« L'homme ne vit pas seulement de pain »: un lecteur chrétien ignore sans doute que cette expression tirée de l'évangile de Luc (Lc 4,4) a en fait son origine dans le livre du Deutéronome (Dt 8,3).
Cinquième et dernier livre du Pentateuque, le Deutéronome est un vaste discours d'adieux en trois parties (Dt 1,1 ; 4,44 ; 28,69), prononcé par Moïse le jour de sa mort. Comme toute la génération sortie d'Égypte, Moïse ne traverse pas le Jourdain, c'est son successeur Josué qui le fait au terme d'un deuil de trente jours... En Moab, Dieu renouvelle l'alliance avec la génération née pendant les 40 ans du séjour au désert. Bis repetita placent... le lecteur de ce livre se demande ainsi pourquoi lui sont de nouveau racontées les mêmes histoires que dans les quatre premiers livres. Cette génération n'a connu ni la persécution en Egypte, ni l'Exode, et Moïse doit lui rappeler l'histoire de leurs propres pères libérés d'Égypte par le Seigneur. Ce livre est profondément marqué par le thème de la "répétition": le nom usuel de ce livre en français, Deutéronome (du grec deutero-nomos, signifiant « deuxième loi ») est tiré de la traduction grecque du passage où il est demandé au roi de se procurer une copie (mishneh) de la Loi et de s'assurer d'en suivre fidèlement le contenu, donné par le Seigneur (cf. Dt 17,18). Il ne s'agit pas d'une autre loi, mais de la copie, ou de la répétition de la Loi unique, celle de Moïse, que prêtres et anciens doivent en quelque sorte repromulguer par la lecture publique tous les 7 ans (cf. Dt 31,10-11).
Le récit de Moïse explique donc et le passé et l'avenir: il relate la révélation de la Loi par Dieu ainsi que sa concrétisation sur la terre promise, qui sera enfin accordée. Dans la bouche de Moïse, c'est l'utopie politico-théologique d'une harmonie : un seul Peuple, s'il obéit à une seule Loi et célèbre son seul Dieu dans un seul Temple, vivra en paix dans la Terre du Seigneur (Royauté dans l'AT : idéal et applications). C'est sur la base de cet idéal que sera racontée dans les livres suivants l'histoire d'Israël (Prophètes antérieurs : Josué, Juges, Samuel & Rois). La clé de cette histoire est donnée par le Shema, Dt 6,4-5 : « Écoute Israël, Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur un. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force. » S'ils désobéissent, les malédictions les frapperont et le Seigneur les chassera de sa Terre. Déjà ici, on entrevoit l'exil.
Dans le Nouveau Testament, le Christ accomplit le modèle d'unité donné par le Deutéronome au-delà de toute idéologie politique : par son obéissance, le seul Fils du seul Père offre l'unique Sacrifice sur l'Autel unique de l'unique Temple de son corps pour construire l'unique Peuple de Dieu, dans l'unique Alliance, nouvelle et éternelle. C'est l'accomplissement parfait des promesses, préfiguré par les alliances anciennes. Les chrétiens prennent part à cette alliance, devenus héritiers d'Abraham par la foi et obéissant à la Loi du nouveau Moïse. La Loi a été donnée comme un pédagogue conduisant au Christ. Le chrétien est affranchi des observances de la Loi, mais pas de son enseignement moral et religieux. Car le Christ n'est pas venu abolir mais accomplir (Mt 5,17). Chaque personne traverse les mêmes étapes de détachement, d'épreuve, de purification que celles vécues par le peuple d'Israël.
Bien que le texte hébreu du Pentateuque ait été bien transmis, la critique textuelle doit s'y appliquer. On dispose de fragments de Qumrân du début de notre ère, et de manuscrits hébreux du texte massorétique remontant jusqu'au 10e s. ap. J.-C.
Le Pentateuque samaritain (texte hébreu d'écriture archaïque), est une tradition indépendante, dont les manuscrits remontent jusqu'au 12e s. ap. J.-C. Le texte samaritain s'accorde souvent avec la Septante mais, dans la majorité des cas, l'avantage reste au texte hébreu massorétique.
Les plus anciens des manuscrits syriaques datent du 5e s. ap. J.-C. La version syriaque s'accorde souvent avec la Septante contre l'hébreu.
La traduction arménienne a elle aussi été faite d’après le grec.
La Vulgate traduit l’hébreu assez fidèlement. Il existe aussi d’autres versions latines, entre autres le codex Lugdunensis (probablement du 6e s. ap. J.-C.).
Les Targums sont plus des paraphrases que des versions.
et témoignent de menues variations, souvent intéressantes.
La structure générale de Dt est concentrique :
Le livre se termine avec des épisodes (mission de Josué, mort de Moïse) ou des œuvres musicales (cantique et bénédictions de Moïse) concernant les derniers instants de Moïse (Dt 31-34).
Dans le canon hébraïque, les cinq livres formant la Torah (« l'enseignement », ou la « loi ») donnent des ensembles de prescriptions législatives, d'autorité divine, réglant toute la vie du peuple, enchâssés dans des trames narratives plus ou moins développées, qui en orientent l'interprétation.
Au cœur du livre du Deutéronome , le « code deutéronomique » (Dt 12,1-26,15) est un ensemble de lois, qui reprend et adapte celle du « code de l'alliance » d'Ex.
Certaines dispositions du Deutéronome sont semblables à celles qui sont attestées dans les codes mésopotamiens ou hittites, les lois assyriennes. Les cultures cananéennes laissent aussi leur empreinte dans les expressions cultuelles. Si les hypothèses d'emprunts directs sont hasardeuses, on peut du moins penser qu'un certain droit coutumier était un patrimoine commun du Proche Orient ancien.
Plusieurs hypothèses de datation de la sortie d'Égypte ont été émises.
Le Pentateuque lui-même emploie l'expression « Moïse a écrit » seulement pour un certain nombre de passages limités. Les traditions les plus anciennes n'ont jamais affirmé explicitement que Moïse fût le rédacteur de tout le Pentateuque.
La composition du Pentateuque est attribuée à Moïse au moins dès le début de l’ère chrétienne, et Jésus comme les Apôtres se conforment à cette opinion (Jn 1,45 ; 5,45ss ; Rm 10,5).
L'étude moderne de ces livres fait ressortir des différences de style, des répétitions très nombreuses, surtout dans les lois, et des désordres dans les récits, qui empêchent d'y voir l'œuvre d'un seul auteur. Pour rendre compte de la progressive compilation et composition du Pentateuque, les critiques ont élaboré diverses « théories documentaires » sur le Pentateuque).
On peut constater une évolution entre les deux corpus, par exemple dans : le traitement des dettes, entre Dt 15,1-11 et Ex 23,10s ; le statut des esclaves, entre Dt 15,12-18 et Ex 21,2-11 ; et plus encore dans la promulgation d'un sanctuaire unique (Dt 12,2-12), contre la tolérance ancienne de multiples lieux de cultes (Ex 20,24).
2R 22-23, rapporte qu'en la 18e année du roi Josias (622), lors de travaux entrepris dans le Temple de Jérusalem, on retrouva « le livre de la Loi » (2R 22,8.11) ou « livre de l’alliance » (2R 23,2.21), qui aurait déclenché la vaste réforme (religieuse et politique) entreprise par ce roi. Les analogies entre la réforme initiée par le roi (2R 23,4-20) et les les préceptes fondamentaux du Dt (cf. Dt 12) ont suscité l'hypothèse selon laquelle le manuscrit retrouvé pourrait être considéré comme une forme archaïque du Deutéronome canonique, voire même le Deutéronome lui-même, comme l’ont suggéré dès le 4e s. ou .
Peut-être la destruction du royaume du Nord et de ses sanctuaires yahvistes en 722 conduisit-elle certains fugitifs à trouver refuge en Juda et ainsi à y importer leurs traditions législatives et cultuelles. Le roi Ezéchias (cf. ses scribes évoqués en Pr 25,1) aurait pu commencer à compiler ces dernières (embryon du Dt : Dt 12,13-19 , puis ensemble Dt 12-25 aux liens avérés avec la tradition prophétique d'Osée, prophète du Nord ?), sans que ses successeurs, désignés comme impies dans la mémoire scripturaire, n'aient pu ou voulu poursuivre son œuvre (cf. 2R 21,1-9 ; 19-22).
Puis la campagne de Sennachérib contre le royaume du Sud en 701, n’épargnant que le temple de Jérusalem, aboutit à la concentration du culte et des traditions religieuses dans le seul sanctuaire demeuré inviolé. Plus tard, le desserrement de l'étau assyrien au début du 7e s. aurait permis à Josias (640-609) de se lancer dans son œuvre, trop vite interrompue par la chute de Jérusalem et la double déportation de 598 et 587.
C'est parmi les lettrés déportés à Babylone — où la culture légale est florissante — qu'on aurait élaboré l'interprétation de la catastrophe non comme une preuve de l'impuissance de YHWH à protéger son peuple, mais comme la punition divine du non-respect de la Loi. Du désastre de la monarchie, on tira le rappel théologique que le peuple est plus ancien que la monarchie ou la conquête de la terre : Israël peut vivre sans roi ni terre, mais non sans Loi. Cette théologie nomiste et providentialiste aurait été au cœur sinon d'une « école », du moins d'un courant ou d'une tendance théologique durable.
À la fin du Deutéronome, Josué est désigné comme le successeur de Moïse, et le livre de Josué commence au lendemain de la mort de Moïse. C'est l'embrayage d'une histoire qui va se dérouler de livre en livre : sous l’influence du Deutéronome et du milieu porteur de ce livre et de sa tradition, il semble que plusieurs livres « historiques » aient été repris dans l’esprit de l’unité du culte et de l’observance de la loi mosaïque. Cet esprit souffle fort dans les Juges, moins dans les livres de Samuel, avec puissance dans les livres des Rois (cf. infra : « intertextualité biblique »).
La rédaction deutéronomiste s'est exercée, de manières différenciées, sur des traditions orales ou écrites d’âges et de caractères différents, généralement déjà groupées et rédigées en ensembles. Cela explique que les livres, ou de grandes sections à l'intérieur des livres, préservent leur individualité en-deçà de leurs éditions « deutéronomiste ». Cette rédaction deutéronomiste elle-même ne s’est pas faite en une fois et chaque livre porte les indices de plusieurs éditions ou ajouts d’ampleur différente. Une hypothèse souvent reprise aujourd'hui schématise les trois grands moments de reprise rédactionnelle en suivant les trois étapes de la loi qui prescrit la centralisation du culte en Dt 12. Le cadre historique serait le suivant :
Dans les livres de Josué et des Juges, on trouve même des rédactions plus nombreuses et des ajouts, quelquefois de portée très limitée.
Avec l'exil, les grandes thèses deutéronomiques ont profondément imprégné la pensée israélite. La notion d'une loi révélée et mise par écrit, devenue peu à peu une caractéristique du judaïsme, est mise en place par le Deutéronome lui-même. De ce fait, son influence sur les autres livres est considérable :
Certains commentaires de la tradition chrétienne couvrent les cinq livres du Pentateuque. Soit comme des élaborations dans des homélies ou sous forme de questions :
Soit comme des commentaires :
Le christianisme se comporte avec la loi du Christ comme le Deutéronome invite les Juifs à le faire avec la loi de Dieu. Les chrétiens doivent garder les commandements du Christ avec la même fidélité que la loi de Dieu (Jn 14,15 ; cf. Dt 6,2 ; etc.).
ICI COMMENCE LE LIVRE « HELLEADDABARIM »
C'EST-À-DIRE : DEUTÉRONOME
Voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël au-delà du Jourdain
dans une plaine du désert vis-à-vis de la mer Rouge
entre Pharan et Thophel et Laban et Aséroth
où il y a beaucoup d'or.
Il y a onze journées de marche depuis l'Horeb par le chemin de la montagne de Séir jusqu’à Cadès-Barné.
En la quarantième année, au onzième mois, le premier jour du mois
Moïse dit aux fils d’Israël
tout ce que le Seigneur avait ordonné qu'il leur dît
après qu’il eut battu Séhon [Seon], roi des Amorrhéens, qui habitait à Ésebon [Esebon]
et Og, roi de Basan, qui demeurait à Aséroth [Azeroth] et à Edraï
au delà du Jourdain, dans la terre de Moab.
Alors Moïse commença à expliquer la Loi et à dire :
— Le Seigneur notre Dieu nous a parlé à Horeb en disant :
— Vous avez suffisamment demeuré dans cette montagne.
Faites demi-tour et allez jusqu'à la montagne des Amorrhéens
et aux lieux qui lui sont tout proches
les plaines et les montagnes
et les vallées, contre le midi et près du rivage de la mer,
terre des Cananéens et du Liban
jusqu’au grand fleuve de l’Euphrate !
— Voici, dit-il, je vous l'ai livrée : allez et prenez-en possession
elle dont le Seigneur a juré à vos pères, Abraham, Isaac et Jacob
qu'il la leur donnait, à eux et à leur postérité après eux !
Je vous ai dit en ce temps-là : — Je ne puis à moi seul vous porter
car le Seigneur votre Dieu vous a multipliés
et vous êtes aujourd’hui aussi nombreux que les étoiles du ciel.
Que le Seigneur, le Dieu de vos pères, vous multiplie encore mille fois plus
et qu'il vous bénisse comme il vous l’a dit !
Je ne puis porter seul vos affaires, votre fardeau, et vos querelles.
Offrez-moi parmi vous des hommes sages, intelligents
et d'une probité reconnue parmi vos tribus
et je les établirai à votre tête.
Vous me répondîtes en disant :
— C'est une bonne chose que tu veux faire.
Je pris de vos tribus des hommes sages et nobles et je les ai établis chefs,
tribuns, commandants de cent, de cinquante et de dix hommes
pour vous instruire toutes ces choses,
et je leur ordonnai disant :
— Écoutez-les et jugez selon ce qui est juste !
qu'il soit citoyen ou étranger,
vous ne ferez aucune différence entre les personnes
vous écouterez le petit comme le grand
ne faites acception de personne car le jugement est de Dieu :
mais si un cas s'avérait trop difficile pour vous
référez-le moi et c'est moi qui l'entendrai !
Et je commandai toutes les choses que vous auriez à faire.
Et nous partîmes de l’Horeb et nous traversâmes par le désert redoutable et immense que vous avez vu
par le chemin de la montagne des Amorrhéens
comme le Seigneur notre Dieu nous l’avait ordonné
et nous arrivâmes à Cadès-Barné.
Je vous dis alors
— Vous êtes arrivés à la montagne des Amorrhéens que nous donne le Seigneur notre Dieu !
Vois la terre que le Seigneur ton Dieu te donne :
monte et prends-en possession comme le Seigneur ton Dieu a dit à tes pères :
« Ne crains pas et ne sois pas effrayé. »
Vous vîntes tous à moi et vous dites :
— Envoyons des hommes pour explorer la terre
et nous faire un rapport sur le chemin où nous monterons
et sur les villes où nous arriverons.
Comme la parole m'avait plu
et j'envoyai d'entre vous douze hommes, un par tribu.
Ils partirent, montèrent vers la montagne,
allèrent jusqu'à la vallée de la Grappe de raisin et, une fois la terre explorée,
prenant de ses fruits pour montrer son abondance
ils nous les apportèrent et dirent :
— C’est une bonne terre que le Seigneur va nous donnner !
Et vous avez refusé d'y monter,
mais ne croyant pas à la parole du Seigneur notre Dieu,
vous avez murmuré dans vos tentes en disant : — Le Seigneur nous hait et il nous a fait sortir de la terre d’Égypte
pour nous livrer aux mains de l’Amorrhéen et nous détruire !
Où montons-nous ? Les envoyés nous ont mis l'épouvante dans le cœur en disant :
— C’est un peuple plus grand et de plus haute stature que nous
ce sont des grandes villes dont les murailles s’élèvent jusqu’au ciel
et même nous y avons vu des fils d'Énac.
Je vous dis :
— Ne vous effrayez pas et n’ayez pas peur d’eux.
Le Seigneur Dieu qui est votre guide combattra lui-même pour vous
selon tout ce qu’il a fait pour vous sous les yeux de tous en Égypte
et dans le désert où tu as vu
comment le Seigneur ton Dieu t’a porté
ainsi qu’un homme porte son fils sur toute la route
que vous avez parcourue pour arriver en ce lieu.
Malgré cela vous n’aviez pas confiance dans le Seigneur votre Dieu
qui marchait devant vous sur le chemin
pour vous chercher un lieu où vous deviez dresser vos tentes
dans le feu pendant la nuit pour vous montrer le chemin où vous deviez marcher et dans la nuée pendant le jour.
Le Seigneur entendit le son de vos paroles et dans sa colère il jura en disant :
— Aucun des hommes de cette génération mauvaise
ne verra la terre bonne que j’ai juré de donner à vos pères
sauf Caleb, fils de Jéphoné,
lui la verra et c'est à lui que je donnerai la terre qu’il a foulée, et à ses enfants,
parce qu’il a suivi le Seigneur.
On ne doit pas s'étonner de l'indignation contre le peuple
puisque le Seigneur s'étant mis en colère contre moi à cause de vous il dit :
— Même toi tu n’y entreras pas
mais Josué fils de Nun ton serviteur y entrera devant toi
exhorte-le et affermis-le car c’est lui qui partagera au sort la terre pour Israël
et vos petits enfants, dont vous avez dit qu'ils seraient emmenés captifs
et vos fils, qui ne connaissent aujourd’hui ni le bien ni le mal
eux, y entreront : c’est à eux que je la donnerai et ce sont eux qui la posséderont.
Vous, retournez et partez pour le désert par le chemin de la mer Rouge.
Vous avez répondu en me disant :
— Nous avons péché contre le Seigneur.
Nous monterons et nous combattrons selon tout ce que le Seigneur notre Dieu nous a ordonné.
Et comme vous marchiez en armes vers la montagne
le Seigneur me dit : — Dis-leur :
— Ne montez pas et ne combattez pas
car je ne suis pas au milieu de vous : ne vous faites pas battre par vos ennemis.
Je vous parlai mais vous n’avez pas écouté : vous avez résisté à l’ordre du Seigneur
et gonflant d'orgueil vous êtes montés dans la montagne.
Et l’Amorrhéen, qui habitait la montagne, sortit à votre rencontre
et vous poursuivit, comme font les abeilles
et il vous tailla en pièces de Séir, jusqu'à Horma.
En revenant vous avez pleuré devant le Seigneur
mais il n'écouta pas votre voix et ne vous a pas prêté l’oreille ;
vous avez ainsi demeuré longtemps à Cadès-Barné.
Changeant de direction nous partîmes pour le désert par le chemin de la mer Rouge
comme m'avait dit le Seigneur
et nous tournâmes longtemps autour de la montagne de Séir
et le Seigneur me dit :
— Vous avez suffisamment tourné autour de cette montagne
allez contre l'aquilon
et ordonne au peuple en disant :
— Vous allez passer sur la frontière de vos frères, les enfants d’Ésaü
qui habitent en Séir, et ils vous craindront.
Prenez bien garde de n'avoir de démêlés avec eux
car je ne vous donnerai pas de leur terre, pas même ce que peut couvrir la plante d'un seul pied :
j’ai donné à Ésaü la montagne de Séir en propriété ;
vous achèterez d'eux de la nourriture avec de l'argent et vous mangerez
vous puiserez de l'eau achetée et vous boirez
car le Seigneur ton Dieu t’a béni dans toute œuvre de tes mains
il a connu ton chemin à travers ce grand désert pendant quarante ans.
Le Seigneur ton Dieu a habité avec toi : rien ne t'a fait défaut.
Lorsque nous passâmes donc à travers nos frères les enfants d’Ésaü qui habitent à Séir
nous sommes venus par la voie de la plaine d’Elath et d’Asiongaber
au chemin qui mène au désert de Moab.
Le Seigneur me dit :
— N’attaque pas les Moabites et n’engage pas de combat avec lui
car je ne te donnerai aucune possession de leur terre,
parce que c’est aux enfants de Lot que j’ai donné Ar en propriété.
Les Emites furent ses premiers habitants,
peuple grand et nombreux,
et de haute taille comme la race d'Énac.
