Tous les mélomanes du monde connaissent Isaïe, ne serait-ce qu'à travers les « Sanctus » des messes des compositeurs qu'ils admirent le plus. « Saint, saint, saint le Seigneur » répètent les chrétiens au cœur de la Messe : ils le font à la suite des Séraphins du chapitre 6 de ce livre (Is 6,3). Le livre d'Isaïe accompagne toute l'année liturgique. Durant l'Avent, avec le « Consolez ! consolez mon peuple » de « la voix qui crie dans le désert » d'Is 40,1.3, avec le chant du Rorate cœli d'Is 45,8 ils attendent l'« Emmanuel » né de la vierge (Is 7,14). À Noël, ils reconnaissent le Seigneur dans « un enfant qui nous est né » d'Is 9,5 « entre le bœuf et l'âne »(Is 1,3). Quant au Carême, il culmine avec la contemplation de « l'agneau qui n'ouvre pas la bouche » d'Is 53,7.
Le Livre d’Isaïe est le plus complexe des livres dits des « grands prophètes » (Prophétisme biblique). Ses textes furent composés pendant environ 400 ans. Il n'y a donc rien d’étrange à trouver ici presque toutes les idées fondamentales de l’AT. L'Isaïe des chapitres 1 à 39 est d'abord le prophète de cour de la Jérusalem du 8e s. av. J.-C. qui annonça à la dynastie royale davidique une destinée éternelle. C'est lui aussi qui révéla YHWH comme un Dieu préoccupé de justice, à l'œuvre dans les événements qui touchaient son peuple. Dans les chapitres 40 à 55, c'est ensuite un prophète anonyme, deux siècles plus tard, à l'apogée du règne de Cyrus, le roi Perse, qui annonce la fin de l'exil à Babylone. Les chapitres 56 à 66, consacrés au jugement dernier et au salut final sont encore plus récents.
La scène spectaculaire de l'envoi en mission d'Isaïe en Is 6 laisse une empreinte profonde sur l'ensemble de l'œuvre. Il y voit le Dieu trois fois saint en fort contraste avec le peuple contaminé par le péché. Ce Dieu veut la justice pour les pauvres ; sans elle, le culte qu'on lui rend à Jérusalem est tout simplement répugnant (Is 1,14). Isaïe insiste sur la foi : la confiance en Dieu est le seul espoir qui demeure à l'époque des invasions des Assyriens. Dieu seul pourra épargner un « reste » dirigé par un roi-oint idéal, le messie-« Emmanuel ». C'est chez Isaïe que se trouvent les plus belles pages messianiques. Le Messie, de la semence de David, apportera paix, justice et connaissance de Dieu (Is 2,1-5 ; 7,10-17 ; 9,1-6 ; 11,1-9 ; 28,16s). Cette espérance est d'autant plus marquante qu'elle s'exprime dans le contexte d'oracles menaçants, y compris contre les nations voisines, durant les règnes d'Achaz et d'Ézéchias (Is 1-39).
En fort contraste avec ces périodes troublées, les chapitres Is 40-55 annoncent la consolation d’Israël. Ce sera le temps du retour de Dieu à son peuple, et du peuple à son Dieu, celui de la restauration de Sion. En tant que créateur, Dieu est Seigneur de l'histoire pour tous les peuples. Il va renouveler la terre entière, avec une nouvelle Jérusalem, la Jérusalem eschatologique, en son centre (Is 60-62). L'auteur insiste sur le néant des faux dieux par opposition à l'unique Dieu véritable, celui d'Israël (Is 41,29) ; la lumière de son enseignement s'adresse à tous : c'est sans doute l'un des premiers véritables « monothéistes ».
Dans les chapitres Is 40-55 apparaît aussi la célèbre figure du « Serviteur » du Seigneur. C'est d'abord une figure collective d'Israël (Is 41,8-9). Dans d'autres textes il est fortement individualisé : c'est peut-être le prophète lui-même (Is 52,13-53,12). Le Serviteur est ainsi une personne dont la destinée symbolise celle de toute sa communauté.
Des siècles plus tard, Jésus lit Isaïe (Lc 4,18-19) : il s'identifie avec l'oint ou messie d'Is 61,1-2 et sa mission aux pauvres. Les évangélistes lui appliquent les prophéties du Serviteur souffrant, victime expiatoire (Lc 22,19s.37 ; Mc 10,45; Mt 12,17-21 ; Jn 1,29 ; Un messie souffrant dans la tradition juive ?. Conclusion : avec saint Jérôme, « il faut encore ajouter qu'on devrait appeler Isaïe moins "un prophète" qu' "un évangéliste" » Cf. , Prologue à Isaïe 2 (SC 592, p.435,l.5-6).
A Qumrân, ont été découverts plusieurs manuscrits d’Isaïe, dont un manuscrit complet (1QIsaa) datant probablement du 2e s. avant notre ère. Une orthographe propre et certaines variantes l'éloignent du texte massorétique (M). C'est un témoin précieux pour l'établissement du texte. Un autre manuscrit d'Isaïe (1QIsab), incomplet, est quant à lui conforme au M. La grotte 4 a révélé 18 manuscrits d’Isaïe, la grotte 5 un seul (5QIsa).
La Septante (G) donne la traduction d'un texte d'Isaïe qui, pour bon nombre de passages importants, diffère du texte massorétique. Le style de traduction n'est pas littéral et ne permet pas d'établir facilement le texte Hébreu qui fut à son origine.
La Vulgate donne une excellente interprétation de l'hébreu d'un texte en tout point semblable au M.
Isaïe est un grand poète, devenu le grand classique de la Bible. Une grande part de son argumentation procède par images ou paraboles développées (comme la vigne Is 5,1-7 ; 27,2-5, ou le laboureur Is 28,23-29). Le Deutéro-Isaïe (Is 40-55) combine des annonces du salut avec des diatribes, dans un rythme bref.
Le livre d’Isaïe est le premier et le plus volumineux (66 chapitres) des livres du corpus prophétique. Sa structure est très complexe, mais un élément ressort nettement : l’unité au centre du livre, Is 40-55 (le "Deutéro-Isaïe"): elle débute par l'épisode de l'envoi en mission (Is 40,1-11) et se conclut par un épilogue (Is 55,6-13). Ces chapitres se distinguent également par leur style et leur sujet. Les autres sections du livre se divisent en deux volets : Is 1-39 (appelé Proto-Isaïe) et Is 56-66 (parfois nommé Trito-Isaïe).
A. Is 1-39
B. « Livre de la Consolation d'Israël » (Deutéro-Isaïe) Is 40-55
C. Le « Trito-Isaïe » Is 56-66.
Le livre manque de continuité logique ou temporelle évidente. Les nouveaux thèmes peuvent apparaître comme une réponse, contraste, réinterprétation ou un développement du sujet précédant.
Le livre d’Isaïe comporte plusieurs genres littéraires :
Le ministère d'Isaïe s'étend sur quarante années, une période marquée par la menace croissante de l'Assyrie. On peut répartir les prophéties en quatre moments (toutes de la première partie du livre: Is 1-39).
Au minimum, trois rédacteurs peuvent être identifiés dans ce livre.
Son nom signifie « YHWH sauve ». Il reçoit sa mission du Seigneur à la mort du roi Ozias, en 740, dans le Temple de Jérusalem. Son accès au Temple suggère qu’il pouvait être un prêtre. Il est mandaté pour prophétiser le châtiment de son peuple (Is 6,1-13). Il participait intensément à la vie publique et avait un accès relativement facile et direct au roi. Son style littéraire et son érudition indiquent qu’Isaïe était membre des élites du royaume. Sa critique violente des élites du Judée doit être vue comme une critique interne. Après 700 av. J.-C., on ne dispose que de très peu d'éléments pour tracer son histoire. Une tradition juive en fait un martyr sous le règne de Manassé. Isaïe apparemment associe ses fils à sa vocation prophétique, et leur donne à cet effet de nouveaux noms (Is 7,3 ; 8,3). La femme qualifiée de « prophétesse » (Is 8,3) est peut-être la sienne. Au-delà de ce cercle familial, plusieurs disciples développent les oracles d’Isaïe, peut-être même en « école ».
Il est peu probable que les chapitres Is 40-55 aient été écrits par le même prophète du 8e s. Effectivement, les événements se situent bien plus tard, pendant l'exil à Babylone sous le règne du roi perse Cyrus. Il semble donc que ce soit l'œuvre d'un continuateur anonyme, exerçant son ministère entre les premiers triomphes de Cyrus en 550 et 538 av. J.-C., date à laquelle l'édit permet à certains exilés de retourner dans leur terre d'origine. On appelle également ce recueil le « livre de la Consolation d'Israël » en raison de son ouverture avec les mots : « Consolez, consolez mon peuple » (Is 40,1).
On attribue parfois la dernière partie du livre (Is 56-66) à un troisième prophète, que certains biblistes nomment le Trito-Isaïe. Cependant, il est également possible qu'il s'agisse d'une anthologie de plusieurs auteurs. Ces textes se situent après le retour à Jérusalem. Ils constituent essentiellement la continuation des thèmes abordés par les continuateurs précédents : des oracles messianiques et des annonces de jugement reviennent, mais cette fois avec une perspective universaliste plus claire.
Cette pluralité des auteurs ne nuit pas à l’unité de l’ensemble, à condition de prendre en considération une continuité sur plusieurs siècles et la constance des thèmes principaux.
Le prophète Isaïe a profondément marqué ses contemporains. Ses paroles sont conservées, avec des additions. Son activité comme écrivain est bien attestée (Is 8,1.16 ; 30,8), mais il est probable que la plupart de ses oracles ait été mis par écrit par ses disciples. Le livre actuel d'Isaïe résulte d'une composition en plusieurs étapes, et ses chapitres ne suivent pas véritablement la chronologie de la vie d'Isaïe.
Elles ont beaucoup en commun avec d’autres prophètes du 8e s. av. J.-C. : les individus poursuivent seulement leurs propres intérêts sans se préoccuper de la justice. Le culte du temple est devenu une façade, une religion fausse, détestable au Seigneur. Dans son argumentation, Isaïe privilégie les arguments sapientiaux aux arguments légalistes (il ne fait référence ni à Moïse ni à un livre de la Torah).
On y trouve quatre pièces poétiques, appelées par les biblistes les « chants du Serviteur » (Is 42,1-4(5-9) ; Is 49,1-6 ; 50,4-9(10s) ; Is 52,13-53,12). Ces chants mettent en scène la figure du Serviteur de Yhwh, qui réunit le peuple, l'enseigne et rachète en mourant pour les fautes de tout le peuple, avant d'être glorifié par Dieu. S'il est vraisemblable de considérer que les trois premiers chants sont du Second Isaïe, le dernier peut être composé par un de ses disciples.
Les chap. 56-66 sont généralement aujourd’hui compris comme un recueil composite. Is 56-59 seraient à dater à dater du 5e s. Les chap. Is 60-62 sont fortement apparentés, par l'esprit et la langue, à la partie précédente. Le Psaume (Is 63,7-64,11) précède date d'avant la fin de l'Exil. Les chap. Is 65-66, plus apocalyptiques, sont généralement datés de l'époque grecque, ou parfois du retour de l'exil (sauf Is 66,1-4 datant de la reconstruction du Temple vers 520 av. J.-C.).
La canonicité d’Isaïe est indiquée par son influence à l’intérieur de la Bible même, par exemple :
Si 48,20-25 évoque le prophète Isaïe et son action sous Ézéchias ;
Le prophète Isaïe est évoqué plusieurs fois dans le Nouveau Testament (Mt 3,3 ; Mc 1,2 ; Lc 3,4 ; Jn 1,23). Entre autres :
Considéré par les premiers chrétiens comme l'œuvre la plus emblématique du genre prophétique, le livre d'Isaïe est qualifié par certains Pères de « cinquième évangile ». Cependant il n'est pas très commenté. Sont conservés en Orient les commentaires de :
Pour l'église latine, on peut citer le commentaire de
Suivent les commentaires, entre autres, de
Il doit beaucoup à Isaïe.
La thèse sur la poésie hébraïque, Lectures on the Sacred Poetry of the Hebrews, de (†1787), qui fait amplement référence à Isaïe, exercé une grande influence sur les écrivains anglais de l’époque parce qu’elle reconnaît en lui non seulement un prophète mais aussi un poète. D’innombrables œuvres font allusion à Isaïe dont l’exemple le plus célèbre est The destruction of Sennacherib de (†1824).
Outre les vitraux comme celui de la Sainte Chapelle à Paris ou les enluminures de bibles médiévales ; une représentation très célèbre est celle de (†1564) à la chapelle Sixtine.
Un thème iconographique fréquent, qui permet aussi de représenter le trône divin et les séraphins, est celui de la vision et de la vocation d’Isaïe (Is 6), thème qui se retrouve dans de nombreuses gravures sur bois des milieux de la Réforme et jusqu’à l’époque contemporaine chez (†1985) par exemple.
Parmi les autres thèmes iconographiques en lien avec Isaïe, nous pouvons également citer « les épées brisées pour en faire des socs » (Is 2,4), la paix paradisiaque qu’apportera le rejeton de la souche de Jessé (Is 11,6-9) et le martyre du prophète.
Mais les textes du prophète ont aussi enrichi l’iconographie de scènes évangéliques comme l’Annonciation (Lc 1, inspiré d’Is 7,14) ou la Crucifixion (en référence à Is 52,13-53,12).
Le film de , Les chariots de feu (1981), place un texte d’Isaïe au cœur de l’intrigue. Refusant de participer à la course du 100 mètres des Jeux Olympiques de 1924 parce qu’elle a lieu un dimanche, le champion et pasteur Eric Liddel se rend à l’église écossaise de Paris où il proclame en chaire le texte d’Is 40,15s. dont le dernier verset (Is 40,31) éclaire sa propre destinée.
ICI COMMENCE LE LIVRE DU PROPHÈTE ISAÏE
Vision d’Isaïe fils d’Amos, qu’il a vue au sujet de Juda et de Jérusalem
aux jours d'Ozias, de Joatham, d’Ahaz et d’Ézéchias, rois de Juda.
Cieux, écoutez ! terre, prête l’oreille !
car le Seigneur parle :
— J’ai nourri des fils et je les ai exaltés, mais eux m'ont méprisé.
Le bœuf connaît son possesseur et l’âne, la crèche de son maître :
Israël ne connaît pas, mon peuple ne réfléchit pas.
Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d’iniquité, à la semence mauvaise, aux fils corrompus !
Ils ont abandonné le Seigneur, blasphémé le Saint d’Israël, ils se sont expropriés, retournant en arrière.
Où vous frapperai-je encore, vous qui ne cessez d'augmenter la prévarication ?
Toute la tête est malade, tout le cœur est affaibli
de la plante des pieds au sommet de la tête il n’y a en lui rien de sain :
ce n’est que fracture, blessure, plaie infectée
qui n’a pas été bandée, ni soignée par médicament, ni frottée à l’huile.
Votre terre : déserte ; vos villes : consumées par le feu
votre terre, devant vous des étrangers la dévorent
elle sera désolée comme lors de la dévastation d'un ennemi.
la fille de Sion sera délaissée comme une cabane dans une vigne
comme une hutte dans un champ de concombres
comme une ville entourée.
Si le Seigneur des armées ne nous avait laissé une semence
nous aurions été comme Sodome, nous serions devenus semblables à Gomorrhe.
Écoutez le verbe du Seigneur, chefs de Sodome
prêtez l’oreille à la Loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe :
— Pourquoi ? Est-ce pour moi, une telle multiplication de vos victimes, dit le Seigneur ?
Je suis rempli !
Holocaustes de béliers, graisse des bêtes grasses
sang de veaux, d'agneaux et de boucs : je n'en veux plus !
Quand vous êtes venus en ma présence
qui a demandé tout ça à vos mains pour que vous déambuliez dans mes parvis ?
N'apportez plus de sacrifice vain !
l’encens m’est en abomination
nouvelle lune et sabbat et autres festivités...
je ne supporterai plus : vos assemblées sont iniques.
Vos calendriers liturgiques et vos offices, mon âme les déteste !
Ils me sont à charge, je suis las de les supporter.
Quand vous étendrez vos mains, je détournerai mes yeux de vous
quand vous prolongerez la prière, je n’écouterai pas :
vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez le mal de vos pensées de devant mes yeux
arrêtez d'agir de façon perverse
apprenez à faire le bien
recherchez la justice, venez en aide à l'opprimé
jugez l’orphelin, défendez la veuve.
Venez et accusez-moi, dit le Seigneur :
si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige
et s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.
Si vous voulez et si vous écoutez
vous mangerez les biens de la terre
mais si vous ne voulez pas, si vous me provoquez à la colère, le glaive vous dévorera
car la bouche du Seigneur a parlé.
Comment est-elle devenue une prostituée, la cité fidèle, pleine de jugement ?
La justice habitait en elle mais maintenant, des meurtriers.
Ton argent s’est changé en scorie, ton vin a été mêlé d’eau
tes princes sont infidèles, compagnons des voleurs
tous aiment les présents et poursuivent les rétributions
ils ne rendent pas justice à l’orphelin et la cause de la veuve n'arrive pas jusqu'à eux.
C’est pourquoi, dit le Seigneur des armées, le Fort d’Israël :
— Malheur ! Je me consolerai de mes adversaires, je me vengerai de mes ennemis !
Je tournerai la main contre toi et je purifierai par le feu ta scorie
j'éliminerai tout ce qui t'oxyde.
Je rétablirai tes juges comme ils étaient autrefois et tes conseillers comme aux premiers temps
après cela tu seras appelée « Ville-du-juste », « Cité-fidèle ».
Sion sera rachetée par la droiture
et ils la ramèneront dans la justice.
Mais il détruira rebelles et pécheurs ensemble :
ceux qui abandonnent le Seigneur seront consumés.
Car ils seront confondus par les idoles auxquelles ils ont sacrifié
et vous rougirez des jardins que vous aviez choisis
vous serez comme un chêne dont les feuilles tombent
et comme un jardin sans eau.
Votre force sera comme la cendre de l’étoupe et votre travail comme une étincelle
ils s'embraseront l'un l'autre ensemble et il n'y aura personne pour éteindre.
Verbe que vit Isaïe fils d'Amos au sujet de Judas et de Jérusalem :
— Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur sera préparée, au sommet des montagnes
elle s'élevera au-dessus des collines et vers elle afflueront toutes les nations
des peuples nombreux viendront et diront :
— Venez, montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ;
il nous enseignera ses voies et nous marcherons dans ses sentiers
parce que c'est de Sion que sortiront la loi et le verbe du Seigneur : de Jérusalem !
Il jugera les nations et accusera des peuples nombreux ;
ils forgeront leurs épées en socs et leurs lances en faucilles ;
on ne lèvera plus l'épée nation contre nation,
elles ne s'exerceront plus à la guerre.
Maison de Jacob, venez, marchons à la lumière du Seigneur !
Oui, tu as rejeté ton peuple, maison de Jacob !
Parce qu’ils sont remplis comme autrefois
qu'ils ont eu des devins, comme des Philistins
et qu'ils se sont attachés aux enfants étrangers
la terre est remplie d’argent et d’or : ses trésors sont sans fin
sa terre est remplie de chevaux : ses quadriges sont innombrables
sa terre est remplie d’idoles : ils ont adoré l’ouvrage de leurs mains, que leurs doigts ont fabriqué
le mortel s'est courbé, l’homme a été humilié : ne leur pardonne pas !
Entre dans le rocher, cache-toi dans les creux dans la terre
loin de la face terrible du Seigneur et de la gloire de sa majesté.
Les yeux du mortel hautain ont été humiliés
la hauteur des hommes sera courbée
le Seigneur seul sera exalté en ce jour-là
car tel sera le jour du Seigneur des armées sur tout ce qui est orgueilleux et élevé
et sur tout être arrogant, et il sera humilié
sur tous les cèdres du Liban hauts et élevés
et sur tous les chênes de Basan
sur toutes les hautes montagnes
et sur toutes les collines élevées
sur toute tour élevée
et sur tout mur fortifié
sur tous les vaisseaux de Tharsis et sur tout ce qui est beau à voir.
La hauteur des hommes sera courbée et la hauteur des hommes sera abaissée
le Seigneur seul sera élevé en ce jour-là
les idoles seront entièrement détruites
et ils entreront dans les cavernes des rochers et dans les abîmes de la terre
loin de la face effrayante du Seigneur et de l’éclat de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper la terre.
En ce jour-là l’homme jettera les idoles de son argent et les idoles de son or
qu’il s’était faites pour adorer les rats et les chauves-souris
et il entrera dans les fentes des pierres et les cavernes des rochers
loin de la face effrayante du Seigneur et l’éclat de sa majesté quand il se lèvera pour frapper la terre.
Arrêtez-vous, loin du mortel qui a son souffle vital dans les narines car il s'est considéré lui-même élevé.
Car voici, le Souverain Dieu des armées
enlèvera de Jérusalem et de Juda
le robuste et le fort
tout soutien de pain et tout soutien d’eau
homme fort et homme de guerre, juge, prophète et devin, ancien
chef de cinquante et homme au visage respectable, conseiller sage en architecture et prudent en discours mystique
je leur donnerai des enfants pour princes et des efféminés domineront sur eux
et le peuple s'oppressera : l'un contre l'autre, chacun contre son prochain
ils se soulèveront : l'enfant contre le vieillard et l'ignoble contre le noble
l'un attrapera ainsi son frère de la maison de son père :
— Tu as un manteau, sois notre chef et que cette ruine soit sous ta main !
et il répondra, en ce jour-là, disant :
— Je ne suis pas médecin et je n’ai dans ma maison ni pain ni manteau.
Ne me faites pas chef du peuple !
Car Jérusalem chancelle et Juda s’écroule
parce que leurs paroles et leurs œuvres sont contre le Seigneur
pour provoquer les yeux de sa majesté
la vue de leur visage a témoigné contre eux
ils ont prêché leur péché comme à Sodome, ils ne se sont même pas cachés.
Malheur à leur âme, car leurs actes mauvais leur ont été rendus !
Dites au juste qu'il est heureux parce qu'il mangera le fruit de ses œuvres.
Malheur à l'impie dans le mal car la rétribution de ses mains lui sera donnée.
Mon peuple, ses exacteurs l'ont dépouillé, des femmes ont dominé sur lui.
Mon peuple, ceux qui te disent bienheureux t’égarent, ils perturbent le trajet de tes chemins.
Le Seigneur se lève pour juger, il se lève pour juger les peuples
le Seigneur va entrer en jugement avec les anciens de son peuple et avec ses princes :
— C'est vous qui avez dévoré la vigne ; la dépouille du pauvre est dans votre maison.
Pourquoi écrasez-vous mon peuple et broyez-vous la face des pauvres ? dit le Seigneur le Dieu des armées.
Le Seigneur a dit :
— Parce que les filles de Sion se sont élevées, qu’elles ont marché le cou tendu, faisant des oeillades
qu'elles avançaient et faisaient du bruit avec leurs pieds, marchaient et glissaient sur leurs pieds en une démarche composée
le Seigneur rendra chauve le crâne des filles de Sion
le Seigneur dénudera leur chevelure.
En ce jour-là, le Seigneur enlèvera l'ornement des chaussures et les lunules
les colliers, les joyaux, les bracelets et les mitres
les barrettes, les chaînettes des pieds, les petits colliers, les boîtes de parfum et les boucles d'oreilles
les bagues et les bijoux qui pendent sur le front
les habits de rechange, les écharpes, les étoffes et les broches
miroirs et sous-vêtements, turbans et habits d'été
et il y aura au lieu de parfum, de la puanteur
au lieu de ceinture, une corde
au lieu de cheveux frisés, la calvitie
au lieu de soutien-gorge, un cilice
tes hommes les plus beaux tomberont aussi sous l’épée et tes héros au combat
ses portes se lamenteront et seront dans le deuil
désolée, elle s'assiéra dans la poussière.
Sept femmes saisiront un seul homme
en ce jour et diront :
— Nous mangerons notre pain et nous nous vêtirons de nos habits
mais que seulement ton nom soit appelé sur nous : ôte notre opprobre !
En ce jour-là le germe du Seigneur sera dans la magnificence et dans la gloire
et le fruit de la terre sera sublime jusqu'à être une exultation pour ceux d'Israël qui auront été sauvés
et il arrivera que quiconque aura été laissé dans Sion et sera resté dans Jérusalem sera appelé « saint »
quiconque aura été inscrit pour la vie dans Jérusalem.
Quand le Seigneur aura purifié la crasse des filles de Sion et lavé Jérusalem du sang qui est au milieu d’elle par un esprit de jugement et un esprit de feu
alors le Seigneur créera sur tout l'espace de la montagne de Sion, là où il a été invoqué
une nuée durant le jour, une fumée, et la clarté d’une flamme ardente pendant la nuit
car sur toute gloire il y aura un abri
et une tente fera un ombrage le jour contre la chaleur
une sécurité et une cachette contre l’orage et la pluie.
Je vais chanter pour mon bien-aimé le chant de mon proche-parent pour sa vigne :
Une vigne fut faite pour mon bien-aimé sur une corne, un fils d'huile.
Il la clôtura d'une haie, en choisit les pierres, la planta, choisie
il bâtit une tour en son milieu et construisit en elle un pressoir
il attendit qu’elle produisît des raisins, mais elle produisit des lambruches
Maintenant donc habitant de Jérusalem, et homme de Juda, jugez entre moi et ma vigne !
Qu'aurais-je dû faire de plus à ma vigne que je n’aie fait pour elle ?
À quoi bon ai-je attendu qu’elle produisît des raisins pour qu'elle produise des lambruches ?
Et maintenant, je vais vous montrer ce que je vais faire à ma vigne :
j’arracherai sa haie et elle sera livrée au pillage
j’abattrai son mur et elle sera livrée au piétinement
je la rendrai déserte, elle ne sera plus taillée ni cultivée
ronces et épines y croîtront
et aux nuages je commanderai de ne plus laisser la pluie tomber sur elle.
En effet, la vigne du Seigneur des armées, c’est la maison d’Israël
et l'homme de Juda, son gracieux rejeton :
j'ai attendu qu'il rendît un jugement et voici l'iniquité ; la justice, et voici la clameur.
Malheur à vous qui ajoutez maison à maison, qui joignez champ à champ, jusqu’à qu’il n’y ait plus d’espace
habiterez-vous seuls au milieu de la terre ?
En mes oreilles, ces paroles du Seigneur des armées :
— Serment : de nombreuses maisons seront désertes
grandes et belles, sans habitant
dix treilles de vignes produiront une petite carafe
trente mesures de semence produiront trois mesures.
Malheur à vous qui vous levez dès le matin pour rechercher l'ivresse et boire jusqu'à la nuit afin de bouillonner de vin :
cithares et luths, tambourin, flûte et vin dans vos festins
mais vous ne regardez pas l'oeuvre du Seigneur
ni ne ne considérez les ouvrages de ses mains.
C’est pourquoi mon peuple a été emmené captif, parce qu'il n'a pas eu d'intelligence
ses nobles sont morts de faim, sa multitude, s'est desséchée par la soif.
C’est pourquoi l'enfer a dilaté son âme et ouvre sa bouche sans mesure
y descendront ses puissants, son peuple, ses gens sublimes et glorieux.
Le mortel sera courbé, l’homme sera humilié et les yeux des gens élevés seront abaissés
et le Seigneur des armées sera exalté dans le jugement, le Dieu saint
sera sanctifié dans la justice.
Des agneaux paîtront selon leur habitude et des bêtes étrangères mangeront dans des déserts devenus fertiles.
Malheur à vous qui tirez l’iniquité avec les cordes de la vanité
et le péché comme la corde d’un chariot
et qui dites : — Qu’il hâte, qu'advienne bientôt son œuvre, afin que nous la voyions !
