Retour à l'histoire sainte, avec ce quatrième livre du Pentateuque ! Après l'établissement du culte, une année après la sortie d'Égypte, Dieu et son peuple quittent le Mont Sinaï et reprennent la route. Après la longue pause législative et cultuelle du Lévitique, le « livre des Nombres », qui tire son nom des listes de recensements qui l'ouvrent, raconte la suite de l'errance du peuple à travers le désert.
Ce n'est pas un chemin de tout repos, ni pour Dieu ni pour le peuple à la sanctification duquel il vient de consacrer un livre entier. En effet, le livre des Nombres est celui des révoltes répétées : Aaron et Marie contre Moïse (Nb 12) ; rejet par Israël du don de la terre (Nb 14) ; révolte de Coré, Dathan et Abiram en Nb 16 ; auprès de Mériba (Nb 20) ... En tous ces épisodes, Dieu manifeste sa sainteté par des châtiments redoutables. Et pourtant, Dieu est juste : tous les rebelles, Moïse inclus, mourront au désert. Et Dieu est fidèle : c'est lui-même qui a voulu conclure l'alliance. À la génération suivante, un nouveau peuple, après 40 ans dans le désert, entrera bien dans la Terre promise. Ainsi le Seigneur se révèle-t-il dans les Nombres comme celui qui peut tourner la malédiction en bénédiction à l'instar du si pittoresque prophète Balaam en Nb 23-24. Le récit se termine en Moab, au seuil de la Terre promise.
Le puissant symbolisme des épisodes du serpent d'airain (Nb 21,4-9) ou l'ânesse de Balaam qui parle (Nb 23-24) marquent profondément la mémoire croyante : ils ils sont rappelés dans plusieurs écrits du Nouveau Testament (Jn 3,14). L'expérience des baptisés en quête du Royaume des Cieux reflète celle du peuple d'Israël traversant le désert vers la Terre promise. C'est une continuité spirituelle qui perdure. Malgré les infidélités et les révoltes de ceux qu'il a choisis, Dieu ne se lasse jamais. Sa fidélité demeure constante en ouvrant les cœurs à sa grâce.
Bien que le texte hébreu des Nombres ait été bien transmis, la critique textuelle doit s'y appliquer. On dispose de fragments de Qumrân du début de notre ère, et de manuscrits hébreux du texte massorétique, remontant jusqu'au 10e s. ap. J.-C.
Le Pentateuque samaritain (texte hébreu d'écriture archaïque), est une tradition indépendante, dont les manuscrits remontent jusqu'au 12e s ap. J.-C. Le texte samaritain s'accorde souvent avec la Septante mais, dans la majorité des cas, l'avantage reste au texte hébreu massorétique.
Les plus anciens des manuscrits syriaques datent du 5e s. ap. J.-C. La version syriaque s'accorde souvent avec la Septante contre l'hébreu.
La traduction arménienne a elle aussi été faite d’après le grec.
La Vulgate traduit l’hébreu assez fidèlement. Il existe aussi d’autres versions latines, entre autres lecodex Lugdunensis (probablement du 6e s. ap. J.-C.).
Les Targums sont davantage des paraphrases que des versions.
et témoignent de variations, souvent intéressantes.
Le texte des Nombres semble avoir été transmis de manière assez fidèle, à l'exception des parties poétiques archaïques telles que les oracles de Balaam. Cette fidélité de transmission est surprenante compte tenu de la nature composite et variée de ce livre, tant sur le plan de sa grammaire que de son vocabulaire.
Le livre des Nombres reprend le thème de la marche au désert. Il contient :
Des ordonnances législatives se trouvent entre ces passages (Nb 5-6 ; 8 ; 15-19 ; 26-30 ; 34-36).
Plusieurs hypothèses de datation des époques des patriarches et de la sortie d'Égypte ont été émises.
L'hypothèse souvent exposée dans les chronologies bibliques interprète Ex 1,11 pour situer les événements de l'Exode après l'avènement de Ramsès II (1290-1224 av. J.-C.), le fondateur de la ville de Ramsès. C'est durant les grands travaux décidés pendant son règne que le groupe dirigé par Moïse aurait pris la fuite. Le nom d'« Israël » semble attesté pour la première fois sur une stèle du fils de Ramsès, le Pharaon Merneptah.
Aucune documentation extra-biblique ne permet de confirmer l'historicité de Moïse, considéré comme le plus grand des prophètes du judaïsme. Cependant, nier qu'il ait existé serait rendre incompréhensible l'histoire d'Israël et la joute livrée au fil des siècles par les prophètes entre le yahvisme et des idolâtries.
La composition des Nombres, comme des autres livres du Pentateuque, est attribuée à Moïse au moins dès le début de l’ère chrétienne, et Jésus comme les Apôtres se conforment à cette opinion (Jn 1,45 ; 5,45ss ; Rm 10,5). Cependant les traditions les plus anciennes n'ont jamais affirmé explicitement que Moïse fût le rédacteur de tout le Pentateuque. Le Pentateuque lui-même emploie l'expression « Moïse a écrit » seulement pour un certain nombre de passages limités.
De fait, l'étude moderne de ces livres fait ressortir des différences de style, des répétitions très nombreuses, surtout dans les lois, et des désordres dans les récits, qui empêchent d'y voir l'œuvre d'un seul auteur. Pour rendre compte de la progressive compilation et composition du Pentateuque, les critiques ont élaboré diverses « théories documentaires » sur le Pentateuque.
Le livre des Nombres a influencé plusieurs livres bibliques :
Dans le Nouveau Testament :
et surtout l'épître aux Hébreux qui évoque :
En deçà des allusions aux Nombres dus aux rédacteurs du NT, la prédication de Jésus pourrait avoir été marquée spécialement par les grands symbolismes présents dans ce livre : en témoigneraient ses métaphores du troupeau sans pasteur (Mt 9,36 ; cf. Nb 27,17) ou de la manne (Jn 6,31 ; cf. Nb 11,7s).
Les Pères ont peu commenté le livre :
ICI COMMENCE LE LIVRE « VAIEDABBER »
C'EST-À-DIRE : NOMBRES
Le Seigneur parla à Moïse au désert de Sinaï
dans le tabernacle de l'Alliance
le premier jour du deuxième mois
la deuxième année après leur sortie d’Égypte, en disant :
— Faites le dénombrement de toute la communauté des fils d’Israël
selon leurs familles, leurs maisons et les noms de chacun
tout ce qui est de sexe masculin
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, tous les hommes forts d'Israël :
vous en ferez le dénombrement selon leurs troupes, toi et Aaron
et il y aura avec vous ceux qui, dans leurs familles, sont princes de leurs tribus et de leurs maisons.
Tels sont leurs noms :
pour Ruben, Élisur fils de Sédéur
pour Siméon, Salamiël fils de Surisaddaï
pour Juda, Naasson fils d’Aminadab
pour Issachar, Nathanaël [Nathanahel] fils de Suar
pour Zabulon, Heliab fils de Hélon
pour les fils de Joseph :
pour Ephraïm, Hélisama fils d’Ammiud
pour Manassé, Gamaliel fils de Phadassur
pour Benjamin, Abidan fils de Gédéon [Gedeonis]
pour Dan, Ahiézer fils d’Amisaddaï
pour Asher [Aser], Phegiël [Phegihel] fils d’Ocran
pour Gad, Heliasaph fils de Duhel
pour Nephthali, Ahira fils d'Henan.
Tels sont les princes de la multitude les plus illustres
selon leurs tribus et leurs familles, et les chefs de l'armée d'Israël.
Moïse et Aaron les prirent avec toute la multitude du peuple
et convoquèrent toute l’assemblée pour le premier jour du deuxième mois
et ils furent enregistrés selon les familles, les maisons, les lignées, les têtes et les noms de chacun
depuis l’âge de vingt et au-dessus.
Comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse
ils furent dénombrés dans le désert de Sinaï.
[Fils] de Ruben, premier-né d’Israël
selon les descendants, les lignées, les maisons et les noms de chaque personne
tout ce qui est de sexe masculin
de vingt ans et au-dessus
en état d'aller à la guerre :
quarante-six mille cinq cents.
Fils de Siméon, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés, chacun par nom et par tête
tout ce qui est de sexe masculin
depuis l’âge de vingt et au-dessus
en état d'aller à la guerre :
cinquante-neuf mille trois cents.
Fils de Gad, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes en état d'aller à la guerre :
quarante-cinq mille six cent cinquante.
Fils de Juda, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles
selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
soixante-quatorze mille six cents.
Fils d’Issachar, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles
selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes en état d'aller à la guerre :
cinquante-quatre mille quatre cents.
Fils de Zabulon, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
cinquante-sept mille quatre cents.
Fils de Joseph : fils d’Ephraïm
selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
quarante mille cinq cents ;
puis les fils de Manassé
selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
trente-deux mille deux cents.
Fils de Benjamin, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
trente-cinq mille quatre cents.
Fils de Dan, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
soixante-deux mille sept cents.
Fils d’Asher, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
quarante et un mille cinq cents.
Fils de Nephthali, selon leurs descendants, leurs lignées et les maisons de leurs familles ;
ils furent recensés selon les noms de chacun
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
tous les hommes qui pouvaient aller à la guerre :
cinquante-trois mille quatre cents.
Tels sont ceux que recensèrent Moïse et Aaron avec les douze princes d’Israël :
chacun selon les maisons de ses familles.
Et tel fut le nombre total des fils d'Israël,
selon leurs maisons et leurs lignées
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus,
qui pouvaient aller à la guerre :
six cent trois mille cinq cent cinquante.
Les Lévites ne furent pas recensés avec eux dans la tribu de leurs familles.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Ne fais pas le recensement de la tribu de Lévi
et n’en établis pas le compte avec celui des fils d’Israël.
Donne-leur autorité sur le tabernacle du témoignage
sur tous ses ustensiles et tout ce qui concerne les cérémonies ;
ils porteront eux-mêmes le tabernacle et tous ses ustensiles
ils en feront le service
et ils camperont autour du tabernacle.
Quand il faudra partir, les Lévites démonteront le tabernacle ;
quand il faudra camper, ils le dresseront
et tout étranger qui s’en approchera sera tué.
Et les fils d'Israël camperont
chacun selon ses troupes, ses bataillons et sa propre armée
mais les Lévites planteront leurs tentes autour du tabernacle
pour que ma colère n’éclate pas sur l’assemblée des fils d’Israël
et ils auront la garde du tabernacle du témoignage.
Les fils d’Israël agirent donc selon tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse.
Le Seigneur parla à Moïse et à Aaron en disant :
— Tous, selon leurs troupes, leurs étendards, leur drapeaux
et les maisons de leurs familles,
les fils d'Israël camperont
autour du tabernacle de l'Alliance.
À l'orient, Juda dressera ses tentes selon les troupes de son armée ;
le prince de ses fils sera Naasson fils d’Aminadab
et le nombre total des combattants de cette lignée
sera de soixante-quatorze mille six cents.
À ses côtés campa la tribu d’Issachar
dont Nathanaël fils de Suar fut le prince
et dont le nombre total des combattants
fut de cinquante-quatre mille quatre cents.
Dans la tribu de Zabulon, le prince fut Heliab fils de Hélon
et toute l'armée des combattants de sa lignée
fut de cinquante-sept mille quatre cents hommes.
Tous ceux qui furent dénombrés pour le camp de Juda
furent cent quatre-vingt-six mille quatre cents.
Escadron par escadron, ils se mettront en marche les premiers.
Dans le camp des fils de Ruben, du côté du midi
le prince sera Élisur fils de Sédéur
et toute l'armée de ses combattants, qui furent dénombrés
fut de quarante-six mille cinq cents hommes.
À ses côtés campa la tribu de Siméon
dont Salamiël fils de Surisaddaï fut le prince
et dont toute l'armée des combattants qui furent dénombrés
fut de cinquante-neuf mille trois cents hommes.
Dans la tribu de Gad, le prince fut Heliasaph fils de Duhel
et toute la troupe de ses combattants dont on fit le dénombrement
était de quarante-cinq mille six cent cinquante hommes.
Total de ceux qui furent recensés dans le camp de Ruben :
cent cinquante et un mille quatre cent cinquante.
Escadron par escadron, ils marcheront au second rang.
Alors le tabernacle du témoignage sera enlevé
par les soins des Lévites et par leurs troupes :
de la manière qu'il sera dressé il sera aussi enlevé.
Chacun marchera en sa place et en son rang.
Du côté occidental se trouvera le camp des fils d’Ephraïm
dont Hélisama fils d’Ammiud fut le prince
et dont tout le corps d'armée des combattants qui furent dénombrés
fut de quarante mille cinq cents hommes.
Et avec eux la tribu des fils de Manassé
dont Gamaliel fils de Phadassur fut le prince
et toute la troupe de ses combattants dont on fit le dénombrement
était de trente-deux mille deux cents hommes.
Dans la tribu des fils de Benjamin, le prince fut Abidan fils de Gédéon
et toute la troupe de ses combattants dont on fit le dénombrement
était de trente-cinq mille quatre cents hommes.
Total de ceux qui furent dénombrés dans le camp d'Ephraïm :
cent huit mille et cent.
Escadron par escadron, ils marcheront au troisième rang.
Du côté de l'aquilon campèrent les fils de Dan
dont Ahiéser fils d’Amisaddaï fut le prince
et dont tout le corps d'armée des combattants qui furent dénombrés
fut de soixante-deux mille sept cents hommes.
À ses côtés campèrent ceux de la tribu d’Asher
dont Phegiël fils d’Ocran fut le prince
et dont tout le corps d'armée des combattants qui furent dénombrés
fut de quarante et un mille cinq cents hommes.
Le prince de la tribu des fils de Nephthali fut Ahira fils d’Henan
et tout le corps d'armée de ses combattants
fut de cinquante-trois mille quatre cents hommes.
Tous ceux qui furent dénombrés dans le camp de Dan
furent cent cinquante-sept mille six cents
et ils marcheront au dernier rang.
Voici le nombre des fils d'Israël
selon les maisons de leurs familles
et les escadrons des divisions de leur armée :
six cent trois mille cinq cent cinquante.
Les Lévites ne furent pas dénombrés parmi les fils d’Israël
car le Seigneur l’avait ainsi ordonné à Moïse.
Et les fils d’Israël agirent selon tout ce que le Seigneur avait ordonné :
ils campèrent selon leurs escadrons
et ils se mirent en marche selon leurs lignées et les maisons de leurs pères.
Voici les descendants d’Aaron et de Moïse, au temps où le Seigneur parla à Moïse sur la montagne de Sinaï.
Voici les noms des fils d’Aaron :
« Nadab », son premier-né, puis « Abiu », « Eléazar » et « Ithamar ».
Tels sont les noms des fils d’Aaron, des prêtres
qui reçurent l’onction et dont les mains furent remplies et consacrées pour exercer le sacerdoce.
Nadab et Abiu moururent
lorsqu’ils apportèrent devant le Seigneur du feu étranger dans le désert de Sinaï, sans avoir eu d'enfants ;
Eléazar et Ithamar exercèrent le sacerdoce en présence d’Aaron leur père.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Fais approcher la tribu de Lévi et fais-la demeurer devant Aaron le prêtre
pour qu'ils le servent et qu'ils veillent
pour qu'ils observent
tout ce qui concerne le culte rendu par l'assemblée
devant le tabernacle du témoignage
et qu'ils aient la garde des ustensiles du tabernacle, puisqu'ils servent dans son ministère.
Tu feras don des Lévites
à Aaron et à ses fils
auxquels ils ont été livrés par les fils d’Israël ;
et tu établiras Aaron et ses fils pour le culte du sacerdoce :
l'étranger qui approchera pour faire le service mourra.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Moi, j’ai pris les Lévites d'entre les fils d’Israël
à la place de tout premier-né qui ouvre le sein de sa mère parmi les fils d’Israël
et les Lévites seront à moi
car tout premier-né est à moi :
du jour où j’ai frappé les premiers-nés dans la terre d’Égypte
je me suis consacré tout ce qui naît le premier en Israël
depuis les hommes jusqu'aux animaux ils sont à moi, je suis le Seigneur.
Le Seigneur parla à Moïse dans le désert de Sinaï en disant :
— Fais le dénombrement des fils de Lévi selon les maisons de leurs pères et leurs lignées
tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus.
Moïse fit leur recensement comme le Seigneur l'avait commandé.
Et il trouva les fils de Lévi par leurs noms :
« Gerson », « Caath » et « Mérari ».
Fils de Gerson : Lebni et Séméi
fils de Caath : Amram, Jésaar, Hébron et Oziel
fils de Mérari : Mooli et Musi.
De Gerson sont sorties deux lignées, la Lebnitique et la Séméitique
dont le nombre de personnes de sexe masculin depuis l’âge d’un mois et au-dessus
fut de sept mille cinq cents.
Ceux-ci camperont derrière le tabernacle à l’occident
sous l'autorité de leur prince, Eliasaph fils de Laël [Lahel],
et ils auront en garde, dans le tabernacle de l'Alliance
le tabernacle lui-même et sa couverture
la toile qu'on tire devant la porte de la demeure de l'Alliance et les rideaux de l'atrium
la toile aussi qui est suspendue à l'entrée de l'atrium du tabernacle
et tout ce qui concerne l'usage de l'autel
les cordages du tabernacle et tout ce qui lui est nécessaire.
De la famille de Caath viendront les peuples
des Amramites, des Jésaarites, des Hébronites et des Oziélites ;
voici les lignées des Caathites
recensées selon leurs noms
tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus :
huit mille six cents ;
ils seront chargés de la garde du sanctuaire
et ils camperont vers la région du midi ;
leur prince sera Élisaphan fils d’Oziel.
Ils garderont l’arche, la table, le chandelier
les autels, les ustensiles du sanctuaire avec lesquels on fait le service
le voile et tous les instruments de cette sorte.
Le prince des princes des Lévites
Eléazar fils d'Aaron le prêtre
sera au-dessus de ceux qui sont chargés de la garde du sanctuaire.
De Mérari viendront les peuples des Moolites et des Musites
recensés selon leurs noms :
tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus
furent six mille deux cents.
Leur prince sera Suriël fils d’Abihaïel [Abiahihel]
ils camperont du côté septentrional ;
ils auront la garde
des planches du tabernacle, de ses barres, de ses colonnes et de leurs socles
et de toutes les choses de ce genre qui se rapportent le culte
des colonnes autour de l'atrium avec leurs bases
et des pieux avec leurs cordages.
En face du tabernacle de l'Alliance, c'est-à-dire vers l’orient, camperont
Moïse et Aaron avec ses fils
qui ont la garde du sanctuaire au milieu des fils d’Israël ;
tout étranger qui s’en approchera mourra.
Tous les Lévites dont Moïse et Aaron firent le recensement sur l’ordre du Seigneur
selon leurs lignées, parmi tous les mâles
depuis l’âge d’un mois et au-dessus
furent vingt-deux mille.
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Dénombre tous les premiers-nés mâles parmi les fils d’Israël depuis l’âge d’un mois et au-dessus
et tu en estimeras le compte.
Tu prendras les Lévites pour moi à la place de tous les premiers-nés des fils d'Israël,
je suis le Seigneur
et leur bétail à la place de tous les premiers-nés du bétail des fils d’Israël.
Moïse recensa les premiers-nés des fils d’Israël comme le Seigneur l'avait ordonné.
Tous les premiers-nés mâles comptés par leurs noms depuis l’âge d’un mois et au-dessus
furent vingt-deux mille deux cent soixante-treize.
Le Seigneur parla à Moïse :
— Prends les Lévites à la place des premiers-nés des fils d’Israël
et le bétail des Lévites à la place de leur bétail
et les Lévites seront à moi,
je suis le Seigneur.
Pour le prix des deux cent soixante-treize
qui dépassent le nombre des Lévites
parmi les premiers-nés des fils d’Israël
tu prendras cinq sicles par tête, selon la mesure du sanctuaire
(le sicle est de vingt oboles)
et tu donneras l’argent à Aaron et à ses fils
comme prix de ceux qui sont en surplus.
Moïse prit donc l’argent de ceux qui avaient été trouvés en surplus
et qu'on avait rachetés par [échange avec] les Lévites
pour les premiers-nés des fils d’Israël :
mille trois cent soixante-cinq sicles
selon le poids du sanctuaire.
Et il le donna à Aaron et à ses fils
selon l'ordre que le Seigneur lui avait donné.
Et le Seigneur parla à Moïse et à Aaron en disant :
— Fais le total des fils de Caath au milieu des Lévites
selon leurs maisons et leurs lignées
depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
tous ceux qui viennent pour assister et pour servir dans le tabernacle de l'Alliance.
