Vous avez parfois dit, d'un fâcheux : « — C'est une plaie ! », ou encore : « — C'est une vraie plaie ! ». On est même parfois tenté de se venger : après tout, « œil pour œil, dent pour dent », n'est-ce pas ? En diverses circonstances de la vie on peut voir « le doigt de Dieu », ou reprendre courage en étant exhorté à « ne pas attendre que la manne nous tombe du ciel »... Tout ce langage courant nous vient du livre de l'Exode !
Dans la tradition juive, ce deuxième livre du Pentateuque est désigné par son premier mot significatif : Shemôt, « les noms » ; la Septante le nomme d'après son contenu narratif : exodos, « la sortie » : ces deux désignations mettent en valeur des facettes importantes du livre. L'Exode est, en effet, une épopée qui raconte la libération, par Dieu, des enfants d'Israël réduits en esclavage et menacés d'extermination par Pharaon en Égypte. Le héros libérateur, Moïse, reçoit sa mission dans le célèbre épisode du Buisson ardent, où Dieu se révèle tout en se voilant dans un nom (« Je suis qui je suis ») qui est une invitation à l'expérience de la confiance. L'Égypte et son roi frappés par les dix plaies, en particulier la mort des premiers nés, finissent par laisser Israël partir adorer son Dieu au désert. La sortie d'Égypte est ainsi une véritable naissance du Peuple, à travers les eaux de la mer Rouge, et son séjour au désert son enfance, avec une éducation difficile : aux pieds du Mont Sinaï le Seigneur conclut une alliance avec lui, régie par des lois éthiques et cultuelles auxquelles le peuple peine à se soumettre, se rebellant jusqu'à adorer un veau d'or... Une large portion du livre décrit par le menu le Tabernacle que Dieu ordonne qu'on lui construise, avec une profusion qui suggère une rétroprojection du Temple de pierre de Jérusalem sur la plus modeste Tente des nomades... La suite de l'épopée est racontée dans les livres du Lévitique, Nombres et Deutéronome : Dieu conduira son peuple dans le désert pendant 40 ans jusqu’à la terre promise.
Autant la Genèse déployait une théologie de la création, autant l'Exode est une théologie du salut : le Créateur se fait Rédempteur. Par pure grâce, il libère son peuple et l'éduque pour qu'il vive en plénitude. Aussi, lorsque Jésus (littéralement : « Sauveur ») se manifesta, toute la geste de Moïse fut-elle réactivée. S'il est un personnage dont l'histoire détermine les récits du Nouveau Testament, c'est bien Moïse. En effet, de Matthieu à Paul, en passant par Jean, ses auteurs ne cessent de décrire le Messie qu'ils annoncent comme un nouveau Moïse. Sans discontinuer, ils rapprochent ses actions les plus remarquables des signes et prodiges accomplis par Moise en Égypte et durant l'errance au désert, le tout culminant dans le Christ en croix comparé au Serpent d'airain, caducée du Médecin ultime.
Cette histoire de libération et d'errance en quête de sa vraie patrie avait tout pour devenir universelle : elle est au cœur du seder, repas rituel de la Pâque juive, qui invite chacun à quitter l'esclavage pour entrer dans la liberté, comme au cœur de la Vigile pascale des chrétiens. Elle inspire encore la culture populaire, si l'on songe au célèbre « veau d'or toujours debout », morceau de bravoure du Faust de Gounod, aux Dix commmandements de Cecil B 2000 ou au Prince d'Égypte des studios Dreamworks en 1998.
Bien que le texte hébreu de l'Exode ait bien été transmis, il offre des difficultés dues à la présence de termes techniques dans Ex 25-31 et Ex 35-40. Les grottes de Qumrân recelaient les fragments de neuf manuscrits de ce livre, dont les textes diffèrent du texte massorétique, se rapprochant tantôt de la recension samaritaine, tantôt d'une recension à la base de la vieille version grecque.
Le Pentateuque samaritain, est une tradition indépendante, dont les manuscrits remontent jusqu'au 12e s. ap J.-C. Sam et S s'alignent le plus souvent sur G, et rejoignent M en Ex 36-40.
Les plus anciens manuscrits syriaques datent du 5e s. ap. J.-C. La version syriaque s'accorde souvent avec la Septante contre l'hébreu.
La traduction arménienne a elle aussi été faite d’après le grec.
La Vulgate traduit l’hébreu assez fidèlement. Il existe aussi d’autres versions latines, entre autres le codex Lugdunensis (probablement du 6e s. ap. J.-C.).
Les Targums sont davantage des paraphrases que des versions.
et témoignent de variations, souvent intéressantes.
Le livre de l'Exode narre la geste mosaïque en trois grands mouvements :
Le récit est plusieurs fois mis en pause pour sertir des morceaux législatifs décisifs, tels :
Certaines dispositions du Code de l'Alliance sont semblables à celles qui sont attestées dans les codes mésopotamiens, hittites, ou les lois assyriennes. Les cultures cananéennes laissent aussi leur empreinte dans les expressions cultuelles. Si les hypothèses d'emprunts directs sont hasardeuses, on peut du moins penser qu'un certain droit coutumier était un patrimoine commun du Proche Orient ancien.
Plusieurs hypothèses de datation des époques des patriarches et de la sortie d'Égypte ont été émises (voir la note de synthèse BEST (https://scroll.bibletraditions.org/bible/Ex/1) sur : « Bible et Archéologie V : L'Exode »). L'hypothèse souvent exposée dans les chronologies bibliques interprète Ex 1,11 pour situer les événements de l'Exode après l'avènement de Ramsès II (1290-1224 av. J.-C.), le fondateur de la ville de Ramsès. C'est durant les grands travaux décidés pendant son règne que le groupe de Moïse se serait enfui par une route, objet de multiples hypothèses...
Le nom d'« Israël » semble attesté pour la première fois sur une stèle du fils de Ramsès, le Pharaon Merneptah.
Aucune documentation extra-biblique ne permet de confirmer l'historicité de Moïse, considéré comme le plus grand des prophètes du judaïsme. Cependant, nier qu'il ait existé serait rendre incompréhensible l'histoire d'Israël et la joute livrée au fil des siècles par les prophètes entre le yahvisme et des idolâtries.
La composition de l'Exode, comme des autres livres du Pentateuque, est attribuée à Moïse, au moins dès le début de l’ère chrétienne, et Jésus comme les Apôtres se conforment à cette opinion (Jn 1,45 ; 5,45ss ; Rm 10,5). Cependant les traditions les plus anciennes n'ont jamais affirmé explicitement que Moïse fût le rédacteur de tout le Pentateuque. Le Pentateuque lui-même emploie l'expression « Moïse a écrit » seulement pour des passages limités.
De fait, l'étude moderne de ces livres fait ressortir des différences de style, des répétitions très nombreuses, surtout dans les lois, et des désordres dans les récits, qui empêchent d'y voir l'œuvre d'un seul auteur. Pour rendre compte de la progressive compilation et composition du Pentateuque, les critiques ont élaboré diverses « théories documentaires » sur le Pentateuque.
La canonicité de l'Exode n’a jamais été contestée.
Dans le Nouveau Testament, les événements de l’Exode sont interprétés comme des préfigurations du Christ, avec des parallèles entre :
Dans l'évangile de Jean, la construction des premiers chapitres semble faire écho à la succession des motifs de l'Exode : Jn 1,29-34 (cf. Ex 3) ; Jn 2,1-11 (cf. Ex 4) ; Jn 2,13s (cf. Ex 11-12) ; Jn 3,5 (cf. Ex 14). Jean présente le Messie comme un nouveau Moïse (Jn 1,17 ; 3,14) ; Jésus y oppose à la manne du désert le pain vivant qu'il est lui-même (Jn 6,32s), etc.
L'Épître aux Hébreux s'efforce de montrer la supériorité du Christ sur Moïse (He 3,1-6), le caractère transcendant du sacerdoce et du sacrifice de Jésus par rapport au sacerdoce et aux sacrifices du Sinaï (He 7-9).
Les Pères développent les typologies baptismale et eucharistique déjà commencées dans le Nouveau Testament. Leurs Catéchèses, leurs Instructions sacramentaires, leurs Homélies pascales sont pétries de références à l'Exode. Les commentaires proprement dits de l’Exode par les Pères sont rares. On peut citer :
ICI COMMENCE LE LIVRE « ELLESMOTH »
C'EST-À-DIRE : EXODE
Voici les noms des fils d’Israël
qui entrèrent en Égypte avec Jacob ;
ils étaient venus chacun avec leurs maisons :
Ruben, Siméon [Symeon], Lévi, Juda
Issachar, Zabulon, Benjamin
Dan, Nephthali, Gad et Aser.
Toutes les âmes qui étaient issues de la cuisse de Jacob étaient donc soixante-dix.
Joseph, lui, était en Égypte ;
il mourut, et l'ensemble de ses frères, ainsi que toute cette parenté-là.
Les fils d’Israël crûrent et, comme bourgeonnant, se multiplièrent ;
alors, immensément forts, ils remplirent la terre...
À ce moment-là se leva un nouveau roi sur l'Égypte qui ne connaissait pas Joseph
et il dit à son peuple :
— Voici, le peuple des fils d'Israël est nombreux et plus puissant que nous ;
allons ! Ayons la sagesse de le réprimer
de peur qu'il ne se multiplie
et, si une guerre survenait contre nous, qu'il ne se joigne à nos ennemis
et qu'après nous avoir battus, il ne sorte du pays.
Il établit donc sur eux des chefs de corvée pour les humilier par des travaux forcés
et ils bâtirent des villes de résidence pour le Pharaon, Phiton et Ramsès [Ramesses].
Or plus ils les réprimaient, plus ils se multipliaient et s’accroissaient.
Et ils prirent en aversion les fils d'Israël.
Les Égyptiens prirent en aversion les enfants d'Israël
et ils les affligeaient en les rudoyant
et ils réduisaient leur vie à l'amertume
par de durs travaux de mortier et de briques
et par tout l'esclavage dont ils étaient écrasés dans les travaux de la terre.
Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux
dont l'une se nommait « Séphra» et l'autre « Phua »
leur ordonnant :
— Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, et que sera venu le temps de la naissance
si c’est un garçon, faites-le mourir
si c’est une fille, laissez-la vivre !
Or les sages-femmes craignirent Dieu
et elles ne firent pas selon l'ordre du roi d’Égypte, mais elles laissaient vivre les mâles...
Après les avoir mandées, le roi leur dit :
— Qu'est-ce que vous avez voulu faire, que vous ayez épargné les fils ?
Les sages-femmes dirent à Pharaon :
— Les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes :
elles connaissent elles-même la science de l'accouchement
et avant que nous arrivions auprès d'elles, elles ont accouché.
Et Dieu fit du bien aux sages-femmes
et le peuple crût et se renforça énormément.
Et parce que les sages-femmes avaient craint Dieu, il leur édifia des maisons.
Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple :
— Tout enfant de sexe masculin qui sera né, jetez dans le fleuve
tout enfant de sexe féminin, laissez-le vivre !
Il arriva après cela qu'un homme de la maison de Lévi était allé prendre [pour femme] une fille issue de son lignage.
Cette femme devint enceinte et enfanta un fils.
Voyant qu’il était remarquable, elle le cacha pendant trois mois.
Comme elle ne pouvait plus le tenir caché
elle prit une caisse de jonc et l’enduisit de bitume et de poix
elle y mit l’enfant et la déposa parmi les laîches du bord du fleuve
alors que sa sœur se tenait à quelque distance pour observer son sort.
Or voici que la fille de Pharaon descendait se laver au fleuve
tandis que ses compagnes se promenaient sur la rive du fleuve.
Quand elle aperçut la caisse au milieu des roseaux
elle envoya une de ses servantes qui la rapporta ;
elle l’ouvrit et voyant à l'intérieur un petit qui vagissait
elle en eut pitié et dit :
— C'est un des bébés des Hébreux !
Alors la sœur de l'enfant lui dit :
— Veux-tu que j’aille appeler pour toi une nourrice parmi les femmes des Hébreux qui puisse nourrir le petit enfant ?
Elle lui répondit : — Va !
La jeune fille alla chercher la mère de celui-ci.
La fille de Pharaon lui dit :
— Emporte cet enfant, dit-elle, et nourris-le pour moi
je te donnerai ton salaire.
La femme prit l’enfant et le nourrit.
Quand il eut grandit, elle le remit à la fille de Pharaon
qui l'adopta comme un fils
et l'appela du nom de « Moïse » [Moses] disant : — Car je l’ai tiré de l'eau.
En ce temps-là, Moïse, alors qu'il avait grandi
étant sorti vers ses frères, vit leur affliction
et un homme égyptien qui abattait un de ses frères hébreux.
Et comme il avait inspecté d'un côté et de l'autre, et
qu'il avait vu qu'il n'y avait personne
il cacha dans le sable l’Égyptien abattu.
Il sortit encore le jour suivant et vit deux Hébreux qui se battaient
et dit à celui qui commettait l'injustice :
— Pourquoi frappes-tu ton prochain ?
Lequel répondit :
— Qui t’a établi chef et juge sur nous ?
Dis-tu que tu vas me tuer comme tu as tué l’Égyptien ?
Moïse fut effrayé et dit : — Comment cette parole s'est-elle répandue ?
Pharaon apprit cette dispute et il chercha à faire mourir Moïse ;
celui-ci s'enfuyant de la vue de Pharaon séjourna en terre de Madian et il s'établit près d'un puits.
Le prêtre de Madian avait sept filles
qui vinrent puiser de l’eau
et ayant rempli les canaux désiraient abreuver le petit bétail de leur père.
Des bergers arrivèrent et les chassèrent ;
alors Moïse se leva et, après avoir défendu les jeunes femmes, abreuva leur petit bétail.
Elles revinrent auprès de Raguël [Raguhel], leur père, et il leur dit :
— Pourquoi revenez-vous plus tôt que d'habitude ?
Elles répondirent : — Un Égyptien nous a délivrées de la main des bergers
et, qui plus est, il a puisé de l'eau pour nous et il a fait boire le petit bétail !
— Où est-il ? dit-il. Pourquoi avez-vous ainsi laissé l'homme ?
Rappelez-le pour qu’il partage [notre] pain !
Moïse jura alors de demeurer avec lui
et il reçut [pour femme] sa fille Séphora [Seffora];
elle enfanta un fils qu’il appela « Gersam »
en disant : — J'ai été immigré sur une terre étrangère.
Longtemps après, le roi d’Égypte mourut.
Les enfants d’Israël gémissant à cause des travaux poussèrent des cris
et leurs cris montèrent jusqu'à Dieu depuis leurs travaux.
Dieu entendit leur gémissement
et il se souvint de l'alliance qu'il avait conclue avec Abraham, Isaac et Jacob :
il regarda les fils d’Israël et il les reconnut.
Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro son beau-père, prêtre de Madian
et comme il avait mené le troupeau au fond du désert
il arriva à la montagne de Dieu, à Horeb.
Le Seigneur lui apparut dans une flamme de feu au milieu du buisson.
Et il vit que le buisson était en feu mais qu'il ne se consumait pas.
Moïse dit : — J'irai et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume pas.
Le Seigneur, voyant qu’il faisait un détour pour voir
l’appela du milieu du buisson :
— Moïse ! Moïse ! Et il répondit : — Me voici.
Il dit : — N’approche pas d’ici
ôte tes sandales de tes pieds
car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.
Et il dit : — Je suis le Dieu de ton père
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.
Moïse se cacha le visage car il n'osait pas regarder Dieu.
Et le Seigneur lui dit : — J’ai vu la souffrance de mon peuple en Égypte
et j’ai entendu son cri
à cause de la dureté de ceux qui commandent leurs travaux
et connaissant sa douleur, je suis descendu pour le délivrer des mains des Égyptiens
et pour le faire monter de cette terre dans une terre bonne et spacieuse
dans une terre qui ruisselle de lait et de miel
vers les lieux du Cananéen [Chananeus], de l'Héttéen [Hettheus], de l'Amorrhéen [Amorreus]
du Phérézéen [Ferezeum], de l’Evéen [Eveum] et du Jébuséen [Iebuseum].
Le cri des fils d’Israël est donc venu jusqu’à moi
et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Égyptiens.
Et maintenant va, je t’enverrai auprès de Pharaon
pour faire sortir d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël.
Moïse dit à Dieu :
— Qui suis-je pour aller auprès de Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les fils d'Israël ?
Et il lui dit : — Je serai avec toi et et tu auras ce signe que c'est moi qui t’ai envoyé :
quand tu auras fait sortir le peuple d’Égypte
tu immoleras à Dieu sur cette montagne.
Moïse dit à Dieu :
— Voici, moi j’irai auprès des enfants d’Israël, et je leur dirai :
— Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous ?
S’ils me disent : — Quel est son nom ? Que leur dirai-je ?
Et Dieu dit à Moïse : — Je suis qui je suis.
Et il dit : — Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël : — Celui qui est m’a envoyé vers vous.
Dieu dit encore à Moïse :
— Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël :
— « le Seigneur, le Dieu de vos pères
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob », m’a envoyé vers vous !
Ceci est mon nom pour l’éternité
ceci est mon mémorial de génération en génération.
Va, rassemble les anciens d’Israël et tu leur diras :
— Le Seigneur, le Dieu de vos pères, m'est apparu
le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en disant :
— En venant voir je vous ai vus, vous et ce qu’on vous fait en Égypte.
Et j'ai dit que je vous ferai monter de l'affliction d’Égypte
dans la terre du Cananéen, de l'Héttéen, de l'Amorrhéen
du Phérézéen, de l’Evéen et du Jébuséen
dans une terre ruisselant de lait et de miel.
Ils écouteront ta voix
et tu iras, toi et les anciens d’Israël, auprès du roi d’Égypte, et tu lui diras :
— Le Seigneur le Dieu des Hébreux, nous a convoqués.
Nous irons à trois jours de marche dans le désert
pour immoler au Seigneur notre Dieu.
Mais je sais que le roi d’Égypte ne vous relâchera pas pour que vous [y] alliez
si ce n'est par une main puissante.
J’étendrai ma main et je frapperai l’Égypte
par tous mes prodiges que je ferai au milieu d'eux
et après cela il vous renverra.
Je ferai même que ce peuple trouve grâce aux yeux des Égyptiens
et quand vous partirez, vous ne sortirez pas à vide
mais la femme demandera à sa voisine et à son hôtesse des vases d’argent, des vases d’or et des vêtements ;
vous les mettrez sur vos fils et sur vos filles et vous dépouillerez l’Égypte.
Moïse répondant dit :
— Ils ne me croiront pas et n’écouteront pas ma voix
car ils diront : — Le Seigneur ne t’est pas apparu.
Donc il lui dit :
— Qu’y a-t-il dans ta main ?
Il répondit : — Un bâton.
Il dit : — Jette-le à terre.
Il le jeta à terre et il devint une couleuvre de sorte que Moïse s’enfuyait devant lui.
Le Seigneur dit à Moïse : — Étends ta main et saisis sa queue.
Il étendit la main et le tint et il devint un bâton dans sa paume.
Afin qu’ils te croient , dit-il, que t'est apparu le Seigneur, le Dieu de tes pères
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.
Le Seigneur lui dit encore : — Mets la main dans ton sein !
Et comme il avait mis la main dans son sein il la retira lépreuse comme neige.
Il dit : — Remets la main dans ton sein.
Et il la remit ; puis il la sortit de nouveau et elle était semblable au reste de sa chair.
— S'ils ne te croient pas, dit-il, et n'écoutent pas le langage du premier signe
ils croiront à la parole du suivant.
Et, s’ils ne croient pas même à ces deux signes et n’écoutent pas ta voix
prends de l'eau du fleuve et répands-la sur la terre ferme
et ce que tu auras puisé du fleuve deviendra du sang.
Mais Moïse dit au Seigneur : — Je t'en supplie, Seigneur, je ne suis pas un homme éloquent
ni depuis hier, ni depuis avant-hier, ni encore depuis que tu as commencé de parler à ton esclave :
j'ai la langue plus pesante et plus embarrassée.
Le Seigneur lui dit :
— Qui a donné la bouche à l’homme et qui a créé le muet ou le sourd, le voyant ou l'aveugle ? N'est-ce pas moi ?
Va donc, je serai dans ta bouche et je t’enseignerai quoi dire.
Mais lui : — Je t'en supplie, Seigneur, dit-il, envoie celui que tu dois envoyer !
Le Seigneur en colère contre Moïse dit :
— Aaron, ton frère, le Lévite, je sais qu’il est éloquent.
Voici, lui-même sort à ta rencontre
et en te voyant il se réjouira en son cœur.
Parle-lui et mets mes paroles dans sa bouche
et moi je serai dans ta bouche et dans sa bouche
et je vous enseignerai ce que vous devrez faire.
C'est lui qui parlera pour toi au peuple, il sera ta bouche
et toi tu seras pour lui dans tout ce qui touche à Dieu.
Quant à ce bâton, prends-le dans ta main, car c’est avec cela que tu feras les signes.
Moïse s’en alla, il retourna auprès de Jéthro, son beau-père
et lui dit : — Je vais partir et retournerai auprès de mes frères en Égypte
et je verrai s'ils vivent encore.
Jéthro lui dit : — Va en paix.
Le Seigneur dit à Moïse en Madian :
— Va, retourne en Égypte
ils sont morts, tous ceux qui en voulaient à ta vie.
Moïse, prit sa femme et ses fils
les fit monter sur un âne
et retourna en Égypte
portant à la main le bâton de Dieu.
Le Seigneur lui dit comme il était en train de retourner en Égypte :
— Prends garde à faire devant Pharaon tous les prodiges que j'ai mis dans ta main.
Moi j’endurcirai son cœur, et il ne laissera pas aller le peuple.
