Le saviez-vous ? « Jérémier », voire « jérémiader », en français dans le texte (CNRTL), c'est « pousser des jérémiades », c'est-à-dire des lamentations persistantes. Il s'agit souvent de déplorations sur l’état de la société, accompagnées de prévisions sur l'imminence de son effondrement. Toutes ces expressions tirent leur origine du livre de Jérémie et du livre des Lamentations, elles aussi traditionnellement attribuées au prophète Jérémie.
Le personnage historique de Jérémie est un prêtre contemporain de la destruction de Jérusalem et de l'occupation babylonienne de la Judée survenues à la fin du 7e et au début du 6e s. av. J.-C. Dès sa jeunesse il est choisi par le Verbe de Dieu (Jr 1,4) et son sort d'homme est parallèle au sort de son message : il n’est pas reçu par sa génération et il reste sans enfant sur cette terre, ce qui est un sommet de malheur dans la religion antique (Jr 16,1-2).
Tel Cassandre à Troie, Jérémie à Jérusalem semble le seul clairvoyant parmi une foule d'aveugles. Il est rejeté par les jérusalémites de son temps, mais c'est avec les lecteurs de son livre qu'il crée une communion. Au fond, c'est avec nous, lecteurs hic et nunc de son livre, qu'il partage ses angoisses et ses pronostics. C’est aussi avec ses lecteurs (cf. Jr 30,2) qu'il partage son espérance d’une vie reconstruite et d'une alliance nouvelle (Jr 31,31-34)... seulement après la chute qu'il voit arriver. Ce faisant, à travers l'épreuve de la souffrance, Jérémie est conduit à une religion plus intérieure, qui ouvre une nouvelle alliance. Par le péché (Jr 4,4 ; 17,9 ; 18,12), l'union entre l'homme et Dieu est brisée, mais Dieu « scrute les reins et les cœurs » (Jr 11,20) et tient compte de la responsabilité de chacun (Jr 31,29s) dans l'alliance.
Après le Psautier, Jérémie est le livre le plus long de la Bible. Il est composé comme une anthologie complexe de morceaux poétiques et de récits : consignations d'oracles, récits d'actions prophétiques symboliques alternent avec divers passages plus biographiques et même des lettres (Jr 29,1.25.29) et ... un contrat (Jr 32,10) ! De nombreux oracles sont accompagnés d'une introduction chronologique, cependant, dans sa forme canonique, la collection n'est pas organisée selon un ordre chronologique.
Par une sorte de « mise en abîme » qui le rend fascinant pour les lecteurs modernes, le livre raconte ses propres origines. Il s'affirme composé de plusieurs petit livres (Jr 30,2 ; 36,2.32 ; 45,1 ; 51,60.63), il connaît une destinée tragique comme celle d'un supplicié qu'on noie (Jr 51,63-64) ou qu'on lacère et brûle (Jr 36). Rarement, dans les Écritures, on trouve une telle concordance entre le message et le messager, qui préfigure le genre littéraire de l'« é/Évangile ». En Jr 36,32, le scribe Baruch, secrétaire de Jérémie est ironiquement désigné comme le deuxième auteur du livre, sorte d'évangéliste de son maître. Avant l'époque du Nouveau Testament, Jérémie était déjà reconnu comme l'archétype du véritable prophète.
Tant par l'histoire qu'il raconte, centrée sur la biographie d'un homme témoin-martyr du Verbe divin, que pour le message qu'il véhicule, il est le précurseur de la Nouvelle Alliance évangélique. Le prophète lui-même peut être compris comme une figure du Christ souffrant, comme le montre a posteriori l'usage de Jérémie dans le Nouveau Testament. Inversement, Jésus a été identifié comme un nouveau Jérémie (Mt 16,14) : célibataire, annonçant la chute du temple, le « malheur » à ses contemporains et un renouveau radical de leur relation avec Dieu. Paul, lui aussi, se reconnaît dans Jérémie : célibataire, élu depuis sa jeunesse, prophète aux nations (Ga 1,15-16).