Qu'il s’approche et qu'il advienne, le plan du Saint d’Israël et nous le connaîtrons !
Malheur à vous qui appellez le mal « bien » et le bien « mal »
faisant des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres
faisant de l'amer le doux et du doux l'amer !
Malheur à vous qui êtes sages à vos propres yeux, prudents à leur propre regard
Malheur à vous qui êtes puissants pour boire du vin, hommes énergiques pour faire des mélanges enivrants
qui justifiez l'impie pour des présents et le détournez de la justice du juste !
À cause de cela, comme une langue de feu dévore la paille, une flamme consume l'herbe
leur racine sera comme de la cendre, leur germe s'élèvera comme de la poussière
car ils ont rejeté la loi du Seigneur des armées, blasphémé la parole du Saint d’Israël.
C’est pourquoi la colère du Seigneur s’est irritée contre son peuple et il a étendu la main sur lui
il l’a frappé, et les montagnes ont été ébranlées
leurs cadavres sont devenus comme du fumier au milieu des places publiques.
Avec tout cela, sa colère ne s’est pas détournée, sa main reste étendue :
il élèvera un signe pour les nations au loin et sifflera vers lui depuis les extrémités de la terre.
Voici, il arrive, vite, en hâte
en lui, pas de défaillant ni de fatigué, il ne sommeillera pas ni ne dormira
sa ceinture ne se détachera pas de ses reins ni ne se rompra la courroie de sa sandale
ses flèches sont aiguës, tous ses arcs bandés
les sabots de ses chevaux sont comme un caillou, leurs roues, comme un tourbillon
son rugissement, comme celui une lionne ; il rugira comme les petits des lions
il grondera, saisira la proie et l’enserrera : il n'y aura personne qui délivrera !
Il grondera sur elle, en ce jour-là, comme un mugissement de la mer
nous regarderons vers la terre, et voici : ténèbres de la tribulation
la lumière a été enténébrée par son obscurité.
En l’année où mourut le roi Ozias, je vis le Seigneur siégeant sur un trône haut et élevé
et ce qui était au-dessous de lui remplissait le Temple
des Séraphins se tenaient au-dessus de lui :
six ailes pour l'un et six ailes pour l'autre
de deux ils couvraient sa face, de deux ils couvraient ses pieds et de deux ils volaient
ils se criaient l’un à l’autre et disaient :
— saint saint saint le Seigneur des armées, toute la terre est remplie de sa gloire !
Les linteaux des gonds de portes furent ébranlés par la voix de celui qui criait et la maison se remplit de fumée
et je dis : — Malheur à moi : je me suis tu parce que je suis un homme souillé par ses lèvres
que j'habite au milieu d’un peuple qui a des lèvres impures
et que j'ai vu de mes yeux le roi, le Seigneur des armées !
Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main un caillou qu'avec les pincettes il avait enlevé de l’autel
il toucha ma bouche et dit :
— Voici, ceci a touché tes lèvres : ton iniquité sera enlevée et ton péché sera purifié.
J’entendis la voix du Seigneur qui disait :
— Qui enverrai-je ? qui ira pour nous ?
Et je dis : — Me voici, envoie-moi.
Et il dit : — Va ! tu diras à ce peuple :
— Écoutez, vous qui écoutez ! et ne comprenez pas
voyez la vision ! et n'apprenez pas
aveugle le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, ferme ses yeux
de peur qu’il voie de ses yeux, que de ses oreilles il entende, que de son cœur il comprenne, qu'il se convertisse et que je le guérisse !
Et je dis : — Jusqu'à quand, Seigneur ?
Il répondit : — Jusqu’à ce que les villes soient désolées, sans habitant et les maisons, sans homme
que la terre soit laissée déserte
que le Seigneur éloigne les hommes
et que se multiplie celle qui avait été abandonnée au milieu de la terre.
Et elle sera encore décimée
puis elle se convertira et sera montrée en spectacle
comme le térébinthe, comme le chêne qui répandent, avec leurs branches, leur semence
ce qui en elle restera debout sera saint.
Il arriva aux jours d’Ahaz, fils de Joatham, fils d'Ozias, roi de Juda
que monta Rasin, roi de Syrie, avec Phakée, fils de Romélie, roi d’Israël, vers Jérusalem pour combattre contre elle
mais ils ne purent la soumettre.
On en fit l'annonce à la maison de David en disant : — La Syrie s'est installée en Éphraïm.
Alors son cœur et celui de son peuple furent agités comme les arbres de la forêt sont agités par le vent.
Et le Seigneur dit à Isaïe :
Sors à la rencontre d’Ahaz, toi et Jasub-laissé-de-reste, ton fils
à l’extrémité de l'acqueduc de la piscine supérieure, sur le chemin du champ du foulon.
Tu lui diras : — Prends garde, montre-toi calme, ne crains pas, et que ton cœur ne défaille pas à cause de ces deux bouts de tisons fumants,devant la colère de Rasin et de la Syrie, et du fils de Romélie
parce que la Syrie a médité contre toi le mal, avec Éphraïm et le fils de Romélie, en disant :
— Montons contre Juda,provoquons en lui un soulèvement, démembrons-le en notre faveur et établissons pour roi en son milieu le fils de Tabéel !
Ainsi parle le Seigneur Dieu : — Cela ne tiendra pas, cela ne sera pas.
Mais la tête de la Syrie, c’est Damas, et la tête de Damas, c’est Rasin
et encore soixante-cinq années, et Éphraïm aura cessé d’être un peuple.
(la tête d’Éphraïm, c’est Samarie, et la tête de Samarie est le fils de Romélie)
si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas.
Le Seigneur parla encore à Ahaz, disant :
— Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu
demande-le dans la profondeur de l'enfer ou sur la hauteur, là-haut !
Mais Ahaz dit : — Je ne demanderai pas, je ne tenterai pas le Seigneur.
Et il dit : — Écoutez donc, maison de David :
est-ce trop peu pour vous d'être pesants pour les hommes
que vous soyiez aussi pesants mon Dieu ?
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe :
voici, la vierge concevra et enfantera un fils
et vous l'appelerez du nom d'« Emmanuel ».
De crème et de miel il se nourrira pour qu’il sache réprouver le mal et choisir le bien
car avant que l’enfant sache réprouver le mal et choisir le bien
elle sera abandonnée de ses deux rois, la terre que tu détestes.
Le Seigneur fera venir sur toi, sur ton peuple et sur la maison de ton père
des jours tels qu’il n’en est pas venu depuis les jours de la séparation d'Éphraïm d'avec Juda, avec le roi des Assyriens
et il adviendra en ce jour-là que le Seigneur sifflera la mouche
qui est à l’extrémité des fleuves d’Égypte
et l’abeille qui est en terre d'Assur
elles viendront et se poseront toutes
dans les torrents des vallées et dans les fentes des rochers
dans tous les fourrés et dans tous les trous.
En ce jour-là, le Seigneur rasera avec un rasoir loué à ceux qui sont au-delà du Fleuve (avec le roi des Assyriens)
de la tête aux poils des pieds : tout type de barbe !
Il adviendra, en ce jour-là, qu'un homme nourrira une génisse pour gros bétail et deux brebis
et à cause de l’abondance du lait, il se nourira de crème.
C’est bien de crème et de miel que se nourira tout ce qui aura été laissé au milieu de la terre.
Il adviendra, en ce jour-là, que tout lieu où il y avait mille pieds de vigne valant mille pièces d’argent
sera livré aux épines et aux ronces.
On y entrera avec des flèches et avec l’arc
car les ronces et les épines seront sur toute la terre.
et toutes les montagnes qui seront sarclées au sarcloir
la crainte des épines et des ronces ne les atteindra pas
elles deviendront la pâture du bœuf et un lieu piétiné par le petit bétail.
Et le Seigneur me dit :
— Prends un grand livre et écris dessus avec un stylet d'homme :
« Rapidement enlève les dépouilles — Vite pille ! »
et je pris pour moi des témoins fidèles :
Urie le prêtre et Zacharie fils de Baraquias.
Je m’approchai de la prophétesse et elle conçut et enfanta un fils.
Et le Seigneur me dit :
— Appelle-le de son nom « Dépêche-toi-d'enlever-les-dépouilles — Hâte-toi-de-piller »
Car avant que l’enfant sache appeler son père et sa mère
on emportera la puissance de Damas et le butin de Samarie devant le roi des Assyriens.
Le Seigneur continua à me parler en disant :
— Parce que ce peuple a rejeté les eaux de Siloé qui coulent en silence
et qu'il a choisi plutôt Rasin et le fils de Romélie
à cause de cela, voici que le Seigneur va faire venir sur eux les eaux du fleuve, puissantes et abondantes :
le roi des Assyriens et toute sa gloire.
Il s’élèvera au-dessus de toutes ses rives et coulera par-dessus toutes ses berges
il pénétrera en Juda en débordant et en inondant, il montera jusqu’au cou.
Le déploiement de ses ailes remplira toute l'étendue de ta terre, ô Emmanuel !
Rassemblez-vous, peuples, et soyez vaincus
écoutez, toutes les terres lointaines
fortifiez-vous et soyez vaincues
ceignez-vous et soyez vaincues !
Faites un plan, il sera dissipé
prononcez un verbe, il ne s'accomplira pas, car Dieu est avec nous !
Oui, ainsi m’a parlé le Seigneur
quand à main forte il m'a instruit pour que je ne marche pas dans la voie de ce peuple, disant :
— Ne dites pas « conjuration ! »
Car tout ce que dit ce peuple est conjuration ;
ne craignez pas ce qu’il craint et ne vous effrayez pas.
Le Seigneur des armées, sanctifiez-le
qu'il soit lui-même votre crainte, qu'il soit lui-même votre frayeur
et il sera pour vous une sanctification.
Sinon, il sera une pierre d’achoppement et un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël
un filet et une ruine pour les habitants de Jérusalem.
Beaucoup d’entre eux trébucheront, tomberont
se briseront, ils seront enlacés et pris.
Achève le témoignage, scelle la loi en mes disciples.
J'attendrai le Seigneur qui cache sa face à la maison de Jacob, je le guetterai.
Nous voici, moi et les enfants que le Seigneur m’a donnés
en signe et en présage pour Israël
de la part du Seigneur des armées, qui habite sur la montagne de Sion :
et quand on vous dira : — Consultez les magiciens et les devins qui produisent des sons stridents dans leurs incantations !
[Répondez : — ] Un peuple ne consulte-t-il pas pour les vivants son Dieu, plutôt que des morts ?
Allons plutôt à la Révélation et au témoignage !
Car tout ce qu'on n'aura pas dit conformément à ce verbe ne sera pas pour eux lumière du matin
et on la traversera [la terre], on tombera et on sera affamé
et quand on aura faim, on se mettra en colère
on maudira son roi et son Dieu
on se tournera en-haut
puis on regardera vers la terre
voici : tribulation et ténèbres
dépression ... angoisse
noirceur qui poursuit
on ne pourra pas échapper à son angoisse
au premier temps, ont été soulagées la terre de Zabulon et la terre de Nephtali et au dernier temps, a été accablée la voie de la mer, l'au-delà du Jourdain, la Galilée des nations.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière
sur
ceux qui habitaient la région de l’ombre de la mort, une lumière s'est levée pour eux.
Tu as multiplié la nation, tu n'as pas fait croître la joie
il se réjouiront devant toi comme on se réjouit à la moisson, comme on exulte lorsqu'on partage du butin.
Car le joug de son fardeau, le bâton de son épaule, le sceptre de son exacteur, tu les as vaincus comme au jour de Madian
Car toute violente prédation faite avec fracas et tout manteau mêlé de sang seront livrés à la combustion, en pâture pour le feu
Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné
la souveraineté est sur son épaule
on lui donnera pour nom : « Conseiller admirable, Dieu fort, Père du siècle futur, Prince de la paix ».
Son empire s'accroîtra et la paix n'aura pas de fin
sur le trône de David et sur son royaume
pour qu'il l'établisse et le renforce dans le jugement et la justice dès maintenant et pour toujours.
Le zèle du Seigneur des armées fera cela.
Le Seigneur a envoyé un verbe en Jacob, et il est tombé en Israël
et le peuple tout entier en aura connaissance, Éphraïm et les habitants de Samarie
eux qui disent dans l'orgueil et la démesure de leur cœur :
— Les briques sont tombées mais nous bâtirons en pierres de taille
ils ont abattus les sycomores mais nous les remplacerons par des cèdres.
Le Seigneur dressera les adversaires de Rasin contre lui
il tournera en tumulte ses ennemis :
la Syrie à l’Orient, les Philistins à l’Occident
et ils dévoreront Israël à pleine bouche.
Avec tout cela, sa colère ne s’est pas détournée, sa main reste étendue
mais le peuple n’est pas revenu à celui qui le frappe
ils n’ont pas recherché le Seigneur des armées
aussi le Seigneur retranchera-t-il d’Israël la tête et la queue, celui qui plie et celui qui refrène, en un seul jour.
L’ancien et le noble, c’est la tête
et le prophète qui enseigne le mensonge, c’est la queue.
Ceux qui béatifient ce peuple seront des seducteurs et ceux qui sont béatifiés seront précipités.
C’est pourquoi le Seigneur ne se réjouira pas en ses jeunes gens
il n’aura pas pitié de ses orphelins et veuves
car tous sont hypocrites et méchants, toute bouche dit des bêtises.
Avec tout cela, sa colère ne s’est pas détournée, sa main reste étendue.
Oui, elle s’est allumée comme un feu l'impiété, elle dévorera ronces et épines
elle s'allumera dans l'épaisseur de la forêt, qui s'élèvera en tourbillons de fumée.
Par la colère du Seigneur des armées la terre a été bouleversée
le peuple sera comme la pâture du feu ; l'homme n’épargnera pas son frère :
il se tournera à droite et restera affamé
il mangera à gauche et ne sera pas rassasié
chacun dévorera la chair de son bras
Manassé Éphraïm, Éphraïm Manassé, eux semble contre Juda.
Avec tout cela, sa colère ne s’est pas détournée, sa main reste étendue.
Malheureux ceux qui rédigent des lois iniques, ceux qui, en écrivant, écrivent l'injustice
pour opprimer lors du jugement les pauvres
pour faire violence à la cause des humbles de mon peuple
pour que les veuves soient leur proie et pour piller les orphelins !
Que ferez-vous au jour de la visite et de la catastrophe qui viendra de loin ?
Vers qui fuirez-vous pour avoir de l'aide ? Où abandonnerez-vous votre gloire
pour ne pas vous courber sous les chaînes et ne pas tomber avec les tués ?
Avec tout cela, sa colère ne s’est pas détournée, sa main reste étendue.
Malheureux Assur, lui, gourdin de ma colère et bâton :
en leur main, mon indignation !
Contre une nation menteuse je l’enverrai
je lui donnerai mission contre le peuple de ma colère
pour qu'il emporte des dépouilles et enlève du butin
pour le livrer au piétinement comme une boue de places publiques.
Mais lui-même, ce n'est pas ainsi qu'il pensera
son coeur n'aura pas de telles pensées
« détruire ! » sera en son coeur
« exterminer les nations, et pas qu'un peu... ! »
car il dira — Mes princes ne sont-ils pas autant de rois ?
Calane n'est-il pas comme Carcamis et Émath comme Arfad ?
Samarie n'est-elle pas comme Damas ?
De la même manière que ma main a su trouver les royaumes de l'Idole
ainsi, leurs statuettes en Jérusalem et en Samarie :
comme j’ai fait à Samarie et à ses idoles
ne ferai-je pas de même à Jérusalem et à ses images ?
Et il arrivera que, quand le Seigneur aura accompli toutes ses œuvres sur la montagne de Sion et à Jérusalem
je visiterai le fruit du cœur orgueilleux du roi d’Assur
et la gloire de la hauteur de ses yeux
car il a dit : — C'est par la force de ma main que j’ai agi et par ma sagesse que j'ai compris :
j’ai atteint les frontières des peuples, j’ai spolié leurs princes
et comme un héros, j’ai fait descendre ceux qui résidaient dans les hauteurs.
Ma main a saisi, comme un nid, la puissance des peuples
et, comme on ramasse des œufs abandonnés, j’ai rassemblé toute la terre
sans que nul n'ait remué l’aile, ouvert le bec ou poussé un cri !
La hache se glorifiera-t-elle contre celui qui taille avec elle ?
La scie s’élèvera-t-elle contre celui par qui elle est tirée ?
Comme si le gourdin s'élevait contre celui qui le lève
et que le bâton s'exaltait, lui qui n’est que du bois ... !
C’est pourquoi le le Maître Souverain, le Dieu des armées enverra la maigreur parmi ses corpulents
et au-dessous de sa gloire s’embrasera une flamblée comme un brasier de feu.
La lumière d’Israël sera un feu et son Saint une flamme
qui consumera et dévorera ses épines et ses ronces en un seul jour.
La gloire de sa forêt et de son Carmel sera consumée, de l’âme jusqu'à la chair
et il arrivera alors que de frayeur, on fuira.
Les restes du bois de sa forêt seront comptés, en raison de leur petit nombre : un enfant les inscrira.
Et il arrivera en ce jour-là que le reste d’Israël et ceux qui auront fui de la maison de Jacob ne continueront pas de s’appuyer sur celui qui les a frappés
mais ils s’appuieront sur le Seigneur, le Saint d’Israël,
en vérité.
Les restants se convertiront
les restants de Jacob, dis-je, au Dieu fort :
même si ton peuple, Israël, est comme le sable de la mer, ce sont des restes qui se convertiront.
Une consommation abrégée fera déborder la justice :
c'est une consommation et un abrègement, en effet, que le Seigneur Dieu des armées réalisera au milieu de la terre entière !
C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu des armées : — Ne crains pas Assur, ô mon peuple qui habites Sion ! Il te frappera avec un gourdin et lèvera contre toi son bâton sur le chemin de l'Égypte
mais, encore un peu, un moment
l'indignation s'accomplira et ma colère sera sur leur crime
le Seigneur des armées lèvera contre lui le fouet comme le coup à Madian au rocher d’Oreb
et son bâton sur la mer, il le lèvera encore sur le chemin de l'Égypte
et il arrivera en ce jour-là que son fardeau sera ôté de ton épaule et son joug de ton cou
et le joug sera détruit à la face de l'huile.
Il viendra à Aïath, passera à Magron
à Macmas, il déposera ses bagages.
Ils traversèrent en courant Gabée notre siège
Rama a frémi, Gabaath de Saül s'est enfuie.
Fais retentir ta voix, fille de Gallim,
sois attentive, Laïse ! Pauvre Anathoth !
Médéména a émigré
habitants de Gébim, fortifiez-vous !
Encore ce jour, pour qu'il s'arrête à Nob
il agitera la main contre la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem.
Voici le Maître souverain, le Seigneur des armées brisera la petite bouteille par la terreur
les parties les plus hautes de sa stature seront coupées, les parties les plus élevées seront humiliées.
Les épaisseurs de la forêt seront coupés par le fer :
le Liban tombera avec ses parties les plus hautes
et un rameau sortira de la racine de Jessé et une fleur s'élèvera de sa racine.
Sur lui reposera l’esprit du Seigneur
esprit de sagesse et d’intelligence
esprit de conseil et de force
esprit de connaissance et de piété
et l'esprit de crainte du Seigneur le remplira.
Il ne jugera pas d'après ce que voient ses yeux
et il ne se prononcera pas d'après ce qu'entendent ses oreilles.
Il jugera les pauvres avec justice
et se prononcera avec équité envers les doux de la terre
il frappera la terre du rameau de sa bouche
et de l'esprit de ses lèvres il fera mourir le méchant.
La justice sera la ceinture de ses flancs
et la fidélité le ceinturon de ses reins.
Le loup habitera avec l’agneau
la panthère se couchera avec le chevreau
le veau, le lion et la brebis demeureront ensemble
et un petit enfant les conduira.
Le veau et l’ours iront au pâturage
leurs petits se reposeront ensemble
le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.
L'enfant au sein s'amusera sur le trou du cobra
et dans le repaire de la vipère l’enfant à peine sevré mettra la main.
Ils ne feront pas de mal et ils ne tueront pas sur toute ma montagne sainte
car la terre est remplie de la connaissance du Seigneur comme recouvrent les eaux de la mer.
En ce jour-là la racine de Jessé, qui se dresse en signe des peuples
les nations la prieront et son sépulcre sera glorieux
Et il arrivera en ce jour-là que le Seigneur étendra davantage la main, une deuxième fois
pour acquérir le reste de son peuple
ce qui subsistera aux Assyriens et à l'Égypte
à Fétros et à l'Éthiopie
à Elam et à Sennaar
à Émath et aux îles de la mer
il élèvera un signe parmi les nations, il rassemblera les exilés d’Israël
il réunira les dispersés de Juda des quatre coins de la terre.
La jalousie d’Éphraïm sera extirpée et les ennemis de Juda périront
Éphraïm ne jalousera plus Juda et Juda ne combattra plus contre Éphraïm.
Et ils voleront sur les épaules des Philistins par la mer
ensemble ils pilleront les fils de l’Orient
l'Idumée et Moab seront au pouvoir de leur main
et les fils d’Ammon seront leurs sujets.
Le Seigneur rendra déserte la langue de la mer d’Égypte
il lèvera la main sur le Fleuve dans la force de son souffle
et il le frappera en sept ruisseaux afin qu'on le traverse chaussé
et il y aura une route pour le reste de mon peuple quisera resté des Assyriens
comme il y en eut une pour Israël au jour où il monta du pays d’Égypte.
Et tu diras en ce jour-là :
— Je te louerai, Seigneur, car tu étais irrité contre moi
mais ta colère s’est détournée et tu m'as consolé.
Voici Dieu mon sauveur, j’agirai avec confiance et ne craindrai pas
car ma force et ma louange, c’est le Seigneur Dieu
il est devenu pour moi le salut.
Vous puiserez des eaux avec joie aux sources du sauveur
et vous direz en ce jour-là :
— Louez le Seigneur, invoquez son nom
faites connaître parmi les peuples ses œuvres
rappelez-vous que son nom est élevé.
Chantez au Seigneur car il a fait des merveilles
annoncez-le par toute la terre !
Exulte et loue, habitation de Sion
car il est grand au milieu de toi le Saint d’Israël !
Fardeau de Babylone qu'a vu Isaïe, fils d’Amos.
Sur une montagne sombre levez un étendard, élevez la voix, levez la main
et que les princes franchissent les portes.
Moi, j’ai donné ordre à mes consacrés
j’ai appelé mes héros dans ma colère, ceux qui exultent dans ma gloire.
Voix d'une multitude sur les montagnes comme celle de peuples nombreux
voix d'un tumulte de rois, de nations rassemblées :
le Seigneur des armées commande à la milice de guerre.
Ils viennent d’un pays lointain, de l’extrémité du ciel
le Seigneur et les instruments de sa fureur, pour ravager toute la terre.
Ululez, car proche est le jour du Seigneur
comme
une dévastation venant du Seigneur il viendra.
À cause de cela, toutes les mains seront affaiblies
et tout cœur d’homme se décomposera
et se brisera.
les convulsions et les douleurs les saisiront
Ils souffriront comme une femme qui accouche
chacun regardera l'autre avec effroi :
faces brûlées, leurs visages !
Voici, le jour du du Seigneur vient, plein d'indignation et de colère et de fureur
pour faire de la terre un désert
et en exterminer ses pécheurs.
Quand les étoiles du ciel et leur splendeur ne répandront plus leur lumière
- le soleil s'est obscurci à son lever -
la lune même ne répandra plus sa clarté
je visiterai sur le monde le mal et contre les impies leur iniquité
je mettrai au repos la superbe des infidèles
et j'humilierai l'arrogance des forts
Je rendrai l'humain plus précieux que l’or, l'homme que l’or épuré.
Pour cela, je troublerai le ciel et la terre sera ébranlée de sa place
à cause de l'emportement du Dieu des armées et à cause du jour de colère de sa fureur
et elle sera comme un daim fuyant et comme une brebis, et il n'y aura personne pour rassembler :
chacun vers son peuple se tourneraet les uns après les autres dans leur pays s’enfuiront
quiconque sera trouvé sera tué
quiconque surviendra tombera sous le glaive
ils écraseront leurs enfants sous leurs yeux
leurs maisons seront pillées et leurs femmes seront violées.
Voici, moi je ferai lever contre eux les Mèdes
qui ne chercheront pas d'argent ni ne voudront d'or.
Mais de leurs flèches, ils tueront les petits enfants
ils n'auront pas pitiédes seins qui allaitent
et les fils, leur oeil ne les épargnera pas
et cette Babylone, glorieuse parmi les royaumes, célèbre dans l'orgueil des Chaldéens
elle sera, comme lorsque Dieu a renversé Sodome et Gomorrhe :
elle ne sera plus habitée jusqu'à la fin,elle ne sera plus refondée de génération en génération l’Arabe n’y dressera pas ses tentes et les bergers n'y reposeront pas
des bêtes y reposeront et des dragons rempliront ses maisons
là habiteront les autruches et les satyres y bondiront
les hiboux y répondront là dans ses temples
et les sirènes dans les palais de volupté.
Proche est le temps où il va venir, ses jours ne seront pas prolongés :
oui, le Seigneur aura pitié de Jacob et choisira encore Israël
il les fera reposer sur leur terre
l'étranger s’adjoindra à eux et s’attachera à la maison de Jacob.
Les peuples les prendront et les ramèneront chez eux
la maison d’Israël les possèdera, sur la terre du Seigneur, comme serviteurs et comme servantes
ils feront captifs ceux qui les avaient faits captifs et domineront sur leurs oppresseurs.
Et il y arrivera en ce jour-là, quand Dieu t'aura donné le repos de ton labeur
de tes anxiétés et de la dure servitude qu’on t’avait imposée
tu entonneras cette parabole contre le roi de Babylone et tu diras :
— Comment l'oppresseur a-t-il disparu ? Le tribut a-t-il pris fin ?
Le Seigneur a brisé le bâton des méchants
le sceptre des dominateurs.
frappant les peuples avec fureur
d'une plaie incurable, dominant avec colère les nations
persécutant cruellement.
Elle s'est reposée, elle a été en silence, toute la terre
elle se réjouit, elle a exulté
les sapins même se sont ri de toi et les cèdres du Liban :
– depuis que tu t'es endormi, personne ne monte plus pour nous abattre !
L'enfer au-dessous s’est troublé à ton sujet pour te rencontrer à ton arrivée
il a réveillé pour toi les géants tous les princes de la terre
ils se sont levés de leurs trônes tous les rois des nations.
Tous, ils prendront la parole pour te dire :
— Toi aussi, tu as été blessé comme nous, tu es semblable à nous !
Ton orgueil est descendu aux enfers, ton cadavre est tombé par terre
sous toi est répandue la vermine, des vers seront ta couverture !
Comment es-tu tombé du ciel, lucifer, qui te levais le matin ?
Comment as-tu été précipité par terre, toi qui blessais les nations ?
Toi qui disais en ton cœur :
— Je monterai au ciel, au-dessus des étoiles de Dieu, j’élèverai mon trône
je m’assiérai sur la montagne de l’alliance du côté de l'aquilon
je monterai sur la hauteur des nuées, je serai semblable au Très-Haut !
Mais en réalité, c'est au shéol que tu vas être précipité, dans la profondeur de la fosse !
Ceux qui te verront se pencheront sur toi, ils te considèreront avec attention :
— Est-ce là l’homme qui a troublé la terre, qui a ébranlé les royaumes
qui a fait du monde un désert, a détruit ses villes
et à ses captifs n'a pas ouvert la prison ?
Tous les rois des nations, tous se seront endormis dans la gloire, chacun dans sa maison.
Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, comme un surgeon inutile
souillé et recouvert
ceux qui sont morts par l’épée sont aussi descendus au fond de la fosse
comme un cadavre putride
tu ne seras pas réunis avec eux dans la tombe
car tu as détruit ta terre, tu as tué ton peuple
la race des méchants ne sera plus jamais nommée.
Préparez ses fils au massacre à cause de l'iniquité de leurs pères.
Ils ne se relèveront pas et n'hériteront pas de la terre
ils ne rempliront pas de villes la face du monde.
Et je me lèverai contre eux : oracle du Dieu
des armées et j’anéantirai de Babylone le nom et les restes, le germe et la descendance : oracle du Seigneur.
J’en ferai le domaine du hérisson
et des marécages d’eaux
je la balaierai avec un balai qui frotte, oracle du Dieu des armées.
Le Seigneur des armées a juré en disant :
— Certainement, comme j'ai pensé, ainsi il arrivera et selon que j'ai conçu en mon esprit
ainsi il surviendra
afin que je brise l'Assyrien dans ma terre et que sur mes montagnes je le foule aux pieds
que son joug leur soit enlevé et que son fardeau soit enlevé de leurs épaules.
Tel est le dessein que j'ai pensé sur toute la terre
telle est la main étendue sur toutes les nations.
Oui, le Seigneur des armées a formé un dessein
qui le contredira ?
Sa main est étendue, qui la détournera ?
L’année de la mort du roi Ahaz, cette charge fut prononcé :
Ne te réjouis pas, Palestine tout entière
de ce que la verge qui te frappait a été brisée
car de la racine du serpent sortira un basilic
et sa semence qui dévore l'oiseau
et les premier-nés des pauvres paîtront
et les pauvres reposeront avec confiance
et je ferai périr par la faim ta race
et je tuerai tes restes.
Hurle, ô porte ! Pousse des cris, ô ville ! La Philistie tout entière a été abattue
car de l'aquilon vient une fumée
et nul ne fuira son armée.
Que répondra-t-on aux envoyés de la nation ?
Que le Seigneur a fondé Sion et qu'en elle espèreront les pauvres de son peuple.
Fardeau de Moab :
— Parce que pendant la nuit Ar a été dévastée, Moab s'est tu
parce que pendant la nuit le mur a été dévasté, Moab s'est tu
Dibon lui aussi est monté au temple, sur les hauteurs, pour une lamentation
sur Nabo et Médaba, Moab se lamentera
sur toutes ses têtes, la calvitie, toute barbe sera rasée.
Dans ses rues, ils se sont revêtus de sacs
sur ses toits et sur ses places publiques, tous poussent des hurlements, fondent en larmes.
Ésebon et Éléalé ont jeté des cris, on a entendu leur voix jusqu’à Jasa.
C’est pourquoi les guerriers de Moab hurleront
et son âme hurlera pour elle-même.
Mon cœur gémira pour Moab, ses appuis [sont] jusqu'à Ségor, génisse de trois ans
car par la montée de Luith, on montera en pleurant
et sur le chemin d'Oronaïm ils pousseront un cri déchirant
car les eaux de Nemrim vont devenir un désert
car l’herbe est desséchée, le bourgeon fait défaut, toute verdure a disparu
(à la mesure de l'œuvre, ainsi sera leur châtiment :
on les conduira au torrent des saules)
car les cris environnent les frontières de Moab :
jusqu’à Gallim, son hurlement et jusqu’au puits d'Helim leur clameur
car les eaux de Dibon sont pleines de sang
car j'en ferai venir davantage encore sur Dibon
sur ceux qui fuiront Moab et sur ceux qui seront restés dans le pays : un lion !
— Envoie l'agneau souverain de la terre, de la Pierre du désert à la montagne de la fille de Sion.
Et il arrivera que, comme un oiseau qui fuit et des petits qui s'envolent du nid
ainsi seront les filles de Moab au passage de l’Arnon.
— Tiens conseil, réunis une assemblée
fais comme une nuit de ton ombre, en plein midi
cache ceux qui fuient, ne trahis pas les fugitifs
Mes fugitifs sejourneront chez toi :
Moab, sois leur abri face au dévastateur.
Oui, la poussière a cessé, le misérable a été consumé, il a défailli, celui qui foulait le pays.
Le trône sera préparé sur la miséricorde
et s'assiéra dessus dans la vérité, dans la tente de David,
un homme jugeant, recherchant le droit et rendant avec rapidité la justice.
Nous avons appris l’orgueil de Moab, il est très orgueilleux
son orgueil, son arrogance, son dédain, plus encore que sa force.
Aussi Moab se lamentera sur Moab, tous se lamenteront
à ceux qui se réjouissent sur leur mur de briques cuites, annoncez leurs malheurs.
Parce que les faubourgs d'Ésebon sont déserts ainsi que la vigne de Sabama
les maîtres des nations ont détruit les treilles :
jusque vers Jazer elles s’étendaient, allaient se perdre dans le désert
poussaient au loin leurs rejetons, passaient par-delà la mer.
C’est pourquoi je pleurerai, comme pleure Jazer sur la vigne de Sabama
je vous arroserai de mes larmes, Ésebon, Éléalé
car sur vos fruits et sur votre moisson est venu fondre le cri du fouleur.
Joie et allégresse seront enlevées du Carmel
et dans les vignes on n'exultera ni ne jubilera
qui avait été habitué à fouler ne foulera pas le vin dans les cuves
j'ai éloigné la voix du fouleur.
Aussi mon ventre, pour Moab, sonnera comme une harpe
ainsi que mes entrailles pour le mur de briques cuites.
Et adviendra, lorsque l'on verra que Moab s'est fatigué sur les hauts lieux
qu'il sera entré dans son sanctuaire pour supplier et ne pourra rien
Tel est le verbe que le Seigneur a dit à Moab autrefois :
et maintenant le Seigneur la prononce à nouveau et dit :
— Dans trois ans, années de mercenaire, la gloire de Moab sera enlevée, avec tout ce peuple nombreux,
elle sera laissée petite et faible, jamais nombreuse.
Fardeau de Damas :
— Voici, Damas cessera d'être une cité
et elle sera comme un monceau de pierres en ruine !
Abandonnées, les villes d’Aroër seront aux troupeaux
ils s'y reposeront et il n'y aura personne pour les effrayer.
Le soutien d'Éphraïm disparaîtra et la royauté de Damas.
Il en sera des restes de la Syrie comme de la gloire des fils d'Israël, dit le Seigneur des armées.
Et il arrivera en ce jour-là que la gloire de Jacob sera affaiblie
et la graisse de sa chair amaigrie.
Il arrivera comme celui qui recueille pendant la moisson ce qui est resté
et son bras ramassera les épis
il arrivera comme celui qui cherche des épis dans la vallée des Raphaïtes :
il restera sur lui comme une grappe de raisin
comme lorsqu’on secoue l’olivier
deux, trois olives en haut d'une branche, quatre, cinq
à ses cimes, dit le Seigneur Dieu d’Israël.
En ce jour-là, l’homme s'inclinera vers celui qui l’a fait
et ses yeux regarderont vers le Saint d’Israël.
Il ne s'inclinera plus vers les autels que ses mains ont faits
il ne regardera plus ce qu'ont façonné ses doigts,
les bois sacrés et les sanctuaires.
En ce jour-là, les villes de sa force seront abandonnées
comme les charrues et les moissons qui furent abandonnées devant la face des fils d’Israël, et elle sera désolée
parce que tu as oublié Dieu, ton sauveur
du Fort, ton secours, tu ne t’es pas souvenu.
C’est pourquoi tu planteras un plant fidèle et sèmeras une semence étrangère.
Au jour de ta plantation, des lambruches
et au matin, ta semence fleurira.
Elle a été arrachée, la moisson, au jour de l'héritage
et elle en souffrira gravement.
Malheur ! Multitude de peuples nombreux,comme la multitude d'une mer qui retentit !
Grondement de foules, comme un grondement d'eaux puissantes !
Les peuples gronderont comme un grondement d'eaux qui débordent.
Il le menacera et il fuiera au loin
emporté comme la poussière des montagnes à la face du vent
comme un tourbillon devant la tempête.
Au temps du soir, voici la consternation
au matin, ils ne sont plus.
Voilà la part de ceux qui nous ont pillés et le sort de ceux qui nous dépouillent.
Malheur à la terre, cymbale des ailes, au-delà des fleuves d'Éthiopie
qui envoie sur la mer des messagers, dans des vaisseaux de papyrus au-dessus des eaux !
Allez, messagers rapides, vers une nation ébranlée et déchirée,
vers un peuple terrible après lequel il n’en est pas d’autre,
nation qui attend, qui attend, écrasée
dont la terre est ravagée par des fleuves.
Vous tous, habitants du monde qui peuplez la terre
quand l’étendard sera levé sur les montagnes, vous regarderez
et vous entendrez le son de la trompette.
Car voici ce que me dit le Seigneur :
— Je me tiendrai en repos et je regarderai en mon lieu
comme est claire la lumière de midi
comme le nuage de rosée au jour de la moisson.
Avant la moisson en effet, il a fleuri tout entier
le plant immature germera
c'est alors que ses pampres seront coupés à coups de serpe
et que ceux qui auront été laissés seront retranchés, rejetés
ils seront livrés tous ensemble
aux oiseaux des montagnes et aux bêtes de la terre :
pendant tout l'été y seront les rapaces
et toutes les bêtes de la terre y passeront l’hiver.
En ce temps-là, une offrande sera apportée au Seigneur des armées
par un peuple ébranlé et déchiré
par un peuple après lequel il n’en est pas d’autre
par une nation qui attend, qui attend, écrasée
et dont la terre est ravagée par des fleuves
au lieu du nom du Seigneur des armées, la montagne de Sion.
Fardeau de l’Égypte :
Voici, le Seigneur montera sur une nuée légère et entrera en Égypte
les simulacres de l’Égypte seront ébranlés devant sa face
et le cœur de l'Égypte se fondra en son milieu.
— Je pousserai les Égyptiens contre les Égyptiens
et ils se battront : un homme contre son frère
un homme contre son ami
ville contre ville, royaume contre royaume.
L’esprit de l'Égypte sera brisé en ses entrailles
et je ferai tomber son conseil.
Ils interrogeront leurs simulacres
et leurs devins, leurs pythons et leurs sorciers.
Je livrerai l’Égypte à la main de seigneurs cruels
et un roi redoutable dominera sur eux, dit le Seigneur, Dieu des armées.
Elle tarira, l'eau de la mer, le fleuve s’épuisera et s'assèchera
elles diminueront, les rivières, ils baisseront et s'assècheront, les canaux des digues
le jonc et le roseau se flétriront
il sera dénudé à sa source, le lit du ruisseau
toute semaille arrosée séchera, s'évanouira et il n'y en aura plus.
Les pêcheurs s'affligeront, ils se lamenteront, tous ceux qui jettent l’hameçon dans le fleuve
ceux qui tendent le filet sur la face des eaux dépériront.
Ils seront confondus, ceux qui travaillaient le lin en le peignant ou en le tissant finement.
Et ses lieux arrosés d'eau sécheront
tous ceux qui faisaient des fosses pour y prendre des poissons.
Des fous, les princes de Tanis !
Les sages conseillers de Pharaon ont donné un conseil stupide.
Comment direz-vous à Pharaon : — Je suis fils des sages, fils des rois antiques ?
Où sont-ils maintenant, tes sages ?
Qu’ils t’annoncent, qu'ils apprennent ce que le Seigneur des armées a conçu contre l’Égypte !
Ils sont devenus insensés, les princes de Tanis
Ils se sont affaiblis, les princes de Memphis
ils égarent l'Égypte, eux, la pierre angulaire de ses peuples.
Le Seigneur a préparé en elle un esprit de vertige
ils font errer l'Égypte dans tout ce qu’elle fait
comme erre celui qui est ivre et vomit
et il n’y aura pour l’Égypte plus aucune œuvre à faire
ni tête ni queue, ni celui qui plie ni celui qui refrène..
En ce jour-là, l’Égypte sera comme les femmes :
ils seront stupéfaits et ils craindront
en voyant la levée de la main du Seigneur des armées
qu’il lèvera contre elle.
Et le pays de Juda sera en fête en Égypte
quiconque s'en souviendra sera effrayé à la vue du dessein que le Seigneur des Armées a conçu contre elle.
En ce jour-là, il y aura cinq villes sur la terre d’Égypte qui parleront la langue de Canaan
et qui jureront par le Seigneur des armées :
l’une s’appellera ville du soleil.
En ce jour-là, il y aura un autel du Seigneur au milieu de la terre d’Égypte
et près de sa frontière une inscription du Seigneur.
Et ce sera un signe et un témoignage pour
le Seigneur des armées sur la terre d’Égypte
oui, ils crieront vers le Seigneur en face de l'oppresseur
et lui leur enverra un sauveur et un défenseur qui les délivrera.
Le Seigneur sera connu de l’Égypte et les Égyptiens connaîtront le Seigneur en ce jour-là
ils l'honoreront avec des hostie et des offrandes
ils feront des vœux au Seigneur et les accompliront.
Le Seigneur frappera l'Égypte d'une plaie et il la guérira.
Ils se convertiront au Seigneur et il se laissera fléchir par eux et les guérira.
En ce jour-là il y aura une route [allant] d’Égypte vers les Assyriens
et l’Assyrien entrera en Égypte et l’Égyptien chez les Assyriens, et les Égyptiens serviront l'Assur.
En ce jour-là Israël sera troisième, avec l’Égypte et l’Assyrie : bénédiction au milieu de la terre
que le Seigneur des armées a bénie en disant :
— Béni soit mon peuple d'Égypte
et l'ouvrage de mes mains, par l'Assyrien
mais mon héritage, c'est Israël !
L’année où Tharthan entra dans Ashdod
alors qu'il avait été envoyé par Sargon, roi des Assyriens, qu'il avait attaqué Ashdod et l'avait prise
en ce temps-là, le Seigneur parla par la main d'Isaïe, fils d’Amos, en disant :
— Va, détache le sac de tes reins
et ôte tes sandales de tes pieds.
Et il fit ainsi, marchant nu et déchaussé.
Et le Seigneur dit : — De même que mon serviteur Isaïe a marché nu et déchaussé
pendant trois ans, ce sera un signe et un présage pour l’Égypte et pour l’Éthiopie
ainsi le roi des Assyriens emmènera les captifs de l’Égypte et les déportés de l’Éthiopie
jeunes gens et vieillards, nus et déchaussés
fesses découvertes, ignominie de l’Égypte,
et ils craindront et seront confondus à cause de l’Éthiopie, leur espoir, et de l’Égypte, leur gloire.
Et l’habitant de cette île dira en ce jour-là :
— Voilà ce qu'était notre espoir, ceux vers lesquels nous nous sommes réfugiés pour qu'un secours
nous libère de la face du roi des Assyriens.
Et comment pourrons-nous nous échapper, nous ?
Fardeau du désert de la mer :
comme les tourbillons depuis l'Afrique viennent du désert, il vient d’une terre redoutable.
Une vision terrible m’a été annoncée :
celui qui est incrédule agit infidèlement
et celui qui dépeuple dévaste.
Monte, Elam ! Assiège, Mède !
Je fais cesser tous ses gémissements.
C’est pourquoi mes reins sont remplis de douleur
l'angoisse s'est emparée de moi, comme l'angoisse d’une femme qui enfante
je me me suis effondré quand j'ai entendu, j'ai été troublé quand j'ai vu.
Mon cœur s'est épuisé, les ténèbres m'ont frappé de stupeur
Babylone, ma bien-aimée, est devenue pour moi un miracle.
Dresse la table, contemple d'une tour de garde
ceux qui mangent et boivent :
— Levez-vous, princes ! Prenez le bouclier !
Car ainsi m’a parlé le Seigneur :
— Va, établis une sentinelle, qu'elle annonce ce qu’elle verra.
Et elle vit un char de deux cavaliers, l'un qui montait un âne et l'autre qui montait un chameau
elle observa soigneuseument, avec grande attention
et il cria comme un lion :
— Sur la tour de guet du Seigneur,
je me tiens debout sans cesse, tout le jour
et à mon poste de garde je me tiens debout toutes les nuits.
voici lui-même arrive, un cavalier, un homme d'un char de chevaux
Il prit la parole et dit :
— Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, et toutes les statues de ses dieux ont été brisées à terre !
Mon battage et fils de mon aire !
Ce que j’ai entendu du Seigneur des armées, le Dieu d’Israël, je vous l’ai annoncé.
Fardeau de Duma :
on me crie de Séir :
— Gardien, qu'en est-il de la nuit, gardien, qu'en est-il de la nuit ?
Le gardien a dit : — Arrive le matin puis la nuit
si vous cherchez, cherchez, retournez-vous, venez !
Oracle en Arabie. Vous passerez la nuit dans les steppes en Arabie, caravanes des Dodanites. —
Venant au-devant de celui qui a soif, apportez de l’eau
vous qui habitez la terre du midi, avec des pains, allez au-devant de celui qui fuit.
Car à la face des glaives ils ont fui
à la face du glaive tendu, à la face de l’arc bandé, à la face de la terrible bataille.
Car ainsi m’a dit le Seigneur :
— Encore une année, comme une année de mercenaire
et toute la gloire de Quédar sera enlevée
et les restes du nombre des archers, des hommes forts des fils de Quédar, seront diminués
car le Seigneur, le Dieu d’Israël a parlé.
Fardeau de la vallée de la Vision
— Qu’as-tu donc que tu sois montée, toi aussi, tout entière sur les toits
pleine de clameur, ville fréquentée, cité exultante ?
Ceux qui t'ont été tués n’ont pas été tués par l’épée et ne sont pas morts au combat.
Tous tes chefs ont fui ensemble, ils ont été durement enchaînés
tous ceux qui ont été retrouvés ont été faits prisonniers ensemble, comme ils fuyaient au loin.
C’est pourquoi j’ai dit : — Détournez-vous de moi, je veux pleurer amèrement !
Ne cherchez pas à me consoler sur la ruine de la fille de mon peuple.
Car c’est un jour de tuerie, d’écrasement, de pleurs, envoyé par le Seigneur Dieu des armées dans la vallée de la Vision
scrutant le mur et magnifique sur la montagne..
Elam a pris le carquois, le char de l'homme cavalier
et le bouclier a laissé nue la muraille.
Et tes plus belles vallées seront remplies de chars
des cavaliers mettront le siège devant les portes.
Elle sera enlevée, la couverture de Juda
et tu verras en ce jour-là l’arsenal de la maison de la forêt
les brèches de la cité de David, vous verrez qu’elles sont nombreuses
et vous avez recueilli les eaux de l’étang inférieur
Vous avez compté les maisons de Jérusalem
vous avez démoli des maisons pour fortifier le rempart.
Vous avez fait un réservoir entre les deux remparts pour l'eau de l'ancien bassin
et vous n’avez pas regardé vers celui qui l'a fait
vous n’avez pas vu celui qui l’a réalisé depuis longtemps.
Le Seigneur Dieu des armées vous appelait en ce jour-là
à la lamentation et au deuil, au rasage de la tête et à ceindre le sac
et voici l'allégresse et la joie :
tuer des veaux, égorger des brebis
manger des viandes et de boire du vin :
— Mangeons et buvons, car demain nous mourrons !
Il s'est révélé à mes oreilles, le Seigneur des armées :
— Ce péché ne vous sera pas remis jusqu’à ce que vous mouriez, dit le Seigneur Dieu des armées.
Ainsi a parlé le Seigneur Dieu des armées :
— Va, entre chez celui qui habite dans le tabernacle, chez Sobna, l'intendant du Temple :
— Qu'y a-t-il à toi ici et qui est-il à toi ici
que tu te soies creusé pour toi ici un sépulcre
tu as creusé un monument sur un lieu élevé, avec tant de soin, dans le roc une demeure pour toi ?
Voici, le Seigneur va te faire emporter comme on emporte un coq
comme un manteau, ainsi il t'enlèvera
il va te couronner d'une couronne de tribulation
il te lancera comme une balle sur une vaste et large plaine.
Là tu mourras, là sera le char de ta gloire
opprobre de la maison de ton maître.
Je te chasserai de ton poste
et je t’arracherai de ton ministère.
Et il arrivera en ce jour-là
que j’appellerai mon serviteur Éliaquim, fils d’Helcias.
Je le revêtirai de ta tunique et je le ceindrai de ton écharpe
je mettrai ton autorité entre ses mains
et il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David
il ouvrira et personne ne fermera, il fermera et personne n’ouvrira.
Je le planterai comme un clou en un lieu solide
et il deviendra un trône de gloire pour la maison de son père.
À lui sera suspendue toute la gloire de la maison de son père
on y mettra des vases de divers genres, tous les plus petits vases
depuis la coupe jusqu’aux instruments de musique.
En ce jour-là, oracle de Dieu des armées
le clou planté en un lieu solide sera ôté
il sera arraché et tombera et le fardeau qu’il portait sera détruit, car le Seigneur a parlé.
Charge de Tyr :
— Ululez, navires de la mer, car elle est détruite, la maison d'où l'on avait l'habitude de venir !
De la terre des Quetites cela leur est révélé.
Taisez-vous, habitants de l'île, négoce de Sidon !
Ceux qui parcouraient la mer t'ont comblée.
À travers les grandes eaux, le blé du Nil, les moissons du fleuve étaient son revenu
elle était le marché des nations !
Rougis de honte, Sidon
car la mer a parlé, la force de la mer, en disant :
— Je n’ai pas été en travail, je n’ai pas enfanté
je n’ai point nourri de jeunes gens et je n’ai point élevé de vierges.
Quand cela sera entendu en Égypte, ils s'affligeront quand ils auront entendu cela au sujet de Tyr.
Passez la mer et hurlez, habitants de l'île !
Est-ce là votre cité qui se glorifiait de son origine, qui remontait aux jours anciens
et que ses pieds portaient au loin pour y séjourner ?
Qui a décidé cela contre Tyr, autrefois couronnée
dont les marchands étaient des princes et les trafiquants des grands de la terre ?
Le Seigneur des armées [l']a décidé, pour rabaisser l’orgueil de toute gloire
et pour abaisser à l'ignominie tous les illustres de la terre.
Traverse ton pays comme un fleuve
fille de Tharsis, il n'y a plus de ceinture au-delà de toi.
Le Seigneur a étendu sa main sur la mer, il a fait trembler les royaumes
il a décrété contre Canaan la ruine de ses héros.
Et il a dit : — Tu ne te livreras plus à la joie
vierge déshonorée, fille de Sidon !
Lève-toi, passe à chez les Quetites, là non plus pas de repos pour toi.
Voici la terre des Chaldéens, il n'y a jamais eu un tel peuple
Assur l'a fondée
on a emmené en capitivité ses hommes forts
on a renversé ses maisons, on l'a mise en ruine.
Hurlez, navires de Tharsis, car votre force a été détruite.
Il arrivera en ce jour-là que, Tyr, tu seras dans l'oubli soixante-dix ans, comme le temps d’un seul roi.
Après soixante-dix ans, Tyr sera comme un chant de la courtisane :
Prends ta harpe, fais le tour de la ville, courtisane livrée à l'oubli
chante bien, multiplie les chants, pour qu’on fasse mémoire de toi.
Et il arrivera, au bout de soixante-dix ans, que le Seigneur visitera Tyr
et elle recevra de nouveau son salaire
et elle se prostituera à tous les royaumes de la terre sur la face du monde.
Et son commerce et ses revenus seront saints au Seigneur
ils ne seront ni amassés, ni mis en réserve
car son commerce appartiendra à ceux qui habitent devant le Seigneur
pour qu'ils mangent à satiété et se vêtissent jusqu'à leur vieillesse.
Voici, le Seigneur dissipera la terre et la dénudera
il terrassera sa face et dispersera ses habitants.
Et il en sera du prêtre comme du peuple
du maître comme du serviteur
de la maîtresse comme de la servante
de celui qui achète comme de celui qui vend
de l'usurier comme de celui qui reçoit le prêt
de celui qui réclame comme de celui qui doit.
La terre sera éparpillée en éparpillement
et déprédée par déprédation
car le Seigneur a prononcé ce verbe :
— La terre a pris le deuil, s'est écoulée et étiolée
le monde s'est écoulé, la superbe du peuple de la terre s'est étiolée ;
la terre a été assassinée par ses habitants
car ils ont transgressé les lois, modifié le droit, détruit l'alliance éternelle :
à cause de cela, la malédiction dévorera la terre et ses habitants pécheront,
c'est pourquoi ceux qui la cultivent perdront la raison et il ne restera plus que quelques hommes !
Elle a pris le deuil, la vendange, elle est étiolée, la vigne
il se sont mis à geindre, tous ceux se réjouissaient en leur cœur ;
elle a cessé, la gaieté des tambourins
il s'est calmé, le son des réjouissances elle s'est tue, la douceur de la cithare ;
Ce n'est plus en chantant qu'on boit le vin, la potion est amère pour ceux qui la boiront !
Ce n'est plus en chantant qu'on boit le vin, la potion est amère pour ceux qui la boiront !
Elle est écrasée, la cité de la vanité
toute maison est fermée, nul ne peut y entrer ;
il y aura une clameur pour du vin sur les places
toute allégresse a été abandonnée, la joie de la terre a été ajournée ;
il ne reste de la ville que solitude et la calamité attaquera ses portes
parce que celles-ci seront au milieu de la terre, au milieu des peuples comme quand on fait tomber de l'olivier le peu d'olives qui sont restées
et les grains de raisin, alors que la vendange a été terminée !
Ceux-ci élèveront leur voix et ils diront des louanges
lorsque le Seigneur aura été glorifié ils henniront depuis la mer :
à cause de cela, glorifiez le Seigneur par vos enseignements, dans les îles de la mer le nom du Seigneur, Dieu d'Israël !
Des confins de la terre nous avons entendu en louange la gloire du juste
et j’ai dit : — Mon secret est à moi, mon secret est à moi, malheur à moi !
Les transgresseurs ont transgressé,
jusque dans leur transgression de prévaricateurs, ils ont transgressé !
Peur et fosse et piège sur toi qui es habitant de la terre :
il arrivera que celui qui aura fui loin du cri d'épouvante tombera dans la fosse
et celui qui se sera extirpé de la fosse sera pris au piège
parce que les cataractes d'en haut ont été ouvertes
et ils seront ébranlés, les fondements de la terre !
En brisures sera brisée la terre, en broyure sera broyée la terre
de secousse sera secouée la terre
d'agitation s'agitera la terre comme l'enivré
elle sera emportée comme la tente dressée pour une seule nuit
son iniquité s'appesantira sur elle et elle s’écroulera et ne pourra plus rien faire pour se relever !
Et il arrivera en ce jour-là, que le Seigneur visitera l'armée du ciel, au plus haut
et les rois de la terre qui sont sur la terre :
ils seront rassemblés en l'assemblage d'un faisceau unique [et jetés] dans le lac
ils y seront enfermés en prison et au bout de nombreux jours, ils seront visités...
Et la lune rougira et le soleil pâlira
lorsque le Dieu des armées aura établi son règne sur la montagne de Sion et à Jérusalem
alors, à la face de ses anciens il aura été glorifié !
Seigneur, tu es mon Dieu, je t'exalterai, je confesserai ton nom
car tu as fait des choses merveilleuses, des desseins anciens et fidèles. Amen !
Car tu as fait de la ville un monceau de pierres et de la cité fortifiée une ruine
afin que la demeure des étrangers ne soit plus une ville
et qu'elle ne soit à jamais rebâtie.
C’est pourquoi un peuple puissant te glorifiera
la cité des nations terribles te révèrera.