Tu lui diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Mon fils, mon premier-né, [c'est] Israël.
Je t'ai dit : — Laisse aller mon fils pour qu’il me serve.
Tu refuses de le laisser aller
voici, moi, je ferai périr ton fils, ton premier-né.
Alors qu'il était sur la route, dans le campement
le Seigneur vint à sa rencontre et voulait le faire mourir.
Aussitôt Séphora prit une pierre des plus tranchantes
et circoncit le prépuce de son fils ;
en toucha ses pieds et dit :
— Tu es vraiment pour moi un époux de sang !
Et il le laissa, parce qu'elle avait dit : « Époux de sang », à cause de la circoncision.
Le Seigneur dit à Aaron :
— Va à la rencontre de Moïse dans le désert.
Il alla à la rencontre de Moïse sur la montagne de Dieu et l'embrassa.
Moïse fit connaître à Aaron toutes les paroles du Seigneur par lesquelles il l'avait envoyé
et tous les signes qu’il lui avait ordonné de faire.
Ils arrivèrent ensemble et rassemblèrent tous les anciens des enfants d’Israël.
Aaron rapporta toutes les paroles que le Seigneur avait dites à Moïse
et il fit les signes devant le peuple
et le peuple crut
et ils entendirent que le Seigneur avait visité les enfants d’Israël
et qu’il avait vu leur affliction ;
et s'étant inclinés ils adorèrent.
Après cela Moïse et Aaron entrèrent et dirent à Pharaon :
— Ainsi parle le Seigneur le Dieu d’Israël :
— Laisse aller mon peuple pour qu'il m'offre des sacrifices dans le désert.
Mais celui-ci répondit :
— Qui est le Seigneur pour que j'écoute sa voix et laisse aller Israël ?
Je ne connais pas le Seigneur et Israël, je ne le laisserai pas aller !
Ils dirent : — Le Dieu des Hébreux nous a appelés
pour que nous allions à trois journées de marche dans le désert
et sacrifiions au Seigneur notre Dieu
de crainte que la peste ou l'épée ne nous tombent dessus.
Le roi d’Égypte leur dit :
— Pourquoi, Moïse et Aaron, détournez-vous le peuple de ses travaux ?
Allez à vos corvées !
Pharaon dit : — Le peuple de la terre est nombreux, vous voyez que la population s'est accrue :
combien plus si vous leur donniez relâche dans leurs travaux !
Pharaon donna cet ordre ce jour même aux commandants des corvées et aux exacteurs du peuple, disant :
— Désormais, vous ne donnerez plus de paille au peuple
pour fabriquer des briques comme avant ;
qu’ils aillent eux-mêmes ramasser l'éteule.
Et la quantité de briques qu’ils faisaient avant, imposez-la leur et ne la diminuez en rien
car ils sont paresseux, voilà pourquoi ils protestent en disant :
— Allons sacrifier à notre Dieu !
Qu’on les charge de travaux, qu’ils les fassent
afin qu’ils n'ajoutent pas foi à des paroles mensongères.
Ainsi donc, commandants des corvées et exacteurs, sortis, dirent au peuple :
— Ainsi parle Pharaon : — Je ne vous donne plus de paille ;
allez et ramassez de la paille où vous en trouverez
car on ne diminuera en rien de votre tâche.
Le peuple se dispersa dans sur toute la terre d'Égypte pour ramasser de la paille...
Les commandants des corvées les pressaient, disant :
— Finissez votre travail chaque jour
comme vous aviez l'habitude de le faire avant, quand on vous donnait de la paille !
Et ceux qui étaient préposés aux travaux des enfants d’Israël furent battus
par les exacteurs de Pharaon qui disaient :
— Pourquoi n’avez-vous achevé votre quantité de briques comme avant, ni hier ni aujourd'hui ?
Les préposés des enfants d’Israël vinrent
protester auprès de Pharaon en disant :
— Pourquoi traites-tu ainsi tes esclaves ?
De la paille, on ne nous en fournit plus mais les briques, on nous en commande autant !
Et voici, nous tes serviteurs sommes massacrés à coups de fouets
en vérité : on agit injustement contre ton peuple !
Il dit : — Vous vaquez à la paresse ! Voilà pourquoi vous dites : — Allons et sacrifions au Seigneur.
Maintenant, allez et travaillez
on ne vous donnera pas de paille
et vous donnerez la quantité de briques habituelle.
Les préposés des enfants d’Israël virent leur cruelle situation
puisqu'on leur disait : — Vous ne retrancherez rien de vos briques de chaque jour !
Ils rencontrèrent Moïse et Aaron qui se tenaient devant eux à leur sortie de chez Pharaon
et ils leur dirent : — Que le Seigneur vous voie et vous juge
car vous nous avez mis en mauvaise odeur devant Pharaon et devant ses serviteurs
et lui avez tendu une épée pour nous tuer.
Moïse étant retourné vers le Seigneur dit :
— Seigneur, pourquoi as-tu maltraité ce peuple ?
Pourquoi m’as-tu envoyé ?
Depuis que je suis allé vers Pharaon pour parler en ton nom
il a maltraité ce peuple et tu n'as pas libéré ton peuple.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Maintenant tu vas voir ce que je suis sur le point de faire à Pharaon :
c'est, en effet, seulement à main puissante qu'il les laissera partir ;
après cela, d'une main ferme il les chassera de son pays !
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Je suis le Seigneur
qui suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme Dieu tout-puissant
mais mon nom d'« Adonaï » je ne leur ai pas fait connaître ;
et j’ai institué mon alliance avec eux pour leur donner la terre de Canaan [Chanaan]
la terre de leurs pélerinages où ils résidèrent comme des étrangers...
Moi j’ai entendu le gémissement des fils d’Israël là où les Égyptiens les oppriment
et je me suis souvenu de mon alliance.
C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : — Je suis le Seigneur
qui vous affranchirai de l'ergastule des Égyptiens
je vous délivrerai de leur servitude
et je vous rachèterai avec un bras élevé
et par de grands jugements.
Je vous prendrai pour moi comme peuple
et je serai votre Dieu, et vous saurez que moi je suis le Seigneur votre Dieu
qui vous affranchis de l'ergastule des Égyptiens ;
et je vous ferai entrer dans la terre sur laquelle j'ai juré en levant la main
de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob
et je vous la donnerai en possession, Moi le Seigneur.
Moïse parla aux enfants d’Israël
mais ils n’écoutèrent pas Moïse à cause de leur angoisse
et à cause de leurs durs travaux.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Va et parle à Pharaon le roi d’Égypte
pour qu’il laisse sortir les enfants d’Israël de sa terre.
Alors Moïse répondit devant le Seigneur :
— Voici, les enfants d’Israël ne m’écoutent pas.
Comment Pharaon m’écoutera-t-il
d'autant plus que je suis incirconcis des lèvres ?
Le Seigneur parla à Moïse et à Aaron
et il donna des ordres au sujet des enfants d’Israël
et au sujet de Pharaon le roi d’Égypte
pour faire sortir les enfants d’Israël de la terre d’Égypte.
Et voici les princes de leurs maisons selon leurs familles.
Fils de Ruben premier-né d’Israël :
Hénoch [Enoch], Phalu, Esrom et Carmi
ce sont là les descendants de Ruben.
Fils de Siméon : Jemuël [Iemuhel], Jamin, Ahod [Aod]
Jachin, Soer, et Saül, fils de la Cananéenne
ce sont là les descendants de Siméon.
Et voici les noms des fils de Lévi selon leurs descendances :
Gerson, Caath et Mérari.
Les années de la vie de Lévi furent cent trente-sept.
Fils de Gerson : Lobeni et Séméi avec leurs descendants.
Fils de Caath : Amram, Isuar, Hébron et Oziel.
Les années de la vie de Caath furent de cent trente-trois.
Fils de Mérari : Mooli et Musi.
Ce sont là les descendants de Lévi selon leurs familles.
Amram prit pour femme Jocabed, sa cousine germaine
et elle lui enfanta Aaron et Moïse.
Les années de la vie d’Amram furent de cent trente-sept.
Fils d’Isuar : Coré, Napheg et Zéchri.
Fils d’Oziel : Misaël [Misahel], Elsaphan et Séthri.
Aaron prit pour femme Élisabeth [Elisabe], fille d’Aminadab, sœur de Naasson
elle lui enfanta Nadab, Abiu, Eléazar et Ithamar.
Fils de Coré : Asir, Helcana et Abiasab : ce sont là les descendants des Corites.
Eléazar fils d’Aaron prit pour femme une des filles de Phuthiël [Phutihel]
elle lui enfanta Finéès.
Voilà les princes des familles des Lévites selon leurs descendants.
C'est à eux, Aaron et Moïse, que le Seigneur ordonna
de faire sortir de la terre d’Égypte les fils d’Israël selon leurs bataillons !
Ce sont eux qui parlèrent à Pharaon roi d’Égypte
pour faire sortir les enfants d'Israël d’Égypte :
eux, Moïse et Aaron
au jour où le Seigneur parla à Moïse dans la terre d'Égypte
et où le Seigneur parla à Moïse disant :
— C'est moi le Seigneur, dis à Pharaon roi d’Égypte tout ce que moi, je te dis !
Et Moïse dit devant le Seigneur :
— Me voici incirconcis des lèvres
comment Pharaon m'écoutera-t-il ?
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Voici, je t'établis Dieu de Pharaon
Aaron ton frère sera ton prophète ;
toi, tu diras tout ce que je t'ordonne
lui, il dira à Pharaon
qu'il renvoie de sa terre les fils d’Israël
mais moi j’endurcirai son cœur
et je multiplierai mes signes et prodiges dans la terre d’Égypte ;
pourtant il ne vous écoutera pas
alors je poserai ma main sur l'Égypte
et je ferai sortir mes armée et mon peuple, les fils d’Israël, de la terre d’Égypte
à coups de sentences maximales !
Après cela, les Égyptiens admettront que je sois le Seigneur
moi qui aurai étendu la main sur l’Égypte
et aurai extrait les fils d’Israël d'au milieu d'eux !
Aussi Moïse et Aaron fit-il ainsi ;
comme l'avait prescrit le Seigneur, ainsi agirent-ils.
Moïse, quant à lui, avait quatre-vingts ans
et Aaron quatre-vingt-trois
lorsqu'ils parlèrent à Pharaon.
Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
— Lorsque Pharaon vous aura dit : — Montrez des prodiges !
tu diras à Aaron : — Prends ton bâton et jette-le devant Pharaon, il se transformera en couleuvre !
Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon
et firent comme le Seigneur l'avait ordonné :
Aaron jeta son bâton devant Pharaon et devant ses esclaves
et il se transforma en couleuvre.
Pharaon de son côté appela sages et enchanteurs
et eux aussi, par diverses incantations et arcanes égyptiennes, firent de même :
ils jetèrent chacun son bâton
qui se transformèrent en dragons
mais le bâton d’Aaron dévora leurs bâtons.
Et le cœur de Pharaon s’endurcit
et il ne les écouta pas, comme le Seigneur l'avait ordonné.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Le cœur de Pharaon s'est appesanti ; il refuse de laisser partir le peuple.
Va vers Pharaon dès le matin ;
voici qu’il sortira pour aller près de l'eau
et tu te tiendras pour le rencontrer au bord du fleuve
et le bâton qui s'est changé en dragon
tu le prendras dans ta main
et tu lui diras :
— Le Seigneur le Dieu des Hébreux m’a envoyé vers toi en disant :
— Laisse partir mon peuple afin qu’il m'offre des sacrifices dans le désert ;
tu n’as pas écouté jusqu'à présent.
Ainsi parle le Seigneur :
— À ceci tu connaîtras que je suis le Seigneur :
voici que je vais frapper avec le bâton qui est dans ma main sur l'eau du fleuve
et elle sera changée en sang.
Les poissons qui sont dans le fleuve mourront
le fleuve pourrira
et les Égyptiens seront affligés de boire l’eau du fleuve.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Dis à Aaron :
— Prends ton bâton et étends ta main sur les eaux d’Égypte
et sur leurs fleuves, sur leurs canaux, sur leurs étangs et sur tous les réservoirs des eaux
afin qu'ils soient changées en sang
et qu'il y ait du sang dans toute la terre d’Égypte
et dans les vases de bois comme dans les vases de pierre.
Et Moïse et Aaron firent comme l'avait ordonné le Seigneur.
[Aaron] levant le bâton, frappa l'eau du fleuve sous les yeux de Pharaon et sous les yeux de ses serviteurs
et elle fut changée en sang.
Les poissons qui [étaient] dans le fleuve moururent
le fleuve pourrit
les Égyptiens ne pouvaient plus boire l’eau du fleuve
et il y eut du sang dans toute la terre d’Égypte.
Mais les magiciens des Égyptiens firent la même chose par leurs incantations
et le cœur de Pharaon s’endurcit
et il ne les écouta pas comme l'avait prédit le Seigneur.
Et Pharaon s’en retourna et rentra dans sa maison
et il n'appliqua pas son cœur cette fois non plus.
Tous les Égyptiens creusèrent aux environs du fleuve pour [trouver] de l’eau à boire
car ils ne pouvaient pas boire des eaux du fleuve.
Et il s'écoula sept jours après que le Seigneur eut frappé le fleuve.
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Va vers Pharaon et tu lui diras :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Laisse partir mon peuple afin qu’il m'offre des sacrifices.
Si tu refuses de [le] laisser partir
voici, moi, je vais frapper tout ton territoire par des grenouilles.
Sur toi, sur ton peuple
et sur tous tes serviteurs monteront les grenouilles.
Le Seigneur dit à Moïse : — Dis à Aaron :
— Étends ta main sur les fleuves, sur les canaux et sur les étangs
et mène les grenouilles sur la terre d’Égypte.
Aaron étendit sa main sur les eaux d'Égypte
et les grenouilles montèrent et couvrirent la terre d’Égypte.
Mais les magiciens firent la même chose avec leurs incantations
et ils firent monter les grenouilles sur la terre d’Égypte.
Pharaon appela Moïse et Aaron et dit :
— Priez le Seigneur de détourner les grenouilles de moi et de mon peuple
et je laisserai partir le peuple pour qu’il sacrifie au Seigneur.
Moïse dit à Pharaon :
— Précise-moi quand je dois prier pour toi, pour tes serviteurs et pour ton peuple
pour que les grenouilles soient éloignées de toi et de ta maison et qu'elles ne restent que dans le fleuve.
ll répondit : — Pour demain.
Il dit donc : — Selon ta parole, dit-il,
afin que tu saches que nul n'est comme le Seigneur notre Dieu.
Les grenouilles s'écarteront de toi, de tes maisons, de tes serviteurs et de ton peuple.
Elles resteront seulement dans le fleuve.
Moïse et Aaron sortirent de chez Pharaon ;
et Moïse cria vers le Seigneur au sujet de la promesse quant aux grenouilles qu'il avait faite à Pharaon.
Et le Seigneur fit selon la parole de Moïse
et les grenouilles moururent dans les maisons, dans les fermes et dans les champs.
Ils les entassèrent en immenses monceaux et la terre pourrit.
Pharaon voyant qu'un soulagement était donné alourdit son coeur
et il n’écouta pas Moïse et Aaron comme l'avait ordonné le Seigneur.
Le Seigneur dit à Moïse : — Dis à Aaron :
— Étends ton bâton et frappe la poussière de la terre
et elle se changera en moustiques dans toute la terre d’Égypte.
Ils firent ainsi.
Et Aaron étendit le bâton qu'il tenait en main
et frappa la poussière de la terre
et les moustiques furent sur les hommes et les bêtes de trait.
Toute la poussière de la terre fut changée en moustiques dans toute la terre d’Égypte.
Les magiciens firent de même avec leurs incantations
afin de produire des moustiques mais ils ne le purent pas.
Et les moustiques étaient sur les hommes et sur les bêtes de trait.
Et les magiciens dirent à Pharaon : — C’est le doigt de Dieu.
Et le cœur de Pharaon s’endurcit et il ne les écouta pas, comme l'avait prédit le Seigneur.
Le Seigneur dit à Moïse : — Lève-toi de bon matin et présente-toi devant Pharaon
car il va à l'eau.
Tu lui diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Laisse aller mon peuple pour qu'il m'offre un sacrifice.
Si tu ne le laisses pas partir
voici que j'enverrai contre toi et contre tes serviteurs
et contre ton peuple et contre tes maisons toutes sortes de mouches
et les maison des Égyptiens seront remplies de toutes sortes de mouches
ainsi que toute terre sur laquelle ils sont.
Mais je rendrai admirable ce jour-là la terre de Gessen où mon peuple se tient
pour qu'il n'y ait pas là de mouches
et que tu saches que moi je suis le Seigneur au milieu de la terre.
Je ferai une séparation entre mon peuple et ton peuple.
C'est demain que ce signe aura lieu.
Le Seigneur fit ainsi
la mouche vint très nombreuse dans la maison de Pharaon, dans la maison de ses serviteurs
et dans toute la terre d’Égypte ;
et la terre fut détruite par les mouches de tout genre.
Pharaon appela Moïse et Aaron et leur dit :
— Allez, sacrifiez à votre Dieu dans la terre.
Moïse dit : — Il ne convient pas de faire ainsi
car nous immolerons au Seigneur notre Dieu ce qui est une abomination pour les Egyptiens
et si nous tuons ce que les Égyptiens adorent, devant eux
ne nous couvriront-ils pas de pierres ?
Nous irons à trois journées de route dans le désert
et nous sacrifierons au Seigneur notre Dieu comme il nous l'a ordonné.
Pharaon dit :
— Je vous laisserai partir pour que vous sacrifiez au Seigneur votre Dieu dans le désert
seulement, n'allez pas trop loin. Faites des demandes pour moi.
Moïse répondit : — Une fois sorti de chez toi, je prierai le Seigneur
et demain le taon s'écartera de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple.
Mais ne trompe plus encore
en ne laissant pas le peuple partir pour sacrifier au Seigneur !
Sorti de chez Pharaon, Moïse adressa des demandes au Seigneur.
Et il fit selon la parole de Moïse
et il éloigna les mouches de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple ;
il n’en resta pas une seule.
Mais le coeur de Pharaon s'alourdit
de sorte que cette fois encore il ne laissa pas partir le peuple.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Va vers Pharaon et dis-lui :
— Ainsi parle le Seigneur le Dieu des Hébreux :
— Laisse partir mon peuple afin qu’il m'offre des sacrifices.
Or si tu refuses et si tu le retiens encore
voici : ma main sera sur tes champs
sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur les bœufs et sur les brebis : une peste très lourde.
Et le Seigneur fera un miracle [distinguant] les possessions d’Israël et les possessions des Égyptiens
de sorte qu'il ne périra rien de tout ce qui appartient aux enfants d’Israël.
Dieu fixa le moment en disant :
— Demain le Seigneur accomplira cette parole sur la terre.
Et le Seigneur accomplit cette parole le lendemain
et toutes les bêtes des Égyptiens moururent
mais des troupeaux des fils d'Israël, absolument rien ne périt.
Pharaon envoya vérifier :
et pas un mort parmi ce que possédait Israël !
Mais le cœur de Pharaon s’endurcit et il ne laissa pas partir le peuple.
Et le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
— Prenez pleines poignées de cendre de fournaise
et que Moïse jette cela vers le ciel devant Pharaon
et que la poussière soit sur toute la terre d’Égypte ;
car il y aura des plaies et des pustules se boursouflant sur les hommes et sur les bêtes de trait
sur toute la terre d'Égypte.
Et ils prirent de la cendre de fournaise et se présentèrent devant Pharaon.
Moïse jeta cela vers le ciel
et advinrent des plaies de pustules se boursouflant sur les hommes et sur les bêtes de trait.
Les magiciens ne purent se tenir devant Moïse
à cause des plaies qui étaient sur eux et sur toute la terre d'Egypte.
Et le Seigneur endurcit le cœur de Pharaon
et il ne les écouta pas comme le Seigneur l'avait dit à Moïse.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Lève-toi de bon matin et présente-toi devant Pharaon. Tu lui diras :
— Ainsi parle le Seigneur le Dieu des Hébreux :
— Laisse partir mon peuple afin qu'il m'offre des sacrifices.
Car cette fois, je vais envoyer tous mes fléaux contre ton cœur
sur tes serviteurs et sur ton peuple
afin que tu saches que nul ne m'est semblable par toute la terre.
Car étendant la main je te frapperai de la peste, toi et ton peuple
et tu périras de la terre.
Mais à cette fin je t’ai établi pour te faire voir ma puissance
et pour que mon nom soit raconté par toute la terre.
Tu retiens encore contre mon peuple pour ne pas le laisser partir !
Voici demain à cette heure je ferai pleuvoir une grêle si forte
telle qu'il n’y en a pas eu en Égypte
depuis le jour où elle a été fondée jusqu’à présent.
Et maintenant envoie et rassemble tes bêtes de trait et tout ce que tu as au champ
car les hommes et les bêtes de trait et tout ce qui se trouvera dehors
et qui ne sera pas rassemblé des champs
la grêle tombera sur eux et ils mourront.
Celui qui craignit le verbe du Seigneur parmi les esclaves de Pharaon
fit retirer dans les maisons ses esclaves et ses bêtes de trait.
Mais celui qui négligea la parole du Seigneur
laissa ses serviteurs et ses bêtes de trait au champ.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Étends ta main vers le ciel afin qu’advienne la grêle dans toute la terre d’Égypte
sur les hommes, sur les bêtes de trait
et sur toute l'herbe du champ en terre d'Egypte.
Et Moïse étendit la main vers le ciel
et le Seigneur donna tonnerres et grêle
et les feux qui se répandaient sur la terre
le Seigneur fit pleuvoir la grêle sur toute la terre d’Égypte.