Eux aussi sont regardés comme des géants
de même que les fils d'Énac,
mais les Moabites les appellent les Émites.
En Séir habitaient aussi jadis les Horites
lesquels chassés et détruits, les enfants d’Ésaü y habitèrent,
comme l’a fait Israël pour la terre qu’il possède et que le Seigneur lui a donnée.
Nous levant pour traverser le torrent Zared nous arrivâmes à lui.
Le temps pendant lequel nous marchâmes de Cadès-Barné jusqu'au passage du torrent de Zared
fut de trente-huit ans,
jusqu’à ce que toute la génération des hommes de guerre eût disparue du milieu du camp
comme le Seigneur le leur avait juré.
Sa main fut contre eux
de telle manière qu'ils ont disparu du milieu du camp.
Après la mort de tous les hommes de guerre
le Seigneur me parla en disant :
— Tu franchiras aujourd’hui la frontière de Moab
la ville au nom d'Ar
et t'approchant des lieux voisins des enfants d'Ammon ;
garde-toi de combattre contre eux et de les provoquer au combat
car je ne te donnerai pas de la terre des enfants d'Ammon
parce que c'est aux enfants de Lot que je l'ai donnée en possession.
Elle a été réputée terre des géants
et en elle autrefois ont habité des géants que les Ammonites appellent Zomzommites,
peuple grand et nombreux, et de haute taille
comme les Énacins, et que le Seigneur détruisit devant les Ammonites
qu'il fit habiter en leur place,
comme il fit pour les enfants d’Ésaü qui habitent en Séir
détruisant les Horrhéens et leur livrant leur terre
qu'ils possèdent jusqu'à ce jour ;
de même les Hévéens qui habitaient dans Asérim jusqu’à Gaza
furent chassés par les Cappadociens
qui étant sortis de Cappadoce les détruisirent et habitèrent en leur place.
— Levez-vous et passez le torrent de l’Arnon !
Voici que j'ai livré entre tes mains Séhon, roi d'Ésebon, l'Amorrhéen ainsi que sa terre !
Commence à t’en emparer et engage le combat contre lui :
dès aujourd’hui je commencerai à répandre la frayeur et la crainte que tu inspires
aux peuples qui sont sous le ciel entier
afin que, ton nom entendu, ils tremblent
et que comme les femmes qui enfantent ils frémissent et soient saisis par la douleur.
J’envoyai des messagers du désert de Cadémoth
à Séhon roi d'Ésebon avec des paroles de paix, disant :
— Nous passerons à travers ta terre !
Nous marcherons par la voie publique
nous ne nous détournerons ni à droite ni à gauche.
Vends-nous à prix d’argent la nourriture afin que nous mangions
donne-nous de l'eau pour de l'argent et ainsi nous boirons ;
le tout est que tu nous accordes le passage
comme ont fait les enfants d’Ésaü qui habitent en Séir
et les Moabites qui demeurent à Ar
jusqu’à ce que nous arrivions au Jourdain et que nous traversions vers la terre que le Seigneur notre Dieu va nous donner.
Mais Séhon, roi d'Ésebon, ne voulut pas nous donner le passage
car le Seigneur ton Dieu avait endurci son esprit et rendu son cœur inflexible
afin qu'il fût livré entre tes mains comme tu le vois maintenant.
Le Seigneur me dit :
— Voici que j’ai commencé à te livrer Séhon et sa terre :
commence à en prendre possession.
Séhon sortit à notre rencontre avec tout son peuple pour nous livrer bataille à Jasa
et le Seigneur notre Dieu nous le livra
et nous le battîmes, lui et ses enfants et tout son peuple.
Nous avons alors pris toutes villes
leurs habitants ayant été massacrés, les hommes et les femmes et les plus petits
et nous n'y en laissâmes pas un
hormis les bêtes de sommequi vinrent en partage de ceux qui les pillèrent
et le butin des villes que nous avions prises.
Depuis Aroër qui est sur le bord du torrent d’Arnon
et depuis la ville qui est dans la vallée jusqu’à Galaad
il n’y eut pas de ville qui échappât à nos mains :
le Seigneur notre Dieu nous les livra toutes ;
mais tu n’approchas pas la terre des enfants d’Ammon
ni d’aucun endroit qui est sur le bord du torrent de Jéboc
ni des villes de la montagne ni d’aucun des lieux
que le Seigneur notre Dieu nous a interdits.
Nous étant tournés, nous montâmes par le chemin de Basan
et Og, roi de Basan, sortit à notre rencontre avec tout son peuple pour nous livrer bataille à Edraï.
Le Seigneur me dit :
— Ne le crains pas car il a été livré en ta main avec tout son peuple et sa terre
tu le traiteras comme tu as traité Séhon, roi des Amorrhéens qui habitait à Ésebon.
Et le Seigneur notre Dieu livra aussi entre nos mains
Og, roi de Basan, avec tout son peuple
et nous le battîmes jusqu’à l'anéantissement,
dévastant toutes ses cités en un même temps
(il n'y eut pas de ville qui nous échappât) : soixante villes, toute la contrée d'Argob, le royaume d'Og en Basan.
Toutes ces villes étaient fortifiées avec de hautes murailles, des portes et des verrous
sans compter les villes innombrables sans murailles.
Nous les exterminâmes comme nous l’avions fait pour Séhon, roi d'Ésebon,
dispersant toute ville, les hommes, les femmes et les enfants
quant aux bétails et aux butins des villes, nous le pillâmes,
nous prîmes donc en ce temps-là la terre de la main des deux rois des Amorrhéens qui étaient au-delà du Jourdain,
depuis le torrent de l’Arnon jusqu’à la montagne d’Hermon
que les Sidoniens appellent « Sarion » et les Amorrhéens « Sanir » :
toutes les villes de la plaine
tout Galaad et toute la terre de Basan
jusqu’à Sélca et Edraï
villes du royaume d’Og en Basan
car seul Og, roi de Basan, était resté de la race des géants.
Voici son lit, un lit en fer : n’est-il pas à Raboath [Rabbath], ville des enfants d’Ammon ?
Sa longueur est de neuf coudées et sa largeur de quatre coudées
selon la mesure de la coudée d'une main d'homme.
Ainsi nous prîmes en ce temps-là possession de la terre,
depuis Aroër qui est au bord du torrent d'Arnon
jusqu'à la moitié de la montagne de Galaad
avec ses villes, je les donnai à Ruben et à Gad ;
le reste de Galaad et tout le Basan formant le royaume d’Og
je la livrerai à la demi-tribu de Manassé
ainsi que toute la contrée d’Argob,
or, tout le Basan est appelé terre de géants.
Jaïr, fils de Manassé, posséda toute la contrée d’Argob
jusqu’à la frontière de Gessuri et de Macathi
et il donna son nom aux bourgs de Basan
« Avothiair », c'est-à-dire « Bourgs de Jaïr » jusqu’à ce jour ;
et je donnai Galaad à Machir
mais à la tribus de Ruben et de Gad, je donnai de la terre de Galaad jusqu'au torrent d'Arnon,
la moitié du torrent et de ses confins
jusqu'au torrent de Jéboc, qui est à la frontière des enfants d'Ammon,
ainsi que la plaine du désert avec le Jourdain
et les frontières de Kinnéreth [Chenereth] jusqu’à la mer du désert qui est « Très salée »,
au pied de la montagne de Phasga vers l’Orient.
En ce temps-là je vous donnai cet ordre :
— Le Seigneur votre Dieu vous donne cette terre en héritage
vous tous, hommes forts, vous marcherez en armes devant vos frères les fils d’Israël
sans femmes et petits enfants et troupeaux,
parce que je sais que vous avez de nombreux nouveaux troupeaux
et ils devront rester dans les villes que je vous ai livrées
jusqu’à ce que le Seigneur ait accordé le repos à vos frères comme à vous
et qu’ils possèdent eux aussi la terre qu'il doit leur donner de l’autre côté du Jourdain :
alors vous retournerez chacun dans l’héritage que je vous ai donné.
En ce temps-là, je donnai aussi des ordres à Josué en disant :
— Tes yeux ont vu tout ce que le Seigneur votre Dieu a fait à ces deux rois
ainsi fera-t-il à tous les royaumes dans lesquels tu dois passer.
Ne les crains pas car le Seigneur votre Dieu combattra pour vous !
En ce temps-là, je suppliai le Seigneur en disant :
— Seigneur Dieu, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main très puissante
car il n'est pas d'autre Dieu ou dans le ciel ou sur la terre
qui puisse accomplir tes œuvres et être comparé à ta puissance !
Je passerai et je verrai cette belle terre au-delà du Jourdain
cette belle montagne et le Liban !
Mais le Seigneur, irrité contre moi à cause de vous,
ne m’exauça pas, mais il me dit :
— C’est assez pour toi, ne me parle plus de cela,
monte au sommet du Phasga
porte tes regards vers l’Occident, vers l'Aquilon, vers le Midi et vers l’Orient, et contemple de tes yeux
car tu ne passeras pas ce Jourdain.
Ordonne à Josué, fortifie-le et encourage-le :
car c’est lui qui précédera ce peuple et qui lui partagera la terre que tu verras.
Nous demeurâmes dans la vallée vis-à-vis du temple de Phogor.
Et maintenant Israël, écoute les préceptes et les ordonnances que je vous enseigne
pour que les faisant, tu vives
et que tu possèdes, en y entrant, la terre que vous donne le Seigneur le Dieu de vos pères.
Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous dis et vous n’en retrancherez rien
gardez les commandements du Seigneur votre Dieu que je vous prescris.
Vos propres yeux ont vu tout ce que le Seigneur a fait contre Béelphégor
et comment il a détruit tous ses adorateurs du milieu de vous
tandis que vous qui vous êtes attachés au Seigneur votre Dieu, vous vivez tous jusqu'au jour présent.
Vous savez que je vous ai enseigné des préceptes et des ordonnances
comme le Seigneur mon Dieu me l’a commandé ;
ainsi, vous les mettrez en pratique dans la terre dont vous êtes sur le point d'entrer en possession :
vous les observerez et les mettrez en pratique
car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples
afin qu'entendant tous ces préceptes ils disent :
— Voici un peuple sage et intelligent, une grande nation !
Il n'est pas une autre nation, si grande soit-elle, qui ait des dieux s'approchant d'elle
comme le Seigneur notre Dieu, qui se rend présent à toutes nos supplications ;
et quelle est, en effet, l'autre grande nation qui ait des cérémonies et des ordonnances justes
et toute la Loi que je place aujourd’hui devant vos yeux ?
Seulement, prends garde à toi et garde attentivement ton âme
de peur que tu n'ailles oublier les mots qu'ont vus tes yeux
et qu'ils ne s'évanouissent de ton cœur pour le reste des jours de ta vie :
tu les enseigneras à tes fils et à tes descendants !
Souviens-toi du jour où tu te tenais devant le Seigneur ton Dieu à l'Horeb
lorsque le Seigneur me parla, disant :
— Rassemble-moi le peuple pour qu'il entende mes paroles
et apprenne à me craindre tout le temps qu'il vit sur la terre
et qu’ils les enseignent à leurs fils.
Alors vous vous approchâtes aux pieds du mont qui était en feu jusqu'au ciel
(et il y avait en lui ténèbres, nuées et fumée)
et le Seigneur vous parla du milieu du feu
(vous entendiez le son des mots mais sans voir aucune forme)
et il vous montra son Alliance, qu’il vous ordonna d’accomplir
et les dix paroles qu'il écrivit sur les deux tables de pierre.
En ce temps-là il me commanda de vous enseigner des cérémonies et des ordonnances
que vous devriez accomplir dans la terre que vous allez posséder :
Gardez donc attentivement vos âmes,
vous n'avez vu aucune ressemblance le jour où le Seigneur vous parla à Horeb, du milieu du feu ;
de peur que vous ne vous corrompiez
et vous fassiez une ressemblance sculptée, ou une image de mâle ou de femelle
une ressemblance de toutes bêtes de somme qui sont sur la terre,
ou d’oiseaux volant sous le ciel
et de bêtes qui rampent sur le sol
ou de poissons qui demeurent dans les eaux au-dessous de la terre
de peur que levant les yeux vers le ciel et voyant le soleil, la lune et tous les astres du ciel
tu ne sois attiré par l'erreur à les adorer et à leur rendre un culte,
eux que le Seigneur ton Dieu a créés au service de toutes les nations qui sont sous le ciel !
Mais vous le Seigneur vous a pris et vous a fait sortir de la fournaise à fondre le fer, l’Égypte,
pour faire de vous le peuple de son héritage comme c'est le cas au jour présent
et le Seigneur s’est irrité contre moi à cause de vos critiques
et il jura que je ne traverserais pas le Jourdain
ni n’entrerais dans la terre excellente qu'il est sur le point de vous donner.
Voici, je vais mourir sur ce sol-ci je ne traverserai pas le Jourdain
mais vous le traverserez et vous posséderez la terre sans pareille !
Prends garde ! ne va pas oublier le pacte que le Seigneur ton Dieu a conclu avec toi
et de te faire de ressemblance sculptée des êtres que le Seigneur ton Dieu a défendu de faire
car le Seigneur ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux.
Lorsque tu auras des enfants et des descendants
et que vous aurez longtemps habité la terre
si vous vous corrompez et si vous vous faites quelque ressemblance
commettant ainsi le mal aux yeux du Seigneur votre Dieu
en sorte que vous le provoquiez à la colère,
j’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre :
vous périrez bientôt et disparaîtrez de la terre
dont vous allez prendre possession une fois traversé le Jourdain ;
vous n’y habiterez pas pour un long temps
mais le Seigneur vous détruira ;
il vous dispersera parmi les nations
et vous resterez en petit nombre au milieu des populations où le Seigneur vous mènera
et là vous servirez des dieux, ouvrages de mains d’homme
du bois et la pierre qui ne voient, n’entendent, ne mangent et ne sentent pas...
Mais lorsque tu y auras recherché le Seigneur ton Dieu tu le trouveras
si du moins c'est de tout ton cœur que tu le cherches et de toute la tribulation de ton âme.
Après que te seront arrivées toutes les choses qui ont été prédites
tu reviendras, dans le dernier temps, au Seigneur ton Dieu et tu écouteras sa voix,
car c’est un Dieu miséricordieux que le Seigneur ton Dieu
il ne t’abandonnera pas et ne te détruira pas,
il n’oubliera pas l'alliance qu'il a jurée à tes pères.
Interroge, au sujet des temps anciens qui t’ont précédé
depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre,
et d’une extrémité du ciel à l’autre extrémité :
est-il jamais arrivé si grande chose ou rien de tel a-t-il été connu :
qu'un peuple a entendu la voix de Dieu parlant du milieu du feu
comme toi tu l’as entendue et tu es resté en vie ?
Jamais Dieu s'efforça-t-il de venir prendre pour lui-même une nation du milieu des populations
à coup d'épreuves, de signes et de prodiges,
de guerre à main forte
et à bras étendu, et de visions horribles,
selon tout ce qu’a fait pour vous le Seigneur votre Dieu en Égypte, tes propres yeux le voyant,
afin que tu apprisses que c’est le Seigneur qui est Dieu et qu’il n’y en a pas d’autre que cet unique.
Du ciel il te fit entendre sa voix pour t’instruire
et sur la terre te fit voir son grand feu
et tu entendis ses mots du milieu du feu
parce qu’il préféra tes pères et élut leur semence après eux,
te fit sortir d’Égypte en te précédant dans sa grande puissance
parce qu’il préféra tes pères et élut leur semence après eux,
te fit sortir d’Égypte en te précédant dans sa grande puissance
pour chasser à ton entrée des nations très nombreuses et plus fortes que toi
pour te faire entrer dans leur terre et te la donner en héritage comme tu le constates en ce jour présent.
Sache donc en ce jour et grave dans ton cœur
que c’est le Seigneur qui est Dieu en haut dans le ciel et en bas sur la terre, il n’y en a point d’autre.
Observe ses préceptes et ses commandements que je te prescris aujourd’hui
afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi
et afin que tu demeures longtemps sur la terre
que le Seigneur ton Dieu est sur le point de te donner.
Alors Moïse mit à part trois villes de l’autre côté du Jourdain à l’Orient
afin qu’elles servissent de refuge au meurtrier qui aurait tué son prochain par mégarde
sans avoir été auparavant son ennemi,
et qu'en se réfugiant dans l’une de ces villes il sauvât sa vie.
Ce furent Bosor dans le désert dans la plaine du camp de la tribu de Ruben
Ramoth en Galaad dans la tribu de Gad
et Golan en Basan dans la tribu de Manassé.
Telle est la Loi que Moïse établit d'avance, devant les fils d’Israël.
Ce sont les témoignages et cérémonies, ainsi que les ordonnances
que Moïse exposa aux fils d’Israël
quand ils sortirent d’Égypte
de l’autre côté du Jourdain dans la vallée vis-à-vis du temple de Phogor
dans la terre de Séhon, roi des Amorrhéens, qui habitait à Ésebon et que battit Moïse,
et les fils d’Israël lors de leur sortie d’Égypte
quand ils prirent possession de sa terre
et de la terre d’Og roi de Basan,
deux rois des Amorrhéens qui étaient au-delà du Jourdain vers le soleil levant
depuis Aroër située sur la rive du torrent Arnon
jusqu’au mont Sion qui est aussi l’Hermon
avec toute la plaine de l’autre côté du Jourdain vers la région orientale
jusqu’à la mer de la Solitude et jusqu'au pied du mont Phasga.
Moïse convoqua tout Israël et leur dit :
— Écoute, Israël, les cérémonies et les ordonnances
que je vous fais entendre aujourd’hui
apprenez-les et mettez-les soigneusement en pratique.
Le Seigneur notre Dieu a conclu avec nous une alliance à l'Horeb.
Ce n’est pas avec nos pères qu'il a conclu cette alliance
c’est avec nous qui sommes ici, aujourd’hui, tous vivants.
Il nous a parlé face à face sur la montagne du milieu du feu ;
c'est moi qui ai été l'entremetteur et le médiateur entre le Seigneur et vous
pour rapporter ses paroles
car vous craignîtes le feu et vous ne montâtes pas sur la montagne
et il dit :
— Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison de servitude
tu n’auras pas de dieux étrangers en ma présence ;
tu ne te feras pas d’image taillée ni aucune aucune ressemblance de tout
ce qui est en haut dans le ciel, et de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre ;
tu ne les adoreras et ne les serviras pas
car moi le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux,
rejetant l’iniquité des pères sur leurs enfants sur la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,
et faisant miséricorde à plusieurs milliers, à ceux qui m’aiment et qui gardent mes préceptes.
Tu n'emploieras pas le nom du Seigneur ton Dieu en vain
car il ne sera pas impuni celui qui sur une chose vaine aura associé son nom.
Observe le jour du sabbat afin de le sanctifier comme te l’a ordonné le Seigneur ton Dieu :
pendant six jours tu travailleras et tu feras tous tes ouvrages
mais le septième jour est un sabbat c'est-à-dire le repos du Seigneur ton Dieu ;
tu ne feras aucun ouvrage
ni toi, ni ton fils, ni ta fille
ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes
ni l’étranger qui est dans tes portes
afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi ;
tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte
et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir d’une main forte et d’un bras étendu,
c’est pourquoi il t’a ordonné d’observer le jour du sabbat.
Honore ton père et ta mère comme le Seigneur ton Dieu te l’a ordonné,
afin que tu vives lontemps et que tu sois heureux dans la terre que le Seigneur ton Dieu te donne.
Tu ne tueras pas.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne déroberas pas.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain
ni la maison, ni le champ, ni le serviteur, ni la servante
ni le bœuf, ni l'âne, ni aucune des choses qui sont à lui.
Telles sont les paroles que le Seigneur adressa à toute votre multitude sur la montagne,
du milieu du feu, de la nuée et de l’obscurité, d’une voix forte
n'ajoutant rien de plus
il écrivit ces choses sur deux tables de pierre qu’il me donna.