Tu as été une forteresse pour le faible, une forteresse pour le pauvre dans sa détresse
un abri contre l’orage, un ombrage contre l’ardeur du soleil.
Le souffle des tyrans est en effet comme l’ouragan qui bat une muraille.
Comme la chaleur sur une terre aride, tu abattras l’insolence des barbares
et comme l’ardeur du soleil, par l’ombrage d’un nuage, tu feras sécher la descendance des tyrans.
Et le Seigneur des armées préparera pour tous les peuples sur cette montagne
un festin de viandes pleines de graisses
un festin de vins
de viandes pleine de graisse et de moelles, de vins clairs.
Et il déchirera sur cette montagne la chaîne qui liait tous les peuples
et la couverture qui couvrait toutes les nations.
Il détruira la mort pour toujours
et le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages
il ôtera l’opprobre de son peuple de dessus toute la terre, car le Seigneur a parlé.
On dira en ce jour-là : — Voici notre Dieu
en qui nous espérions pour être sauvés
c’est le Seigneur en qui nous avons espéré, livrons-nous à l’allégresse et réjouissons-nous en son salut.
Puisque la main du Seigneur reposera sur cette montagne
et Moab sera foulé sur place comme est foulée la paille dans la mare à fumier.
Dans cette fange, il étendra ses mains, comme le nageur les étend pour nager
mais le Seigneur rabaissera son orgueil en broyant de ses mains.
Les remparts de tes hauts murs tomberont
ils seront abaissés et ils seront rabaissés à terre jusqu'à la poussière.
En ce jour-là, on chantera ce cantique dans la terre de Juda :
— Nous avons une ville forte ! Sauveurs de la nôtre
mur et avant-mur sont élevés en elle.
Ouvrez les portes, et qu'entre la nation juste qui garde la vérité.
la vieille erreur s’en est allée, tu conserveras la paix, la paix parce que nous avons espéré en toi.
Confiez-vous en Dieu à jamais, car le Seigneur Dieu est le rocher des siècles :
parce qu'il a humilié ceux qui habitaient les hauteurs, la ville superbe
il les abaissera, il les abaissera jusqu’à terre et tu lui feras toucher la poussière.
Elle sera foulée aux pieds, sous les pieds des humbles, les pas des malheureux.
Le sentier du juste est droit, il est droit le chemin du juste à emprunter.
Et sur le sentier de tes jugements nous t'attendions, Seigneur
ton nom et ton souvenir étaient le désir de mon âme.
Mon âme t'a désiré pendant la nuit
mais au dedans de moi aussi, en mon esprit, je te chercherai dès le matin
car lorsque tes jugements s’exercent sur la terre
les habitants du monde apprennent la justice.
Si l’on fait grâce au méchant
il n’apprendra pas la justice
dans le pays de la droiture il a agi en pervers
et il ne verra pas la majesté du Seigneur.
Seigneur, que ta main soit levée, et qu'ils ne voient pas !
Qu'ils voient et soient confondus, les peuples jaloux
le feu dévorera tes adversaires.
Seigneur, tu nous assureras la paix car toute notre œuvre, c’est toi qui l’as faite pour nous.
Seigneur notre Dieu, d’autres maîtres que toi ont dominé sur nous :
grâce à toi seul, nous pouvons célébrer ton nom.
Que les morts ne vivent plus, que les géants ne ressuscitent point.
Tu les as visités et exterminés
et tu as détruit toute mémoire d'eux.
Que les morts ne vivent plus, que les géants ne ressuscitent point.
Tu les as visités et exterminés
et tu as détruit toute mémoire d'eux.
Tu as choyé la nation, Seigneur, tu as choyé la nation
n'as-tu pas été glorifié ?
Tu as reculé toutes les limites du pays.
Seigneur, dans la détresse ils t'ont recherché !
Dans le tourment de leur murmure c'est ta doctrine qu'ils ont apprise.
Ainsi celle qui conçoit alors qu'elle s'approchait de l'accouchement crie, souffrant dans ses douleurs
ainsi nous nous tenons loin de ta face, Seigneur !
Nous avons conçu dans la douleur et comme enfanté et produit du vent
nous n’avons pas donné le salut à la terre
c'est pourquoi il n’est pas né d’habitants du monde.
Tes morts vivront, mes tués ressusciteront.
Réveillez-vous et chantez, vous qui êtes couchés dans la poussière
car votre rosée est une rosée de lumière
et tu ruineras la terre des géants.
Va, mon peuple, entre dans tes chambres et ferme tes portes sur toi
cache-toi pour quelques instants jusqu’à ce que passe la colère !
Car voici, le Seigneur sort de sa demeure
pour visiter l’iniquité que les habitants de la terre ont commise contre lui
et la terre découvrira son sang
et ne cachera plus ses tués.
En ce jour-là, le Seigneur visitera de son épée dure, grande et forte
Léviathan, le serpent agile
Léviathan, le serpent tortueux
et il tuera le monstre qui est dans la mer.
En ce jour-là, la vigne au vin pur chantera pour lui.
— Moi, Seigneur, qui la garde, je l’arroserai en tout temps
de peur qu’on y pénètre, nuit et jour je la garde !
Je n'ai plus de colère.
Qui me donnera des ronces et des épines à combattre ?
Je marcherai contre elles, je les brûlerai toutes.
Est-ce qu’on s’attachera à ma protection ? Qu’on fasse la paix avec moi, qu’avec moi on fasse la paix !
Même si l'on part à l'assaut de Jacob, Israël donnera des fleurs et des rejetons
et il remplira de ses fruits la face du monde.
L’a-t-il frappé comme il a frappé ceux qui le frappaient ?
Ou l’a-t-il tué comme furent tués ceux qu’il avait tués ?
Avec mesure et modération, quand il aura été rejeté, tu le jugeras.
Il a médité en son esprit buté au jour de grande chaleur.
Ainsi donc sera expiée l’iniquité de Jacob
et voici tout le fruit du pardon de son péché :
quand il aura mis les pierres des autels en poudre comme des pierres à chaux
les bois sacrés et les temples ne se relèveront plus.
La cité en effet est devenue une solitude :
malgré sa beauté elle sera délaissée et abandonnée comme le désert.
Là paîtra le veau, là il se couchera et broutera les rameaux.
Dans la sécheresse ses moissons seront écrasées, des femmes viennent et l'enseignent.
Ce n'est pas en effet un peuple sage
c’est pourquoi celui qui l’a fait n’en aura pas pitié et celui qui l’a formé ne lui fera pas grâce.
Et il arrivera en ce jour-là
que le Seigneur frappera depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d'Égypte
et vous serez recueillis un à un, enfants d’Israël.
Et il arrivera en ce jour-là que sonnera la grande trompette
et ceux qui étaient perdus au pays d’Assur et ceux qui étaient bannis au pays d’Égypte reviendront
et ils se prosterneront devant le Seigneur sur la montagne sainte à Jérusalem.
Malheur à l’orgueilleux diadème et aux buveurs d’Éphraïm
à la fleur éphémère qui fait l’éclat de leur parure
sur les sommets de la fertile vallée aux hommes ivres de vin !
Voici, un ennemi fort et puissant vient de la part du Seigneur comme une averse de grêle, un ouragan destructeur
comme une averse de grosses eaux qui débordent et qui ont été envoyées sur la vaste terre.
Il sera foulé aux pieds, l’orgueilleux diadème des buveurs d’Éphraïm
et il en sera de la fleur éphémère qui fait l’éclat de leur parure au sommet de la fertile vallée
comme d’un fruit mûri avant l’automne :
celui qui l’aperçoit, à peine l'a-t-il dans la main qu’il l’avale.
En ce jour-là, le Seigneur sera un brillant diadème et une couronne de gloire pour le reste de son peuple
un esprit de justice pour celui qui siège pour la justice
une force pour ceux qui repoussent l’assaut à la porte.
Mais eux aussi, en raison du vin, ont été dans l'ignorance et ont erré du fait de leur ébriété :
le prêtre et le prophète ont été dans l'ignorance en raison de leur ébriété
ils ont été absorbés par le vin
il ont erré dans leur ébriété, ils n'ont pas reconnu celui qui les regardait et ils ont ignoré le juge.
Toutes les tables en effet sont pleines de sales vomissements, de sorte il n’y a plus de place.
À qui veut-il enseigner la sagesse et à qui veut-il faire comprendre la leçon ?
À des enfants à peine sevrés, à peine détachés de la mamelle ?
Instruis, instruis encore, instruis, instruis encore
attends, attends encore, attends, attends encore
un peu ici, un peu là.
Eh bien, c’est par des gens qui balbutient et dans une langue étrangère
qu'il parlera à ce peuple.
Il lui avait dit : — Voici le lieu du repos, laissez reposer celui qui est fatigué :
voici le soulagement, mais ils n’ont pas voulu entendre.
Et le verbe du Seigneur sera donc pour eux : — Instruis, instruis encore, instruis, instruis encore
attends, attends encore, attends, attends encore
un peu ici, un peu là
afin qu’ils aillent et tombent à la renverse
qu’ils soient brisés et garrottés et pris.
C’est pourquoi écoutez le verbe du Seigneur, hommes moqueurs
chefs de mon peuple qui est à Jérusalem.
Vous dîtes en effet : — Nous avons conclu un traité avec la mort, nous avons fait un pacte avec l'enfer.
Quand passera un fleuve débordant, il ne viendra pas sur nous
parce que nous avons fait du mensonge notre espoir
et nous sommes protégés par le mensonge.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur Dieu :
— Voici, je mettrai pour fondement en Sion une pierre
une pierre éprouvée, angulaire, de prix, solidement posée :
qui s’appuiera sur elle avec foi ne se hâtera pas.
Je prendrai le droit pour règle et la justice pour niveau
et la grêle balaiera le refuge de mensonge
et les eaux emporteront votre abri.
Et votre alliance avec la mort sera détruite
et votre pacte avec l'enfer ne subsistera pas :
le fléau débordant, lorsqu'il passera, vous serez pour lui un piétinement.
Aussi souvent qu’il passera, il vous saisira
car au matin, au crépuscule il passera, de jour et de nuit
et seulement une secousse pourra donner l'intelligence à celui qui entend.
Puisque le lit est trop court pour s’y étendre à deux, l'un tombera
et la couverture étroite ne peut couvrir l'un et l'autre.
Le Seigneur se lèvera en effet comme à la montagne des Divisions.
Et il s'irritera comme dans la vallée qui est à Gabaon
pour faire son œuvre, son œuvre étrange
pour exécuter son œuvre, une œuvre qui lui est étrangère.
Et maintenant ne vous moquez pas, [de peur] que vos liens ne se resserrent
car une destruction et un retranchement [sont résolus], je l’ai entendu par le Seigneur Dieu des armées contre toute la terre.
Prêtez l’oreille et entendez ma voix
soyez attentifs et entendez ma parole.
Le laboureur, pour semer, est-il toujours à labourer
à ouvrir et à herser sa terre ?
Est-ce que, quand il en aura aplani la surface, il ne répandra pas la nigelle ni le cumin
ne posera le froment en ordre, l’orge et le millet et l’épeautre à ses frontières ?
C’est son Dieu qui lui enseignera ces règles et qui l’instruira.
La nigelle en effet ne sera pas battue avec des scies
et la roue de chariot ne roulera pas sur le cumin
mais la nigelle sera arrachée par une verge et le cumin par un bâton.
On foule le froment
mais on se garde de le battre toujours
on ne le pressera pas avec la roue du chariot et on ne le fera pas battre par ses chevaux.
Cela aussi vient du Seigneur Dieu des armées
pour rendre ses conseils admirables et magnifier sa justice.
Malheur Ariel, Ariel, cité qu'encercla David !
Une année s'est ajoutée à l'année, les fêtes ont accompli leur cycle.
J'assiègerai Ariel et elle sera triste et en deuil
et elle sera pour moi comme Ariel :
je mettrai tout autour de toi comme un cercle, j'élèverai contre toi un retranchement
et j'installerai des murailles pour t'assiéger.
Tu seras humiliée, tu parleras depuis la terre et depuis l'humus se fera entendre ta parole
et comme celle d’un python ta voix s'élèvera de la terre et de l'humus ta parole montera comme un murmure.
La multitude de tes persécuteurs sera comme une fine poussière
et la multitude de ceux qui l'ont emporté contre toi comme la paille qui s’envole.
Ça arrivera soudain, en un instant :
elle sera visitée par le Seigneur des armées avec fracas et tremblement de terre
grand bruit de tourbillon, de tempête et de flamme de feu dévorant.
Et elle sera comme un songe de vision nocturne,
la multitude de toutes les nations qui ont combattu contre Ariel,
et tous ceux qui lui ont fait la guerre, l'ont assiégée et ont prévalu contre elle.
Comme l'affamé mange en rêve
mais éveillé, son âme est vide
comme l'assoiffé boit en rêve
et à son réveil, il a toujours soif et son âme est vide,
il en sera ainsi de la multitude de toutes les nations qui ont combattu contre la montagne de Sion.
Soyez dans la stupeur et l'étonnement !
Titubez et vacillez !
Soyez ivres, mais pas de vin !
Chancelez, mais pas d'ébriété !
Puisque le Seigneur a répandu sur vous un esprit de torpeur
il fermera vos yeux (les prophètes)
et
vos princes qui voient des visions, il les recouvrira.
Et toute vision sera pour vous comme les mots d’un livre scellé.
On le présentera à un homme qui sait lire en disant : — Lis cela !
et il dira : — Je ne puis, car ce livre est scellé.
On donnera un livre à un homme qui ne connaît pas les lettres et on lui dira : — Lis !
et il répondra : — Je ne connais pas les lettres.
Le Seigneur dit :
— Lorsque ce peuple s’approche, il m’honore de la bouche et des lèvres
mais son cœur est loin de moi ;
et ils m'ont craint selon un commandement et des doctrines d'humains,
à cause de cela, moi je continuerai à faire l'admiration de ce peuple par un prodige étrange et surprenant :
la sagesse périra loin de ses sages et l'intelligence de ses hommes prudents sera cachée.
Malheur à vous qui, au profond de votre cœur, cachez au Seigneur le secret de vos desseins
vous dont l’œuvre s’accomplit dans les ténèbres et qui dites : — Qui nous voit, qui nous connaît ?
Cette pensée qui est la vôtre est impie :
comme si l'argile s'élevait contre le potier
et qu'une œuvre disait à celui qui l'a faite : — Tu ne m'as pas faite !
Comme si une invention disait à son inventeur : — Tu n'y entends rien !
Dans peu de temps et en peu de temps,
le Liban ne sera-t-il pas changé en Carmel et le Carmel en forêt ?
En ce jour-là, les sourds entendront les mots du livre
et, loin des ténèbres et de l’obscurité, les yeux des aveugles verront.
Les doux augmenteront leur joie dans le Seigneur
et les les hommes pauvres exulteront dans le Saint d’Israël.
Parce que leur oppresseur a flanché, le moqueur a été achevé
et tous ceux qui veillaient pour faire le mal seront exterminés :
ceux qui faisaient pécher les hommes par le verbe
qui faisaient tomber celui qui plaidait devant la porte
et qui, sans motif, firent défaut au juste.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur à la maison de Jacob, lui qui a racheté Abraham :
— Jacob ne sera désormais plus confondu et son visage désormais n'aura plus à rougir.
Mais lorsqu’il verra ses enfants, œuvre de mes mains, au milieu de lui sanctifier mon nom
ils sanctifieront aussi le Saint de Jacob et ils célébreront le Dieu d’Israël.
Ceux qui avaient l’esprit égaré apprendront l'intelligence et ceux qui murmuraient apprendront l'instruction.
— Malheur, enfants qui désertez, dit le Seigneur,
pour aller prendre conseil mais non de moi,
ourdir des complots mais non selon mon esprit,
pour accumuler péché sur péché !
Vous marchez pour descendre en Égypte alors que vous n'avez pas interrogé ma bouche,
espérant un secours dans la force de Pharaon et plaçant votre confiance en l’ombre de l’Égypte
alors qu'elle tournera à votre confusion, la force de Pharaon, et la confiance en l'ombre de l'Égypte, à votre honte !
En effet, tes princes sont allés à Tanis et tes envoyés se sont avancés jusqu’à Anès :
tous ont été dans la confusion à cause d’un peuple qui ne put en rien leur servir,
ils n'ont été d'aucun secours ni d'aucune utilité
mais seulement [source] de confusion et d'opprobre.
Fardeau des bêtes de somme du sud :
dans une terre de tribulation et d'angoisse, la lionne et le lion
en sortent, la vipère et le basilic volant,
portant leurs richesses à dos de juments
et sur la bosse des chameaux leurs trésors
vers un peuple qui ne pourra leur servir en rien !
L’Égyptien, en effet, apportera son aide en vain et en pure perte,
ce qui me fait crier :
— C'est pur orgueil : repos !
Viens maintenant, écris leur sur une tablette de buis et grave cela avec soin dans un livre
et ce sera au dernier jour un témoignage jusque dans l'éternité un témoignage à perpétuité.
C'est, en effet, un peuple qui provoque la colère, fils menteurs,
fils qui ne veulent pas écouter la loi du Seigneur.
Ils disent aux voyants : — Ne voyez pas !
et aux visionnaires : — Ne nous faites pas voir les choses droites :
dites-nous des choses agréables, voyez pour nous des choses déviantes !
Écartez de moi la voie, détournez de moi le chemin
ôtez de devant nos yeux le Saint d’Israël !
C’est pourquoi ainsi parle le Saint d’Israël :
— Puisque vous méprisez ce verbe
et que vous vous confiez dans l'intrigue et le tumulte et que vous vous êtes appuyés sur eux,
à cause de cela, cette iniquité sera pour vous
comme une lézarde qui menace ruine et fait saillie sur un mur élevé
dont soudain, lorsqu'on ne s'y attend plus, l’écroulement se produit :
il se brise comme se brise un vase d’argile que l’on fracasse en le concassant vigoureusement
au point qu'on ne trouve plus dans ses débris le moindre tesson
pour prendre une petite flamme au brasier
ni puiser un peu d'eau à la citerne...
Car ainsi parle le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël :
— Si vous revenez et gardez votre calme, vous serez sauvés
dans le silence et l'espérance sera votre force ! Mais vous n'avez pas voulu
et vous avez dit : — Non ! Mais nous fuirons sur des chevaux !
— Eh bien, vous fuirez.
— Et nous volerons sur des coursiers !
— Eh bien, ceux qui vous poursuivront seront rapides !
Mille s'enfuiront devant la menace d’un seul et devant la menace de cinq, vous fuirez
jusqu’à ce que vous ne soyez plus qu’un reste, comme un mât sur le sommet de la montagne, comme un signal sur la colline.
Voilà pourquoi le Seigneur attend pour vous faire miséricorde ;
c’est pourquoi il s'exaltera en vous épargnant
car le Seigneur est un Dieu de justice : heureux tous ceux qui l'attendent !
Le peuple de Sion, en effet, habitera à Jérusalem
toi qui pleures, tu ne pleureras plus ; toi qui prends pitié, tu seras pris en pitié :
à ton premier cri, dès qu’il aura entendu, il te répondra !
Le Seigneur vous donnera du reste de pain et un peu d'eau :
il ne fera plus s'envoler loin de toi ceui qui t'enseigne ;
tes yeux verront celui qui t’instruit
et tes oreilles entendront le verbe de celui qui t'avertit de dos :
— Voici la voie, marchez-y [sans dévier] ni à droite ni à gauche !
Tu rendras impur le placage d'argent de tes sculptures
et le revêtement de tes fontes en or
tu les dispersera comme un linge menstruel :
— Hors d’ici ! leur diras-tu.
Tu rendras impur le placage d'argent de tes sculptures
et le revêtement de tes fontes en or
tu les dispersera comme un linge menstruel :
— Hors d’ici ! leur diras-tu.
Et la pluie sera donnée à la semence partout où tu en auras semée en terre et le pain tiré des fruits de la terre sera des plus riches et moëlleux ;
et en ce jour-là l'agneau paîtra en liberté dans ton domaine ;
et tes taureaux et les petits des ânes qui travaillent la terre
mangeront une pâtée de grains et de son comme on en trouve sur l'aire où l'on vanne ;
et sur toute haute montagne
et sur toute colline élevée, il y aura des courants débordants d’eau
au jour du grand carnage, quand tomberont les tours fortifiées.
Et la lumière de la lune sera comme la lumière du soleil
et la lumière du soleil sera sept fois plus grande, comme la lumière de sept jours
au jour où le Seigneur aura bandé la blessure de son peuple
et guéri la contusion de sa plaie.
Voici, le nom du Seigneur vient de loin :
sa colère ardente et lourde à porter
ses lèvres remplies d'indignation
et sa langue est comme un feu dévorant ;
son souffle est comme un torrent débordé qui monte jusqu’à mi-hauteur du cou
pour perdre et anéantir les nations
et [détruire] la bride d'égarement qui était aux mâchoires des peuples !
Vous aurez un cantique comme la nuit où l'on sanctifie la solennité
et la joie du cœur comme celui qui va au son de la flûte
pour entrer à la montagne du Seigneur, vers le Puissant d’Israël.
Le Seigneur fera entendre la gloire de sa voix
et il montrera la terreur de son bras :
sous la menace de la fureur et la flamme d’un feu dévorant,
il concassera au tourbillon et à la pierre de grêle !
À la voix du Seigneur tremblera Assur, frappé de sa verge
et le passage de la verge sera constant, elle que le Seigneur fera reposer sur lui :
au son des tambourins et des cithares, et en batailles exceptionnelles il les combattra.
Thofeth, en effet, a été dès longtemps préparée, préparée par le roi, large et profonde
les aliments de son feu et du bois en abondance
le souffle du Seigneur, comme un torrent de soufre, l’embrasant.
Malheur à ceux qui descendent en Égypte
pour un secours, espérant en des chevaux,
mettant leur confiance dans les chars parce qu’ils sont nombreux
et dans les cavaliers parce qu’ils sont très forts
mais ne regardent pas vers le Saint d’Israël
et ne recherchent pas le Seigneur.
Lui cependant, qui est sage, a fait venir le malheur et il n'a pas repris ses mots :
il s’élèvera encore contre la maison des méchants
et contre le secours des ouvriers d'iniquité.
Car ainsi m’a parlé le Seigneur :
— Comme lorsque rugit le lion et le petit du lion sur sa proie,
quand arrive contre lui la multitude des bergers
il ne craindra pas leur voix
ni ne redoutera leur multitude,
ainsi Dieu des armées descendra
pour combattre sur la montagne de Sion et sur sa colline.
Comme des oiseaux qui volent, ainsi Dieu des armées protègera Jérusalem, protégeant et libérant, passant et sauvant.
Comme vous vous étiez retirés dans l'abîme, revenez, fils d'Israël.
Car en ce jour-là, l'homme rejettera les idoles de son argent et les idoles de son or
que vos mains se sont fabriquées pour le péché.
Et Assur tombera par une épée qui n’est pas de l’homme
une épée qui n’est pas d’un mortel le dévorera :
il fuira non devant l’épée et ses jeunes gens seront assujettis au tribut.
Sa force s'éloignera de l'horreur
et ses princes paniqueront en s'enfuyant.
Oracle du Seigneur, qui a son feu en Sion et sa fournaise à Jérusalem.
Voici, un roi régnera selon la justice et des princes gouverneront avec jugement.
et l'homme sera comme celui qui se cache du vent et se met à couvert de la tempête
comme des courants d’eau dans un désert et comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays désolé.
Les yeux de ceux qui voient ne seront plus aveuglés
et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives
le cœur des idiots comprendra la science
et la langue des bègues parlera vite et nettement
le cœur des idiots comprendra la science
et la langue des bègues parlera vite et nettement
l’insensé ne sera plus appelé prince
et on ne dira plus du fourbe qu’il est magnanime
l'idiot en effet dira des billevesées
et son cœur fera l’iniquité
pour simuler parfaitement et parler au Seigneur mensongèrement
pour rendre vide l’âme de celui qui a faim et enlever la boisson à celui qui a soif.
Quant au fourbe, ses stratagèmes sont les pires :
il ajuste en lui-même des pensées pour perdre les doux par un sermon de mensonge
alors que le pauvre avait réclamé justice.
Mais le prince a pensé ce qui est digne d'un prince et il s'élèvera lui-même au dessus des nobles.
Femmes riches, levez-vous, écoutez ma voix !
Filles insolentes, prêtez l’oreille à ma parole !
Dans un an et quelques jours vous tremblerez, insolentes
car la vendange sera achevée, la récolte des fruits ne se fera pas.
Soyez dans l’effroi, femmes riches ! Tremblez, insolentes !
Dépouillez-vous, soyez confondues,
ceignez-vous les reins,
lamentez-vous sur vos seins, sur le pays désirable, sur la vigne féconde.
Sur la terre de mon peuple croîtront les épines et les ronces
bien plus encore, sur toutes les maisons de plaisir de la cité joyeuse !
La maison en effet est désertée, la population de la ville est abandonnée
les ténèbres et les tâtons sont tombés sur les repaires, pour l'éternité
lieux d’ébats aux ânes sauvages, et pâturage aux troupeaux
jusqu’à ce que soit répandu sur nous un esprit d’en haut
et que le désert se transforme en Carmel
et que le Carmel compte comme une forêt.
Alors le jugement habitera dans le désert
et la justice s’établira dans le Carmel.
et l'oeuvre de la justice sera la paix
et le fruit de la justice le repos
et la sécurité pour toujours.
Mon peuple habitera dans la beauté de la paix
dans des tabernacles de confiance, dans un repos opulent.
Mais la grêle tombera sur la forêt
et la ville sera profondément humiliée.
Heureux vous qui semez partout près des eaux, et qui laissez en liberté le pied du bœuf et de l’âne !
Malheur, toi qui dévastes: ne seras-tu pas dévasté toi-même ?
et toi qui méprises, ne seras-tu pas méprisé toi-même ?
Quand tu auras fini de dévaster, tu seras dévasté
quand, fatigué, tu auras cessé de mépriser, tu seras méprisé...
Seigneur, aie pitié de nous, nous t'avons attendu.
Sois leur bras chaque matin
et notre délivrance au temps de la détresse.
À la voix de l'ange, les peuples ont fui
quand tu t'es levé, les nations se sont dispersées.
Vos dépouilles vont être ramassées, comme on ramasse la sauterelle,
quand les fosses en ont été remplies.
Le Seigneur est exalté car il a habité là-haut
il a rempli Sion de jugement et de justice.
et ton temps sera un âge de foi :
les richesses du salut seront la sagesse et la connaissance.
La crainte du Seigneur sera son trésor.
Voici ceux qui voient, ils pousseront des cris dehors
les anges de paix pleureront amèrement.
Les routes sont désolées, il n’y a plus de passant sur les chemins
L'alliance est rompue.
Il a renversé des villes, il n'a pas respecté les hommes.
Le pays est en deuil et languit, le Liban est confus et flétri
Le Saron est devenu comme un désert
le Basan et le Carmel secouent leur feuillage.
Maintenant je vais me lever, dit le Seigneur
maintenant je vais être exalté, maintenant je vais être élevé.
Vous concevrez une flamme et vous enfanterez une paille
votre esprit vous dévorera comme un feu.
Les peuples aussi seront comme la cendre d'un incendie
des épines coupées qui brûlent dans le feu.
Vous qui êtes loin, écoutez ce que j’ai fait
et vous qui êtes près, connaissez ma puissance !
Les pécheurs ont tremblé en Sion
et l’effroi a saisi les hypocrites.
Qui de vous pourra séjourner dans le feu dévorant ?
Qui de vous séjournera dans les flammes éternelles ?