De la grêle et des feux mêlés tombaient ensemble
elle était d'une telle grosseur
qu’il n’y en eut jamais dans toute la terre d’ Égypte
depuis qu'elle était constituée en nation.
La grêle frappa dans toute la terre d’Égypte
tout ce qui était au champ
depuis l'homme jusqu’à la bête de trait
la grêle frappa aussi toutes les herbes des champs
et brisa tout le bois de la campagne.
Ce ne fut qu'en terre de Gessen où étaient les enfants d’Israël, qu'il ne tomba pas de grêle.
Pharaon envoya appeler Moïse et Aaron en leur disant :
— Cette fois, j’ai péché ;
le Seigneur est juste et moi et mon peuple sommes impies.
Priez pour moi le Seigneur : qu'il cesse d'y avoir le tonnerre de Dieu, la grêle et le feu ;
afin que je vous laisse partir et que vous ne restiez pas plus longtemps ici.
Moïse lui dit : — Quand je serai sorti de la ville, j'étendrai mes paumes vers le Seigneur
et les tonnerres cesseront et il n’y aura plus de grêle
afin que tu saches que la terre est au Seigneur.
Mais je sais que toi et tes serviteurs vous ne craignez pas encore le Seigneur Dieu.
Le lin et l’orge furent frappés
car l’orge était vert
et le lin produisait déjà des bourgeons
mais le froment et l’épeautre ne furent pas frappés
parce qu’ils étaient tardifs.
Moïse une fois sorti de chez Pharaon et de la ville
étendit les mains vers le Seigneur
et les tonnerres et la grêle cessèrent
et la pluie ne s'écoula plus sur la terre.
Pharaon voyant que la pluie, la grêle et les tonnerres avaient cessé
accrut son péché
et son coeur, le sien et celui de ses serviteurs, s'appesantit
et il s’endurcit énormément
et il ne laissa pas partir les enfants d’Israël, comme le Seigneur l'avait prédit par la main de Moïse.
Le Seigneur dit à Moïse : — Entre chez Pharaon
car j’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs
afin de mettre mes signes au milieu d'eux
et afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de tes petits-fils
combien j'ai accablé l'Égypte
et au milieu d’eux, j'ai opéré mes signes
et que vous sachiez que moi je suis le Seigneur.
Moïse et Aaron entrèrent chez Pharaon et lui dirent :
— Ainsi parle le Seigneur, le Dieu des Hébreux :
— Jusqu'à quand refuseras-tu de te soumettre devant moi ?
Laisse aller mon peuple, afin qu'il m'offre des sacrifices.
Mais si tu résistes et refuses de le laisser partir
voici que moi, je ferai venir demain la sauterelle sur ton territoire
de façon à ce qu'elle couvre la surface de la terre
et que n'en paraisse plus rien
mais que soit dévoré tout ce qu'a laissé la grêle
et qu'elle ronge tout le bois qui germe dans les champs.
Elles rempliront tes maisons, celles de tous tes serviteurs et de tous les Égyptiens
ce que tes pères ni tes aïeux n’ont pas vu
depuis qu’ils naquirent sur la terre jusqu’au jour présent.
Moïse se retourna et sortit de chez Pharaon.
Les serviteurs de Pharaon lui dirent :
— Jusqu'à quand souffrirons-nous ce scandale ?
Laisse aller ces hommes pour qu'ils offrent des sacrifices au Seigneur leur Dieu.
Ne vois-tu pas encore que l’Égypte est ruinée ?
On fit revenir Moïse et Aaron auprès de Pharaon
qui leur dit :
— Allez, offrez des sacrifices au Seigneur votre Dieu.
Qui sont ceux qui iront ?
Moïse dit : — Nous irons avec nos enfants et nos anciens, avec nos fils et nos filles
avec nos brebis et nos bœufs
car c’est une fête de notre Seigneur.
Il répondit :
— Que le Seigneur soit avec vous, comme je vais vous laisser aller, vous et vos enfants.
Qui doute que vous ne pensiez à mal ?
Il n’en sera pas ainsi
mais allez, vous les hommes et sacrifiez au Seigneur
puisque c’est ce que vous cherchez.
Et aussitôt on les chassa de la présence de Pharaon.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Étends ta main sur la terre d’Égypte pour la sauterelle pour qu’elle y monte
et dévore toute l’herbe, tout ce qu'a laissé la grêle.
Moïse étendit son bâton sur la terre d'Egypte
et le Seigneur amena un vent d'est sur la terre, un vent brûlant tout ce jour-là et toute la nuit ;
le matin venu, le vent brûlant souleva les sauterelles
qui montèrent sur toute la terre d’Égypte
et se posèrent sur tout le territoire des Egyptiens, si nombreuses
que jamais il n’y avait eu et qu’il n’y aura jamais rien de tel.
Elles couvrirent toute la surface de la terre, dévastant tout
et alors l'herbe de la terre fut dévorée
et tout ce qui se trouva de fruits sur les arbres, que la grêle avait laissés
et il ne resta absolument rien de vert
aux arbres ni aux herbes de la terre dans toute l'Égypte.
Aussi, Pharaon appela aussitôt Moïse et Aaron et dit :
— J’ai péché contre le Seigneur votre Dieu et contre vous.
Mais pardonnez mon péché cette fois encore
et priez le Seigneur votre Dieu d'éloigner de moi cette mort.
Moïse sortit de chez Pharaon et pria le Seigneur
qui fit souffler un vent d’occident très fort
enleva la sauterelle et la jeta dans la mer des Roseaux :
il ne resta pas une seule sauterelle dans tout le territoire de l'Égypte.
Le Seigneur endurcit le cœur de Pharaon
et il ne laissa pas partir les enfants d’Israël.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Étends ta main vers le ciel
et qu’il y ait des ténèbres sur la terre d’Égypte
si épaisses qu’on puisse les palper.
Moïse étendit sa main vers le ciel
et il y eut d'horribles ténèbres dans toute la terre d'Égypte.
Pendant trois jours
nul ne vit son frère
et nul ne bougea du lieu où il était
mais partout où habitaient les enfants d'Israël il y avait de la lumière.
Pharaon appela Moïse et Aaron et leur dit :
— Allez, sacrifiez au Seigneur.
Vos brebis et vos bœufs seuls resteront ;
et vos petits enfants iront avec vous.
Moïse dit :
— Toi aussi tu nous donneras aussi les offrandes et les holocaustes
que nous pourrons offrir au Seigneur notre Dieu.
Nos troupeaux viendront avec nous
il n'en restera pas un ongle
car c'est nécessaire pour le culte du Seigneur notre Dieu
surtout que nous ignorons ce qui doit être immolé
jusqu’à ce que nous soyons arrivés là-bas.
Le Seigneur endurcit le cœur de Pharaon
et il ne voulut pas les laisser partir.
Pharaon lui dit :
— Éloigne-toi de moi, garde-toi de revoir mon visage
car le jour où tu paraîtras devant moi, tu mourras.
Moïse répondit : — Tu l’as dit, je ne reverrai plus ton visage.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Je frapperai encore d'une plaie Pharaon et l’Égypte
et après cela il vous renverra et il vous poussera à partir.
Tu diras donc à tout le peuple
que chaque homme demande à son voisin et chaque femme à sa voisine des objets d’argent et d’or.
Et le Seigneur fera trouver grâce au peuple devant les Égyptiens.
Moïse était un homme très considéré dans le pays d’Égypte
devant les serviteurs de Pharaon et tout le peuple.
Moïse dit :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Vers le milieu de la nuit, je sortirai en Égypte
et tout premier-né dans la terre des Égyptiens mourra
depuis le premier-né de Pharaon qui siège sur son trône
jusqu’au premier-né de la servante qui est à la meule
et aux premiers-nés des animaux.
Il y aura un grand cri dans toute la terre d’Égypte
telle qu’il n’y en a pas eu et qu’il n'y en aura jamais plus.
Mais chez tous les enfants d’Israël, pas un chien ne grondera
de l'homme jusqu’au troupeau
afin que vous sachiez par quel miracle le Seigneur distingue les Égyptiens d'Israël.
Alors tous tes serviteurs descendront vers moi
et se prosterneront devant moi en disant :
— Sors, toi et tout le peuple qui t'est soumis.
Après quoi nous sortirons.
Et Moïse sortit de chez Pharaon très irrité.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Pharaon ne vous écoutera pas
afin que de nombreux signes soient accomplis en terre d’Égypte.
Moïse et Aaron firent tous les prodiges qui ont été écrits devant Pharaon ;
mais le Seigneur endurcit le cœur de Pharaon
et il ne laissa pas partir les enfants d’Israël du pays d'Égypte.
Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron en terre d’Égypte :
— Ce mois sera pour vous le premier des mois
ce sera le premier des mois de l’année.
Parlez à toute l’assemblée des fils d’Israël et dites-leur :
— Le dixième jour de ce mois
que chacun prenne un agneau par famille, et par maison.
Si le nombre est trop petit
pour pouvoir suffire à manger un agneau
on recevra son voisin le plus proche de la maison
selon le nombre de personnes qui peuvent suffire à manger un agneau.
Ce sera un agneau sans tache, mâle, âgé d’un an ;
selon le même rite, vous pourrez prendre aussi un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois
et toute la multitude des fils d’Israël l’immolera le soir.
On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants
et sur les linteaux des maisons où on le mangera.
On en mangera la chair cette nuit-là, rôtie au feu
et des pains azymes avec des laitues sauvages.
Vous n’en mangerez rien cru ni bouilli dans l’eau
mais vous consommerez tout rôti au feu
sa tête avec ses pieds et ses entrailles.
Il n’en demeurera rien jusqu’au matin
et s’il en reste quelque chose, vous le brûlerez au feu.
Vous le mangerez ainsi :
vous vous ceindrez les reins
vous aurez les sandales aux pieds
et tenant vos bâtons à la main
vous le mangerez à la hâte
c'est, en effet, la Pâque, c'est-à-dire : « le passage » du Seigneur.
Et je traverserai la terre d’Égypte cette nuit-là
et je frapperai tout premier-né en terre d’Égypte
de l'homme jusqu’au troupeau
et sur tous les dieux d’Égypte j’exécuterai des jugements, je suis le Seigneur.
Le sang sera un signe pour vous sur les maisons où vous serez
je verrai le sang et je passerai par-dessus vous
et il n’y aura pas chez vous de plaie qui détruise
quand j'aurai frappé la terre d’Égypte.
Vous garderez le souvenir de ce jour
et vous le célébrerez solennellement pour le Seigneur
pour vos générations, en culte perpétuel.
Pendant sept jours vous mangerez des azymes ;
dès le premier jour il n’y aura plus de levain dans vos maisons ;
quiconque mangera du levain, cette personne périra du milieu d’Israël
du premier jour au septième jour.
Le premier jour sera saint et solennel
et le septième jour sera célébré de même par une fête.
Vous ne ferez aucun travail ces jours-là, excepté ce qu'il faut faire pour vous nourrir.
Vous observerez les azymes
car en ce jour-même je ferai sortir votre armée de la terre d’Égypte
et vous garderez ce jour-là pour vos descendants comme un rite perpétuel.
Au premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des azymes
jusqu’au soir du vingt et unième jour.
Durant sept jours il ne se trouvera pas de levain dans vos maisons
celui qui mangera du pain fermenté, son âme sera retranchée de l’assemblée d’Israël
qu'il soit étranger résident ou natif de la terre.
De tout pain levé vous ne mangerez pas
dans toutes vos demeures vous mangerez des azymes.
Moïse convoqua tous les anciens des fils d’Israël et leur dit :
— Allez, prenant un animal par famille, immolez la Pâque !
Puis trempez un bouquet d’hysope dans le sang qui sera sur le seuil
et aspergez-en le linteau et les deux montants ;
nul d’entre vous ne sortira de l’entrée de sa maison jusqu’au matin ;
le Seigneur passera en frappant les Égyptiens
et quand il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants
il passera par-dessus la porte et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons et de frapper !
Garde cette parole comme une loi pour toi et pour tes fils à jamais.
Lorsque vous serez entrés dans la terre que le Seigneur vous donnera, comme il l'a promis
vous observerez ces rites.
Et quand vos fils vous diront : — Quel est ce culte ?
Vous leur direz : — C'est le sacrifice du passage du Seigneur
quand il a passé par-dessus les maisons des fils d’Israël en Égypte
frappant les Égyptiens et libérant nos maisons !
Le peuple s’inclina et se prosterna.
Et les fils d’Israël après être partis firent comme le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron.
Il arriva qu'au milieu de la nuit
le Seigneur frappa tout premier-né en terre d’Égypte
depuis le premier-né de Pharaon qui siégeait sur son trône
jusqu’au premier-né de la captive qui était en prison
et au premier-né de toute bête.
Pharaon se leva pendant la nuit ainsi que tous ses serviteurs et toute l'Égypte
et il y eut une grande clameur en Égypte
car il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort.
Ayant appelé Moïse et Aaron dans la nuit, il dit :
— Levez-vous, sortez loin de mon peuple, vous et les fils d’Israël.
Allez, « immolez au Seigneur », comme vous dites.
Votre petit et votre gros bétail, prenez-les comme vous l'aviez demandé ;
et en partant, bénissez-moi !
Les Égyptiens pressaient le peuple de vite sortir du pays en disant : — Nous allons tous mourir.
Le peuple emporta donc sa farine pétrie avant qu’elle ne fût levée
ses pétrins serrés dans les manteaux, il la mit sur ses épaules.
Les fils d’Israël firent comme avait ordonné Moïse
et ils demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent et d’or, et beaucoup de vêtements.
Et le Seigneur fit trouver grâce au peuple devant les Égyptiens pour qu'ils leur prêtassent
et ils dépouillèrent les Égyptiens.
Les fils d’Israël partirent de Ramsès pour Soccoth
environ six cent mille hommes à pied, sans les enfants.
Le petit peuple, en grand nombre, monta avec eux
et des brebis, des boeufs et beaucoup d'animaux d'espèces diverses.
Ils cuisirent la farine qu'ils avaient tout juste pétrie et emportée d'Égypte
et ils firent des pains azymes sous la cendre
car ils n’avaient pas pu lever
puisque les Égyptiens les avaient pressés de sortir et ne leur avaient permis de prendre aucun retard
ni de pouvoir préparer aucune provision.
Le séjour des fils d’Israël durant lequel ils étaient restés en Égypte fut de quatre cents trente ans.
Une fois accomplies ces années, ce jour-là même, toute l'armée du Seigneur sortit de la terre d’Égypte.
Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur quand il les fit sortir de la terre d’Égypte ;
cette même nuit tous les fils d'Israël doivent veiller, dans toutes les générations.
Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
— Voici le rituel de la Pâque :
aucun étranger n’en mangera.
Tout esclave acheté sera circoncis et ainsi il mangera.
L'étranger et le mercenaire n’en mangeront pas.
Dans une seule maison on mangera
et vous n’emporterez pas de ses chairs en dehors
et vous ne lui briserez aucun os.
Toute l’assemblée des fils d’Israël fera cela.
Si un étranger voulait passer dans votre domaine et faire la Pâque du Seigneur
tout mâle sera d'abord circoncis, et alors il célébrera le rite
et il sera comme l’indigène du pays ;
mais si quelqu'un n'a pas été circoncis, il n’en mangera pas.
Ce sera la même loi pour l’indigène et pour l’étranger qui séjourne chez vous.
Tous les fils d’Israël firent comme le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron.
Et ce jour-là même que le Seigneur fit sortir les fils d’Israël de la terre d’Égypte selon leurs armées.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Consacre-moi tout premier-né qui sort du sein maternel parmi les fils d’Israël
aussi bien des hommes que des animaux : ils m’appartiennent tous.
Moïse dit au peuple :
— Souvenez-vous de ce jour où vous êtes sortis d’Égypte et de la maison de servitude ;
car c’est par une main puissante que le Seigneur vous a fait sortir de ce lieu
aussi ne mangerez-vous pas de pain fermenté.
Aujourd’hui vous sortez, pendant le mois des fruits nouveaux.
Quand le Seigneur t’aura fait entrer
dans la terre des Cananéens, des Héthéens, des Amorrhéens, des Évéens et des Jébuséens
qu’il a juré à tes pères de te donner
terre ruisselante de lait et de miel
tu célébreras ce culte sacré ce mois-là :
pendant sept jours tu mangeras des azymes
et le septième jour, il y aura une fête pour le Seigneur ;
vous mangerez des azymes pendant sept jours ;
on ne verra pas chez toi de pain fermenté, et on ne verra pas chez toi de levain, sur tout ton territoire
et tu feras ce récit à ton fils, ce jour-là, disant :
— Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsque je suis sorti d’Égypte.
Ce sera comme un signe sur ta main
et comme un aide-mémoire devant tes yeux
pour que la loi du Seigneur soit toujours dans ta bouche ;
car c’est par une main puissante que le Seigneur t’a fait sortir d’Égypte.
Tu observeras ce culte au temps fixé, de jours en jours.
Quand il t’aura fait entrer dans la terre du Cananéen
comme il l’a juré à toi et à tes pères
et qu’il te l’aura donnée
tu mettras à part tout ce qui sort du sein maternel pour le Seigneur
et les premiers-nés de tes troupeaux
tous les mâles que tu auras, tu les consacreras au Seigneur.
Le premier-né de l’âne, tu l'échangeras contre une brebis
et si tu ne le rachètes pas, tu le tueras
et tout premier-né de l'homme parmi tes fils, tu le rachèteras par de l'argent.
Et lorsque ton fils t’interrogera un jour en disant : — Qu'est-ce que cela ? Tu lui répondras :
— Par une main puissante le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude.
Comme Pharaon s'était endurci et ne voulait pas nous laisser aller
le Seigneur massacra tous les premiers-nés en terre d’Égypte
depuis le premier-né de l'homme jusqu’au premier-né du bétail.
C'est pourquoi j'immole au Seigneur tout ce qui sort mâle du sein maternel
et tous les premiers-né de mes fils, je les rachète.
Ce sera donc un signe sur ta main
et comme une chose suspendue pour la mémoire devant tes yeux
car c’est à main puissante que le Seigneur nous aura fait sortir d’Égypte.
Comme donc Pharaon avait renvoyé le peuple
le Seigneur ne le conduisit pas par la voie de la terre des Philistins qui est voisine
faisant le calcul que le peuple pût se repentir s'il avait vu la guerre surgir contre lui
et ne retournât en Égypte ;
mais il le détourna par le chemin du désert qui est près de la mer Rouge ;
et les fils d'Israël, armés montèrent de la terre d’Égypte.
Moïse prit aussi les ossements de Joseph avec lui
car celui-ci avait fait jurer les fils d’Israël en disant :
— Dieu vous visitera : emportez d'ici mes ossements avec vous !
Étant sortis de Soccoth, ils campèrent à Etham, aux extrêmes limites du désert.
Le Seigneur les précédait pour leur montrer le chemin
le jour dans une colonne de nuée pour les guider sur le chemin
et la nuit dans une colonne de feu
pour être le guide sur la route à tout moment.
Jamais ne manqua la colonne de nuée pendant le jour
ni la colonne de feu pendant la nuit devant le peuple.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Dis aux fils d’Israël
qu’ils reviennent et qu'ils campent du côté de Phiahiroth
qui est entre Magdol [Magdolum] et la mer vis-à-vis de Béelséphon
vous installerez votre camp en face de ce lieu au bord de la mer.
Pharaon dira des fils d’Israël :
— Ils sont égarés dans la terre
le désert les a enfermés.
Et j’endurcirai son cœur et il vous poursuivra
mais je me glorifierai dans Pharaon et dans toute son armée
et les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur.
Et ils firent ainsi.
On annonça au roi des Égyptiens que le peuple avait fui.
Le cœur de Pharaon et celui de ses serviteurs furent changés à l’égard du peuple et ils dirent :
— Qu’avons-nous voulu faire de laisser aller Israël qui ne nous sert plus ?
Il attela donc son char et il prit tout son peuple avec lui.
Il prit six cents chars d’élite
et tous les chars d'Égypte
et les chefs de toute l'armée.
Le Seigneur endurcit le cœur de Pharaon roi d’Égypte
et il poursuivit les fils d’Israël
mais eux étaient sortis par une main élevée.
Comme les Égyptiens s'élançaient sur les traces de ceux qui les précédaient
ils les trouvèrent en train de camper près de la mer.
Toute la cavalerie et les chars de Pharaon, et toute l'armée
étaient à Phihahiroth, vis-à-vis de Béelséphon.
Comme Pharaon approchait
les fils d’Israël levant les yeux virent les Égyptiens derrière eux et ils eurent très peur
et crièrent vers le Seigneur
et ils dirent à Moïse :
— Peut-être n'y avait-il pas de sépulcres en Égypte
que tu nous aies menés pour mourir au désert ?
Qu'as-tu voulu faire en nous faisant sortir d’Égypte ?
N’est-ce pas le discours que nous t'avons tenu en Égypte, disant :
— Éloigne-toi de nous, que nous servions les Égyptiens
car il vaut bien mieux les servir que mourir au désert ?
Mais Moïse dit au peuple : — N’ayez pas peur !
Restez et voyez les merveilles que le Seigneur va réaliser aujourd'hui
car les Égyptiens que vous voyez
vous ne les verrez plus jamais.
Le Seigneur combattra pour vous et vous, vous garderez le silence.
Le Seigneur dit à Moïse : — Pourquoi cries-tu vers moi ?
Parle aux fils d’Israël et qu'ils s'en aillent.
Toi, lève ton bâton, étends ta main sur la mer et divise-la
afin que les fils d’Israël marchent au milieu de la mer à sec.
Et moi, j'endurcirai le cœur des Égyptiens pour qu'ils vous poursuivent
et je me glorifierai dans Pharaon et dans toute son armée
dans ses chars et dans ses cavaliers.