Lorsque vous eûtes entendu la voix du milieu des ténèbres la montagne étant toute en feu
vous vous approchâtes de moi, tous vos chefs de tribus et vos anciens
et vous dîtes :
— Voici, le Seigneur notre Dieu nous a montré sa gloire et sa grandeur
et nous avons entendu sa voix du milieu du feu
et nous avons éprouvé aujourd’hui que, Dieu ayant parlé avec l'homme, l'homme conserve la vie
Pourquoi donc mourrons-nous et ce très grand feu nous dévorera-t-il ?
Car si nous entendons encore la voix du Seigneur notre Dieu, nous mourrons.
Quelle est celle parmi toute chair qui a entendu la voix de Dieu vivant qui parle du milieu du feu comme nous avons entendu et qu'elle puisse vivre ?
Toi, approche-toi et écoute tout ce que te dira le Seigneur notre Dieu
tu nous le rapporteras ensuite et l'ayant entendu nous le ferons.
Le Seigneur entendit vos paroles tandis que vous me parliez et il me dit :
— J’ai entendu la voix des paroles de ce peuple,
lorsqu'ils t'ont parlé ils ont bien dit toutes ces choses.
Qui leur donnera d'avoir un tel esprit qu'ils me craignent
et qu'ils gardent tous mes commandements en tout temps
afin qu'ils soient heureux, eux et leurs enfants à jamais !
Va, dis-leur :
— Retournez dans vos tentes
mais toi, reste ici avec moi
et je te dirai tous les commandements, les cérémonies et les ordonnances que tu leur enseigneras
pour qu’ils les mettent en pratique dans la terre que je leur donnerai en possession.
Gardez donc et faites ce que le Seigneur votre Dieu vous a commandé
vous ne vous en détournerez ni à droite ni à gauche
mais vous marcherez en tout sur la voie que le Seigneur votre Dieu vous a prescrite
afin que vous viviez et que vous soyez heureux et que vous prolongiez vos jours dans la terre de votre possession.
Voici les commandements, les cérémonies et les ordonnances que le Seigneur votre Dieu
a ordonné que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique dans la terre où vous allez passer pour en prendre possession
afin que tu craignes le Seigneur ton Dieu
en observant tous les jours de ta vie tous ses commandements et tous ses préceptes
que moi je te prescris
à toi, ton fils et le fils de ton fils
pour que tes jours soient prolongés.
Écoute, Israël et veille à mettre en pratique afin que tu sois heureux et que vous croissiez beaucoup
comme a promis le Seigneur le Dieu de tes pères :
dans une terre « ruisselant de lait et de miel ! »
Écoute Israël, le Seigneur notre Dieu est unique Seigneur :
tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur de toute ton âme et de toute ta force
et ces mots que moi je te prescris aujourd’hui seront dans ton cœur
tu les raconteras à tes fils
et tu les méditeras, séjournant dans ta maison
ou marchant sur le chemin, dormant ou te levant ;
tu les lieras à ta main comme un signe
et ils seront et s'agiteront entre tes yeux ;
tu les écriras sur le seuil et aux portes de ta maison.
Lorsque le Seigneur ton Dieu t’aura fait entrer dans la terre
pour laquelle il a juré à tes pères Abraham, Isaac et Jacob,
et qu'il t'aura donné de grandes et bonnes villes que tu n’as pas bâties
des maisons pleines de toutes sortes de biens que tu n’as pas remplies
des citernes que tu n’as pas creusées
des vignes et des oliviers que tu n’as pas plantés ;
et que tu auras mangé et te seras rassasié,
garde-toi bien d’aller oublier le Seigneur
qui t’a fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison d'esclavage !
Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras
et c'est par son Nom que tu jureras !
Vous n’irez pas après d’autres dieux d’aucun des peuples qui seront autour de vous
car le Seigneur ton Dieu qui est au milieu de toi est un Dieu jaloux :
la colère du Seigneur ton Dieu s’enflammerait contre toi
et il te balaierait de la surface de la terre !
Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu
comme vous l’avez tenté au Lieu-dit Tentation !
Garde les commandements du Seigneur ton Dieu
ses témoignages et ses cérémonies qu’il t’a prescrites
et fais ce qui est droit et bon aux yeux du Seigneur
afin que tu sois heureux et tu entres, pour la posséder, dans l'excellente terre
au sujet de laquelle le Seigneur a juré à tes pères
qu'il détruirait tous tes ennemis devant toi comme il l’a dit.
Lorsque ton fils t’interrogera un jour en disant :
— Qu’est-ce que ces témoignages ces cérémonies et ces jugements
que le Seigneur notre Dieu nous a prescrits ?
Tu lui diras : — Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte
et le Seigneur nous a fait sortir de l’Égypte par sa main puissante
il a opéré sous nos yeux des miracles et des prodiges grands et terribles en Égypte
contre Pharaon et contre toute sa maison, sous nos yeux
et il nous a fait sortir de là
pour nous faire entrer en possession de la terre qu’il avait promise par serment à nos pères
Le Seigneur a commandé que nous fassions toutes ces lois
et que nous craignions le Seigneur notre Dieu
afin que nous soyons heureux tous les jours de notre vie comme aujourd’hui
et il sera miséricordieux avec nous
dans la mesure où nous aurons pris garde à pratiquer tous ses préceptes en présence du Seigneur notre Dieu
comme il nous l’a ordonné.
Lorsque le Seigneur ton Dieu t’aura fait entrer dans la terre dont tu vas prendre possession
et qu’il aura chassé devant toi beaucoup de nations :
l'Hettéen, le Gergeséen, l’Amorrhéen
le Cananéen, le Férézien, l’Évéen et le Jébuséen
sept nations beaucoup plus nombreuses que toi et plus puissantes que toi
et que le Seigneur ton Dieu te les aura livrées
et que tu les auras battues jusqu'à une entière extermination
tu ne concluras pas d’alliance avec elles
et tu n'auras pas de pitié pour elles.
Tu ne contracteras pas mariages avec elles
tu ne donneras pas ta fille à leur fils
ni ne prendras leur fille pour ton fils
car elle séduirait ton fils pour qu'il ne me suive pas et pour qu'il serve plutôt d’autres dieux :
la colère du Seigneur s’enflammerait contre vous et il te détruirait prestement !
Mais voici comment vous agirez à leur égard :
vous renverserez leurs autels
vous briserez leurs statues
vous abattrez leurs bois sacrés
et vous livrerez au feu leurs images taillées
car tu es un peuple saint pour le Seigneur ton Dieu
le Seigneur ton Dieu t’a choisi pour être son peuple particulier parmi tous les peuples qui sont sur la face de la terre ;
si le Seigneur s’est attaché à vous et vous a choisis
ce n’est pas que vous surpassiez en nombre tous les peuples
car vous êtes le plus petit de tous les peuples
mais parce que le Seigneur vous aime
il a aussi tenu le serment qu’il avait juré à vos pères :
le Seigneur vous a fait sortir par sa main puissante et vous a rachetés de la maison d'esclavage,
de la main de Pharaon roi d’Égypte.
Sache donc que c’est le Seigneur ton Dieu qui est lui-même le Dieu fort et fidèle
qui garde l’alliance et la miséricorde jusqu’à mille générations pour ceux qui l’aiment
et qui gardent ses préceptes
mais qui punit immédiatement ceux qui le haïssent afin de les perdre, et ne diffère pas davantage
leur rendant sur-le-champ ce qu’ils méritent !
C’est pourquoi tu observeras les préceptes les cérémonies et les ordonnances
que je te prescris aujourd’hui en les mettant en pratique :
si vous écoutez ces ordonnances
si vous les gardez et les mettez en pratique
en retour, le Seigneur ton Dieu gardera avec toi l’alliance et la miséricorde qu’il a jurées à tes pères.
Il t’aimera et te multipliera
il bénira le fruit de tes entrailles et le fruit de ton sol
ton blé, ton vin nouveau
et ton huile, les portées de tes vaches et les petits de tes brebis sur la terre
qu’il a juré à tes pères de te donner.
Tu seras béni plus que tous les peuples
il n’y aura chez toi de stérile, d'aucun des deux sexes,
ni parmi les hommes ni dans tes troupeaux ;
le Seigneur éloignera de toi toute maladie
il ne t’enverra aucune de ces affections malignes d’Égypte dont tu as tâté
mais il en affligera tous ceux qui te haïssent ;
tu dévoreras tous les peuples que le Seigneur ton Dieu va te donner
ton œil sera sans pitié pour eux
et tu ne serviras pas leurs dieux car ils seraient ta ruine.
Si tu dis dans ton cœur : — Ces nations sont plus nombreuses que moi
comment pourrai-je les détruire ?
Ne les crains pas mais souviens-toi de ce que le Seigneur ton Dieu a fait à Pharaon et à tous les Égyptiens,
les grandes plaies et les prodiges
la main forte et le bras étendu
par lesquels le Seigneur ton Dieu t’a fait sortir :
ainsi fera-t-il à tous les peuples dont tu as peur.
Le Seigneur ton Dieu enverra sur eux aussi les frelons
jusqu’à ce que soient détruits
ceux qui auront pu échapper et se cacher de toi ;
tu ne les craindras pas car le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi
le Dieu grand et terrible !
Le Seigneur ton Dieu exterminera
peu à peu et par parties ces nations devant toi
tu ne pourras pas les détruire en une seule fois,
de peur que les bêtes de la terre ne se multiplient contre toi :
le Seigneur ton Dieu te les livrera
et il les fera mourir jusqu’à ce qu’elles soient détruites ;
il livrera leurs rois entre tes mains
et tu feras disparaître leur nom de dessous les cieux
personne ne tiendra devant toi jusqu’à ce que tu les aies détruits.
Leurs machins sculptés, vous les consumerez au feu
tu ne convoiteras ni l’argent ni l’or en quoi ils sont faits
et tu n'en prendras rien pour toi de peur que ça ne te soit un piège
car c'est une abomination pour le Seigneur ton Dieu ;
tu n'introduiras aucune idole dans ta maison
afin de ne pas être rendu anathème comme elle :
tu la détesteras comme de l'ordure
et comme l'immondice et la crasse tu l'auras en abomination, car elle est anathème.
Vous aurez soin de mettre en pratique tous les préceptes que je vous prescris aujourd’hui
afin que vous viviez et que vous vous multipliiez
que vous entriez et que vous preniez possession de la terre que le Seigneur a juré de donner à vos pères.
Tu te souviendras de tout le chemin par lequel le Seigneur ton Dieu t’a fait marcher pendant ces quarante années dans le désert
afin de t’affliger et de t’éprouver
pour faire connaître les sentiments qui s'agitaient dans ton cœur :
garderais-tu ses commandements ou non ?
il t’a fait avoir faim et il t’a nourri de la manne
que tu ignorais, toi et tes pères,
pour te montrer que l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche du Seigneur.
Ton vêtement ne s'usa pas du tout sur toi
et ton pied ne fut pas égratigné
et voici : c'était la quarantième année !
afin que tu reconnaisses en ton cœur
que comme un homme instruit son enfant ainsi le Seigneur ton Dieu t'a instruit
afin que tu observes les commandements du Seigneur ton Dieu
que tu marches dans ses voies et que tu le craignes
car le Seigneur ton Dieu va te faire entrer dans une bonne terre
terre de rivières, d'eaux et de sources
dans sa campagne et ses montagnes se précipitent les abysses des fleuves
terre de froment, d’orge, de vignes
dans laquelle poussent figuiers, grenadiers et oliviers
terre d’huile et de miel
où tu mangeras du pain en abondance
où tu ne manqueras de rien
dont les pierres sont du fer
et des montagnes duquel tu tireras l’airain,
afin que, lorsque tu mangeras et te rassasieras
tu bénisses le Seigneur ton Dieu pour la terre excellente qu’il t’a donnée.
Garde-toi et prends soin de n'oublier jamais le Seigneur ton Dieu
et de ne pas négliger ses préceptes, ses ordonnances et ses cérémonies que moi je te prescris aujourd'hui
de peur que, quand tu auras mangé et te sera rassasié et auras bâti et habité de belles maisons
que tu auras acquis gros et petit bétail,
argent, or et tous biens en abondance,
ton cœur ne s’élève et que tu n’oublies le Seigneur ton Dieu
qui t’a fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison d'esclavage
qui t’a conduit dans ce désert grand et terrible
où était le serpent au souffle brûlant
et des scorpions dans des lieux arides et sans eau
et qui a fait jaillir des rivières du rocher le plus dur ;
qui t’a donné à manger dans le désert une manne inconnue à tes pères
et qui, après t'avoir affligé et éprouvé
a fini par te prendre en pitié ;
et que tu n'ailles dire en ton cœur :
— Ma propre force et la vigueur de ma main, ce sont elles qui m’ont procuré ces richesses !
Souviens-toi du Seigneur ton Dieu
car c’est lui qui te donne des forces
afin d’accomplir comme tu le vois aujourd’hui
son alliance qu’il a jurée à tes pères.
Mais si, oubliant le Seigneur ton Dieu, tu suis d’autres dieux
et que tu les serves et les adores,
voici maintenant je te prédis que tu disparaîtras totalement
comme les nations que le Seigneur détruisit à ton entrée
ainsi vous périrez parce que vous n’aurez pas écouté la voix du Seigneur votre Dieu !
Écoute Israël : tu vas aujourd’hui passer le Jourdain
pour marcher à la conquête de nations plus grandes et plus puissantes que toi
de villes immenses dont les murailles s’élèvent jusqu’au ciel
d’un peuple grand et de haute stature
des enfants d’Enac que tu as vus et dont tu as entendu parler
contre qui personne ne pourra tenir.
Tu sauras aujourd'hui que le Seigneur ton Dieu, c'est lui-même qui passera devant toi
feu dévorant et consumant
pour les broyer, les détruire et les disperser devant ta face promptement
comme il te l'a dit.
Ne dis pas dans ton cœur
lorsque le Seigneur ton Dieu les aura détruits sous tes yeux :
— C’est en raison de ma justice que le Seigneur m’a fait venir pour prendre possession de cette terre alors que c'est à cause de leurs impietés que ces nations ont été détruites !
Ce n’est pas non plus en raison de ta justice ni de la droiture de ton cœur que tu viens prendre possession de leurs terres
mais c'est parce qu'elles ont agi d'une manière impie qu'elles auront été détruites à ton entrée ;
c’est aussi que le Seigneur voulait accomplir la parole
qu'il a sous serment promise à tes pères Abraham, Isaac et Jacob !
Sache donc que ce ne sera pas en raison de la justice de tes actes que le Seigneur ton Dieu t'aura donné cette terre excellente en propriété
car tu es un peuple à la nuque raide !
Souviens-toi et n’oublie pas combien tu as irrité le Seigneur ton Dieu dans le désert :
depuis le jour où tu es sorti d’Égypte jusqu’à ce lieu-ci, vous avez été constamment rebelles envers le Seigneur !
Même à l'Horeb, vous l'avez provoqué à la colère et il fut irrité contre vous jusqu’à vouloir vous détruire
lorsque je montai sur la montagne pour recevoir les tables de pierre
les tables de l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous
je demeurai sur la montagne quarante jours et quarante nuits
sans manger de pain ni boire d’eau
et le Seigneur me donna les deux tables de pierre écrites du doigt de Dieu
et consignant tous les mots qu'il vous avait dits sur la montagne du milieu du feu
lorsque l'audience du peuple fut convoquée...
Au bout des quarante jours et des quarante nuits
le Seigneur me donna les deux tables de pierre, les tables de l’alliance
il me dit alors : — Lève-toi et descends d’ici, vite,
car ton peuple, celui que tu as fait sortir d’Égypte
a abandonné aussitôt la voie que tu lui a prescrite !
Ils se sont fait une image de fonte !
Et pour la deuxième fois le Seigneur me dit :
— Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide :
Laisse-moi faire, que je le détruise et que j’efface son nom de dessous le ciel
et je t'établirai sur une nation plus puissante et plus nombreuse que celle-ci !
Et comme je descendais de la montagne toute en feu
et que je tenais des deux mains les deux tables de l’alliance
j'avais vu que vous aviez péché contre le Seigneur votre Dieu
que vous vous étiez fait un veau de fonte et aviez vite abandonné la voie qu'il vous avait prescrite :
je jetai les tables de mes propres mains et les brisai sous vos yeux
puis je me laissai tomber devant le Seigneur comme auparavant quarante jours et nuits
de pain je ne mangeai ni d’eau ne bus
à cause de tous vos péchés que vous aviez commis contre le Seigneur
et vous l'aviez provoqué à la colère
car j’étais effrayé en voyant Sa colère et Sa fureur animées contre vous jusqu’à vouloir vous détruire
mais cette fois encore le Seigneur m’exauça.
Contre Aaron aussi, il était
fortement irrité et il voulut le faire périr :
pour lui aussi j’intercédai...
Quant à ce péché que vous aviez fait, c'est-à-dire le veau, je l'arrachai, le brûlai au feu
le broyai menu jusqu’à ce qu’il fût réduit en poudre
et balançai cette poudre au torrent qui descend de la montagne !
À l'Incendie aussi, comme à la Tentation et aux sépulcres de la Concupiscence vous avez encore provoqué le Seigneur
et lorsqu'il vous envoya depuis Cadès-Barné en disant :
— Montez et prenez possession de la terre que je vous donne !
là encore, vous méprisâtes le pouvoir du Seigneur votre Dieu,
vous ne crûtes pas en lui ni ne voulûtes écouter sa voix
mais toujours fûtes rebelles
depuis le jour où j'ai commencé à vous connaître !
Et je me prosternai devant le Seigneur quarante jours et nuits
durant lesquels je le priais en suppliant
qu'il ne vous détruisît pas comme il en avait menacé
et je dis, en priant :
— Seigneur Dieu, ne détruis pas ton peuple
et ton héritage que tu as rachetés dans ta grandeur
ceux que tu as fait sortir d’Égypte par ta main puissante !
Souviens-toi de tes serviteurs Abraham, Isaac et Jacob
ne fais pas attention à la dureté de ce peuple ni à son impiété ni à son péché
de peur que les habitants de la terre d’où tu nous as fait sortir n'aillent dire :
— Le Seigneur ne pouvait les faire entrer dans la terre qu'il leur avait promise et il les haïssait
c'est pour cela qu'il les a fait sortir : pour les tuer dans le désert !
Eux qui sont ton peuple et ton héritage à toi
eux que tu as fait sortir par ta grande puissance et par ton bras étendu...
En ce temps-là, le Seigneur me dit :
— Taille-toi deux tables de pierre comme les premières
et monte vers moi sur la montagne
et tu feras une arche de bois.
J’écrirai sur ces tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées
et tu les mettras dans l’arche.
Je fis une arche de bois de setthim
et quand j'eus fini de tailler deux tables de pierre comme les premières,
je montai sur la montagne les deux tables en mains
et il écrivit sur ces tables ce qu'il avait écrit précédemment :
les dix paroles qu'il vous avait dites sur la montagne du milieu du feu
quand le peuple fut rassemblé et qu'il me les donna ;
puis je me tournai, descendis de la montagne,
plaçai les tables dans l’arche que j’avais faite
et elles y sont restées jusqu'aujourd'hui comme le Seigneur me l’a ordonné...
Les fils d’Israël levèrent le camp de Béroth des fils de Jacan
pour Muséra où mourut Aaron et il y fut enterré
et Eléazar, son fils, s'acquitta de son sacerdoce.
De là ils allèrent à Gadgad
d’où étant partis ils campèrent à Jetebatha
terre de cours d'eaux et de torrents.
En ce temps-là, Il sépara la tribu de Lévi
pour qu'elle portât l’arche de l’alliance du Seigneur,
qu'elle se tînt devant lui pour son ministère
et pour qu'elle prononçât les bénédictions en son nom jusqu'au jour présent :
c’est pourquoi Lévi n’a ni part, ni héritage avec ses frères,
c’est le Seigneur lui-même qui est son héritage
comme le lui a promis le Seigneur ton Dieu.
Quant à moi, je me tins sur la montagne comme auparavant quarante jours et quarante nuits
et le Seigneur m’exauça cette fois encore :
il ne voulut pas te perdre !
Il me dit : — Lève-toi et va te mettre à la tête du peuple,
qu’ils entrent et qu’ils prennent possession de la terre
que j’ai juré à leurs pères de leur donner !