Celui qui marche dans les oeuvres justes et dit des choses vraies
qui chasse la cupidité de la calomnie
qui secoue ses mains à chaque cadeau
qui ferme ses oreilles pour qu'il n'écoute pas le cri du sang
et ferme ses yeux pour ne pas voir le mal.
celui-là habitera dans les hauteurs
des fortifications de pierres seront son élévation
le pain lui sera donné, ses eaux seront fidèles.
Ses yeux verront un roi dans sa beauté
ils observeront une terre de loin.
Ton cœur méditera la crainte :
— Où est le savant ? Où, celui qui pèse les mots de la Loi ? Où, le docteur des petits enfants ?
Le peuple arrogant, tu ne le verras plus
le peuple au langage altier,
tel que tu ne peux comprendre l'éloquence de sa langue, où ne se trouve nulle sagesse.
Regarde Sion, notre cité de fête !
Tes yeux verront Jérusalem, riche cité
tente qui ne pourra jamais être déplacée
ses piquets ne seront jamais enlevés
aucun de ses cordages ne sera rompu.
Là seulement, notre Seigneur est magnifique,
lieu de fleuves, de rivières, de larges canaux.
Aucun navire à rames ne s'y avancera,
aucune trière magnifique ne le traversera.
le Seigneur en effet est notre juge, le Seigneur est notre législateur
le Seigneur est notre roi : c’est lui qui nous sauvera.
Tes cordages sont relâchés, mais ils ne serviront pas
ainsi sera ton mât, au point que tu ne pourras pas étendre les voiles.
Alors on partagera les dépouilles d’un riche butin
les boiteux mêmes prendront part au pillage.
Aucun habitant ne dira : — Je suis malade !
Le peuple qui y habite se fera enlever son iniquité.
Approchez, nations, et écoutez ! Peuples, soyez attentifs !
Que la terre écoute, elle et toute sa plénitude
le monde et tout ce qu’il produit :
indignation du Seigneur sur toutes les nations
colère contre toute leur armée !
il les a anéanties et livrées à l'extermination.
Leurs morts seront jetés sans sépulture
leurs cadavres exhaleront l’infection.
Les montagnes se décomposeront dans leur sang.
Toute l’armée des cieux se décomposera aussi
les cieux seront roulés comme un livre
et toute leur armée tombera
comme tombe la feuille de la vigne et du figuier.
— Mon épée s’est enivrée dans les cieux
et voici, elle descend sur l'Idumée
sur le peuple : c'est ma sentence d'anéantissement.
L’épée du Seigneur est pleine de sang, ruisselante de graisse
du sang des agneaux et des boucs
du sang des viandes grasses des béliers :
le Seigneur fait un sacrifice à Bosra et un grand carnage au pays d’Édom.
Avec eux descendront les licornes et les bœufs avec les taureaux.
Leur terre s’enivre de sang
et leur poussière ruisselle de graisse.
Oui, jour de vengeance du Seigneur, année des comptes, du jugement de Sion.
Ses torrents seront changés en poix et sa poussière en soufre
et sa terre deviendra de la poix brûlante
qui ne s’éteindra ni la nuit ni le jour.
A jamais sa fumée montera,
de génération en génération,
Terre désolée pour les siècles des siècles, personne n’y sera de passage.
Le pélican et le hérisson la posséderont
l'ibis et le corbeau y habiteront.
Puis le cordeau s'étendra sur elle pour la réduire à néant et le niveau pour la réduire en désolation.
Ses nobles ne seront plus là. Ils invoqueront plutôt un roi
tous ses princes seront réduits au néant.
Les épines pousseront dans ses maisons, les orties et les chardons dans ses forteresses.
Ce sera un repaire de dragons et un parc d'autruches.
Les démons y rencontreront les onocentaures
et les poilus s’appelleront les uns les autres.
Là se couchera la lamie, elle y trouvera son repos.
Ici ! Le hérisson a fait son trou, a nourri ses petits, a creusé autour, a couvé à son ombre.
Là ! Les vautours se sont rassemblés l'un près de l'autre.
Cherchez avec attention dans le livre du Seigneur et lisez !
Pas un seul d'entre eux [les vautours] ne manque
nul ne cherchera l'autre
parce que ce qui est sorti de ma bouche, c'est le Seigneur qui l’a ordonné
son esprit qui les a rassemblés.
C’est lui qui a jeté le sort pour eux [les vautours]
et sa main qui leur a partagé le pays au cordeau :
à jamais ils le posséderont
d’âge en âge ils y habiteront.
Le désert se réjouira, et la steppe
la solitude exultera et fleurira comme un lys.
Il se couvrira de fleurs et exultera de joie et de louange
la gloire du Liban lui est donnée, la splendeur Carmelite et de Saron.
Ils verront la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu !
Fortifiez les mains défaillantes et affermissez les genoux qui chancellent !
Dites aux pusillanimes : — Réconfortez-vous, ne craignez pas
Voici votre Dieu, il apporte la vengeance, la rétribution divine :
il viendra lui-même et vous sauvera !
Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds se déboucheront.
Alors le boiteux bondira comme un cerf et la langue des muets se déliera
car des eaux s'ouvriront dans le désert et des torrents dans la solitude.
Ce qui était aride se changera en étang et ce qui était assoiffé en sources d’eaux
dans les repaires où habitaient auparavant les dragons, poussera la verdure du roseau et du jonc.
Là il y aura une route, une voie
qu’on appellera la voie sainte
nul impur n’y passera
et elle sera tellement droite, cette voie, que les sots mêmes ne s’y égareront pas.
Là il n’y aura pas de lion, aucune bête méchante n’y montera, on n'en verra pas.
Mais ceux qui ont été libérés y marcheront
et ceux qui ont été rachetés par le Seigneur
se retourneront et viendront à Sion dans la louange
joie éternelle sur leur tête
ils obtiendront allégresse et joie
douleur et gémissement s’enfuiront.
Il arriva que la quatorzième année du roi Ézéchias
Sennachérib, roi des Assyriens, monta contre toutes les villes fortes de Juda et s’en empara.
Et le roi des Assyriens envoya Rabsaquès avec une troupe nombreuse de Lakish à Jérusalem, vers le roi Ézéchias ;
il se tint à l’aqueduc de la piscine supérieure, sur le chemin du champ du foulon.
Alors sortirent vers lui Éliaquim fils de Helcias, qui était en charge de la maison,
et Sobna, le scribe et Joahé fils d’Asaph, des archives.
Rabsaquès leur dit :
— Dites à Ézéchias :
— Ainsi dit le grand roi, roi des Assyriens :
— Quelle est cette foi qui te donne pareille confiance ?
Avec quel plan et quelle ressource prétends-tu te révolter ?
En qui te confies-tu puisque tu t'es séparé de moi ?
Voici, tu te fies à l’appui de ce roseau cassé, l’Égypte
qui pénètre et perce la main de quiconque s’appuie dessus :
tel est Pharaon, roi d’Égypte, pour tous ceux qui se confient en lui.
Peut-être me diras-tu : — C’est dans le Seigneur, notre Dieu, que nous avons confiance !
Mais n’est-ce pas le même dont Ézéchias a fait disparaître les hauts lieux et les autels
alors qu'il a dit à Juda et à Jérusalem : — Vous vous prosternerez devant cet autel ?
Maintenant, abandonne-toi à mon maître, le roi des Assyriens
et je te donnerai deux mille chevaux et tu ne pourras pas même leur fournir des cavaliers !
Et comment tiendras-tu face au gouverneur d'une seule place, fût-il un des derniers esclaves de mon maître ?
Tu mets ta confiance dans l'Égypte, les quadriges et les chevaux :
mais maintenant, est-ce sans le Seigneur que je suis monté contre cette terre pour la détruire ?
C'est le Seigneur qui m’a dit : — Monte contre cette terre et détruis-la !
Éliaquim, Sobna et Joahé dirent à Rabsaquès :
— Parle à tes serviteurs en langue syrienne, car nous comprendrons,
mais ne nous parle pas en hébreu aux oreilles du peuple qui est sur la muraille !
Rabsaquès leur dit :
— Est-ce à ton maître et à toi que mon maître m’a envoyé, pour que je prononce tous ces mots ?
n'est-ce pas plutôt à ces hommes assis sur la muraille
qui vont être réduits à manger leurs exécrements et à boire de leur propre urine avec vous ?
Alors Rabsaquès se tint debout, cria à haute voix en hébreu et dit :
— Écoutez les mots du grand roi, roi des Assyriens :
— Ainsi dit le roi :
— Qu’Ézéchias ne vous séduise pas car il ne pourra vous extirper !
Et qu’Ézéchias ne vous fasse pas mettre votre confiance dans le Seigneur en disant :
— En nous extirpant, le Seigneur libérera :
cette cité ne sera pas livrée aux mains du roi des Assyriens...
Refusez d'écouter Ézéchias
car ainsi dit le roi des Assyriens :
— Faites bénédiction avec moi
et continuez à manger chacun de sa propre vigne et chacun de son propre figuier
et à boire chacun l’eau de sa propre citerne
jusqu’à ce que je vienne et vous emmène vers une terre qui est comme la vôtre :
terre de blé et de vin, terre de pains et de vignes !
Qu’Ézéchias ne vous trouble pas en disant : — Le Seigneur nous libérera !
Les dieux des nations ont-ils libéré chacun sa terre de la main du roi des Assyriens ?
Où est le dieu d’Émath et d’Arfad ?
Où est le dieu de Séffarvaïm ?
Ont-ils libéré Samarie de ma main ?
Lequel, de tous les dieux de ces terres, a extirpé sa terre de ma main,
pour que le Seigneur aille extirper Jérusalem de ma main ?
Mais ils se turent et ne lui répondirent pas un mot
car le roi avait commandé en disant : — Ne lui répondez pas !
Et Éliaquim fils de Helcias, qui était en charge de la maison,
Sobna, le scribe, et Joahé fils d’Asaph, des archives, entrèrent chez Ézéchias, les vêtements déchirés,
et lui annoncèrent les mots de Rabsaquès.
Lorsque le roi Ézéchias eut entendu ce rapport, il déchira ses vêtements
se couvrit d’un sac et alla dans la maison du Seigneur.
Il envoya Éliaquim, en charge de sa maison
Sobna, le scribe, et les anciens des prêtres, couverts de sacs
vers Isaïe fils d’Amos, le prophète.
Ils lui dirent :
— Ainsi dit Ézéchias :
— Ce jour est un jour d’angoisse, de châtiment et d’opprobre
parce que les fils sont arrivés à terme et il n’y a plus de force pour accoucher.
Puisse le Seigneur ton Dieu entendre les mots de Rabsaquès
que le roi des Assyriens son seigneur a envoyé
pour blasphémer le Dieu vivant
et pour l'insulter par des paroles que le Seigneur ton Dieu a entendues.
Fais donc monter une prière pour le reste qu'on peut encore trouver !
Les serviteurs du roi Ézéchias se rendirent auprès d’Isaïe
et Isaïe leur dit :
— Voici ce que vous direz à votre maître :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Ne t’effraie pas des mots que tu as entendus,
par lesquels m’ont blasphémé les serviteurs du roi des Assyriens .
Voici, je vais mettre en lui un esprit, il va apprendre une nouvelle, retournera dans sa terre
et je le ferai tomber par l’épée dans sa terre.
Or Rabsaquès s’en retourna et trouva le roi des Assyriens qui, attaquant Lobna,
(car il avait appris que son maître était parti de Lakish)
reçut une nouvelle au sujet de Tharaca roi d’Éthiopie, disant :
— Il s’est mis en marche pour te faire la guerre.
Entendant cela, il envoya des messagers à Ézéchias en disant :
— Vous parlerez ainsi à Ézéchias, roi de Juda :
— Que ton Dieu en qui tu te confies ne t’abuse pas, toi qui dis :
— Jérusalem « ne sera pas livrée à la main du roi des Assyriens. »
Voici, tu as appris ce qu’ont fait les rois des Assyriens
à toutes les terres qu'ils ont ruinées :
et toi, tu serais délivré ?
Est-ce que leurs dieux les ont délivrées, ces nations que mes pères ont détruites
Gozan, Aran, Réseph et les fils d'Éden qui étaient à Thalassar ?
Où sont le roi d’Émath, le roi d’Arfad et le roi de la ville de Séffarvaïm, d’Ana et d’Ava ?
Ézéchias prit les livres de la main des messagers, les lut, monta à la maison du Seigneur. Et Ézéchias les déroula devant le Seigneur.
Et Ézéchias pria devant le Seigneur en disant :
— Seigneur des armées, Dieu d’Israël, assis sur les chérubins
Toi seul es le Dieu de tous les royaumes de la terre
Tu as fait le ciel et la terre
Seigneur, incline l'oreille et écoute !
Seigneur, ouvre les yeux et vois !
Entends tous les mots de Sennachérib qui a envoyé blasphémer le Dieu vivant !
Il est vrai, Seigneur, que les rois des Assyriens ont rendu déserts les pays et leurs terres
et qu’ils ont donné leurs dieux au feu
(ce n’étaient pas des dieux mais des ouvrages de mains d’homme, du bois et de la pierre) et ils les ont détruits.
Maintenant, Seigneur, notre Dieu, sauve-nous de sa main
et que tous les royaumes de la terre sachent que c'est toi le Seigneur, toi seul !
Et Isaïe, fils d’Amos, envoya dire à Ézéchias :
— Ainsi parle , Dieu d’Israël :
— Ce pour quoi tu m'as prié au sujet de Sennachérib, roi
voici la parole que le Seigneur a prononcée contre lui :
— Elle t'a méprisé, elle s'est moquée de toi, la vierge, fille de Sion :
elle a hoché la tête derrière toi, la fille de Jérusalem !
Qui as-tu insulté et outragé ?
Contre qui as-tu élevé la voix et porté les yeux en haut ?
Contre le Saint d’Israël !
Par la main de tes serviteurs tu as insulté le Seigneur et tu as dit :
« Avec la multitude de mes quadriges
moi, j’ai gravi le sommet des montagnes, les extrémités du Liban
je couperai les plus élevés de ses cèdres, les plus beaux de ses cyprès
j’atteindrai le sommet de sa cime, le fin fond de son Carmel.
Moi, j’ai creusé et j’ai eu de l’eau à boire
j'ai mis à sec avec la plante de mon pied toutes les rivières retenues par des digues.
N’as-tu pas entendu ce qu'autrefois je lui ai fait ?
Dès les temps anciens, c'est moi qui ai conçu cela.
Et maintenant, je fais advenir : cela provoque la destruction des collines qui se combattent et des villes fortifiées !
Leurs habitants à la main raccourcie sont épouvantés et honteux.
Ils sont devenus comme une herbe des champs et un brin de gazon, une plante de toit qui a séché avant qu'elle soit mûre.
Ta demeure, ta sortie et ton entrée, je les ai connues
ainsi que ta fureur contre moi.
Lorsque tu étais en fureur contre moi, ton orgueil est monté à mes oreilles.
Je mettrai un anneau dans tes narines et un mors à tes lèvres
et je te ferai retourner par le chemin par lequel tu es venu. »
— Et pour toi, [Ézéchias,] ceci sera un signe :
mange cette année ce qui naîtra de soi-même
la seconde année, nourris-toi de fruits
mais la troisième année, semez et moissonnez
plantez des vignes et mangez-en le fruit.
Ce qui aura été sauvé de la maison de Juda et ce qui sera resté enfoncera encore des racines au-dessous
et portera du fruit au-dessus.
Car de Jérusalem sortiront des restes et une survivance de la montagne de Sion.
Le zèle de Dieu des armées fera cela.
C’est pourquoi, voici ce que dit le Seigneur du roi des Assyriens :
— Il n’entrera pas dans cette ville
il n’y lancera pas de flèches, pas un bouclier ne l'occupera
il n’élèvera pas de remblai autour d'elle.
Le chemin par lequel il est venu, il y retournera
mais dans cette ville, il n'entrera pas, dit le Seigneur.
Je protégerai cette ville pour la sauver
à cause de moi et à cause de David, mon serviteur.
Et l’ange du Seigneur sortit et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes
et quand on se leva le matin, voici : tous les cadavres des morts !
Il décampa, il partit, il s'en retourna, Sennachérib roi des Assyriens, et il habita à Ninive.
Et il arriva, comme il était prosterné dans la maison de Nésrac son dieu
qu'Adramélec et Sarasar, ses fils, le frappèrent avec l’épée
et s’enfuirent au pays d’Ararat.
Et Asarhaddon, son fils, régna à sa place.
En ces jours-là, Ézéchias fut malade jusqu'à la mort.
Isaïe fils d’Amos, le prophète, vint à lui et lui dit :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Mets en ordre ta maison car tu vas mourir - toi ! -, et tu ne vivras pas.
Ézéchias tourna son visage contre le mur, pria le Seigneur
et dit : — Je t'en supplie, Seigneur, souviens-toi, je t'en prie, comment j’ai marché devant toi dans la vérité et d'un coeur intègre
et que j’ai fait ce qui est bien à tes yeux !
Et Ézéchias pleura d'abondantes larmes.
Et le verbe du Seigneur advint à Isaïe, disant :
— Va et dis à Ézéchias :
— Ainsi parle le Seigneur, le Dieu de David, ton père :
— J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes
voici, j’ajouterai à tes jours quinze années.
De la main du roi des Assyriens, je t'arracherai, toi et cette ville, et je la protégerai.
Et voici pour toi le signe donné par le Seigneur, auquel tu connaîtras que le Seigneur accomplira ce verbe qu’il a prononcé :
— Voici, je ferai reculer l’ombre des lignes qu’elle a descendues sur l'horloge d’Ahaz avec le soleil :
dix lignes en arrière.
Et le soleil recula de dix lignes sur les degrés qu’elle avait descendus.
Écrit d’Ézéchias, roi de Juda, lorsqu'il fut malade et qu’il fut rétabli de sa maladie :
— Je disais : — Au milieu de mes jours, que j'aille aux portes de l'enfer ?
Je me suis cherché un reste d'années
Je disais : — Je ne verrai plus le Seigneur - Seigneur ! - sur la terre des vivants
je n'apercevrai plus d'homme ... il a congédié un habitant.
Ma génération m'est enlevée, enroulée loin de moi comme une tente de bergers
ma vie a été découpée comme par un tisserand
il m'a interrompu alors que je commençais.
Du matin au soir tu m'achèveras.
J'ai espéré jusqu’au matin : comme un lion, il a brisé tous mes os
du jour à la nuit tu m'achèveras
Comme le petit de l’hirondelle je crierai, je méditerai comme la colombe
mes yeux se sont atténués en regardant en haut :
Seigneur, je souffre violence, réponds pour moi !
Que dirai-je ? ou que me répondra-t-il puisque c'est lui qui a fait cela ? Je repenserai toutes mes années dans l’amertume de mon âme.
Seigneur, ainsi vit-on
en tout cela, il y a la vie de mon esprit.
Tu me corrigeras, tu me rendras la vie.
La voici en paix mon amertume très amère
Et toi, tu as retiré mon âme pour qu'elle ne périsse pas, tu as rejeté derrière ton dos, tous mes péchés
Car l'enfer ne te célèbrera pas, la mort ne te louera pas
ceux qui descendent dans la fosse n’espèreront plus ta vérité.
Le vivant, le vivant, c’est lui qui te célébrera comme moi en ce jour.
Le père fera connaître aux fils ta vérité.
Seigneur, sauve-moi ! Et nous te chanterons nos psaumes tous les jours de notre vie dans la maison du Seigneur.
Isaïe ordonna qu’on apporte une masse de figues et qu’on l’applique sur la blessure et qu'il guérisse.
22 Et Ézéchias dit : — À quel signe connaîtrai-je que je monterai à la maison de Seigneur ?
En ce temps-là, Mérodac-Baladan, fils de Baladan roi de Babylone, envoya une lettre et des présents à Ézéchias
il avait entendu en effet qu’il avait été malade et qu’il était rétabli.
Ézéchias s'en réjouit et il leur montra son cellier d'aromates,
d'argent et d'or, de parfums et d'huile excellente
et toutes les réserves de son mobilier
tout ce qui se trouvait dans ses trésors.
Et rien ne fut nommé qu’Ézéchias ne leur fît voir
dans sa maison et dans tout son domaine.
Mais le prophète Isaïe vint auprès du roi Ézéchias et lui dit :
— Qu’ont dit ces gens-là et d’où sont-ils venus vers toi ?
Ézéchias répondit :
— Ils sont venus vers moi d’un pays éloigné, de Babylone.
Et il dit : — Qu’ont-ils vu dans ta maison ?
Et Ézéchias répondit :
— Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison :
il n’est chose dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.
Isaïe dit à Ézéchias :
— Écoute ce verbe du Dieu des armées :
— Voici, des jours viendront où tout ce qui est dans ta maison
et que tes pères ont amassé jusqu’à ce jour sera emporté à Babylone ;
il n’en restera rien, dit le Seigneur.
Et l’on prendra de tes propres fils, de ceux qui seront sortis de toi, que tu auras engendrés
et ils seront des eunuques dans le palais du roi de Babylone.
Ézéchias dit à Isaïe :
— Il est propice, le verbe du Seigneur que tu viens de prononcer...
et il dit : — ... qu'arrivent seulement la paix et la vérité, pendant mes jours !
— Consolez, consolez, mon peuple ! dit votre Dieu,
parlez au cœur de Jérusalem et convoquez-la !
Parce que sa malice est arrivée à son comble, son iniquité a été pardonnée
elle a reçu de la main du Seigneur le double pour tous ses péchés.
Voix de celui qui crie dans le désert : — Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits dans la solitude les chemins de notre Dieu.
Toute vallée sera élevée, toute montagne et colline sera humiliée
les chemins tortueux seront rendus droits, les escarpés, aplanis.
Toute vallée sera élevée, toute montagne et colline sera humiliée
les chemins tortueux seront rendus droits, les escarpés, aplanis.
Alors la gloire du Seigneur sera révélée apparaîtra et toute chair la verra de la même façon car la bouche du Seigneur a parlé.
Voix de celui qui dit : — Crie !
et j'ai dit : — Que crierai-je ?
— Toute chair, c'est de l'herbe et toute sa gloire comme une fleur de champ.
L’herbe a séché, la fleur est tombée
car l'esprit du Seigneur a soufflé sur elle.
Vraiment, le peuple est de l’herbe !
L’herbe a séché, la fleur est tombée mais le verbe de notre Dieu subsistera éternellement.
Monte sur une haute montagne, toi qui évangélises Sion
élève ta voix avec force, toi qui évangélises Jérusalem
élève-la, ne crains pas, dis aux villes de Juda : — Voici votre Dieu
Voici, le Seigneur Dieu vient avec puissance, son bras dominera.
Voici, sa récompense est avec lui et son œuvre est devant lui.
Comme un pasteur il fera paître son troupeau
de son bras il rassemblera les agneaux
il prendra sur son sein celles qui sont enceintes. C'est lui-même qui portera.
Qui a mesuré les eaux dans le creux de la main, pesé les cieux dans la paume
Qui a soutenu de trois doigts la masse de la terre, pesé les montagnes au poids et les collines à la balance ?
Qui a aidé l'esprit du Seigneur ou qui fut jamais son conseiller jusqu'à pouvoir l'informer ?
Avec qui a-t-il tenu conseil pour qu'il l'instruise
lui enseigne le chemin de la justice
lui apprenne la science et lui montre la voie de la prudence ?
Voici : les nations sont considérées comme la goutte d'un seau, comme une poussière sur une balance
voici : les îles comme une particule négligeable.
Le Liban ne suffira pas pour allumer le feu et ses animaux ne suffiront pas pour l’holocauste.
Toutes les nations sont devant lui comme si elles n'étaient pas
elles sont comptées par lui pour néant et vanité.
À la ressemblance de qui avez-vous fait le Seigneur et quelle image lui préparerez-vous ?
L'artisan n'a-t-il pas coulé la statue ou le doreur façonnée en or et l'argenteur en plaques d'argent ?
L'artisan sage choisit un bois fort et imputrescible. Il cherche comment il fixera son simulacre pour qu'il ne bouge pas.
Ne saurez-vous pas, n’entendrez-vous pas, cela ne vous a-t-il pas été annoncé dès le début ?
N’avez-vous pas compris les fondements de la terre,
celui qui est assis au-dessus de la voûte de la terre et ses habitants sont comme des sauterelles,
celui qui étend les cieux comme un voile et les déploie comme une tente pour y habiter ?
Il se comporte avec ceux qui scrutent les secrets comme s'ils n'étaient pas et traite les juges de la terre comme le vide :
à peine sont-ils plantés, à peine sont-ils semés, à peine leur tronc a-t-il pris racine en terre
qu'il souffle sur eux et ils sèchent et l’ouragan les emporte comme la paille.
— À qui m'avez-vous assimilé et rendu égal ? dit le Saint.
Levez les yeux en haut et regardez qui a créé ces choses.
Celui qui fait marcher en ordre leur armée et qui les appelle toutes par leur nom
et à cause de la grandeur de sa force, de son énergie et de sa vertu pas une ne fait défaut.
Pourquoi dis-tu, ô Jacob, et parles-tu ainsi, ô Israël :
— Ma voie est cachée au Seigneur et mon jugement passera loin de mon Dieu ?
Ne sais-tu pas, n’as-tu pas entendu ?
Un Dieu éternel est le Seigneur qui a créé les extrémités de la terre
qui ne faiblira pas ni ne peinera et dont la sagesse est insondable
qui donne de la vertu à celui qui est las, de la force à ceux qui ne sont pas et qui accroît l'énergie.
Les enfants se fatigueront et peineront et les jeunes gens tomberont d'épuisement.
Mais ceux qui se confient dans le Seigneur renouvelleront leurs forces
ils prendront des ailes comme les aigles
ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas.
Que les îles se taisent devant moi et que les peuples raniment leur force
qu’ils approchent puis qu’ils parlent : — Comparaissons ensemble au tribunal.
Qui a fait surgir de l’Orient le juste, l’a appelé pour qu'il le suive ?
Il lui livrera des nations et lui soumettra des rois
il les livrera à son épée comme de la poussière, à son arc comme de la paille emportée par le vent.
Il les poursuivra et traversera en paix. La trace de ses pas ne paraîtra pas.
Qui a opéré cela et l’a accompli,
appellant les générations depuis le commencement ?
moi, le Seigneur, je suis le premier et le dernier.
Les îles ont vu et ont été saisies de crainte
les extrémités de la terre ont tremblé, elles se sont approchées et sont arrivées.
Chacun aidera son compagnon
et dira à son frère : — Prends courage !
L'ouvrier de l'airain, frappant du marteau, a encouragé celui qui forgeait en même temps
disant de la soudure : — C'est bon ! Et il l'a consolidée avec des clous pour que ça ne branle pas.
Mais toi, Israël mon serviteur, Jacob que j’ai choisi, semence d’Abraham mon ami
en qui je t'ai saisi des extrémités de la terre et t’ai appelé de ses lointaines régions.
Je t'ai dit : — Tu es mon serviteur, je t’ai choisi et ne t’ai pas rejeté.
Ne crains pas car moi je suis avec toi, ne te détourne pas car moi, ton Dieu
je t'ai fortifié, je t’ai secouru et je t'ai soutenu par la droite de mon juste.
Voici, ils seront confondus et ils rougiront, tous ceux qui combattent contre toi
ils seront comme s'ils n'étaient pas et ils périront, les hommes qui s'opposent à toi.
Tu les chercheras et tu ne trouveras plus
les hommes qui t'étaient rebelles
ils seront comme s'ils n'étaient pas, comme consumés, ceux qui te font la guerre.
Car moi, je suis le Seigneur ton Dieu, qui te prends la main
et qui te dis : — Ne crains pas, c'est moi qui t'ai aidé.