Le livre existe dans deux formes littéraires : le texte massorétique et la septante. Les découvertes de Qumrân prouvent que la septante est fondée sur un autre texte hébreu.
Dans ce livre s'entremêlent prose et poésie :
Jérémie commença sa mission dans les années de l'indépendance de la Judée, pleines d'espoir. La chute de Ninive en 612 bouleversa la dynamique des forces dans la région tandis que le nouvel empire Babylonien revendiqua progressivement les territoires anciennement sous domination assyrienne. Le pharaon Nékao II chercha, lui aussi, à reprendre le contrôle du Levant. Dans ce contexte, le roi réformateur Josias, trouva la mort en 609 dans la bataille contre Nékao à Megiddo. A ce moment-là, la Judée devint un vassal de l'Égypte, avant de passer sous le contrôle de l'empire babylonien de Nabuchodonosor en 605 av. J.-C. Les successeurs de Josias, mis en place par des forces étrangères, manquaient de l'autorité nécessaire pour parvenir à un compromis entre les partisans de Babylone et ceux de l'Égypte. Deux rébellions de Juda contre son nouveau souverain entraînèrent l'interventions militaires des Babyloniens : la première, en 597, fut suivie de la première déportation ; la deuxième, en 587, fut suivie par la destruction de Jérusalem, de son temple ainsi que de la déportation d'une grande partie de sa population.
Parmi les livres prophétiques, les données exceptionnelles de ce livre rendent possible une tentative de reconstitution de la vie de Jérémie, issu d'une famille de prêtres d'Anatot, un village près de Jérusalem. Le livre inscrit la mission de Jérémie à la treizième année du règne de Josias, en 626 : Jr 1,2. Son ministère s'exerce pendant les quarante années qui voient s’effondrer le royaume de Judée et sa société. Après la destruction de Jérusalem, malgré les supplications du prophète pour rester en Judée, il fut emmené par son peuple en Égypte. Le livre ne mentionne pas sa mort.
Au-delà de la forme littéraire on peut établir quelques traits de la personnalité de Jérémie. Envoyé « pour arracher et renverser, pour exterminer et démolir » (Jr 1,10), il annonce sans cesse les malheurs et doit lutter contre ses concitoyens et les chefs du peuple, « un homme de querelle et de discorde pour tout le pays » (Jr 15,10). Sa relation à Dieu s'exprime sous forme de plaintes et de lamentations: « Pourquoi ma souffrance est-elle continue ? » (Jr 15,18), ou « Maudit soit le jour où je suis né... » (Jr 20,14) proche de Job.
Nous pouvons percevoir ses relations tumultueuses avec Dieu à travers ce que la tradition exégétique appelle :« Les Confessions de Jérémie » (Jr 11,18-12,6 ; 15,10-21 ; 17,14-18 ; 18,18-23 ; 20,7-18). Elles sont rédigées à la première personne, empreintes d’une poésie et de lamentations personnelles. Cependant, l'histoire de Jérémie demeure un récit majoritairement écrit à la troisième personne : Jr 19,1-20 ; 26 ; 36 ; 45 ; 28-29 ; 51,59-64 ; 34,8-22 ; 37-44.
Le livre suggère lui-même les étapes de sa composition.
Jérémie ne connaît pas le succès pendant sa vie, mais ensuite il exerce une profonde influence, parce que la destruction de Jérusalem confirma la véracité de ses paroles. La destruction mit en doute si l’alliance entre Juda et son Dieu est encore valide. Dans ce contexte Jérémie introduit la promesse de la nouvelle alliance capable de changer le cœur du peuple.
Le Nouveau Testament comporte de nombreuses citations et allusions à Jérémie (Mt 16,14 ; Lc 19,46).
La tradition juive fait de très nombreuses références à Jérémie, dans le Talmud ou les Midrashim. Il est impossible de dresser un véritable panorama devant la diversité des références qui abondent, mais il faut noter que les rabbins relient souvent Moïse et Jérémie (cf. Dt 18,18).