Et maintenant, Israël, que demande de toi le Seigneur ton Dieu
si ce n’est que tu craignes le Seigneur ton Dieu et que tu marches dans ses voies
que tu l'aimes et que tu serves le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur et de toute ton âme
et que tu gardes les commandements du Seigneur et ses cérémonies que moi je te prescris aujourd'hui afin que tu sois heureux ?
Allons ! C'est au Seigneur ton Dieu qu' appartiennent le ciel et le ciel du ciel,
la terre et tous les êtres qui sont en elle
et pourtant, c’est à tes pères seulement que le Seigneur s’est attaché pour les aimer
et il a choisi leur postérité après eux, c’est-à-dire vous, parmi tous les autres peuples comme vous le constatez aujourd’hui !
Circoncisez donc le prépuce de votre cœur
et ne raidissez plus la nuque
car le Seigneur votre Dieu même est Dieu des dieux et Seigneur des seigneurs
le Dieu grand, puissant et terrible
qui ne fait acception de personne ni ne reçoit de commission,
il fait droit à l’orphelin et à la veuve
il aime l’étranger et lui donne nourriture et vêtements :
vous donc aussi aimez l’étranger car vous-mêmes fûtes étrangers dans la terre d’Égypte !
Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras
tu t’attacheras à lui et tu jureras par son nom :
lui-même est ta louange et ton Dieu,
lui qui a fait pour toi ces choses grandes et terribles que tes yeux ont vues ;
au nombre de soixante-dix âmes tes pères descendirent en Égypte
et voici, le Seigneur ton Dieu t'a maintenant multiplié comme les étoiles du ciel !
Aime le Seigneur ton Dieu
et observe ses préceptes, ses cérémonies, ses ordonnances et ses commandements en tout temps.
Reconnaissez aujourd’hui ce qu'ignorent vos fils
eux qui n’ont pas vu les leçons du Seigneur votre Dieu :
ses hauts-faits, sa main puissante et son bras étendu,
les signes et les prodiges qu’il a faits au milieu de l’Égypte
au Pharaon roi et a toute sa terre
et pour toute l’armée d’Égypte, ses chevaux et ses chars,
comment les recouvrirent les eaux de la mer Rouge lorsqu’ils vous poursuivaient
et comment le Seigneur les a détruits jusqu’au jour présent ;
et pour vous ce qu’il a fait dans le désert, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu,
Dathan et Abiron, fils d’Heliab, fils de Ruben,
qu'ayant ouvert la bouche la terre dévora
avec leurs maisons leurs tentes et tout leur bien qu'ils avaient
au milieu d'Israël !
Vos yeux ont vu toutes les grandes œuvres du Seigneur, celles qu'il a faites
pour que vous observiez tous les commandements qu'aujourd’hui je vous prescris
et que vous puissiez pénétrer et posséder la terre où vous allez entrer
et que vous y viviez très longtemps,
dans cette terre que le Seigneur a sous serment promise à vos pères et à leur postérité,
ruisselante de lait et de miel !
En effet, la terre où tu vas entrer pour la posséder
n’est pas comme la terre d’Égypte d’où tu es sorti
où après avoir jeté la semence on fait venir l'eau par des canaux pour l'arroser, comme on fait dans les jardins
c'est au contraire une terre de montagnes et de vallées
qui du ciel attend les pluies
que le Seigneur ton Dieu visite en permanence
et sur laquelle il a continuellement les yeux, du commencement à la fin de l’année...
Si vous obéissez à mes commandements que moi je vous prescris aujourd’hui
aimant le Seigneur votre Dieu en le servant
de tout votre cœur et de toute votre âme
je donnerai à votre terre la pluie en son temps, la pluie précoce et la tardive,
pour que vous récoltiez froment, vin et huile
du foin des champs pour paître ton bétail
et pour que vous-mêmes mangiez et vous rassasiiez.
Prenez garde à ce que votre cœur ne soit pas séduit, de peur que vous vous détourniez du Seigneur, et que vous alliez servir d’autres dieux et que vous les adoriez :
que le Seigneur en colère n'aille fermer le ciel, que les pluies ne tombent pas, que la terre ne donne pas son produit
et que vous ne tardiez pas à disparaître de l'excellente terre que le Seigneur va vous donner !
Placez donc ces paroles que je vous dis dans vos cœurs et vos âmes
attachez-les comme un signe dans vos mains et placez-les entre vos yeux :
enseignez-les à vos fils pour qu'ils les méditent
quand tu seras assis dans ta maison et quand tu marcheras dans la voie et quand tu te seras couché et quand tu te seras levé ;
tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes
afin que se multiplient tes jours et les jours de tes fils
dans la terre que le Seigneur a juré à vos pères de leur donner
tout le temps que le ciel recouvrira la terre !
En effet, si vous observez soigneusement tous ces commandements que je vous prescris d’accomplir,
aimant le Seigneur votre Dieu
marchant dans toutes ses voies et vous attachant à lui,
le Seigneur dispersera toutes ces nations devant vous
et vous vous rendrez maîtres d'elles, qui sont plus grandes et plus puissantes que vous :
tout endroit que foulera la plante de vos pieds sera à vous
votre frontière s’étendra du désert au Liban et du fleuve de l’Euphrate jusqu’à la mer occidentale :
nul ne tiendra contre vous,
le Seigneur votre Dieu répandra devant vous, comme il vous l’a dit
la terreur et l’effroi sur toute la terre où vous mettrez le pied !
Allons ! Je place aujourd’hui devant vous bénédiction et malédiction :
la bénédiction quand vous aurez obéi aux commandements du Seigneur votre Dieu qu'aujourd'hui je vous prescris ;
la malédiction quand vous n'aurez pas écouté les commandements du Seigneur votre Dieu,
vous serez détournés de la voie que maintenant je vous montre
et serez allés marcher après d’autres dieux que vous ignorez.
Lorsque le Seigneur ton Dieu t’aura fait entrer dans la terre où tu te diriges pour y faire ton habitation
tu prononceras la bénédiction sur le mont Garizim
et la malédiction sur le mont Hébal :
ces montagnes sont de l’autre côté du Jourdain, derrière le chemin en direction du soleil couchant
dans la terre du Cananéen qui habitent dans les plaines
en face de Galgala près d'une vallée qui s'étend et s'avance en profondeur.
Vous, en effet, vous allez passer le Jourdain pour prendre possession de la terre que le Seigneur votre Dieu vous donne :
vous l'habiterez et la posséderez.
Veillez donc à exécuter les cérémonies et les ordonnances que moi, aujourd'hui, je place devant vous !
Voici les préceptes et les ordonnances que vous aurez soin de mettre en pratique
dans la terre que le Seigneur le Dieu de vos pères vous a donnée
pour la posséder tout le temps que vous vivrez sur ce sol :
vous détruirez entièrement tous les lieux où les nations que vous allez chasser servaient leurs dieux
sur les hautes montagnes, sur les collines et sous tout arbre touffu
vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles
vous livrerez au feu leurs forêts sacrées vous mettrez en pièces les idoles
et vous ferez disparaître de ces lieux jusqu’à leurs noms.
Vous ne ferez pas ainsi à l’égard du Seigneur votre Dieu
mais vous le chercherez au lieu que le Seigneur votre Dieu choisira parmi toutes vos tribus
pour y mettre son nom et en faire sa demeure
et c’est là que tu iras ;
c’est en ce lieu que vous présenterez vos holocaustes et vos sacrifices
vos dîmes et les prémices de vos mains, vos vœux et vos dons
et les premiers-nés de vos bœufs et de vos brebis ;
c’est là que vous mangerez en présence du Seigneur votre Dieu
et que vous vous réjouirez, vous et vos maisons, en jouissant de tous les biens que votre main aura acquis
et par lesquels le Seigneur ton Dieu t’aura béni.
Vous ne ferez pas là-bas ce que nous faisons ici aujourd'hui (chacun ce qui lui semble bien) :
en effet, jusqu'au temps présent, vous n'êtes pas arrivés au repos ni à la prise de possession que le Seigneur Dieu va vous donner.
Vous passerez le Jourdain et vous habiterez la terre que le Seigneur votre Dieu vous donnera
pour que vous vous reposiez de tous les ennemis qui vous entourent
et que vous habitiez sans aucune crainte.
Dans le lieu que le Seigneur votre Dieu choisira
pour y faire habiter son nom
c’est là que vous présenterez tout ce que je vous commande
vos holocaustes et vos sacrifices, vos dîmes et ce que votre main aura prélevé
et toutes les offrandes de choix pour l’accomplissement de vos vœux que vous ferez au Seigneur
et vous ferez des festins de réjouissance en présence du Seigneur votre Dieu
vous, vos fils et vos filles
vos serviteurs et vos servantes et le Lévite qui demeure dans vos villes
car il n’a reçu ni part ni possession parmi vous.
Garde-toi d’offrir tes holocaustes dans tous les lieux que tu verras
mais tu offriras tes sacrifices dans celui qu'aura choisi le Seigneur en l'une de tes tribus,
et tu feras tout ce que je t'ordonne.
mais tu offriras tes sacrifices dans celui qu'aura choisi le Seigneur en l'une de tes tribus,
et tu feras tout ce que je t'ordonne.
Si toutefois tu veux manger et si la nourriture de viande t'attire
tue et mange selon la bénédiciton que le Seigneur ton Dieu
t'aura donnée dans tes villes
que l'animal soit impur, c'est-à-dire taché et infirme
soit pur, c'est-à-dire intègre et sans tache, ce qui peut être offert ; manges-en comme de la chèvre et du cerf
seulement, sans manger le sang que tu répandras sur la terre comme de l'eau.
Tu ne pourras manger dans tes places fortes la dîme de ton blé, de ton vin nouveau et de ton huile
ni les premiers-nés des troupeaux de gros et de menu bétail
ni toutes les offrandes que tu auras vouées, ni tes offrandes volontaires, ni les prémices de tes mains :
c’est devant le Seigneur ton Dieu que tu les mangeras
dans le lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi
toi, ton fils et ta fille
ton serviteur et ta servante et le Lévite qui sera dans tes villes
tu te réjouiras devant le Seigneur ton Dieu
et tu recueilleras tous les biens que ta main aura acquis.
Garde-toi de délaisser le Lévite aussi longtemps que tu seras sur la terre.
Lorsque le Seigneur ton Dieu aura élargi tes frontières comme il te l'a promis
et que tu voudras être nourri des viandes que ton âme désire
si le lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi pour y mettre son nom est éloigné de toi
tu tueras du gros et du menu bétail que tu auras selon que je te l’ai prescrit
et tu en mangeras dans tes villes comme il te plaira ;
tu en mangeras comme on mange de la chèvre ou du cerf
et l’homme pur ou l’homme impur en mangeront l’un et l’autre
seulement, garde-toi de manger le sang
car le sang c’est l’âme
et tu ne dois pas manger l’âme avec la chair
mais tu le répandras sur la terre comme de l'eau
afin que tu sois heureux toi et tes enfants après toi
lorsque tu auras fait ce qui plaît en présence du Seigneur.
Mais ce que tu auras consacré et ce que tu auras voué au Seigneur
tu les prendras et tu iras au lieu que le Seigneur aura choisi
et tu offriras pour tes oblations
la chair et le sang sur l'autel du Seigneur ton Dieu
tu répandras le sang des sacrifices sur l'autel, mais toi, tu te nourriras de la chair.
Observe et écoute toutes ces choses que je t’ordonne
afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi à perpétuité
lorsque tu auras fait ce qui est bon et agréable en présence du Seigneur ton Dieu.
Lorsque le Seigneur ton Dieu aura exterminé devant ta face les nations,chez lesquelles tu entreras pour les posséder
et que tu les posséderas et que tu habiteras dans leur terre
prends garde de ne pas les imiter après que toi y entrant, elles auront été détruites
garde-toi de rechercher leurs cérémonies en disant :
— De la manière que ces nations servaient leurs dieux, je veux faire de même, moi aussi.
Tu n’agiras pas ainsi à l’égard du Seigneur ton Dieu
car elles faisaient pour leurs dieux toutes les abominations que déteste le Seigneur
offrant même au feu leurs fils et leurs filles.
Seulement, les choses que je vous prescris vous les observerez en les mettant en pratique pour le Seigneur
sans rien y ajouter et sans rien en retrancher.
S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou quelqu’un qui dise qu'il a vu un songe
qui prédise un signe ou un prodige
et que s’accomplisse ce qu'il a annoncé
en disant : — Allons et suivons d’autres dieux que tu ne connais pas et servons-les !
tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur
car le Seigneur votre Dieu vous éprouve
pour qu'il soit visible que vous aimez ou non le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur et de toute votre âme.
C’est après le Seigneur votre Dieu que vous irez, c’est lui que vous craindrez
n'observez que ses commandements et n'écoutez que sa voix
ne servez que lui et ne vous attacherez qu'à lui.
Et ce prophète ou cet inventeur de songes sera mis à mort
car il vous a parlé pour vous détourner du Seigneur votre Dieu
qui vous a fait sortir de la terre d’Égypte et vous a délivrés de la maison de servitude
pour te détourner de la voie dans laquelle le Seigneur ton Dieu t’a ordonné de marcher.
Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
Si ton frère, fils de ta mère
ou ton fils ou ta fille ou la femme qui est sur ta poitrine
ou ton ami que tu aimes comme ton âme, veut te persuader en secret, disant :
— Allons et servons d’autres dieux que tu ne connais pas, ni toi ni tes pères
d'entre les dieux de toutes les nations qui sont autour de vous, loin ou près, depuis le commencement jusqu'à la fin de la terre
tu ne lui céderas pas et tu ne l’écouteras pas
ton œil ne le prendra pas en pitié au point de l'épargner et de le cacher
mais tu le feras mourir immédiatement :
que ta main se lève la première contre lui pour le mettre à mort et la main de tout le peuple ensuite ;
qu'il périsse accablé de pierres
parce qu’il a voulu t'arracher au Seigneur ton Dieu
qui t’a fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison de servitude.
Que tout Israël l’apprenne et soit dans la crainte
et que personne ne fasse rien de semblable.
Si tu entends dire de l’une de tes villes
que le Seigneur ton Dieu t’a données pour demeure :
— Des fils de Bélial sortis du milieu de toi ont séduit les habitants de leur ville en disant :
— Allons et servons d’autres dieux, des dieux que vous ne connaissez pas !
informez-vous avec sollicitude et grand soin ; la vérité de la chose une fois soigneusement interrogé
si tu trouves que ce qui est dit est certain
si cette abomination a été perpétrée
tu frapperas aussitôt les habitants de cette ville avec le glaive dévorant
et tu la détruiras et tout ce qui est en elle jusqu'au bétail.
Tu amasseras tous ses meubles au milieu de ses places
et tu y mettras le feu, ainsi qu'à la ville
afin de tout consumer en l’honneur du Seigneur ton Dieu ;
elle sera pour toujours un monceau de ruines :
elle ne sera plus rebâtie.
Rien de ce qui aura été dévoué par anathème ne s’attachera à ta main
afin que le Seigneur revienne de l’ardeur de sa colère
qu'il ait pitié de toi et qu’il te multiplie comme il l’a juré à tes pères
si tu obéis à la voix du Seigneur ton Dieu
en observant tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui
et en faisant ce qui est droit aux yeux du Seigneur ton Dieu.
Soyez les fils du Seigneur votre Dieu :
vous ne ferez pas d’incision et vous ne tondrez pas une calvitie sur un mort
car tu es un peuple saint au Seigneur ton Dieu
et le Seigneur t’a choisi pour lui être un peuple particulier
entre toutes les nations qui sont sur la terre.
Tu ne mangeras aucune chose impure.
Voici les animaux que vous devez manger :
le cerf, la chèvre sauvage, le buffle
le tragélaphe, le chevreuil, l'oryx, la girafe
de tout animal qui fend son sabot et qui rumine vous mangerez
mais pour ceux qui ruminent et qui ne fendent pas leur sabot
tels le chameau, le lièvre et le porc-épic, vous ne devez pas en manger :
parce qu'il ruminent mais ne fendent pas leur sabot,
ils seront impurs pour vous.
Tel est encore le porc qui fend son sabot mais qui ne rumine pas : il sera impur,
vous ne mangerez pas de leur chair
et vous ne toucherez pas leurs cadavres !
Voici les animaux que vous mangerez parmi tous ceux qui vivent dans les eaux :
ceux qui ont des nageoires et des écailles, mangez-en
ceux qui sont sans nageoires ni écailles, ne les mangez pas parce qu'ils sont impurs.
Mangez tous les oiseaux qui sont purs
ne mangez pas les impurs
à savoir l'aigle et le griffon et le balbuzard,
le busard Saint-Martin, le vautour et le milan selon son espèce
et tout ce qui appartient à l'espèce du corbeau ;
l’autruche, la chouette, la mouette et l'épervier selon son espèce ;
le héron, le cygne et l'ibis
le plongeon, la poule sultane et le corbeau de nuit
le pélican, le courtis
chacun dans son espèce
et la huppe aussi, et la chauve-souris.
Tout ce qui rampe et qui a des ailes
sera impur et ne sera pas mangé :
mangez tout ce qui est pur
mais quoi que ce soit qui soit mort par lui-même n'en mange pas
donne-le à l'étranger qui est à l'intérieur de tes portes ou vends-le-lui
parce que toi, tu es un peuple saint pour le Seigneur ton Dieu
tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère
tu sépareras chaque année la dixième partie de tous tes fruits qui naissent de la terre
et tu en mangeras devant le Seigneur ton Dieu
dans le lieu qu’il aura choisi afin que son nom y soit invoqué
la dîme de ton blé, de ton vin et de ton huile
ainsi que les premiers-nés de tes bœufs et de tes brebis
afin que tu apprennes à craindre le Seigneur ton Dieu en tout temps.
Mais lorsque le chemin et le lieu que le Seigneur aura choisi sera trop long, et lorsqu'il t'aura béni
et que tu ne pourras pas lui apporter toutes ces offrandes
tu vendras et réduiras tout en argent
et tu le porteras dans ta main et tu iras au lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi.
Là tu achèteras avec l’argent tout ce qui te plaira
des bœufs ou des brebis
du vin aussi et du cidre et tout ce que ton âme désire
et tu mangeras devant le Seigneur ton Dieu
et tu feras un festin toi et ta maison
ainsi que le Lévite qui sera au-dedans de tes portes
prends garde de ne pas l'abandonner car il n’a pas d’autre part dans la terre que vous possédez :
à la fin de la troisième année tu mettras à part une autre dîme de tous les biens qui te seront venus en ce temps-là
et tu la déposeras dans tes portes.
Alors viendra le Lévite qui n’a ni part ni héritage avec toi
ainsi que l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes
et ils mangeront et se rassasieront
afin que le Seigneur ton Dieu te bénisse
dans toutes les œuvres que tu entreprendras de tes mains.
A la septième année tu feras rémission
qui sera célébrée de cette manière :
celui à qui est dû quelque chose par son ami, son prochain ou son frère
il ne pourra pas le redemander car c'est l'année de la rémission du Seigneur
tu l'exigeras de l’étranger et du voyageur
mais tu n’auras pas le pouvoir de le redemander à ton concitoyen et à tes proches
et il n'y aura pas d'indigent ni de mendiant chez toi
afin que le Seigneur te bénisse dans la terre qu'il va te livrer en possession.
Si toutefois tu auras écouté la voix du Seigneur ton Dieu, et que tu auras observé tout ce qu’il a commandé
et que moi aujourd'hui je vous prescris,
il te bénira comme il l’a promis.
Tu prêteras à beaucoup de nations mais toi-même tu n’emprunteras à personne
tu domineras sur plusieurs nations, et personne ne vous dominera.
Si un de tes frères qui demeure à l'intérieur des portes de ta cité,
dans la terre que le Seigneur ton Dieu va te donner,
tombe dans la pauvreté
tu n’endurciras pas ton cœur et ne resserreras pas ta main
mais ouvriras au pauvre et lui donneras ce dont tu verras qu'il aura besoin.
Prends garde que ne s'élève en toi cette pensée impie, et que tu ne dises dans ton cœur :
— La septième année de la rémission approche !
et que tu ne détournes ainsi les yeux de ton frère pauvre
ne voulant pas lui donner ce dont il a besoin
et qu’il ne crie au Seigneur contre toi et que tu ne sois chargé d’un péché.