Ne crains pas, vermisseau de Jacob, vous les morts d'Israël
moi, je suis venu à ton aide, dit le Seigneur : ton rédempteur est le Saint d’Israël.
Moi, je fais de toi
un traîneau à triturer neuf, ayant des dents pointues
tu tritureras les montagnes, tu les briseras et tu rendras les collines semblables à de la poussière.
Tu les vanneras et le vent les emportera et l’ouragan les dispersera.
Et toi, tu exulteras dans le Seigneur, tu te réjouiras dans le Saint d’Israël.
Les malheureux et les pauvres cherchent des eaux et il n'y en a pas
leur langue est desséchée par la soif
moi, le Seigneur, je les exaucerai, Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas.
J'ouvrirai des fleuves sur les collines abruptes et des sources au milieu des vallées
je changerai le désert en étangs et la terre aride en fontaines d’eau.
Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte
Je mettrai dans la steppe le sapin, l'orme et le buis ensemble
afin qu’ils voient, qu’ils sachent, qu’ils pensent et qu'ils comprennent ensemble
que la main du Seigneur a fait cela, que le Saint d’Israël a créé cela.
— Présentez votre cause, dit le Seigneur
produisez vos raisons, dit le roi de Jacob.
Qu’ils approchent et nous annoncent ce qui doit arriver.
Les choses antérieures, racontez-nous ce qu’elles furent et nous y appliquerons notre cœur
que nous connaissions leur fin ou bien faites-nous entendre les choses à venir.
Annoncez les choses qui arriveront plus tard et nous saurons que vous êtes des dieux.
Faites du bien ou faites du mal, si vous le pouvez, que nous disions et voyions ensemble :
— Voilà, vous existez à partir de rien et votre œuvre à partir du néant
c'est l'abomination qui vous a choisi.
Je l’ai suscité du septentrion et il arrive du soleil levant
il invoquera mon nom, il traitera les magistrats comme de la boue, comme un potier foulant l’argile.
Qui l’a annoncé dès le début pour que nous le sachions, dès l'origine pour que nous disions : — Tu es juste ?
Non, personne ne l’a annoncé, personne ne l’a prédit, non, personne n’a entendu vos paroles.
Le premier, il dira à Sion : — Les voici ! Et à Jérusalem je donnerai un évangéliste.
J'ai regardé et il n'y avait personne parmi eux qui pût entrer au conseil ni qui, interrogé, pût répondre un mot.
Voici, ils sont tous injustes, leurs œuvres sont vaines
vent et vide, leurs simulacres.
Voici mon serviteur, je le soutiendrai, mon élu, en qui mon âme s'est complue :
sur lui, j'ai répandu mon esprit, il annoncera le jugement aux nations.
Il ne criera pas, il ne fera pas acception de personne et sa voix ne sera pas entendue à l'extérieur.
Il ne brisera pas le roseau froissé et n’éteindra pas la mèche fumante
il émettra un jugement en vérité.
Il ne sera ni triste ni agité
jusqu’à ce qu’il ait établi le jugement sur la terre, et les îles attendront sa loi.
Ainsi parle le Seigneur Dieu qui a créé les cieux et les a déployés
qui a affermi la terre et ce qui en germe
qui donne la respiration au peuple qui est sur elle et l'esprit à ceux qui la parcourent.
Moi, le Seigneur, je t’ai appelé dans la justice et je t’ai pris par la main
je t'ai gardé et je t'ai fait de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations
pour que tu ouvres les yeux des aveugles, pour que tu fasses sortir de prison le prisonnier
du cachot ceux qui sont assis dans les ténèbres.
Moi, le Seigneur, tel est mon nom
et je ne donnerai pas ma gloire à un autre ni ma louange aux statues.
Voici, les premières choses sont arrivées et j’en annonce de nouvelles
avant qu’elles éclosent, je vous les fais entendre.
Chantez au Seigneur un cantique nouveau, sa louange aux extrémités de la terre
vous qui descendez dans la mer et naviguez dessus , îles et vos habitants.
Que le désert et les villes se lèvent :
— Dans des maisons habitera Quédar
louez, habitants de Pétra !
crieront-ils du sommet des montagnes.
Ils rendront gloire au Seigneur, ils feront connaître sa louange dans les îles.
Le Seigneur sortira comme un héros, comme un homme de guerre, il réveillera son zèle
il vociférera et criera contre ses ennemis ; il sera fortifié :
— Je me suis toujours tu, j’ai gardé le silence, j'ai été patient
je vais parler comme la femme qui enfante, je détruirai et j'anéantirai tout à la fois ;
je désolerai les montagnes et les collines et je dessécherai toute leur verdure
je changerai les fleuves en îles et je mettrai les lacs à sec ;
je conduirai les aveugles par un chemin qu’ils ne connaissent pas
je les ferai marcher par des sentiers qu’ils ignorent
je changerai devant eux les ténèbres en lumière et les chemins tortueux en voies droites :
ces mots, je les ai exécutés pour eux et je ne les ai pas abandonnés !
Ils se sont retournés en arrière
qu'ils soient couverts de honte, ceux qui se confient dans une sculpture
qui disent à un métal fondu : — Vous êtes nos dieux !
Sourds, entendez, aveugles, ouvrez les yeux pour voir !
Qui est aveugle, sinon mon serviteur
et sourd, sinon celui à qui j'ai envoyé mes messagers ?
Qui est aveugle, sinon celui qui a été vendu
qui est aveugle, sinon le serviteur du Seigneur ?
Toi qui vois beaucoup de choses, ne retiendras-tu rien ?
Toi qui as les oreilles ouvertes, n'entendras-tu pas ?
Le Seigneur a voulu le sanctifier, magnifier la loi et la glorifier.
Mais le peuple lui-même a été pillé et dépouillé.
Tous sont devenus un filet pour les jeunes gens, ils ont été cachés dans des prisons.
Ils ont été livrés au pillage et il n'y a pas de libérateur
au brigandage, et il n'y a personne pour dire : — Restitue !
Qui est parmi vous celui qui prête l’oreille à cela, qui soit attentif et guette les choses futures ?
Qui a livré Jacob au pillage et Israël aux spoliateurs ? N’est-ce pas le Seigneur
lui contre qui nous avons péché
lui dont ils n’ont pas voulu suivre les voies
et dont ils n’ont pas écouté la loi ?
Il a versé sur lui [Israël] l'indignation de sa colère et une forte guerre
elle l'a incendié tout autour et il ne l'a pas su
elle l’a consumé et il n'a pas compris.
Et maintenant, voici ce que dit le Seigneur , celui qui t’a créé, Jacob, celui qui t’a formé, Israël :
— Ne crains pas car je t’ai racheté et je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.
Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi et les fleuves ne te submergeront pas
quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé et la flamme ne t’embrasera pas.
Car moi, je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël ton sauveur.
J’ai donné l’Égypte en rançon pour toi, l’Éthiopie et Saba en échange de toi.
Depuis que tu es devenu honorable à mes yeux, glorieux, moi, je t’ai aimé
je donnerai des hommes en échange de toi et des peuples en échange de ton âme.
Ne crains pas car je suis avec toi
de l’Orient je ramènerai ta semence et de l’Occident je te rassemblerai.
Je dirai à l'Aquilon : — Donne ! et à l'Auster : — Ne retiens pas !
Ramène mes fils de loin et mes filles des extrémités de la terre
tous ceux qui invoquent mon nom, que j’ai créés pour ma gloire, que j’ai formés et que j’ai faits.
Fais sortir dehors le peuple aveugle et qui a des yeux
sourd qui a des oreilles !
Toutes les nations se sont rassemblées en même temps et les tribus se sont réunies.
Qui parmi eux l'annoncera, qui nous fera entendre ce qui précédait ?
Qu’ils produisent leurs témoins et qu’ils se justifient, qu’ils entendent et qu’ils disent : — C’est vrai !
Vous êtes mes témoins, dit le Seigneur, et mon serviteur que j’ai choisi
afin que vous sachiez, que vous croyiez et que vous compreniez que moi, Je suis
Avant moi aucun Dieu n’a été formé et après moi il n'y en aura pas.
Je suis, je suis le Seigneur et hors de moi, pas de sauveur.
Moi j'ai annoncé et j'ai sauvé, j'ai fait entendre et il n'y avait pas un étranger parmi vous
vous : mes témoins, dit le Seigneur, et moi : Dieu
et de depuis le commencement je suis le même et il n’y a personne qui arrache de ma main
je ferai mon oeuvre et qui la défera ?
Ainsi parle le Seigneur, votre rédempteur, le Saint d’Israël :
— À cause de vous j’ai envoyé à Babylone et j'ai fait tomber tous les verrous
et les Chaldéens dans leurs vaisseaux qui se vantaient.
Je suis le Seigneur votre Saint, le créateur d'Israël votre roi.
Ainsi parle le Seigneur qui a ouvert un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux impétueuses,
qui a fait sortir char et cheval, armée et vaillant guerrier
ensemble ils se sont couchés et ils ne se relèveront pas
ils ont été brisés comme du lin, ils se sont éteints.
Ne vous souvenez plus des choses passées et les anciennes, ne les considérez plus.
Voici, je fais des choses nouvelles, elles vont paraître maintenant
vous les connaîtrez de toute façon :
je vais mettre un chemin dans le désert, des fleuves dans la terre aride.
Les bêtes des champs me glorifieront, les dragons et les autruches
car j'ai mis des eaux dans le désert et des fleuves dans la terre aride
pour donner à boire à mon peuple, mon élu.
J'ai formé ce peuple pour moi, il publiera ma louange.
Cependant tu ne m’as pas invoqué, Jacob, tu ne t’es pas mis en peine pour moi, Israël.
Tu ne m’as pas apporté le bélier de ton holocauste
et tu ne m’as pas glorifié par tes victimes.
Je ne t’ai pas asservi pour une offrande ni épuisé pour de l’encens.
Tu ne m’as pas, à prix d’argent, acheté de roseau odoriférant
et tu ne m’as pas rassasié de la graisse de tes victimes.
En vérité, tu m’as asservi par tes péchés
tu m’as épuisé par tes iniquités.
Je suis, je suis moi-même celui qui efface tes iniquités à cause de moi
et je ne me souviendrai plus de tes péchés.
Réveille mes souvenirs, plaidons ensemble
parle toi-même pour te justifier.
Ton premier père a péché et tes interprètes se sont révoltés contre moi.
C’est pourquoi j’ai profané les princes saints
j’ai livré Jacob à l’extermination et Israël aux outrages.
Et maintenant écoute, Jacob mon esclave, Israël, que j’ai choisi.
Ainsi parle le Seigneur qui t’a fait et formé dès le sein, celui qui t'aide :
— Ne crains pas, Jacob mon esclave, Le très juste que j’ai choisi.
Car je répandrai des eaux sur ce qui est altéré et des ruisseaux sur la terre desséchée.
Je répandrai mon esprit sur ta semence
et ma bénédiction sur ton germe
et ils pousseront entre les herbes comme les saules le long des eaux courantes.
Celui-ci dira : — Je suis au Seigneur
celui-là s'appellera du nom de Jacob,
un autre écrira de sa main : « Au Seigneur »
et par le nom, il sera assimilé à Israël.
Ainsi parle le Seigneur, le roi d’Israël et son rédempteur, le Seigneur des armées :
— Je suis le premier et je suis le dernier. Hors moi, il n’y a pas de Dieu.
Qui est semblable à moi ? Qu’il appelle, qu’il annonce,
qu’il m'expose l'ordre des choses, depuis que j’ai fondé le peuple ancien.
Qu’ils annoncent donc les choses futures et celles qui viendront.
Ne soyez pas effrayés et ne craignez pas
Ne te l’ai-je pas dès longtemps fait connaître et annoncé ? Vous êtes mes témoins.
Y a-t-il un Dieu hors de moi et un créateur que moi je ne connaisse pas ?
Les fabricants d’idoles ne sont tous que néant
et leurs œuvres chéries ne leur serviront à rien.
Ils sont leurs témoins, témoins qu'elles ne voient ni ne comprennent, afin qu'ils soient confondus.
Qui a formé un dieu et fondu une idole pour n’en retirer aucune utilité ?
Voici, tous ceux qui ont part à ce travail seront confondus
et les ouvriers ne sont que des hommes.
Ils se réuniront tous, ils se présenteront, ils trembleront et seront confondus tous ensemble.
L'ouvrier forgeron a travaillé avec une lime
il a façonné son œuvre dans des charbons embrasés et avec des marteaux
et il a travaillé d’un bras vigoureux.
Il aura faim et sera sans force, il ne boira pas d’eau et sera épuisé.
Le sculpteur sur bois a tendu le cordeau
il a façonné l'œuvre avec le rabot, l'a dressée à l'équerre, l'a détourée au compas
et en a fait une figure virile, une belle figure humaine habitant dans une maison.
Il a coupé des cèdres, il a pris un chêne rouvre et un chêne massif qui se dressait parmi les arbres de la forêt
il a planté un pin que la pluie a nourri
et qui a servi aux hommes comme combustible
il l'a pris et s'est réchauffé, il l'a allumé et a fait cuire des pains.
Mais avec le reste, il a fabriqué un dieu et l'a adoré
il en a fait une sculpture et s'est courbé devant elle.
Il a brûlé au feu une moitié de l'arbre et de l'autre, il a cuisiné des viandes : il les a rôties et s'en est rassasié.
Il s'est aussi réchauffé et a dit : — Ah ! Je me suis réchauffé, j'ai vu la flamme.
De ce qui en reste, il a fait son dieu, sa statue
il se courbe devant elle, l'adore
et la prie en disant : — Délivre-moi car tu es mon Dieu.
Ils n'ont pas su, ils n'ont pas compris
car leurs yeux sont couverts d'un enduit pour que leurs yeux ne voient pas
et que leur cœur ne comprenne pas.
Ils ne réfléchissent pas en leur esprit, ils ne comprennent ni ne sentent qu'il faudrait dire :
— J’en ai brûlé la moitié au feu
j’ai cuit du pain sur ses braises
j’ai cuit des viandes ; j'ai bien mangé
et avec le reste, me ferai-je une idole ? Vais-je me prosterner devant un tronc d’arbre ?
Sa part, c'est de la cendre. Le cœur insensé l'a adorée.
Il ne sauvera pas son âme et ne dira pas : — Peut-être est-ce un mensonge, ce qui est dans ma main droite ?
Souviens-toi de ces choses, Jacob et Israël, car tu es mon esclave
je t’ai formé, tu es mon esclave, Israël, ne m'oublie pas.
J’ai effacé tes transgressions comme un nuage et tes péchés comme une nuée
reviens à moi, car je t’ai racheté.
Louez, cieux, car le Seigneur a agi
jubilez, profondeurs de la terre, faites retentir la louange, montagnes,
forêts avec tous vos arbres
car le Seigneur a racheté Jacob et Israël sera glorifié.
Ainsi parle le Seigneur, ton rédempteur et ton celui qui t'a formé depuis le sein :
— Moi je suis le Seigneur, qui fais toutes choses
qui seul étends les cieux et affermis la terre (qui d'autre ?)
qui invalide les signes des devins et fais délirer les augures
qui renverse les sages en arrière et rend folle leur science
qui relève le verbe de son esclave et accomplis le dessein de ses messagers
qui dis à Jérusalem : — Tu seras habitée
et aux villes de Juda : — Vous serez rebâties, je relèverai ses déserts
qui dis à la haute mer : — Taris : je vais assécher tes fleuves
qui dis à Cyrus : — Tu es mon berger, tu accompliras toute ma volonté
et qui dis à Jérusalem : — Tu seras rebâtie. Et au Temple : — Tu seras fondé.
Ainsi parle le Seigneur à mon christ, Cyrus
que j’ai pris par la main droite
pour que je soumette devant sa face des nations et que je retourne le dos des rois, que j'ouvre devant lui les portails et que les portes ne se ferment pas.
Moi j'irai devant toi, j’humilierai les sommités de la terre
je briserai les portes d’airain et je briserai les verrous de fer.
Je te donnerai les trésors cachés et les arcanes des secrets
afin que tu saches que je suis le Seigneur, le Dieu d’Israël qui appelle ton nom.
À cause de Jacob mon esclave et d’Israël mon élu
je t’ai appelé par ton nom, je t'ai assimilé et tu ne me connaissais pas.
Je suis le Seigneur et il n’y en a pas d’autre, hors moi, il n’y a pas de Dieu.
Je t’ai ceint quand tu ne me connaissais pas
afin que ceux qui sont au levant du soleil et ceux qui sont à l'occident sachent
qu’il n’y a rien en dehors de moi.
Je suis le Seigneur et il n’y en a pas d’autre
qui forme la lumière et crée les ténèbres
qui fais la paix et crée le mal.
C’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela.
Cieux, répandez la rosée d’en haut et que les nuées fassent pleuvoir un juste
Que la terre s’ouvre, qu'elle fasse germer un sauveur
et que la justice se lève en même temps.
Moi, le Seigneur, je l'ai créé.
Malheur à qui conteste avec celui qui l’a formé, tesson de céramique de Samos !
L'argile dira-t-elle à son potier : — Que fais-tu ? Et ton œuvre, elle a pas de main ?
Malheur à qui dit à un père : — Pourquoi engendres-tu ? Et à une femme : — Pourquoi enfantes-tu ?
Ainsi parle le Seigneur, le saint d’Israël, celui qui l’a formé :
— Interrogez-moi sur l’avenir,
sur mes fils et sur l’œuvre de mes mains, donnez-moi des ordres !
C’est moi qui ai fait la terre, moi qui sur elle ai créé l’homme
mes mains ont déployé les cieux
et à toute leur armée, j'ai donné des ordres.
C’est moi qui l’ai suscité pour la justice et je rendrai droites toutes ses voies.
C’est lui qui bâtira ma ville et renverra mes captifs
sans rançon ni présents, dit le Seigneur Dieu des armées.
Ainsi parle le Seigneur :
— Le travail de l’Égypte, le commerce de l’Éthiopie et les Sabéens, ces hommes sublimes, viendront vers toi et seront à toi
ils marcheront à ta suite et se défileront avec des fers aux mains,
ils t'adoreront et te suppliront :
— Il n’y a de Dieu que chez toi et il n’y a pas d’autre Dieu que toi.
Vraiment tu es un Dieu caché, Dieu d’Israël Sauveur !
Ils ont tous été honteux, ils ont rougi
ensemble, ils ont plongé dans la confusion, les fabriquants d’idoles.
Israël est sauvé par le Seigneur d’un salut éternel :
vous n’aurez ni honte ni confusion dans les siècles à venir.
Car ainsi parle le Seigneur, qui a créé les cieux, lui le Dieu
qui a formé la terre et l’a ornée, lui son sculpteur
il ne l'a pas créée en vain mais il l'a formée pour qu'elle soit habitée :
— Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre.
Je n'ai pas parlé dans une cache, dans un lieu obscur de la terre.
Je n’ai pas dit en vain à la descendance de Jacob : — Cherchez-moi.
Moi le Seigneur, qui dis la justice et annonce la droiture.
Assemblez-vous et venez, approchez ensemble, vous qui avez été sauvés des nations.
Ils ne savent rien, ceux qui portent un bois qu'ils ont sculpté et prient un dieu qui ne sauve pas.
Annoncez, venez et tenez conseil ensemble !
Qui a fait entendre ces choses dès le commencement, depuis lors les a prédites ?
N’est-ce pas moi, le Seigneur ? Et il n’y a pas de Dieu en dehors de moi
de Dieu juste et sauveur, il n’y en a pas d’autre que moi.
Convertissez-vous à moi et vous serez sauvés, vous tous habitants de la terre
car moi je suis Dieu et il n’y en a pas d’autre.
J’ai juré par moi-même :
— de ma bouche sortira un verbe de justice, sans retour
devant moi tout genou fléchira, toute langue jurera.
Ainsi, dans le Seigneur, dira-t-on, sont mes actes de justice et l'autorité.
Ils viendront à lui et ils seront confondus, tous ceux qui s'opposent à lui.
Dans le Seigneur sera justifiée et glorifiée toute la semence d’Israël.
Bel a fondu, Nabo est réduit en poussière
leurs simulacres sont placés sur des bêtes sauvages et des bêtes de somme ;
le poids de vos fardeaux s'est alourdi jusqu'à les épuiser.
Ensemble, elles se sont liquéfiées, elles sont tombées en poussière
elles n'ont pas pu sauver celui qui les porte, et leur âme s'en ira en captivité.
Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous tous, reste de la maison d’Israël
vous qui êtes portés dans mon sein, qui êtes en gestation dans mes entrailles :
Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, jusqu’à vos cheveux blancs je vous soutiendrai.
Je l’ai déjà fait et je vous porterai encore, je vous soutiendrai, je vous sauverai.
À qui m'avez-vous assimilé, égalé, comparé et rendu semblable
vous qui tirez l’or de la bourse et pesez l’argent à la balance
engageant un fondeur afin qu’il fasse un dieu ?
ils se prosternent et adorent.
Ils le portent sur l’épaule, ils le soutiennent et vont le poser en son lieu
il se tiendra à sa place et ne bougera pas
Mais lorsqu’on criera vers lui, il ne répondra pas
et ne les sauvera pas de la détresse.
Souvenez-vous de cela et soyez solides
prévaricateurs, revenez à votre cœur !
Rappelez-vous le temps passé car c'est moi qui suis Dieu
il n’y a pas d’autre dieu, aucun qui comme moi
annonce depuis le commencement la fin des temps
et depuis l'origine, ce qui n’est pas encore réalisé
qui dis : — Mon dessein subsistera et ma volonté sera faite
qui appelle de l’Orient un oiseau , d’un pays lointain l’homme de ma volonté.
J’ai parlé et je la ferai advenir, j’ai conçu et je la réaliserai !
Écoutez-moi, hommes au cœur dur, qui êtes éloignés de la justice !
Je fais approcher ma justice, elle ne restera pas éloignée
mon salut ne tardera pas
je donnerai en Sion le salut et ma gloire à Israël.
Descends, assieds-toi dans la poussière, vierge, fille de Babylone
assieds-toi par terre, il n'y a plus de trône pour la fille des Chaldéens
car tu ne seras plus appelée « la douce », « la délicate ».
Prends la meule et mouds de la farine
dénude ta turpitude, découvre ton épaule
dévoile tes cuisses, traverse des fleuves !
Ton ignominie sera découverte, on verra ta honte.
Je prendrai ma revanche, l'homme ne me résistera pas.
(Notre Rédempteur, le Seigneur des armées est son nom, le Saint d’Israël.)
Assieds-toi en silence, entre dans les ténèbres, fille des Chaldéens
car on ne t’appellera plus la souveraine des royaumes.
J’étais irrité contre mon peuple
j’ai profané mon héritage
et je les ai mis en ta main.
Tu ne leur a pas fait miséricorde
sur le vieillard tu as fait peser lourdement ton joug.
Tu as dit : — Je serai souveraine à jamais
tu n’as pas mis ces choses dans ton coeur
tu ne t'es pas souvenue de ta fin.
Et maintenant, écoute ceci voluptueuse, assise en sécurité
toi qui dis en ton cœur : — Moi je suis et n'y a rien à part moi !
Je ne resterai pas veuve et j'ignorerai la stérilité.
Ces deux choses t’arriveront soudain en un même jour : stérilité et veuvage
toutes ces choses viendront sur toi à cause de la multitude de tes sortilèges
et à cause de la dureté violente de tes enchanteurs.
Tu te confiais dans ta malice, tu disais : — Nul ne me voit.
Ta sagesse et ta science, ce sont elles qui t’ont séduite
alors que tu disais en ton cœur : — Moi je suis et n'y a rien à part moi.
Un malheur viendra sur toi, dont tu ne comprendras pas l'origine
une calamité fondra sur toi, que tu ne pourras pas expier
une misère viendra sur toi soudainement, que tu ne comprendras pas.
Reste donc avec tes enchanteurs et avec la multitude de tes sortilèges
auxquels tu t’es adonnée dès ta jeunesse.
Peut-être en pourras-tu tirer profit, peut-être deviendras-tu plus forte !
Tu t’es épuisée dans la multitude de tes conseillers...
Qu’ils se lèvent et qu’ils te sauvent, les augures du ciel
qui contemplaient les étoiles et supputaient les mois
afin d'annoncer par ces moyens ce qui doit t’arriver !
Voici, ils sont devenus comme le chaume : un feu les consumera.
Ils ne délivreront pas leur âme de la main de la flamme
ils ne seront même pas des braises dont on se chauffe ni un feu devant lequel on s’assied.
Tels sont devenus pour toi ceux pour qui tu t'es fatiguée :
ceux qui ont commercé avec toi depuis ta jeunesse
ont erré chacun de leur côté
pas un ne te sauvera.
Écoutez ceci, maison de Jacob
vous qui êtes appelés du nom d’ « Israël »
qui êtes sortis des eaux de Juda
qui jurez par le nom du Seigneur et qui vous souvenez du Dieu d’Israël, mais sans vérité ni droiture
(car ils tirent leur nom de la ville sainte
et ils s’appuient sur le Dieu d’Israël
« Le Seigneur des armées » est son nom) :
— Depuis longtemps, j’ai annoncé les premières choses, c'est de ma bouche qu'elles sortirent et que je les fis entendre ...
Soudain j’ai agi et elles sont arrivées !
Je savais, en effet, que tu es dur
que ton cou est un nerf de fer et ton front d’airain
je te les ai prédites depuis longtemps, avant qu’elles arrivent je les ai manifestées
de peur que tu ne dises : — Ce sont mes idoles qui les ont faites
mes sculptures et mes moulages qui les ont ordonnées !
Les choses que tu as entendues, vois-les toutes !
Pourtant, vous n'en avez pas fait l'annonce ...
À partir de maintenant, je t'en fais entendre de nouvelles, que j'ai réservées, que tu ne connais pas.
C’est maintenant qu’elles ont été créées et pas depuis longtemps, jusqu’à ce jour tu n’en avais même pas entendu parler
de peur que tu n'ailles dire : — Voici, je le savais !
Tu n'as pas entendu ni même connu, ce n'est pas depuis longtemps que ton oreille s'est ouverte
je sais en effet que prévaricant tu prévariqueras
au point que « transgresseur dès le ventre maternel », je t'ai appelé.
C'est à cause de mon nom que je vais éloigner ma colère
et pour mon honneur, que je vais te mettre la bride pour que tu ne périsses pas.
Voici, je t’ai épuré mais non comme l'argent, je t’ai choisi dans la fournaise de la pauvreté
c’est à cause de moi, à cause de moi que je le ferai, pour n'être plus blasphémé
et ma gloire je ne la donnerai à nul autre !
Écoute-moi, Jacob et toi Israël, que j’appelle
c’est moi, moi qui suis le premier et moi qui suis le dernier.
C’est ma main aussi qui a fondé la terre et ma droite qui a mesuré les cieux
c’est moi qui les appellerai et ils se maintiendront ensemble.
Assemblez-vous tous et écoutez :
qui d’entre eux a annoncé ces choses ?
Le Seigneur l'a aimé, il accomplira sa volonté à Babylone et son bras chez les Chaldéens.
Moi, moi, j’ai parlé et je l’ai appelé
je l’ai fait venir et son chemin est aplani.
Approchez-vous de moi, entendez ceci :
— Ce n'est pas dès le principe que j'ai parlé dans le secret
hors du temps, avant qu'il advienne, j'étais là
et maintenant le Seigneur Dieu et son Esprit m'ont envoyé.
Ainsi parle le Seigneur ton rédempteur, le Saint d’Israël :
— Moi, je suis le Seigneur ton Dieu qui t'enseigne ce qui t'es utile, qui te gouverne sur le chemin où tu marches.