Les Pères de l’Eglise sont eux aussi très nombreux à avoir commenté le livre de Jérémie. Avant le début du 2e s. ap. J.-C., on ne trouve que de simples citations de Jérémie.
Ensuite, ont commenté Jérémie, entre autres:
Le thème de la nouvelle alliance est capital dans la théologie chrétienne sacramentelle. Jérémie (Jr 1,5-10) est lu lors des ordinations sacerdotales, tandis que les récits de l’appel de Dieu sont influents dans la théologie pastorale.
Arts visuels
Au Moyen Age, le signe distinctif de Jérémie est sa mélancolie. Il est donc facilement reconnaissable, au milieu des autres prophètes, sur les sculptures des cathédrales, et par exemple, sur le portail de Chartres. (†1564) l’a peint avec la même gravité sombre dans la Chapelle Sixtine. De même (†1669).
ICI COMMENCE LE LIVRE DU PROPHÈTE JÉRÉMIE
Verbes de Jérémie fils de Helcias, un des prêtres qui furent à Anathoth en terre de Benjamin :
verbe du Seigneur qui lui advint aux jours de Josias fils d’Amon, roi de Juda,
la treizième année de son règne
et ça arriva aux jours de Joachim, fils de Josias roi de Juda,
jusqu’à la fin de la onzième année de Sédécias, fils de Josias roi de Juda,
jusqu’à la déportation de Jérusalem au cinquième mois.
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Avant que je te façonne dans le ventre maternel je t'ai connu
et avant que sortes du sein je t’ai sanctifié :
comme prophète je t'ai donné aux nations.
Et je dis : — A... a... a... Seigneur Dieu, voici, je ne sais pas parler car je suis un enfant !
Et le Seigneur me dit : — Ne dis pas : « — Je suis un enfant »,
car vers tout ce pour quoi je t’enverrai, tu iras,
et tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras.
— Ne crains pas devant eux
car avec toi, moi, je suis, pour te délivrer, dit le Seigneur.
Et le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche
et le Seigneur me dit : — Voici, j'ai mis mes verbes dans ta bouche
voici, je t'ai établi en ce jour sur nations et sur royaumes
pour arracher et pour détruire et pour perdre et pour dissiper et pour bâtir et pour planter !
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Qu'est ce que tu vois, Jérémie ?
Et je dis : — Une branche qui veille, voilà ce que je vois !
Et le Seigneur me dit : — Tu as bien vu, car c'est moi qui veillerai sur mon verbe pour le produire.
Et le verbe du Seigneur m'advint pour la seconde fois en disant : — Toi, qu'est-ce que tu vois ?
Et je dis : — Une marmite bouillante, voilà ce que je vois
sa face venant de la face de l'Aquilon.
Et le Seigneur me dit :
— C’est de l'Aquilon que le malheur se répandra sur tous les habitants de la terre
car voici que moi j'appellerai toutes les familles des royaumes de l'Aquilon, dit le Seigneur
et elles viendront et placeront chacune son trône à l’entrée des portes de Jérusalem,
et sur toutes ses murailles alentour
et près de toutes les villes de Juda.
Et je prononcerai mes jugements sur eux au sujet de toute leur méchanceté,
eux qui m’ont abandonné et ont offert des libations à d'autres dieux
et qui ont adoré l'ouvrage de leurs mains.
Toi donc, ceins-toi les reins, lève-toi, et dis-leur tout ce que moi je t’ordonne :
ne tremble pas face à eux, et je te ferai encore moins craindre leurs faces !
Voici que moi je t'ai donné aujourd'hui comme une ville fortifiée, et une colonne de fer
et une muraille d’airain, sur toute la terre,
aux rois de Juda, à ses princes et à ses prêtres et au peuple de la terre.
— Et ils te combattront, mais ils ne l'emporteront pas,
car moi je suis avec toi, dit le Seigneur, pour te délivrer.