Tu lui donneras et tu n'agiras pas avec ruse pour soulager sa nécessité
afin que le Seigneur ton Dieu te bénisse en tout temps
et dans toutes tes entreprises.
Les pauvres ne manqueront pas dans la terre de ton habitation
c'est pour cela que moi je t'ordonne d'ouvrir ta main à ton frère
l'indigent et le pauvre qui demeurent avec toi dans ta terre.
Lorsque l’un de tes frères, un hébreu ou une hébreue, t'aura été vendu, il te servira six ans
et la septième année tu le renverras libre de chez toi
et à celui-ci tu auras accordé la liberté et tu n'auras pas souffert qu'il s'en aille les mains vides
mais tu ne manqueras pas de lui donner un viatique de ton menu bétail, de ton aire et de ton pressoir
dont le Seigneur ton Dieu t’aura béni.
Souviens-toi que toi-même tu as été esclave dans la terre d’Égypte
et que le Seigneur ton Dieu t’a délivré
c’est pour cela que moi je t'ordonne maintenant ces choses ;
mais si ton esclave te dit : − Je ne veux pas sortir de chez toi
parce qu’il t’aime, toi et ta maison
et qu’il se sent bien chez toi
alors prenant un poinçon tu lui perceras l’oreille contre la porte de ta maison
et il te servira pour toujours
tu feras de même pour ta servante ;
ne détourne pas les yeux de lui lorsque tu les auras renvoyés libres
car en te servant six ans il t’a valu le salaire d’un mercenaire
et le Seigneur ton Dieu te bénira dans tout ce que tu feras.
Tu consacreras au Seigneur ton Dieu tout premier-né mâle
qui naîtra dans ton bétail gros et menu
tu ne travailleras pas avec le premier-né de ton bœuf
et tu ne tondras pas le premier-né de tes brebis ;
devant le Seigneur ton Dieu tu le mangeras chaque année
toi et ta maison dans le lieu qu’il aura choisi
mais s’il a une difformité
s’il est boiteux ou aveugle
ou s’il a toute autre difformité ou quelque défaut
il ne sera pas immolé au Seigneur ton Dieu
mais tu le mangeras au dedans des portes de ta ville :
tant le pur que l'impur en mangeront également comme la chèvre sauvage et le cerf
tu prendras garde seulement de ne pas manger leur sang : tu le répandras sur la terre comme de l’eau.
Observe le mois des grains nouveaux et du premier temps du printemps pour faire la Pâque du Seigneur ton Dieu
car c’est en ce mois que le Seigneur ton Dieu t’a fait sortir d’Égypte pendant la nuit.
Tu immoleras la Pâque au Seigneur ton Dieu, les brebis et les bœufs
au lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi pour y faire habiter son nom ;
tu ne mangeras pas de pain levé
mais pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, du pain d’affliction
car c’est avec épouvante que tu es sorti d’Égypte :
afin que tu te souviennes, tous les jours de ta vie, du jour où tu es sorti d’Égypte ;
on ne verra pas chez toi de levain dans toute l’étendue de ton territoire, durant sept jours,
et aucune chair des victimes que tu auras immolées le soir du premier jour ne restera jusqu’au matin.
Tu ne pourras immoler la Pâque dans n'importe laquelle de tes villes, celles que va te donner le Seigneur ton Dieu,
mais dans le lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi pour y faire habiter son nom :
c'est là que tu immoleras la Pâque, le soir au coucher du soleil, au temps où tu es sorti d’Égypte.
Tu cuiras et tu mangeras au lieu qu’aura choisi le Seigneur ton Dieu
et le matin, te levant, tu retourneras à tes tentes :
pendant six jours tu mangeras des azymes
et le septième jour , parce qu'il y aura l’assemblée du Seigneur ton Dieu, tu ne feras aucun ouvrage.
Tu compteras sept semaines dès que la faucille sera mise au blé
et tu célébreras la fête des Semaines en l’honneur du Seigneur ton Dieu
oblation spontanée de ta main que tu offriras à proportion de la bénédiction reçue du Seigneur ton Dieu :
tu festoieras en présence du Seigneur ton Dieu
toi, ton fils et ta fille, ton esclave et ta servante,
le Lévite qui sera dans tes portes ainsi que l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront au milieu de toi,
dans le lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi pour qu'y habite son nom.
Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte
et tu auras soin de mettre ces lois en pratique.
La solennité des Tabernacles aussi, tu la célébreras pendant sept jours
lorsque tu auras recueilli le produit de ton aire et de ton pressoir
et tu festoieras en cette fête
toi, ton fils et ta fille, ton esclave et ta servante
ainsi que le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront au dedans de tes portes.
Sept jours durant, tu célébreras la fête en l’honneur du Seigneur ton Dieu
dans le lieu que le Seigneur aura choisi
et le Seigneur ton Dieu te bénira
dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains et tu seras dans l'allégresse !
Trois fois par an
tout mâle d’entre vous se présentera devant le Seigneur ton Dieu au lieu qu’il aura choisi :
à la solennité des Azymes
à la solennité des Semaines
et à la solennité des Tabernacles.
Il ne paraîtra pas devant le Seigneur les mains vides
mais chacun présentera une offrande selon ce qu'il aura
à proportion de la bénédiction reçue du Seigneur ton Dieu.
Tu établiras des juges et des magistrats
dans toutes les villes que le Seigneur ton Dieu te donnera selon tes tribus
et ils jugeront le peuple avec justice :
sans se détourner ;
tu ne feras pas acception des personnes et tu ne recevras pas de pot-de-vin
car les présents aveuglent les yeux des sages et corrompent les paroles des justes ;
tu suivras la justice avec justice
afin que tu vives et que tu possèdes la terre que te donnera le Seigneur ton Dieu !
Tu ne planteras ni bois sacré ni aucun arbre à côté de l’autel du Seigneur ton Dieu ;
tu ne te feras ni ne te dresseras aucune statue
que hait le Seigneur ton Dieu !
Tu n'immoleras au Seigneur ton Dieu ni bœuf ni agneau qui ait quelque défaut ou difformité
car c’est une abomination pour le Seigneur ton Dieu.
Lorsque l'on aura trouvé au milieu de toi dans l’une de tes villes que le Seigneur ton Dieu te donneras
un homme ou une femme qui fasse ce qui est mal aux yeux du Seigneur ton Dieu
et qui transgresse son alliance
de manière à ce qu'ils aillent et servent d'autres dieux et les adorent :
le soleil ou la lune ou toute la milice du ciel, choses que je n’ai pas commandées
et lorsque cela t'aura été annoncé
si après l’avoir entendu tu t'es informé très exactement, et que la chose est vraie
et que cette abomination a été commise en Israël
alors tu feras conduire aux portes de ta ville l’homme ou la femme coupables de cette si abominable action
et tu les lapideras jusqu’à ce qu’ils meurent.
C'est sur la parole de deux témoins ou de trois témoins que périra celui qui sera mis à mort,
personne ne sera tué sur la parole d’un seul témoin ;
la main des témoins le tuera la première et ensuite la main de tout le peuple
afin que tu ôtes le mal du milieu de toi.
Si tu reconnais qu'un jugement est difficile et ambigu
entre sang et sang, cause et cause, lèpre et non lèpre
et que les avis des juges sont partagés
lève-toi et monte au lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi
et tu viendras vers les prêtres de la race Lévitique
et vers le juge qu'il y aura en ce temps-là
et tu les interrogeras et ils t'indiqueront la vérité du jugement
tu feras tout ce qu'auront dit
ceux qui président dans le lieu que le Seigneur aura choisi
et ce qu'ils t'auront enseigné.
Tu agiras selon sa loi
et selon la sentence qu’ils auront prononcée sans te détourner ni à droite ni à gauche.
Celui qui se laissera aller à l’orgueil en ne voulant pas obéir à l'ordre du prêtre
qui se tient en ces jours-là pour servir le Seigneur ton Dieu
ni le décret du juge
cet homme-là mourra et tu ôteras le mal d'Israël ;
et tout le peuple en l’apprenant craindra
et ne se laissera plus aller à l’orgueil.
Lorsque tu seras entré dans la terre que le Seigneur ton Dieu te donnera,
que tu la posséderas et que tu y demeureras
si tu dis : — J'établirai sur moi un roi comme en ont toutes les nations alentours
tu établiras celui que le Seigneur ton Dieu aura choisi du nombre de tes frères
tu ne pourras faire roi un homme d'une autre nation et qui ne serait pas ton frère
et lorsqu'il sera établi roi
il ne multipliera pas pour lui des chevaux
et il ne ramènera pas le peuple en Égypte en s'appuyant sur une nombreuse cavalerie
principalement car le Seigneur vous a ordonné
de ne jamais plus retourner sur la même voie.
Qu’il n’ait pas un grand nombre de femmes qui attirent son esprit
ni des quantités immenses d’argent et d’or ;
dès qu’il sera assis sur le trône de sa royauté
il écrira pour lui le Deutéronome de cette loi dans un rouleau
en recevant l'exemplaire des mains des prêtres de la tribu de Lévi ;
il l’aura avec lui et il y lira tous les jours de sa vie
afin qu’il apprenne à craindre le Seigneur son Dieu
et à garder ses paroles et ses cérémonies qui sont prescrites dans la loi
pour que son cœur ne s’élève pas d'orgueil au-dessus de ses frères
et qu’il ne se détourne des commandements ni à droite ni à gauche
afin qu’il règne longtemps, lui et ses fils, sur Israël.
Les prêtres et Lévites et tous ceux qui sont de cette même tribu
n’auront ni part ni héritage avec Israël
car ils se nourriront des sacrifices du Seigneur et des oblations ;
ils n’auront pas d’héritage au milieu de leurs frères :
en effet, c'est le Seigneur lui-même qui est leur héritage, comme il le leur a dit.
Voici quel sera le droit des prêtres sur le peuple, sur ceux qui sacrifieront des victimes :
soit qu'ils immolent un bœuf ou une brebis,
ils donneront au prêtre l’épaule et la poitrine,
les prémices du blé, du vin et de l'huile
et les prémices de la toison des brebis
car c’est lui que le Seigneur ton Dieu a choisi d’entre toutes les tribus
afin qu'il se tienne debout et qu'il exerce le ministère au nom du Seigneur, lui-même et ses fils, pour toujours.
Si un Lévite quitte l’une de tes villes, le lieu quelconque du territoire d’Israël où il demeure
pour venir selon son désir au lieu qu’aura choisi le Seigneur
il fera le service au nom de son Dieu
comme tous ses frères les Lévites qui se tiennent là devant le Seigneur ;
il aura pour sa nourriture une portion égale à celle de tous les autres
indépendamment de ce qui lui est dû dans sa ville à la succession de son père.
Quand tu seras entré dans la terre que te donnera le Seigneur ton Dieu
tu n’apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là :
qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille
qui pratique la divination, qui observe les songes ou les augures
ni qui use de maléfices
qui ait recours aux charmes
qui consulte les devins et les sorciers
ni qui interroge les morts pour apprendre la verité
car le Seigneur a toutes ces choses en abomination
et c’est à cause de ces abominations qu'il exterminera ces nations à ton entrée !
Tu seras intègre et sans tache devant le Seigneur ton Dieu
car ces nations dont tu posséderas la terre écoutent les augures et les devins
mais toi, tu as reçu une autre éducation de la part du Seigneur ton Dieu !
Le Seigneur ton Dieu suscitera pour toi, du milieu de ton peuple, d’entre tes frères, un prophète tel que moi :
c'est lui que tu écouteras
comme tu l'as demandé au Seigneur ton Dieu à Horeb
lorsque l'audience fut convoquée et que tu as dit :
— Que je n’entende plus la voix du Seigneur mon Dieu
ni ne voie plus ce feu énorme, de peur de mourir !
Le Seigneur me dit : — Ce qu’ils ont dit est bien
je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète semblable à toi
et je mettrai mes paroles dans sa bouche
et il leur dira tout ce que je lui commanderai
et si quelqu’un n’écoute pas ses paroles, celles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui en tirerai vengeance ;
quant au prophète qui s’enorgueillira
jusqu’à dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas commandé de dire
ou qui parlera de la part du nom d’autres dieux, ce prophète-là sera mis à mort !
Et si tu est tenté de répondre en ton for intérieur :
— Comment reconnaîtrai-je une parole que le Seigneur n’aura pas dite ?
Tu en tiendras ceci pour signe :
quand le prophète aura parlé au nom du Seigneur, si ce qu’il aura dit n’est pas arrivé,
ce n’est pas le Seigneur qui l'a dit,
mais c’est par l’enflure de son esprit que le prophète l’a forgée
et par conséquent tu n’auras pas à le craindre.
Lorsque le Seigneur ton Dieu aura exterminé les nations dont il va te livrer la terre
et que tu la posséderas, et que tu habiteras dans les villes et dans les maisons
tu sépareras trois villes au milieu de la terre que le Seigneur
ton Dieu te donnera pour la posséder
en applanissant consciencieusement sa route
et tu diviseras en trois parties égales toute l'étendue de ta terre
afin que celui qui sera obligé de s’enfuir pour avoir tué un homme ait un lieu proche où il puisse se retirer en sûreté.
Voici la loi de l’homicide fugitif à qui on devra conserver la vie :
s’il a tué son prochain par mégarde
et qu'il soit prouvé qu'il n'avait contre lui de haine ni hier ni avant-hier.
Un homme par exemple va couper du bois dans la forêt avec un autre homme
sa main brandit la hache pour abattre un arbre
le fer s’échappe du manche
atteint son compagnon et le tue
cet homme s’enfuira dans l’une de ces villes et il aura la vie sauve ;
de peur que le parent le plus proche de celui dont le sang a été répandu
emporté par sa douleur, ne le poursuive et ne l’atteigne si le chemin était trop long
et ne tue celui qui ne mérite pas la mort
puisqu’il apparaît qu'il n’avait pas auparavant de haine contre celui qui a été tué.
C’est pourquoi je t'ordonne de placer ces trois villes dans une égale distance entre elles.
Mais lorsque le Seigneur ton Dieu aura étendu tes frontières comme il l’a juré à tes pères
et qu’il t'aura donné toute la terre qu'il leur a promise
à condition que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui :
que tu aimes le Seigneur ton Dieu
et que tu marches toujours dans ses voies ;
tu ajouteras encore trois villes
à ces trois-là et tu en doubleras ainsi le nombre
afin que le sang innocent ne soit pas versé
au milieu de la terre que le Seigneur ton Dieu te donnera pour la posséder
et que tu ne sois pas coupable de sang.
Mais si un homme ayant de la haine contre son prochain cherche l'occassion de lui ôter la vie
et que se levant il le frappe et que, celui-ci étant mort,
il s'enfuie dans l'une de ces villes
les anciens de sa ville l’enverront saisir et l'ayant tiré du lieu de refuge
le livreront dans la main du parent de celui dont le sang aura été répandu et il mourra ;
tu n'auras pas pitié de lui
et tu ôteras d’Israël le sang innocent et tu prospéreras.
Tu ne lèveras ni déplaceras les bornes de ton prochain
qu'ont posées les ancêtres dans l'héritage
que tu auras dans la terre que le Seigneur ton Dieu te donne pour la posséder.
Il ne se présentera pas un seul témoin contre quelqu'un, quel que soit son péché et son délit,
mais c'est sur la parole de deux ou trois témoins que se fondera toute sentence.
Lorsqu’un faux témoin s’élèvera contre un homme
l'accusant de prévarication
les deux hommes en contestation se présenteront devant le Seigneur
en la présence des prêtres et des juges en fonction en ces jours-là ;
et lorsqu'après avoir fait avec soin une enquête
s'ils trouvent que le faux témoin a dit contre son frère un mensonge,
ils lui rendront ce qu'il avait eu dessein de faire à son frère ;
et tu ôteras le mal d'au milieu de toi
afin que les autres entendant ceci soient dans la crainte, et qu’ils n’osent rien faire de semblable.
Tu n'auras pas pitié de lui, mais tu exigeras vie pour vie
œil pour œil, dent pour dent
main pour main, pied pour pied.
Lorsque tu sortiras pour combattre contre tes ennemis
et que tu verras des chevaux et des chars
une armée plus nombreuse que la tienne
tu ne les craindras pas car le Seigneur ton Dieu est avec toi
lui qui t'a fait sortir de la terre d’Égypte ;
or, le combat approchant, le prêtre se tiendra devant l'armée et c'est ainsi qu'il parlera au peuple :
— Ecoute Israël ! Vous vous disposez aujourd’hui au combat contre vos ennemis.
Que votre cœur ne faiblisse pas
soyez sans crainte, ne reculez pas et ne les redoutez pas
car le Seigneur votre Dieu est au milieu de vous
pour combattre pour vous contre vos ennemis
et vous sauver du péril.
Les officiers proclameront ensuite au peuple chacun à la tête de son corps, en sorte que l'armée l'entende :
— Qui est-ce qui a bâti une maison neuve et ne l’a pas encore dédiée ?
Qu’il s’en aille et retourne chez lui
de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne la dédie.
Qui est-ce qui a planté une vigne
qui ne soit pas encore en état que tout le monde ait la liberté d’en manger ?
Qu’il s’en aille et retourne chez lui
de peur qu’il ne meure dans la bataille
et qu’un autre ne fasse ce qu'il devait faire.
Qui est-ce qui s’est fiancé à une femme et ne l’a pas encore épousée ?
Qu’il s’en aille et retourne chez lui
de peur qu’il ne meure dans la bataille
et qu’un autre ne l’épouse.
Après avoir dit ces choses, les officiers ajouteront ce qui suit et diront encore au peuple :
— Qui est-ce qui a peur et qui sent son cœur faiblir ?
Qu’il s’en aille et retourne dans sa maison
de peur qu'il ne fasse craindre le cœur de ses frères
comme il est lui-même saisi de crainte.
Quand les officiers se seront tus et auront achevé de parler au peuple
chacun préparera ses bataillons pour le combat.
Lorsque tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer
tu lui offriras d'abord la paix
si elle l'accepte et t’ouvre ses portes
tout le peuple qui s’y trouvera sera sauvé et te sera asservi sous un tribut ;
si elle refuse de faire alliance et te livre combat, tu l’assiégeras.
Quand le Seigneur ton Dieu l’aura livrée en ta main
tu frapperas tous les mâles du glaive dévorant,
sauf les femmes, les enfants, le bétail et tout ce qui sera dans la ville ;
tout son butin tu le distribueras à toute l'armée
et tu pourras manger les dépouilles d'animaux de tes ennemis
que le Seigneur ton Dieu t’aura données ;
c’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très loin de toi
et qui ne sont pas du nombre des villes que tu vas recevoir en possession.
Mais quant à ces villes qui te seront données
tu ne laisseras vivre absolument personne
car tu les tueras par le glaive dévorant, c'est-à-dire :
l'Héttéen, l’Amorrhéen, le Cananéen
le Férézien, l’Évéen et le Jébuséen comme le Seigneur ton Dieu te l’a ordonné
de peur qu’ils ne vous apprennent à imiter toutes les abominations qu’ils ont commises eux-mêmes pour leurs dieux
et que vous péchiez contre le Seigneur votre Dieu.
Quand tu assiégeras une ville longtemps
et que tu l'entoureras de circonvallations afin de la réduire
tu ne couperas pas les arbres desquels on peut se nourrir
et tu ne dois pas ravager avec des cognées la contrée d'alentour
parce que c'est du bois et non pas des hommes
et qu'il ne peut accroître le nombre de ceux qui combattent contre toi
mais si ce ne sont pas des arbres fruitiers mais sauvages qui servent aux autres usages
abats-les et fais des machines
jusqu'à ce que tu aies pris la ville qui combat contre toi.
Lorsque sera trouvé, dans la terre que le Seigneur ton Dieu va te donner
le cadavre d’un homme qui aura été tué, sans qu’on sache qui est celui qui a commis ce meurtre
les anciens et tes juges aussi sortiront
et ils mesureront la distance du lieu du cadavre à chacune des villes alentour
puis ayant reconnu celle qui est plus proche que toutes les autres
les anciens de cette ville-là prendront une génisse d'un troupeau
qui n'aura pas porté le joug ni labouré la terre,
ils feront descendre la génisse dans une vallée raboteuse et pleine de cailloux
qui n’a jamais été ni labourée ni semée
et là ils briseront la nuque de la génisse.