Oh ! si tu avais été attentif à mes commandements
ta paix aurait été comme un fleuve
et ta justice comme les flots de la mer
ta semence aurait été comme le sable
et le fruit de tes entrailles comme ses grains
son nom n'aurait pas disparu ni n'aurait été effacé devant ma face.
Sortez de Babylone, fuyez les Chaldéens
avec des cris de joie, publiez-le, proclamez-le
faites-le savoir jusqu’aux extrémités de la terre.
Dites : — Le Seigneur a racheté son serviteur Jacob
ils n’ont pas eu soif dans le désert lorsqu'il les a conduits
il fit couler pour eux l’eau de la pierre
il fendit la pierre et les eaux jaillirent !
Pas de paix pour les impies, dit le Seigneur.
Écoutez, îles, et soyez attentifs, peuples des lointains :
le Seigneur dès le sein maternel m'a appelé
depuis le ventre de ma mère il s'est souvenu de mon nom
il a fait de ma bouche comme une épée tranchante
dans l'ombre de sa main il m'a protégé
il a fait de moi la flèche élue, dans son carquois il m'a caché
et il m’a dit : — Mon serviteur, c'est toi Israël, car en toi je me glorifierai.
Et moi j’ai dit : — J'ai travaillé pour du vide
sans cause et en vain j’ai consumé ma force.
Mon jugement relève donc du Seigneur
et mon œuvre de mon Dieu.
Et maintenant le Seigneur parle
lui qui me forme depuis le sein maternel pour être son serviteur
pour que je ramène à lui Jacob
(et Israël ne sera pas rassemblé).
J'ai été glorifié aux yeux du Seigneur
et mon Dieu est devenu ma force.
Il a dit : — C’est peu que tu sois pour moi un serviteur pour relever les tribus de Jacob et convertir les rebuts d’Israël.
Je t'ai établi lumière des nations pour que tu sois mon salut jusqu’aux extrémités de la terre.
Ainsi parle le Seigneur, le rédempteur, le Saint d’Israël
à l'âme méprisable, à la nation détestée, à l'esclave des dominants :
— Des rois verront, des princes se lèveront et ils adoreront
à cause du Seigneur, parce qu'il est fidèle, et du Saint d’Israël qui t’a élu.
Ainsi parle le Seigneur :
— Au temps favorable je t’ai exaucé
et au jour du salut, je te suis venu en aide
je t’ai gardé et établi en alliance du peuple
pour que tu relèves le pays et prennes possession des héritages dissipés
pour que tu dises aux prisonniers : — Sortez ! et à ceux qui sont dans les ténèbres : — Révélez-vous !
Ils paîtront sur les chemins et dans toutes les plaines seront leurs pâturages.
Ils n’auront pas faim, ils n’auront pas soif, ni la chaleur ni le soleil ne les atteindront
car celui qui a pitié d’eux les guidera et les portera à des sources d'eaux.
De toutes mes montagnes, je ferai un chemin et mes routes seront relevées.
En voici qui vont arriver de loin : là, ceux de l'Aquilon et de la mer, ceux-ci, de la terre du midi !
Louez, cieux ! Exulte, terre !
Faites retentir la louange, montagnes !
Car le Seigneur a consolé son peuple, il a eu pitié de ses pauvres.
Sion a dit : — Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée !
— Une femme peut-elle oublier son enfant au point de n'avoir pas pitié du fils de son sein ?
Quand bien même elle l'oublierait
moi, je ne t’oublierai pas !
Voici, je t’ai gravée sur mes mains
tes murs sont devant mes yeux continuellement.
Tes bâtisseurs sont venus, ceux qui te détruisaient et te ravageaient sortiront de toi.
Lève les yeux autour de toi et regarde :
tous ceux-ci se sont rassemblés et sont venus à toi.
Je suis vivant, oracle du Seigneur ! Tu te revêtiras d’eux tous comme d’une parure
tu te ceindras d'eux comme une épouse
car tes déserts et tes solitudes, le pays de ta ruine
seront maintenant trop étroits pour les habitants et ils fuiront au loin, ceux qui t'engloutissaient
jusqu'à ce qu'ils disent à tes oreilles, les fils de ta stérilité :
— L’espace est étroit pour moi, fais-moi de la place pour que je puisse habiter.
Et tu diras en ton cœur : — Ceux-ci, qui me les a engendré ?
Moi, j’étais stérile et n'engendrant pas
exilée et captive
et ceux-ci, qui les a élevés ?
J'étais abandonnée et seule ; ceux-ci, où étaient-ils ?
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
— Voici, je lève ma main vers les nations, j'élèverai mon signal vers les peuples
ils ramèneront tes fils entre leurs bras et rapporteront tes filles sur leurs épaules.
Des rois seront tes nourriciers et des princesses tes nourrices
ils se prosterneront devant toi la face contre terre
et ils lécheront la poussière de tes pieds
et tu sauras que je suis le Seigneur et que ceux qui espèrent en moi ne seront pas confondus.
Une proie sera-t-elle enlevée au puissant ?
ou encorece qui a été capturé par un homme robuste pourra-t-il être sauvé ?
Oui, ainsi parle le Seigneur :
— Même la capture du puissant lui sera enlevée
si l'on reprend un captif à un violent, il sera sauvé.
Ceux qui t'ont jugée, moi, je les jugerai et tes fils, moi, je les sauverai.
Je nourrirai tes ennemis de leurs propres chairs
ils s’enivreront de leur sang comme d’un vin nouveau
et toute chair saura que moi, je suis le Seigneur qui te sauve, le Puissant de Jacob ton rédempteur.
Ainsi parle le Seigneur :
— Quelle est cette lettre de répudiation de votre mère par laquelle je l’ai renvoyée ?
Ou — Qui est mon créancier auquel je vous ai vendus ?
Voici : c’est pour vos iniquités que vous avez été vendus
c'est pour vos crimes que j'ai renvoyé votre mère.
Pourquoi ? Je suis venu et il n’y avait personne, j’ai appelé et personne n’a entendu !
Mon bras s'est-il racourci et devenu si court que je ne puisse plus racheter ?
ou bien n'y a-t-il plus en moi la vertu qui libère ?
Voici qu'à ma menace, je ferai de la mer un désert
je mettrai les fleuves à sec
leurs poissons pourriront faute d’eau, ils mourront de soif !
Je revêtirai les cieux de ténèbres et je leur mettrai un sac pour couverture.
Le Seigneur m’a donné une langue instruite
pour que je sache soutenir par le verbe celui qui est épuisé
Il dresse au matin, au matin il dresse pour moi une oreille afin que j'écoute comme un maître.
Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille et moi, je n’ai pas contredit, je ne suis pas reparti en arrière.
J’ai livré mon corps à ceux qui frappent et mes joues à ceux qui arrachent
je n’ai pas détourné mon visage de ceux qui bafouent et qui crachent.
Le Seigneur Dieu est mon aide, c’est pourquoi je ne suis pas confondu
c’est pourquoi j'ai rendu ma face semblable à une pierre très dure, je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie : qui plaidera contre moi ? Comparaissons ensemble !
Qui est mon adversaire ? qu’il s’approche de moi !
Voici, le Seigneur Dieu est mon aide : qui est celui qui me condamnera ?
Voici, ils tomberont tous en lambeaux comme un vêtement, la teigne les dévorera.
Qui parmi vous, craignant le Seigneur et écoutant la voix de son esclave,
a marché dans les ténèbres, privé de lumière ?
Qu’il espère dans le nom du Seigneur et qu’il s’appuie sur son Dieu !
Voici, vous tous qui allumez un feu et qui vous armez de flèches embrasées :
allez dans les flammes de votre feu, au milieu des flèches que vous avez enflammées !
C’est par ma main que cela vous est arrivé ; vous dormirez dans les souffrances.
Écoutez-moi, vous qui poursuivez ce qui est juste, qui recherchez le Seigneur : observez la pierre d'où vous avez été taillés et le fond de la citerne d'où vous avez été tirés.
Soyez attentifs au cas d'Abraham votre père et de Sara qui vous a enfantés :
parce qu'il était seul, je l'ai appelé, je l’ai béni et multiplié.
C'est ainsi que le Seigneur consolera Sion et consolera toutes ses ruines.
Il rendra son désert comme un lieu de délices
et sa solitude comme le jardin du Seigneur.
Joie et allégresse s'y trouveront
action de grâces et voix de louange.
Soyez attentifs à moi, mon peuple ! Ma tribu, écoutez-moi !
Car une loi va sortir de moi et
mon jugement va s'établir comme lumière des peuples.
Mon juste est proche, mon sauveur va sortir
mes bras jugeront les peuples.
Les îles espèreront en moi,
elles soutiendront mon bras.
Levez les yeux vers le ciel et regardez en bas sur la terre
car les cieux se dissiperont comme une fumée
la terre tombera en lambeaux comme un vêtement
et ses habitants périront comme elle.
Mais mon salut sera pour toujours
et ma justice ne périra pas.
Écoutez-moi, vous qui savez ce qui est juste, peuple qui a ma loi dans ton cœur :
ne craignez pas le mépris des hommes, ne vous effrayez pas de leurs outrages !
Comme un vêtement, le ver les rongera
comme la laine, la mite les dévorera
mais mon salut sera pour toujours
et ma justice de génération en génération.
Lève-toi, lève-toi, revêts-toi de force, bras du Seigneur !
Lève-toi comme aux jours anciens, comme aux générations d’autrefois !
N’est-ce pas toi qui frappas le superbe et transperças le dragon ?
N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme
toi qui établis dans la profondeur de la mer un chemin pour que passent les affranchis ?
Et maintenant, ceux qui ont été rachetés par le Seigneur reviendront, ils viendront dans Sion en louant
et, la joie éternelle sur leur tête,
ils possèderont l'allégresse et la joie, tandis que la douleur et le gémissement s’enfuiront.
C’est moi, c’est moi qui vous consolerai.
Qui es-tu pour craindre un homme mortel, un fils d’homme
qui séchera comme l’herbe ?
Que tu oublies le Seigneur ton créateur
qui a étendu les cieux et fondé la terre ?
Que tu trembles sans cesse, tout le jour
devant la fureur de celui qui t'oppressait et se préparait à détruire ?
Où est-elle maintenant, la fureur de celui qui t'oppressait ?
Bientôt viendra celui qui s'avance pour ouvrir
ne tuera pas jusqu'à l'extermination et son pain ne lui manquera pas.
Moi, je suis le Seigneur ton Dieu
qui soulève la mer et ses flots mugissent
Dieu des armées est mon nom.
J’ai mis mes mots dans ta bouche et je t’ai couvert de l’ombre de ma main
pour que tu plantes des cieux et que tu fondes une terre
pour que tu dises à Sion : — Tu es mon peuple.
Élève-toi, élève-toi, relève-toi, Jérusalem
qui as bu de la main du Seigneur la coupe de sa colère
jusqu'au fond de la coupe de torpeur, tu as bu, tu as absorbé jusqu'au dépôt !
De tous les fils qu'elle a engendrés, il n'y en a aucun pour la soutenir
de tous les fils qu’elle a élevés, pas un qui l’ait prise par la main.
Ce sont deux choses te sont arrivées, qui s'affligera sur toi ?
Dévastation et destruction ; famine et épée. Qui te consolera ?
Tes fils ont été jetés à terre, ils gisaient à tous les coins de rue, comme une bête sauvage prise au filet
pleins de la fureur du Seigneur, de la menace de ton Dieu.
C’est pourquoi, écoute ceci, pauvre petite, enivrée, mais non de vin
ainsi parle ton Maître et Seigneur, ton Dieu qui a combattu pour son peuple :
— Voici, j’ai pris de ta main la coupe de torpeur
le fond de la coupe de ma colère
tu ne continueras plus à la boire désormais.
Je la mettrai dans la main de ceux qui t'ont humiliée
et disaient à ton âme : — Courbe-toi pour que nous passions !
Et tu as fait de ton dos comme un sol, comme une rue pour les passants !
Lève-toi, lève-toi, revêts-toi de ta force, Sion !
Revêts-toi des vêtements de ta gloire, Jérusalem, ville sainte !
Car l’incirconcis et l’impur n’entreront plus chez toi désormais.
Secoue ta poussière, relève-toi, assieds-toi, Jérusalem !
Détache les chaînes de ton cou, captive, fille de Sion !
Car ainsi parle le Seigneur :
— Vous avez été vendus gratuitement et sans argent vous serez rachetés.
Car ainsi parle le Seigneur Dieu :
— Mon peuple descendit en Égypte au commencement pour y être colon
puis Assur le calomnia sans cause.
Et maintenant qu’ai-je ici, oracle du Seigneur
puisque mon peuple a été enlevé gratuitement ?
Ses gouvernants agissent injustement, oracle du Seigneur
et sans cesse, tout le jour, mon nom est blasphémé.
C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom en ce jour-là
il saura que c’est moi qui disais : — Me voici !
Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui annonce et proclame la paix
qui annonce le bien, qui proclame le salut
qui dit à Sion : — ton Dieu a régné !
Voix de tes guetteurs !
Ils ont élevé la voix, ils chanteront ensemble des louanges
car ils verront les yeux dans les yeux , lorsque le Seigneur convertira Sion.
Réjouissez-vous et chantez ensemble des louanges, ruines de Jérusalem
Car le Seigneur a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem.
Le Seigneur a découvert son saint bras aux yeux de toutes les nations
et toutes les extrémités de la terre verront le salut de notre Dieu.
Partez, partez, sortez de là, ne touchez rien d’impur !
Sortez du milieu d’elle, purifiez-vous, vous qui portez les vases du Seigneur !
Car vous ne sortirez pas dans la précipitation ni ne vous en irez en prenant la fuite :
C'est
le Seigneur qui marchera devant vous et le Dieu d’Israël qui vous rassemblera.
Voici, mon serviteur comprendra
il sera exalté, il sera élevé, il sera très haut placé.
De même que beaucoup ont été frappés de stupeur à ton sujet (tellement sera sans gloire son aspect parmi les hommes, sa forme parmi les fils des hommes
il fera lui-même l'aspersion de nombreuses nations)
devant lui, des rois fermeront la bouche
car ils ont vu, ceux à qui rien à son sujet n'avait été raconté
ils ont contemplé, ceux qui n’avaient pas entendu.
Qui a cru à notre annonce ? À qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ?
Il s’élèvera comme une petite pousse en sa présence
comme le rejeton d’une terre aride
il n’a ni beauté ni éclat et nous l'avons regardé
il n'avait pas même d'aspect et nous l'avons désiré.
Méprisé, le dernier des hommes
homme des douleurs et connaissant l'infirmité
son visage était comme caché et méprisé
du coup, nous ne l'avons pas calculé.
Vraiment, il a porté nos langueurs, lui-même a supporté nos douleurs
et nous, nous l'avons considéré comme un lépreux, frappé par Dieu, humilié.
Lui, il a été blessé à cause de nos iniquités
écrasé à cause de nos crimes :
la correction qui nous donne la paix est sur lui, par sa plaie nous sommes guéris.
Nous avons tous erré comme des brebis, chacun s'est éloigné dans sa propre voie
et le Seigneur a posé sur lui notre iniquité à tous.
Il a été offert parce qu'il l'a voulu lui-même, même sans qu'il ouvre la bouche.
Comme un agneau, il sera conduit à l'immolation
comme une brebis devant le tondeur, il sera muet, il n’ouvrira pas la bouche
il a été enlevé à l’oppression et au jugement
sa génération, qui la racontera ?
Puisqu'il a été retranché de la terre des vivants
à cause du crime de mon peuple, il les a frappés !
Il donnera des impies pour sa tombe et un riche, pour sa mort
parce qu'il n'avait pas commis d'iniquité et qu'il n'y avait pas de mensonge en sa bouche.
Le Seigneur a voulu le broyer dans la faiblesse
s'il offre son âme pour le péché, il verra une semence perpétuée
et la volonté du Seigneur sera réalisée par sa main.
Parce qu'il a travaillé, son âme verra et se rassasiera
par sa science, le juste mon serviteur justifiera la multitude
il portera lui-même leurs iniquités.
Voilà pourquoi je lui octroierai des multitudes et il distribuera les dépouilles des puissants :
parce qu’il a livré son âme à la mort
qu’il a été compté parmi les scélérats
qu'il a porté lui-même la faute des multitudes et qu'il a prié pour les pécheurs.
Chante une louange, stérile, toi qui n’enfantes pas
éclate en louange et crie de joie, toi qui n’enfantais pas
car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui avait un époux, dit le Seigneur.
Élargis l’espace de ta tente ! Les toiles de tes habitations, déploie-les, ne restreins pas !
Allonge tes cordages et renforce tes piquets !
Car tu pénètreras à droite et à gauche
et ta semence héritera des nations
et habitera des villes désertes.
Ne crains pas car tu ne seras pas confondue
ne rougis pas, tu n'auras plus de honte
car tu oublieras la confusion de ton adolescence
et tu ne te souviendras plus de l’opprobre de ton veuvage
car celui qui t'a faite te dominera
Dieu des armées est son nom
ton rédempteur, le Saint d’Israël, sera appelé le Dieu de toute la terre.
Car comme une femme délaissée et affligée d'esprit, le Seigneur t'a appelée
comme une femme rejetée dès sa jeunesse
ton Dieu t'a parlé :
— Pour un instant, je t’avais un peu délaissée, mais avec de grandes compassions, je vais te rassembler.
Dans un moment de colère, je t’ai caché ma face, un instant
mais avec une miséricorde éternelle, j’ai eu compassion de toi, dit ton rédempteur, le Seigneur.
Il en sera pour moi comme aux jours de Noé
à qui je jurai que je n'amènerai plus les eaux de Noé sur la terre :
ainsi j’ai juré que je ne me mettrai plus en colère contre toi et que je ne te menacerai plus.
Quand les montagnes se retireront et que les collines seront ébranlées
ma miséricorde ne se retirera pas de toi
et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée
a dit celui qui a compassion de toi, le Seigneur.
Pauvre petite, balottée, sans aucune consolation
voici, je disposerai avec ordre tes pierres et je te fonderai sur des saphirs.
Je ferai tes créneaux en jaspe
tes portes en pierres sculptées
et toutes tes enceintes en pierres précieuses.
Tous tes fils seront instruits par le Seigneur :
abondance de paix pour tes fils !
Tu seras fondée dans la justice
éloigne-toi de la calomnie car tu n'auras plus à craindre
de la frayeur, car elle n’approchera plus de toi.
Voici, un voisin viendra qui n'était pas avec moi
et quelqu'un qui t'était autrefois étranger se joindra à toi.
Voici, moi, j’ai créé l'artisan qui souffle sur un feu de braises
et en retire un instrument pour son travail
c’est moi aussi qui ai créé le meurtrier pour le détruire.
Tout instrument fabriqué contre toi échouera
toute langue qui s’élèvera contre toi en justice, tu la jugeras.
Tel est l’héritage des serviteurs du Seigneur, telle est leur justice auprès de moi, oracle du Seigneur.
Oh ! tous les assoiffés, venez aux eaux ! Même vous qui n’avez pas d’argent, dépêchez-vous, achetez et mangez !
Venez, achetez du vin et du lait, sans argent et sans rien en échange !
Pourquoi comptez-vous l’argent pour n'avoir pas de pain et votre peine pour n'avoir pas de satisfaction ?
Écoutez ! Écoutez-moi donc ! Mangez ce qui est bon et votre âme se délectera de nourriture consistante.
Inclinez l'oreille et venez à moi, écoutez et votre âme vivra :
je scellerai pour vous en pacte éternel
les miséricordes de David, qui sont fidèles.
Voici, je l’ai donné pour témoin aux peuples
chef et maître pour les peuples.
Voici, une nation que tu ne connaissais pas, tu l'appelleras
des nations qui ne te connaissaient pas accourront à toi !
à cause du Seigneur ton Dieu et du Saint d’Israël parce qu’il t’a glorifié.
Cherchez le Seigneur pendant qu’il se laisse trouver
invoquez-le pendant qu’il est proche.
Que l'impie abandonne sa voie et l'homme inique ses pensées
qu’il revienne au Seigneur et il aura pitié de lui
à notre Dieu car il est abondant pour pardonner.
Mes pensées en effet ne sont pas vos pensées
ni vos voies mes voies, dit le Seigneur.
Parce qu'autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre
autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies
et mes pensées au-dessus de vos pensées
et comme la pluie ou la neige descend du ciel et n'y retourne plus
mais qu’elle abreuve la terre et la féconde et la fait germer,
qu’elle donne la semence au semeur et le pain à celui qui mange
ainsi sera mon verbe, qui sortira de ma bouche :
il ne reviendra pas à moi vide
mais fera tout ce que j’ai voulu
et prospèrera en ceux à qui je l’ai envoyé.
Puisque vous sortirez dans la joie et serez accompagnés dans la paix
les montagnes et les collines chanteront une louange devant vous
et tous les arbres de la campagne applaudiront !
Au lieu de la ronce s’élèvera le pin, au lieu de l'ortie s'élèvera le myrte
et le Seigneur sera nommé par un signe éternel qui ne sera pas enlevé.
Ainsi parle le Seigneur : — Observez le jugement et pratiquez la justice
car mon salut est près d’arriver et ma justice va être révélée.
Heureux l’homme qui fait cela
et le fils de l’homme qui s’y tient :
la garde du sabbat pour ne pas le profaner
et la garde de ses mains pour ne faire aucun mal.
Que le fils de l’étranger qui adhère au Seigneur ne parle pas en disant :
— Le Seigneur me coupera de son peuple par une séparation !
et que l’eunuque ne dise pas : — Voici, je suis un arbre sec !
Car ainsi parle le Seigneur aux eunuques :
— ceux qui auront gardé mes sabbats, choisi ce que je voulais et maintenu mon alliance
je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un lieu et un nom meilleur que des fils et des filles
je leur donnerai un nom éternel qui ne périra pas.
Et les fils de l’étranger qui sont attachés au Seigneur pour lui rendre un culte
et aimer son nom, pour être à lui comme serviteurs
tous ceux qui gardent le sabbat pour ne pas le profaner et qui maintiennent mon alliance
je les amènerai à ma montagne sainte
et je les réjouirai dans la maison de ma prière
leurs holocaustes et leurs victimes me seront agréables, sur mon autel
car ma maison sera appelée « maison de prière » pour tous les peuples
dit le Seigneur Dieu
qui rassemble les dispersés d’Israël.
Je rassemblerai encore autour d'elle avec les siens déjà rassemblés en elle.
Vous toutes, bêtes des champs, venez dévorer, vous toutes, bêtes de la forêt !
Ses gardiens sont aveugles, tous, ils ne savent rien
tous, des chiens muets qui ne peuvent aboyer
voyants d'illusions, dormant, aimant les rêveries
mais ces chiens d'une impudence extrême ignorent le rassasiement...
Eux, des pasteurs ?
Ils ignorent l'intelligence...
Tous déclinent dans leur propre chemin
chacun vers son avarice, du premier jusqu’au dernier.
— Venez, prenons du vin et remplissons-nous jusqu'à l'ivresse
et demain sera comme aujourd’hui et même bien davantage !
Le juste périt et personne n'y réfléchit en son cœur
les hommes de miséricorde sont enlevés et nul ne comprend
que le juste a été enlevé à la face du mal
que la paix arrive et qu'il est en repos sur sa couche
celui qui a suivi son chemin avec droiture.
Mais vous, approchez ici, fils de la chiromancienne
semence de l'adultère et de la prostituée !
De qui vous êtes-vous moqués ? Contre qui avez-vous ouvert la bouche et tiré la langue ?
N’êtes-vous pas des fils de malédiction, une semence mensongère
vous qui cherchez consolation dans vos dieux, sous tout arbre verdoyant
immolant des enfants dans des ravins, sous les pierres en surplomb ?
Ta part est dans des portions de ravin : voilà, voilà ton lot !
Même à elles, tu as versé des libations, tu as offert un sacrifice !
Ne serais-je pas indigné de cela ?
Sur une montagne haute et élevée tu as établi ta couche
là-haut aussi tu es montée pour y immoler des sacrifices !
Après la porte et derrière le montant, tu as placé ton mémorial
car loin de moi tu t'es découverte, tu as accueilli un adultère
tu as élargi ton lit et tu as négocié avec eux
tu as aimé leurs coucheries, à pleines mains !
Tu t'es ornée pour le roi avec de l’huile, tu as multiplié tes parfums
tu as envoyé au loin tes messagers, tu t'es humiliée jusqu’aux enfers.
Tu as travaillé à une multitude de projets et au lieu de dire après : — Je vais me reposer
tu as encore trouvé un reste de vigueur dans ta main et ça t'a suffit pour ne pas prier !
Devant qui, inquiète, as-tu éprouvé de la crainte ? Car tu as menti
tu ne t'es pas souvenue de moi et tu n'as pas réfléchi en ton coeur
que si je paraissais silencieux et comme ne voyant pas c'est parce que tu m'avais oublié.
Moi, j'annoncerai ta justice
et tes œuvres ne te seront d'aucun profit.
Quand tu crieras, qu’ils te délivrent, ceux que tu as rassemblés !
Le vent les emportera tous, une brise les enlèvera.
Mais celui qui se confie en moi héritera le pays et possédera ma sainte montagne.
Et je dirai : — Faites une voie, montrez l'itinéraire, détournez-vous du chemin,
enlevez tout obstacle de la voie de mon peuple !
Car ainsi parle le Très-Haut, le sublime, qui habite l'éternité
et dont le nom est saint, qui habite dans la hauteur et la sainteté
et avec celui qui est broyé et humble en esprit
pour vivifier l’esprit des humbles, pour vivifier les cœurs broyés.
Non, je ne contesterai pas en justice pour toujours ni ne serai en colère jusqu'à la fin
parce qu' un souffle sera sorti de ma face et que j'aurai poussé des soupirs :
à cause de son péché d'avarice, j'ai été irrité et je l'ai frappé
puis je me suis caché, j'étais encore encore irrité
il allait, vagabond, dans la voie de son coeur.
J’ai vu ses voies et je l'ai guéri
je l'ai ramené et lui ai rendu des consolations, à lui et à ceux qui se lamentent.
J'ai créé le fruit des lèvres :
— Paix, paix, à celui qui est loin et à celui qui est près, a dit le Seigneur, et je l'ai guéri !
Mais les méchants sont comme la mer agitée qui ne peut se calmer :
ses flots rejettent de la vase et de la boue.
— Il n’y a pas de paix, dit le Seigneur Dieu, pour les impies.
Crie, ne te retiens pas, élève la voix comme une trompette :
annonce à mon peuple ses crimes et à la maison de Jacob ses péchés !
Ils me cherchent de jour en jour et ils veulent connaître mes voies
comme une nation qui aurait pratiqué la justice et n’aurait pas abandonné le commandement de son Dieu ;
ils me demandent des jugements justes, ils veulent s'approcher de Dieu ...
— Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu l'aies aperçu ?
avons-nous humilié nos âmes et tu l'as ignoré ?
Voici [pourquoi] : au jour de vos jeûnes, c'est votre volonté propre qu'on trouve
et vous réclamez tous vos débiteurs !
Voici [pourquoi] : c’est pour les litiges et les contentieux que vous jeûnez,
et frappez du poing durement !
Cessez de jeûner comme vous l'avez fait jusqu'à ce jour
pour que votre voix soit entendue en haut !
Doit-il être comme cela, le jeûne que j'ai choisi :
humilier son âme pendant un jour
courber la tête comme un cerceau
se coucher sur le sac et la cendre
est-ce là ce que tu appelles un « jeûne », un « jour agréable au Seigneur » ?
Le jeûne que j'ai choisi ne consiste-t-il pas plutôt en ceci :
dissous les liens de l'impiété !
délie les fardeaux écrasants !
renvoie libres ceux qui sont abattus !
décharge de toute redevance !