Voici le service des fils de Caath
dans le tabernacle de l'Alliance et le Saint des saints :
Aaron et ses fils y entreront
quand il faudra lever le camp
puis ils feront descendre le voile qui pend devant la porte
et ils en couvriront l’Arche du Témoignage ;
ils le recouvriront encore d'une couverture de peaux violettes
ils étendront par-dessus un drap tout entier d'hyacinthe
et ils placeront les barres.
Ils envelopperont aussi la table de proposition d'un drap d'hyacinthe
et ils mettront sur elle les encensoirs, les petits mortiers, les gobelets et les coupes de libation ;
les pains seront toujours sur elle
et ils étendront sur eux un drap d'écarlate
qu’ils recouvriront encore d’une couverture de peaux violettes
et ils placeront les barres.
Ils prendront aussi un drap d'hyacinthe
et ils en couvriront le candélabre avec ses lampes, ses pincettes
ses mouchettes et tous les vases à huile qui sont nécessaires à la préparation des lampes ;
puis ils mettront sur tout cela une couverture de peaux violettes
et ils placeront les barres.
Et l'autel d'or aussi ils l'envelopperont d'un drap d'hyacinthe
ils étendront par-dessus une couverture de peaux violettes
et ils placeront les barres.
Tous les ustensiles qu'ils utilisent pour leur service dans le sanctuaire
ils les envelopperont dans un drap d'hyacinthe
ils les recouvriront d'une couverture de peaux violettes
et ils placeront les barres.
Ils nettoieront aussi les cendres de l’autel
et ils l'envelopperont d'un drap de pourpre ;
ils mettront dessus tous les ustensiles qu'on y utilise pour le service
c'est-à-dire les brasiers
les fourchettes, les tridents
les crochets et les pelles :
tous les ustensiles de l’autel ; ils les recouvriront d'une couverture de peaux violettes
et ils placeront les barres.
Quand Aaron et ses fils auront couvert le sanctuaire et tous ses ustensiles, au moment de lever le camp
alors les fils de Caath entreront
pour emporter les objets enveloppés, mais ils ne toucheront pas les ustensiles du sanctuaire, de peur de mourir.
Telles sont les charges des fils de Caath dans le tabernacle de l'Alliance.
Au-dessus d'eux, il y aura Eléazar fils d’Aaron le prêtre
auquel reviendra le souci de l'huile pour la préparation des lampes
de l'encens pour le mélange
du sacrifice que l'on offre continuellement
de l’huile pour l'onction
ainsi que de tout ce qui se rapporte au soin du tabernacle
et de l'ensemble des ustensiles qui sont dans le sanctuaire.
Le Seigneur parla à Moïse et à Aaron en disant :
— Ne retranchez pas le peuple de Caath du milieu des Lévites !
Mais faites ceci pour eux, afin qu'ils vivent et ne meurent pas quand ils s’approcheront du Saint des saints :
Aaron et ses fils entreront
ils assigneront à chacun sa charge
et ils partageront ce que chacun devra porter ;
que les autres ne montrent aucune curiosité pour voir les choses qui sont dans le sanctuaire avant qu'elles soient enveloppées
autrement ils mourront !
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Fais encore le total des fils de Gerson
selon leurs maisons, leurs lignées et leurs familles :
fais le compte, depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
de tous ceux qui viennent pour servir dans le tabernacle de l'Alliance.
Voici le service de la lignée des Gersonites:
ils porteront les rideaux du tabernacle et la demeure de l'Alliance
l'autre couverture, et sur tout cela la couverture violette
ainsi que la toile qui pend à l’entrée du tabernacle de l'Alliance
les rideaux de l'atrium et le voile de l'entrée qui est devant le tabernacle
tout ce qui se rapporte à l'autel
les cordages et les ustensiles du service :
sur l'ordre d'Aaron et de ses fils, les fils de Gerson les porteront
et chacun saura quelle est la charge qu'il doit porter.
Tel est le service de la lignées des Gersonites dans le tabernacle de l'Alliance
et ils seront à main d’Ithamar fils d’Aaron le prêtre.
Tu feras le recensement des fils de Mérari selon leurs lignées, selon les maisons de leurs pères
depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
tous ceux qui viennent accomplir les fonctions de leur service et le culte de l'Alliance du témoignage.
Voici quelles sont leurs charges :
ils porteront les planches du tabernacle et ses traverses
les colonnes et leurs bases
les colonnes autour de l'atrium aussi
avec leurs bases, leurs piquets et leurs cordages ;
tout ustensile et instrument, ils les prendront selon leur nombre, et c'est ainsi qu'ils les porteront.
Telle est la fonction de la lignée des Mérarites
leur service dans le tabernacle de l'Alliance
et ils seront sous la direction d’Ithamar fils d’Aaron le prêtre.
C'est pourquoi Moïse, Aaron et les chefs de la communauté recensèrent
les fils de Caath selon leurs familles et selon les maisons de leurs pères
depuis l’âge de trente et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
tous ceux qui viennent pour le service du tabernacle de l'Alliance :
ils furent deux mille sept cent cinquante.
Tel est le nombre du peuple de Caath qui entre dans le tabernacle de l'Alliance ;
Moïse et Aaron les dénombrèrent
selon l’ordre du Seigneur, par la main de Moïse.
On recensa aussi les fils de Gerson selon leurs familles et selon les maisons de leurs pères
depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
tous ceux qui viennent pour servir dans le tabernacle de l'Alliance
et ils furent deux mille six cent trente.
C'est là le peuple des Gersonites
que Moïse et Aaron recensèrent selon l'ordre du Seigneur.
On recensa aussi les fils de Mérari selon leurs familles et selon les maisons de leurs pères
depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
tous ceux qui viennent effectuer les rites du tabernacle de l'Alliance
et ils furent trois mille deux cents.
Tel est le nombre des fils de Mérari
que Moïse et Aaron recensèrent
sur l’ordre du Seigneur, par la main de Moïse.
Tous ceux qui furent recensés parmi les Lévites
et que Moïse, Aaron et les chefs d’Israël relevèrent par leur nom
selon leurs familles et selon la maison de leurs pères
depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans
ceux qui venaient pour le service du tabernacle et pour porter les fardeaux
furent en tout huit mille cinq cent quatre-vingt.
Selon le verbe du Seigneur, Moïse les recensa
chacun selon sa fonction et sa charge
comme le Seigneur le lui avait prescrit.
Et le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Ordonne aux fils d’Israël de faire sortir du camp
chaque lépreux et quiconque a un écoulement de semence ou a été souillé par un cadavre.
Tant hommes que femmes vous les ferez partir hors du camp
afin qu’ils ne le rendent pas impur, puisque je demeure parmi vous.
Les fils d’Israël firent ainsi
et ils les firent sortir hors du camp
comme le Seigneur l’avait dit à Moïse.
Le Seigneur parla à Moïse disant :
— Parle aux fils d’Israël :
— Quand un homme ou une femme aura commis un de tous les péchés qui arrivent d'ordinaire chez les hommes
qu'ils auront violé par négligence le commandement du Seigneur et auront commis une faute
ils confesseront leur péché
et ils rendront une juste somme, avec une cinquième part en sus, à celui contre qui ils auront péché.
Mais s'il n'y a personne pour la recevoir
ils la donneront au Seigneur et elle appartiendra au prêtre
outre le bélier qui est offert pour l'expiation comme sacrifice propitiatoire.
Toutes les prémices aussi qu'offrent les fils d'Israël
appartiennent au prêtre
et tout ce qui est offert au sanctuaire par les particuliers
et qui est mis entre les mains du prêtre lui appartiendra en propre.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël et dis-leur :
— Il peut arriver à un homme que sa femme se soit égarée
et qu'au mépris de son mari
elle ait dormi avec un autre homme
sans que son mari ait pu découvrir cela
(au contraire, son adultère passe inaperçu)
et sans qu'on puisse le prouver avec des témoins, parce qu'elle n’a pas été surprise en plein déshonneur ;
si le mari est transporté de l'esprit de jalousie contre sa femme
qui aura été souillée ou qui en est accusée par un faux soupçon
il l'amènera au prêtre et il offrira une oblation pour elle :
la dixième partie d'une mesure de farine d'orge ;
il n’y versera pas d’huile et n’y mettra pas d’encens
car c’est un sacrifice de jalousie, une oblation pour découvrir l'adultère.
Le prêtre l'offrira donc et la mettra devant le Seigneur
il prendra de l’eau sainte dans un vase de terre
et il y mettra un peu de terre du sol du tabernacle.
Quand la femme se tiendra debout devant le Seigneur
il découvrira sa tête et posera sur ses mains le sacrifice du souvenir et l'oblation de jalousie ;
il aura lui-même dans la main les eaux très amères
sur lesquelles il a prononcé les malédictions avec exécration.
Il adjurera la femme et lui dira :
— Si aucun homme étranger n’a couché avec toi
et si tu ne t'es pas rendue impure en quittant le lit de ton mari
ces eaux très amères que j'ai chargées de malédictions ne te nuiront pas
mais si tu t'es détournée de ton mari, que tu t'es rendue impure
et que tu t'es approchée d'un autre homme
tu seras soumise à ces malédictions :
— Que le Seigneur fasse de toi une malédiction et un exemple pour tout son peuple !
Qu'il fasse pourrir ta cuisse, que ton ventre enfle et qu'il éclate !
Que viennent dans ton ventre ces eaux qui apportent la malédiction
qu'enfle ton ventre et que pourrisse ta cuisse !
Et la femme dira : — Amen ! Amen !
Le prêtre écrira ces malédictions sur un livre
il les effacera dans les eaux très amères qu'il aura chargées de malédictions
et il les lui donnera à boire ;
lorsqu'elle les aura prises
le prêtre enlèvera de la main de la femme le sacrifice de jalousie
il l'élèvera devant le Seigneur et il l'offrira sur l’autel
en sorte néanmoins qu'auparavant
il ait prélevé une poignée du sacrifice qui est offert
et qu'il l'ait brûlé sur l'autel
et ainsi il pourra donner à boire à la femme les eaux très amères.
Quand elle les aura bues
si elle s’est rendue impure et coupable d'adultère au mépris de son mari
les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle :
son ventre enflera puis sa cuisse pourrira
et la femme sera une malédiction et un exemple pour tout son peuple.
Mais si elle ne s’est pas rendue impure
elle sera préservée et elle aura des enfants.
Telle est la loi sur la jalousie quand une femme se détourne de son mari et qu'elle se rend impure
et quand le mari, poussé par un esprit de jalousie, la fait venir devant le Seigneur
et que le prêtre lui applique tout ce qui a été écrit ici.
Le mari sera exempt de faute
mais celle-ci assumera son iniquité.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël et tu leur diras :
— Lorsqu’un homme ou une femme auront fait un vœu pour se purifier
et qu'ils auront voulu se consacrer au Seigneur
ils s’abstiendront de vin et de tout ce qui peut enivrer
de vinaigre de vin et de toute autre boisson ;
ils ne boiront nulle chose qui soit extraite de raisin
ils ne mangeront ni raisins frais ni raisins secs.
Durant tous les jours où ils seront consacrés au Seigneur selon leur vœu
ils ne mangeront pas de tout ce qui peut être fait à partir de la vigne, depuis le raisin sec jusqu'au pépin ;
pendant tout le temps de la séparation du [nazir], le rasoir ne passera pas sur sa tête
jusqu’à l'achèvement de la période durant laquelle il s'est consacré au Seigneur :
il sera saint, laissant croître les cheveux de sa tête.
Tout le temps de sa consécration, il ne s’approchera d'aucun mort
et il ne se souillera pas en assistant aux funérailles même de son père ou de sa mère, ou de son frère ou de sa sœur
car la consécration de son Dieu est sur sa tête.
Tous les jours de sa séparation, il sera saint pour le Seigneur.
Mais si quelqu’un meurt subitement près de lui
sa tête de consécration deviendra impure ;
il la rasera aussitôt, ce même jour de sa purification et encore le septième jour
et le huitième jour il apportera au prêtre deux tourterelles ou deux petits de colombes
à l’entrée de l'Alliance du témoignage :
le prêtre offrira l’un pour le péché et l’autre en holocauste
et il dira pour lui la supplication parce qu'il a péché à cause du mort ;
ce jour-là il purifiera sa tête
il consacrera au Seigneur les jours de sa séparation
et il offrira un agneau d’un an pour son péché ;
en sorte néanmoins que les jours précédents soient nuls
puisque sa purification a été souillée.
Voici la loi de consécration quand il aura achevé les jours qu'il avait déterminés par son vœu :
on le fera venir à l’entrée du tabernacle de l'Alliance
et il offrira son oblation au Seigneur :
un agneau mâle d’un an sans tache pour l’holocauste
une brebis d’un an sans défaut pour le péché
et un bélier d’un an sans tache en hostie d'apaisement
ainsi qu’une corbeille de pains azymes qui auront été arrosés d'huile
et de galettes sans levain parfumées d’huile, avec les libations de chacun.
Le prêtre les offrira devant le Seigneur
et il fera l'offrande pour le péché aussi bien que pour l'holocauste.
Puis il immolera le bélier, hostie d'apaisement, au Seigneur
offrant en même temps la corbeille d'azymes et les libations qui sont dues de coutume.
Alors le nazir rasera à l’entrée du tabernacle de l'Alliance sa chevelure de consécration
et le prêtre prendra ses cheveux, qu'il les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice d'apaisement
ainsi que l’épaule cuite du bélier
un seul gâteau sans levain de la corbeille et une seule galette d'azyme
et il les mettra sur les paumes du nazir après que sa tête aura été rasée ;
les ayant reçus à nouveau de lui il les élèvera devant le Seigneur
et après avoir été sanctifiés ils appartiendront au prêtre
comme la poitrine, qu'on a commandé de séparer, et la cuisse ;
après cela, le nazir pourra boire du vin.
Telle est la loi du nazir, quand il aura voué son oblation au Seigneur, pour le temps de sa consécration
sans tenir compte de ce qu'il se sera procuré de sa propre main :
selon ce qu'il avait fait comme vœu dans son esprit, ainsi fera-t-il pour parachever sa sanctification.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Dis à Aaron et à ses fils :
— Vous bénirez ainsi les fils d’Israël et vous leur direz :
— Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur te révèle sa face et qu’il ait pitié de toi !
Que le Seigneur lève sa face vers toi et qu’il te donne la paix !
Et ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël et moi je les bénirai.
Quand arriva le jour où Moïse acheva le tabernacle, le dressa
l’oignit et le consacra avec tous ses ustensiles
ainsi que l’autel et ses ustensiles
les princes d'Israël présentèrent, ainsi que les chefs des familles qui étaient dans chaque tribu
et qui commandaient ceux qui avaient été recensés
leurs présents devant le Seigneur :
six chariots couverts et douze bœufs ;
deux chefs offrirent un chariot et chacun offrit un bœuf
et ils les présentèrent devant le tabernacle.
Et le Seigneur parla à Moïse :
— Reçois-les d’eux pour qu'ils soient employés au service du tabernacle
et tu les donneras aux Lévites, selon l'ordre de leur service.
Moïse, ayant donc reçu les chars et les bœufs, les remit aux Lévites.
Il donna deux chars et quatre bœufs aux fils de Gerson
selon le besoin qu'ils en avaient ;
il donna les quatre autres chars et huit bœufs aux fils de Mérari
selon leurs fonctions et leur service
sous l'autorité d’Ithamar fils d’Aaron le prêtre.
Mais aux fils de Caath il ne donna pas de chars ou de bœufs
parce qu'ils servent dans le sanctuaire et portent leurs charges sur leurs propres épaules.
Les chefs offrirent donc pour la dédicace de l’autel, le jour où on l’oignit
une oblation devant l’autel.
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Que chacun des chefs vienne présenter chaque jour ses présents pour la dédicace de l’autel.
Le premier jour, celui qui présenta son offrande fut Naasson fils d’Aminadab de la tribu de Juda :
elle comprenait un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour le sacrifice d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’offrande de Naasson fils d’Aminadab.
Le second jour, Nathanaël fils de Suar, chef de la tribu d’Issachar, offrit
un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d’huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour le sacrifice d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’offrande de Nathanaël fils de Suar.
Le troisième jour le chef des fils de Zabulon, Heliab fils de Hélon
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d’huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour le sacrifice d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’offrande d’Heliab fils de Hélon.
Le quatrième jour, le chef des fils de Ruben, Hélisur fils de Sédéur
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d’huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l'oblation d'Hélisur fils de Sédéur.
Le cinquième jour, le chef des fils de Siméon, Salamiël fils de Surisaddaï
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d’huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l'oblation de Salamiël fils de Surisaddaï.
Le sixième jour, le chef des fils de Gad, Heliasaph fils de Duhel
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier d'or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’oblation d'Heliasaph fils de Duhel.
Le septième jour, le chef des fils d'Ephraïm, Hélisama fils d'Ammiud
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles, selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’oblation d'Hélisama fils d'Ammiud.
Le huitième jour, le chef des fils de Manassé Gamaliel fils de Phadassur
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles au poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’oblation de Gamaliel fils de Phadassur.
Le neuvième jour, le chef des fils de Benjamin, Abidan fils de Gédéon
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’oblation d’Abidan fils de Gédéon.
Le dixième jour, le chef des fils de Dan, Ahiézer fils d'Amisaddaï
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’oblation d'Ahiézer fils d'Amisaddaï.
Le onzième jour, le chef des fils d'Asher, Phégiel fils d'Ocran
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l’huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’oblation de Phégiel fils d'Ocran.
Le douzième jour, le chef des fils de Nephthali, Ahira fils d'Henan
offrit un plat d’argent du poids de cent trente sicles
un vase d’argent de soixante-dix sicles, selon le poids du sanctuaire
tous deux remplis de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice ;
un petit mortier en or de dix sicles, plein d'encens ;
un bœuf pris du troupeau, un bélier et un agneau d’un an pour l’holocauste
ainsi qu'un bouc pour le péché
et pour les hosties d'apaisement deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d’un an :
telle fut l’offrande d'Ahira fils d'Henan.
Telles furent les offrandes des chefs d’Israël pour la dédicace de l’autel, le jour où il fut consacré :
douze plats d’argent
douze vases d’argent
douze petits mortiers en or ;
chaque plat d’argent pesait cent trente sicles
et chaque vase soixante dix sicles
c'est-à-dire, en considérant toute la vaisselle en argent mise ensemble :
deux mille quatre cent sicles, au poids du sanctuaire ;
douze petits mortiers en or pleins d'encens
pesant dix sicles, au poids du sanctuaire
c'est-à-dire, pour l'or tout ensemble, cent vingt sicles ;
douze bœufs du troupeau pour l'holocauste
douze béliers, douze agneaux d’un an avec leurs libations
douze boucs pour le péché ;
pour les hosties d'apaisement : vingt-quatre bœufs
soixante béliers, soixante boucs et soixante agneaux d’un an ;
telles furent les offrandes pour la dédicace de l’autel lorsqu'il fut oint.
Lorsque Moïse entrait dans le tabernacle de l'Alliance pour consulter l'oracle
il entendait la voix de celui qui lui parlait depuis le propitiatoire
qui était sur l’arche du témoignage, entre les deux chérubins, d'où il lui parlait aussi.
Et le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle à Aaron, et dis-lui :
— Lorsque tu auras placé les sept lampes
c'est vers le côté que regarde le candélabre qu'elles devront jeter leur lumière.
Aaron fit ainsi et il plaça les lampes sur le candélabre comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
Et voici quelle était la facture du candélabre :
il était fait d'or ductile, tant la tige du milieu que tous ses côtés, formés de branches de part et d'autre ;
selon le modèle que le Seigneur avait montré à Moïse, ainsi fut réalisé le candélabre.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Prends les Lévites du milieu des fils d’Israël
et purifie-les
selon ce rite :
qu'ils soient arrosés d’eau lustrale et qu’ils rasent tous les poils de leur corps ;
quand ils auront lavé leurs vêtements et qu’ils auront été purifiés,
qu'ils prennent un bœuf des troupeaux avec sa libation de fleur de farine arrosée d'huile ;
et toi, tu prendras un second bœuf du troupeau pour le péché.
Tu feras approcher les Lévites devant le tabernacle de l'Alliance
après avoir convoqué toute l’assemblée des fils d’Israël.
Quand les Lévites seront devant le Seigneur
les fils d’Israël poseront leurs mains sur eux.
Aaron offrira les Lévites comme présent devant le Seigneur de la part des fils d’Israël
pour qu’ils servent dans son ministère.
Les Lévites poseront aussi leurs mains sur la tête des bœufs
dont tu offriras l’un pour le péché
et l’autre en holocauste au Seigneur
afin de dire la supplication pour eux.
Tu placeras les Lévites devant Aaron et ses fils
et tu les consacreras après les avoir offerts au Seigneur.
Tu les sépareras du milieu des fils d’Israël pour qu'ils soient à moi
et après cela, ils entreront dans le tabernacle de l'Alliance pour me servir :
voilà la manière dont tu les purifieras et dont tu les consacreras en oblation au Seigneur
parce qu'ils m'ont été donnés en offrande par les fils d'Israël.