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Va et crie aux oreilles de Jérusalem en disant : — Ainsi parle le Seigneur :
— Je me suis souvenu de toi, ayant pitié de ta jeunesse, de l'amour de tes épousailles,
lorsque tu me suivis au désert, dans la terre qu’on n’ensemence pas.
— Israël [est] saint pour le Seigneur, les prémices de ses fruits.
Tous ceux qui le dévorent sont coupables, les maux viendront sur eux, dit le Seigneur.
Écoutez la parole du Seigneur, maison de Jacob
et toutes familles de la maison d’Israël !
Ainsi parle le Seigneur :
— Qu’est-ce que vos pères ont trouvé en moi d’injustice ?
Parce qu'ils se sont éloignés de moi et ils ont marché après la vanité et sont devenus vains.
Et ils n’ont pas dit : — Où est le Seigneur qui nous a fait monter de la terre d’Égypte,
qui nous a guidés par le désert,
à travers une terre inhabitable et impraticable,
à travers une terre de la soif et image de mort,
à travers une terre par où nul homme n'a passé et où personne n’a habité ?
Et je vous ai fait entrer dans la terre Carmelite,
afin que vous mangiez son fruit et ce qu'il y a de meilleur,
mais une fois entrés, vous avez souillé ma terre
et fait de mon héritage une abomination.
Les prêtres n’ont pas dit : — Où est le Seigneur ?
Et ceux qui détiennent la Loi ne m’ont pas connu
et les pasteurs se sont révoltés contre moi
et les prophètes ont prophétisé par Baal, et ont suivi les idoles.
— C'est pourquoi j'entrerai en jugement encore avec vous, dit le Seigneur,
et avec vos fils je discuterai.
Passez aux îles des Quetites et regardez !
Et envoyez à Quédar et considérez avec le plus grand soin
et voyez s'il s'[y] est fait [quelque chose] de semblable :
est-ce qu'une nation a changé de dieux ? Et assurément eux-mêmes ne sont pas des dieux.
Mais mon peuple a changé sa gloire contre une idole.
— Cieux, soyez-en stupéfaits
et ses portes, soyez extrêmement désolés, dit le Seigneur.
Car ce sont deux maux que mon peuple a fait :
ils m’ont abandonné, une source d'eau vive, pour se creuser des citernes,
des citernes fissurées qui ne peuvent pas retenir l’eau.
Israël est-il esclave, ou né dans la maison ?
Pourquoi donc est-il devenu une proie ?
Sur lui les lions ont rugi, ils ont donné de leur voix
et ont mis sa terre en désolation.
Ses villes ont été incendiées, et il n’y a personne qui y habite.
Même les fils de Memphis et de Tafnes t'ont déshonorée jusqu'au sommet [de la tête] !
Cela ne t'est-il pas arrivé parce que tu as abandonné le Seigneur ton Dieu, en ce temps-là, lorsqu`il te conduisait par le chemin ?
Et maintenant que veux-tu [faire] pour toi sur la route de l’Égypte, pour boire l’eau trouble,
et qu’as-tu [à faire] avec la route des Assyriens pour boire l’eau du fleuve ?
Ta méchanceté t'accusera et ton apostasie te blâmera.
— Sache et vois qu'il est mauvais et amer d’avoir abandonné le Seigneur ton Dieu
et que ma crainte ne soit plus auprès de toi, dit le Seigneur Dieu des armées.
Car depuis des siècles tu as brisé mon joug, tu as rompu mes liens
et tu as dit : — Je ne servirai pas.
Car sur toute colline élevée et sous tout arbre verdoyant tu t'étendais [comme] une prostituée.
Et moi, je t’avais plantée comme une vigne choisie, une toute vraie semence.
Comment t’es-tu changée en [plant] difforme ? Vigne étrangère !
— Si tu te lavais avec du nitre et que tu multipliais pour toi l'herbe de borith,
tu resterais tachée en ton iniquité devant moi, dit le Seigneur Dieu.
Comment dis-tu : — Je ne suis pas souillée, je ne suis pas allée après les Baals ?
Vois tes chemins dans la vallée, [re]connais ce que tu as fait !