Les prêtres fils de Lévi s’approcheront
eux que le Seigneur ton Dieu a choisis pour le servir
et pour bénir en son nom
et c’est sur leur parole que se juge toute affaire et tout ce qui est pur ou impur
et tous les anciens de cette ville viendront près de celui qui aura été tué,
ils laveront leurs mains sur la génisse qui aura été frappée dans la vallée
et qu'ils disent :
— Nos mains n’ont pas répandu ce sang et nos yeux n’ont rien vu ;
Sois propice à ton peuple Israël que tu as racheté, ô Seigneur
et ne fais pas retomber ce sang innocent au milieu de ton peuple Israël !
Et ce sang sera expié pour eux.
Pour toi tu seras étranger au sang de l'innocent qui a été versé
lorsque tu auras fait ce qu'a ordonné le Seigneur.
Quand tu sortiras pour combattre contre tes ennemis
et que le Seigneur ton Dieu les aura livrés en ta main et que tu les emmèneras captifs
si tu vois parmi les captifs une belle femme
que tu l'aimes et que tu veuilles l’épouser
tu l'introduiras en ta maison
elle se rasera la chevelure et se coupera les ongles
elle quittera les vêtements dans lesquels elle a été faite captive
elle demeurera dans ta maison et pleurera pendant un mois son père et sa mère
après quoi tu iras vers elle
tu dormiras avec elle et elle sera ta femme ;
si elle ne se fixe pas dans ton âme
tu la renverras libre
et tu ne pourras pas la vendre pour de l'argent
ni l'opprimer par ta puissance, parce que tu l'as humiliée.
Si un homme a deux femmes
l’une aimée et l’autre haïe
et qu'elles aient eu des enfants de lui ;
si le fils de la femme haïe est le premier-né
il ne pourra pas, le jour où il partagera son bien entre ses enfants, traiter en premier-né le fils de celle qu’il aime de préférence au fils de celle qu'il hait
mais il reconnaîtra comme premier-né le fils de celle qui est haïe
et lui donnera le double de tout ce qu'il a
car il est le premier de ses enfants
c’est à lui qu’appartient le droit d’aînesse.
Si un homme engendre un fils rebelle et insolent
qui n'écoute le commandement ni de son père ni de sa mère
et lors même qu’ils le châtient refuse avec mépris de leur obéir
ils le prendront et l’amèneront aux anciens de la ville et à la porte du jugement
et ils leur diront :
— Voici notre fils insolent et rebelle
il n’écoute pas nos remontrances
il passe sa vie dans les débauches, dans la dissolution et dans la bonne chère.
Le peuple de la ville le lapidera et il mourra
afin que vous ôtiez le mal d'au milieu de vous
et tout Israël entendant soit épouvanté.
Quand un homme aura commis un péché qui doit être puni de mort
et que condamné à mort il aura été pendu à une potence
son cadavre ne demeurera pas sur le bois
mais il sera enterré le jour même
parce que celui qui est pendu au bois est maudit de Dieu
et tu ne souilleras pas la terre que le Seigneur ton Dieu t'aura donnée en possession.
Tu ne verras pas le bœuf de ton frère ou sa brebis égarés, en passant outre, mais tu les ramèneras à ton frère,
si ton frère n’habite pas près de toi et si tu ne le connais pas
tu les recueilleras dans ta maison et ils resteront chez toi
jusqu’à ce que ton frère le recherche et le reçoive de toi.
Tu feras de même pour l'âne, pour le manteau et pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu trouverais
tu ne le négligeras pas comme étranger
si tu vois l’âne de ton frère ou son bœuf s’abattre sur le chemin
tu n'y seras pas indifférent : tu les relèveras avec lui.
Une femme ne portera pas un habit d’homme
et un homme ne mettra point un vêtement de femme
car quiconque fait ces choses est abominable devant Dieu.
Si tu rencontres dans ton chemin un nid d’oiseau sur un arbre ou sur la terre
et la mère couchée sur les petits ou sur les œufs
tu ne prendras pas la mère avec les petits
tu la laisseras aller en tenant les petits captifs, afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps.
Quand tu bâtiras une maison neuve
tu feras un parapet autour de ton toit
afin de ne pas verser du sang sur ta maison
dans le cas où quelqu’un viendrait à tomber de là et que tu sois coupable.
Tu n’ensemenceras pas ta vigne d'autre graine
de peur que le tout ne soit déclaré chose sainte et la graine que tu as semée et le produit de la vigne.
Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble.
Tu ne porteras pas un vêtement qui soit tissu de laine et de lin.
Tu feras des glands aux quatre coins du vêtement dont tu te couvriras.
Si quelqu'un après avoir pris une femme l'a ensuite en haine :
qu'il cherche des occasions pour la renvoyer
lui reprochant une réputation très mauvaise et qu'il dise :
— J’ai pris cette femme et quand je suis venu vers elle je ne l’ai pas trouvée vierge
son père et sa mère la prendront
et ils présenteront les signes de sa virginité aux anciens de la ville qui sont à la porte
et le père de la jeune fille dira : — J’ai donné ma fille pour femme à cet homme
et parce qu'il la hait
il lui fait une mauvaise réputation
en disant : — Je n’ai pas trouvé ta fille vierge
or voici les signes de virginité de ma fille
et ils déploieront son vêtement devant les anciens de la ville.
Alors les anciens de la ville saisiront cet homme et le flagelleront ;
le condamnant de plus à cent sicles d’argent
qu'il donnera au père de la jeune femme
pour avoir répandu une très mauvaise réputation sur une vierge d’Israël
et elle restera sa femme et il ne pourra pas la renvoyer tant qu’il vivra ;
mais si ce qu'il objecte est vrai
et que la jeune femme ne soit pas trouvée vierge
on fera sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père
et elle sera lapidée par les hommes de sa ville et elle mourra
parce qu’elle a commis une infamie en Israël
en se prostituant dans la maison de son père
et tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée ils mourront tous deux
c'est-à-dire l'homme adultère et la femme adultère
et tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël.
Si un homme a fiancé une jeune fille vierge, et que quelqu'un la trouve dans la ville, et qu'il dorme avec elle,
tu les amèneras tous deux à la porte de la ville et ils seront lapidés :
la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville
et l’homme pour avoir humilié la femme de son prochain
et tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi ;
mais si c’est dans la campagne que cet homme rencontre la jeune fille fiancée
et qu’il lui fasse violence et couche avec elle il sera lui seul puni de mort.
La jeune fille ne devra rien souffrir et elle n'est pas digne de mort
car comme un voleur s'élève contre son frère et le tue
ainsi a enduré aussi cette jeune fille :
elle était seule à la campagne
elle a crié et personne n'est venu pour la délivrer.
Si un homme rencontre une jeune fille vierge qui n'est pas fiancée
la saisit et couche avec elle et que la chose parvient aux juges
celui qui a couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d’argent
et elle sera sa femme
parce qu’il l’a humiliée et il ne pourra pas la renvoyer tant qu’il vivra.
Nul ne prendra la femme de son père
et ne révèlera ce qui est caché en elle.
L'eunuque dont les testicules ont été écrasées ou froissées et dont la verge a été coupée n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur ;
le «mamzer» (c'est-à-dire l'homme né d’une prostituée), n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur jusqu'à la dixième génération ;
l’Ammanite et le Moabite n’entreront jamais dans l’assemblée du Seigneur même après la dixième génération et cela pour toujours
parce qu’ils n'ont pas voulu venir avec du pain et de l’eau au-devant de vous sur le chemin lorsque vous êtes sortis d’Égypte
et parce qu'ils ont rameuté contre toi Balaam fils de Béor de Mésopotamie en Syrie pour qu'il te maudît.
Mais le Seigneur ton Dieu n’a pas voulu écouter Balaam
et il a changé sa malédiction en bénédiction pour toi parce qu'il t'aimait.
Tu ne feras pas la paix avec eux
tu ne leur procureras aucun bien tant que tu vivras à perpétuité
tu n’auras pas en abomination l’Iduméen car il est ton frère
ni l’Égyptien car tu as été étranger dans sa terre ;
ceux d'entre eux qui seront nés à la troisième génération entreront dans l'assemblée du Seigneur.
Quand tu sortiras contre tes ennemis pour un combat tu te garderas de toute chose mauvaise :
si parmi vous se trouve un homme qui a été souillé dans un songe nocturne
il sortira du camp
et ne reviendra pas
avant qu'il se soit lavé le soir dans de l'eau et après le coucher du soleil il reviendra dans le camp.
Tu auras un endroit hors du camp et c’est là que tu iras pour tes besoins naturels ;
portant un pieu à la ceinture
avec lequel tu feras un trou en rond lorsque tu voudras t'asseoir
et tu couvriras de terre ce qui est sorti de toi,
après que tu te seras relevé de là, car le Seigneur ton Dieu marche au milieu de ton camp
pour te protéger et pour livrer tes ennemis devant toi
pour que ton camp soit saint
afin qu'il ne voie chez toi rien de malséant et qu’il ne t'abondonne pas.
Tu ne livreras pas à son maître un esclave qui se sera réfugié auprès de toi
il habitera avec toi dans le lieu qui lui plaira
et il se reposera dans une de tes villes, ne le contriste pas.
Il n’y aura pas de courtisane parmi les filles d’Israël
et il n’y aura pas de prostitué parmi les fils d’Israël ;
tu n’offriras pas le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien dans la maison du Seigneur ton Dieu
quoi que ce soit que tu aies voué
car l’un et l’autre sont en abomination au Seigneur ton Dieu ;
tu ne prêteras à usure à ton frêre ni argent
ni grains ni aucune autre chose
mais à l'étranger tu peux.
Quant à ton frère c'est sans ajouter d'intérêt que tu l'accomoderas de ce dont il manque
afin que le Seigneur ton Dieu te bénisse en toutes tes entreprises
dans la terre où tu vas entrer pour la posséder
Quand tu auras voué un vœu au Seigneur ton Dieu tu ne tarderas pas à l’accomplir
sinon le Seigneur ton Dieu t’en demanderait certainement compte
et si tu tardais tu serais chargé d’un péché
si tu ne veux pas promettre il n’y aura pas en toi de péché
mais ce qui une fois est sorti de tes lèvres
tu l'observeras et l’accompliras comme tu as promis au Seigneur ton Dieu
car tu as parlé par ta propre volonté et par ta bouche.
Entré dans la vigne de ton prochain mange des raisins autant qu'il te plaira
mais n’en emporte pas dehors avec toi ;
si tu entres dans les blés de ton ami
tu cueilleras des épis et tu les broieras avec la main
mais tu n'en couperas pas avec la faucille.
Lorsqu’un homme aura pris une femme et qu'il l'ait eue
si elle vient à ne pas trouver grâce à ses yeux à cause de quelque laideur
il écrira un acte de répudiation et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison
et quand une fois sortie elle aura épousé un autre mari
et que celui-ci aussi la prenne en aversion et lui donne un acte de répudiation
et la renvoie de sa maison, ou bien s'il meurt,
alors le premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour femme
parce qu’elle at été souillée et c’est une abomination devant le Seigneur :
ne fais pas pécher ta terre
que le Seigneur ton Dieu t'a livrée pour la posséder.
lorsqu’un homme aura récemment pris une femme
il n’ira pas à la guerre et on ne lui imposera aucune charge publique
mais il restera libre à la maison, sans commettre de faute,
afin de pouvoir se réjouir avec sa femme pendant un an.
Tu ne prendras en gage ni la meule inférieure, ni la meule supérieure
parce que c'est son âme qu'il t'a presentée.
Si l’on trouve un homme sollicitant son frère parmi les fils d’Israël
et que, celui-ci vendu, il ait reçu le prix
il sera mis à mort, tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
Evite soigneusement de contracter la plaie de la lèpre
mais tu feras tout ce que t'enseigneront les prêtres lévitiques
selon ce que je leur ai prescrit, accomplis-le exactement.
Souviens-toi de ce que le Seigneur ton Dieu a fait à Marie sur la route lorsque vous sortiez d’Égypte.
Lorsque tu redemanderas à ton prochain un objet quelconque qu'il te doit
tu n’entreras pas dans sa maison pour emporter un gage
mais tu te tiendras dehors et c'est lui qui t’apportera ce qu'il aura ;
si cet homme est pauvre, le gage ne passera la nuit chez toi
mais tu lui rendras le gage aussitôt avant le coucher du soleil
afin que dormant dans son vêtement il te bénisse
et que tu aies la justice devant le Seigneur ton Dieu.
Tu ne refuseras pas le salaire du pauvre et de indigent, qu'il s'agisse de l’un de tes frères
ou d'un étranger qui demeure avec toi dans ta terre et au dedans de tes portes
mais chaque jour tu lui rendras le prix de son travail avant le coucher du soleil
car il est pauvre et par lui il assure sa subsistance
de peur qu'il ne crie au Seigneur contre toi et qu'il ne te soit imputé un péché.
Les pères ne seront pas mis à mort pour les enfants et les enfants ne seront pas mis à mort pour les pères :
chacun sera mis à mort pour son péché.
Tu ne renverseras pas le jugement de l’étranger et de l'orphelin
et tu ne prendras pas en lieu et place du gage le vêtement de la veuve.
Tu te souviendras que tu as servi en Égypte
et que le Seigneur ton Dieu t’a arraché de ce lieu ;
c’est pourquoi je te commande de faire cette chose :
quand tu feras ta moisson dans ton champ
et que tu auras oublié une gerbe dans le champ
tu ne retourneras pas la prendre
elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve
afin que le Seigneur ton Dieu te bénisse dans toutes les œuvres de tes mains ;
quand tu secoueras les fruits des oliviers tu ne reviendras pas prendre ceux qui seront restés sur les arbres :
tu les laisseras à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve ;
quand tu vendangeras ta vigne tu ne grapilleras pas ensuite les raisins qui y seront restés
ce qui restera sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve ;
tu te souviendras que tu as servi en Égypte
c’est pourquoi je te commande de faire ces choses.
Quand s’élèvera une contestation entre des hommes et qu’ils se seront présentés devant les juges
celui qu'ils reconnaîtront pour juste, ils lui donneront la palme de la justice
et celui qu'ils reconnaîtront pour impie, ils le condamneront d'impiété
si celui qui a péché, est digne de recevoir des coups
ils le jetteront à terre et le feront battre en leur présence
d’un nombre de coups à la mesure de son péché
en sorte seulement qu' ils ne dépassent pas le nombre de quarante
de peur que si on continuait à le frapper davantage ton frère ne soit avili à tes yeux.
Tu ne lieras pas la bouche du bœuf quand il foulera le grain dans l'aire.
Lorsque des frères habitent ensemble
et que l’un d’eux meurt sans laisser de fils
la femme du défunt ne se mariera pas à un autre
mais son beau-frère la prendra pour femme
et suscitera descendance à son frère
et il donnera le nom de son frère au premier-né qu'il aura d'elle
afin que son nom ne soit pas effacé d’Israël ;
mais s'il ne veut pas prendre la femme de son frère qui lui est due selon la loi
la femme ira à la porte de la ville
et s'adressera aux anciens et leur dira :
— Le frère de mon mari ne veut pas me faire revivre le nom de son frère en Israël ni me prendre pour femme.
Alors les anciens de la ville l’appelleront et l'interrogeront
s'il répond : — Je ne veux pas la prendre pour femme ;
la femme s’approchera de lui en présence des anciens
lui ôtera sa sandale du pied
et lui crachera au visage et dira :
— Ainsi l'on fait à l’homme qui ne relève pas la maison de son frère !
Et sera appelé en Israël du nom de « maison du Déchaussé ».
S'il arrive une dispute entre deux hommes
et que l'un commence à quereller l'autre
et que la femme de l’un voulant arracher son mari de la main du plus fort
étende la main et saisisse ses parties intimes
tu lui couperas la main sans fléchir de compassion pour elle.
Tu n’auras pas dans ton sac deux poids différents, un lourd et un petit ;
il n'y aura pas dans ta maison deux mesures différentes, une grande et une petite
tu auras un poids juste et vrai
tu auras une mesure exacte et vraie
afin que tu vives longtemps sur la terre que t'aura donnée le Seigneur ton Dieu
car le Seigneur ton Dieu a en abomination celui qui fait ces choses
et il a horreur de toute injustice.
Souviens-toi de ce que te fit Amalec sur le chemin
lorsque tu sortais d’Égypte
comment il vint à ta rencontre
et tomba sur les derniers de ton armée qui étaient épuisés derrière toi
et toi tu étais épuisé de faim et de travail
et il n’eut pas crainte de Dieu.
Quand le Seigneur ton Dieu t’aura donné du repos
et qu'il aura soumis tous les nations d’alentour
dans la terre qu'il qu'il t'a promise
tu effaceras son nom de dessous le ciel
prends garde de ne pas oublier !
Lorsque tu seras entré dans la terre que le Seigneur ton Dieu va te donner pour la posséder
que tu l'auras conquise et que tu auras habité en elle
tu prendras les prémices de tous les fruits, tu les mettras dans la corbeille
et tu iras au lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi
pour y faire invoquer son nom
et tu t'approcheras du prêtre qu'il y aura en ces jours-là et tu lui diras :
— Je déclare ouvertement aujourd’hui devant le Seigneur ton Dieu
que je suis entré dans la terre qu'il a juré à nos pères de nous donner.
Le prêtre prenant la corbeille de sa main
la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu
et tu diras devant le Seigneur ton Dieu :
— Le Syrien poursuivait mon père
il descendit en Égypte et y vécut en étranger avec peu de gens
mais là, il devint une nation grande, puissante et qui se multiplia jusqu'à l'infini
et les Égyptiens nous maltraitèrent et nous persécutèrent
en nous imposant de très lourds fardeaux.
Alors nous avons crié au Seigneur le Dieu de nos pères
qui nous exauça et vit nos humiliations, notre labeur et notre angoisse.
Et il nous fit sortir d’Égypte avec une main forte et le bras étendu
par une grande terreur, avec des signes et des prodiges
il nous a conduits dans ce lieu
et il nous a donné cette terre qui ruisselle de lait et de miel ;
et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits de la terre que le Seigneur m'a donnée.
Tu les déposeras devant le Seigneur ton Dieu
et après avoir adoré le Seigneur ton Dieu
tu feras un festin de tous les biens que le Seigneur ton Dieu t’auras donnés, à toi et à ta maison
toi et le Lévite et l’étranger qui est avec toi.
Lorsque tu auras achevé de prendre la dîme de tous tes fruits
à la troisième année des décimes
et que tu la donneras au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve
pour qu'ils mangent au dedans de tes portes et qu’ils soient rassasiés
tu diras devant le Seigneur ton Dieu :
— J'ai retiré de ma maison ce qui est consacré
et je l’ai donné au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve comme tu m'as commandé
je n’ai transgressé ni oublié aucun de tes préceptes :
je n’ai pas mangé de ces choses pendant mon deuil
je n’en ai rien retiré de ma maison dans l’état d’impureté
et je n’en ai rien dépensé dans les funérailles
j’ai obéi à la voix du Seigneur mon Dieu
j’ai agi selon tout ce que tu m'as ordonné.
Regarde de ton sanctuaire
du haut du ciel de ta demeure
et bénis ton peuple Israël
et la terre que tu nous as donnée
comme tu l’avais juré à nos pères
une terre qui ruisselle de lait et de miel.
Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu t'a ordonné de mettre en pratique ces mandats et ces ordonnances
tu les observeras et les mettras en pratique de tout ton cœur et de toute ton âme ;
c'est le Seigneur que tu as choisi aujourd’hui afin qu'il soit ton Dieu et tu suivras ses voies
tu observeras ses cérémonies
ses commandements et ses ordonnances
et tu obéiras à son ordre ;
et le Seigneur t'a choisi aujourd'hui pour être son peuple particulier, comme il te l’a dit
et que tu gardes tous ses commandements
te donnant la supériorité sur toutes les nations qu’il a créés pour sa louange, son nom et sa gloire
et tu seras le peuple saint du Seigneur ton Dieu comme il l’a dit.