C'est à la place des premiers-nés qui ouvrent tout sein en Israël que je les ai reçus
car tout premier-né des fils d’Israël est à moi
tant des hommes que des animaux :
depuis le jour où j’ai frappé tous les premiers-nés dans la terre d’Égypte je me les suis consacrés
j’ai pris les Lévites à la place de tous les premiers-nés des fils d’Israël
et j'en ai fait don à Aaron et à ses fils [en les prenant] du milieu du peuple
afin qu'ils me servent pour Israël dans le tabernacle de l'Alliance
et qu’ils prient pour eux, de peur que le peuple ne soit frappé d'une plaie s'ils osaient s'approcher du sanctuaire.
Moïse, Aaron et toute l’assemblée des fils d’Israël firent à l’égard des Lévites
ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse :
ils se purifièrent et lavèrent leurs vêtements
Aaron les éleva devant le Seigneur
et il pria pour eux
afin qu'après leur purification, ils viennent faire leur service dans le tabernacle de l'Alliance
en présence d’Aaron et de ses fils ;
selon ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse au sujet des Lévites, ainsi fut-il fait.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Voici la loi à l'égard des Lévites :
à partir de vingt-cinq ans et au-dessus ils viendront pour servir dans le tabernacle de l'Alliance ;
quand ils auront accompli la cinquantième année de leur âge, ils cesseront de servir
et ils seront les ministres de leurs frères dans le tabernacle de l'Alliance
pour garder ce qui leur aura été confié
mais sans accomplir les travaux eux-mêmes ;
ainsi établiras-tu les Lévites dans leurs fonctions.
Le Seigneur parla à Moïse dans le désert de Sinaï, la deuxième année
après leur sortie de la terre d’Égypte, le premier mois, en disant :
— Que les fils d’Israël fassent la Pâque en son temps
le quatorzième jour de ce mois vers le soir
selon toutes ses cérémonies et ses ordonnances.
Moïse ordonna aux fils d’Israël qu’ils fissent la Pâque
et ils la firent en son temps
le quatorzième jour du mois, vers le soir, sur la montagne du Sinaï :
selon tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse, ainsi firent les fils d’Israël.
Mais voici, quelques-uns se trouvaient impurs à cause de l'âme d'un homme
et ils ne pouvaient pas faire la Pâque ce jour-là ;
s’étant présentés devant Moïse et Aaron
ils leur dirent :
— Nous sommes impurs à cause de l'âme d'un homme
pourquoi sommes-nous privés de pouvoir présenter l'oblation au Seigneur en son temps parmi les fils d’Israël ?
Moïse leur répondit :
— Attendez que je consulte le Seigneur sur ce qu'il vous ordonnera.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël :
— Si un homme se trouve impur à cause d'une âme, ou en voyage au loin, parmi votre nation
il fera la Pâque du Seigneur
au second mois
le quatorzième jour du mois vers le soir ;
ils la mangeront avec des azymes et des laitues sauvages.
Ils n’en laisseront rien jusqu’au matin
et ils n’en briseront pas les os ;
ils observeront tous les rites de la Pâque.
Mais si quelqu’un est pur et n'est pas en voyage
et que pourtant il n'a pas fait la Pâque
son âme sera retranchée des gens de son peuple
parce qu’il n’a pas présenté le sacrifice au Seigneur en son temps ;
il portera lui-même son propre péché.
Si un voyageur ou un étranger se trouve chez vous
il fera aussi la Pâque du Seigneur selon ses cérémonies et ses ordonnances :
le précepte sera le même parmi vous, pour l'étranger comme pour l'indigène.
Le jour donc où le tabernacle fut dressé, la nuée le couvrit :
depuis le soir jusqu’au matin il y avait sur la tente comme une espèce de feu.
Il en fut ainsi continuellement :
le jour, la nuée le couvrait
et la nuit, c'était comme une espèce de feu.
Quand la nuée qui couvrait le tabernacle s'était éloignée
alors les fils d’Israël partaient
et à l’endroit où la nuée s'était arrêtée, ils dressaient là le camp.
Au commandement du Seigneur ils partaient et à son commandement ils dressaient le tabernacle ;
durant tous les jours où la nuée restait sur le tabernacle ils demeuraient au même lieu.
Et s'il arrivait qu'elle reste longtemps sur lui
les fils d’Israël restaient attentifs au Seigneur
et ne partaient pas
pendant tous les jours que la nuée se trouvait sur le tabernacle ;
au commandement du Seigneur ils dressaient leurs tentes et à son commandement ils les démontaient.
Si la nuée était restée sur le tabernacle du soir au matin et l'avait quitté dès l'aube, ils partaient
et si la nuée s'en était allée après un jour et une nuit ils détendaient les tentes.
Si elle s’arrêtait sur le tabernacle pendant deux jours, un mois ou plus longtemps
les fils d’Israël restaient dans le même lieu et ne partaient pas
mais dès qu’elle s'était retirée ils levaient le camp.
Selon le verbe du Seigneur ils dressaient les tentes et selon son verbe ils partaient :
ils restaient attentifs au Seigneur, conformément à son ordre, transmis par la main de Moïse.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Fais-toi deux trompettes d’argent battu
qui te permettront de convoquer l’assemblée quand il faudra lever le camp.
Quand tu auras sonné de ces trompettes
toute l’assemblée se réunira auprès de toi à l’entrée du tabernacle de l'Alliance.
Si tu ne sonnes qu'une seule fois, les princes et les chefs du peuple d’Israël viendront auprès de toi.
Mais si un son de trompette plus long et saccadé retentit
les camps qui sont sur le côté oriental se mettront en marche les premiers.
Lorsque la trompette sonnera une deuxième fois et avec un bruit semblable
ceux qui habitent au midi enlèveront leurs tentes
et les autres feront de même quand les trompettes retentiront pour le départ.
Quand il faudra convoquer le peuple
les trompettes sonneront une seule fois et ne retentiront pas par saccades.
Les fils d’Aaron, les prêtres, sonneront des trompettes
et ce sera une loi perpétuelle pour vos descendants.
Si vous allez à la guerre hors de votre terre
contre les ennemis qui vous combattront
vous sonnerez des trompettes avec éclat
et vous serez rappelés au souvenir du Seigneur votre Dieu
pour être délivrés des mains de vos ennemis.
S'il vous arrive de faire un banquet pendant les jours de fête et les calendes
vous sonnerez des trompettes pour vos holocaustes et vos victimes d'apaisement
afin qu'elles deviennent pour vous un mémorial de votre Dieu, je suis le Seigneur votre Dieu.
La seconde année, au vingtième jour du deuxième mois
la nuée s’éleva de dessus le tabernacle de l'Alliance :
les fils d’Israël partirent du désert de Sinaï selon leurs troupes
et la nuée s’arrêta dans le désert de Pharan.
Les premiers qui levèrent le camp, suivant le commandement du Seigneur par la main de Moïse
furent les fils de Juda, selon leurs troupes
et leur prince était Naasson fils d’Aminadab ;
dans la tribu des fils d'Issachar le prince était Nathanaël fils de Suar
dans la tribu de Zabulon le prince était Heliab fils de Hélon.
Le tabernacle fut démonté
et les fils de Gerson et de Mérari partirent en le portant.
Les fils de Ruben partirent aussi, selon leurs troupes et leur rang
et leur prince était Hélisur fils de Sédéur ;
dans la tribu des fils de Siméon, le prince était Salamiël fils de Surisaddaï ;
ensuite, dans la tribu de Gad, le prince était Heliasaph fils de Duhel.
Les Caathites partirent en portant le sanctuaire
et on on continua de porter le tabernacle jusqu'à ce qu'on arrivât au lieu où il devait être dressé.
Les fils d’Ephraïm levèrent aussi le camp, selon leurs troupes
et leur armée avait pour prince Hélisama fils d'Ammiud.
Dans la tribu des fils de Manassé le prince était Gamaliel fils de Phadassur
et dans la tribu de Benjamin le chef était Abidan fils de Gédéon.
Les derniers à partir de tout le camp, selon leurs troupes, furent les fils de Dan
et leur armée avait pour prince Ahiézer fils d’Amisaddaï.
Dans la tribu des fils d'Aser le prince était Phégiel fils d'Ocran
et dans la tribu des fils de Nephthali le prince était Ahira fils d’Henan.
Tel était le camp, et l’ordre de marche des fils d’Israël
selon leurs troupes, quand ils partaient.
Moïse dit à Hobab fils de Rahuël le Madianite, son parent :
— Nous partons pour le lieu que le Seigneur doit nous donner.
Viens avec nous pour que nous t'apportions des biens
car le Seigneur a promis des biens à Israël.
Mais il lui répondit :
— Je n’irai pas avec toi mais je m’en irai dans ma terre, là où je suis né.
Et Moïse dit : — Ne nous quitte pas
car toi tu connais les lieux où nous aurons à camper dans le désert
et tu seras notre guide.
Quand tu seras venu avec nous
nous te donnerons tout ce qu'il y aura de meilleur parmi les richesses que le Seigneur doit nous livrer.
Ils partirent donc de la montagne du Seigneur, ils firent trois journées de marche
et pendant ces trois journées l’Arche de l’Alliance du Seigneur les précédait pour leur indiquer le lieu du camp.
La nuée du Seigneur aussi était au-dessus d’eux pendant le jour lorsqu’ils marchaient.
Quand l’Arche était levée Moïse disait :
— Lève-toi, Seigneur, que tes ennemis soient dispersés
et que ceux qui te haïssent fuient devant ta face !
Et quand elle était posée, il disait :
— Reviens, Seigneur, vers la multitude de l'armée d’Israël !
Cependant un murmure naquit chez le peuple, comme s'il se plaignait de sa fatigue en accusant le Seigneur :
quand il l'eut entendu, il se mit en colère
et le feu du Seigneur, allumé contre eux, dévora l'extrémité du camp.
Comme le peuple avait crié vers Moïse
Moïse pria le Seigneur et le feu s’éteignit.
On donna à ce lieu le nom d'« Incendie »
parce que le feu du Seigneur s’était allumé contre eux.
De fait, une foule de gens de toute sorte qui était montée avec eux
s'enflamma de désir et, s'asseyant et pleurant, ensemble avec les fils d'Israël qui s'étaient joints à eux, ils dirent :
— Qui nous donnera de la viande à manger ?
Nous nous souvenons des poissons que nous mangions pour rien en Égypte
ils nous reviennent à l'esprit, les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail.
Notre âme est desséchée
nos yeux ne voient rien d'autre que de la manne.
La manne était semblable à la graine de coriandre et avait la couleur du bdellium ;
le peuple partait alentour et la ramassait, il la broyait avec une meule ou la pilait dans un mortier
il la cuisait au pot et en faisait des gâteaux
qui avaient le goût comme d'un pain à l’huile ;
quand la rosée descendait pendant la nuit sur le camp
la manne y descendait aussi.
Moïse entendit pleurer le peuple, toutes les lignées
chacun à l’entrée de sa tente
et la fureur du Seigneur s’enflamma grandement
mais à Moïse aussi la situation parut intolérable.
Et il dit au Seigneur :
— Pourquoi as-tu fait ce mal à ton serviteur ?
pourquoi ne trouvé-je pas grâce à tes yeux ?
et pourquoi as-tu mis sur moi la charge de tout ce peuple ?
Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple ou qui l’ai engendré
pour que tu me dises : — Porte-les sur ton sein
comme la nourrice a coutume de porter un petit enfant
et conduis-les jusqu'à la terre pour lequelle tu as fait un serment à leurs pères ?
Où prendrai-je de la viande pour en donner à tout ce peuple ?
Ils pleurent autour de moi en disant :
— Donne-nous de la viande à manger !
Je ne puis pas à moi seul porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi.
S'il te semble autrement, tue-moi je t'en prie
et que je trouve grâce à tes yeux
pour ne pas être frappé de tant de maux !
Le Seigneur dit à Moïse :
— Assemble-moi soixante-dix hommes des anciens d’Israël
que tu sais être les anciens du peuple et les chefs ;
amène-les à l'entrée du tabernacle de l'Alliance
et tu les feras se tenir là avec toi
pour que je descende et que je te parle :
je prendrai de l’esprit qui est tien et je leur en donnerai
afin qu’ils portent avec toi le fardeau du peuple et que toi tu ne sois pas le seul à t'en charger.
Tu diras aussi au peuple :
— Sanctifiez-vous ! Demain, vous mangerez de la viande
car moi je vous ai entendu dire :
— Qui nous fera manger de la viande ?
Nous étions bien en Égypte.
Ainsi, le Seigneur vous donnera de la viande et vous en mangerez
non pas un seul jour, ni deux, ni cinq, ni dix
ni même vingt
mais pendant un mois entier
jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines et qu’elle vous soit en dégoût
parce que vous avez rejeté le Seigneur qui est au milieu de vous
et que vous avez pleuré devant lui en disant :
— Pourquoi sommes-nous sortis d’Égypte ?
Moïse dit : — Ce peuple est de six cent mille hommes de pied
et tu dis : — Je leur donnerai de la viande à manger pendant un mois entier !
Égorgera-t-on une multitude de brebis et de bœufs
pour pouvoir les fournir en nourriture
ou ramassera-t-on tous les poissons de la mer pour qu’ils en aient assez ?
Le Seigneur lui répondit :
— La main du Seigneur est-elle impuissante ?
Tu verras dès à présent si ma parole se réalisera.
Moïse sortit donc et rapporta au peuple les paroles du Seigneur
et il assembla soixante-dix hommes des anciens d'Israël
qu'il fit se tenir autour du tabernacle.
Le Seigneur descendit dans la nuée et lui parla
il prit de l’esprit qui était en Moïse et le donna aux soixante-dix hommes
et quand l’esprit eut reposé sur eux ils prophétisèrent et ne cessèrent plus.
Deux hommes étaient restés dans le camp
l’un nommé Heldad et l’autre Médad
et l’esprit reposa sur eux
car ils avaient aussi été inscrits mais ils ne s’étaient pas rendus au tabernacle.
Et alors qu'ils prophétisaient dans le camp
un jeune garçon courut l'annoncer à Moïse en disant :
— Eldad et Médad prophétisent dans le camp.
Aussitôt Josué fils de Nun, serviteur de Moïse choisi parmi beaucoup, dit :
— Moïse, mon seigneur, empêche-les !
Mais celui-ci lui dit : — Pourquoi es-tu jaloux pour moi ?
Plût à Dieu que tout le peuple fût prophète
et que le Seigneur leur donnât son esprit !
Et Moïse se retira dans le camp, lui et les anciens d’Israël.
Un vent qui venait du Seigneur
et par-delà la mer avait entraîné des cailles
les porta et les abattit sur le camp
sur une étendue aussi grande que ce qu'on peut parcourir en un jour
de tout côté autour du camp
et elles volaient en l'air à la hauteur de deux coudées au-dessus de la terre.
Ainsi, le peuple se leva pendant tout ce jour, toute la nuit et toute la journée du lendemain
et ramassa des cailles (celui qui en avait le moins en avait dix cors) ;
et ils les firent sécher tout autour du camp.
La chair était encore entre leurs dents, cette nourriture ne s'épuisait pas
et voici, la fureur du Seigneur s’enflamma contre le peuple et le frappa d’une très grande plaie.
On appela ce lieu les « sépulcres de Concupiscence »
car on y enterra le peuple qui avait eu du désir ;
et après avoir quitté les sépulcres de Concupiscence, ils vinrent à Aséroth et y demeurèrent.
Marie, avec Aaron, parla contre Moïse
au sujet de sa femme éthiopienne
et ils dirent :
— Est-ce seulement par Moïse que le Seigneur a parlé ?
Ne nous a-t-il pas aussi parlé de la même manière ?
Et comme le Seigneur l'avait entendu
(car Moïse était le plus doux de tous les hommes qui demeuraient sur la terre)
aussitôt le Seigneur lui parla, ainsi qu'à Aaron et à Marie :
— Sortez, vous trois seulement, vers le tabernacle de l'Alliance.
Et comme ils étaient sortis
le Seigneur descendit dans la colonne de nuée et se tint à l’entrée du tabernacle
appelant Aaron et Marie ;
quand ils s’avancèrent
il leur dit :
— Écoutez mes paroles :
s'il y a parmi vous quelque prophète du Seigneur
c'est en vision que je lui apparaitrai, ou en songe que je lui parlerai.
Mais tel n’est pas mon serviteur Moïse
qui est très fidèle dans toute ma maison
car c'est bouche à bouche que je lui parle
et ouvertement : ce n'est pas en énigmes et en figures qu'il voit le Seigneur.
Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de calomnier mon serviteur Moïse ?
Et, irrité contre eux, il s’en alla.
La nuée aussi, qui était sur le tabernacle, s'en alla
et voici, Marie se révéla blanche de lèpre comme la neige :
lorsqu'Aaron se tourna vers elle et qu'il vit qu'elle était couverte de lèpre
il dit à Moïse :
— De grâce, mon seigneur, ne mets pas sur nous ce péché que nous avons follement commis !
Qu'elle ne soit pas comme morte, et comme un enfant mort-né qui est jeté du sein de sa mère !
Voici, déjà sa chair est à demi-consumée par la lèpre.
Et Moïse cria au Seigneur en disant :
— Dieu, je te prie, guéris-là !
Et le Seigneur lui répondit :
— Si son père lui avait craché au visage
n'aurait-elle pas dû au moins pendant sept jours devenir rouge de honte ?
Qu'elle soit mise pendant sept jours à l'écart du camp, et ensuite on la rappellera.
Donc Marie fut exclue hors du camp sept jours
et le peuple ne bougea pas de ce lieu jusqu’à ce que Marie fût rappelée.
13,1 Il partit d'Aséroth et planta ses tentes au désert de Pharan.
En ce lieu, le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Envoie des hommes pour explorer la terre de Canaan que je dois donner aux fils d’Israël ;
un homme de chacune des tribus, parmi les princes.
Moïse fit ce que le Seigneur avait commandé
et il envoya du désert de Pharan des hommes parmi les princes
dont voici les noms :
pour la tribu de Ruben, Semmua fils de Zechur
pour la tribu de Siméon, Saphat fils de Huri
pour la tribu de Juda, Caleb [Chaleb] fils de Jéphoné [Iepphonne]
pour la tribu d’Issachar, Igal fils de Joseph
pour la tribu d’Ephraïm, Osée fils de Nun
pour la tribu de Benjamin, Phalti fils de Raphu
pour la tribu de Zabulon, Geddiël [Geddihel] fils de Sodi
pour la tribu de Joseph, du sceptre de Manassé, Gadi fils de Susi
pour la tribu de Dan, Ammiel fils de Guémalli
pour la tribu d’Aser, Sthur fils de Michel [Michahel]
pour la tribu de Nephthali, Naabbi fils de Vaphsi
pour la tribu de Gad, Guël fils de Maqui.
Tels sont les noms des hommes que Moïse envoya pour explorer la terre ;
il donna à Osée fils de Nun le nom de « Josué ».
Moïse les envoya pour explorer la terre de Canaan et il leur dit :
— Montez par le midi
et lorsque vous serez arrivés aux montagnes
vous examinerez de quel genre est la terre
et le peuple qui l’habite :
s’il est fort ou faible
en petit nombre ou considérable
si la terre elle-même est bonne ou mauvaise
de quel genre sont les villes, fortifiées ou dépourvues de murs
si le sol est gras ou stérile
boisé ou sans arbres.
Ayez bon courage et apportez-nous des fruits de la terre !
C’était alors le temps où les premiers raisins étaient prêts à être consommés.
Lorsqu'ils furent montés, ils explorèrent la terre
depuis le désert de Sin jusqu’à Roob, en entrant à Emath.
Ils montèrent vers le midi et allèrent à Hébron
où se trouvaient Ahiman, Sisaï et Tholmaï, fils d’Énac ;
Hébron, en effet, avait été bâtie sept ans avant Tanis, ville d’Égypte.
Arrivés jusqu'au torrent de la Grappe, ils coupèrent une branche de vigne avec sa grappe de raisin
et deux hommes la portèrent au moyen d’une perche ;
ils emportèrent aussi des grenades et des figues de ce lieu
auquel on donna le nom de « Neelescol », c'est-à-dire « torrent de la Grappe »
à cause de la grappe que les fils d’Israël avaient portée.
Ceux qui explorèrent la terre revinrent au bout de quarante jours
après avoir fait le tour de toute la contrée.
Ils allèrent auprès de Moïse, d’Aaron et de toute l’assemblée des fils d’Israël
dans le désert de Pharan qui est à Cadès.
En leur parlant, à eux ainsi qu’à toute l’assemblée
ils leur montrèrent les fruits de la terre
et ils firent leur rapport en disant :
— Nous sommes allés dans la terre où tu nous as envoyés.