Romps ton pain avec celui qui a faim !
accueille dans ta maison pauvres et vagabonds !
quand tu verras un homme nu, couvre-le ! Ne méprise pas ta propre chair.
Alors comme un matin éclatera ta lumière et ta guérison se lèvera bien vite :
ta justice marchera devant toi et la gloire du Seigneur, qu'elle te tienne solidement liée !
Alors tu appelleras et le Seigneur répondra, tu crieras et il dira : — Me voici !
si tu enlèves du milieu de toi la chaîne, si tu cesses de pointer du doigt et de parler en vain
si tu prodigues ton âme à l’affamé et rassasies l’âme affligée
ta lumière se lèvera dans les ténèbres et tes ténèbres seront comme le plein midi
le repos, le Seigneur te le donnera toujours
il emplira de splendeurs ton âme, délivrera tes os
et tu seras comme le jardin irrigué
comme la source d’eaux dont ne tariront pas les eaux.
Et les déserts des siècles seront rebâtis en toi, tu susciteras des fondements de génération en génération
et tu seras appelé « bâtisseur des enceintes, celui qui fait dévier les sentiers vers la paix » !
Et les déserts des siècles seront rebâtis en toi,
tu susciteras des fondements de génération en génération
et tu seras appelé « bâtisseur des enceintes, celui qui fait dévier les sentiers vers la paix » !
Si tu évites à ton pied au jour du sabbat de faire ce qui te plaît, en mon saint jour
si tu appelles le sabbat « délices » et le saint du Seigneur « glorieux »
si tu le glorifies effectivement en ne poursuivant pas tes voies
et en ne cherchant pas à dire tout ce que tu as envie
alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur et je t'élèverai sur les hauteurs du pays.
Je te nourrirai de l’héritage de Jacob, ton père.
Oui, la bouche du Seigneur a parlé !
Voici, la main du Seigneur n’est pas raccourcie au point de ne pas pouvoir sauver
ni son oreille endurcie pour qu'il n'exauce pas
mais ce sont vos iniquités qui ont mis une séparation entre vous et votre Dieu
vos péchés, qui vous ont caché sa face pour qu’il ne vous exauce pas.
Car vos mains sont souillées de sang et vos doigts d’iniquité
vos lèvres disent le mensonge et votre langue profère l'iniquité.
Nul n'en appelle à la justice, nul ne plaide selon la vérité
mais ils se fient au néant et disent des vanités.
Ils ont conçu la peine et enfanté l'iniquité.
Ils ont fait éclore des œufs d'aspic et tissé des toiles d’araignée :
celui qui mangera de leurs œufs mourra
et de ce qui aura été couvé éclora un basilic.
Leurs toiles d'araignée ne deviendront pas un vêtement et ils ne se couvriront pas de leurs œuvres
leurs œuvres sont des œuvres inutiles. Oeuvre d'iniquité, ce qui vient de leurs mains !
Leurs pieds courent vers le mal et se hâtent pour verser le sang innocent
leurs pensées : pensées inutiles ; sur leurs voies : dévastation et destruction.
Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, aucun jugement dans leurs démarches :
Leurs sentiers sont tordus pour eux-mêmes
quiconque y marche ne connaît pas la paix.
C’est pourquoi le jugement s'est éloigné de nous
et la justice ne nous atteindra pas.
Nous attendions la lumière, et voilà la ténèbre
la clarté, et nous avons marché dans la nuit.
Nous nous sommes cramponnés à un mur comme des aveugles
et comme des sans-yeux nous nous avons tâtonné
nous avons trébuché à l'heure de midi comme dans des ténèbres,
comme des mourants dans des lieux obscurs.
Tous, nous grognerons comme des ours, comme des colombes nous gémirons en méditant
nous attendions un jugement et il n'y en a pas
un salut, et il s'est éloigné de nous.
Oui ! nos iniquités se sont multipliées devant toi et nos péchés ont répondu pour nous
nos crimes sont avec nous et nos iniquités, nous les avons connues :
pécher et mentir contre le Seigneur
et nous nous sommes détournés pour ne pas suivre notre Dieu
pour proférer la calomnie et la révolte
nous avons conçu et proféré du fond de notre cœur des mots de mensonge
et le Jugement a été repoussé en arrière et la Justice s'est tenue au loin
car la Vérité trébuche sur la place publique et l'Équité n'a pas pu y entrer
La Vérité est vouée à l'oubli
- qui se détourne du Mal s'expose à la prédation -.
Mais
Le Seigneur a regardé, le Mal est apparu à ses yeux, puisqu’il n’y a plus de jugement.
il a vu qu’il n’y avait pas un homme, il a été dans l'embarras qu'il n'y en ait pas un qui intervienne.
Alors son bras l'a sauvé et sa justice l'a affermi.
Il s'est habillé avec la justice comme cuirasse et un casque de salut sur la tête
puis il s'est habillé de vêtements de vengeance et s’est recouvert comme d’un manteau de zèle
comme pour la vengeance, presqu'en rétribution de
fureur pour ses adversaires, en échange pour ses ennemis
il versera une contre-partie pour les îles.
Et ils craindront, ceux de l'Occident, le nom du Seigneur
et ceux du soleil levant, sa gloire
lorsque viendra comme un fleuve impétueux celui que pousse le souffle du Seigneur
et qu'il vienne en rédempteur pour Sion et pour ceux qui en Jacob reviennent de l'iniquité, dit le Seigneur.
Telle sera mon alliance avec eux, dit le Seigneur :
mon esprit qui est en toi et mes mots, que j’ai placés dans ta bouche
ne se retireront pas de ta bouche, ni de la bouche de ta semence, ni de la bouche de la semence de ta semence, dit le Seigneur,
dès maintenant et pour toujours.
Lève-toi et illumine car elle vient, ta lumière, et la gloire du Seigneur sur toi s’est levée !
Car voici, les ténèbres couvriront la terre et une épaisse obscurité les peuples
mais sur toi se lèvera le Seigneur et sa gloire en toi se verra !
Les nations marcheront dans ta lumière
et les rois dans la splendeur de ton aurore.
Lève tes yeux autour de toi et vois :
tous se sont rassemblés, ils sont venus à toi ;
tes fils viendront de loin et tes filles têteront au côté.
Alors, tu verras et tu afflueras, ton cœur admirera et se dilatera
quand se sera tournée vers toi la foule de la mer - la force des nations viendra à toi :
une inondation de chameaux te couvrira, les dromadaires de Madian et d’Éfa
tous ceux de Saba viendront, apportant de l’or et de l’encens et publieront les louanges du Seigneur.
Tous les troupeaux de Quédar seront rassemblés chez toi
les béliers de Nabajoth seront à ton service
ils seront offerts sur mon autel propitiatoire
et je glorifierai la maison de ma majesté.
Qui sont ceux-là qui volent comme une nuée et comme des colombes vers leurs fenêtres ?
Car les îles m'attendent et les vaisseaux de la mer au principe
pour que je ramène tes fils de loin
avec leur argent et leur or
au nom du Seigneur ton Dieu et par le Saint d’Israël parce qu’il t’a glorifié.
Des fils de pérégrins rebâtiront tes murailles
et leurs rois te serviront
car dans ma colère je t'ai frappée
mais dans ma réconciliation j'ai eu pitié de toi.
tes portes seront constamment ouvertes, de jour et de nuit elles ne seront pas fermées
afin que te soit apportée la force des nations et que leurs rois soient conduits.
(nation et royaume qui ne te serviront pas périront,
les nations seront dévastées en désert)
La gloire du Liban viendra chez toi, le sapin, le buis et le pin ensemble
pour orner le lieu de ma sanctification
et je glorifierai le lieu où reposent mes pieds.
Ils viendront à toi inclinés, les fils de ceux qui t'ont humiliée
ils adoreront les traces de tes pieds, tous ceux qui te bafouaient.
Ils t'appeleront « la ville du Seigneur, la Sion du Saint d’Israël ».
Au lieu que tu sois abandonnée, habitée par la haine, et qu'il n'y ait personne qui te traverse
je ferai de toi une allégresse pour les siècles, une joie de génération en génération.
Tu suceras le lait des nations, tu seras allaitée au sein des rois
et tu sauras que moi, le Seigneur, je te sauve, et que ton Rédempteur, c'est le Puissant de Jacob.
Au lieu de l’airain, j'apporterai de l’or, au lieu du fer, j'apporterai de l’argent
au lieu du bois, de l’airain et au lieu des pierres, du fer.
La Paix, j'en ferai ton administration et la Justice, tes dictateurs.
On n’entendra plus l'iniquité en ta terre, ni ravage ni ruine en tes frontières
le salut occupera tes murailles et la louange tes portes.
Ce ne sera plus pour toi désormais le soleil qui éclairera pendant le jour ni la splendeur de la lune qui t’éclairera
mais c'est le le Seigneur qui sera pour toi une lumière éternelle et ton Dieu ta gloire
ton soleil ne se couchera plus et ta lune ne diminuera plus
car le Seigneur sera une lumière éternelle et les jours de ton deuil seront accomplis.
Quant à ton peuple, tous, justes, posséderont la terre pour toujours
rejeton de ma plantation, oeuvre de ma main pour glorifier !
Le plus petit deviendra un millier et le moindre une nation très puissante.
Moi, le Seigneur, en son temps, je ferai cela subitement.
L’esprit du Seigneur est sur moi
parce que le Seigneur m'a oint pour annoncer, il m'a envoyé aux doux :
pour que je guérisse ceux qui ont le cœur brisé
que je prêche l'indulgence aux captifs et l'ouverture à ceux qui sont fermés
pour que je prêche une année propice du Seigneur et un jour de vengeance pour notre Dieu
pour que je console tous ceux qui sont en deuil
pour que j'apporte et que je donne aux endeuillés de Sion une couronne au lieu de cendre
une huile de joie au lieu d'un deuil, un manteau de louange au lieu d'amertume.
On les appellera « héros de la justice, plantation du Seigneur pour glorifier ».
Ils construiront les lieux désertés depuis un siècle et ils érigeront les ruines antiques
ils restaureront les villes désertes, désolées de génération en génération.
Des étrangers resteront et feront paître vos troupeaux
et des fils d'étrangers seront vos agriculteurs et vos vignerons.
Mais vous, vous serez appelés « prêtres du Seigneur »on vous appellera : « ministres de notre Dieu ».
Vous mangerez la force des nations et vous vous enorgueillirez de leur gloire.
Au lieu de votre double confusion et honte, eux loueront leur partage
c'est pourquoi, dans leur terre, ils posséderont le double : la joie éternelle leur sera attribuée.
Car moi le Seigneur j’aime la justice, j'ai en haine la rapine dans l'holocauste
j'établirai leur œuvre dans la vérité : je ferai avec eux une alliance perpétuelle.
Leur semence sera connue parmi les nations et leur germe au milieu des peuples
tous ceux qui les verront les reconnaîtront
parce qu’ils sont la semence que le Seigneur a bénie.
Me réjouissant, je me réjouirai dans le Seigneur, mon âme se réjouira en mon Dieu
parce qu’il m’a revêtu des vêtements du salut et m’a recouvert du manteau de la justice
comme le fiancé orné d'une couronne, comme la mariée parée de ses joyaux
Oui, comme la terre produit son germe, comme un jardin fait germer sa semence
le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.
À cause de Sion je ne me tairai pas, à cause de Jérusalem je ne prendrai pas de repos
jusqu’à ce que sorte comme une clarté son juste et que son sauveur s'embrase comme une torche !
Les nations verront ton juste et tous les rois ta gloire
on t’appellera d’un nouveau nom que la bouche du Seigneur nommera
tu seras une couronne de gloire dans la main du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu
tu ne seras plus appelée « Abandonnée » et ta terre ne s'appellera plus : « Desolée »
mais tu seras appelée « Ma volonté-en-elle » et ta terre, « Habitée »
car le Seigneur s'est complu en toi et ta terre sera habitée.
Oui, le jeune homme habitera avec une vierge et tes fils habiteront en toi
l'époux se réjouira en l'épouse, ton Dieu se réjouira en toi !
Sur tes remparts, Jérusalem, j’ai placé des gardiens
tout au long du jour, tout au long de la nuit, jamais ils ne se tairont.
Vous qui entretenez la mémoire du Seigneur, ne vous taisez pas !
Ne le laissez pas non plus en silence jusqu'à ce qu’il établisse, jusqu'à ce qu'il fonde, avec Jérusalem, la louange sur la terre.
Le Seigneur a juré par sa droite et par son bras puissant :
— Donnerai-je encore ton blé en nourriture à tes ennemis ? Les fils de l’étranger boiront-ils encore ton vin, pour lequel tu t'es fatiguée ?
Ce sont ceux qui auront fait la moisson qui la mangeront et ils loueront le Seigneur
et ceux qui auront fait la vendange qui la boiront, dans mes saints parvis.
Passez, passez par les portes, préparez un chemin pour le peuple
aplanissez la route, mettez de côté les pierres, élevez un signal vers les peuples !
Voici ce que le Seigneur a fait entendre jusqu’aux extrémités de la terre :
— Dites à la fille de Sion : — Voici, ton Sauveur vient
voici, son salaire est avec lui et son œuvre devant lui :
ils les appelleront « Peuple saint, Rachetés du Seigneur »
et toi, tu seras appelée « Recherchée, Ville-Non-Abandonnée ».
Qui est celui-là qui vient d'Édom en habits teints, de Bosra
lui ! magnifique en son vêtement, s'avançant dans l'abondance de sa force ?
— Je suis celui qui dis la justice, je suis un combattant, mais pour sauver !
Alors pourquoi ton vêtement est-il rouge et tes habits sont-ils comme ceux des fouleurs au pressoir ?
Le pressoir, je l'ai foulé seul : d'entre les nations, il n'y a pas un homme avec moi
je les ai foulés dans ma fureur, je les ai piétinés dans ma colère
leur sang a fait une aspersion sur mes habits et j’ai souillé tous mes vêtements.
Oui ! jour de vengeance dans mon cœur, l’année de ma rédemption est arrivée.
J’ai regardé autour : il n'y avait aucun auxiliaire, j'ai cherché : il n'y eut personne qui soutienne !
Alors, c'est mon bras qui m’a sauvé et mon indignation elle-même qui est venue à mon aide !
J’ai piétiné des peuples dans ma fureur et les ai enivrés dans mon indignation
j’ai fait descendre à terre leur force !
Je ferai mémoire des miséricordes du Seigneur : louange du Seigneur pour tout ce que le Seigneur nous a rendu
et pour la multitude des bontés envers la maison d’Israël qu’il leur a prodiguées
selon son indulgence et selon la multitude de ses miséricordes.
Il avait dit : — Vraiment, c'est mon peuple, eux, des fils, ils ne tromperont pas.
Et il fut pour eux un Sauveur.
En toute leur angoisse, il n'a pas été angoissé
et l'ange de sa face les a sauvés.
Dans son amour et son indulgence, il les a rachetés lui-même
et les a soutenus et portés durant tous les jours du siècle.
Mais eux le provoquèrent à la colère et attristèrent l'esprit de son Saint
alors il se changea pour eux en ennemi, lui-même leur fit la guerre
et il se souvint des jours du siècle, de Moïse, de son peuple :
– Où est celui qui les fit sortir de la mer avec les pasteurs de son troupeau ?
Où est celui qui a mis en son milieu l'esprit de son Saint
qui fit sortir à droite Moïse par le bras de sa majesté
qui fendit les eaux devant eux pour se faire un nom éternel
qui les a conduits à travers les abîmes comme un cheval qui dans le désert ne trébuche pas ?
Comme une bête descendant dans la plaine, l'Esprit du Seigneur a été son guide.
C'est ainsi que tu as conduit ton peuple, pour te faire un nom de gloire.
Prête attention depuis le ciel et regarde, de ta sainte habitation et de ta gloire :
— Où est ton zèle et ta puissance
la multitude de tes entrailles et tes miséricordes ? Pour moi, elles se sont rétrécies.
Car c'est toi notre père et Abraham ne nous a pas connus et Israël nous a ignorés.
Toi, Seigneur, tu es notre père ; « notre rédempteur » : c’est ton nom depuis l'éternité !
Pourquoi, Seigneur, nous as-tu fait errer loin de tes voies
as-tu endurci notre cœur pour que nous n'ayons plus crainte de toi ?
Reviens, à cause de tes serviteurs, tribus de ton héritage !
En un rien de temps, ils ont pris possession de ton peuple saint, nos ennemis ;
ont foulé aux pieds ton sanctuaire.
Nous sommes redevenus comme au commencement, lorsque tu ne nous gouvernais pas et que ton nom n'était pas invoqué sur nous.
Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais !
devant ta face les montagnes s'écouleraient :
comme à l'embrasement d'un feu, elles se liquéfieraient, les eaux brûleraient par ton feu
pour que ton nom soit connu de tes adversaires et que devant ta face, les nations soient bouleversées.
Lorsque tu feras des merveilles, nous ne tiendrons pas...
Tu es descendu ! Les montagnes se sont écoulées devant toi !
Depuis le siècle, nul n'a écouté, nul n'a entendu
nul œil n’a vu hormis toi, ô Dieu, ce que tu as préparé pour ceux qui espèrent en toi.
Tu es venu au-devant de celui qui était joyeux et pratiquait la justice, dans tes voies. Ils garderont mémoire de toi.
Te voici : tu étais en colère, nous avons péché. En tes voies, nous avons toujours été. Serons-nous sauvés ?
Nous sommes tous devenus comme l'Impur
toutes nos justices sont comme un linge de menstruation
tous nous sommes tombés comme une feuille et nos iniquités comme le vent nous ont emportés.
Il n’y a personne qui invoque ton nom, qui se lève et se tienne à toi
tu nous as caché ton visage et tu nous as brisés dans la main de notre iniquité.
Et maintenant, Seigneur, tu es notre père et nous, de l’argile
toi, notre sculpteur et nous tous, des œuvres de tes mains.
Ne t'irrite pas trop, Seigneur, et ne te souviens pas à jamais de l’iniquité
voici, regarde donc : ton peuple, c'est nous tous !
La ville de ton Saint est devenue déserte : Sion
déserte, Jérusalem est devenue
désolée
la maison de notre sanctification et de notre gloire
où nos pères te louaient
est devenue un embrasement de feu
tous nos biens les plus désirables sont devenus des ruines.
Face à tout cela, te contiendras-tu Seigneur ? Te tairas-tu et nous affligeras-tu sans relâche ?
Ils m'ont cherché, ceux qui auparavant n'interrogeaient pas
ils m'ont trouvé, ceux qui ne me cherchaient pas.
J'ai dit : — Me voici ! Me voici ! à une nation qui n'invoquait pas mon nom.
J'ai étendu mes mains tout le jour vers un peuple incrédule
qui marche dans une voie qui n'est pas la bonne à la suite de leurs pensées
peuple qui me provoque à la colère, en face, sans arrêt
immolant dans les jardins, sacrifiant sur des briques
se tenant dans les sépulcres et passant la nuit dans les temples des idoles
mangeant de la chair de porc et un jus impur dans leurs plats
disant : — Retire-toi ! Ne m’approche pas car tu es impur !
Ceux-là seront une fumée dans ma fureur, un feu qui brûle toujours.
Voici, c’est écrit devant moi :
— Je ne me tairai pas mais je rendrai et je rétribuerai en leur sein
vos iniquités, dit le le Seigneur, en même temps que les iniquités de vos pères
qui ont sacrifié sur les montagnes et m’ont outragé sur les collines
je jugerai leur action antérieure dans leur sein.
Ainsi parle le Seigneur :
— De même que, trouvant un grain dans une grappe
on dit : — Ne la détruis pas car il y a en elle une bénédiction
ainsi agirai-je à cause de mes serviteurs, afin de ne pas tout ruiner.
Je ferai sortir de Jacob une semence et de Juda le propriétaire de mes montagnes
mes élus en hériteront et mes serviteurs y habiteront
les campagnes deviendront des parcs à petit bétail
et la vallée d’Acor, une litière pour le gros bétail, pour mon peuple - ceux qui m’auront recherché.
Mais vous qui avez abandonné le Seigneur, qui avez oublié ma montagne sainte
qui dressez une table pour la Fortune et y faites des libations
je vous dénombrerai avec un glaive et vous tomberez au cours du massacre
car j'ai appelé et vous n’avez pas répondu, j’ai parlé et vous n’avez pas écouté
vous faisiez le mal à mes yeux, vous avez choisi ce que je ne voulais pas.
A cause de cela, ainsi parle le Seigneur Dieu :
— Voici, mes serviteurs mangeront et vous, vous aurez faim
voici, mes serviteurs boiront et vous, vous aurez soif
voici, mes serviteurs seront dans l’allégresse et vous, vous serez confondus
voici, mes serviteurs chanterons des louanges dans la joie du cœur
et vous, vous pousserez des clameurs dans la douleur du cœur, vous hurlerez dans l'écrasement de l'esprit
vous laisserez votre nom en juron pour mes élus et le Seigneur Dieu te fera périr
mais il appellera ses serviteurs d’un autre nom
par lequel celui qui est béni sur terre sera béni par Dieu : — Amen !
celui qui jure sur la terre jurera par Dieu : — Amen !
Car les premières angoisses ont été livrées à l'oubli
car elles ont été cachées à nos yeux.
voici en effet, je crée des cieux nouveaux et une terre nouvelle
les choses passées ne seront plus en mémoire, elles ne monteront plus au coeur
mais vous vous réjouirez et vous serez dans l'allégresse en ce que je crée
car me voici, je crée : Jérusalem-allégresse, son peuple-joie
j’aurai de l’allégresse en Jérusalem et je me réjouirai en mon peuple
on n’y entendra plus désormais la voix du pleur ni la voix de la clameur
il n’y aura plus là d’enfant de peu de jours, ni de vieillard qui ne remplisse le nombre de ses jours
car mourir à cent ans sera mourir jeune homme, être un pécheur que de recevoir la malédiction à cent ans
ils bâtiront et habiteront des maisons
ils planteront des vignes et en mangeront les fruits
ils ne bâtiront pas pour qu’un autre habite
ils ne planteront pas pour qu’un autre mange
car comme les jours d'un arbre seront les jours de mon peuple
les ouvrages de leurs mains vieilliront bien pour mes élus.
ils ne se fatigueront plus en vain, ils n’enfanteront plus dans le trouble
car ils sont la semence des bénis du Seigneur, avec leurs rejetons.
Et il arrivera qu'avant même qu’ils crient, moi j'aurai déjà exaucé
eux parlant encore, moi j'aurai déjà écouté.
Le loup et l’agneau paîtront ensemble
le lion comme le bœuf mangera du fourrage
le serpent, la poussière sera son pain
ils ne feront pas de mal ni ne tueront sur toute ma montagne sainte, dit le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur :
— Le ciel est mon trône et la terre l’escabeau de mes pieds.
Quelle est cette maison que vous me bâtirez ? Quel sera le lieu de mon repos ?
Toutes ces choses aussi, ma main les a faites. Elles sont miennes, toutes ces choses, dit le Seigneur.
C'est vers celui-ci que je regarde : vers l'humble, l'esprit broyé et celui qui tremble à mes paroles.
Celui qui immole un bœuf, c'est comme s'il tuait un homme
celui qui sacrifie une brebis, c'est comme s'il ôtait la cervelle d'un chien
celui qui offre une oblation, c'est comme s'il offrait du sang de porc
celui qui fait un mémorial d'encens, c'est comme s'il bénissait une idole.
Ils ont choisi toutes ces choses dans leurs voies, dans leurs abominations leur âme s'est délectée.
C'est pourquoi moi aussi, je choisirai leurs moqueries et je ferai venir sur eux ce qu'ils craignaient
car j’ai appelé et il n'y avait personne pour répondre, j’ai parlé et ils n’ont pas entendu
ils ont fait le mal à mes yeux et ils ont choisi ce que je n'ai pas voulu.
Écoutez le verbe du Seigneur, vous qui tremblez à son verbe :
— Ils l'ont dit, vos frères qui vous haïssent et rejettent à cause de mon nom :
— Que le Seigneur soit glorieux, nous le reconnaîtrons dans votre joie et leur confusion !
Voix du peuple depuis la ville, voix depuis le Temple
voix du Seigneur qui paie à ses ennemis leur salaire :
— Avant d’être en travail, elle a enfanté, avant que ne survienne son accouchement, elle a enfanté un enfant mâle.
Qui a jamais entendu chose pareille ? qui a vu chose semblable ?
Est-ce que la terre mettra au monde en un jour ? une nation sera-t-elle enfantée en même temps
pour qu'à peine en travail, Sion ait mis au monde ses fils ?
Moi qui fais enfanter les autres, n'enfanterais-je pas ? dit le Seigneur
moi qui donne aux autres la faculté d'engendrer, serais-je stérile ? dit le Seigneur ton Dieu.
Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle, vous tous qui l’aimez
tressaillez de joie avec elle : joie ! vous tous qui vous lamentiez sur elle
afin que vous vous allaitiez, que vous vous rassasiez du sein de ses consolations
afin que vous y buviez à longs traits, que vous regorgiez des délices de sa gloire adaptée à tous les goûts
afin que vous vous allaitiez, que vous vous rassasiez du sein de ses consolations
afin que vous y buviez à longs traits, que vous regorgiez des délices de sa gloire adaptée à tous les goûts
car ainsi parle le Seigneur :
— Je vais détourner sur elle comme un fleuve de paix
et comme un torrent qui déborde la gloire des nations dont vous vous allaiterez.
Sur la poitrine vous serez portés, sur les genoux vous serez caressés
comme celui qu'une mère caresse, ainsi je vous consolerai : dans Jérusalem vous serez consolés.
Vous verrez et votre cœur se réjouira
et vos os comme un végétal germeront.
La main du Seigneur sera connue de ses serviteurs et son indignation à ses ennemis.
Car voici, le Seigneur viendra dans le feu, avec ses chars, comme un ouragan
pour transformer en colère son indignation et ses menaces en flamme de feu.
Oui, par le feu le Seigneur discernera, par son glaive sur toute chair :
ils seront nombreux, ceux qui seront massacrés par le Seigneur :
ceux qui se sanctifiaient et se pensaient purs, dans les jardins, derrière, l'Une, à l'intérieur :
les mangeurs de chair de porc, de mets abominables et de souris
seront consumés tous ensemble, dit le Seigneur
et moi, leurs œuvres et leurs pensées, je viens pour rassembler toutes les nations et toutes les langues
elles viendront et verront ma gloire
je placerai parmi elles un signe et de ceux qui auront été sauvés, j’en enverrai vers les nations :
dans la Mer, en Afrique et en Lydie, qui tirent la flèche, en Italie et Grèce
vers les îles lointaines qui n’ont rien entendu à mon sujet et n’ont pas vu ma gloire
et ils annonceront ma gloire aux nations
ils amèneront tous vos frères de toutes les nations en offrande au Seigneur
sur des chevaux, sur des chars, en litière, sur des mulets et des chariots
vers ma montagne sainte, Jérusalem, dit le Seigneur
comme si les fils d’Israël apportaient l’offrande dans un vase pur à la maison du Seigneur
et j’en prendrai parmi eux pour prêtres et pour lévites, dit le Seigneur
car comme les cieux nouveaux et la terre nouvelle que je fais tenir devant moi, dit le Seigneur
ainsi tiendront votre semence et votre nom.
Et il arrivera que de mois en mois et de sabbat en sabbat
toute chair viendra pour adorer devant ma face, dit le Seigneur
et ils sortiront et verront les cadavres des hommes qui ont prévariqué contre moi
car leur ver ne mourra pas et leur feu ne s’éteindra pas
et ils seront jusqu'au dégoût donnés en spectacle à toute chair.
ICI FINIT LE LIVRE DU PROPHÈTE ISAÏE