donc
comme Jézabel leur avait ordonné,
comme il était écrit dans la lettre qu’elle leur avait envoyée.
Ils proclamèrent un jeûne, ils firent asseoir Naboth parmi les premiers du peuple ;
ayant amené deux hommes, des fils du diable, ils les firent asseoir en face de lui
et eux, bien sûr, en hommes diaboliques, dirent le témoignage contre lui devant la foule :
— Naboth a dévoué Dieu et le roi !
et pour cela ils le menèrent hors de la ville et le firent périr à coup de pierres.
Et ils envoyèrent dire à Jézabel :
— Naboth a été lapidé, il est mort.
Il advint, comme Jézabel avait appris que Naboth avait été lapidé et qu’il était mort
qu'elle dit à Achab : — Lève-toi, prends possession de la vigne de Naboth le Yizréélite
qui n'a pas voulu te complaire et te la donner en acceptant de l’argent
car Naboth ne vit plus, mais il est mort !
Quand Achab eut appris que Naboth était évidemment mort
il se leva et descendait à la vigne de Naboth le Yizréélite, pour en prendre possession.
Advint alors la parole du Seigneur à Élie le Tishbite, disant :
— Lève-toi et descends à la rencontre d’Achab, roi d’Israël qui est à Samarie
voici qu'il descend à la vigne de Naboth pour en prendre possession.
Tu lui parleras, disant : — Le Seigneur dit ceci :
— Tu as tué ! Qui plus est : tu as pris possession !
Et après ceci tu ajouteras : — Le Seigneur dit ceci :
— En ce lieu où les chiens ont léché le sang de Naboth
ils laperont aussi ton sang.
Achab dit à Élie :
— Se peut-il que tu m'aies retrouvé mon ennemi ?
Lequel dit : — Je t’ai retrouvé
du fait que tu t’es vendu pour faire le mal au regard du Seigneur.
Voici que moi, j'amènerai sur toi le malheur
je faucherai ta postérité
je ferai périr d'Achab le pisse-au-mur et l'enfermé et le dernier en Israël
et je rendrai ta maison comme la maison de Jéroboam fils de Nabat
et comme la maison de Baasa fils d’Ahia
parce que tu as fait en sorte de me provoquer à la colère et que tu as fait pécher Israël.
Mais de Jézabel aussi a parlé le Seigneur, disant :
— Les chiens mangeront Jézabel dans le champ de Yizréel.
Si Achab meurt dans la ville, le mangeront les chiens
et s'il meurt dans le champ, le mangeront les oiseaux du ciel.
(Ainsi, personne d'autre ne fut tel qu'Achab à se vendre pour faire le mal au regard du Seigneur : l'y incitait, en effet, Jézabel sa femme ;
il a été rendu abominable
à un point tel qu'il suivait les idoles qu'avaient faites les Amorrhéens,
eux que le Seigneur fit disparaître devant les fils d'Israël !)
Ainsi donc, comme Achab avait entendu ces paroles
il déchira son vêtement
et couvrit d'un cilice sa chair
il jeûna et dormit dans un sac
et il marchait la tête baissée.
Advint la parole du Seigneur à Élie le Tishbite, disant :
— N'as-tu pas vu Achab humilié devant moi ?
Ainsi, parce qu’il s’est humilié à cause de moi
je n'amènerai pas le malheur en ses jours
mais c'est aux jours de son fils que j'apporterai le malheur à sa maison.
Alors passèrent trois ans sans guerre entre la Syrie et Israël.
La troisième année, Josaphat, roi de Juda, descendit auprès du roi d’Israël.
Le roi d’Israël dit à ses serviteurs :
— Vous ne savez pas que Ramoth Galaad est nôtre ?
et nous négligeons de l'arracher à la main du roi de Syrie !
Il dit à Josaphat :
— Viendras-tu avec moi pour combattre à Ramoth Galaad ?
Josaphat dit au roi d’Israël :
— Comme moi je suis, toi aussi tu es :
mon peuple et ton peuple sont une seule chose
comme mes cavaliers et tes cavaliers.
Josaphat dit au roi d’Israël :
— Fais chercher, je te prie, une parole du Seigneur aujourd'hui !