C’est vraiment une terre où coulent le lait et le miel comme on peut le reconnaître par ces fruits.
Mais il a des habitants très puissants
et ses villes sont grandes et fortifiées ;
nous y avons vu la race d’Énac !
Amalec habite au midi
l'Héthéen, le Jébuséen et l’Amorrhéen dans les montagnes
et le Cananéen habite au bord de la mer et le long des courants du Jourdain.
Cependant Caleb, essayant de faire taire le murmure du peuple qui s'élevait contre Moïse, dit :
— Montons et emparons-nous de la terre
car nous pouvons nous en rendre maîtres !
Mais les autres qui y avaient été avec lui disaient :
— Nous ne sommes en aucune façon capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous.
Et ils décrièrent devant les fils d’Israël la terre qu’ils avaient explorée en disant :
— La terre que nous avons parcourue dévore ses habitants :
le peuple que nous avons observé est de haute taille
nous avons vu là certains monstres des fils d’Énac, de la race des géants
à coté desquels nous semblions comme des sauterelles !
Alors toute la foule poussa des cris et pleura pendant cette nuit-là
et les fils d’Israël murmurèrent tous ensemble contre Moïse et Aaron, en disant :
— Si seulement nous étions morts en Égypte et non dans ce vaste désert !
Si seulement nous pouvions périr et que le Seigneur ne nous fasse pas entrer dans cette terre-là,
de peur que nous ne tombions sous le glaive et que nos femmes et nos enfants ne soient emmenés captifs !
Ne vaut-il pas mieux retourner en Égypte ?
Et ils se dirent les uns aux autres :
— Instituons-nous un chef et retournons en Égypte !
Entendant cela, Moïse et Aaron tombèrent prosternés à terre
en présence de toute l’assemblée des fils d'Israël.
Mais au contraire Josué fils de Nun et CCaleb fils de Jéphoné
qui avaient eux aussi exploré la terre
déchirèrent leurs vêtements
et dirent à toute l’assemblée des fils d’Israël :
— La terre que nous avons parcourue est une excellente terre :
si le Seigneur nous est favorable, il nous y fera entrer
et il nous donnera un sol ruisselant de lait et de miel !
Ne soyez pas rebelles contre le Seigneur
et n'ayez pas peur du peuple de cette terre
car, comme du pain, nous pouvons n'en faire qu'une bouchée :
toute protection s’est retirée d'eux !
Le Seigneur est avec nous, ne craignez pas !
Et alors que toute la foule criait
et voulait les lapider
la gloire du Seigneur apparut sur la demeure de l'Alliance à tous les fils d'Israël
et le Seigneur dit à Moïse :
— Jusqu'à quand ce peuple me méprisera-t-il ?
Jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi malgré tous les prodiges que j’ai faits devant eux ?
Je vais donc le frapper par la peste et le détruire
mais toi, je te ferai prince d'une nation plus grande et plus puissante que lui.
Mais Moïse dit au Seigneur :
—... Au point qu'ils iraient entendre, les Égyptiens du milieu desquels tu as fait sortir ce peuple
et les habitants de cette terre
(eux qui ont entendu que toi, Seigneur, tu es au milieu de ce peuple
et t'y montres face à face,
que ta nuée les protège
et que tu marches devant eux dans une colonne de nuée pendant le jour
et dans une colonne de feu pendant la nuit)
que tu as fait mourir une si grande multitude comme un seul homme ?
Alors ils diraient :
— Il n'aurait pas pu faire entrer ce peuple dans la terre qu'il avait promise avec serment :
c’est pour cela qu'il les a tués dans le désert !
Que soit donc magnifiée la puissance du Seigneur, comme tu l'as juré en disant :
— « Le Seigneur est patient et riche en miséricorde
il pardonne l’iniquité et les crimes
mais ne laisse personne sans reproche »...
Toi qui « punis les péchés des pères sur les enfants
sur ceux de la troisième et de la quatrième génération »
pardonne, je t'en supplie, le péché de ce peuple qui est le tien
selon la grandeur de ta miséricorde
comme tu leur as été propice depuis leur sortie d'Égypte jusqu’en ce lieu-ci !
Et le Seigneur dit : — J'ai pardonné selon ta parole
je suis vivant et la gloire de du Seigneur remplira toute la terre.
Cependant, tous les hommes qui ont vu ma majesté
et les prodiges que j’ai faits en Égypte et dans le désert
qui m’ont tenté déjà dix fois
et qui n’ont pas écouté ma voix
ne verront pas la terre que j’ai promise avec serment à leurs pères :
aucun de ceux qui m’ont méprisé ne la verra.
Mon serviteur Caleb qui, rempli d’un autre esprit, m'a suivi
je le ferai entrer dans la terre qu'il a parcourue
et ses descendants la posséderont.
Puisque les Amalécites et le Cananéen habitent dans la vallée
levez le camp demain et retournez dans le désert par le chemin de la mer Rouge.
Le Seigneur parla à Moïse et à Aaron en disant :
— Jusqu'à quand cette odieuse assemblée murmurera-t-elle contre moi ?
J’ai entendu les plaintes des fils d’Israël.
Dis-leur donc :
— Je suis vivant ! dit le Seigneur
selon ce que je vous ai entendu dire, ainsi je ferai pour vous.
Vos cadavres reposeront dans ce désert.
Vous tous dont on a fait le recensement depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
et qui avez murmuré contre moi
vous n’entrerez pas dans la terre sur laquelle j'ai levé la main pour vous y faire habiter
à l’exception de Caleb fils de Jéphoné et de Josué fils de Nun.
Et vos petits-enfants, dont vous avez dit qu'ils deviendraient la proie de vos ennemis
je les y ferai entrer pour qu'ils voient la terre qui vous a déplu.
Vos cadavres seront étendus dans le désert
vos fils seront vagabonds dans le désert pendant quarante ans
et ils porteront la peine de votre fornication
jusqu’à ce que les cadavres de leurs pères soient consumés dans le désert.
Selon le nombre des quarante jours pendant lesquels vous avez examiné la terre
une année vaudra pour un jour :
vous assumerez vos iniquités quarante années
et vous saurez ce que c’est que ma vengeance.
En effet, comme j'ai dit, voici ce que je ferai à toute cette odieuse assemblée
qui s’est ameutée contre moi :
elle sera consumée dans ce désert et elle y mourra.
Ainsi, les hommes que Moïse avait envoyés pour explorer la terre
et qui à leur retour avaient fait murmurer contre lui toute l’assemblée
en dénigrant la terre, disant qu'elle était mauvaise
moururent et furent frappés devant le Seigneur.
Mais Josué fils de Nun et Caleb fils de Jéphoné
survécurent parmi tous ceux qui étaient allés explorer la terre.
Moïse rapporta toutes ces paroles à tous les fils d’Israël
et le peuple fut en grande désolation.
Et voici, s'étant levés de bon matin
ils montèrent sur le sommet de la montagne et dirent :
— Nous sommes prêts à monter au lieu dont le Seigneur a parlé car nous avons péché.
Et Moïse leur dit : — Pourquoi transgressez-vous la parole du Seigneur ? Cela ne vous réussira pas.
Ne montez pas, car le Seigneur n’est pas au milieu de vous
craignez de tomber devant vos ennemis !
Les Amalécites et le Cananéen sont là devant vous
et vous tomberiez sous leur glaive
parce que vous n'avez pas voulu obéir au Seigneur
et le Seigneur ne sera pas avec vous.
Mais eux, frappés d'aveuglement, montèrent vers le sommet de la montagne
alors que l’Arche du Témoignage du Seigneur et Moïse ne bougèrent pas du camp.
Alors les Amalécites et le Cananéen qui habitaient cette montagne descendirent
et, les frappant et les taillant en pièces, ils les poursuivirent jusqu'à Horma.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël et dis-leur :
— Quand vous serez entrés dans la terre de votre habitation, que je vous donnerai
et que vous aurez offert au Seigneur une oblation,
comme holocauste ou comme victime
pour l’accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire
ou bien, dans vos fêtes solennelles, pour répandre une agréable odeur au Seigneur
en brûlant des bœufs ou des brebis
tout homme qui aura immolé une victime offrira
un sacrifice : un dixième d'épha de fleur de farine arrosée d’huile
qui aura pour mesure un quart de hin ;
et il donnera, pour faire les libations, du vin de même mesure
qu'il s'agisse d'un holocauste ou d'une victime, pour chaque agneau ;
pour un bélier, il faudra un sacrifice de deux dixièmes de fleur de farine
qui aura été arrosée d'un tiers de hin d’huile
et du vin pour la libation, un tiers de la même mesure
qu'il offrira comme agréable odeur au Seigneur.
Et quand tu auras offert un taureau, soit comme holocauste soit comme hostie
pour l’acquittement d’un vœu ou comme victime d'apaisement
tu offriras pour chaque taureau trois dixièmes de fleur de farine
arrosée d’huile, qui doit faire une demi mesure de hin
et du vin pour faire les libations de même mesure
en oblation d'une très agréable odeur au Seigneur.
Vous ferez ainsi
pour chaque bœuf, pour chaque bélier, pour chaque agneau ou chevreau.
Tant les indigènes que les voyageurs
offriront les sacrifices selon le même rite.
Il y aura une seule loi et une seule ordonnance
tant pour vous que pour les étrangers à votre pays.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël et dis-leur :
— Lorsque vous serez arrivés dans la terre que je vous donnerai
et que vous mangerez des pains de cette région
vous mettrez à part, pour le Seigneur, les prémices
de vos mets
comme vous mettez à part les prémices de l'aire [à grains] ;
ainsi, vous donnerez aussi les prémices de vos pâtes au Seigneur.
Mais si, par ignorance, vous omettez une de ces choses
dont le Seigneur a parlé à Moïse
et qu'il vous a ordonnées à travers lui depuis le jour où il a commencé à donner des commandements et au-delà
si donc l’assemblée a oublié de le faire
elle offrira un veau pris d'un troupeau, holocauste en très agréable odeur au Seigneur
avec son sacrifice et sa libation comme les cérémonies l'exigent
ainsi qu’un bouc pour le péché.
Le prêtre priera pour toute l’assemblée des fils d’Israël et il leur sera pardonné
car ils n'ont pas péché volontairement
à condition cependant qu'ils présentent un sacrifice fait par le feu au Seigneur
pour eux-mêmes, pour leur péché et leur erreur.
Il sera pardonné à toute l’assemblée des fils d’Israël
et aux étrangers qui séjournent parmi vous
car c’est une faute que tout le peuple a faite par ignorance.
Si c’est une seule personne qui a péché par ignorance
elle offrira une chèvre d’un an pour son péché
et le prêtre dira la supplication pour elle
parce qu'elle a péché par ignorance devant le Seigneur ;
il obtiendra le pardon pour elle et il lui sera pardonné.
Pour les indigènes comme pour les étrangers
il n'y aura qu'une seule loi pour tous ceux qui auront péché par ignorance.
Cependant, l'homme qui aura commis quelque faute par orgueil
que ce soit un citoyen ou un étranger
puisqu'il s'est rebellé contre le Seigneur, sera retranché de son peuple
car il a méprisé la parole du Seigneur et rendu vain son précepte :
c'est pourquoi il sera détruit et il portera son iniquité.
Or, il arriva ceci : alors que les fils d’Israël étaient dans le désert
et qu'ils avaient trouvé un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat
ils l’amenèrent à Moïse, à Aaron et à toute l'assemblée
et ils le mirent en prison
ne sachant pas ce qu'ils devaient en faire.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Que cet homme meure de mort ;
que toute l’assemblée le lapide hors du camp.
Quand ils l'eurent fait sortir du camp, ils le lapidèrent
et il mourut comme le Seigneur l’avait ordonné.
Le Seigneur dit aussi à Moïse :
— Parle aux fils d’Israël et dis-leur
de se faire des franges aux coins de leurs manteaux
et d'y joindre des rubans d'hyacinthe
afin qu'en les voyant, ils se souviennent de tous les commandements du Seigneur
et qu'ils ne suivent pas leurs pensées ni leurs yeux qui s'adonnent à diverses corruptions
mais que plutôt, se souvenant des préceptes du Seigneur, ils les accomplissent
et qu'ils soient saints pour leur Dieu.
Je suis le Seigneur votre Dieu qui vous ai fait sortir de la terre d’Égypte
pour être votre Dieu.
Et voici, Coré fils d’Isaar, fils de Caath, fils de Lévi
et Dathan et Abiram fils d’Heliab
et aussi Hon fils de Phéleth, issus des fils de Ruben
se soulevèrent contre Moïse
ainsi que deux cent cinquante autres hommes parmi les fils d’Israël
des hommes influents dans la synagogue et qui, au temps du conseil, étaient nommément appelés.
Et s'étant soulevés contre Moïse et Aaron ils dirent :
— Que cela vous suffise ! car toute l’assemblée est composée de saints et le Seigneur est au milieu d’eux.
Pourquoi vous élevez-vous au-dessus du peuple du Seigneur ?
Quand Moïse entendit cela, il tomba face contre terre.
Il parla à Coré et à toute sa troupe
et dit : — Demain, le Seigneur fera connaître ceux qui lui appartiennent
il attachera à lui les saints, et ceux qu’il aura choisis il les fera approcher de lui.
Faites donc ceci : que chacun prenne ses encensoirs
toi, Coré, et toute ta troupe ;
demain, une fois le feu consumé, mettez dessus de l'encens devant le Seigneur :
celui qu'il aura choisi, c’est lui qui sera saint.
Vous vous élevez beaucoup, enfants de Lévi.
Et il dit à Coré :
— Écoutez, enfants de Lévi !
Est-ce peu de chose pour vous que le Dieu d’Israël vous ait séparés de tout le peuple et vous ait attachés à lui
pour que vous le serviez dans le culte du tabernacle
pour que vous vous teniez devant l’assemblée du peuple et que vous soyez à son service ?
Ainsi, il t’a fait approcher de lui, toi et tous tes frères, les enfants de Lévi
pour que vous revendiquiez encore pour vous le sacerdoce
et que toute ta troupe se dresse contre le Seigneur !
Qui est donc Aaron pour que vous murmuriez contre lui ?
Moïse fit donc appeler Dathan et Abiram fils d’Heliab
et ils répondirent : — Nous ne viendrons pas.
N’est-ce pas assez pour toi de nous avoir fait sortir d'une terre qui ruisselle de lait et de miel pour nous faire mourir au désert
que tu t’ériges encore en maître sur nous ?
Est-ce vraiment dans une terre où coulent des rivières de lait et de miel que tu nous as conduits
des champs et des vignes que tu nous as donnés en possession
ou bien veux-tu encore nous crever les yeux ?
Nous ne viendrons pas.
Moïse, enflammé de colère, dit au Seigneur :
— N’aie pas égard à leurs sacrifices !
Toi, tu sais que je ne leur ai jamais rien pris, pas même un âne
et que je n’ai fait de mal à aucun d’eux.
Et il dit à Coré : — Toi et toute ta troupe, trouvez-vous devant le Seigneur d'un côté
et Aaron de l'autre, demain.
Prenez chacun votre encensoir
et mettez-y de l'encens
offrant au Seigneur deux cent cinquante encensoirs ;
qu'Aaron prenne aussi son encensoir.
Lorsqu'ils eurent fait cela, en présence de Moïse et Aaron
et qu'ils eurent rassemblé en face d'eux toute l’assemblée à l’entrée du tabernacle
la gloire du Seigneur apparut à tous.
Et le Seigneur parla à Moïse et à Aaron en disant :
— Séparez-vous du milieu de cette assemblée
pour que je les consume en un instant.
Et ils tombèrent face contre terre et dirent :
— Dieu tout-puissant des esprits de toute chair
est-ce que pour un seul pécheur tu déchaîneras ta colère contre tous ?
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Prescris à tout le peuple de se séparer des tentes de Coré, de Dathan et d’Abiron.
Moïse se leva et alla vers Dathan et Abiron
et des anciens d’Israël allèrent après lui.
Il dit à l’assemblée :
— Éloignez-vous des tentes de ces hommes impies
et ne touchez à rien de ce qui leur appartient
de peur que vous ne soyez enveloppés dans leurs péchés.
Lorsqu'ils se furent retirés à l'entour de leurs demeures
Dathan et Abiron, qui étaient sortis, se tenaient à l’entrée de leurs pavillons
avec leurs femmes, leurs fils et tous les leurs.
Moïse dit :
— Vous connaîtrez à ceci que le Seigneur m’a envoyé pour faire toutes les choses que vous voyez
et que je ne les ai pas tirées de mon propre esprit :
s'ils périssent d'une mort ordinaire aux hommes
et s'ils sont visités par une plaie qui visite aussi tous les autres
ce n’est pas le Seigneur qui m’a envoyé ;
mais si le Seigneur fait une chose inouïe
de sorte que la terre, ouvrant la bouche, les engloutisse eux et tout ce qui leur appartient
et qu’ils descendent vivants dans l'enfer
vous saurez qu'ils ont blasphémé le Seigneur.
Ainsi, aussitôt qu'il cessa de parler
la terre se fendit sous leurs pieds
et ouvrant sa bouche elle les engloutit avec leurs tentes et tout leur avoir.
Ils descendirent vivants dans l'enfer, recouverts par la terre
et ils périrent du milieu de l’assemblée
tandis que tout Israël, qui se tenait autour d’eux, s’enfuit au cri des mourants en disant :
— Craignons que la terre ne nous engloutisse nous aussi !
Mais cependant, un feu sorti d’auprès du Seigneur consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient de l'encens.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Ordonne à Eléazar fils d’Aaron le prêtre
de retirer les encensoirs qui gisent au milieu de l’embrasement
et d’en disperser ça et là le feu
car ils ont été sanctifiés
par la mort des pécheurs.
Qu'il en fasse des lames et qu'il les attache à l'autel
parce qu'on y a offert de l'encens au Seigneur et qu'ils ont été sanctifiés
afin que les fils d'Israël puissent les voir comme un signe et un monument.
Eléazar le prêtre prit donc les encensoirs d’airain, dans lesquels ceux que l'incendie dévora avaient fait leur offrande :
il en fit des lames et les attacha à l'autel
pour que les fils d'Israël aient par la suite de quoi être avertis
afin qu’aucun étranger qui n’est pas de la race d’Aaron ne s’approche
pour offrir de l'encens au Seigneur
de peur qu'il ne souffre ce que souffrit Coré et toute sa troupe
lorsque le Seigneur parla à Moïse.
Le lendemain, toute l’assemblée des fils d’Israël murmura
contre Moïse et Aaron en disant :
— Vous avez fait mourir le peuple du Seigneur.
Comme une sédition naissait et que le tumulte grandissait
Moïse et Aaron s'enfuirent vers le tabernacle de l'Alliance
et lorsqu'ils y furent entrés la nuée les couvrit et la gloire du Seigneur apparut.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Éloignez-vous du milieu de cette multitude et je les consumerai immédiatement.
Alors qu'ils étaient étendus à terre
Moïse dit à Aaron :
— Prends l’encensoir et, après y avoir mis du feu de l’autel, jette de l'encens par-dessus ;
va promptement vers le peuple afin de prier pour eux
car la colère est déjà sortie du Seigneur et la plaie fait rage.
Comme Aaron avait fait cela et qu'il était accouru au milieu de la multitude que ravageait déjà l'incendie
il offrit l'encens
et, se tenant entre les morts et les vivants
il dit la supplication pour le peuple et la plaie cessa.
Or, ceux qui furent frappés furent au nombre de quatorze mille sept cents hommes
outre ceux qui avaient péri lors de la sédition de Coré.
Aaron retourna auprès de Moïse à l’entrée du tabernacle de l'Alliance après que le fléau se fut arrêté.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël et prends d’eux une verge pour chacune de leurs familles
soit douze verges de la part de tous les princes des tribus
et tu écriras le nom de chacun sur sa verge ;
c'est le nom d'Aaron qui sera écrit pour la tribu de Lévi
et une seule verge contiendra chacune de leurs lignées.
Tu les déposeras dans le tabernacle de l'Alliance devant le témoignage où je te parlerai.
L’homme que je choisirai sera celui dont la verge fleurira
et je ferai cesser de devant moi les plaintes des fils d'Israël qui les font murmurer contre vous.
Moïse parla aux fils d’Israël
et tous leurs princes lui donnèrent une verge, une par tribu
soit douze verges sans la verge d'Aaron.
Comme Moïse les avait déposées devant le Seigneur dans le tabernacle du témoignage
il découvrit le lendemain, après y être retourné, que la verge d’Aaron avait fleuri pour la maison de Lévi :
il y avait poussé des boutons, puis éclos des fleurs
qui, une fois les feuilles écartées, s'étaient changées en amandes.