Moïse avec les anciens d’Israël donna cet ordre au peuple :
— Gardez tout le commandement que je vous prescris aujourd’hui :
le jour où vous passerez le Jourdain vers la terre que le donnera le Seigneur ton Dieu
tu dresseras de grandes pierres et tu les enduiras de chaux
pour pouvoir y écrire toutes les paroles de cette loi après ton passage
afin que tu entres dans la terre que le Seigneur ton Dieu te donnera
terre qui ruiselle de lait et de miel
comme il a juré à tes pères.
Quand vous aurez traversé le Jourdain
érige les pierres qu'aujourd’hui je vous prescris sur le mont Hébal et tu les enduiras de chaux.
Et tu bâtiras là un autel au Seigneur ton Dieu
un autel de pierres que le fer n'aura pas touché
de pierres brutes et non polies
et tu offriras sur cet autel des holocaustes au Seigneur ton Dieu
tu immoleras des hosties de paix
et tu mangeras là et tu feras des festins devant le Seigneur ton Dieu ;
tu écriras sur les pierres toutes les paroles de cette loi clairement et nettement.
Alors Moïse avec les prêtres de la race de Lévi dirent à tout Israël :
— Garde silence et écoute, ô Israël !
Aujourd’hui tu as été fait le peuple du Seigneur ton Dieu
tu écouteras sa voix et tu mettras en pratique les commandements et les lois que moi je te prescris.
Moïse ordonna au peuple, en ce jour-là, disant :
— Lorsque vous aurez passé le Jourdain, ceux-ci se tiendront sur le mont Garizim pour bénir le Seigneur :
Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Joseph et Benjamin ;
et ceux-là se tiendront de l'autre côté sur le mont Hébal pour maudire :
Ruben, Gad, Aser, Zabulon, Dan et Nephtali
et les Lévites prendront la parole et diront à voix haute à tous les hommes d’Israël :
— Maudit soit l’homme qui fait une image taillée ou fondue, abomination du Seigneur
œuvre des mains des artisans, et qui la placera dans un lieu secret.
Et tout le peuple répondra et dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui n'honore pas son père et sa mère.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui déplace la borne de son prochain.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui fait égarer un aveugle dans le chemin.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui détourne le jugement de l’étranger, de l’orphelin et de la veuve.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui dort avec la femme de son père et soulève la couverture de son lit.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui dort avec une bête quelconque.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui dort avec sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui dort avec sa belle-mère.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui frappe en secret son prochain.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui reçoit des présents pour frapper la vie de sang innocent.
Et tout le peuple dira : — Amen.
— Maudit soit celui qui ne demeure pas dans les paroles de cette loi et ne les accomplit pas par ses œuvres.
Et tout le peuple dira : — Amen.
Mais si tu écoutes la voix du Seigneur ton Dieu
de sorte que tu mets en pratique et tu observes tous ses commandements que moi je te prescris aujourd’hui
le Seigneur ton Dieu t'élèvera au-dessus de toutes les nations qui sont sur la terre
et toutes ces bénédictions viendront sur toi et t’atteindront
si tu écoutes ses préceptes :
béni seras-tu dans la ville et béni seras-tu dans les champs
béni sera le fruit de ton ventre et le fruit de ta terre et le fruit de tes troupeaux
et les hardes de tes bêtes et le parc de tes brebis
bénies seront tes greniers et bénie tes réserves
béni seras-tu quand tu entreras et quand tu sortiras ;
le Seigneur fera que tes ennemis qui s’élèvent contre toi tomberont devant toi
ils viendront contre toi par un seul chemin et ils fuiront par sept chemins devant ta face ;
le Seigneur enverra la bénédiction sur tes greniers et sur toutes les œuvres de tes mains
et il te bénira dans la terre que tu auras reçue ;
le Seigneur te constituera pour lui comme un peuple saint ainsi qu’il te l’a juré
si tu gardes les commandements du Seigneur ton Dieu et marches dans ses voies
et tous les peuples de la terre verront que le nom du Seigneur est invoqué sur toi et ils te craindront ;
le Seigneur te comblera de tous les biens;
du fruit de tes entrailles et du fruit de tes troupeaux
du fruit de ta terre que le Seigneur a juré à tes pères de te donner ;
le Seigneur ouvrira son excellent trésor, le ciel,
pour qu'il donne la pluie à ta terre en son temps
et il bénira toutes les œuvres de tes mains
et tu prêteras à beaucoup de nations et toi-même tu n’emprunteras pas ;
le Seigneur te mettra à la tête et non à la queue
tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas
si tu écoutes aux commandements du Seigneur ton Dieu que moi je te prescris aujourd’hui
si tu les observes et les mets en pratique
et si tu ne t’en écartes ni à droite ni à gauche
et que tu ne suis ni n'adore les dieux étrangers.
Que si tu ne veux pas écouter la voix du Seigneur ton Dieu
pour observer et mettre en pratique tous ses commandements et toutes ses cérémonies que moi je te prescris aujourd’hui,
toutes ces malédictions viendront sur toi et t’atteindront :
— Maudit seras-tu dans la ville et maudit seras-tu dans les champs
maudit ton grenier et maudites tes réserves
maudit sera le fruit de ton ventre et le fruit de ta terre
et les troupeaux de tes boeufs et les troupeaux de tes brebis
maudit seras-tu quand tu entreras et maudit quand tu sortiras ;
le Seigneur enverra contre toi la famine, la faim et le blâme sur toutes les œuvres que tu feras
jusqu'à ce qu'il te brise et te perde soudain
à cause de tes plus détestables inventions, par lesquelles tu m’auras abandonné ;
que le Seigneur attache sur toi la peste
jusqu’à ce qu’elle t’ait consumé de la terre dans laquelle tu vas entrer pour la posséder ;
que le Seigneur te frappe de misère et de fièvre et de froid
de sécheresse et de chaleur brûlante et de corruption d'air et de nielle
et il qu'il te poursuivre jusqu'à ce que tu périsses
que le ciel qui est au-dessus de toi, soit d'airain, et la terre que tu foules, de fer ;
que le Seigneur donne pour pluie à ta terre de la poussière
et que du ciel descende de la cendre sur toi jusqu’à ta destruction
que le Seigneur te livre anéanti devant tes ennemis
que tu sortes contre eux par un seul chemin et que par sept chemins tu fuies devant eux
et que tu sois dispersé dans tous les royaumes de la terre
et que ton cadavre serve de nourriture à tous les oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre
et qu'il n’y ait personne pour les chasser ;
que le Seigneur te frappe de l’ulcère d’Égypte
et qu'il frappe la partie du corps par laquelle sortent les excréments
d'une gale et d'une démangeaison dont tu ne pourras guérir ;
que le Seigneur te frappe de démence et d’aveuglement ainsi que de fureur d’esprit
et que tu tâtonnes en plein midi comme fait l’aveugle dans l’obscurité et que tu ne diriges pas tes voies
qu'en tout temps tu sois noirci par des calomnies
et opprimé par des violences sans personne pour te délivrer ;
que tu prennes une femme comme fiancée et qu'une autre dorme avec elle
que tu bâtisses une maison et que tu n'y habites pas
que tu plantes une vigne et que tu ne la vendanges pas
que ton bœuf soit immolé sous tes yeux et que tu n’en manges pas
que ton âne soit enlevé de devant toi et qu'il ne te revienne pas
que tes brebis soient livrées à tes ennemis et que personne ne vienne à ton secours
que tes fils et tes filles soient livrés à un autre peuple
tes yeux le voyant et se désséchant tout le jour à leur regard
et il qu'il n'y ait pas de force en ta main ;
que le fruit de ta terre et tout le produit de ton travail, un peuple que tu ne connais pas le mange
et que tu sois abandonné à la calomnie et écrasé tous les jours ;
et stupéfait par la frayeur des choses que verront tes yeux
que le Seigneur te frappe aux genoux et aux cuisses d’un ulcère très malin
et que tu ne puisses guérir, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de ta tête ;
le Seigneur te conduira toi et ton roi que tu auras établi sur toi
vers une nation que ni toi ni tes pères connaissez
et là tu serviras d’autres dieux, du bois et de la pierre
et tu seras perdu dans la fable et la risée de tous les peuples auxquels le Seigneur t'aura introduit ;
tu jetteras sur la terre beaucoup de semence et tu en recueilleras peu
car les sauterelles dévoreront tout
tu planteras et cultiveras une vigne
et tu ne boiras pas de vin et tu ne récolteras rien
car elle sera gâtée par les vers
tu auras des oliviers dans tous tes confins
mais tu ne t’oindras pas d'huile car tes olives couleront et périront ;
tu engendreras des fils et des filles et tu n'en jouiras pas car ils seront emmenés en captivité
la nielle consumera tous tes arbres et les fruits de ta terre ;
l’étranger qui vit avec toi dans ta terre s’élèvera au-dessus de toi et sera plus puissant
mais toi tu descendras toujours plus bas
il te prêtera à usure et tu ne lui prêteras pas
il sera en tête et tu seras à la queue.
Toutes ces malédictions viendront sur toi
elles te poursuivront et t’atteindront jusqu’à ce que tu périsses
parce que tu n’auras pas écouté la voix du Seigneur ton Dieu
ni observé ses lois et les cérémonies qu’il t’a prescrites
elles seront pour toi et pour ta semence un signe et un prodige à perpétuité
parce que tu n’auras pas servi le Seigneur ton Dieu avec joie et allégresse de coeur
à cause de l’abondance de toutes choses.
Tu serviras ton ennemi que le Seigneur enverra contre toi
dans la faim, la soif, la nudité et la privation de toute choses
il mettra un joug de fer sur ta nuque jusqu’à ce qu’il t’ait broyé ;
le Seigneur fera venir sur toi une nation lointaine des extrémités de la terre
semblable à l'aigle qui vole avec vitesse
et dont tu ne comprendras pas le langage
une nation très insolente
sans égard pour le vieillard ni pitié pour l’enfant
qui dévore le fruit de tes troupeaux et le fruit de ta terre jusqu’à ce que tu périsses
qui ne laisse ni blé, ni vin, ni huile
ni troupeaux de boeufs, ni croît de brebis
jusqu’à ce qu’elle t’ait fait disparaître
et qu'elle te brise dans toutes tes villes
et qu'elle détruise dans toute ta terre tes murailles hautes et fortes dans lesquelles tu avais placé ta confiance
tu seras assiégé au dedans de tes portes, dans toute la terre que le Seigneur ton Dieu t’aura donnée
et tu mangeras le fruit de tes entrailles
et la chair de tes fils et de tes filles que le Seigneur ton Dieu t’aura donnés
pendant le siège et dans la détresse où te réduira ton ennemi.
L’homme d’entre vous le plus délicat et le plus habitué au luxe
refusera à son frère et à sa femme qui repose sur son sein
de leur donner de la chair de ses enfants qu'il mangera
parce qu’il ne lui restera plus rien pendant le siège et dans la détresse
où où tes ennemis t'acculeront dans toutes tes portes ;
la femme molle et délicate
qui n'a pas la force de marcher sur la terre
trop molle et trop délicate pour essayer de poser à terre la plante de son pied
celle-la refusera à son mari qui reposait sur son sein
de lui donner de la chair de son fils et de sa fille
à cause des saletés malpropretés qui sortent d’entre ses jambes
et de ses enfants qui sont nés à cette même heure
car ils les mangeront en cachette
à cause de la pénurie de toutes choses
pendant le siège et dans la détresse où te réduira ton ennemi à l'intérieur de tes portes.
Si tu ne gardes et n'accomplis toutes les paroles de cette loi
qui sont écrites dans ce volume
et si tu ne crains pas son nom glorieux et terrible : c'est le Seigneur ton Dieu
alors le Seigneur augmentera tes plaies et les plaies de ta semence
plaies grandes et continues
maladies graves et perpétuelles ;
il fera revenir sur toi toutes les afflictions d’Égypte que tu as redoutées et elles s’attacheront à toi
de plus toutes sortes de langueurs et de plaies
qui ne sont pas écrites dans le volume de cette loi
le Seigneur les amènera sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit.
Vous ne resterez plus qu’un petit nombre vous qui auparavant étiez comme les étoiles du ciel par votre multitude
parce que tu n’auras pas écouté la voix du Seigneur ton Dieu.
De même que le Seigneur prenait plaisir à vous faire du bien et à vous multiplier
ainsi il prendra plaisir à vous perdre complètement et à vous détruire
afin que vous soyez arrachés de la terre dans laquelle tu entreras pour la posséder.
Le Seigneur te dispersera parmi tous les peuples
d’un bout de la terre à l’autre
et tu serviras là des dieux étrangers
que tu auras ignorés toi et tes pères, du bois et des pierres.
Parmi ces nations mêmes tu ne te reposeras pas
et il n’y aura pas pour la plante de ton pied un endroit où se reposer
car le Seigneur te donnera là un cœur tremblant, des yeux éteints et une âme consumée par la douleur ;
ta vie sera comme suspendue devant toi
tu craindras nuit et jour et tu ne croiras pas à ta vie
le matin tu diras : — Qui me donnerait le soir ?
et le soir tu diras : — Qui me donnerait le matin ?
à cause de l'effroi qui agitera ton cœur
et à cause des choses que tu verras de tes yeux.
Et le Seigneur te fera retourner en Égypte sur des bateaux
par la voie dont je t'ai dit que tu ne la verrais plus :
c'est là que tu seras vendu à tes ennemis comme esclaves et comme servantes et il n'y aura personne pour acheter.
Voici les paroles de l’alliance que le Seigneur ordonna à Moïse de conclure avec les fils d’Israël dans la terre de Moab,
en plus de l’alliance qu’il avait conclue avec eux en Horeb.
Moïse convoqua tout Israël et leur dit :
— Vous avez vu tout ce que le Seigneur a fait sous vos yeux dans la terre d’Égypte
à Pharaon, à tous ses serviteurs et à toute sa terre :
les grandes épreuves que tes yeux ont vues
ces signes et ces prodiges extraordinaires ;
mais le Seigneur ne vous a pas donné de cœur intelligent, ni d'yeux qui voient, ni d'oreilles qui puissent entendre
jusqu'au jour présent.
Je vous ai conduits pendant quarante ans dans le désert
vos vêtements ne sont pas élimés
ni les souliers de tes pieds usés par le temps
vous n’avez pas mangé de pain et vous n’avez bu ni vin ni boisson fermentée
afin que vous sussiez que c'est moi qui suis le Seigneur votre Dieu ;
et vous êtes arrivés dans ce lieu
et Séhon roi d'Ésebon et Og roi de Basan sont sortis à notre rencontre pour la bataille
et nous les avons battus
et nous avons pris leur terre
et nous l’avons donnée pour la posséder à Ruben, à Gad et à la demi-tribu de Manassé.
Gardez donc les paroles de cette alliance et mettez-les en pratique
afin que vous compreniez tout ce que vous faites.
Vous vous présentez tous aujourd’hui devant le Seigneur votre Dieu :
vos chefs et vos tribus
les anciens et les docteurs, tout le peuple d’Israël
vos enfants et vos femmes
et l'étranger qui demeure avec toi dans le camp
depuis celui qui coupe le bois jusqu’à celui qui puise l'eau
afin que tu entres dans l’alliance du Seigneur ton Dieu
et dans le serment que conclut aujourd'hui le Seigneur ton Dieu avec toi
afin qu'il se suscite en toi un peuple et que lui-même soit ton Dieu
comme il t'a dit et comme il a juré à tes pères : Abraham, Isaac et Jacob.
Ce n’est pas seulement pour vous que moi, je conclus cette alliance et je confirme ces serments
mais avec tous ceux qui sont présents et ceux qui sont absents.
Vous savez, en effet, que nous avons habité en terre d’Égypte
et comment nous sommes passés au milieu des nations ;
et en passant au milieu d'elles
vous avez vu des abominations et des ordures, c'est-à-dire leurs idoles :
le bois et la pierre, l'argent et l'or qu'ils célébraient.
Qu’il n’y ait donc parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu
dont le cœur se détourne aujourd’hui du Seigneur votre Dieu
au point qu'il aille et se rende esclave des dieux de ces nations
et que pousse parmi vous une racine produisant fiel et amertume ;
et lorsqu'il aura entendu les paroles de ce serment qu'il se bénisse en son propre cœur, disant :
— J’aurai la paix alors même que je marcherai dans la dépravation de mon cœur
et que l'aviné entraîne celui qui a soif !
Mais que le Seigneur ne lui pardonne pas !
Bien plutôt : que la fumée de sa colère et de sa jalousie s'épaississe contre lui le plus possible
et que reposent sur lui toutes les malédictions écrites dans ce volume
et qu'il élimine son nom sous le ciel
et que, de toutes les tribus d'Israël, il l'extermine jusqu'à la ruine
selon les malédictions qui sont contenues dans le livre de cette loi et alliance !
Elle l'annoncera, la génération suivante, les fils qui se lèveront ensuite
et les étrangers qui seront venus du lointain
à la vue des plaies de cette terre et des maladies dont le Seigneur l’aura frappée
la consumant par le soufre et la brûlure du sel
si bien qu'on n'y sèmera plus et que rien de vert n'y germera
à l'exemple du renversement de Sodome et de Gomorrhe, d’Adama et de Séboïm
que le Seigneur renversa dans sa colère et sa fureur.
Et toutes ces nations diront :
— Pourquoi le Seigneur a-t-il ainsi traité cette terre ?
D’où vient cette immense colère de sa fureur ?
Et l’on répondra :
— C’est parce qu’ils ont abandonné l’alliance que le Seigneur avait conclue avec leurs pères, quand il les fit sortir de la terre d’Égypte ;
ils sont allés servir d’autres dieux et se prosterner devant eux, des dieux qu’ils ne connaissent pas et qu'ils n'avaient pas reçus de lui en partage.
La colère du Seigneur s’est enflammée contre cette terre
et il a fait venir sur elle toutes les malédictions écrites dans ce volume ;
et il les a arrachés de leur terre avec colère, avec fureur et avec la plus grande indignation
et il les a jetés dans une terre étrangère comme on le voit aujourd’hui.
Les choses cachées sont au Seigneur notre Dieu,
celles qui sont manifestes à nous et à nos enfants à jamais
afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.
Lorsque toutes ces paroles seront venues sur toi
la bénédiction ou la malédiction que j’ai mises devant toi
et que conduit par le repentir de ton cœur
parmi toutes les nations chez lesquelles t’aura dispersé le Seigneur ton Dieu
tu seras revenu à lui et tu obéiras à ses commandements
comme moi je te prescris aujourd’hui à toi et tes enfants
de tout ton cœur et de toute ton âme
alors, le Seigneur ton Dieu te fera revenir de ta captivité et aura compassion de toi
il te rassemblera de nouveau du milieu de tous les peuples chez lesquels il t’avais auparavant dispersé ;
quand bien même tu aurais été dispersé jusqu'aux extrémités du ciel
le Seigneur ton Dieu t'en retirera
il te prendra et t'introduira dans la terre qu’ont possédée tes pères et tu la détiendras
et te bénissant il te rendra plus nombreux que furent tes pères.
Le Seigneur ton Dieu circoncira ton cœur et le cœur de ta semence
pour que tu aimes le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu puisses vivre
et il fera tomber toutes ces malédictions sur tes ennemis
sur ceux qui te haissent et te persécutent.
Et toi tu reviendras et tu écouteras la voix du Seigneur ton Dieu
et tu mettras en pratique tous ces commandements que moi je te prescris aujourd’hui ;
et le Seigneur ton Dieu te comblera de biens
dans toutes les œuvres de tes mains
dans le rejeton de tes entrailles et dans le fruit de tes troupeaux
dans la fécondité de ta terre et dans l'abondance de toutes choses
car le Seigneur reviendra et se réjouira à ton sujet en tous tes biens
comme il s’est réjoui au sujet de tes pères
si tu écoutes la voix du Seigneur ton Dieu
en observant ses préceptes et ses cérémonies qui sont écrites dans cette loi
si tu reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
Ce commandement que moi je te prescris aujourd’hui
n’est pas au-dessus de toi ni éloigné
ni situé au ciel
en sorte que tu puisses dire :— Qui d'entre nous a la capacité d'ascensionner vers le ciel
pour l'en faire descendre vers nous, que nous entendions et en accomplissions la mise en œuvre ?