Le roi d’Israël rassembla donc les prophètes, environ quatre cents hommes
et leur dit :
— Dois-je aller à Ramoth Galaad pour batailler, ou rester en repos ?
Et ceux-ci répondirent : — Monte, et le Seigneur la donnera dans la main du roi.
Josaphat dit :
— N'y a-t-il pas ici quelque prophète du Seigneur pour l'interroger par lui ?
Le roi d’Israël dit à Josaphat :
— Il reste un homme par qui nous puissions interroger le Seigneur
mais moi je le hais, car il ne prophétise pas pour moi du bien, mais du mal :
Michée [Micheas] fils de Jemla [Hiemla].
Josaphat lui dit :
— Ne parle pas ainsi, roi !
Le roi d’Israël appela donc un eunuque et lui dit :
— Hâte-toi d'amener Michée fils de Jemla !
Le roi d’Israël et Josaphat roi de Juda siégeaient chacun sur son trône
revêtus de leur parure royale, sur l'aire près de l'entrée de la porte de Samarie
et tous les prophètes prophétisaient sous leur regard.
Sédécias fils de Canaan se fit aussi des cornes de fer. Il dit :
— Le Seigneur dit ceci : — Avec celles-ci tu ventileras la Syrie jusqu’à ce que tu la détruises !
Et tous les prophètes également prophétisaient, disant :
— Monte à Ramoth Galaad, marche heureusement et le Seigneur la livrera dans la main du roi.
Le messager qui était allé appeler Michée
lui parla, disant :
— Voici que les paroles des prophètes prédisent d'une seule bouche de bonnes choses pour le roi
que ta parole aussi soit donc semblable à la leur : dis de bonnes choses.
Michée lui dit :
— Il vit, le Seigneur ! Parce que tout ce que le Seigneur m'aura dit, je le dirai.
Il arriva ainsi auprès du roi et le roi lui dit :
— Michée, devons-nous aller à Ramoth Galaad pour combattre, ou en rester là ?
Et celui-là lui répondit :
— Monte, marche heureusement et le Seigneur la livrera dans la main du roi.
Le roi lui dit :
— Encore et encore, je t'adjure de ne me dire que ce qui est vrai au nom du Seigneur !
Et lui dit :
— J'ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes, comme des brebis n'ayant pas de berger
et le Seigneur a dit : — Ils n’ont pas de seigneur, ceux-là
que chacun retourne dans sa maison, en paix.
Le roi d’Israël dit à Josaphat :
— Ne t’ai-je pas dit qu'il ne me prophétise pas de bien, mais toujours du mal ?
Et lui ajouta :
— En outre, écoute la parole du Seigneur :
— J’ai vu le Seigneur siégeant sur son trône
et toute l’armée du ciel se tenant près de lui, du côté droit et du côté gauche
et le Seigneur dit : — Qui trompera Achab, roi d'Israël
pour qu’il monte et tombe à Ramoth Galaad ?
Alors l'un dit des mots comme ci, l'autre comme ça...
Un esprit sortit, se tint devant le Seigneur et dit :
— Moi, je le tromperai.
Auquel le Seigneur dit : — De quelle manière ?
Et lui dit : — Je sortirai et je serai un esprit menteur dans la bouche de tous ses prophètes.
Le Seigneur dit : — Tu le tromperas et tu prévaudras,
sors ! et fais ainsi !
Maintenant donc, voici que le Seigneur a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous tes prophètes qui sont ici.
Et le Seigneur a dit contre toi du mal.
Sédécias fils deCanaan s’approcha, frappa Michée à la mâchoire et dit :
— M'a-t-il donc quitté, l’esprit du Seigneur, et il a parlé, à toi ?
Michée dit :
— Tu verras en ce jour-là quand tu entreras dans une chambre, à l'intérieur d'une chambre pour te cacher.
Le roi d’Israël dit :
— Prenez Michée, et qu'il reste auprès d'Amon, chef de la ville
et auprès de Joas fils d'Ammélec [Ammelech].
Et dites-leur : — Le roi dit ceci :
— Envoyez cet homme en prison
sustentez-le du pain de tribulation et de l’eau de restriction
jusqu’à ce que je retourne en paix.