Moïse apporta toutes les verges de devant le Seigneur à tous les fils d’Israël
ils les virent et chacun reçut sa verge.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Replace la verge d’Aaron dans le tabernacle du témoignage pour qu'elle y soit conservée
comme un signe de la rébellion des fils d'Israël
et qu'ils cessent leurs plaintes devant moi de peur qu'ils meurent.
Moïse fit comme le Seigneur l'avait ordonné.
Mais les fils d’Israël dirent à Moïse :
— Voici, nous sommes consumés, nous périssons tous !
Quiconque s’approche du tabernacle du Seigneur meurt !
Nous faut-il donc être détruits jusqu'à l'extermination totale ?
Le Seigneur dit à Aaron :
— Toi, tes fils et la maison de ton père avec toi
vous porterez l’iniquité commise contre le sanctuaire
toi et tes fils ensemble vous assumerez les péchés de votre sacerdoce ;
mais aussi tes frères de la tribu de Lévi : par le sceptre de ton père, prends-les avec toi
qu'ils soient à ta disposition et qu'ils te servent
et toi et tes fils vous servirez dans le tabernacle du témoignage.
Les Lévites veilleront à tes commandements et à toutes les œuvres du tabernacle
en sorte du moins qu'ils ne s’approchent ni des ustensiles du sanctuaire ni de l’autel
de peur qu'ils ne meurent et que vous ne périssiez avec eux.
Qu'ils soient avec toi et qu'ils veillent à la garde du tabernacle
et à toutes ses cérémonies ;
aucun étranger ne se mêlera à vous.
Veillez à la garde du sanctuaire et au service de l’autel
afin qu'il ne s'élève pas d'indignation contre les fils d'Israël.
C'est moi qui vous ai donné vos frères les Lévites, pris du milieu des fils d’Israël
et je les ai offerts comme don au Seigneur pour qu'ils effectuent les services qui concernent son tabernacle.
Quant à toi et tes fils, conservez votre sacerdoce ;
tout ce qui appartient au culte de l'autel et qui est au-dedans du voile
sera accompli par les prêtres.
Tout étranger qui s'approchera sera tué.
Le Seigneur dit à Aaron :
— Voici, je t'ai donné la garde de mes prémices ;
toutes les choses consacrées par les fils d’Israël, je te les ai remises à toi et à tes fils
comme fonction sacerdotale par une loi perpétuelle.
Voici donc ce que tu recevras de tout ce qui est sanctifié et offert au Seigneur :
toute oblation, tout sacrifice
et tout ce qui m'est rendu pour le péché et pour la faute, et qui devient saint entre tout ce qui saint
sera pour toi et pour tes fils.
Tu les mangeras dans le sanctuaire ;
les mâles seulement en mangeront, car elles ont été consacrées pour toi.
Pour ce qui concerne les prémices que m'auront vouées ou offertes les fils d'Israël
je te les ai données à toi, à tes fils et à tes filles par une loi perpétuelle ;
celui qui est pur dans ta maison en mangera.
Tout le meilleur de l’huile, du vin et du blé
tout ce qu'on offre de prémices au Seigneur, je te l'ai donné.
Tous les premiers fruits que produit leur terre et qu’ils apportent au Seigneur seront réservés pour ton usage.
Celui qui est pur dans ta maison en mangera.
Tout ce que les fils d'Israël m'auront donné en vertu d'un vœu sera pour toi.
Tout ce qui sortira en premier du sein de toute chair qu'ils offrent au Seigneur
qu'il s'agisse d'hommes ou de bêtes, sera à toi de plein droit :
en sorte néanmoins que tu reçoives un prix pour le premier-né de l’homme
et que tu fasses racheter tout animal qui est impur ;
son rachat se fera après un mois
contre cinq sicles d’argent, au poids du sanctuaire.
Le sicle est de vingt oboles.
Mais tu ne feras racheter ni le premier-né du bœuf, ni celui de la brebis ni celui de la chèvre :
ils ont été consacrés au Seigneur.
Tu répandras seulement leur sang sur l’autel
et tu feras brûler leur graisse en odeur très agréable pour le Seigneur.
Leur chair sera réservée à ton usage
de même que la poitrine consacrée et l'épaule droite seront à toi.
Toutes les prémices du sanctuaire que les fils d’Israël offrent au Seigneur
je te les ai données à toi, à tes fils et à tes filles par un droit perpétuel ;
c’est un pacte de sel éternel devant le Seigneur pour toi et pour tes fils.
Le Seigneur dit à Aaron :
— Tu ne posséderas rien dans leur terre
et tu n'auras pas de part au milieu d’eux :
c’est moi qui suis ta part et ton héritage au milieu des fils d’Israël.
Mais j'ai donné aux enfants de Lévi toutes les dîmes d'Israël en possession
pour le service qu’ils font pour moi dans le tabernacle de l'Alliance
afin que les fils d’Israël n'approchent plus du tabernacle
et qu'ils ne commettent pas un péché mortel ;
seuls les enfants de Lévi me serviront dans le tabernacle
et porteront les péchés du peuple.
Ce sera une loi éternelle dans vos générations :
ils ne posséderont rien d'autre
et ils se contenteront de l'oblation des dîmes
que j'ai mises à part pour leur usage et pour tout ce qui leur est nécessaire.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Commande aux Lévites et annonce-leur :
— Lorsque vous aurez reçu des fils d’Israël les dîmes que je vous ai données
offrez-en les prémices au Seigneur
c'est-à-dire la dixième partie de la dîme
pour que cela vous soit compté comme l'oblation des prémices
tant des produits de l'aire que du pressoir ;
et toutes les choses dont vous recevez les prémices
offrez-en au Seigneur et donnez-les à Aaron le prêtre.
Tout ce que vous offrez des dîmes et que vous mettez à part comme dons au Seigneur
sera excellent et supérieur.
Tu leur diras :
— Si vous offrez tout ce qu'il y a de plus précieux et de meilleur dans les dîmes
cela vous sera compté comme si vous aviez donné les prémices de l'aire et du pressoir.
Vous les mangerez en tous vos lieux
vous comme votre famille
car c'est le prix du ministère que vous remplissez dans le tabernacle du témoignage.
Vous ne pécherez pas en cela
quand vous vous réserverez ce qu'il y a d'excellent et de gras
de peur de profaner les oblations des fils d’Israël et de mourir.
Le Seigneur parla à Moïse et à Aaron en disant :
— Voici la cérémonie de la victime qu'a déterminée le Seigneur :
ordonne aux fils d’Israël de t’amener une vache rousse dans la fleur de l'âge
sur laquelle il n'y ait aucune tache et qui n’ait pas porté le joug.
Vous la remettrez à Eléazar le prêtre
qui la fera sortir du camp et l'immolera devant tous ;
puis, trempant le doigt dans son sang
il fera sept fois l’aspersion contre la porte du tabernacle.
Il la brûlera sous les yeux de tous
en livrant aux flammes tant sa peau et sa chair que son sang et ses excréments ;
le bois de cèdre aussi, l’hysope et l'écarlate deux fois teintée
le prêtre les jettera au milieu du feu qui consume la vache.
Alors, ayant finalement lavé ses vêtements et son corps, il rentrera dans le camp
et il sera impur jusqu’au soir.
Mais celui aussi qui aura brûlé la vache
lavera ses vêtements et son corps
et il sera impur jusqu’au soir.
Un homme pur recueillera les cendres de la vache
et les déposera hors du camp dans un lieu très pur
pour qu'elles soient données en garde à la multitude des fils d’Israël et qu'elles servent pour une eau d'aspersion
parce que la vache a été brûlée pour le péché.
Et lorsque celui qui aura recueilli les cendres de la vache aura lavé ses vêtements
il sera impur jusqu’au soir.
Les fils d'Israël et les étrangers qui habitent parmi eux tiendront ceci pour sacré par un droit perpétuel.
Celui qui aura touché le cadavre d'un homme et qui à cause de cela sera impur pendant sept jours
sera aspergé avec cette eau le troisième jour et le septième jour, et ainsi il sera pur
mais s’il n'a pas été aspergé le troisième jour, le septième jour il ne pourra pas être pur.
Tout homme qui aura touché le corps mort d'une âme humaine
et n'aura pas été aspergé de cette eau
souillera le tabernacle du Seigneur et périra au milieu d’Israël ;
parce que l’eau de l'expiation n’a pas été répandue sur lui
il sera impur et sa souillure restera sur lui.
Voici la loi pour l'homme qui meurt dans une tente :
tout homme qui entre dans sa tente
et tous les vases qui se trouvent là seront impurs pendant sept jours ;
tout vase sur lequel il n’y aura ni couvercle ni ligature sera impur.
Quiconque touche dans un champ un homme qu'on a tué ou qui est mort de lui-même
ou bien ses ossements ou son sépulcre, sera impur pendant sept jours.
On prendra des cendres de la combustion et du péché
et l’on mettra dessus de l’eau vive dans un vase ;
après qu'un homme pur y aura trempé de l’hysope
il en aspergera toute la tente, tous les meubles
et les hommes souillés par le toucher d'une telle chose ;
ainsi, le pur purifiera l'impur le troisième jour et le septième jour ;
celui qui aura été purifié le septième jour se lavera lui et ses vêtements et le soir il sera pur.
Tout homme qui n'aura pas été purifié selon ce rite verra son âme périr du milieu de l’assemblée
parce qu'il a souillé le sanctuaire du Seigneur et que l’eau de purification n’a pas été répandue sur lui.
Ce précepte sera une loi perpétuelle ;
celui qui fait l’aspersion de l’eau lavera aussi ses vêtements
et tout homme qui aura touché l’eau de l'expiation sera impur jusqu’au soir.
Tout ce qu'aura touché celui qui est impur sera impur
et la personne qui aura touché une de ces choses sera impure jusqu’au soir.
Les fils d’Israël et toute la multitude arrivèrent dans le désert de Sin au premier mois
et le peuple séjourna à Cadès.
C’est là que mourut Marie et qu’elle fut enterrée.
Comme le peuple manquait d'eau, ils s’attroupèrent contre Moïse et Aaron
et, étant résolus à la sédition, ils dirent :
— Si seulement nous avions péri avec nos frères devant le Seigneur !
Pourquoi avez-vous fait venir l’assemblée du Seigneur dans cette solitude
pour que nous y mourions, nous et notre bétail ?
Pourquoi nous avez-vous fait monter d’Égypte
et nous avez-vous amenés dans ce lieu si funeste où l’on ne peut semer
qui ne produit ni figuier, ni vigne, ni grenades
et qui ne donne pas même d’eau pour boire ?
Moïse et Aaron, une fois la multitude congédiée, entrèrent dans le tabernacle de l'Alliance.
Ils tombèrent inclinés vers la terre
et la gloire du Seigneur apparut au-dessus d'eux.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Prends ta verge et convoque le peuple, toi et ton frère Aaron
parlez au rocher devant eux et il donnera des eaux
et quand tu auras fait sortir de l’eau du rocher, toute la multitude boira, ainsi que son bétail.
Moïse prit donc le bâton qui était devant le Seigneur comme il le lui avait ordonné.
La multitude fut réunie en face du rocher et il leur dit :
— Écoutez, rebelles et incrédules !
Pourrons-nous vous faire sortir de l’eau de ce rocher ?
Lorsque Moïse leva la main, frappant de la verge deux fois le rocher
il en sortit des eaux très abondantes
de sorte que le peuple put boire ainsi que le bétail.
Alors le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
— Parce que vous n’avez pas cru en moi pour me sanctifier devant les fils d’Israël
vous ne ferez pas entrer ces peuples dans la terre que je leur donnerai.
C'est là l'eau de la Contradiction, où les fils d’Israël protestèrent contre le Seigneur
et où il se sanctifia en eux.
Entre temps, Moïse envoya de Cadès des messagers au roi d’Édom pour lui dire :
— Ainsi mande ton frère Israël :
— Tu sais toute la souffrance que nous avons endurée
comment nos pères descendirent en Égypte
(et nous y demeurâmes longtemps
mais les Égyptiens nous maltraitèrent, nous et nos pères)
comment nous avons crié au Seigneur et comment il nous a exaucés :
il a envoyé un ange qui nous a fait sortir d’Égypte.
Voici, nous sommes dans la ville de Cadès, qui est située aux confins de ton territoire.
Laisse-nous de grâce traverser ta terre
nous ne traverserons ni les champs ni les vignes
nous ne boirons pas l’eau de tes puits
mais nous suivrons la voie publique
sans nous détourner ni à droite ni à gauche
jusqu’à ce que nous soyons hors de ton territoire.
Édom lui répondit :
— Tu ne passeras pas chez moi, sinon je sortirai en armes à ta rencontre.
Les fils d’Israël dirent :
— Nous irons par la route ordinaire
et si nous buvons de ton eau, nous et nos troupeaux
nous paierons ce qui est juste :
il n'y aura aucune difficulté pour le prix
pourvu seulement que nous puissions passer rapidement !
Mais il répondit : — Tu ne passeras pas !
Et aussitôt il sortit à leur rencontre avec une multitude innombrable et une puissante armée
et il ne voulut pas céder à ceux qui le suppliaient
d'autoriser la traversée sur son territoire
ce pourquoi Israël se détourna de lui.
Et ayant décampé de Cadès ils arrivèrent à la montagne d'Or, qui est aux confins de la terre d'Édom
où le Seigneur parla à Moïse :
— Qu'Aaron aille auprès de son peuple
car il n’entrera pas dans la terre que j'ai donnée aux fils d’Israël
parce qu'il a été incrédule à ma parole aux eaux de la Contradiction.
Prends Aaron et son fils avec lui et fais-les monter sur la montagne de Hor.
Après avoir dépouillé le père de son vêtement
tu en revêtiras Eléazar, son fils :
c’est là qu’Aaron sera recueilli et mourra.
Moïse fit ce que le Seigneur avait ordonné :
ils montèrent sur la montagne de Hor devant toute la multitude
puis, lorsqu'il eut dépouillé Aaron de ses vêtements
il en revêtit Eléazar, son fils.
Après qu'Aaron mourut sur le sommet de la montagne, Moïse descendit avec Eléazar
30. et toute la multitude, voyant qu’Aaron était mort
pleura sur lui pendant trente jours dans toutes ses familles.
Lorsque le roi d’Arad, le Cananéen qui habitait vers le midi, apprit ceci
à savoir qu’Israël venait par le chemin des espions
il livra bataille contre lui, en sortit vainqueur et lui emporta du butin.
Mais Israël, s'engageant par un vœu au Seigneur, dit :
— Si tu livres ce peuple entre mes mains, je détruirai ses villes.
Le Seigneur entendit les prières d’Israël et lui livra le Cananéen :
Israël le fit périr après avoir détruit ses villes
et il nomma ce lieu « Horma », c'est-à-dire « anathème ».
Puis ils partirent aussi de la montagne de Hor, par le chemin qui mène à la mer Rouge
pour contourner la terre d’Édom ;
le peuple commença à se lasser du chemin et de l'effort
et, parlant contre Dieu et Moïse, il dit :
— Pourquoi nous as-tu tirés d’Égypte pour que nous mourions dans le désert ?
Il n’y a pas de pain, il n’y a pas d’eau
et notre âme a désormais pris en dégoût cette nourriture très légère.
C'est pourquoi le Seigneur envoya contre le peuple des serpents brûlants
qui blessèrent et tuèrent beaucoup d'entre eux.
Ils vinrent à Moïse et dirent :
— Nous avons péché car nous avons parlé contre le Seigneur et contre toi ;
prie pour qu’il éloigne de nous ces serpents !
Moïse pria pour le peuple
et le Seigneur lui dit :
— Fais-toi un serpent et expose-le comme un signe ;
quiconque aura été mordu et le regardera vivra.
Moïse fit donc un serpent d'airain et l'exposa comme un signe
et lorsque ceux qui avaient été mordus le regardaient, ils étaient guéris.
Les fils d’Israël partirent et ils campèrent à Oboth.
Partis de là, ils plantèrent leurs tentes à Jéabarim
dans le désert qui est vis-à-vis de Moab vers le côté oriental.
Ils partirent de là et vinrent au torrent de Zared.
Abandonnant ce lieu, il campèrent face à l'Arnon
qui est dans le désert et s'avance jusqu'à la frontière des Amorrhéens ;
en effet, l'Arnon est la frontière de Moab
qui sépare les Moabites et les Amorrhéens.
C’est pourquoi il est dit dans le livre des Guerres du Seigneur :
« comme il a fait dans la mer Rouge, ainsi fera-t-il dans les torrents de l'Arnon ;
les rochers des torrents se sont abaissés
pour descendre vers Ar et se reposer sur les frontières des Moabites. »
Au sortir ce ce lieu parut un puits, à propos duquel le Seigneur dit à Moïse :
— Assemble le peuple et je lui donnerai de l’eau.
Alors Israël chanta ce cantique :
« Monte, puis ! ». Ils chantaient ensemble :
— C'est le puits que les princes ont creusé, que les chefs de la multitude ont préparé
par ordre de celui qui a donné la Loi, et avec leurs bâtons !
Du désert, ils allèrent à Matthana
de Matthana à Nahaliel
de Nahaliel à Bamoth ;
après Bamoth, il y a une vallée qui est dans la région de Moab, au sommet du Phasga
et qui fait face au désert.
Israël envoya des messagers à Séhon, roi des Amorrhéens, pour lui dire :
— Nous t'en prions, laisse-nous passer par ta terre !
Nous ne nous écarterons ni dans les champs, ni dans les vignes
et nous ne boirons pas l’eau des puits
nous suivrons la route royale jusqu’à ce que nous ayons passé tes frontières.
Il ne voulut pas permettre à Israël de passer sur ses confins
mais plutôt, après avoir rassemblé son armée, il sortit à sa rencontre dans le désert
il vint à Jasa et livra bataille contre lui :
il fut frappé du glaive dévorant par Israël et sa terre fut occupée
depuis l’Arnon jusqu’au Jéboc et jusqu’aux enfants d’Ammon
car les frontières des Ammanites étaient tenues par une forte garnison.
Israël prit donc toutes ses cités et s’établit dans les villes de l'Amorrhéen
c'est-à-dire dans Ésebon et les villes de son ressort.
Ésebon était la ville de Séhon, roi des Amorrhéens
qui combattit contre le roi de Moab
et lui enleva toute terre qui avait été sous son autorité jusqu’à l’Arnon.
C’est pourquoi on dit en proverbe :
— Venez à Ésebon ! Que la ville de Séhon soit rebâtie et fortifiée !
Un feu est sorti d'Ésebon, une flamme de la ville de Séhon
et elle a dévoré Ar, des Moabites, et les habitants des hauteurs de l’Arnon.
Malheur à toi Moab ! Tu es perdu, peuple de Camos !
Il a livré ses fils à l'exil, et ses filles captives à Séhon, roi des Amorrhéens.
Leur joug a été détruit depuis Ésebon jusqu’à Dibon
ils sont venus épuisés à Nophé et jusqu’à Médaba.
C'est pourquoi Israël s’établit dans la terre de l'Amorrhéen.
Moïse envoya des hommes pour reconnaître Jazer :
ils prirent les villes de son ressort et s'emparèrent des habitants.
Puis, changeant de direction, ils montèrent par le chemin de Basan
et Og, roi de Basan, sortit à leur rencontre avec tout son peuple pour les combattre à Edraï.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Ne le crains pas car je l'ai livré entre tes mains
avec tout son peuple et sa terre
et tu le traiteras comme tu as traité Séhon, roi des Amorrhéens, qui habitait à Ésebon.
Ainsi, ils le battirent lui et ses fils
et tout son peuple jusqu’à ne laisser aucun survivant
et ils s’emparèrent de sa terre.
Ils partirent, puis ils campèrent dans les plaines de Moab
là où est situé Jéricho, au-delà du Jourdain.
Or, Balac fils de Séphor, voyant tout ce qu’Israël avait fait aux Amorrhéens,
que les Moabites en avaient une grande peur
et qu'ils ne pourraient en soutenir l'attaque
dit aux anciens de Madian :
— Ce peuple anéantira tous ceux qui habitent sur nos confins
à la manière du bœuf qui broute l'herbe jusqu'aux racines.
Lui-même, en ce temps-là, était roi de Moab.
Il envoya donc des messagers à Balaam fils de Béor, le devin
qui habitait sur le fleuve dans le pays des fils d’Ammon
pour l’appeler et lui dire :
— Voici, un peuple est sorti d’Égypte
il couvre la face de la terre et il habite vis-à-vis de moi.
Viens donc et maudis ce peuple, car il est plus puissant que moi
pour le cas où, par quelque moyen, je pourrais le battre et le jeter hors de ma terre ;
car je sais qu'il est béni, celui que tu bénis
et qu'il est maudit, celui sur qui tu jettes une malédiction.