Il n'est pas établi au-delà de la mer pour que tu allègues des prétextes et dises :
— Qui d'entre nous pourra faire la traversée par mer
et le dérouter jusqu'à nous
pour que nous puissions entendre et faire ce qui a été prescrit ?
Mais près de toi est la parole, tout près : dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la pratiques.
Considère que j'ai mis aujourd’hui devant toi la vie et le bien
et au contraire la mort et le mal
afin que tu aimes le Seigneur ton Dieu et que tu marches dans ses voies
et que tu gardes ses commandements et cérémonies et jugements
et que tu vives et qu'il te multiplie et qu'il te bénisse dans la terre où tu entreras pour la posséder.
Mais si ton cœur se détourne et tu ne veux pas écouter
et que séduit par l'erreur tu adores d’autres dieux et tu les sers
je te prédis aujourd'hui que tu périras
et que tu demeureras peu de temps dans la terre
où après avoir passé le Jourdain tu entreras pour la posséder.
J’en prends aujourd’hui à témoin le ciel et la terre
que je vous ai proposé la vie et la mort, le bien et le mal, la bénédiction et la malédiction :
choisis donc la vie pour que tu vives, toi et ta semence
que tu aimes le Seigneur ton Dieu que tu obéisses à sa voix et que tu t'attaches à lui,
car c'est lui-même qui est ta vie et la longueur de tes jours,
afin que tu habites dans la terre au sujet de laquelle le Seigneur a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob qu'il la leur donnerait.
Moïse vint adresser ces paroles à tout Israël
il leur dit :
— Aujourd’hui je suis âgé de cent vingt ans
je ne puis plus sortir et entrer
principalement après que le Seigneur m’a dit :
— Tu ne passeras pas ce Jourdain
c’est le Seigneur ton Dieu qui passera devant toi
c’est lui-même qui détruira toutes ces nations en ta présence et tu les posséderas
Josué sera celui qui passera devant toi comme le Seigneur l’a dit
et le Seigneur les traitera comme il a traité Séhon et Og, roi des Amorrhéens et à leur terre, et il les exterminera ;
de même, lorsque le Seigneur vous les livrera
vous les traiterez selon tous les ordres que je vous ai donnés.
Soyez courageux et ayez de la fermeté
n’ayez ni crainte ni frayeur devant eux
car le Seigneur ton Dieu lui-même est ton guide
il ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas.
Moïse appela Josué et lui dit en présence de tout Israël :
— Sois ferme et courageux
car c’est toi qui introduiras ce peuple dans la terre que le Seigneur a juré à ses pères de lui donner
et c'est toi qui la partageras au sort.
Car le Seigneur qui est votre guide, c'est lui-même qui sera avec toi
il ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas
sois sans crainte et sans peur.
Moïse écrivit cette loi
et la remit aux prêtres fils de Lévi
qui portaient l’arche de l’Alliance du Seigneur
et à tous les anciens d’Israël
et il leur donna cet ordre disant :
— Au bout de sept ans, l’année de rémission,
à la solennité des tentes
quand tout Israël viendra
se présenter devant le Seigneur ton Dieu dans le lieu que le Seigneur aura choisi
tu liras les paroles cette loi devant tout Israël qui les écoutera
et tout peuple étant assemblé, aussi bien les hommes que les femmes
et les enfants et l’étranger qui sera au dedans de tes portes
afin qu’entendant ils apprennent et craignent le Seigneur votre Dieu
et qu’ils gardent et accomplissent toutes les paroles de cette loi
et leurs enfants qui maintenant les ignorent puissent les entendre et qu'ils craignent le Seigneur leur Dieu
tous les jours qu'ils demeureront sur la terre
vers laquelle vous irez pour la posséder après avoir passé le Jourdain.
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Voici, les jours de ta mort approchent
appelle Josué et présentez-vous dans le tabernacle du témoignage pour que je lui donne mes ordres.
Moïse et Josué allèrent se présenter dans le tabernacle du témoignage.
Et le Seigneur apparut dans la tente dans la colonne de nuée qui se tenait à l’entrée de la tente
et le Seigneur dit à Moïse :
— Voici, tu dormiras avec tes pères
et ce peuple se levant forniquera avec des dieux étrangers
dans la terre dans laquelle il va entrer pour y habiter ;
là il m’abandonnera et il rompra mon alliance que j’ai conclue avec lui
et ma fureur s’enflammera contre lui en ce jour-là
je les abandonnerai et je leur cacherai ma face, on le dévorera ;
tous les maux et les afflictions fondront sur lui
et il dira en ce jour-là :
— C'est parce que Dieu n’est pas avec moi que ces maux ont fondu sur moi ?
Et moi je cacherai et couvrirai ma face en ce jour-là à cause de tous les maux qu’il aura faits
car il a suivi d’autres dieux.
Écrivez donc à présent pour vous ce cantique
enseignez-le aux fils d’Israël
pour qu'ils le gardent en mémoire et le chantent de leur bouche
afin que ce chant me serve de témoin parmi les fils d’Israël
car je le ferai entrer dans la terre que j’ai promise par serment à ses pères, qui ruisselle de lait et de miel
et quand ils auront mangé et qu'ils seront rassasiés et engraissés
alors ils se tourneront vers d’autres dieux et ils les serviront
ils parleront contre moi et ils rompront mon alliance
et quand une foule de maux et d'afflictions auront fondu sur lui
ce cantique lui répondra comme témoin
qu'aucun oubli n'effacera de la bouche de sa descendance
car je connais leurs pensées et ce qu'ils doivent faire m'est connu dès aujourd'hui
avant même que je l’aie fait entrer dans la terre que je lui ai promise par serment.
En ce jour-là Moïse écrivit ce cantique et il l’enseigna aux fils d’Israël :
le Seigneur donna ses ordres à Josué fils de Nun et lui dit :
— Sois ferme et courageux
car c’est toi qui feras entrer les fils d’Israël dans la terre que je leur ai promise par serment et moi je serai avec toi.
Lorsque Moïse eut complètement achevé d’écrire dans un volume les paroles de cette loi
il ordonna aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance du Seigneur en disant :
— Prenez ce livre de la loi et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance du Seigneur votre Dieu
afin qu'il soit là comme un témoignage contre toi
car je connais ton obstination et la raideur de ton cou
moi vivant encore et allant avec vous
vous avez toujours agi obstinément contre le Seigneur :
combien plus le serez-vous après ma mort !
Assemblez auprès de moi tous les anciens de vos tribus et vos docteurs
je prononcerai ces paroles devant eux écoutant
et j'invoquerai contre eux le ciel et la terre
car je sais qu’après ma mort vous agirez avec iniquité
et que vous vous détournerez de la voie que je vous ai prescrite
et que les maux vous atteindront dans les derniers temps
quand vous aurez fait le mal aux yeux du Seigneur
en l’irritant par les œuvres de vos mains.
Moïse prononça devant l'assemblée entière d'Israël qui l'écoutait les paroles de ce cantique jusqu’au bout :
— Entendez ô cieux ce que je dis
et que la terre entende les paroles de ma bouche
que ma doctrine se condense comme la pluie
que ma parole tombe comme la rosée
comme la pluie sur la verdure et comme les gouttes d'eau sur le gazon
car j'invoquerai le nom du Seigneur
magnifiez notre Dieu !
Les œuvres de Dieu sont parfaites et toutes ses voies sont des jugements :
c’est un Dieu de fidélité et sans aucune iniquité, il est juste et droit.
Ils ont péché contre lui, ainsi ils ne sont plus ses fils dans les souillures
une génération dépravée et perverse.
Est-ce là ce que tu rends au Seigneur, peuple insensé et dénué de sagesse ?
N’est-il pas ton père qui t'a possédé, celui qui t’a fait et qui t’a créé ?
Souviens-toi des anciens jours
pense à chacune des générations
interroge ton père et il te l’apprendra
tes vieillards et ils te le diront :
— Quand le Très-Haut divisa les nations
quand il sépara les fils d'Adam
il fixa les limites des peuples selon le nombre des fils d’Israël
car la portion du Seigneur c’est son peuple, Jacob est le lot de son héritage
il l’a trouvé dans une terre déserte
dans un lieu d'horreur et d'une vaste solitude il l’a entouré il l'a instruit et il l’a gardé comme la prunelle de son œil
comme l’aigle qui provoque ses petits à voler et voltige sur eux
il a déployé ses ailes, il l'a pris, il l’a porté sur ses épaules
le Seigneur seul fut son guide, nul dieu étranger n’était avec lui
il l’a établi sur une terre élevée
pour qu'il mangé les fruits des champs
afin qu'il suce le miel du rocher et l’huile de la roche la plus dure
le beurre du troupeau et le lait des brebis
avec la graisse des agneaux des béliers de Basan
et des boucs avec la moelle du froment
et pour qu'il but le sang du raisin le plus pur.
Le bien-aimé est devenu gras et il a regimbé, engraissé, grossi, replet
il a abandonné Dieu son créateur et il s'est éloigné de Dieu son salut.
Ils l'ont provoqué par des dieux étrangers
ils l’ont irrité par des abominations
ils ont sacrifié aux démons et non à Dieu, à des dieux qu’ils ne connaissaient pas
à des dieux nouveaux que leurs pères n'adoraient pas
tu as abandonné le Dieu qui t’avait engendré et oublié le Seigneur ton créateur
le Seigneur l’a vu et il en a été indigné
parce que ses fils et ses filles l'ont provoqué
il a dit : — Je leur cacherai ma face je verrai quelle sera leur avenir
car c’est une génération perverse et des fils infidèles
Ceux sont eux qui m'ont provoqué par ce qui n’est pas Dieu
ils m’ont irrité par leurs vanités
et moi je les provoquerai par ce qui n’est pas un peuple
et je les irriterai par une nation insensée
un feu s’est allumé dans ma colère et il brûlera jusqu’aux confins de l'enfer
il dévorera la terre et ses produits, il consumera les fondements des montagnes
j’accumulerai sur eux des malheurs et sur eux j'épuiserai les flèches
ils seront consumés par la faim et des oiseaux les dévoreront par leurs morsures les plus cruelles
et j’enverrai contre eux les dents des bêtes féroces de celles qui se trainent sur la terre et des serpents
au dehors le glaive les détruira et au dedans la frayeur
le jeune homme en même temps que la jeune fille, l’enfant à la mamelle avec le vieillard
Je dirai : — Où sont-ils ?
Je ferai cesser leur mémoire du milieu des hommes.
mais en raison de la colère des ennemis j'ai différé
de peur que leurs adversaires ne s'énorgueillissent et ne disent :
— C'est notre main élevée et non le Seigneur qui a fait toutes ces choses
car c’est une nation sans conseil et sans prudence.
S’ils étaient sages et avaient compris et avaient prévu les fins !
Comment un seul en poursuivrait-il mille et deux en mettraient -ils en fuite dix mille
si leur Dieu ne les avait vendus et le Seigneur ne les avait livrés ?
Car notre Dieu n’est pas comme leur dieu et nos ennemis en sont juges
mais leur vigne est de la vigne de Sodome et des banlieues de Gomorrhe
leurs raisins sont des raisins de fiel et leurs grappes sont très amères
c'est du fiel de dragon que leur vin
et un venin d'aspics incurable
cela n’est-il pas conservé en moi
scellé dans mes trésors ?
À moi la vengeance et je rendrai au bon moment pour que leur pied trébuche !
Car le jour de leur perte est proche et les temps se précipitent
car le Seigneur jugera son peuple et il aura pitié de ses esclaves
quand il verra que leur main est épuisée
que ceux qui étaient fermés auront péri et que ceux qui restent auront été consumés
il dira : — Où sont leurs dieux en qui ils avaient confiance ?
Qui mangeaient la graisse de leurs sacrifices et buvaient le vin de leurs libations ?
Qu’ils se lèvent et qu’ils vous secourent et vous protègent dans la nécessité
voyez que moi je suis seul
et qu’il n’y a pas d'autre Dieu à côté de moi
moi je tue et moi je fais vivre
je frapperai et je guérirai
et il n'y a personne qui puisse délivrer de ma main
car je lèverai ma main vers le ciel
et je dirai : — Je vis, moi, éternellement !
Quand j’aiguiserai mon glaive comme l'éclair et que ma main saisira le jugement
je rendrai vengeance à mes ennemis et je paierai de retour ceux qui me haïssent
j’enivrerai mes flèches de sang et mon glaive dévorera des chairs
à cause du sang des tués et à cause de la captivité des ennemis à la tête nue.
Louez, nations, son peuple
car le sang de ses serviteurs il vengera
et il rendra la vengeance à leurs ennemis et il sera propice à la terre de son peuple.
Moïse vint donc et il prononça toutes les paroles de ce cantique aux oreilles du peuple
lui et Josué, fils de Nun.
Lorsque il eut achevé de prononcer toutes ces paroles à tout Israël
il leur dit :
— Prenez à cœur toutes les paroles par lesquelles je rends témoignage aujourd’hui devant vous
que vous devez prescrire à vos enfants
pour qu’ils mettent soigneusement en pratique tout ce qui est écrit en cette loi
car ce n’est pas en vain qu'elles ont été prescrites
mais c'est pour que chacun y vive, et pour que, grâce à elles, vous demeuriez longtemps
sur la terre dont vous allez prendre possession en passant le Jourdain.
Ce même jour le Seigneur parla à Moïse et lui dit :
— Monte sur cette montagne d’Abarim, c'est-à-dire : « des passages »,
jusqu'au mont Nébo en terre de Moab vis-à-vis de Jéricho
et regarde la terre de Canaan que je livrerai moi-même aux fils d’Israël en possession
et meurs sur la montagne
où tu vas monter
et tu seras réuni à tes peuples comme Aaron ton frère est mort sur la montagne d'Or
et a été réuni à ses peuples
parce que vous avez prévariqué contre moi au milieu des fils d’Israël aux eaux de Contradiction à Cadès dans le désert de Sin
et que vous ne m’avez pas sanctifié parmi les fils d’Israël
car devant toi tu verras la terre, et tu n'y entreras pas,
que je donnerai moi-même aux fils d'Israël.
Voici la bénédiction dont Moïse, l'homme de Dieu, bénit les fils d’Israël avant sa mort
et il dit :
— Le Seigneur est venu de Sinaï et il s’est levé pour nous de Séir
il est apparu de la montagne de Pharan et avec lui des milliers de saints,
en sa main droite était une loi de feu ;
il a aimé aussi les peuples
tous les saints sont dans sa main
ceux qui s'approchent de ses pieds recevront sa doctrine.
Moïse nous a prescrit une loi
héritage de l’assemblée de Jacob
il sera roi chez le peuple le plus droit, quand les princes du peuple auront été réunis avec les tribus d'Israël.
Que Ruben vive et ne meure pas mais qu'il soit petit en nombre.
Voici la bénédiction de Juda :
— Écoute ô Seigneur la voix de Juda et ramène-le vers son peuple
ses mains combattront pour lui et tu seras son aide contre ses ennemis.
Aussi de Lévi il dit :
— Ta perfection et ta doctrine sont à l'homme saint
que tu as mis à l'épreuve dans la Tentation, que tu as jugé aux eaux de Contradiction
qui a dit a son père et de sa mère : — Je ne vous connais pas
et à ses frères : — Je ne les connais pas
et ne savent rien de ses enfants
car ils ont observé ta parole et ils ont gardé ton alliance ;
tes ordonnances, ô Jacob, et ta loi, ô Israël
ils présentent l’encens pour ta fureur
et l’holocauste sur ton autel.
Bénis sa force, Seigneur et agrée l’œuvre de ses mains
brise le dos de ses adversaires et que ceux qui le haïssent ne se relèvent plus.
Il dit pour Benjamin :
— Le bien-aimé du Seigneur habitera en sécurité auprès de lui
il demeurera tout le jour comme dans sa chambre nuptiale
entre ses épaules il reposera.
Il dit pour Joseph :
Rempli des bénédictions du Seigneur soit sa terre
de fruits du ciel, de la rosée et des eaux de l’abysse sous-jacente
des fruits produits par le soleil et la lune
des fruits du sommet des montagnes antiques
et de ceux des collines éternelles
des grains de la terre et de son abondance
que la bénédiction de celui qui est apparu dans le buisson
vienne sur la tête de Joseph
sur le crâne du nazaréen parmi ses frères ;
sa beauté est comme celle du premier-né du taureau
les cornes du rhinocéros sont ses cornes
avec elles il dispersera les peuples jusqu’aux extrémités de la terre :
telles sont les multitudes d’Ephraïm, tels sont les milliers de Manassé.
Il dit pour Zabulon :
— Réjouis-toi Zabulon dans ta sortie
et toi Issachar dans tes tentes
ils convoqueront les peuples sur la montagne
là ils immoleront des victimes de justice
car ils suceront comme le lait l’abondance de la mer et les trésors cachés dans les sables.
Il dit pour Gad :
— Béni soit Gad dans son étendue ! Il est couché comme un lion
et il a saisi le bras et la tête ;
il a vu sa principauté en ce que le docteur devait être mis dans son partage
et il a marché avec les princes du peuple et il a accompli la justice du Seigneur et ses jugements avec Israël.
Il dit pour Dan :
— Dan est un jeune lion il coulera abondamment de Basan.
Il dit pour Nephthali :
— Nephthali jouiera de l'abondance
et sera comblé des bénédictions du Seigneur
il prendra possession de la mer et du midi.
Il dit pour Aser :
— Béni soit Aser entre les fils
qu’il soit agréable à ses frères
et qu’il trempe son pied dans l’huile
que sa chaussure soit de fer et d’airain
comme les jours de ta jeunesse, ainsi sera ta vieillesse ;
il n'y a pas d'autre Dieu que le Dieu des plus justes
celui qui monte sur le ciel est ton soutien
par sa magnificence les nuages courent çà et là ;
sa demeure est au-dessus et en-dessous sont ses bras éternels
il chassera devant toi l’ennemi et il dira : — Sois broyé !
Israël habitera en sécurité et seul,
l'oeil de Jacob sur une terre de blé et de vin
et les cieux seront obscurcis par la rosée.
Heureux es-tu Israël ! Qui est semblable à toi,
peuple, qui es sauvé
dans le Seigneur ? Il est le bouclier de ton secours et le glaive de ta gloire ;
tes ennemis te renieront et toi tu piétineras leurs cous.
Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nébo au sommet du Phasga en face de Jéricho
et le Seigneur lui montra toute la terre, de Galaad jusqu’à Dan
tout Nephthali
et la terre d’Ephraïm et de Manassé
et toute la terre jusqu’à la mer Dernière
et la partie australe et l'étendue de la vallée de Jéricho, cité des Palmiers, jusqu’à Ségor
puis le Seigneur lui dit :
— Ceci est la terre pour laquelle j'ai jurée à Abraham, Isaac et Jacob en disant :
« — C'est à ta postérité que je la donnerai ! »
Tu l'as vue de tes yeux et tu n’y entreras pas.
Et là mourut Moïse l'esclave du Seigneur, en terre de Moab selon l'ordre du Seigneur
et il l'ensevelit dans une vallée de la terre de Moab, vis-à-vis de Phogor
et nul homme n'a connu son sépulcre jusqu’au présent jour.
Moïse était âgé de cent vingt ans quand il mourut,
son œil ne s'obscurcit pas et ses dents ne branlèrent pas.
Les fils d’Israël le pleurèrent dans les plaines de Moab durant trente jours
puis les jours du deuil de ceux qui pleuraient Moïse furent accomplis...
Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse
car Moïse lui avait imposé les mains :
les fils d’Israël lui obéirent
et firent selon que le Seigneur avait ordonné à Moïse.
Et il ne se leva plus en Israël de prophète comme Moïse
que le Seigneur eût connu face à face
en tous les signes et prodiges qu'il l’envoya faire
en terre d’Égypte
pour Pharaon, tous ses esclaves
et sa terre toute entière.
Et quel pouvoir, ferme jusqu'au bout !
Et ces grands prodiges que Moïse accomplit devant tout Israël !
ICI FINIT LE LIVRE « HELLEADDABARIM »
C'EST-À-DIRE : DEUTÉRONOME