Et les Égyptiens sauront que moi je suis le Seigneur
quand je serai glorifié dans Pharaon, dans ses chars et de ses cavaliers.
Se soulevant, l’ange de Dieu qui marchait en avant du camp d’Israël s'en alla derrière eux
et avec lui pareillement la colonne de nuée
quittant l'avant se tint dans leur dos :
entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël
et c'était une nuée ténébreuse et illuminant la nuit
de sorte qu'ils ne pussent pas s’approcher l'un de l’autre tout le temps de la nuit...
Lorsque Moïse eut étendu la main sur la mer
le Seigneur la refoula par un vent impétueux et brûlant qui souffla toute la nuit
et il mit à sec et l'eau se divisa.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec
car l'eau était comme un mur à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens, les poursuivant
entrèrent après eux, toute la cavalerie de Pharaon, ses chars et ses cavaliers, au milieu de la mer.
Déjà arrivait la veille du matin
et voici que le Seigneur regardant le camp des Égyptiens dans la colonne de feu et de nuée
fit périr leur armée.
Il renversa les roues des chars et ils furent entraînés dans le fond.
Les Égyptiens dirent alors : — Fuyons devant Israël
car le Seigneur combat pour eux contre nous.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Étends ta main sur la mer pour que les eaux reviennent sur les Égyptiens
leurs chars et leurs cavaliers.
Quand Moïse eut étendu la main sur la mer
elle revint, au point du jour, à sa première place
et les eaux rencontrèrent les Égyptiens en fuite
et le Seigneur les enveloppa au milieu des flots.
Les eaux revinrent
et couvrirent les chars et les cavaliers de toute l’armée de Pharaon
qui dans leur poursuite, étaient entrés dans la mer
et il n'en resta même pas un seul d'entre eux.
Mais les fils d’Israël avancèrent à sec au milieu de la mer
et les eaux étaient pour eux comme un mur à droite et à gauche.
En ce jour-là, le Seigneur délivra Israël de la main des Égyptiens
et ils virent les Égyptiens morts sur le bord de la mer
et la main puissante que le Seigneur avait exercée contre eux
et le peuple craignit le Seigneur et ils crurent au Seigneur et en Moïse son serviteur.
Alors Moïse chanta ainsi que les fils d’Israël ce cantique au Seigneur et ils dirent :
— Chantons pour le Seigneur car il s'est magnifié glorieusement :
cheval et cavalier il a précipités dans la mer !
Le Seigneur est ma force et ma louange, il est pour moi le salut ;
c'est lui mon Dieu et je le glorifierai, le Dieu de mon père et je l’exalterai :
le Seigneur est comme un homme de guerre, « Tout-Puissant » est son nom.
Les chars de Pharaon et son armée, il les a jetés dans la mer
(l'élite de ses officiers !) ils ont été engloutis dans la mer Rouge,
les abysses les ont recouverts,
(ils sont descendus au fond des eaux comme une pierre) !
Ta droite, Seigneur, en une force éclatante
ta main droite, Seigneur, a frappé l’ennemi.
Dans l'abondance de ta gloire, tu as renversé mes adversaires ;
tu as déchaîné ta colère qui les a dévorés comme du chaume.
Au souffle de ta fureur les eaux se sont amassées
l'onde qui coulait s'est dressée
les abysses se sont amassés au milieu de la mer.
L’ennemi disait : — Je poursuivrai, j’atteindrai
je partagerai les dépouilles, mon âme sera comblée
je tirerai l’épée, ma main les détruira.
Ton souffle a exhalé et la mer les a couverts
ils ont été submergés comme du plomb dans les eaux puissantes.
Qui est semblable à toi parmi les forts, Seigneur, qui est semblable à toi
glorieux en sainteté
redoutable et digne de louanges, opérant des prodiges ?
Tu as étendu ta main et la terre les a engloutis.
Dans ta miséricorde tu as été un guide pour ce peuple, que tu as racheté
et dans ta force tu l'as porté vers ta demeure sainte.
Les peuples l’ont écouté et ils se sont mis en colère
les habitants de Philistie ont été saisis de douleur.
Alors furent mis en désordre les chefs d’Édom, les princes de Moab, l’angoisse a saisi les forts de Moab
tous les habitants de Canaan sont pétrifiés.
Que tombe sur eux terreur et détresse par la grandeur de ton bras
qu'ils deviennent immobiles comme la pierre
jusqu'à ce que passe ton peuple, Seigneur
jusqu'à ce que passe ton peuple, celui-ci, que tu as acquis.
Tu les introduiras et les planteras sur la montagne de ton héritage
à la demeure très ferme que tu as préparée, Seigneur
au sanctuaire, Seigneur, que tes mains ont fondé.
Le Seigneur règnera à jamais et toujours.
Car le cheval de Pharaon est entré avec ses chars et ses cavaliers dans la mer
et le Seigneur a ramené sur eux les eaux de la mer ;
mais les fils d’Israël ont marché à sec en son milieu.
Marie la prophétesse, sœur d’Aaron, prit alors le tambourin dans sa main
et toutes les femmes sortirent derrière elle avec des tambourins et des danses
et entonna pour eux, en disant :
— Chantons pour Seigneur car il s'est magnifié glorieusement
cheval et cavalier, il [les] a précipités dans la mer.
Moïse fit partir Israël de la mer Rouge, ils sortirent vers le désert de Sur
ils marchèrent trois jours dans la solitude et ne trouvaient pas d’eau .
Ils arrivèrent à Marath
mais ils ne pouvaient pas boire les eaux de Mara parce qu'elles étaient amères
et c'est pourquoi il donna au lieu un nom adapté
l'appelant Mara, c'est-à-dire « amertume ».
Le peuple murmura contre Moïse en disant : — Que boirons-nous ?
Il cria vers le Seigneur qui lui indiqua un bois.
Quand il le jeta dans les eaux, elles furent changées en quelque chose de doux.
C'est là qu'il établit pour lui préceptes et jugements
et là qu'il le tenta
en disant :
— Si tu écoutes la voix du Seigneur ton Dieu
si ce qui est droit à ses yeux tu le fais
si tu prêtes l’oreille à ses commandements
et si tu observes tous ses préceptes
toutes les maladies que j’ai amenées en Egypte, je ne les amènerai pas sur toi ;
car je suis le Seigneur qui te guérit.
Ils arrivèrent à Helim
et il y avait là douze sources d’eau et soixante-dix palmiers ;
ils campèrent là près des eaux.
Ils partirent de Helim
et toute la multitude des fils d’Israël arriva au désert de Sin
qui est entre Helim et le Sinaï
le quinzième jour du second mois
après qu'ils furent sortis de la terre d’Égypte.
Toute la réunion des fils d’Israël murmura
contre Moïse et Aaron dans le désert.
Les fils d’Israël leur dirent :
— Que ne sommes-nous morts par la main du Seigneur dans la terre d’Égypte
quand nous étions assis devant les marmites de viande
et que nous mangions des pains à satiété ?
Pourquoi nous avoir amenés dans ce désert
pour faire mourir de faim toute cette multitude ?
Le Seigneur dit à Moïse :
— Voici que moi je vais faire pleuvoir sur vous des pains du ciel.
Le peuple sortira et ramassera ce qui est suffisant, chaque jour
afin que je l'éprouve, [pour voir] s’il marchera ou non dans ma loi.
Le sixième jour qu'ils préparent ce qu’ils auront rapporté
et il y aura le double de ce qu’ils ramassent chaque jour.
Moïse et Aaron dirent à tous les fils d’Israël :
— Ce soir vous saurez que c’est le Seigneur qui vous a fait sortir de la terre d’Égypte
et au matin vous verrez la gloire du Seigneur
car il a entendu votre murmure contre le Seigneur.
Mais nous, que sommes-nous pour que vous murmuriez contre nous ?
Moïse dit :
— Le Seigneur vous donnera le soir de la viande à manger
et le matin, du pain à satiété
car il a entendu vos murmures
que vous avez murmurés contre lui.
Nous, en effet, que sommes-nous ?
Ce n’est pas contre nous qu'est votre murmure car c’est contre le Seigneur !
Moïse dit à Aaron :
— Dis à toute la réunion des fils d’Israël :
— Approchez devant le Seigneur car il a entendu votre murmure.
Comme Aaron parlait à toute l’assemblée des fils d’Israël
ils se retournèrent vers le désert
et voici que la gloire du Seigneur apparut dans la nuée.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— J’ai entendu les murmures des fils d’Israël.
Parle-leur :
— Le soir vous mangerez des viandes et le matin vous vous rassasierez de pains
et vous saurez que je suis le Seigneur votre Dieu.
Il arriva donc le soir qu'en montant la caille couvrit le camp.
Et le matin la rosée recouvrait tout autour du camp.
Quand elle eut recouvert la surface de la terre
il apparut au désert [quelque chose de] fin comme des grains
semblable au givre sur la terre.
Quand les fils d’Israël virent cela
ils se dirent les uns aux autres : — Man hu ? Ce qui signifie : « Qu'est-ce que c'est ? »
Car ils ne savaient pas ce que c’était.
Moïse leur dit :
— C’est le pain que le Seigneur vous a donné à manger.
Voici la prescription que le Seigneur a faite :
— Que chacun de vous en ramasse
ce qu’il faut pour sa nourriture
un gomor par tête ;
vous en prendrez ce qu'il faut pour le nombre d'âmes qui habitent dans votre tente !
Les fils d’Israël firent ainsi
et ils recueillirent l'un plus, l'autre moins.
Ils mesurèrent à la mesure du gomor
et celui qui en avait ramassé beaucoup n’eut rien de trop
et celui qui avait acquis moins n'en obtint pas moins
mais chacun ramassa ce qu'il pouvait manger.
Moïse leur dit :
— Que personne n’en laisse jusqu’au matin.
Ils ne l'écoutèrent pas
mais certains en laissèrent jusqu’au matin
et cela commença à grouiller de vers et pourrit
et Moïse fut irrité contre eux.
Le matin ils ramassaient, chacun, ce qui pouvait suffire à sa nourriture
et quand le soleil chauffait, cela fondait.
Le sixième jour, ils ramassèrent des vivres en double,
c'est-à-dire : deux gomors pour chaque homme
et tous les chefs de la multitude vinrent
et le racontèrent à Moïse
qui leur dit : — Voici ce que le Seigneur a dit :
— Le repos du sabbat sera consacré au Seigneur
et demain, ce que vous devez faire, faites-le
ce que vous devez cuire, cuisez-le
et ce qui restera, gardez-le jusqu'au matin.
Ils firent comme l'avait ordonné Moïse
et cela ne pourrit pas et on ne trouva pas de vers dedans.
Et Moïse dit :
— Mangez-le aujourd’hui car c’est le sabbat pour le Seigneur
on n'en trouve pas aujourd'hui dans la campagne.
Pendant six jours vous en ramasserez
mais le septième jour, c'est le sabbat pour le Seigneur
c'est pourquoi on n'en trouvera pas.
Vint le septième jour
quelques-uns du peuple sortis pour en ramasser n’en trouvèrent pas.
Le Seigneur dit alors à Moïse :
— Jusqu'à quand refuserez-vous de garder mes commandements et ma loi ?
Voyez que le Seigneur vous a donné le sabbat
et pour cela il vous a donné le sixième jour le double de nourriture :
que chacun reste chez soi
que nul ne sorte du lieu où il est le septième jour !
Et le peuple fit le sabbat le septième jour.
La maison d’Israël donna à cela le nom de « manne »
car c'était comme de la graine de coriandre, blanc
et son goût semblable à celui du miel.
Moïse dit :
— Ceci est la prescription que le Seigneur a faite :
Emplis-en un gomor et qu'il soit gardé pour les futures générations en arrière
afin qu'elles sachent le pain dont je vous ai nourris dans la solitude
lorsque vous avez été tirés du pays d’Égypte.
Et Moïse dit à Aaron :
— Prends un vase, mets-y de la manne, autant que peut prendre un gomor
et dépose-le devant le Seigneur pour le conserver dans vos générations.
Comme le Seigneur l'ordonna à Moïse
Aaron le déposa dans la tente pour le conserver.
Les fils d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans jusqu’à leur arrivée sur une terre habitable
ils se nourrirent de cet aliment jusqu’à ce qu'ils atteignissent les frontières de la terre de Canaan.
Le gomor est le dixième de l’épha.
Toute la multitude des fils d’Israël partit du désert de Sin
au fil de leurs étapes selon la parole du Seigneur
et elle campa à Raphidim
et il n'y avait pas d'eau à boire pour le peuple.
Il chercha querelle à Moïse, et dit :
— Donne-nous de l’eau, que nous buvions !
Moïse leur répondit :
— Pourquoi me querellez-vous ? Pourquoi mettez-vous à l'épreuve le Seigneur ?
Le peuple, là, eut donc soif à cause du manque d'eau
et il murmura contre Moïse en disant :
— Pourquoi nous as-tu fait sortir d’Égypte
pour nous faire mourir de soif nous, nos enfants et nos troupeaux ?
Moïse cria vers le Seigneur en disant :
— Que ferai-je pour ce peuple ?
Encore un peu, et ils me lapideront...
Le Seigneur dit à Moïse :
— Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d’Israël
prends le bâton avec lequel tu as frappé le fleuve dans ta main et va.
Voici que moi je me tiendrai là, devant toi, sur le rocher en Horeb
tu frapperas le rocher et il en sortira de l’eau pour que le peuple boive.
Moïse fit ainsi devant les anciens d’Israël.
Et il appela ce lieu du nom de « Tentation »
à cause de la querelle des fils d’Israël
et parce qu’ils avaient mis le Seigneur à l'épreuve en disant :
— Le Seigneur est-il parmi nous ou non ?
Amalec [Amalech] survint et il cherchait à attaquer Israël à Raphidim.
Et Moïse dit à Josué :
— Choisis des hommes et sortez combattre Amalec.
Demain moi je me tiendrai au sommet de la colline,
le bâton de Dieu à la main.
Josué fit comme lui avait dit Moïse.
Il combattit Amalec
et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.
Quand Moïse levait les mains, Israël était vainqueur
et quand il [les] relâchait un peu, Amalec l'emportait.
Mais les mains de Moïse étaient lourdes
alors prenant une pierre, ils la placèrent sous lui et il s’y assit
et Aaron et Hur soutenaient ses mains, des deux côtés
et il advint que ses mains ne se lassèrent pas jusqu’au coucher du soleil.
Et Josué mit en fuite Amalec et son peuple par le glaive dévorant.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Écris cela en mémorial dans un livre
et transmets-le aux oreilles de Josué
car j’effacerai la mémoire d’Amalec de sous le ciel.
Moïse construisit un autel
et lui donna le nom de « Seigneur mon exaltation »
en disant : — Puisqu'une main a été levée contre le trône du Seigneur et Dieu sera en guerre contre Amalec de génération en génération !
Comme Jéthro, prêtre de Madian, beau-père de Moïse, avait appris
tout ce qu'avait fait Dieu pour Moïse et pour Israël son peuple
que le Seigneur avait fait sortir Israël d’Égypte
il prit Seffora femme de Moïse, que celui-ci avait renvoyée
et ses deux fils
dont l’un se nommait « Gersam »
son père ayant dit : — J'ai été un hôte sur une terre étrangère
et l'autre « Éliézer »
car il dit : — Le Dieu de mon père est mon secours
et il m’a arraché de l’épée de Pharaon.
Jéthro, beau-père de Moïse, alla donc,
avec les fils et la femme de celui-ci, vers Moïse au désert
là où il avait établi son camp, près de la montagne de Dieu.
Et il fit dire à Moïse :
— Moi, ton beau-père Jéthro, je viens vers toi
et ta femme et tes deux fils avec elle.
Lui, sorti à la rencontre de son beau-père
se prosterna et l'embrassa
puis ils se saluèrent mutuellement par des paroles de paix
et comme il était entré dans la tente
Moïse raconta à son beau-père
la totalité de ce que Dieu avait fait à Pharaon et aux Égyptiens à cause d’Israël,
l'ensemble de la souffrance qui leur était tombée dessus en chemin
et dont le Seigneur les avait délivrés.
Jéthro se réjouit de tout le bien que le Seigneur avait fait à Israël
de ce qu'il l'avait arraché à la main des Égyptiens.
Et il dit :
— Béni soit le Seigneur qui vous a libérés de la main des Égyptiens et de la main de Pharaon
et qui a arraché son peuple de la main de l'Égypte !
Je sais maintenant que le Seigneur est plus grand que tous les dieux
car ils ont agi avec présomption contre eux.
Jéthro beau-père de Moïse, offrit donc des holocaustes et des sacrifices à Dieu
et Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent
manger le pain avec lui devant le Seigneur.
Or le lendemain, Moïse s’assit pour juger le peuple
lequel restait debout devant Moïse du matin jusqu’au soir...
Comme son beau-père avait vu cela
(c'est-à-dire : tout ce qu’il faisait pour le peuple) il dit :
— Qu'est-ce que cela que tu fais pour la plèbe ?
Pourquoi sièges-tu seul
et tout le peuple attend-il du matin jusqu’au soir ?
Moïse lui répondit :
— Le peuple vient à moi demandant le jugement de Dieu.
Quand il leur arrive une dispute
ils viennent à moi pour que je sois juge entre eux
et que je leur montre les ordres de Dieu et ses lois.
Mais il dit : — Ce que tu fais n’est pas bien.
Par ce travail insensé tu vas t'épuiser, toi et ce peuple qui est avec toi
la tâche est au-dessus de tes forces
tu ne pourras pas l'assumer seul.
Mais écoute mes paroles et mes conseils et Dieu sera avec toi :
sois, toi, pour le peuple dans ces choses qui relèvent de Dieu
pour rapporter ce qui lui sera dit ;
montre au peuple les ordonnances et le rituel du culte
et la voie où ils doivent marcher et l'œuvre qu’ils doivent faire ;
mais choisis parmi tous ces gens des hommes capables et craignant Dieu
en qui se trouve la vérité et qui haïssent la cupidité
et établis-les sur eux comme chefs de tribus, de centaines, de cinquantaines et de dizaines
qui jugeront le peuple en tout temps.
Tout ce qui sera important, qu'ils te le rapportent
et qu'eux-mêmes jugent seulement ce qui est mineur
et que cela t'allège, par le partage de la charge avec d'autres.
Si tu fais cela, tu rempliras le commandement de Dieu
et tu pourras maintenir ses préceptes
et tout ce peuple rentrera chez soi en paix.
Ayant entendu cela, Moïse fit tout ce qu’il avait suggéré.
Moïse ayant choisi des hommes capables parmi tout Israël
il les établit chefs du peuple
de milliers, de centaines, de cinquantaines et de dizaines
qui jugeaient les gens en tout temps
et tout ce qui était plus grave, ils le lui rapportaient
jugeant seulement les cas plus faciles.
Il laissa partir son beau-père qui, faisant demi-tour, s'en retourna vers sa terre.
Le troisième mois de la sortie d'Israël de la terre d’Égypte, ce jour-là
ils arrivèrent au désert du Sinaï.
Partis de Raphidim et parvenant jusqu'au désert du Sinaï ils campèrent en ce lieu-même
et Israël y fixa ses tentes, vis-à-vis de la montagne.
Moïse monta vers Dieu
et le Seigneur l’appela de la montagne et dit :
— Tu diras ceci à la maison de Jacob et tu annonceras aux enfants d’Israël :
— Vous-mêmes avez vu ce que j’ai fait aux Égyptiens
comment je vous ai portés sur des ailes d’aigles et vous ai fait venir à moi.
Maintenant si vous écoutez ma voix
et que vous gardez mon alliance
vous serez mon bien propre parmi tous les peuples
car toute la terre est à moi
et vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte.
Telles sont les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.
Moïse arriva et ayant convoqué les anciens du peuple
il exposa toutes les paroles qu' avait ordonnées le Seigneur.
Tout le peuple répondit en même temps :
— Tout ce qu’a dit le Seigneur, nous le ferons.
Et lorsque Moïse rapporta les paroles du peuple au Seigneur
le Seigneur lui dit : — Maintenant je vais venir à toi dans l'épaisseur de la nuée
pour que le peuple m'entende te parler
et qu'il croie en toi à jamais.
Moïse rapporta donc les paroles du peuple au Seigneur.
Il lui dit : — Va vers le peuple et sanctifie-les aujourd’hui et demain
et qu’ils lavent leurs vêtements.
Qu’ils soient prêts pour le troisième jour
car le troisième jour le Seigneur descendra devant tout le peuple sur la montagne du Sinaï.
Tu fixeras au peuple des limites à l’entour et tu diras :
— Gardez-vous de monter sur la montagne
ou d’en toucher les bords.
Quiconque touchera la montagne sera mis à mort.
Nulle main ne la touchera
mais elle sera criblée de pierres ou percée de flèches
que ce soit une bête ou un homme, il ne vivra pas.
Quand le buccin commencera de sonner, qu'ils montent alors sur la montagne.
Moïse descendit de la montagne vers le peuple et il le sanctifia
et après qu'ils eurent lavé leurs vêtements
il leur dit :
— Soyez prêts dans trois jours
ne vous approchez pas de vos femmes.
Le troisième jour était déjà venu et le matin avait lui
et voici, des tonnerres commencèrent à se faire entendre, des éclairs à briller
une nuée épaisse à couvrir la montagne
et l'éclat du buccin retentissait très fort
et le peuple qui était dans le camp trembla.
Quand Moïse les fit sortir du lieu du camp à la rencontre de Dieu
ils se tinrent au pied de la montagne.
La montagne du Sinaï était toute fumante
parce que le Seigneur y était descendu dans le feu
et qu'une fumée s’élevait de là comme la fumée d’une fournaise
et toute la montagne était terrifiante.