Coursier léger, étendant tes chemins !
Onagre habitué à la solitude !
Dans le désir de son âme, elle a attiré le vent de son amour.
Personne ne la détournera.
Tous ceux qui la cherchent ne se fatigueront pas.
En ses menstrues ils la trouveront.
Préserve ton pied de la nudité
et ton gosier de la soif !
Mais tu dis : — J'ai désespéré. Je ne le ferai absolument pas
car assurément j’ai aimé les étrangers et après eux je marcherai.
Comme est couvert de honte le voleur quand il est surpris,
ainsi ont été honteux ceux la maison d’Israël :
eux et leurs rois,
chefs et prêtres et leurs prophètes,
disant au bois : — Tu es mon père. Et à la pierre : — C'est toi qui m'as mis au monde ;
ils m’ont tourné dos, et non la face,
et au temps de leur malheur ils diront : — Lève-toi et délivre-nous !
Où sont tes dieux que tu t’es faits ?
Qu’ils se lèvent et qu'ils te délivrent au temps de ton affliction.
Car selon le nombre de tes villes étaient [le nombre de] tes dieux, Juda !
— Pourquoi voulez-vous entrer en jugement avec moi ? Tous, vous m'avez abandonné dit le Seigneur.
C’est en vain que j’ai frappé vos fils : ils n’ont pas accepté la correction !
Votre épée a dévoré vos prophètes
comme un lion destructeur .
Membres de votre génération, essayez de voir
le verbe du Seigneur !
Suis-je devenu pour Israël un désert ou une terre nocturne ?
Pourquoi donc mon peuple a-t-il dit : — Nous nous sommes retirés, nous ne viendrons plus vers toi ?
Une vierge oublie-t-elle sa parure ?
Une épouse son bandeau pectoral ?
Mais mon peuple m’a oublié depuis des jours sans nombre !
Pourquoi t'efforces-tu de montrer ta voie comme bonne pour chercher l'amour ?
toi, qui en outre as enseigné tes méchancetés à tes [propres] voies.
Aussi jusque sur tes bras se trouve le sang des âmes des pauvres et des innocents.
Je ne les ai pas trouvés dans les fossés, mais dans tout ce que j'ai mentionné plus haut.
Et tu dis : — Moi je suis sans péché et innocente.
C'est pourquoi : que ta colère se détourne de moi !
Voici que moi je vais entrer en jugement avec toi sur ce que tu as dit : — Je n’ai pas péché.
Comme tu es devenue extrêmement vile en renouvelant tes voies !
Aussi par l’Égypte tu seras confondue, comme tu as été confondue par Assur.
De là aussi tu sortiras et tes mains seront sur ta tête,
car le Seigneur a broyé [l'objet de] ta confiance, et tu n'auras [en lui] rien de prospère.
Il est couramment dit :
— Lorsqu’un homme aura répudié sa femme
et que partant de chez lui elle sera allée à un autre homme,
retournera-t-il encore vers elle ?
N'est-elle pas polluée et profanée cette femme-là ?
Et toi, tu t'es prostituée à de nombreux amants,
toutefois reviens vers moi ! dit le Seigneur.
Lève les yeux et
regarde tout droit. Où ne t'es-tu pas prostrée ?
Sur les chemins tu t'es assise les attendant, comme un brigand dans le désert,
et tu as souillé la terre par tes prostitutions et par ta méchanceté.
À cause de cela les gouttes de pluies ont été retenues, les pluies tardives il n'y en a pas eu.
Mais tu as pris le front de la fille publique, et tu n'as pas voulu rougir.
Donc au moins dès maintenant appelle-moi :
— Mon père ! Le gardien de ma jeunesse, c'est toi !
Seras-tu en fureur à jamais ? La conserveras-tu pour toujours ?
Voilà tu as parlé, et tu as commis des crimes, et tu en as été capable.
Le Seigneur me dit aux jours du roi Josias :
— As-tu vu ce qu’a fait Israël l'Apostate ?