Les vieillards de Moab et les anciens de Madian se mirent en route
emportant avec eux le salaire du devin ;
comme ils étaient arrivés auprès de Balaam et qu'ils lui avaient rapporté toutes les paroles de Balac
celui-ci leur répondit :
— Restez ici cette nuit et je vous rapporterai tout ce que le Seigneur m'aura dit.
Comme ils étaient restés chez Balaam, Dieu vint et lui dit :
— Que veulent ces hommes qui sont chez toi ?
Balaam répondit : — Balac fils de Séphor, roi des Moabites, m'a envoyé
dire :
— Voici, le peuple qui est sorti d’Égypte couvre la face de la terre.
Viens et maudis-le, pour le cas où, par quelque moyen, je pourrais le combattre et le chasser.
Dieu dit à Balaam :
— Ne va pas avec eux et ne maudis pas ce peuple, car il est béni.
Le matin, il se leva et dit aux princes :
— Allez dans votre terre, car Dieu m'a défendu de venir avec vous.
S'en étant retournés, les princes dirent à Balac :
— Balaam a refusé de venir avec nous.
Il envoya de nouveau des hommes, en plus grand nombre et de plus haut rang que ceux qu'il avait envoyés avant.
Arrivés auprès de Balaam, ils lui dirent :
— Ainsi parle Balac fils de Séphor : — Ne tarde pas à venir vers moi
je suis prêt à t'honorer et à te donner tout ce que tu voudras ;
viens et maudis ce peuple.
Balaam répondit :
— Quand Balac me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or...
je ne pourrai modifier le verbe du Seigneur mon Dieu
pour en dire ou plus, ou moins !
Je vous prie de rester ici encore cette nuit
que je puisse savoir ce que le Seigneur me répondra encore.
Dieu vint donc à Balaam dans la nuit et lui dit :
— Si ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi et va avec eux
mais à condition que tu fasses ce que je t'ordonnerai.
Balaam se leva le matin
et ayant sellé son ânesse il partit avec eux.
Alors Dieu s'irrita et l’ange du Seigneur se plaça sur le chemin, face à Balaam
qui était monté sur son ânesse et qui avait avec lui deux serviteurs.
L’ânesse, voyant l’ange qui se tenait sur le chemin avec son glaive nu à la main
se détourna du chemin, et elle allait à travers champs ;
alors que Balaam la frappait et voulait la ramener dans le chemin
l’ange se tint dans un chemin étroit, entre deux murailles qui enfermaient des vignes.
Le voyant, l’ânesse se serra contre le mur et pressa le pied de son cavalier
mais celui-ci la frappait encore.
L'ange cependant, passant dans un lieu étroit
où il n’y avait pas d’espace pour se détourner à droite ou à gauche, s'arrêta à sa rencontre.
L’ânesse, en voyant l’ange arrêté, tomba sous les pieds de son cavalier
qui, furieux, frappait plus fort ses flancs avec son bâton.
Le Seigneur ouvrit la bouche de l’ânesse et elle dit :
— Que t’ai-je fait ? Pourquoi m'as-tu frappée voici déjà trois fois ?
Balaam répondit :
— C’est parce que tu l'as mérité et que tu t’es jouée de moi.
Que n'ai-je un glaive pour te tuer !
L’ânesse lui dit : — Ne suis-je pas ton animal que tu as toujours monté jusqu’à ce jour ?
Dis-moi, ai-je jamais agi ainsi envers toi ?
Et il répondit : — Jamais.
Aussitôt, le Seigneur ouvrit les yeux de Balaam :
il vit l’ange qui se tenait sur le chemin, son glaive nu à la main
et il l'adora, prosterné vers la terre.
L’ange lui dit : — Pourquoi as-tu frappé ton ânesse trois fois ?
Moi, je suis venu pour te faire obstacle
parce que ton chemin est pervers et qu'il m'est contraire.
Et si l'ânesse ne s'était détournée du chemin, cédant la place à celui qui lui résistait
je t'aurais tué et elle vivrait.
Balaam dit :
— J’ai péché car je ne savais pas que tu te tenais devant moi
et maintenant si cela te déplaît que j'aille je m’en retournerai.
L’ange dit : — Va avec eux mais veille à ne pas dire autre chose que ce que je te commanderai.
Il alla donc avec les princes.
Balac, ayant appris cela, sortit à sa rencontre
jusqu’à une ville des Moabites qui est située sur les derniers confins de l'Arnon.
Il dit à Balaam :
— J'ai envoyé des messagers pour t’appeler ;
pourquoi n’es-tu pas aussitôt venu vers moi ?
Serait-ce parce que je ne peux te donner une récompense à la hauteur de ta venue ?
Il lui répondit :
— Voici, je suis venu
mais pourrai-je dire autre chose que ce que Dieu mettra dans ma bouche ?
Ils allèrent donc ensemble et ils arrivèrent dans une ville qui était à l'extrémité de son royaume.
Balac, ayant fait tuer des bœufs et des brebis
envoya des présents à Balaam et aux princes qui étaient avec lui
et quand le matin fut venu, il le fit monter sur les hauts lieux de Baal
d’où il put apercevoir les derniers rangs du peuple.
Balaam dit à Balac :
— Bâtis-moi ici sept autels
et prépare autant de veaux et un même nombre de béliers.
Et comme il avait fait selon la parole de Balaam
ils mirent ensemble un veau et un bélier sur l'autel.
Balaam dit à Balac :
— Tiens-toi quelque temps près de ton holocauste, jusqu'à ce que j'aille voir
si le Seigneur se présente à moi
et tout ce qu'il m'aura commandé, je te le dirai.
Comme il s'en était allé promptement, Dieu vint à sa rencontre
et Balaam lui parla
en disant : — J'ai dressé sept autels et j'ai mis sur eux un veau et un agneau.
Le Seigneur lui mit une parole dans la bouche et dit :
— Retourne auprès de Balac et parle-lui ainsi.
Une fois revenu, il trouva Balac qui se tenait près de son holocauste
avec tous les princes des Moabites
et après avoir saisi sa parabole, il dit :
— Balac, roi des Moabites, m’a fait venir d'Aram, des montagnes de l’orient :
— Viens, a-t-il dit, et maudis Jacob !
Hâte-toi et déteste Israël !
Comment maudirais-je celui que Dieu n'a pas maudit ?
Comment détesterais-je celui que le Seigneur ne déteste pas ?
Du sommet des rochers je le verrai
du haut des collines je le considérerai :
un peuple qui habitera seul et qui ne sera pas mis au nombre des nations.
Qui peut compter la poussière de Jacob et connaître le nombre de la lignée d’Israël ?
Que mon âme meure de la mort des justes
et que ma fin soit semblable à la leur !
Balac dit à Balaam :
— Qu'est-ce que tu fais ?
C'est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé
et toi, au contraire, tu les bénis !
Celui-ci lui répondit :
— Puis-je dire autre chose que ce que le Seigneur m'a commandé ?
Balac lui dit donc :
— Viens avec moi à une autre place
d’où tu verras une partie d'Israël sans pouvoir le voir tout entier ;
de là, maudis-le.
Comme il l'avait mené dans un lieu très élevé, sur le sommet de la montagne de Phasga
Balaam bâtit sept autels
et après avoir mis un veau et un bélier sur chaque autel
il dit à Balac :
— Tiens-toi ici près de ton holocauste jusqu'à ce que je m'avance à sa rencontre.
Comme le Seigneur était venu à sa rencontre et qu'il avait mis une parole dans sa bouche, il dit :
— Retourne vers Balac et tu parleras ainsi.
Une fois revenu, il le trouva debout près de son holocauste
et les princes des Moabites avec lui.
Balac lui dit : — Qu’a dit le Seigneur ?
Mais Balaam, ayant saisi sa parabole, dit :
— Lève-toi Balac et écoute, prête l’oreille, fils de Séphor :
Dieu n’est pas comme un homme pour mentir
ni comme un fils d’homme pour changer.
Ainsi, il a dit une chose : ne va-t-il pas la faire ? Il a parlé : ne va-t-il pas exécuter ?
J’ai été amené pour bénir, je ne peux faire obstacle à la bénédiction.
Il n’y a pas d'idole en Jacob et on ne voit pas de simulacre en Israël.
Le Seigneur son Dieu est avec lui, et les trompettes résonnent chez lui pour la victoire de son roi.
Dieu l'a fait sortir d’Égypte
sa vigueur est comme celle du rhinocéros.
Il n’y a pas d'augures en Jacob ni de divination en Israël ;
il sera dit en son temps à Jacob et à Israël ce que Dieu a accompli.
Voici un peuple qui se lève comme une lionne et qui se dresse comme un lion :
il ne se couchera pas jusqu'à ce qu'il dévore sa proie et qu’il boive le sang de ceux qu'il aura tués.
Balac dit à Balaam :
— Ne le maudis pas et ne le bénis pas.
Et celui-ci répondit : — Ne t'ai-je pas dit que je ferais tout ce que Dieu m'ordonnerait ?
Balac lui dit :
— Viens et je te mènerai à une autre place ;
peut-être plaira-t-il à Dieu que de là tu le maudisses.
Et comme il l'avait conduit sur le sommet de la montagne de Phogor qui domine le désert
Balaam lui dit :
— Bâtis-moi ici sept autels
et prépare autant de veaux et un même nombre de béliers.
Balac fit ce que Balaam avait dit
et il plaça un veau et un bélier sur chaque autel.
Puisque Balaam avait vu qu'il plaisait au Seigneur de bénir Israël
il n’alla nullement, comme il était allé auparavant, à la recherche d'un augure
mais en tournant son visage vers le désert
et en levant les yeux
il vit Israël campé par tribus
et l’Esprit de Dieu fut sur lui
puis, ayant saisi une parabole, il dit :
— Dixit Balaam fils de Béor
dixit l’homme dont l’œil est fermé
dixit l'auditeur des paroles de Dieu
qui a contemplé la vision du Tout-Puissant
qui tombe et voit ainsi ses yeux s’ouvrir :
— Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob, et tes demeures, ô Israël !
Elles sont comme des vallées boisées
comme des jardins arrosés d'eau au bord d’un fleuve
comme des tentes que le Seigneur a plantées
comme des cèdres sur le bord des eaux.
L’eau coulera de son seau et de sa semence résulteront de grandes eaux
son roi sera élevé à cause d'Agag et son royaume sera obtenu.
Dieu l'a fait sortir d’Égypte
et sa vigueur est semblable à celle du rhinocéros ;
ils dévoreront les nations, ses ennemis et ils briseront leurs os et les perceront de flèches.
Quand il se couche, il dort comme un lion et comme une lionne que nul n'osera réveiller.
Qui t'aura béni sera lui-même béni
qui t'aura maudit sera compté comme maudit.
La colère de Balac s’enflamma contre Balaam et, frappant des mains, il dit :
— Je t’ai appelé pour maudire mes ennemis
et au contraire tu les as bénis trois fois !
Retourne chez toi !
J’avais vraiment décidé de t'honorer magnifiquement
mais le Seigneur t'a privé de l'honneur que je t'avais destiné !
Balaam répondit à Balac :
— N’ai-je pas dit à tes messagers, ceux que tu m’as envoyés :
« Quand Balac me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or
je ne pourrai transgresser la parole du Seigneur mon Dieu
pour inventer de mon propre esprit une chose bonne ou mauvaise
mais tout ce que le Seigneur aura dit, je le dirai » ?
Et toutefois, m'en retournant vers mon peuple
je te donnerai un conseil : ce que ton peuple pourra faire à ce peuple à la dernière heure.
Ayant donc saisi une parabole, il dit de nouveau :
— Dixit Balaam fils de Béor
dixit l’homme dont l’œil est fermé
dixit celui qui entend les paroles de Dieu
qui connaît la science du Très-Haut
et contemple les visions du Tout-puissant
qui, en tombant, a les yeux ouverts :
je le verrai mais non maintenant
je le contemplerai mais non de près ;
une étoile s'élèvera de Jacob et un rejeton poussera d’Israël
il frappera les chefs de Moab et il exterminera tous les fils de Seth.
L'Idumée sera sa possession
l'héritage de Séir passera à ses ennemis
et Israël déploiera sa vaillance.
De Jacob sortira un dominateur et il fera périr les survivants de la cité.
Comme Balaam avait vu Amalec il saisit une parabole et dit :
— Amalec est la première des nations, et à la fin ils périront.
Il vit aussi le Cinéen et, ayant saisi une parabole, il dit :
— Ta demeure est solide, certes
mais même si tu as posé ton nid sur le roc
et que tu as été choisi de la descendance de Caïn
jusqu'à quand pourras-tu durer ?
car Assur te prendra.
Et, ayant saisi une parabole, il parla de nouveau :
— Hélas ! Qui sera victorieux quand Dieu fera cela ?
Ils viendront d'Italie dans des trirèmes
ils vaincront les Assyriens
ils ruineront les Hébreux
et à la fin eux aussi périront.
Balaam se leva et s’en retourna chez lui
Balac s’en alla aussi par le même chemin qu'il était venu.
En ce temps-là, Israël demeurait à Settim
et le peuple se livra à la débauche avec les filles de Moab.
Elles les invitèrent à leurs sacrifices :
ils en mangèrent et adorèrent leurs dieux.
Israël fut initié à Béelphégor
et le Seigneur irrité
dit à Moïse :
— Assemble tous les chefs du peuple
et pends-les à la face du soleil sur des gibets
pour que ma fureur se détourne d’Israël.
Et Moïse dit aux juges d’Israël :
— Que chacun tue ceux de ses proches qui se sont initiés à Béelphégor.
Et voici, un des fils d'Israël alla, devant ses frères, chez une prostituée madianite
sous les yeux de Moïse et de toute la multitude des fils d'Israël
qui pleuraient à la porte du tabernacle.
À cette vue, Finéès fils d’Eléazar, fils d’Aaron le prêtre
se leva du milieu de la multitude ;
ayant pris un poignard
il entra derrière l'Israélite dans le lupanar
et les transperça tous les deux ensemble
à savoir l’homme et la femme, dans les parties génitales.
Alors la plaie s’arrêta parmi les enfants d’Israël :
vingt-quatre mille hommes furent tués.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Finéès fils d’Eléazar, fils d’Aaron le prêtre
a détourné ma colère des fils d’Israël
parce qu’il a été animé de ma jalousie contre eux
pour que je ne détruise pas moi-même dans ma jalousie les fils d’Israël.
C'est pourquoi dis-leur :
— Voici, je lui accorde la paix de mon alliance :
ce sera, pour lui-même comme pour sa semence, l’alliance d’un sacerdoce perpétuel
parce qu’il a été jaloux pour son Dieu
et qu’il a expié le crime des fils d’Israël.
Le nom de l’Israélite qui fut tué avec la Madianite était
« Zambri », fils de Salu ; c'était un chef de famille, de la tribu de Siméon.
Quant à la femme Madianite qui fut tuée avec lui, elle s’appelait « Cozbi »
fille de Sur, un des plus grands princes des Madianites.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Que les Madianites sachent que vous êtes leurs ennemis ! Frappez-les
car ils ont eux-mêmes agi en ennemis à votre égard
et ils vous ont séduits avec leurs ruses, par l'idole de Phogor et par Cozbi, fille d’un chef de Madian, leur sœur
qui fut tuée le jour de la plaie à cause du sacrilège de Phogor.
Après que le sang des criminels eut été répandu
le Seigneur parla à Moïse et à Eléazar fils d’Aaron le prêtre :
— Faites le compte de tous les fils d’Israël
depuis l’âge de vingt ans et au-dessus
selon leurs maisons et leurs familles
tous ceux qui peuvent aller à la guerre.
Moïse et Eléazar le prêtre parlèrent donc
dans les plaines de Moab près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho
à ceux qui avaient
depuis vingt ans et au-dessus comme le Seigneur l'avait commandé
et dont voici le nombre.
Ruben fut le premier-né d’Israël :
de son fils Hénoch [Enoch] vient la lignée des Hénochites
de Phallu la lignée des Phalluites
d'Esrom la lignée des Esromites
de Carmi la lignée des Carmites.
Telles sont les lignées de la descendance de Ruben :
leur nombre se trouva être de quarante-trois mille sept cent trente hommes.
Fils de Phallu : Heliab ;
ses fils : Namuël, Dathan et Abiron.
Ce sont Dathan et Abiron, princes du peuple
qui se soulevèrent contre Moïse et Aaron lors de la sédition de Coré
quand elle se souleva contre le Seigneur.
La terre, ouvrant la bouche, dévora Coré, tandis que beaucoup mouraient
puisque le feu consuma deux cent cinquante hommes ;
et il arriva un grand prodige :
Coré périt, ses fils ne périrent pas.
Fils de Siméon selon leurs familles :
de Namuël la lignée des Namuélites
de Jamin la lignée des Jaminites
de Jachin la lignée des Jaquinites
de Zaré la lignée des Zaréites
de Saül la lignée des Saülites.
Telles sont les lignées de la descendance de Siméon
dont le nombre total fut de vingt-deux mille deux cents hommes.
Fils de Gad selon leurs familles :
de Séphon la lignée des Séphonites
d’Aggi la lignée des Aggites
de Suni la lignée des Sunites
d’Ozni la lignée des Oznites
de Her la lignée des Hérites
d’Arod la lignée des Arodites
d’Ariel la lignée des Ariélites.
Telles sont les lignées de Gad
dont le nombre total fut de quarante mille cinq cents hommes.
Fils de Juda : Her et Onan, mais tous deux moururent dans la terre de Canaan.
Voici les fils de Juda selon leurs familles :
de Séla la lignée des Sélanites
de Pharès la lignée des Pharésites
de Zaré la lignée des Zaréites.
Ensuite, les fils de Pharès :
d'Esrom la lignée des Esromites
d'Amul la lignée des Amulites.
Telles sont les lignées de Juda
dont le nombre total fut de soixante-seize mille cinq cents hommes.
Fils d’Issachar selon leurs familles :
de Thola la lignée des Tholaïtes
de Phua la lignée des Phulaïtes
de Jasub la lignée des Jasubites
de Semran la lignée des Semranites.
Telles sont les familles d’Issachar
dont le nombre fut de soixante-quatre mille trois cents hommes.
Fils de Zabulon selon leurs familles :
de Sared, la lignée des Sarédites
d’Hélon, la lignée des Hélonites
de Jalel la lignée des Jalélites.
Telles sont les familles de Zabulon
dont le nombre fut de soixante mille cinq cents hommes.
Fils de Joseph selon leurs familles :
Manassé et Ephraïm.
De Manassé naquit Maquir, duquel vint la lignée des Maquirites.
Maquir engendra Galaad, duquel vint la lignée des Galaadites.
Galaad eut des fils : Jézer de qui vient la lignée des Jézérites
Élec de qui vient la lignée des Éléquites
Asriel de qui vient la lignée des Asriélites
Séchem de qui vient la lignée des Séchémites
Sémida de qui vient la lignée des Sémidaïtes
Épher de qui vient la lignée des Éphérites.
Épher fut père de Salphaad, qui n’eut pas de fils mais seulement des filles
dont voici les noms :
« Maala », « Noa », « Egla », « Melcha » et « Thersa ».
Telles sont les lignées de Manassé
dont le nombre fut de cinquante-deux mille sept cents hommes.
Voici les fils d’Ephraïm selon leurs familles :
de Suthala la lignée des Suthalites
de Béquer la lignée des Béquérites
de Téhen la lignée des Téhénites.
Ensuite, le fils de Suthala fut Héran, d'où la lignée des Héranites.
Telles sont les familles des fils d’Ephraïm
dont le nombre fut de trente-deux mille cinq cents hommes.
Ce sont là les fils de Joseph selon leurs clans.
Fils de Benjamin selon leurs familles :
de Bale la lignée des Baleïtes
d’Azbel la lignée des Azbélites
d’Ahiram la lignée des Ahiramites
de Supham la lignée des Suphamites
de Hupham la lignée des Huphamites.
Les fils de Bale furent Héred et Noéman
de Hered la lignée des Hérédités
de Noéman la lignée de Noémites.
Tels sont les fils de Benjamin selon leurs familles
et leur le nombre fut de quarante-cinq mille six cents.
Fils de Dan selon leurs familles :
de Suham, la lignée des Suhamites ;
telles sont les familles de Dan selon leurs lignées.
Tous étaient Suhamites :
leur nombre était de soixante-quatre mille quatre cents.
Fils d’Aser selon leurs familles :
de Jemna la lignée des Jemnaïtes
de Jessui la lignée des Jessuites
de Brié la lignée des Briéites.
Des fils de Brié : de Haber la lignée des Habérites
de Melchiël, la lignée des Melquiélites.
Le nom de la fille d’Aser fut « Sara ».
Telles sont les familles des fils d’Aser
et leur nombre était de cinquante-trois mille quatre cents hommes.
Fils de Nephthali selon leurs familles :
de Jéssiel la lignée des Jéssiélites,
de Guni, la lignée des Gunites
de Jésser la lignée des Jésserites
de Sellem, la lignée des Sellémites.