Le son du buccin peu à peu augmentait et continuait de plus en plus fort
Moïse parlait et Dieu lui répondait.
Le Seigneur descendit sur la montagne du Sinaï, au sommet même de la montagne
et il appela Moïse à sa cime
où, comme il y était monté
il lui dit :
— Descends et fais-en l'attestation au peuple
de peur qu'ils ne veuillent passer par dessus les bornes pour voir le Seigneur
et que périsse un grand nombre d’entre eux :
même les prêtres qui s’approchent du Seigneur, qu'ils soient sanctifiés, de peur qu'il ne les frappe !
Moïse dit au Seigneur :
— Le peuple ne pourra pas monter sur la montagne du Sinaï
car toi-même as attesté et ordonné en disant :
— Pose des bornes autour de la montagne et consacre-la !
Le Seigneur lui dit : — Va, descends
et tu remonteras, toi et Aaron avec toi
mais que les prêtres ni le peuple ne franchissent pas les bornes
ni ne montent vers le Seigneur, de peur qu’il ne les tue !
Moïse descendit vers le peuple et leur raconta tout.
Et le Seigneur prononça aussi toutes ces paroles :
— Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison de servitude :
tu n’auras pas d’autres dieux devant moi ;
tu ne te feras pas de sculpture
ni aucune ressemblance de ce qui est en haut dans le ciel, ni de ce qui est en bas sur la terre
ni de ce qui est dans les eaux sous la terre ;
tu ne les adoreras pas et tu ne leur rendras pas de culte.
Moi je suis le Seigneur ton Dieu, fort et jaloux
qui punis l’iniquité des pères sur les fils
sur la troisième et sur la quatrième génération de ceux qui me haïssent
et qui fais miséricorde sur des milliers
pour ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements !
Tu n'énonceras point le nom du Seigneur ton Dieu en vain
car le Seigneur ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier :
pendant six jours tu travailleras et tu feras tous tes travaux
mais le septième jour, le sabbat du Seigneur ton Dieu, tu ne feras aucun travail
ni toi, ni ton fils, ni ta fille
ni ton serviteur, ni ta servante
ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes
car pendant six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve
et il s’est reposé le septième jour
c’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié !
Honore ton père et ta mère
afin que tu vives longtemps sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donnera.
Tu ne tueras pas.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne voleras pas.
Tu ne porteras pas contre ton prochain de faux témoignage.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain
tu ne désireras pas sa femme
ni son serviteur ni sa servante, ni son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient.
Tout le peuple voyait les voix, les torches et le son du buccin
et la montagne fumante
et épouvantés et agités par l'effroi, ils se tinrent à distance
disant à Moïse :
— Parle-nous, toi, et nous écouterons
que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous mourions...
Moïse dit au peuple : — Ne craignez pas !
Car c’est pour vous éprouver que Dieu est venu
pour que sa crainte fût en vous et que vous ne péchiez pas !
Et le peuple resta loin mais Moïse s’approcha de l'obscurité où était Dieu.
Et le Seigneur dit ensuite à Moïse :
— Voici ce que tu diras aux enfants d’Israël :
— Vous avez vu que j'ai parlé avec vous du ciel.
Vous ne vous ferez pas à côté de moi des dieux d’argent
et des dieux d'or, vous ne vous en ferez pas.
Vous me ferez un autel de terre
et vous y offrirez vos holocaustes et sacrifices de paix
vos brebis et vos bœufs. Dans tout lieu où il y aura mémoire de mon nom
je viendrai à toi et je te bénirai.
Si tu me fais un autel de pierre
tu ne le construiras pas en pierres taillées
car si tu lèves ton ciseau sur lui, il sera souillé.
Tu ne monteras pas par degrés à mon autel
afin que ta honte n’y soit pas découverte.
Voici les jugements que tu leur présenteras :
si tu achètes un serviteur hébreu
il te servira six années
et la septième, il sortira libre, gratuitement.
Avec le même vêtement il est entré, avec le même il sortira
s’il avait une femme, sa femme sortira en même temps.
Mais si le maître lui a donné une femme
et qu’elle a enfanté des fils et des filles
la femme et ses enfants seront à son maître
et lui-même sortira avec son vêtement.
Si le serviteur dit : — J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne sortirai pas libre
son maître le conduira aux juges
et il le fera approcher de la porte et des montants
et il lui percera l’oreille avec un poinçon
et il sera pour lui un serviteur à jamais.
Si quelqu'un vend sa fille comme servante
elle ne sortira pas comme les esclaves sortent d'habitude.
Si elle déplaît aux yeux de son maître à qui elle a été destinée, il la renverra
mais à un peuple étranger il n'a pas le pouvoir de la vendre s'il l'a méprisée.
Et s'il la fiance à son fils
il la traitera selon la loi des filles.
S'il en prend une autre pour lui
il pourvoira au mariage de la jeune fille et à ses vêtements
et il ne refusera pas le prix de sa virginité.
S’il ne fait pas ces trois choses, elle sortira gratuitement, sans [payer d'] argent.
Celui qui frappe un homme en voulant le tuer sera mis à mort.
Et s’il ne lui a pas tendu de piège
mais que Dieu l’a livré à sa main
je te fixerai un lieu où il devra s'enfuir.
Mais si un homme tue délibérément son prochain par ruse
de mon autel tu l'arracheras pour qu'il meure.
Celui qui frappera son père et sa mère sera mis à mort.
Celui qui vole un homme et le vend
s'il est convaincu de ce crime, il sera mis à mort.
Celui qui maudit son père et sa mère sera mis à mort.
Si des hommes se querellent
que l’un frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing
et qu'il ne meure pas mais reste étendu sur son lit
s'il se lève et marche dehors avec sa canne
celui qui a frappé sera innocenté.
Seulement, qu'il paie son chômage et ses dépenses médicales.
Si quelqu'un frappe son serviteur ou sa servante de son bâton
et qu'ils meurent par ses mains il sera coupable du crime.
Cependant s'il survit un jour ou deux
il ne sera pas soumis à une peine car c'est son argent.
Si des hommes se battent, que l'un heurte une femme enceinte
et qu'il provoque un avortement mais qu'elle-même vit
il sera soumis à la peine que revendiquera le mari de la femme, et les juges arbitreront.
Mais si sa mort s'ensuit il rendra vie pour vie
œil pour œil, dent pour dent
main pour main, pied pour pied
brûlure pour brûlure, blessure pour blessure
coup pour coup.
Si quelqu'un frappe l’œil de son serviteur ou de sa servante et les rend borgnes
il les renverra libres, pour l'œil qu'il a enlevé.
Et s’il arrache une dent à son serviteur ou à sa servante
pareillement il les renverra libres.
Si un bœuf frappe de sa corne un homme ou une femme et qu'ils meurent
il sera lapidé et on ne mangera pas les chairs
mais le maître du bœuf sera innocent.
Mais si le bœuf frappe de la corne depuis hier et avant-hier
qu'on a averti son maître et qu'il ne l'a pas enfermé
et qu'il tue un homme ou une femme
le bœuf sera lapidé et on tuera son maître.
Si on lui impose une rançon
il donnera pour le rachat de sa vie tout ce qui lui sera réclamé.
S'il frappe encore un fils ou une fille, il sera soumis à la même sentence.
Si le bœuf attaque un serviteur et une servante
on donnera trente sicles d’argent au maître
et le bœuf sera lapidé.
Si quelqu'un ouvre une citerne, la creuse et ne la couvre pas
et qu’il y tombe un bœuf ou un âne
le propriétaire de la citerne rendra le prix des bêtes
et celle qui est morte sera pour lui.
Si le bœuf d’un homme blesse le boeuf d’un autre
et qu'il meure
ils vendront le bœuf vivant et en partageront l'argent
et se partageront aussi le cadavre du mort.
Mais s'il savait que le bœuf frappait de la corne depuis hier et avant-hier
et que son maître ne l'a pas surveillé
le maître rendra bœuf pour bœuf, et il recevra le cadavre entier.
[22,1] Si quelqu'un a volé un bœuf ou un mouton
qu'il l'a tué ou vendu
il restituera cinq bœufs pour le bœuf
et quatre moutons pour le mouton.
[2] Si le voleur est trouvé entrant par effraction dans la maison ou creusant par en-dessous
et qu'ayant reçu une blessure, il meure
le meurtrier ne sera pas coupable de son sang.
[3] S'il fait cela le soleil levé
il aura commis un meurtre et lui-même sera mis à mort ;
s'il n'a pas de quoi rendre pour son vol, il sera vendu.
Si on trouve chez lui ce qu'il a volé encore en vie, boeuf âne ou brebis
il restituera le double.
Si quelqu'un ravage un champ ou une vigne
et laisse son bétail paître chez un autre
ce qu'il a de meilleur dans son champ ou dans sa vigne
il le restituera selon l'estimation de sa peine.
Si un feu qui a éclaté atteint des épines
et s'empare d'un tas de récolte
ou du blé encore sur pied dans des champs
celui qui aura allumé le feu paiera une amende.
Si quelqu'un confie en garde à un ami de l’argent ou de la vaisselle à garder
et qu’on les enlève par un vol à celui qui les avait reçus
si on trouve le voleur, il rendra le double.
S'il se cache, le maître de la maison se présentera devant les autorités
et jurera qu'il n’a pas mis la main sur le bien de son prochain.
Pour toute fraude commise
sur un bœuf, un âne, un agneau, un vêtement
et tout ce qui peut porter tort
l'affaire de l'un et l'autre parviendra aux autorités
et s'ils le jugent, il restituera le double à son prochain.
Si quelqu'un confie à son prochain un âne, un bœuf, un agneau, ou toute bête à garder
et qu'elle meure, se blesse, ou soit prise par des ennemis
sans que personne n'ait vu
il y aura un serment entre les deux
[jurant] qu'il n’a pas mis la main sur le bien de son prochain
et le maître acceptera le serment et celui-là ne sera pas contraint de rendre.
Et si elle a été enlevée par un vol, il paiera au maître le tort.
Si elle a été déchirée par une bête
il lui apportera ce qui est déchiré et il ne paiera pas.
Qui demande à son prochain une de [ces choses]
et qu’elle se blesse ou meure, son propriétaire n’étant pas présent, il sera tenu de rendre.
Si le maître était présent, il ne restituera rien ;
surtout si elle était mise en location pour le prix de son ouvrage.
Si quelqu'un a séduit une vierge qui n’est pas encore fiancée, et a couché avec elle
il paiera sa dot et la prendra pour femme.
Si le père de la vierge refuse de l'accorder
il paiera l’argent selon la dot que les vierges reçoivent d'habitude.
Tu ne laisseras pas vivre les magiciens.
Qui s'accouple avec une bête sera mis à mort.
Celui qui immole aux dieux, et non au Seigneur seul, sera tué.
Tu ne maltraiteras ni n'opprimeras l'étranger
car vous-mêmes avez été des étrangers en terre d’Égypte.
Vous ne ferez pas de mal à la veuve ni à l'orphelin.
Si vous les lésez
ils crieront vers moi, et moi j'entendrai leur cri.
Ma colère s’enflammera
et je vous frapperai par l’épée
et vos femmes seront des veuves
et vos fils orphelins.
Si tu fais un prêt d'argent à mon peuple, au pauvre qui habite avec toi
tu ne l'affligeras pas comme un créancier, ni ne l'opprimeras par l'usure.
Si tu prends en gage le manteau de ton prochain
rends-le lui avant le coucher du soleil
car c’est le seul vêtement dont il s'enveloppe le corps
et il n'a rien d'autre pour dormir.
S’il crie vers moi, je l’exaucerai car je suis miséricordieux.
Tu ne dénigreras pas les autorités et tu ne maudiras pas un prince de ton peuple.
Tu ne tarderas pas de rendre tes dîmes et tes prémices.
Tu me donneras le premier-né de tes fils.
Tu feras de même pour tes boeufs et tes brebis :
qu'il soit sept jours avec sa mère
et le huitième jour tu me le rendras.
Vous serez pour moi des hommes saints
vous ne mangerez pas la chair qui a été d'abord goûtée par les bêtes mais vous la jetterez aux chiens.
Tu ne porteras pas la voix du mensonge
et tu ne joindras pas ta main pour porter témoignage en faveur d'un méchant.
Tu ne suivras pas la foule pour faire le mal
et tu ne consentiras pas, dans un procès, au jugement du plus grand nombre pour que tu dévies du vrai.
Tu ne prendras pas en pitié un pauvre dans un procès.
Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, ramène-le lui.
Si tu vois l’âne de celui qui te hait succombant sous sa charge
tu ne t'en iras pas mais tu la soulèveras avec lui.
Tu ne te détourneras pas du droit du pauvre.
Tu fuiras le mensonge
tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste
car j'abhorre l'impie.
Tu n’accepteras pas de présents, qui aveuglent même les prudents
et corrompent les paroles des justes.
Tu ne molesteras pas l’étranger
vous connaissez l'âme des étrangers
puisque vous avez été vous-mêmes étrangers en terre d’Égypte.
Pendant six années tu ensemenceras ta terre et tu récolteras ses fruits.
Mais la septième année, tu la laisseras et tu la feras se reposer
afin que se nourrissent les pauvres de ton peuple
et que les bêtes des champs mangent tout le reste.
Tu feras de même pour la vigne et pour ton oliveraie.
Pendant six jours tu travailleras ton travail
le septième jour tu cesseras
afin que ton bœuf et ton âne se reposent
et que le fils de ta servante et l’étranger se rafraîchissent.
Tout ce que je vous ai dit, gardez-le
et vous ne jugerez pas par le nom de dieux étrangers
et on ne l'entendra pas de votre bouche.
Trois fois par an vous célébrerez des festivités pour moi.
Tu garderas la fête des Azymes
pendant sept jours tu mangeras des azymes comme je t’en ai prescrit
au temps du mois des [fruits] nouveaux où tu es sorti d’Égypte
et tu ne paraîtras pas devant ma face sans rien.
Et la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans le champ
et aussi la fête à la fin de l’année
quand tu recueilleras tous les fruits de ton champ.
Trois fois par an, tous tes mâles paraîtront devant le Seigneur Dieu.
Tu n'immoleras pas avec du levain le sang de ma victime
et la graisse de ma fête ne restera pas jusqu’au matin.
Tu apporteras les prémices des fruits de ta terre à la maison du Seigneur ton Dieu
et tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère.
Voici que moi j’envoie mon ange qui te précédera et te gardera en chemin
et t'amènera au lieu que j’ai préparé.
Respecte-le, écoute sa voix et ne le méprise pas
car il ne pardonnera pas quand vous pécherez
et mon nom est en lui.
Mais si tu écoutes sa voix et fais tout ce que je dis
je serai l’ennemi de tes ennemis
et j'accablerai ceux qui t'accablent.
Mon ange te précédera
et te mènera chez l'Amorrhéen, l'Héttéen, le Férézien
le Cananéen, l’Évéen et le Jébuséen
que j'exterminerai.
Tu n’adoreras pas leurs dieux ni ne leur rendras un culte
tu n'agiras pas selon leurs oeuvres
mais tu les détruiras et tu briseras leurs statues.
Vous servirez le Seigneur votre Dieu
pour que je bénisse ton pain et ton eau
et que j'éloigne la maladie du milieu de toi.
Il n’y aura ni inféconde ni stérile sur ta terre
je remplirai le nombre de tes jours.
J’enverrai ma terreur pour te devancer
je tuerai tout peuple chez qui tu arriveras
et je ferai tourner le dos devant toi à tous tes ennemis
en envoyant d'abord les frelons
qui chasseront l’Évéen, le Cananéen et l'Héttéen avant que tu n'arrives.
Je ne les chasserai pas loin de ta face en une année
de peur que la terre ne devienne un désert
et que ne s'y multiplient contre toi les bêtes sauvages.
Peu à peu je les chasserai de ta présence
jusqu’à ce que tu augmentes et que tu possèdes la terre.
J’établirai tes limites depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins
et depuis le désert jusqu’au fleuve
car je livrerai entre vos mains les habitants de la terre
et je les chasserai de votre présence.
Tu n'entreras pas en alliance avec eux ni avec leurs dieux.
Qu'ils n'habitent pas dans ta terre
de peur qu’ils ne te fassent pécher contre moi
si tu servais leurs dieux, ce qui serait certainement pour toi un scandale.
Il dit encore à Moïse :
— Monte vers le Seigneur, toi et Aaron, Nadab et Abiu
et soixante-dix des anciens d’Israël
et vous vous prosternerez de loin.
Moïse seul montera vers le Seigneur
et eux ne s’approcheront pas
et le peuple ne montera pas avec lui.
Moïse vint donc et raconta aux gens toutes les paroles du Seigneur et les décisions
et tout entier, le peuple répondit d’une seule voix :
— Toutes les paroles qu’a dites le Seigneur, nous les accomplirons.
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur
et se levant au matin, il bâtit un autel au pied de la montagne
et douze stèles inscrites pour les douze tribus d’Israël.
Il envoya de jeunes gens des enfants d’Israël
et ils offrirent des holocaustes
ils immolèrent en victimes pacifiques au Seigneur des veaux.
Moïse prit la moitié du sang et la mit dans des bassins
et il versa la partie restante sur l’autel.
Prenant le livre de l’alliance, il [le] lut au peuple attentif
qui dirent :
— Tout ce qu’a dit le Seigneur, nous le ferons
et nous serons obéissants.
Quant à lui, il prit le sang et le répandit sur le peuple, et il dit :
— Voici le sang de l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous
sur [la base de] toutes ces paroles.
Moïse, Aaron, Nadab, Abiu
et soixante-dix des anciens d'Israël montèrent
et ils virent le Dieu d’Israël :
sous ses pieds, comme un ouvrage de pierre de saphirine
comme le ciel quand il est serein.
Et sur eux qui s'étaient mis bien à l'écart des enfants d'Israël, il n'étendit pas la main :
et ils virent Dieu et mangèrent et burent.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Monte vers moi sur la montagne, et restes-y
je te donnerai les tables de pierre
la loi et les commandements que j’ai écrits pour que tu les enseignes.
Moïse et Josué son serviteur se levèrent.
Et Moïse, montant vers la montagne de Dieu
dit aux anciens :
— Attendez ici, jusqu’à ce que nous revenions à vous !
Vous avez Aaron et Hur avec vous.
Si quelque question surgit, vous en référerez à eux.
Lorsque Moïse fut monté, la nuée couvrit la montagne
la gloire du Seigneur demeura sur le Sinaï, la nuée la couvrant pendant six jours
et le septième jour, il l'appela du milieu de l'obscurité.
Et l’aspect de la gloire du Seigneur était comme un feu ardent
sur le sommet de la montagne en présence des enfants d’Israël.
Moïse entra au milieu de la nuée, monta sur la montagne
et il y fut pendant quarante jours et quarante nuits.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Dis aux enfants d’Israël de m'apporter leurs prémices.
De tout homme qui offre librement vous les prendrez.
Voici ce que vous devez recevoir :
de l’or, de l’argent et du bronze
de l'hyacinthe, de la pourpre, de l'écarlate teinte deux fois, du lin fin
des poils de chèvre
des peaux de béliers teintes en rouge
des peaux violettes et des bois d'acacia
de l’huile pour apprêter les luminaires
des aromates pour onction et pour l'encens de bonne odeur
des pierres d’onyx et des parures pour orner l’éphod et le rational.
Et ils me feront un sanctuaire et j’habiterai au milieu d’eux.
Conformément à toute similitude du tabernacle que je vous montrerai
et de tous les vases dans son culte, et ainsi vous ferez cela.
Vous fabriquerez un coffre de bois d'acacia
dont la longueur aura deux coudées et demie
la largeur une coudée et demie
et la hauteur pareillement et une moitié.
Tu la doreras par l'or le plus pur à l'intérieur et à l'extérieur tu la couvriras
et au-dessus d'elle tu feras une couronne d’or tout autour
et quatre anneaux d’or
que tu mettras aux quatre angles de l'arche
qu'il y ait deux anneaux d’un côté et deux de l’autre.
Tu feras aussi des barres de bois d'acacia
et tu les couvriras d’or.
Tu les introduiras dans les anneaux qui sont sur les côtés de l’arche, pour qu'elle soit portée par elles.
Elles seront toujours dans les anneaux de l’arche et n’en seront jamais retirées.
Tu mettras dans l’arche le témoignage que je te donnerai.
Tu feras un propitiatoire de l'or le plus pur
sa longueur sera de deux coudées et demie
et sa largeur, une coudée et demie.
Tu feras aussi deux chérubins d’or battu, de chaque côté de l'oracle.
Qu'un chérubin soit d'un côté et l'autre de l'autre.
Qu'ils protègent les deux côtés du propitiatoire
en déployant leurs ailes et en couvrant l'oracle
et qu'il se regardent, leurs visages tournés vers le propitiatoire
par lequel on doit couvrir l'arche
où tu mettras le témoignage que je te donnerai.
Là je t'enseignerai et je parlerai avec toi
de dessus le propitiatoire, c'est-à-dire entre les deux chérubins
qui seront sur l’arche du témoignage
de tout ce que je commanderai par toi aux enfants d’Israël.
Tu feras une table de bois d'acacia
ayant deux coudées de long, une coudée de large
et une coudée et demie de haut.
Tu la doreras de l'or le plus pur
et tu lui feras une moulure d’or tout autour.
À cette bordure, une couronne ciselée, haute de quatre doigts
et sur elle une autre couronne d'or.
Tu prépareras aussi des anneaux d’or
et tu les mettras aux quatre coins de la table, à ses quatre pieds.
Sous la couronne il y aura des anneaux d'or
pour y mettre les barres et pouvoir porter avec elles la table
et tu feras ces barres en bois d'acacia
et tu les couvriras d’or pur pour transporter la table.