Elle allait elle-même sur toute montagne élevée et sous tout arbre vert, et s’y est prostituée.
Je dis quand elle eut fait toutes ces choses : — Reviens à moi. Mais elle n’est pas revenue.
Et sa sœur, Juda la traîtresse, a vu.
Car pour cette raison qu'Israël l'Apostate a commis l'adultère, je l'ai répudiée et je lui ai donné certificat de divorce,
et sa sœur, Juda la perfide, n’a pas pris peur
mais elle s'en est allée et elle s'est prostituée, elle aussi.
Et par la légèreté de sa prostitution, elle a souillé la terre,
et elle a commis l’adultère avec le bois et la pierre.
— Et avec tout cela sa sœur, Juda la traîtresse, n’est pas revenue à moi de tout son cœur, mais avec mensonge, dit le Seigneur.
Le Seigneur me dit :
— Israël la rebelle a justifié son âme en comparaison de Juda la prévaricatrice.
Va, et crie ces paroles du côté du septentrion et tu diras :
— Reviens, Israël la rebelle, dit le Seigneur.
— Je ne détournerai pas mon visage de vous,
car je suis saint, moi, dit le Seigneur.
Je ne serai pas irrité pour toujours.
Seulement reconnais ta faute, car tu t'es rebellée contre le Seigneur ton Dieu,
Et tu as éparpillé tes chemins vers les étrangers, sous tout arbre vert.
— Et tu n'as pas écouté ma voix, dit le Seigneur.
— Convertissez-vous, fils, en revenant [vers moi], dit le Seigneur,
car moi je suis votre mari.
Et je vous prendrai, un d’une ville et deux d’une famille,
et vous introduirai dans Sion.
Et je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur,
et ils vous feront paître avec science et doctrine.
— Et quand vous vous serez multipliés et vous vous serez accrus sur la terre,
en ces jours-là, dit le Seigneur , on ne dira plus : — L'arche de l'Alliance du Seigneur,
et elle ne montera pas au coeur, on ne s’en souviendra plus,
on ne [la] visitera plus,
et on n’en fera plus [une autre].
En ce temps-là on appellera Jérusalem : — Trône du Seigneur !
Et toutes les nations s'y rassembleront au nom du Seigneur dans Jérusalem,
et elles ne marcheront plus après la perversité de leur cœur très mauvais.
En ces jours-là, la maison de Juda marchera vers la maison d’Israël,
et elles viendront ensemble de la terre du septentrion à la terre que j’ai donnée à vos pères.
Et moi j'ai dit : — Comment te placerai-je parmi les fils ?
Et je te donnerai une terre de désirable,
un héritage magnifique des armées des nations.
Et j’ai dit : — Tu m’appelleras « père », et tu ne cesseras pas de marcher après moi.
— Mais comme une femme méprise son amant,
ainsi m'a méprisé la Maison d’Israël, dit le Seigneur.
Une voix s'est faite entendre dans les chemins, les pleurs et les hurlements des fils d’Israël,
parce qu’ils ont perverti leur chemin, ont oublié le Seigneur leur Dieu :
— Convertissez-vous, fils, en revenant [vers moi] ! Je guérirai vos aversions.
Nous voici, nous venons à toi, car tu es le Seigneur notre Dieu.
Vraiment, menteuses étaient les collines et la multitude des montagnes.
Vraiment, c’est dans le Seigneur notre Dieu qu’est le salut d’Israël.
Et la Confusion a dévoré le travail de nos pères dès notre jeunesse,
leurs troupeaux de menu bétail et leurs troupeaux de gros bétail,
leurs fils et leurs filles.
Nous dormirons dans notre confusion, et notre ignominie nous couvrira,
parce que c’est contre le Seigneur notre Dieu que nous avons péché,
nous et nos pères, dès notre jeunesse et jusqu’à ce jour,
et nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu.
— Si tu te convertis, Israël, dit le Seigneur , convertis-toi à moi.