Telles sont les familles de Nephthali selon leurs lignées
dont le nombre était de quarante-cinq mille quatre cents hommes.
Telle est la somme des fils d’Israël qui furent recensés :
six cent un mille sept cent trente.
Le Seigneur parla à Moïse, en disant :
— À ceux-ci la terre leur sera partagée pour qu'il l'aient en possession selon le nombre des noms.
Aux plus nombreux tu donneras une plus grande part et aux moins nombreux une plus petite :
on donnera à chacun sa possession selon ceux qui viennent d'être recensés
de sorte, seulement, que la terre soit partagée au sort entre les tribus et les familles.
Et tout ce qui aura été échu par le sort sera réparti aux plus nombreux comme à ceux qui le sont moins.
Voici aussi selon leurs lignées le nombre des fils de Lévi :
de Gerson, la lignée des Gersonites
de Caath, la lignée des Caathites
de Mérari, la lignée des Mérarites.
Voici les lignées de Lévi :
la lignée de Lobni, la lignée de l'Hébronite, la lignée de Mooli, la lignée de Musi et la lignée de Coré.
Et en particulier, Caath engendra Amram
qui avait pour femme Jochabed, fille de Lévi, qui naquit en Égypte :
elle enfanta à son mari Amram des fils, Aaron et Moïse, et Marie, leur sœur.
D'Aaron naquirent Nadab et Abiu, Eléazar et Ithamar.
Parmi eux, Nadab et Abiu moururent lorsqu’ils apportèrent du feu étranger devant le Seigneur.
Et tous ceux qui furent comptés furent vingt-trois mille, de genre masculin
depuis l’âge d’un mois et au-dessus
puisqu'ils ne furent pas recensés parmi les fils d’Israël
et qu'aucune possession ne leur fut donnée avec les autres.
Tel est le nombre des fils d'Israël
qui furent recensés par Moïse et Eléazar le prêtre
dans les plaines de Moab près du Jourdain vis-à-vis de Jéricho.
Parmi eux, il n'y en eut aucun de ceux que Moïse et Aaron avaient dénombrés auparavant dans le désert du Sinaï
car le Seigneur avait prédit que tous mourraient dans le désert.
Et il n’en resta pas un, hormis Caleb fils de Jéphoné et Josué fils de Nun.
Alors s’approchèrent les filles de Salphaad fils d'Épher, fils de Galaad, fils de Maquir, fils de Manassé qui était le fils de Joseph :
leurs noms sont « Maala », « Noa », « Egla », « Melcha » et « Thersa ».
Elles se présentèrent devant Moïse, Eléazar le prêtre
et tous les princes du peuple
à l’entrée du tabernacle de l'Alliance, et elles dirent :
— Notre père est mort dans le désert :
il n’était pas dans la sédition qui s'excita contre le Seigneur sous Coré
mais il est mort dans son péché ;
il n’a pas eu d'enfants mâles.
Pourquoi son nom sera-t-il retranché de sa lignée parce qu’il n’a pas de fils ?
Donne-nous une possession parmi les parents de notre père.
Moïse rapporta leur cause au jugement du Seigneur
qui lui dit :
— Les filles de Salphaad demandent une chose juste ;
donne-leur une possession parmi les parents de leur père
et qu'elles lui succèdent dans l'héritage.
Et tu diras ceci aux fils d'Israël :
— Quand un homme sera mort sans avoir eu de fils
c'est à sa fille que passera l'héritage ;
s’il n’a pas de fille, il aura pour successeurs ses frères ;
s'il n'a pas de frères non plus, vous donnerez son héritage aux frères de son père
et s’il n’y a pas d'oncles, on donnera son héritage à ceux qui sont les plus proches de lui.
Cela sera sacré pour les fils d’Israël, par une loi perpétuelle
comme le Seigneur l’a ordonné à Moïse.
Le Seigneur dit aussi à Moïse :
— Monte sur cette montagne d’Abarim
et contemple de là la terre que je vais donner aux fils d’Israël.
Et quand tu l'auras vue, tu iras toi aussi auprès de ton peuple
comme Aaron ton frère y est allé
parce que vous m'avez offensé dans le désert de Sin lors de la contradiction de la multitude
et que vous n'avez pas voulu me sanctifier devant elle près des eaux
(ce sont les eaux de la Contradiction, à Cadès, dans le désert de Sin).
Moïse lui répondit :
— Que le Seigneur, le Dieu des esprits de toute chair, prépare
un homme qui soit au-dessus de cette multitude
qui puisse sortir et entrer devant eux
qui les fasse sortir et qui les fasse entrer
pour que le peuple du Seigneur ne soit pas comme des brebis sans berger.
Et le Seigneur lui dit :
— Prends Josué fils de Nun, homme en qui réside l’esprit
et étends la main sur lui.
Il se tiendra devant Eléazar le prêtre et devant toute la multitude
et tu lui donneras des préceptes, à la vue de tous, et une partie de ta gloire
pour que toute l’assemblée des fils d’Israël lui obéisse.
C'est pour cela que, chaque fois qu'il faudra accomplir quelque chose, Eléazar le prêtre consultera le Seigneur ;
à sa parole, [Josué] sortira et entrera
lui-même, ainsi que tous les fils d’Israël avec lui et tout le reste de la multitude.
Moïse fit ce que le Seigneur lui avait ordonné :
ayant pris Josué, il le plaça devant Eléazar le prêtre et devant toute la foule du peuple
puis, lui ayant imposé les mains sur la tête, il lui répéta ce que le Seigneur avait commandé.
Le Seigneur dit aussi à Moïse :
— Donne cet ordre aux fils d’Israël et dis-leur :
— Offrez-moi mon oblation, les pains et le sacrifice fait par le feu, dont l'odeur est très agréable, au temps qui leur convient.
Voici les sacrifices que vous devrez offrir :
deux agneaux d’un an sans défaut, chaque jour, comme holocauste perpétuel
(vous en offrirez un le matin et l'autre le soir) ;
[et] un dixième d'épha de farine, arrosée d'une huile très pure
et dont la mesure doit être d'un quart de hin.
C’est l’holocauste perpétuel que vous avez offert sur la montagne de Sinaï
en odeur très agréable d'un sacrifice au Seigneur consumé par le feu.
Et vous ferez des libations de vin, un quart de hin pour chaque agneau, dans le sanctuaire du Seigneur.
Tu offriras de même l'autre agneau le soir
selon tout le rite du sacrifice du matin et de ses libations :
c’est une oblation d’une très agréable odeur pour le Seigneur.
Le jour du sabbat, vous offrirez deux agneaux d’un an sans défaut
deux dixièmes de fleur de farine arrosée d'huile pour le sacrifice
et les libations
qui sont versées selon le rite chaque sabbat pour l'holocauste perpétuel.
Et aux calendes, c'est-à-dire aux commencements des mois, vous offrirez comme holocauste au Seigneur
deux veaux du troupeau
un seul bélier
et sept agneaux d’un an sans défaut ;
comme sacrifice pour chaque veau, trois dixièmes de fleur de farine arrosée d'huile ;
pour chaque bélier, deux dixièmes de fleur de farine arrosée d'huile ;
et comme sacrifice pour chaque agneau, un dixième de dixième de fleur de farine arrosée d'huile ;
c’est un holocauste de très agréable odeur et un sacrifice fait par le feu au Seigneur.
Voici les libations de vin qui devront être répandues pour chaque victime :
un demi-hin pour chacun des veaux
un tiers de hin par bélier
un quart de hin par agneau.
Tel sera l’holocauste pour tous les mois qui se succèdent au courant de l'année.
On offrira aussi au Seigneur un bouc pour les péchés en holocauste perpétuel avec ses libations.
Mais au premier mois, au quatorzième jour du mois, sera la Pâque du Seigneur
et au quinzième jour, la solennité :
On mangera pendant sept jours des azymes.
Le premier jour sera vénérable et saint :
vous ne ferez aucune œuvre servile en ce jour
et vous offrirez un sacrifice par le feu, un holocauste au Seigneur :
deux veaux pris du troupeau
un bélier
et sept agneaux d’un an sans défaut ;
les sacrifices de chacun consisteront en fleur de farine qui aura été arrosée d'huile :
trois dixièmes pour chaque taureau
deux dixièmes pour un bélier
et un dixième de dixième pour chaque agneau, c'est-à-dire pour les sept agneaux ;
et un seul bouc pour le péché afin de faire l’expiation pour vous
en plus de l’holocauste du matin que vous offrez toujours.
Ainsi ferez-vous pendant chacun des sept jours
pour la nourriture du feu et pour l'odeur très agréable au Seigneur
qui s'élèvera de l'holocauste et des libations de chacun.
Le septième jour sera très solennel et saint pour vous :
vous ne ferez aucune œuvre servile en ce jour.
Le jour des prémices encore
quand vous offrirez les fruits nouveaux au Seigneur, une fois les semaines achevées
sera un jour vénérable et saint :
vous ne ferez aucune œuvre servile en ce jour
et vous offrirez comme holocauste de très agréable odeur au Seigneur
deux veaux pris du troupeau
un seul bélier
et sept agneaux d’un an sans défaut ;
et pour leurs sacrifices :
trois dixièmes de farine arrosée d'huile pour chaque veau
deux pour les béliers
et un dixième de dixième pour les agneaux qui sont ensemble sept agneaux ;
et aussi un bouc
qui est immolé pour l’expiation
outre l'holocauste perpétuel et ses gâteaux.
Vous offrirez toutes ces choses sans défaut avec leurs libations.
Le premier jour du septième mois aussi sera vénérable et saint pour vous :
vous ne ferez aucune œuvre servile en ce jour-là
car c'est le jour du son éclatant et des trompettes.
Vous offrirez comme holocauste en très agréable odeur au Seigneur :
un seul veau pris d'un troupeau
un seul bélier
et sept agneaux d’un an, sans défaut
et pour leurs sacrifices, de la fleur de farine arrosée d’huile : trois dixièmes pour chaque veau
deux dixièmes pour le bélier
et un dixième par agneau, qui font ensemble sept agneaux ;
et un bouc pour le péché, qui est offert pour l’expiation du peuple
outre l'holocauste des calendes avec ses sacrifices
et l'holocauste perpétuel avec les libations habituelles ;
avec les mêmes cérémonies, vous offrirez un sacrifice fait par le feu en très agréable odeur au Seigneur.
Le dixième jour aussi de ce septième mois
sera pour vous saint et vénérable
et vous affligerez vos âmes :
vous ne ferez aucune œuvre servile en ce jour.
Vous offrirez un holocauste en très agréable odeur au Seigneur :
un veau pris d'un troupeau
un bélier
et sept agneaux d’un an, sans défaut
et pour leurs sacrifices, de la fleur de farine arrosée d'huile : trois dixièmes pour chaque veau
deux dixièmes pour le bélier
et un dixième de dixième pour chaque agneau, qui font ensemble sept agneaux
et un bouc pour le péché
outre ceux qui ont coutume d'être offerts pour le délit
en expiation, et comme holocauste perpétuel
avec leur sacrifice et leurs libations.
Le quinzième jour du septième mois
qui sera pour vous saint et vénérable
vous ne ferez alors aucune œuvre servile
mais vous célébrerez une fête en l’honneur du Seigneur pendant sept jours.
Vous offrirez un holocauste d’agréable odeur au Seigneur :
treize veaux pris d'un troupeau
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut
et pour leurs libations, de la fleur de farine arrosée d'huile : trois dixièmes
pour chacun des veaux, qui font ensemble treize veaux
deux dixièmes pour un seul bélier, c'est-à-dire pour les deux béliers ensemble
et le dixième d'un dixième pour chacun des agneaux qui font ensemble quatorze agneaux ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le second jour tu offriras douze veaux pris d'un troupeau
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le troisième jour tu offriras onze veaux
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le quatrième jour tu offriras dix veaux
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le cinquième jour tu offriras neuf veaux
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le sixième jour, tu offriras huit veaux
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le septième jour tu offriras sept veaux
deux béliers
et quatorze agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Le huitième jour, qui est le plus solennel :
vous ne ferez aucune œuvre servile.
Vous offrirez un holocauste en très agréable odeur au Seigneur :
un seul veau
un seul bélier
et sept agneaux d’un an, sans défaut ;
les sacrifices et les libations de chacun,
pour les veaux, les béliers et les agneaux, tu les répandras selon les rites ;
et un bouc pour le péché
outre l’holocauste perpétuel, son sacrifice et sa libation.
Voilà ce que vous offrirez au Seigneur dans vos fêtes
outre vos vœux et vos offrandes volontaires
en holocauste, en sacrifice, en libation et en hosties d'apaisement.
Moïse rapporta aux fils d’Israël tout ce que le Seigneur lui avait ordonné
et dit aux chefs des tribus des fils d’Israël :
— Voici l'ordre que le Seigneur a donné :
— Si un homme fait un vœu au Seigneur
ou qu'il se lie par un serment
il ne reprendra pas sa parole
mais il accomplira tout ce qu'il a promis.
Si une femme fait un voeu et se lie par un serment
alors qu'elle est dans la maison de son père et que c'est encore une jeune fille,
si son père connaît le vœu qu'elle a fait
et le serment par lequel elle a lié son âme
et qu'il n'en a rien dit, elle sera liée à son vœu :
tout ce qu'elle a promis et juré elle l'accomplira ;
mais si, dès qu'il en a eu connaissance, son père l'a désavouée
ses vœux et ses serments seront sans valeur
et elle ne sera pas liée à sa promesse
parce que son père l’a désavouée.
Si elle a un mari, qu'elle fait un vœu
et que sa parole, une fois sortie de sa bouche, oblige son âme par un serment
et si, le jour où il l'a appris, son mari ne l'a pas désavouée
elle sera liée à son vœu, elle accomplira tout ce qu'elle avait promis ;
mais si, en l'apprenant, son mari l'a aussitôt désavouée
et qu'il a rendu nulles ses promesses
et les paroles par lesquelles elle a lié son âme
le Seigneur lui pardonnera.
Une veuve et une femme répudiée effectueront tout ce qu'elles auront promis par vœu.
Si c’est dans la maison de son mari qu’une femme a fait un vœu ou un serment
et que son mari l’a appris, a gardé le silence et n'a pas désavoué sa promesse
elle effectuera tout ce qu'elle a promis ;
mais s'il l'a désavouée sur-le-champ
elle ne sera pas obligée de tenir sa promesse
parce que son mari l'a désavouée
et le Seigneur lui pardonnera.
Si elle a fait un vœu et qu'elle s'est engagée par serment
à affliger son âme par le jeûne ou par toute autre abstinence
il dépendra de la volonté de son mari qu'elle le fasse ou qu'elle ne le fasse pas :
si son mari, en l'apprenant, a gardé le silence
et a différé à un autre jour pour dire son sentiment
tout ce qu'elle avait voué et promis elle l'accomplira
parce que, dès qu'il l'a appris, il a gardé le silence ;
mais s’il l'a désavouée après l’avoir appris
il portera lui-même son iniquité.
Telles sont les lois que le Seigneur a prescrites à Moïse
entre un mari et sa femme
entre un père et sa fille
lorsqu’elle est encore jeune fille
ou qu'elle demeure dans la maison de son père.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Venge d'abord les fils d’Israël des Madianites
et ainsi tu pourras être réuni à ton peuple.
Et aussitôt Moïse leur dit : — Armez pour la guerre des hommes parmi vous
afin qu'ils puissent exécuter la vengeance du Seigneur sur les Madianites.
Qu'on choisisse mille hommes de chaque tribu d'Israël pour les envoyer à la guerre.
Et ils donnèrent mille hommes de chaque tribu
soit douze mille hommes armés pour la guerre.
Moïse les envoya avec Finéès fils d’Eléazar le prêtre
auquel il remit aussi les vases sacrés et les trompettes retentissantes.
Et après avoir combattu contre les Madianites et les avoir vaincus, ils tuèrent tous les mâles
et leurs rois : Évi, Réquem [Recem], Sur, Ur et Rébé, cinq princes de la nation ;
ils tuèrent aussi par le glaive Balaam fils de Béor.
Ils prirent leurs femmes et leurs petits enfants
tous leurs troupeaux et tout leur mobilier :
tout ce qu'ils pouvaient posséder, ils le pillèrent.
Le feu consuma aussi bien leurs villes que leurs villages et leurs forteresses.
Ils emmenèrent le butin et tout ce qu'ils avaient pris
tant des hommes que des bestiaux
puis ils les amenèrent à Moïse, à Eléazar le prêtre
et à toute la foule des fils d’Israël ;
ce qui restait encore d'utile, ils l'apportèrent au camp
dans les plaines de Moab près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
Moïse, Eléazar le prêtre et tous les princes de l’assemblée sortirent à leur rencontre hors du camp.
Moïse, rempli de colère contre les commandants de l’armée, les tribuns et les centurions qui revenaient du combat
leur dit :
— Pourquoi avez-vous épargné les femmes ?
Ne sont-ce pas elles qui ont trompé les fils d'Israël sur le conseil de Balaam
et vous ont entraînés à désobéir au Seigneur lors du péché de Phogor
pour lequel le peuple a aussi été frappé ?
Tuez donc tout ce qui est de genre masculin, même parmi les petits enfants
et toutes les femmes qui ont connu la couche d’un homme
mais toutes les filles et toutes les femmes qui sont vierges, réservez-les pour vous.
Et restez hors du camp pendant sept jours :
quiconque aura tué un homme ou aura touché un homme qu'on aura tué
se purifiera le troisième jour et le septième jour.
Et s'il y a dans tout le butin un vêtement ou un vase
(et même n'importe quelle chose destinée à quelque usage)
qui soit fait de peaux de chèvre, de poils et de bois, on le purifiera.
Eléazar le prêtre parla aussi en ces termes aux hommes de l'armée qui étaient allés au combat :
— Voici ce qui est commandé par la loi que le Seigneur a prescrite à Moïse :
l’or, l’argent, l’airain, le fer, l’étain et le plomb
et tout ce qui peut passer par les flammes sera purifié par le feu ;
mais tout ce qui ne peut pas supporter le feu
sera sanctifié par l'eau d'expiation.
Vous laverez vos vêtements le septième jour
et après avoir été purifiés vous rentrerez dans le camp.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Fais le compte de ce qui leur a été pris, des hommes jusqu'aux bestiaux
toi, Eléazar le prêtre et les chefs du peuple
et partage le butin de manière égale
entre ceux qui ont combattu et qui sont allés à la guerre
et tout le reste de la multitude.
Et tu sépareras la part du Seigneur de la part de ceux qui ont combattu et sont allés à la guerre :
une seule âme sur cinq cents
tant d'entre les hommes que d'entre les bœufs, les ânes et les brebis
et tu la donneras à Eléazar le prêtre parce que ce sont les prémices du Seigneur.
Sur la moitié aussi qui revient aux fils d’Israël
tu prendras la cinquantième tête
parmi les hommes, bœufs, ânes, brebis et tous les animaux
et tu la donneras aux Lévites qui ont la garde du tabernacle du Seigneur.
Moïse et Eléazar le prêtre firent comme le Seigneur l’avait ordonné :
le butin qu'avait pris l'armée fut
de six cent soixante-quinze mille brebis
de soixante-douze mille bœufs
de soixante et un mille ânes
et de trente-deux mille personnes de sexe féminin qui n’avaient pas connu d'hommes.
La moitié fut donnée à ceux qui étaient allés au combat :
trois cent trente-sept mille cinq cents brebis
desquelles on retrancha six cent soixante-quinze brebis pour la part du Seigneur ;
des trente-six mille bœufs, soixante-douze bœufs
des trente mille cinq cents ânes, soixante et un ânes ;
des seize mille personnes, on céda trente-deux personnes pour la part du Seigneur.
Moïse donna à Eléazar le prêtre le nombre des prémices du Seigneur
ainsi qu'il lui avait été ordonné
en prenant sur la moitié revenant aux fils d’Israël
qu'il avait mise à part pour ceux qui avaient combattu ;
et de la moitié formant la part du reste de l’assemblée
c'est-à-dire des trois cent trente-sept mille cinq cents brebis
des trente-six mille bœufs
des trente mille cinq cents ânes
et des seize mille personnes
Moïse prit la cinquantième tête
et la donna aux Lévites qui veillent dans le tabernacle du Seigneur
ainsi que le Seigneur l’avait ordonné.
Et comme les chefs de l'armée s'étaient approchés de Moïse
avec les tribuns et les centurions, ils lui dirent :
— Nous, tes serviteurs, avons recensé le nombre des combattants qui étaient sous nos ordres
et il n'en a pas même manqué un seul.
C’est pourquoi nous offrons comme dons au Seigneur
ce que chacun de nous a pu trouver dans le butin d'or :
des périscélides, des bagues, des anneaux, des bracelets et des colliers
afin que tu pries pour nous le Seigneur.