Tu prépareras les plats, les coupes, les gobelets et les tasses
dans lesquels tu devras offrir les libations
en or pur.
Tu placeras sur la table les pains de proposition devant moi continuellement.
Tu feras un chandelier ciselé d’or pur
sa base, sa tige
ses calices, ses sphères et ses fleurs étant [tirés] de lui.
Six branches sortiront de ses côtés
trois d'un côté et trois de l'autre.
Trois calices en forme d'amande sur chaque branche
et une sphère et une fleur
et pareillement trois calices en forme d'amande sur l'autre branche
et une sphère et une fleur.
Ainsi sera l'ouvrage des six branches qui devront sortir du chandelier.
Sur le chandelier lui-même, il y aura quatre calices en forme d’amandier
des sphères sur chacun et des fleurs.
Il y aura un bouton sous les deux branches à trois endroits
ce qui fera six sortant du chandelier.
Les pommeaux et les branches sortiront de lui
tout ouvragé, de l'or le plus pur.
Tu feras aussi sept lampes et tu les placeras sur le chandelier pour qu'elles éclairent en face.
Les mouchettes aussi et les vases où on éteint ce qui est mouché seront de l'or le plus pur.
Tout le poids du chandelier avec tous ses ustensiles
sera d'un talent d'or le plus pur.
Regarde, et fais selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne.
Que soit ainsi fait le tabernacle
de dix courtines de lin retors, d'hyacinthe, de pourpre et d'écarlate deux fois teinte
tu les feras variées, d'un ouvrage de broderie.
La longueur d’une courtine sera de vingt-huit coudées
la largeur sera de quatre coudées
qu'il y ait une seule mesure pour toutes les courtines.
Cinq courtines seront jointes l'une à l'autre
et les cinq autres courtines assemblées par un lien semblable.
Tu mettras des lacets d'hyacinthe sur les côtés et aux bords des courtines
afin de pouvoir les attacher ensemble.
Il y aura cinquante lacets par courtine de chaque côté
tu les mettras de façon à obtenir lacet contre lacet
et que l'un puisse être adapté à l'autre.
Tu feras aussi cinquante agrafes d’or
auxquelles attacher les voiles des courtines pour qu'il y ait un seul tabernacle.
Tu feras aussi onze tentures de poil de chèvre pour couvrir le toit du tabernacle.
La longueur d’une tenture sera de trente coudées
et la largeur, de quatre
la mesure sera égale pour toutes les tentures.
Tu en joindras cinq entre elles
et tu [en] lieras six l'une à l'autre
pour redoubler la sixième tenture sur le devant de la tente.
Tu feras cinquante lacets au bord de la tenture afin qu'elle puisse être attachée à l'autre
et cinquante lacets au bord de l'autre tenture afin qu'elle puisse être liée à l'autre.
Il y aura cinquante broches de bronze auxquelles seront joints les lacets
et de tous, il y aura une seule couverture.
Ce qui sera superflu dans les tentures qui sont préparées pour le toit
c'est-à-dire une tenture qui est en plus
de son milieu, tu couvriras l'arrière du tabernacle.
Et la coudée sera pendue d'un côté, et l'autre, de l'autre
ce qui reste dans la longueur des tentures
couvrant un autre côté du tabernacle.
Tu feras une autre couverture pour le toit en peaux de béliers teintes en rouge
et par-dessus encore une autre couverture en peaux teintes en hyacinthe.
Tu feras les planches verticales du tabernacle en bois d'acacia
qui chacune auront dix coudées de long
et en largeur une et demi chacune.
Sur les côtés d'une planche, il y aura deux encastrements
par lesquels une planche sera jointe à une autre planche
et on préparera sur ce modèle toutes les planches.
Il y en aura vingt sur le côté sud, qui donne vers le sud.
Tu couleras quarante socles d'argent
pour que les deux socles de chaque planche soient placés aux deux angles.
Pour le second côté aussi du tabernacle, qui donne sur le nord
il y aura vingt planches
ayant leurs quarante socles d’argent
deux socles seront placés sous chaque planche.
Pour le côté occidental du tabernacle tu feras six planches
et de nouveau deux autres
qui seront élevées aux angles au fond du tabernacle
elles seront jointes depuis le bas jusqu’en haut
et une seule [les] retiendra toutes jointes.
Aussi, avec les deux ais qui sont à poser aux angles, elle sera maintenue jointe.
Il y aura en même temps huit planches
et leurs socles d’argent, seize
deux socles posés sous chaque planche.
Tu feras aussi des traverses de bois d'acacia, cinq
pour tenir les planches d'un des côtés du tabernacle
et cinq autres de l'autre côté
et le même nombre du côté occidental.
Elles seront mises aux planches du milieu, d’une extrémité à l’autre.
Tu doreras ces planches
et tu leur fondras des anneaux d'or
par lesquels les traverses tiendront les planches
que tu couvriras de feuilles d'or.
Tu dresseras le tabernacle selon l'exemple qui t’a été montré sur la montagne.
Tu feras un voile d'hyacinthe, de pourpre
d'écarlate deux fois teinte et de lin retors
ouvrage de broderie et tissé avec une agréable variété
que tu suspendras sur quatre colonnes de bois d'acacia
qui elles-mêmes seront revêtues d’or
et qui auront des chapiteaux d’or
mais des socles d’argent.
Le voile sera fixé par les anneaux
et tu y poseras l’arche du témoignage
et par lui seront séparés le sanctuaire et les sanctuaires du sanctuaire.
Tu placeras le propitiatoire sur l’arche du témoignage dans le saint des saints
et la table en dehors du voile
et le chandelier en face de la table, du côté méridional du tabernacle
car la table se tiendra du côté nord.
Tu feras à l’entrée du tabernacle un rideau
d'hyacinthe, de pourpre
d'écarlate deux fois teinte et de lin retors, ouvrage de broderie.
Tu doreras cinq colonnes de bois d'acacia
devant lesquelles on tirera la tenture
et qui auront des chapiteaux d'or et des socles d'argent.
Tu feras aussi l’autel en bois d'acacia
il aura cinq coudées en longueur
et autant en largeur, ce qui fait un carré
et trois coudées en hauteur.
Des cornes, aux quatre coins, sortiront de lui
et tu le couvriras de bronze.
Tu feras pour son usage des vases pour recueillir les cendres
des pinces, des fourchettes et des réceptacles pour le feu
tu fabriqueras tous les ustensiles en bronze
et une grille en forme de treillis, en bronze
aux quatre coins de laquelle il y aura quatre anneaux de bronze
et tu la placeras sous le rebord de l’autel
et la grille ira jusqu’au milieu de l’autel.
Tu feras les barres de l'autel, deux, en bois d'acacia
que tu couvriras de plaques de bronze.
Tu les passeras dans les anneaux
et les barres seront aux deux côtés de l’autel pour le porter.
Tu le feras non pas solide, mais vide et creux à l'intérieur
comme il t’a été montré sur la montagne.
Tu feras aussi le parvis du tabernacle : du côté sud, en face du midi
il y aura des tentures en lin retors
elles seront de cent coudées de long pour un côté.
Et leur vingt colonnes et autant de socles en bronze
qui auront leurs chapiteaux avec leurs ciselures en argent.
De même, du côté du nord, dans la longueur, il y aura des tentures de cent coudées
vingt colonnes et le même nombre de socles de bronze
leurs chapiteaux avec leurs ciselures en argent.
Pour la largeur du parvis, qui regarde vers l'occident
il y aura des tentures de cinquante coudées
et dix colonnes avec autant de socles.
Et dans la largeur du parvis qui regarde vers l'orient il y aura cinquante coudées
où des tentures de quinze coudées pour un côté seront attribuées
avec trois colonnes et autant de socles.
et pour l'autre côté il y aura quinze coudées des tentures occupant quinze coudées de haut
trois colonnes et autant de socles.
A l'entrée du parvis il y aura une tenture de vingt coudées
d'hyacinthe, de pourpre
d'écarlate deux fois teinte et de lin retors, ouvrage de broderie
il y aura quatre colonnes, avec autant de socles.
Toutes les colonnes du parvis, autour, seront revêtues de plaques d'argent
de chapiteaux d'argent et de socles de bronze.
En longueur le parvis occupera cent coudées
en largeur cinquante
la hauteur sera de cinq coudées
et il sera de fin lin retors et il aura des socles de bronze.
Tous les ustensiles du tabernacle, pour tous les usages et cérémonies
autant ses pieux que ceux du parvis, tu les feras de bronze.
Ordonne aux enfants d’Israël
de t’apporter de l’huile des arbres à olives
pure et pilée au mortier
pour que la lampe brille continuellement.
Dans le tabernacle du témoignage
en dehors du voile qui est suspendu devant le témoignage
Aaron et ses fils la disposeront
pour qu'elle brille jusqu'au matin en présence du Seigneur.
Ce sera un culte perpétuel pour leurs générations, de la part des enfants d’Israël.
Fais aussi venir à toi Aaron ton frère avec ses fils, du milieu des enfants d’Israël
pour qu'accomplissent le sacerdoce pour moi
Aaron, Nadab, Abiu, Eléazar et Ithamar.
Tu feras un vêtement sacré pour ton frère, pour la gloire et la parure.
Tu parleras à tous les sages de coeur que j’ai remplis d’un esprit de prudence
qu'ils fassent les vêtements d’Aaron dans lesquels, consacré, il me servira.
Ainsi seront les vêtements qu’ils feront :
un rational, un éphod
une tunique, une robe de lin serrée
une tiare et une ceinture.
On fera les vêtements sacrés pour Aaron ton frère et pour ses fils
afin qu'ils accomplissent leur sacerdoce pour moi.
Ils prendront de l’or, de l'hyacinthe, de la pourpre
de l'écarlate deux fois teinte et du lin
et ils feront l’éphod d’or, d'hyacinthe, de pourpre
d'écarlate deux fois teinte et de lin retors, d'un ouvrage damassé.
Il aura ses deux extrémités jointes de chaque côté des sommets de sorte qu'elles se rejoignent en une seule
et son tissu et toute la variété de l'ouvrage
seront d'or, d'hyacinthe et de pourpre
d'écarlate deux fois teinte et de lin retors.
Tu prendras deux pierres d’onyx et tu y graveras les noms des enfants d’Israël
six noms sur une pierre
et les six restants sur la seconde
selon l'ordre de leurs naissances
ouvrage de lapidaire, ciselure de cachet
tu les graveras d'après les noms des enfants d’Israël
enchâssés et sertis d’or.
Tu les mettras de chaque côté de l’éphod, mémorial pour les enfants d’Israël
et Aaron portera leurs noms devant le Seigneur
sur ses deux épaules en souvenir.
Tu feras des crochets d’or
et deux chaînettes d’or pur
et attachées ensemble par toi, et tu les attacheras aux crochets.
Tu feras un rational du jugement, ouvrage damassé
selon le tissu de l’éphod
d’or, d'hyacinthe et de pourpre
d'écarlate deux fois teinte et de lin retors .
Il sera carré et double
il aura la mesure d'une palme tant en longueur qu'en largeur.
Tu poseras dessus quatre rangs de pierres.
Dans la première rangée, il y aura une pierre de sarde, une topaze et une émeraude.
Sur la deuxième, une escarboucle, un saphir, un jaspe
sur la troisième un ligurion, une agate, une améthyste
sur la quatrième une chrysolithe, un onyx, un béryl.
Elles seront enchâssées dans de l'or selon leurs rangs.
Elles auront les noms des enfants d’Israël
douze, elles contiendront leurs noms
chaque pierre au nom de chacune des douze tribus.
Tu feras sur le rational des chaînes attachées entre elles, d'or pur
et deux anneaux d’or
que tu mettras aux deux extrémités du rational
et tu joindras les deux chaînes d’or aux anneaux qui sont aux bouts
et tu attacheras les deux extrémités de ces chaînes aux deux crochets
de chaque côté de l’éphod, qui regarde le rational.
Tu feras encore deux anneaux d’or
que tu mettras aux extrémités du rational
sur les bords qui sont du côté de l'éphod et qui y répondent par derrière
et deux autres anneaux d’or
qui doivent être mis de chaque côté de l’éphod, en-dessous
qui regarde le devant de l'attache inférieure de manière à pouvoir l'attacher à l’éphod.
Qu'on attache le rational par ses anneaux aux anneaux de l’éphod avec un ruban d'hyacinthe
afin que leur jonction reste solide
et que le rational et l'éphod ne se séparent pas l'un de l'autre.
Aaron portera les noms des fils d’Israël
sur le rational du jugement, sur sa poitrine, lorsqu’il entrera dans le saint
en mémorial devant le Seigneur pour toujours.
Tu joindras au rational du jugement « doctrine » et « vérité »
qui seront sur la poitrine d’Aaron lorsqu’il entrera devant le Seigneur
et il portera le jugement des enfants d’Israël sur sa poitrine, devant le Seigneur, toujours.
Tu feras la tunique de l’éphod toute d'hyacinthe.
En son milieu sur le haut il y aura une ouverture et un rebord autour de son tissu
comme il s'en fait d'habitude aux parties à l'extrémité des vêtements pour qu'elle ne se déchire pas facilement.
Et en bas, aux pieds de sa tunique, tout autour
tu feras comme des pommes rouges d'hyacinthe, de pourpre et d'écarlate teinte deux fois
avec des clochettes mélangées au milieu
de sorte qu'il y ait une clochette d’or et une pomme
et de nouveau une autre clochette d’or et une pomme rouge.
Aaron s’en revêtira pour le service du ministère
et on entendra le son quand il entrera et sortira du saint, en présence du Seigneur, et il ne mourra pas.
Tu feras aussi une lame d’or pur
où tu graveras, œuvre du ciseleur : sainteté au Seigneur.
Tu l’attacheras à un ruban d'hyacinthe
et elle sera sur le turban, elle sera sur le devant de la tiare
surmontant le front du grand-prêtre
et Aaron portera leur iniquité
pour lesquelles les enfants d'Israël offriront et sacrifieront
pour tous leurs présents et leurs dons
et la lame sera toujours sur son front
pour être agréée pour eux devant le Seigneur.
Tu tisseras une tunique de lin
tu feras une tiare de lin
et une ceinture en ouvrage de broderie.
Puis aux fils d’Aaron tu prépareras des tuniques de lin
et des ceintures et des tiares pour la gloire et la parure.
Tu revêtiras de tout cela Aaron ton frère et ses fils avec lui
et tu consacreras leurs mains à tous
et tu les sanctifieras afin qu’ils accomplissent le sacerdoce pour moi.
Fais-leur des caleçons de lin
pour couvrir la chair de leur nudité
depuis les reins jusqu’aux cuisses.
Aaron et ses fils en useront
quand ils entreront dans la tente du témoignage
ou quand ils s’approcheront de l’autel
pour servir dans le sanctuaire
afin qu'ils ne se chargent pas d'une faute et ne meurent pas d'iniquité.
Ce sera un décret perpétuel pour Aaron et pour sa descendance après lui.
Voici ce que tu feras pour les consacrer au sacerdoce pour moi :
Prends un jeune taureau du troupeau
et deux béliers sans tache
des pains azymes et des gâteaux sans levain
arrosés d'huile
et des galettes azymes ointes d’huile
tu feras tout cela avec de la fleur de farine de froment.
Les ayant mis dans une corbeille, tu les apporteras
ainsi que le jeune taureau et les deux béliers.
Tu feras avancer Aaron et ses fils à l’entrée de la tente du témoignage
et tu laveras le père avec ses fils avec de l’eau.
Tu revêtiras Aaron de ses vêtements
c'est-à-dire de la robe de lin, de la tunique, de l’éphod et du rational, que tu serreras avec une ceinture.
Tu poseras la tiare sur sa tête
et sur la tiare une lame sacrée.
Tu répandras l'huile d'onction sur sa tête
et par ce rite il sera consacré.
Tu feras aussi approcher ses fils
et tu les revêtiras des robes de lin et tu passeras la ceinture
à Aaron et à ses fils
et tu leur imposeras des mitres
et ils seront mes prêtres pour un rituel perpétuel
après que tu auras initié leurs mains.
Tu amèneras le taureau devant la tente du témoignage
et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur sa tête
et tu l'immoleras en présence du Seigneur
à l’entrée de la tente du témoignage.
Ayant pris du sang du taureau, tu en mettras sur les cornes de l’autel avec ton doigt
et tout le reste du sang, tu verseras le reste du sang à la base de l'autel.
Tu prendras toute la graisse qui couvre les entrailles
la membrane du foie, les deux rognons
et la graisse qui est dessus
et tu les offriras en les brûlant sur l’autel.
Mais les chairs du taureau, la peau et les excréments
tu les brûleras hors du camp
parce que cela sera pour le péché.
Tu prendras aussi un des béliers
et sur sa tête Aaron et ses fils imposeront leurs mains
et quand tu auras immolé le bélier
tu prendras de son sang et tu en aspergeras autour de l’autel.
Puis tu couperas ce bélier en morceaux
et ayant lavé ses entrailles et ses pattes, tu les mettras sur les chairs déchirées et sur sa tête
et tu offriras en le brûlant le bélier tout entier sur l’autel
c’est une oblation pour le Seigneur, une odeur agréable de la victime de Dieu.
Tu prendras aussi l'autre bélier
et sur sa tête Aaron et ses fils imposeront leurs mains.
Quand tu l'auras immolé tu prendras de son sang
et tu en mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron et de ses fils
et sur les pouces de leur main et de leur pied droit
et tu répandras le sang sur l’autel tout autour.
Quand tu auras pris du sang qui est sur l’autel et de l’huile d’onction
tu aspergeras Aaron et ses vêtements
ses fils et leurs vêtements
et après les avoir consacrés, eux-mêmes et leurs vêtements
tu prendras du bélier la graisse, la queue
le gras qui couvre les parties vitales, la membrane du foie
les deux rognons et la graisse qui est sur eux
et l’épaule droite
car c’est un bélier de consécration.
Et le gâteau d'un seul pain
un gâteau arrosé d'huile
un beignet, de la corbeille des azymes qui est placée en présence du Seigneur.
Tu poseras toutes ces choses sur les mains d’Aaron et de ses fils
et tu les les sanctifieras en les élevant devant le Seigneur.
Tu reprendras tout de leurs mains
et tu les brûleras sur l’autel en holocauste
odeur agréable en présence du Seigneur, car c’est son oblation.
Tu prendras aussi la poitrine du bélier d'investiture avec lequel Aaron a été consacré
et tu sanctifieras en la portant devant le Seigneur
et il te cèdera ta part.
Tu sanctifieras la poitrine consacrée
et l'épaule que tu as séparée du bélier
par lequel ont été initiés Aaron et ses fils
et qu'on cédera comme portion à Aaron et à ses fils
par un droit perpétuel des fils d'Israël
car ce sont les prémices et les premières des victimes qu'en sacrifices de paix ils offrent au Seigneur.
Le vêtement sacré qu'utilise Aaron, ses fils l'auront après lui
de sorte qu'avec lui ils seront oints et leurs mains seront consacrées.
Pendant sept jours, celui de ses fils qui aura été établi grand-prêtre à sa place
et qui entrera dans la tente du témoignage pour servir dans le saint le portera.
Tu prendras le bélier de consécration
et tu feras cuire ses chairs dans un lieu saint
et Aaron et ses fils en mangeront et
ainsi que les pains qui sont dans la corbeille
à l’entrée de la tente du témoignage
afin que le sacrifice soit agréé
et que soient sanctifiées les mains de ceux qui l'offrent.
L'étranger n'en mangera pas car ce sont des choses saintes.
S’il reste des chairs consacrées
ou des pains jusqu’au matin
tu brûleras le reste au feu
et on n'en mangera pas car ils sont sanctifiés.
Tout ce que je t'ai ordonné tu le feras sur Aaron et ses fils
tu les consacreras pendant sept jours
et tu offriras un jeune taureau en sacrifice pour le péché, chaque jour pour l'expiation
et tu purifieras l’autel quand tu immoleras la victime de l'expiation
et tu l’oindras pour la sanctifier.
Pendant sept jours, tu feras l'expiation sur l’autel et tu le sanctifieras
et il sera très saint
quiconque le touchera sera sanctifié.
Voici ce que tu offriras sur l’autel :
deux agneaux d’un an, chaque jour, continuellement, offrande de continuité.
un agneau le matin et un autre le soir
et un dixième de fleur de farine arrosée d'huile pilée
qui aura une mesure d'un quart de hin
et une libation de vin de même mesure pour le premier agneau
et tu offriras l'autre agneau le soir
selon le rite de l'oblation du matin
et selon ce que nous avons dit
en odeur de suavité
sacrifice pour le Seigneur,
en oblation perpétuelle pour vos générations
à la porte de la tente du témoignage devant le Seigneur
là où je m'établirai pour te parler.
Là j'enseignerai les enfants d’Israël
et l'autel sera sanctifié dans ma gloire.
Je sanctifierai la tente du témoignage avec l’autel
et Aaron avec ses fils, afin qu’ils accomplissent le sacerdoce pour moi.
J’habiterai au milieu des enfants d’Israël
et je serai leur Dieu.
Ils sauront que moi je suis le Seigneur leur Dieu
qui les ai fait sortir du pays de la terre d'Égypte
pour demeurer au milieu d'eux, moi le Seigneur leur Dieu.
Tu feras aussi un autel pour brûler l'encens, en bois d'acacia
ayant une coudée de long et une autre de large
c'est-à-dire un carré
deux coudées de haut
et des cornes sortiront de lui.
Tu le revêtiras d’or pur
tant le petit gril, que les côtés tout autour et les cornes
et tu lui feras une bordure d’or tout autour
et deux anneaux d’or, sous la bordure de chaque côté
pour y mettre les barres et porter l'autel.