Et si tu ôtes tes scandales de devant ma face, tu ne seras pas ébranlé
et tu jureras : — Le Seigneur est vivant, en vérité, en jugement et en justice,
et les nations le béniront, et c'est lui-même qu'elles loueront.
Car ainsi parle le Seigneur à un homme de Juda et à Jérusalem :
— Renouvelez pour vous une novale et ne semez pas sur les épines.
Circoncisez-vous pour le Seigneur, et enlevez les prépuces de vos cœurs,
homme de Juda et habitants de Jérusalem !
De peur que mon indignation sorte comme un feu,
et ne brûle, et qu'il n'y ait personne qui [l'] éteindrait
à cause de la méchanceté de vos pensées.
Annoncez dans Juda et faites entendre dans Jérusalem,
parlez, et sonnez de la trompette dans le pays !
Criez fortement et dites : — Rassemblez-vous, et entrons dans les villes fortes !
Élevez un étendard dans Sion ! Fortifiez-vous ! Ne vous arrêtez pas !
Car c'est le malheur que moi je fais venir de l’Aquilon et un grand écrasement.
Un lion est monté de son fourré et un spoliateur de nations s'est levé,
il est sorti de son lieu pour mettre ta terre en désolation.
Tes villes seront dévastées, demeurant sans habitant.
À cause de cela ceignez-vous de cilices ! Lamentez-vous et ululez !
Car la colère de la fureur du Seigneur ne s’est pas détournée de nous.
— Et il arrivera en ce jour-là, dit le Seigneur,
que périra le cœur du roi et le cœur des princes.
Les prêtres seront stupéfaits et les prophètes seront consternés.
Et je dis : — Hélas, hélas, hélas ! Seigneur Dieu,
as-tu donc trompé ce peuple et Jérusalem, en disant : — Vous aurez la paix.
Et voilà que l'épée est parvenue jusqu'à l'âme.
En ce temps-là, on dira à ce peuple et à Jérusalem :
— Un vent brûlant [souffle] sur les routes qui sont dans le désert,
routes de la fille de mon peuple, non pour vanner et pour nettoyer !
Un esprit plein viendra [descendant] de ces [hauteurs] à moi.
Et maintenant, moi aussi je prononcerai mes jugements contre eux :
— Voici comme les nuées il montera, et comme l’ouragan ses chars.
Plus rapides que les aigles ses chevaux.
Malheur à nous, car nous avons été dévastés !
Lave ton cœur de la méchanceté, Jérusalem, pour que tu sois sauvée !
Jusques à quand demeureront-elles en toi, tes pensées nuisibles ?
Car [voici] une voix de celui qui annonce depuis Dan et de celui qui fait connaitre l'idole depuis la montagne d’Éphraïm.
Excitez les nations ! Voici on a entendu à Jérusalem
que des gardiens viennent d’une terre lointaine et ils donnent leurs voix contre les villes de Juda.
— Comme les gardiens des champs, ils ils se sont formés en cercle contre elle,
parce qu'elle m'a provoqué à la colère, dit le Seigneur.
Tes chemins et tes pensées t'ont fait cela.
C'est ta méchanceté, car elle est amère, car elle t'a touché jusqu’au cœur !
Mon ventre, mon ventre ! qu'il me fait mal !
Les sentiments de mon cœur sont troublés en moi.
Je ne me tairai pas, car mon âme a entendu la voix de la trompette, la clameur du combat.
On annonce ruine sur ruine.
Car tout le pays est dévasté.
Tout d’un coup sont dévastées mes tentes, en un instant mes pavillons.
Jusques à quand verrai-je le fugitif, entendrai-je la voix de la trompette ?
Car mon peuple est stupide, il ne m'a pas connu.
Ce sont des fils insensés et sans cœur.
Ils sont sages pour faire le mal, mais faire le bien ils ne le savent pas.
J'ai regardé la terre, et elle était vide et de nulle valeur
et vers les cieux, et la lumière n'était plus en eux.
J'ai vu les montagnes, et voici, elles étaient ébranlées, et toutes les collines ont été bouleversées.