Moïse et Eléazar le prêtre reçurent
tout l'or en diverses espèces
(son poids était de seize mille sept cent cinquante sicles)
de la part des tribuns et des centurions.
En effet, ce que chacun avait pris dans le butin était à lui.
Et ayant reçu cet or ils l’apportèrent dans le tabernacle du témoignage
comme mémorial des fils d’Israël devant le Seigneur.
Les fils de Ruben et de Gad avaient de nombreux troupeaux
et leurs bêtes leur apportaient une richesse infinie ;
comme ils avaient vu que Jazer et Galaad étaient propres à nourrir les troupeaux
ils vinrent auprès de Moïse, d’Eléazar le prêtre et des princes de la multitude, et ils leur dirent :
— Atharoth, Dibon, Jazer, Nemra
Ésbon, Éléalé, Sabam, Nébo et Béon
c'est cette terre que le Seigneur a frappée devant les fils d’Israël :
sa contrée est très fertile, propre à faire paître les troupeaux
et nous, tes serviteurs, avons des troupeaux en très grand nombre.
Nous te prions, si nous avons trouvé grâce à tes yeux
de nous la donner en possession, à nous, tes serviteurs ;
ne nous fais pas passer le Jourdain.
Moïse leur répondit :
— Vos frères iront-ils à la guerre, et vous resterez-vous ici ?
Pourquoi découragez-vous les esprits des fils d’Israël
pour qu'ils n'osent pas passer dans la terre que le Seigneur doit leur donner ?
N'est-ce pas ainsi qu’ont fait vos pères
quand je les ai envoyés de Cadès-Barné pour explorer cette terre ?
Alors qu'ils étaient venus jusqu’à la Vallée de la Grappe
et qu'ils avaient vu toute la contrée, ils bouleversèrent le cœur des fils d’Israël
pour qu'ils n'entrent pas dans le territoire que le Seigneur leur avait donné.
Et dans sa colère il prononça ce serment :
— Non, ces hommes qui sont montés d’Égypte, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, ne verront pas
la terre que j’ai promise par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob !
Ils n'ont pas même voulu me suivre
excepté Caleb fils de Jéphoné, le Cénézéen, et Josué fils de Nun :
ceux-ci ont accompli ma volonté.
Et le Seigneur, en colère contre Israël,
les fit errer dans le désert pendant quarante années
jusqu’à ce que fût anéantie toute la génération qui avait fait le mal à ses yeux.
Et il dit : — Voici, vous prenez la place de vos pères
comme des rejetons et des enfants d'hommes pécheurs
pour accroître la fureur du Seigneur contre Israël
mais si vous refusez de le suivre
il abandonnera le peuple au désert
et vous, vous serez la cause de la mort de tous.
Mais ils s’approchèrent de lui et dirent :
— Nous construirons des parcs pour nos brebis, des étables pour nos troupeaux
et aussi des villes fortifiées pour nos petits enfants
mais nous-mêmes nous irons, armés et prêts au combat, à la tête des fils d’Israël
jusqu’à ce que nous puissions les introduire dans leurs lieux ;
nos petits enfants et tout ce que nous pouvons avoir
resteront dans les villes fortifiées, à cause des pièges que pourraient tendre les habitants.
Nous ne reviendrons pas dans nos maisons avant que les fils d’Israël aient pris possession de leur héritage
et nous ne demanderons rien de l’autre côté du Jourdain
puisque nous avons déjà une possession à nous sur son côté oriental.
Moïse leur dit :
— Si vous tenez vos promesses, que vous marchez devant le Seigneur prêts à combattre
et que chaque guerrier passe le Jourdain en armes
jusqu'à ce que le Seigneur anéantisse ses ennemis
et que toute la terre lui soit soumise
alors vous serez sans reproche devant le Seigneur et devant Israël
et vous obtiendrez les terres que vous désirez devant le Seigneur.
Mais si vous ne faites pas ce que vous dites
sans aucun doute vous pécherez contre le Seigneur
et sachez que votre péché se saisira de vous.
Construisez donc des villes pour vos enfants
des parcs et des étables pour vos brebis et vos bestiaux
et exécutez ce que vous avez promis.
Les fils de Gad et les fils de Ruben dirent à Moïse :
— Nous sommes tes serviteurs, nous ferons ce que nous commande notre seigneur.
Nos enfants, nos femmes, nos troupeaux et nos bestiaux, nous les laisserons dans les villes de Galaad
et nous, tes serviteurs, nous irons tous en armes à la guerre comme toi, seigneur, tu le dis.
Alors Moïse donna des ordres à Eléazar le prêtre, à Josué fils de Nun
et aux chefs de famille des tribus d’Israël, et il leur dit :
— Si les fils de Gad et les fils de Ruben passent avec vous le Jourdain
tous armés pour combattre devant le Seigneur
et que la terre vous est soumise
donnez-leur Galaad en possession.
Mais s’ils ne veulent pas passer avec vous en terre de Canaan
qu'ils prennent leur lieu d'habitation au milieu de vous.
Les fils de Gad et les fils de Ruben répondirent :
— Ce que le Seigneur a dit à ses serviteurs, nous le ferons.
Nous irons en armes devant le Seigneur dans la terre de Canaan
et nous reconnaissons avoir déjà reçu notre possession de l'autre côté du Jourdain.
Moïse donna donc aux fils de Gad, aux fils de Ruben
et à la demi-tribu de Manassé fils de Joseph
le royaume de Séhon, roi des Amorrhéens
le royaume d’Og, roi de Basan
et leur terre avec les villes alentour.
Les fils de Gad rebâtirent donc Dibon, Atharoth, Aroër
Etrothsophan, Jazer
Jecbaa
Bethnemra et Bétharan, villes fortifiées
et ils firent des étables pour leurs troupeaux.
Les fils de Ruben rebâtirent
Hésébon, Éléalé, Cariathaïm
Nabo et Baalméon, dont les noms furent changés
ainsi que Sabama
et ils donnaient des noms aux villes qu’ils avaient bâties.
Ensuite, les fils de Maquir fils de Manassé
marchèrent sur Galaad et le dévastèrent
après avoir tué les Amorrhéens qui l'habitaient.
Moïse donna donc la terre de Galaad
à Maquir fils de Manassé, qui s’y établit.
Jaïr fils de Manassé partit à son tour et prit ses bourgs
qu'il appela « Avothiair », c'est-à-dire « Bourgs-de-Jaïr ».
Nobé y alla aussi et s’empara de Canath avec les villes de son ressort
et il l’appela « Nobé », de son nom.
Voici les étapes des fils d’Israël
qui partirent d’Égypte selon leurs troupes, sous la conduite de Moïse et d’Aaron ;
Moïse les mit par écrit selon les lieux des campements
qu'ils déplaçaient sur l’ordre du Seigneur.
Ainsi partirent de Ramessé,
le premier mois, le quinzième jour du premier mois, le jour suivant la Pâque,
les fils d’Israël, haut la main
à la vue de tous les Égyptiens
qui enterraient les premiers-nés que le Seigneur avait frappés
car le Seigneur avait aussi exercé sa vengeance sur leurs dieux.
Ils campèrent à Soccoth
et de Soccoth ils vinrent à Étham, qui est aux confins du désert.
Sortis de là, ils vinrent vers Phiahiroth, qui fait face à Béelséphon
et ils campèrent devant Magdol.
Ils partirent de Phiahiroth, ils passèrent au milieu de la mer dans le désert
et après trois journées de marche dans le désert d’Étham, ils campèrent à Mara.
Ils partirent de Mara et arrivèrent à Helim
où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers
et ils y campèrent.
Mais ils partirent aussi de là et plantèrent leurs tentes près de la Mer Rouge ;
une fois partis de la Mer Rouge
ils campèrent dans le désert de Sin
d'où ils partirent pour venir à Dephca.
Ils partirent de Dephca et campèrent à Alus.
Ils partirent d’Alus et plantèrent leurs tentes à Raphidim
et il n’y eut pas là d’eau à boire pour le peuple.
Ils partirent de Raphidim et campèrent dans le désert de Sinaï.
Mais ils partirent aussi du désert de Sinaï et vinrent aux sépulcres de la Concupiscence.
Partis des sépulcres de la Concupiscence, ils campèrent à Aséroth
et de Aséroth ils vinrent à Rethma.
Ils partirent de Rethma et campèrent à Remmonpharès.
Partis de là, ils vinrent à Lebna
et de Lebna ils campèrent à Ressa.
Ils partirent de Ressa et campèrent à Céélatha.
Partis de là, ils campèrent à la montagne de Sépher.
Ils partirent de la montagne de Sépher et vinrent à Arada.
Ils partirent de là et campèrent à Macéloth.
Ils partirent de Macéloth et vinrent à Thaath.
De Thaath ils campèrent à Tharé.
Partis de là, ils plantèrent leur tentes à Methca
et de Methca ils campèrent à Esmona.
Partis d'Esmona, ils vinrent à Moséroth
et de Moséroth ils campèrent à Banéjacan.
Ils partirent de Banéjacan et vinrent à la montagne de Gadgad.
Partis de là, ils campèrent à Jetebatha [Hietebatha]
et de Jetebatha ils vinrent à Ebrona.
Ils partirent d'Ebrona et campèrent à Asiongaber.
Partis de là, ils vinrent dans le désert de Sin, c’est-à-dire à Cadès.
Ils partirent de Cadès et campèrent à la montagne d'Or
à l’extrémité de la terre d’Édom.
Aaron le prêtre monta sur la montagne d'Hor, sur l’ordre du Seigneur
et il y mourut
la quarantième année après la sortie d’Égypte des fils d’Israël
le cinquième mois, le premier jour du mois
alors qu'il était âgé de cent vingt-trois ans.
Et le roi d'Arad apprit (c'était un Cananéen
qui habitait au midi, dans la terre de Canaan)
que les fils d'Israël arrivaient.
Ils partirent de la montagne d'Or et campèrent à Salmona.
Partis de là, ils vinrent à Phinon.
Partis de Phinon, ils campèrent à Oboth
et d’Oboth ils vinrent à Jéabarim, à la frontière des Moabites.
Ils partirent de Jéabarim et plantèrent leurs tentes à Dibongad.
Partis de là, ils campèrent à Elmondeblathaïm.
Ils partirent d’Elmondeblathaïm et vinrent aux monts Abarim, en face de Nabo.
Ils partirent des monts Abarim et passèrent dans les plaines de Moab, près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho
et ils campèrent là
depuis Bethsimon jusqu’à Belsattim, dans les lieux les plus plats des Moabites.
C'est là que le Seigneur dit à Moïse :
— Commande aux fils d’Israël et dis-leur :
— Lorsque vous aurez passé le Jourdain et que vous serez entrés dans la terre de Canaan
détruisez tous les habitants de cette terre
abattez leurs monuments, brisez leurs statues
et dévastez tous leurs hauts lieux
en tâchant de purifier le pays et d'y demeurer
car je vous l'ai donné en possession.
Et vous le partagerez entre vous par le sort
vous en donnerez une plus grande part aux plus nombreux et une moindre aux moins nombreux ;
selon ce que le sort aura assigné à chacun, ainsi sera distribué l'héritage :
les possessions seront partagées par tribus et par lignées.
Mais si vous ne voulez pas exterminer les habitants de la terre
ceux qui seront restés seront comme des clous dans vos yeux et comme des lances dans vos flancs
ils s'opposeront à vous dans la terre que vous allez habiter
et je vous traiterai vous-mêmes comme j’avais résolu de les traiter.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Commande aux fils d’Israël et dis-leur :
— Quand vous serez entrés dans la terre de Canaan
et qu'elle sera tombée en votre possession par tirage au sort
voici quelles seront ses limites :
le côté du midi commencera au désert de Sin qui est près d'Édom
et il aura pour frontières, vers l'orient, la mer Très Salée ;
les frontières contourneront la partie australe par la montée du Scorpion
de sorte qu'elles traverseront Senna et parviendront au midi, jusqu'à Cadès-Barné ;
de là, les frontières iront jusqu'au village nommé « Addar »
et s'étendront jusqu'à Asémona ;
depuis Asémona, la frontière ira en tournant jusqu’au torrent d’Égypte
pour finir au rivage de la Grande mer.
Quant à la partie occidentale, elle commencera à la Grande mer et sera fermée par la même frontière.
Ensuite, vers la partie septentrionale
les frontières commenceront à la Grande mer et s'étendront jusqu'à la Très Haute montagne ;
de là, on arrivera à Emath, jusqu'aux frontières de Sédada
et les frontières iront jusqu'à Zéphrona et au village d'Henan :
telles seront les limites du côté septentrional.
De là, du côté oriental, les limites se mesureront
depuis le village d'Henan jusqu'à Séphama
et de Séphama les frontières descendront vers Rébla, face à la fontaine ;
de là, elles arriveront, vers l'orient, à la mer de Kinnéreth [Chenereth]
et de Séphama les frontières descendront vers Rébla, face à la fontaine ;
de là, elles arriveront, vers l'orient, à la mer de Kinnéreth [Chenereth]
et elles s'étendront jusqu'au Jourdain
pour enfin se terminer à la mer Très Salée.
Telle sera votre terre selon les frontières qui l'entourent.
Moïse donna cet ordre aux fils d’Israël en disant :
— Telle sera la terre que vous posséderez par le sort
et que le Seigneur a ordonné de donner aux neuf tribus et à la demi-tribu.
En effet, la tribu des fils de Ruben selon leurs lignées
et la tribu des fils de Gad selon le nombre de leurs familles
mais aussi la demi-tribu de Manassé
(c'est-à-dire les deux tribus et demie)
ont pris leur part au-delà du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho, du côté de l’orient.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Voici les noms des hommes qui vous partageront la terre :
Eléazar le prêtre , Josué fils de Nun
et tous les princes de toutes les tribus
dont voici les noms :
pour la tribu de Juda, Caleb fils de Jéphoné
pour la tribu de Siméon, Samuel fils d’Ammiud
pour la tribu de Benjamin, Helidad fils de Casélon
pour la tribu des fils de Dan, Bocci fils de Jogli
pour les fils de Joseph, pour la tribu de Manassé, Hanniël fils d’Ephod
pour la tribu d’Ephraïm, Camuël fils de Sephtan
pour la tribu de Zabulon, Élisaphan fils de Pharnac
pour la tribu d’Issachar, le prince Faltiël [Faltihel] fils d’Ozan
pour la tribu d’Aser, Ahiud fils de Salomi
pour la tribu de Nephthali, Phédaël fils d’Ammiud.
Tels sont ceux à qui le Seigneur ordonna de partager la terre de Canaan entre les fils d’Israël.
Le Seigneur parla aussi en ces termes à Moïse
dans les plaines de Moab, près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho :
— Ordonne aux fils d’Israël de donner aux Lévites, en prenant sur leurs possessions
des villes pour y habiter et les faubourgs qui les environnent
pour qu'ils puissent demeurer dans les villes et que les faubourgs servent à leurs troupeaux et leurs bestiaux.
Ces faubourgs seront en dehors des murs de la cité, tout autour
ils s'étendront sur un espace de mille pas ;
vers l'orient, ils s'étendront sur deux mille coudées
et vers le midi, sur deux mille coudées également ;
vers la mer aussi, qui regarde l'occident, la mesure sera la même
et le côté septentrional sera limité par de semblables frontières ;
les villes seront au milieu et les faubourgs en dehors.
De ces villes que vous donnerez aux Lévites
six seront mises à part comme refuge pour les fugitifs
afin que celui qui aura versé le sang s’y réfugie ;
outre celles-ci, il y aura quarante-deux autres villes
c'est-à-dire quarante-huit en tout, avec leurs faubourgs.
Pour les villes que vous donnerez sur les possessions des fils d’Israël
vous prendrez plus à ceux qui ont plus, et moins à ceux qui ont moins.
Chacun donnera des villes aux Lévites à proportion de son propre héritage.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Parle aux fils d’Israël, et dis-leur :
— Lorsque vous aurez passé le Jourdain pour entrer dans la terre de Canaan
établissez des villes qui devront servir de refuge aux fugitifs qui auront versé le sang sans le vouloir.
Lorsqu'un fugitif s'y trouvera
le parent de celui qui a été tué ne pourra pas le tuer
jusqu'à ce qu'il se présente devant le peuple et que sa cause soit jugée.
Et de ces villes qui sont mises à part pour le refuge des fugitifs
trois se trouveront au-delà du Jourdain et trois dans la terre de Canaan
tant pour servir aux fils d’Israël que pour les étrangers et les voyageurs
afin que tout homme qui aura versé le sang sans le vouloir puisse s’y retirer.
Si quelqu'un frappe avec le fer et que celui qui a été frappé meurt
il sera coupable de meurtre et il mourra ;
s'il jette une pierre et que celui qui a été frappé succombe, il sera puni de la même manière ;
si celui qui a été frappé avec du bois meurt
il sera vengé par le sang de celui qui l'a frappé.
Le parent de celui qui aura été tué tuera le meurtrier :
dès qu'il s'en sera saisi, il le tuera.
Si quelqu'un a renversé un homme par haine
s’il lui a jeté quelque chose en traître
ou s’il l’a frappé de sa main par inimitié
et qu'il en est mort
celui qui a frappé sera coupable de meurtre :
le parent de celui qui a été tué, dès qu'il l'aura trouvé, l'égorgera.
Mais si c'est par hasard, sans haine
et sans inimitié qu'il a fait une de ces choses
et que cela aura été prouvé lors d'une audience du peuple
et que la cause aura été débattue entre celui qui a frappé et le parent par le sang
il sera délivré, étant innocent, de la main du vengeur
puis il sera ramené par sentence dans la ville où il s'était réfugié
et il y demeurera jusqu'à la mort du grand prêtre qui est oint de l'huile sainte.
Si c'est hors des limites des villes qui sont désignées pour les bannis que le meurtrier
a été trouvé
et qu'il a été frappé par celui qui est le vengeur du sang
celui qui l'aura tué ne sera pas coupable
car le fugitif aurait dû demeurer dans la ville jusqu’à la mort du pontife
et c'est après la mort de celui-ci que le meurtrier retournera dans sa propre terre.
Cela vaudra pour toujours, et ce seront des lois dans toutes vos demeures.
Le meurtrier sera puni d'après des témoins :
sur le témoignage d'un seul, nul ne sera condamné.
Vous ne recevrez pas d'argent de celui qui est coupable de sang :
il mourra aussitôt lui-même.
Avant la mort du pontife, les bannis et les fugitifs ne pourront en aucune façon retourner dans leurs propres villes
de peur de profaner la terre de votre habitation
qui est souillée du sang des innocents
et ne peut être purifiée autrement
que par le sang de celui qui aura versé le sang d'un autre.
C'est ainsi que votre possession sera purifiée tandis que je demeurerai avec vous
car je suis le Seigneur qui habite parmi les fils d'Israël.
Alors s'approchèrent encore les chefs des familles de Galaad
les fils de Maquir, fils de Manassé
de la descendance des fils de Joseph ;
ils parlèrent à Moïse, devant les princes d’Israël, et ils dirent :
— Le Seigneur t'a ordonné à toi, notre seigneur
de partager par le sort la terre pour les fils d’Israël
et de donner aux filles de Saphaad, notre frère, la possession due à leur père.
Mais si des hommes d'une autre tribu les prennent pour femmes
leur possession les suivra
et une fois transférée à une autre tribu, elle sera retranchée de notre héritage.
Et voici ce qui arrivera : lorsque le jubilé, c'est-à-dire la cinquantième année, celle de la rémission, sera venu
la distribution faite par le sort sera confondue
et la possession des uns passera aux autres.
Moïse répondit aux fils d’Israël et dit sur l’ordre du Seigneur :
— La tribu des fils de Joseph a bien parlé.
Voici la loi promulguée par le Seigneur au sujet des filles de Salphaad :
qu'elles se marient à qui elles veulent, pourvu que ce soit à des hommes de leur tribu
de peur que la possession des fils d'Israël ne se mêle d'une tribu à l'autre ;
en effet, tous les hommes épouseront des femmes de leur tribu et de leur famille
et toutes les femmes prendront des maris de la même tribu
pour que l'héritage reste dans les lignées
et que les tribus ne soient pas mélangées entre elles
mais demeurent ainsi
comme elles ont été séparées par le Seigneur.
Et les filles de Salphaad firent comme il leur avait été commandé :
Maala, Thersa, Egla, Melcha et Noa se marièrent
avec des fils de leur oncle
de la lignée de Manassé fils de Joseph
et la possession qui leur avait été attribuée
resta dans la tribu et dans la lignée de leur père.
Telles sont les ordonnances et les lois que le Seigneur prescrivit par la main de Moïse aux fils d’Israël
dans les plaines de Moab près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
ICI FINIT LE LIVRE « VAIEDABBER »
C'EST-À-DIRE : NOMBRES