Tu feras aussi les barres en bois d'acacia et tu les doreras.
Tu placeras l’autel en face du voile qui pend devant l’arche du témoignage
devant le propitiatoire qui touche le témoignage, là où je te parlerai.
Aaron y brûlera l’encens au parfum suave, le matin
lorsqu’il préparera les lampes, il le fera fumer
et lorsqu’il les disposera jusqu'au soir
il fera fumer un encens perpétuel devant le Seigneur, pour vos générations.
Vous n’y offrirez pas d'encens d'une autre composition
ni offrande, ni victime, et vous ne ferez pas de libation.
Aaron fera la supplication sur ses cornes une fois par an
dans le sang qui a été offert pour le péché
il y fera la réconciliation pour vos générations.
Ce sera une chose très sainte pour le Seigneur.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Quand tu relèveras la somme des enfants d’Israël
selon leur nombre, ils donneront, chacun, une rançon pour son âme au Seigneur
et il n'y aura pas parmi eux de plaie quand ils seront recensés.
Voici ce que donneront tous ceux qui passeront par le dénombrement :
un demi-sicle, selon la mesure du temple
un sicle est de vingt oboles
la moitié d'un sicle sera offerte au Seigneur.
Qui sera compris dans le dénombrement, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, donnera le prix.
Le riche n'ajoutera pas au demi-sicle
et le pauvre ne donnera pas moins.
Après avoir reçu l'argent de l'expiation des enfants d’Israël l’argent qui a été apporté
tu le donneras à l'usage du tabernacle du témoignage ;
pour qu 'il soit leur mémorial devant le Seigneur
et qu'il profite à leurs âmes.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Tu feras une cuve de bronze avec sa base pour se laver
et tu la placeras entre le tabernacle du témoignage et l’autel
après avoir mis de l’eau.
Aaron et ses fils s'y laveront les mains et les pieds
quand ils entreront dans la tente du témoignage
et qu'ils approcheront de l'autel
pour y offrir l'encens au Seigneur.
afin qu'ils ne meurent pas.
Ce sera un décret perpétuel pour lui, pour sa postérité, et pour ses générations.
Le Seigneur parla à Moïse
disant : — Toi, prends pour toi des aromates de première qualité :
de de myrrhe de choix : cinq cent sicles,
du cinnamome : la moitié , c'est-à-dire deux cent cinquante ;
du roseau de même, : deux cent cinquante,
de la casse, cinq cent sicles selon le poids du sanctuaire
et de l’huile d’olive, une mesure de hin.
Tu feras une huile d'onction sainte
un onguent composé par l'oeuvre du parfumeur.
Tu en oindras le tabernacle du témoignage et l’arche de l'alliance
la table et ses vases
le chandelier et ses ustensiles
les autels d'encens
et de l'holocauste
et tous ses accessoires qui concernent leur culte.
Tu sanctifieras tout et ils seront très saints
quiconque les touchera sera sanctifié.
tu oindras Aaron et ses fils
et tu les sanctifieras pour qu’ils accomplissent le sacerdoce pour moi.
Aux enfants d’Israël tu diras aussi :
— Ceci sera une huile d’onction sainte pour moi pour vos générations.
Sur la chair d’un homme n'en sera pas ointe
et selon sa composition vous n’en ferez pas d'autre.
Car elle a été sanctifiée et sera sainte pour vous.
Quiconque en composera de semblable et en donnera à un étranger sera exterminé de son peuple.
Et Le Seigneur dit à Moïse :
— Prends pour toi des parfums, stacte, onyx
galbanum de bonne odeur et encens limpide
tout sera de poids égal.
Tu feras un encens parfumé ouvrage du parfumeur
mélangé avec soin, pur et très digne d'être sanctifié.
Quand tu auras tout pilé en poudre très fine
tu en placeras devant le témoignage dans la tente
au lieu où je t'apparaîtrai.
L'encens sera pour vous une chose très sainte.
Vous ne ferez pas la même composition pour vos usages car il est saint, pour le Seigneur.
Quiconque en fera de semblable pour jouir de son odeur, sera retranché de son peuple.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Voici que j’ai appelé par son nom Béséléel [Beselehel] fils d’Uri fils de Hur, de la tribu de Juda
et je l’ai rempli de l’esprit de Dieu
de sagesse, d’intelligence et de savoir pour tout ouvrage
pour concevoir avec habileté tout ce qui peut être fait avec
l'or, l'argent et le bronze
le marbre, les perles et la variété des bois.
Et je lui ai donné comme associé Hooliab fils d’Ahisamec, de la tribu de Dan
et dans le cœur de tout homme habile j’ai mis la sagesse
pour qu'ils fassent tout ce que je t’ai prescrit :
le tabernacle de l'alliance, l’arche du témoignage
le propitiatoire qui est dessus
et tous les ustensiles du tabernacle
la table et ses ustensiles
le chandelier très pur et tous ses ustensiles
et les autels d'encens
et de l'holocauste
et tous leurs ustensiles
la cuve avec sa base
les vêtements saints d'Aaron, le prêtre, et de ses fils
pour accomplir leur office dans les choses sacrées
l’huile d’onction et l'encens des aromates pour le sanctuaire.
Ils feront selon tout ce que je t’ai prescrit.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Parle aux fils d’Israël et dis-leur :
— Veillez à garder mon sabbat
car c’est un signe entre moi et vous pour vos générations
pour que vous sachiez que c’est moi le Seigneur qui vous sanctifie.
Gardez le sabbat
car c’est pour vous une chose sainte.
Celui qui le profanera mourra certainement
celui qui fera un ouvrage ce jour-là, son âme sera détruite du milieu de son peuple.
Vous ferez votre ouvrage pendant six jours
le septième jour est le sabbat un repos consacré au Seigneur.
Quiconque fera un ouvrage le jour du sabbat mourra .
Que les enfants d’Israël gardent le sabbat
et le célèbrent dans leurs générations,
c'est une alliance perpétuelle
entre moi et les enfants d’Israël
signe perpétuel
car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre
et le septième jour il a cessé son ouvrage.
Il donna aussi à Moïse, lorsqu'il eut achevé de lui parler sur la montagne de Sinaï
les deux tablettes du témoignage, en pierre, écrites du doigt de Dieu.
Le peuple voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne,
assemblé devant Aaron lui dit :
— Lève-toi ! Fais-nous des dieux qui marchent devant nous
car ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir de la terre d'Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé ...
Et Aaron leur dit :
— Enlevez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles et apportez-les moi !
Le peuple fit ce qu'il avait ordonné, apportant les anneaux à Aaron.
Comme il les avait reçus, il les façonna par fusion
et en fit un veau en fonte ;
alors ils dirent : — Voici tes dieux, Israël, qui t'on fait sortir de la terre d'Égypte !
Et comme il avait vu cela, Aaron bâtit un autel devant lui ;
par la voix d'un héraut il proclama et dit :
— Demain, solennité du Seigneur !
Et tôt se levant, ils offrirent des holocaustes et des sacrifices de paix ;
le peuple s’assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour se divertir ...
Le Seigneur dit à Moïse :
— Va, descends ! il a péché, ton peuple que tu as fait sortir de la terre d’Égypte !
Ils se sont vite écartés du chemin que tu leur as montré :
ils se sont fait un veau en fonte et ils l'ont adoré ;
en lui immolant des victimes, ils ont dit :
« — Voici tes dieux, Israël, qui t’ont fait sortir de la terre d’Égypte ! »
Et le Seigneur dit encore à Moïse :
— Je discerne que ce peuple a la nuque raide.
Laisse-moi, que ma colère s’enflamme contre eux je les supprimerai
et je ferai de toi une grande nation.
Moïse priait le Seigneur son Dieu disant :
— Pourquoi Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple que tu as fait sortir du pays d’Égypte
à grande puissance et à main forte ?
Je t'en prie, que les Égyptiens ne parlent pas en ces termes :
— C'est avec adresse qu'il les a fait sortir pour les tuer dans les montagnes et les supprimer de dessus la terre.
Que se calme ta colère et apaise-toi au sujet de l'iniquité de ton peuple.
Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, tes serviteurs
auxquels tu as juré par toi-même, en disant cela même :
— Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel
et toute cette terre dont j’ai parlé, je la donnerai à votre descendance
et vous le posséderez toujours.
Et le Seigneur fut bienveillant au sujet du mal qu’il avait dit vouloir faire à son peuple.
Moïse se retourna de la montagne
portant les deux tables du témoignage dans sa main
écrites des deux côtés
et faites par l’œuvre de Dieu
et l’écriture, de Dieu aussi, était gravée sur les tables.
Josué entendant le tumulte du peuple dans les éclats de voix dit à Moïse :
— Une voix de combat retentit dans le camp !
Il répondit :
— Ce n'est pas la clameur de ceux qui exhortent au combat
ni le hurlement de ceux qui poussent à la fuite
mais moi j'entends un bruit de cantiques.
Et il arriva, tandis qu'il approchait du camp
qu'il vit le veau et des danses ;
alors pris de colère, il jeta de sa main les tables
et les brisa au pied de la montagne.
S'emparant du veau qu’ils avaient fait
il le brûla au feu, le réduisit en poudre
qu'il répandit sur l’eau et en fit boire aux enfants d’Israël.
Et il dit à Aaron :
— Que t’a fait ce peuple pour que tu aies apporté sur lui un grand péché ?
Il lui dit : — Que mon seigneur ne s'indigne pas !
Car toi tu connais ce peuple, qu'il est porté au mal.
Ils m’ont dit : — Fais-nous des dieux qui nous précèdent
car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.
Je leur ai dit : — Qui parmi vous a de l'or ?
Ils l'ont apporté et me l'ont donné ;
je l’ai jeté dans le feu
et il en est sorti ce veau.
Moïse, voyant que le peuple était nu
qu'Aaron l'avait dépouillé à cause de l'ignominie de sa souillure, laissé nu devant ses ennemis.
Se tenant à la porte du camp il dit :
— Si quelqu'un est pour le Seigneur, qu'il se joigne à moi !
Tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui.
Il leur dit : — Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
— Que chacun place son épée sur sa cuisse.
Passez et revenez de la porte jusqu'à la porte au milieu dans le camp
et que chacun tue son frère, qui son compagnon et qui son prochain.
Les fils de Lévi firent selon la parole de Moïse
et ils tombèrent en ce jour-là environ trois mille hommes.
Et Moïse dit :
— Vous avez consacré vos mains aujourd’hui pour le Seigneur, car chacun était contre son fils ou contre son frère, pour que puisse vous être donnée une bénédiction.
Et il arriva le lendemain
que Moïse dit au peuple :
— Vous, vous avez péché d'un grand péché ;
je vais monter vers le Seigneur
peut-être pourrai-je lui demander pardon pour votre péché.
Et il retourna vers le Seigneur et dit :
— Ah ! ce peuple a péché d'un grand péché :
ils se sont fait des dieux en or.
Soit tu leur enlèves cette faute soit, si tu ne le fais pas, efface-moi de ton livre que tu as écrit.
Le Seigneur lui répondit :
— Celui qui a péché contre moi, je l'effacerai de mon livre.
Mais toi, va et conduis ce peuple vers où je t’ai dit.
Mon ange te précédera
mais moi, au jour de ma vengeance, je visiterai aussi leur péché.
Le Seigneur frappa donc le peuple, pour la faute du veau qu’Aaron avait fait.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Va, monte de ce lieu
toi et ton peuple que tu as fait sortir de la terre d’Égypte
vers la terre que j’ai promise par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant :
— C'est à ta descendance que je la donnerai !
Je t'enverrai comme précurseur un ange
pour chasser le Cananéen, l’Amorrhéen, l'Héttéen et le Férézien, l’Évéen et le Jébuséen.
Tu entreras dans une terre ruisselant de lait et de miel ;
car je ne monterai pas avec toi, puisque c'est un peuple à la nuque raide
de peur que je ne t'extermine en chemin.
Le peuple, entendant cette parole alarmante, prit le deuil
et personne, selon l'habitude, ne se vêtit de sa parure.
Et le Seigneur dit à Moïse :
— Parle aux fils d'Israël : — Tu es un peuple à la nuque raide.
Si, un seul moment, je monte au milieu de toi, je te consumerai.
Et maintenant, ôte ton ornement que je sache ce que je te ferai.
Les les fils d’Israël déposèrent donc leur ornement à partir de la montagne de l'Horeb.
Moïse aussi prenant le tabernacle, le planta en dehors du camp, loin
et lui donna le nom de « tabernacle de l'alliance ».
Et tout le peuple qui avait quelque affaire sortait vers le tabernacle de l'alliance, hors du camp.
Et quand Moïse sortait vers le tabernacle
la foule entière se levait
et se tenait chacun à l’entrée de son pavillon :
ils regardaient le dos de Moïse jusqu’à ce qu’il entrât dans la tente.
Et lorsque Moïse entrait dans le tabernacle de l'alliance
la colonne de nuée descendait et se tenait à l’entrée de la tente
et parlait avec Moïse.
Tous, voyant que la colonne de nuée se tenait à l’entrée de la tente
se levaient et se prosternaient à l’entrée de leurs tabernacles.
Et le Seigneur parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami.
Puis lorsqu'il revenait vers le camp
son serviteur le jeune Josué, fils de Nun, ne quittait pas le tabernacle...
Et Moïse dit au Seigneur :
— Tu m'as ordonné de faire sortir ce peuple, mais toi, tu ne m'as pas fait savoir celui que tu enverras avec moi.
Pourtant tu as dit : — Je te connais par ton nom et tu as trouvé grâce à mes yeux.
Si vraiment j’ai trouvé grâce à tes yeux, montre-moi ta voie
pour que je te connaisse et que je trouve grâce à tes yeux.
Et vois que ton peuple, c'est cette nation.
Et il dit : — Ma face te précédera
et je te donnerai le repos.
Et Moïse dit : — Si toi-même ne marches pas devant, ne nous fais pas monter de ce lieu
car comment pourrions-nous savoir que nous avons trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple
sinon parce que tu marcheras avec nous afin que nous soyons glorifiés par tous les peuples qui habitent sur la terre ?
Et Le Seigneur dit à Moïse :
— Cette parole que tu as dite je la ferai aussi
parce que tu as trouvé grâce devant moi
et que je te connais par ton nom.
Et il dit : — Fais-moi voir ta gloire ?
Et il dit : — Moi je te montrerai toute ma bonté
et j'appellerai au nom du Seigneur devant toi
et je ferai miséricorde à qui je l'aurai voulu
et je serai clément envers qui il m'aura plu !
Il dit encore : — Tu ne pourras pas voir ma face
car l'homme ne peut me voir et vivre.
Il dit encore : — Voici, dit-il, un lieu près de moi ;
tu te tiendras sur le rocher
et quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux du rocher
et je te protégerai de ma main jusqu’à ce que je sois passé
puis j'écarterai la main et tu me verras par derrière
mais ma face, tu ne pourras pas la voir.
Et ensuite il dit : — Pour toi, taille deux tables de pierre sur le modèle des premières
et j’écrirai sur elles les paroles que portèrent les tables que tu as brisées !
Sois prêt au matin pour monter aussitôt sur la montagne de Sinaï
et tu te tiendras avec moi, au sommet de la montagne ;
que nul ne monte avec toi
que personne même ne soit vu dans toute la montagne ;
même les bœufs et les brebis, qu'ils ne paissent pas en face !
Il tailla donc deux tables de pierre comme celles qui avaient existé avant
et se levant, de nuit, il monta sur la montagne du Sinaï comme le lui avait ordonné le Seigneur
portant les tables avec lui.
Et comme le Seigneur était descendu dans la nuée, Moïse se tint avec lui, invoquant le nom du Seigneur...
6. Et comme il passait devant lui, il dit : — Maître, Seigneur Dieu miséricordieux et clément, patient et plein de pitié et vrai
qui gardes ta miséricorde à des milliers
qui enlèves faute, crimes et les péchés
et personne auprès de toi n'est innocent par lui-même ;
toi qui rétribues la faute des pères sur les fils et sur les petits-fils
jusqu'à la troisième et la quatrième génération ...
Moïse se hâta de s'incliner, prosterné à terre, et adorant
il dit :
— Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, Seigneur,
je te prie, marche avec nous
car le peuple a la nuque raide !
Enlève nos iniquités et péchés et prends possession de nous !
Le Seigneur répondit : — C'est moi qui entrerai en alliance :
aux yeux de tous je ferai des signes
qui jamais ne furent vus sur terre ni dans aucune nation
pour que le peuple au milieu duquel tu es, reconnaisse l'œuvre terrible du Seigneur que je suis sur le point de faire !
Observe tout ce que je te commande aujourd’hui :
c'est moi-même qui chasserai devant ta face
l’Amorrhéen, le Cananéen, l'Héttéen
le Férézien, l’Évéen, et le Jébuséen ;
garde-toi de jamais lier avec les habitants de cette terre des amitiés qui soient pour toi un piège
mais leurs autels, détruis-les !
Brise leurs statues et abats leurs forêts sacrées !
N'adore pas d'autre dieu :
« Seigneur Zélote » est son nom, c'est un dieu jaloux !
Ne vas pas entrer en alliance avec les habitants de ces contrées
de peur, lorsqu'ils se seront prostitués à leurs dieux et auront adoré leurs images,
que quelqu'un ne t'appelle à manger de leurs immolations,
que tu ne prennes une femme de leurs filles pour tes fils
et qu'après s'être prostituées elles-mêmes
elles ne fassent que tes fils se prostituent à leurs dieux !
Tu ne te feras pas de dieux en fonte.
Tu observeras la fête des Azymes :
pendant sept jours tu te nourriras d'azymes
comme je te l’ai commandé au moment du mois des [produits] nouveaux
car c’est au mois du temps du printemps que tu es sorti d’Égypte.
Tout mâle qui ouvre la matrice sera à moi
de tous les animaux, tant des boeufs que des brebis, sera à moi.
Le premier-né de l'âne, tu le rachèteras par un mouton
mais si tu n'en donnes pas le prix, il sera tué.
Tout premier-né de tes fils, tu le rachèteras.
Tu ne paraîtras pas devant ma face [les mains] vides.
Tu travailleras six jours
mais le septième tu cesseras de labourer et de moissonner.
Tu feras pour toi une fête des semaines, pour les prémices des fruits de la moisson de ton froment
et une fête au retour de l’année quand tout est récolté.
Trois fois par an, tout mâle de chez toi paraîtra devant le Tout-Puissant Seigneur, Dieu d'Israël.
Quand j'aurai écarté les nations de devant ta face et élargi ton territoire
personne ne convoitera ton pays
quand tu monteras et paraîtras pour paraître devant le Seigneur Dieu, à trois moments de l'année.
Tu n’immoleras pas avec du pain levé le sang de ma victime
et il ne restera rien, le matin, de la victime de la fête de Pâque.
Tu offriras les prémices de ta terre à la maison du Seigneur ton Dieu.
Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère.
Le Seigneur dit à Moïse :
— Écris pour toi ces paroles, par lesquelles j'ai conclu avec toi une alliance, et avec Israël.
Et il s'exécuta là avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ;
il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau
et il écrivit sur les tablettes les dix paroles de l’alliance.
Et comme Moïse descendait du mont Sinaï
il tenait les deux tables du témoignage
et ignorait que sa face fût devenue cornue du fait de sa participation à la parole de Dieu ;
mais Aaron et les fils d’Israël, voyant la face de Moïse devenue cornue, craignirent d'avancer plus près.
Appelés par lui, ils revinrent,
tant Aaron que les princes de la synagogue,
et, après qu'il eut parlé,
vinrent à lui aussi tous les fils d'Israël :
il leur prescrivit tout ce qu'il avait entendu du Seigneur sur le mont Sinaï ...
Ensuite, toutes les paroles achevées, il se mit sur la face un voile
qu'une fois introduit auprès du Seigneur et parlant avec lui, il retirait jusqu'à ce qu'il ressortît,
et alors il disait aux fils d'Israël tout ce qui lui avait été commandé ...
Eux voyaient qu'à sa sortie, la face de Moïse était cornue
mais lui se couvrait la face derechef s'il avait à leur parler.
Après avoir rassemblé toute la foule des fils d’Israël, il leur dit :
— Voici ce que le Seigneur a ordonné de faire :
— Pendant six jours vous ferez un ouvrage
mais le septième jour sera pour vous saint
un sabbat , le repos du Seigneur.
Quiconque fera un ouvrage ce jour-là, sera tué.
Vous n’allumerez de feu dans aucune de vos demeures le jour du sabbat.
Moïse dit à toute la masse des enfants d’Israël :
— Voici la parole que le Seigneur a ordonnée en disant :
de l'hyacinthe, de la pourpre, de l'écarlate deux fois teinte, du lin
des poils de chèvres
des peaux de béliers teintes en rouge et en violet
et du bois d'acacia
de l’huile pour apprêter les luminaires
et pour confectionner l'onction et l'encens suave
des pierres d’onyx et des parures pour l'ornement de l’éphod et du perctoral.
Que tout homme sage parmi vous, vienne et fasse ce que le Seigneur a ordonné :
c'est-à-dire le tabernacle, son toit et sa couverture
les anneaux, les planches, avec les traverses
les pieux et les socles
l’arche et les barres
le propitiatoire et le voile qui est étendu devant
la table avec les barres et les ustensiles et les pains de proposition
le chandelier pour porter les luminaires
ses ustensiles, ses lampes et l’huile alimenter le feu
l’autel d'encens et les barres
l’huile d’onction et l'encens tiré d'aromates
le rideau pour l'entrée du tabernacle
l’autel de l'holocauste et sa grille en bronze, ses barres et ses ustensiles
la cuve et sa base
les tentures du parvis, avec les colonnes et les socles
et les tentures à l'extérieur du vestibule
les pieux du tabernacle, du parvis et leurs cordages
les vêtements qu'on utilise pour le ministère du sanctuaire
les vêtements d' Aaron le grand-prêtre et de ses fils pour accomplir le sacerdoce pour moi.