Michée dit :
— Si tu reviens en paix, le Seigneur n’a pas parlé par moi !
Il dit : — Entendez, peuples, tous !
Le roi d’Israël monta donc, et Josaphat, roi de Juda, à Ramoth Galaad.
Le roi d’Israël dit à Josaphat :
— Prends les armes, entre en combat et sois revêtu de tes habits.
À la suite, le roi d’Israël changea sa tenue et entra en bataille.
Le roi de Syrie avait ordonné aux trente-deux chefs de chars, disant :
— Vous ne combattrez pas contre le petit ni le grand, quel qu'il soit,
si ce n'est contre le roi d’Israël seul.
Donc, comme les chefs des chars avaient vu Josaphat
ils soupçonnèrent que lui-même était le roi d'Israël.
Ayant lancé une attaque, ils combattaient contre lui.
Josaphat cria.
Les chefs des chars s'aperçurent qu'il n’était pas le roi d’Israël
et se retirèrent loin de lui.
Mais quelqu'un tendit l'arc, pointant une flèche sans savoir sur qui
et par hasard frappa le roi d'Israël entre le poumon et l'estomac.
Et lui dit à son aurige :
— Tourne bride et fais moi sortir de l'armée
car je suis gravement blessé.
Le combat fut donc engagé en ce jour-là.
Le roi était debout sur son char en face des Syriens et il mourut le soir.
Le sang de la blessure coulait à l’intérieur du char.
Un héraut se fit entendre dans toute l'armée avant que le soleil se couchât, disant :
— Que chacun retourne à sa cité et à sa terre !
Le roi mourut et fut porté à Samarie
et l'on ensevelit le roi à Samarie.
On lava le char à la piscine de Samarie
les chiens léchèrent son sang
et on lava les rênes, selon le verbe du Seigneur qui avait été énoncé.
Le reste des actes d’Achab
tout ce qu’il a fait
la maison d’ivoire qu’il a bâtie
et toutes les villes qu’il a construites
n’est-ce pas écrit dans le livre des actes des jours des rois d’Israël ?
Achab dormit donc avec ses pères
et Ochozias [Ohozias], son fils, régna à sa place.
Josaphat fils d’Asa avait commencé à régner sur Juda la quatrième année d’Achab, roi d’Israël.
Il avait trente-cinq ans quand il commença à régner
et vingt-cinq ans il régna à Jérusalem.
Le nom de sa mère était : « Azuba » fille de Salaï.
Il marcha dans toute la voie d’Asa, son père, et ne s’en écarta pas
il fit ce qui est droit au regard du Seigneur.
Mais cependant il ne fit pas disparaître les hauts lieux.
En effet, le peuple sacrifiait encore et brûlait de l'encens sur les hauts lieux.
Et Josaphat eut la paix avec le roi d’Israël.
Quant au reste des actes de Josaphat
les œuvres qu’il accomplit et ses batailles
ceci n’a-t-il pas été écrit dans le livre des actes des jours des rois de Juda ?
Mais aussi le reste des efféminés qui étaient demeurés aux jours d’Asa son père, il les fit disparaître de la terre.
Il n’y avait pas alors de roi établi en Édom.
Le roi Josaphat avait fait des vaisseaux de mer qui naviguassent vers Ophir pour l’or
et ils ne purent y aller parce qu'ils furent brisés à Asiongaber.
Alors Ochozias fils d’Achab dit à Josaphat :
— Que mes serviteurs aillent avec tes serviteurs sur les navires.
Et Josaphat ne voulut pas.
Et il dormit avec ses pères
et fut enseveli avec eux dans la ville de David, son père.
Joram, son fils, régna à sa place.
Ochozias fils d’Achab avait commencé à régner sur Israël à Samarie
la dix-septième année de Josaphat, roi de Juda
et il régna sur Israël deux ans.
Il fit le mal au regard du Seigneur
il marcha sur la voie de son père et de sa mère
et sur la voie de Jéroboam fils de Nabat qui fit pécher Israël.
Il servit aussi Baal et l'adora
et il irrita le Seigneur, Dieu d’Israël, selon tout ce qu’avait fait son père.