Toute la multitude des enfants d’Israël étant sortie de devant Moïse,
on offrit d'un esprit résolu et pieux les prémices au Seigneur
pour faire l'oeuvre du tabernacle du témoignage
tout ce qui était nécessaire au culte et aux vêtements saints.
Les hommes avec les femmes apportèrent
des anneaux, des boucles d'oreilles, des bracelets
tout ustensile en or fut mis à part comme don pour le Seigneur.
Si quelqu'un avait de l'hyacinthe, de la pourpre et de l'écarlate deux fois teinte
du lin et des poils de chèvre
des peaux de béliers teintes en rouge et en violet
des métaux d'argent et de bronze, il les apportait au Seigneur
ainsi que du bois d'acacia pour différents usages.
Même les femmes habiles donnèrent ce qu'elles avaient filé
de l'hyacinthe, de la pourpre, du vermillon et du lin
et des poils de chèvre, donnant tout leur bien spontanément.
Les chefs apportèrent des pierres d’onyx et des parures
pour l’éphod et le rational
les aromates et l’huile pour apprêter les luminaires
et pour préparer l’huile d’onction
et pour composer l'encens de bonne odeur.
Tous les hommes et femmes d'un esprit pieux
offrirent des dons pour faire les oeuvres que le Seigneur avait commandées par la main de Moïse,
tous les enfants d'Israël apportèrent une offrande volontaire au Seigneur.
Moïse dit aux fils d’Israël :
— Voici que le Seigneur a appelé par son nom Béséléel fils d’Uri fils de Hur, de la tribu de Juda.
Il l’a rempli de l’esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence et de connaissance
en toute science
pour inventer et faire un ouvrage dans l'or, l'argent et le bronze
dans la gravure de pierres et l'ouvrage de menuiserie.
Tout ce qui peut être inventé par un artisan
il l'a donné à son cœur
et à celui d'Hooliab, fils d'Ahisamec, de la tribu de Dan.
Il leur a, à tous deux, enseigné la sagesse
pour exécuter les ouvrages du menuisier, du tisserand et du brodeur
sur le bleu, la pourpre, l'écarlate deux fois teinte et le lin
pour fabriquer toutes choses et trouver des nouveautés.
Ils le firent donc, Béséléel, Hooliab et tous les hommes sages
à qui le Seigneur donna sagesse et intelligence
pour savoir faire habilement ce qui est nécessaire pour l'usage du sanctuaire
et ce que le Seigneur avait prescrit.
Moïse, lorqu'il les appela
ainsi que tout homme enseigné à qui le Seigneur avait donné la sagesse
et qui spontanément s'offraient pour l'exécuter
leur transmit tous les dons des enfants d'Israël
et tandis qu'ils se vouaient au travail
le peuple offrait chaque matin des offrandes.
Alors les artisans rassemblés vinrent
et dirent à Moïse :
— Le peuple apporte plus qu’il ne faut !
Moïse ordonna donc par la voix d'un héraut :
— Que ni homme ni femme n'apporte davantage pour l'ouvrage du sanctuaire.
Et on cessa d'apporter des offrandes
car les offrandes suffisaient et surabondaient.
Tous les hommes sages
pour achever l’œuvre du tabernacle, firent dix courtines
de lin retors, d'hyacinthe, de pourpre et d'écarlate deux fois teinte
ouvrage varié et art damassé.
Chacune d'elles avait vingt-huit coudées de long
et quatre de large
il y avait une seule mesure pour toutes les courtines.
On joignit cinq courtines l'une à l'autre
et on assembla cinq autres ensemble.
On fit des lacets de bleu au bord de la courtine des deux côtés
et de même au bord de l'autre courtine
de sorte que les lacets se retrouvaient l'un en face de l'autre et se joignaient ensemble.
On fondit cinquante agrafes d’or
pour attacher les lacets des courtines et qu'il y ait une seule demeure.
On fit onze tentures de poils de chèvre pour couvrir le toit du tabernacle.
Une tenture avait trente coudées de long
et quatre coudées de large
toutes les tentures étaient d'une seule mesure.
On joignit cinq d'entre elles à part
et les six autres séparément.
On fit cinquante lacets au bord d'une tenture
et cinquante au bord de l'autre tenture, afin de les joindre ensemble
et cinquante broches en bronze par lesquelles le toit serait attaché
pour qu'il y ait un seul voile de toutes les tentures.
et cinquante broches en bronze par lesquelles le toit serait attaché
pour qu'il y ait un seul voile de toutes les tentures.
On fit la couverture du tabernacle en peaux de béliers teintes en rouge
et une autre en peaux d'hyacinthe, par-dessus le voile.
On fit les planches du tabernacle en bois d'acacia, placées debout
la longueur d'une planche était de dix coudées
et une coudée et demie la largeur d'une planche.
Il y avait deux encastrements sur chaque planche pour qu'elles se joignissent l'une à l'autre
on fit ainsi pour toutes les planches du tabernacle
et il y en avait vingt vers la région du midi, vers le sud
et avec leurs quarante socles d’argent
deux socles sous chaque planche
étaient placés, de chaque côté des angles
là où les encastrements des côtés se terminaient aux angles.
Pour le côté du tabernacle aussi qui regarde vers le nord
on fit vingt planches
avec quarante socles d’argent
deux socles pour chaque planche.
À l'occident, c'est-à-dire du côté du tabernacle qui regarde vers la mer
on fit six planches
et deux autres pour chaque angle du tabernacle, au fond.
Elles étaient jointes depuis le bas jusqu'en haut
et se portaient de même en une seule articulation
ainsi fit-on de chaque côté aux angles ;
si bien qu'il y avait huit planches à la fois
et qu'elles avaient leurs socles d’argent, seize,
deux socles sous chaque planche.
On fit des traverses en bois d'acacia, cinq,
pour tenir les planches d’un côté du tabernacle
cinq autres pour les planches jointes du second côté
et cinq autres traverses en plus de celles-ci
du côté occidental du tabernacle, face à la mer.
On fit aussi une autre traverse
qui courait au milieu des planches, d'un angle à l'autre.
On revêtit d’or les planches
et on fit d’or leurs anneaux par lesquels les traverses pouvaient être passées
et on les recouvrit de feuilles d'or.
On fit le voile d'hyacinthe, de pourpre, de vermillon et de lin retors
ouvrage damassé, varié et décoré
et quatre colonnes de bois d'acacia
et on les couvrit d'or avec leurs chapiteaux
et leurs quatre socles fondus en argent.
On fit à l’entrée du tabernacle une tenture
d'hyacinthe, de pourpre, de vermillon et de lin retors, ouvrage de brodeur
et les cinq colonnes avec leurs chapiteaux qu'on recouvrit d’or
et on fondit leurs socles de bronze.
Béséléel fit l’arche en bois d'acacia
ayant deux coudées et demie de long
une coudée et demie de large
sa hauteur aussi était d'une coudée et demie de haut
et il la revêtit d'or le plus pur, à l'intérieur et à l'extérieur
et il lui fit une couronne d’or tout autour
en fondant quatre anneaux d’or à ses quatre angles
deux anneaux d’un côté et deux de l’autre.
Il fit aussi des barres en bois d'acacia et les revêtit d’or.
Il les mit dans les anneaux qui étaient sur les côtés de l’arche, pour la porter.
Il fit le propitiatoire c'est-à-dire l'oracle, en or très raffiné
deux coudées et demie de long
et une coudée et demie de large
et il fit encore deux chérubins en or battu
qu'il plaça des deux côtés du propitiatoire
un chérubin au plus haut d'un côté
et un chérubin au plus haut de l'autre côté
deux chérubins à chaque point haut du propitiatoire
étendant leurs ailes et touchant le propitiatoire
le regardant et se regardant l'un l'autre.
Il fit la table en bois d'acacia
de deux coudées de long
une coudée de large
et elle avait une coudée et demie de haut.
Il la recouvrit d’or pur
et lui fit une moulure d’or tout autour
et à cette bordure, une couronne ouvragée de quatre doigts
et au-dessus d'elle, une autre couronne d'or.
Il fondit quatre anneaux d’or qu'il mit aux quatre angles
à chaque pied
contre la couronne
et il y mit les barres pour pouvoir porter la table.
Il fit aussi les barres en bois d'acacia
et les recouvrit d’or.
et il fit les ustensiles pour les divers usages de la table :
les plats, les coupes, les tasses et les gobelets d'or pur
avec lesquels on fait les offrandes.
Il fit le chandelier d’or pur
de sa tige sortaient les tiges, les calices, les sphères et les fleurs.
Six branches des deux côté
trois branches d'un côté et trois de l'autre.
Trois calices en forme d’amande, sur chaque branche
et une sphère et une fleur
pareillement trois calices en forme d'amande, sur une autre branche
et une sphère et une fleur.
Ainsi était l'ouvrage des six branches
qui sortaient de la tige du chandelier.
Sur cette tige, il y avait quatre calices en forme d’amande
des sphères et des fleurs
et des sphères sous deux branches en trois endroits
qui formaient six branches sortant d'une seule tige.
Les sphères et les branches sortaient de lui
le tout battu, d’or pur.
Il fit ses sept lampes, avec ses mouchettes
et ses vases où on éteint ce qui est mouché, en or pur.
Le chandelier pesait un talent d'or avec tous ses ustensiles.
Il fit l’autel d'encens en bois d'acacia
ayant une coudée en carré et deux en hauteur
et de ses angles sortaient des cornes.
Il le revêtit d’or pur
avec la grille, les parois et les cornes
et il lui fit une couronne d'or tout autour
Il lui fit deux anneaux d’or en-dessous de la couronne, de chaque côté
à ses deux coins pour y mettre les barres et pouvoir porter, avec elles, l'autel.
Il fit les barres en bois d'acacia
et les recouvrit de feuilles d’or.
Il fit l’huile d’onction pour la sanctification
et l'encens d'aromates purs, ouvrage du parfumeur.
Il fit l’autel de l'holocauste en bois d'acacia
cinq coudées par carré et trois en hauteur.
Ses cornes sortaient de ses angles
et il le couvrit de feuilles de bronze.
À son usage, il fit divers ustensiles en bronze :
bassins, pinces, fourchettes, crochets et réceptacles pour le feu.
Il fit une grille de bronze en forme de treillis
et sous elle, au milieu de l'autel, un petit rebord
après avoir fondu quatre anneaux, aux quatre extrémités de la grille
pour mettre les barres à porter
qu'il fit aussi en bois d'acacia et recouvrit de feuilles de bronze.
Et il les passa dans les anneaux qui saillaient des côtés de l’autel
or cet autel n'était pas plein
mais creux, en planches à l'intérieur.
Il fit la cuve en bronze avec sa base
avec les miroirs des femmes qui veillaient à l’entrée du tabernacle
et le parvis : pour lequel, côté sud, il y avait les tentures, en lin retors, de cent coudées
et ses vingt colonnes de bronze avec leurs socles
les chapiteaux des colonnes et toutes les ciselures d'ouvrage en argent.
De même, du côté nord
les tentures, les colonnes, les socles et les chapiteaux des colonnes
étaient de la même mesure et d'ouvrage de métal.
Du côté qui regarde vers l'occident
il y avait des tentures de cinquante coudées
dix colonnes avec leurs dix socles
et les chapiteaux des colonnes, en argent ciselé.
Du côté de l’orient, il prépara des tentures de cinquante coudées
dont il y avait quinze coudées d'un côté, avec trois colonnes avec leurs socles
et de l'autre côté, car entre les deux il fit l'entrée du tabernacle
les tentures étaient de quinze coudées
et trois colonnes et socles également.
Il tissa toutes les tentures du parvis, en lin retors.
Les socles des colonnes étaient d’airain
et leurs chapiteaux avec leurs ciselures étaient d'agent
et il revêtit d'argent même les colonnes du parvis.
A l'entrée de celui-ci, il fit la tenture, ouvrage de brodeur
d'hyacinthe, de pourpre, de vermillon et de lin retors
qui avait vingt coudées de long
mais sa hauteur était de cinq coudées
selon la mesure qu'avaient toutes les tentures du parvis.
Les colonnes de l'entrée étaient quatre, avec leurs socles de bronze
leurs chapiteaux et tringles d’argent.
Il fit les pieux de la demeure et du parvis tout autour, de bronze.
Voici les outils du tabernacle du témoignage
qui ont été comptés selon l’ordre de Moïse
selon le rituel des lévites
par la main d’Ithamar fils d'Aaron, le prêtre.
Béséléel fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda
l'acheva, le Seigneur l'ayant ordonné par Moïse
joint à son associé, Hooliab fils d'Ahisamec, de la tribu de Dan
qui fut un illustre artisan du bois
tisserand et brodeur
sur l'hyacinthe, la pourpre, l'écarlate, le vermillon et le lin.
Total de l’or qui fut dépensé à l’ouvrage du sanctuaire, et qui a été donné pour les offrandes : vingt-neuf talents
et sept cent trente sicles
selon la mesure du sanctuaire.
Cela fut offert par ceux qui entrèrent dans le dénombrement
âgés de vingt ans et au-dessus
six cent trois mille cinq cent cinquante hommes d'armes.
Il y eut en outre cent talents d’argent
avec lesquels on fondit les socles du sanctuaire
et de l’entrée où le voile était suspendu.
Cent socles furent faits grâce aux cent talents
en comptant un talent par socle.
Et des mille sept cent soixante-quinze sicles, il fit les chapiteaux des colonnes qu'il revêtit d'argent.
Pour le bronze on offrit soixante-dix talents et deux mille quatre cent sicles
à partir desquelles furent fondus les socles de l’entrée de la tente du témoignage
l’autel de bronze avec sa grille de bronze
et tous les ustensiles qui servent à son usage
et les socles du parvis aussi bien autour qu'à l'entrée
et les pieux du tabernacle et du parvis tout autour.
Et de l'hyacinthe, de la pourpre, de l'écarlate et du lin
on fit les vêtements dont on revêtit Aaron quand il servait dans les lieux saints
comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
On fit donc l’éphod
d'or, d'hyacinthe, de pourpre, d'écarlate deux fois teinte et de lin retors
ouvrage de tisserand
on plaqua des lames d'or et on les coupa en fils
pour pouvoir les entrelacer avec le tissu des premières couleurs.
Et [l'on fit] deux extrémités attachées ensemble de chaque côté des sommets
et la ceinture des mêmes couleurs
comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
On prépara deux pierres d’onyx enchâssées et serties d’or
et gravées par l'art des pierreries aux noms des enfants d’Israël.
On les plaça sur les côtés de l’éphod
en mémorial des enfants d’Israël
comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
On fit le rational, ouvrage damassé selon l'ouvrage de l’éphod :
d’or, d'hyacinthe, de pourpre, d'écarlate deux fois teinte et de lin retors
un carré double de la mesure d'une palme.
On mit dessus quatre rangées de pierres :
il y avait sur la première rangée une sarde, une topaze, une émeraude
sur la deuxième une escarboucle, un saphir, un jaspe
sur la troisième un ligurion, une agate, une améthyste
sur la quatrième, une chrysolithe, un onyx, un béryl
entourées et enchâssées d’or selon leur ordre.
Ces douze pierres étaient gravées aux noms des douze tribus d'Israël
chaque pierre pour chaque nom.
On fit sur le rational des chaînes attachées entre elles, d'or pur.
Et deux crochets d’or et deux anneaux d’or
puis on mit les anneaux de chaque côté du rational.
Deux chaînes d'or y étaient suspendues, qu'on passa aux deux crochets
qui saillaient aux deux extrémités de l'éphod
et cela s'assemblait devant et derrière
de telle sorte que l'éphod et le rational se joignaient ensemble.
Ils furent attachés à la ceinture et solidement noués aux anneaux
que reliait un ruban d'hyacinthe
de peur qu'ils ne glissassent facilement et qu'ils ne se séparassent l'un de l'autre
comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse.
On fit la tunique de l’éphod, toute d'hyacinthe.
Et une ouverture dans la partie supérieure, au milieu
et une bordure tissée tout autour de l'ouverture
et à ses pieds des grenades
d'hyacinthe, de pourpre, de vermillon et de lin retors
et des clochettes d’or pur
qu'on mit au milieu des pommes
à l'extrémité de la tunique, tout autour
une clochette d'or et une grenade rouge
et le prêtre s'avançait dans ces ornements quand il remplissait son ministère
comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
On fit les robes de lin, ouvrage tissé, pour Aaron et ses fils
et les mitres avec leurs couronnes en lin
et les caleçons de lin et de coton
le ceinturon de lin retors d'hyacinthe, de pourpre, de vermillon décoré par l'art du brodeur
comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
On fit la lame d'or de sainte vénération d'or pur
et on y grava, oeuvre du ciseleur : Sainteté au Seigneur.
On l'attacha avec un ruban de d'hyacinthe à la mitre
comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse.
On acheva tout l’ouvrage du tabernacle et du toit du témoignage
et les enfants d’Israël firent tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse.
On apporta le tabernacle, le toit et tous les accessoires
les anneaux, les planches, les traverses, les colonnes et les socles
la couverture en peaux de béliers teintes en rouge
l'autre couverture en peaux d'hyacinthe et le voile
l’arche les barres et le propitiatoire
la table, avec les ustensiles et les pains de proposition
le chandelier les lampes, leurs ustensiles avec l’huile
l’autel d’or, l’onction
et l'encens d'aromates ainsi que la tenture à l’entrée de la tente
l’autel de bronze, la grille, ses barres et tous ses ustensiles
la cuve et sa base
les tentures du parvis, les colonnes avec leurs socles
et la tenture à l'entrée du parvis, ses cordages et ses pieux
il ne manquait aucun des ustensiles qui avaient été ordonnés pour le service du tabernacle et pour le toit de l'alliance
ainsi que les vêtements qu'utilisent les prêtres dans le sanctuaire, c'est-à-dire Aaron et ses fils.
Les enfants d'Israël offrirent comme l'avait prescrit le Seigneur.
Et quand Moïse eut vu le tout achevé, il les bénit.
Le Seigneur parla à Moïse en disant :
— Au premier mois, le premier jour du mois
tu dresseras le tabernacle du témoignage.
Tu y placeras l’arche
et tu placeras devant elle un voile.
Ayant apporté la table, tu y poseras ce qui a été rituellement prescrit.
Le chandelier se dressera avec ses lampes
et l’autel d’or où brûlera l'encens devant l’arche du témoignage
et tu mettras la tenture à l'entrée du tabernacle
et l’autel de l'holocauste devant elle
la cuve entre l'autel et le tabernacle et tu la rempliras d'eau.
Tu entoureras le parvis de tentures, ainsi que son entrée.
Ayant pris l’huile d’onction, tu oindras le tabernacle avec ses ustensiles pour qu'ils soient sainte .
l’autel de l'holocauste et tous ses ustensiles
la cuve avec sa base
et tu sanctifieras tout avec l'huile d'onction afin qu'ils soient très saints.
Tu feras avancer Aaron et ses fils à l’entrée du tabernacle du témoignage
et les ayant lavés avec de l’eau
tu les revêtiras des vêtements sacrés
pour qu'ils me servent et que leur onction leur confère un sacerdoce éternel.
Moïse fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
Ainsi le premier mois de la seconde année, le premier jour du mois, le tabernacle fut dressé.
Moïse le dressa
posa les planches, les socles et les traverses
et il érigea les colonnes.
Il étendit le toit sur le tabernacle
ayant mis par-dessus la couverture comme le Seigneur l’avait commandé.
Il plaça le témoignage dans l’arche
ayant mis les barres en-dessous et l'oracle au-dessus.
Quand il eut porté l’arche dans le tabernacle
il plaça devant elle le voile pour accomplir l'ordre du Seigneur.
Il plaça la table dans le tabernacle du témoignage
du côté nord de la demeure, au nord, en dehors du voile
après avoir disposé devant les pains de proposition
comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse.
Il plaça le chandelier dans le tabernacle du témoignage
du côté de la table, du côté sud
ayant posé les lampes dans l'ordre selon le précepte du Seigneur.
Il plaça l’autel d’or dans le tabernacle du témoignage, devant le voile
et il y fit brûler l’encens d'aromates comme le Seigneur l’avait ordonné.
Il plaça la tenture à l’entrée du tabernacle
et l’autel des holocaustes à l’entrée du témoignage
y offrant l’holocauste et les sacrifices, comme le Seigneur l’avait commandé.
Il établit la cuve entre le tabernacle du témoignage et l’autel, le remplissant d'eau.
Moïse, Aaron et ses fils s’y lavèrent les mains et les pieds
lorsqu’ils entraient sous le toit de l'alliance
et qu’ils s’approchaient de l’autel, comme le Seigneur l’avait ordonné.
Il dressa le parvis tout autour du tabernacle et de l’autel
ayant mis la tenture à son entrée
et après cela tout fut achevé.
La nuée couvrit le tabernacle du témoignage
et la gloire du Seigneur le remplit...
Même Moïse n'était pas capable d'entrer sous le toit de l'alliance
alors que la nuée recouvrait tout
et la majesté du Seigneur resplendissait
parce que la nuée avait tout recouvert.
Si parfois la nuée quittait le tabernacle
les enfants d'Israël se mettaient en marche groupe par groupe ;
si elle balançait au-dessus, ils restaient au même lieu :
car la nuée du Seigneur couvait le tabernacle pendant la journée
et un feu, la nuit, au fil de toutes leurs étapes.
ICI FINIT LE LIVRE « ELLESMOTH »
C'EST-À-DIRE : EXODE