J'ai observé et il n’y avait pas d'homme et tous les oiseaux du ciel s'étaient retirés.
J'ai regardé, et voici, le Carmel est un désert, et toutes ses villes ont été détruites
à la face du Seigneur, à la face de la colère de sa fureur.
Car ainsi dit le Seigneur :
— Toute la terre sera déserte,
mais je ne ferai pas [sa] consommation.
La terre sera en deuil et les cieux en haut se désoleront.
De ce dont j'ai parlé j’ai formé un dessein et je ne m'[en] suis pas repenti et je ne m’[en] suis pas détourné.
À la voix du cavalier et du tireur de flèche toute la ville est en fuite.
Ils sont entrés dans les escarpements, ils sont montés sur les rochers.
Toutes les villes sont abandonnées et l'homme n’y habite pas.
Et toi, dévastée, que feras-tu ?
Quand tu te revêtirais de pourpre,
quand tu te parerais d’ornements d’or et tu peindrais tes yeux avec du fard,
c’est en vain que tu te ferais belle !
Ils t'ont méprisé tes amants, c'est ton âme qu'ils chercheront.
Car j'ai entendu une voix comme d’une [femme] en travail, les angoisses comme d'une jeune accouchée,
la voix de la fille de Sion [qui] se meurt et qui étend ses mains :
malheur à moi ! parce que mon âme a défailli à cause des tués.
Parcourez les rues de Jérusalem et regardez
et informez-vous et cherchez sur ses places
si vous y trouvez un homme pratiquant la justice, cherchant la fidélité, et je lui serai favorable.
Mais s'ils disent : — Le Seigneur est vivant, en cela ils jurent faussement.
Seigneur, tes yeux regardent la fidélité ;
tu les as frappés, et ils n'ont pas éprouvé de la douleur,
tu les as exterminés, et ils ont refusé d'accepter la correction :
ils ont endurci leurs visages plus que le roc, ils ont refusé de revenir.
Et moi, je disais : — Ce sont peut-être des pauvres et stupides,
ignorant la voie du Seigneur, le jugement de leur Dieu ?
J'irai donc vers les grands et je leur parlerai
car eux, ils ont connu la voie du Seigneur, le jugement de leur Dieu.
Mais voici de plus ceux-ci tous ensemble ont brisé le joug, ils ont rompu les liens.
C’est pourquoi le lion de la forêt les a frappés
le loup au soir les a dévastés
la panthère veille devant leurs cités
tous ceux qui en sortent seront déchirés
car leurs prévarications se sont multipliées
et leurs aversions se sont renforcées.
Pour quelle raison pourrai-je t'être favorable ?
Tes fils m’ont abandonné, et ils ont juré par des choses qui ne sont pas des dieux ;
je les ai gavés et ils ont été adultères et dans la maison de la prostituée ils s'adonnaient à la luxure ;
des chevaux-amants et des étalons, voilà ce qu'ils sont devenus :
chacun hennissait après la femme de son prochain !
— Ne visiterai-je pas ces choses, dit le Seigneur,
et mon âme ne se vengera-t-elle pas d’une nation pareille ?
Escaladez ses murs et détruisez,
mais ne le faites pas jusqu'au bout,
enlevez ses sarments, car ils ne sont pas au Seigneur.
— Car la maison d’Israël et la maison de Juda par la prévarication ont prévariqué, dit le Seigneur.
Ils ont renié le Seigneur et dit :
— Ce n'est pas lui, et le malheur ne viendra pas sur nous
nous ne verrons ni le glaive, ni la famine.
Mais les prophètes [ne] furent [que] du vent, et la réponse ne fut pas en eux !
Ces choses donc leur arriveront !
Ainsi parle le Seigneur, le Dieu des armées :
— Parce que vous avez dit cette parole-là
voici que je fais de ma parole dans ta bouche un feu,
et de ce peuple du bois, et il les dévorera.
— Voici je fais venir sur vous un peuple de loin, maison d’Israël, dit le Seigneur,
c’est un peuple robuste, c’est un peuple antique,
un peuple dont tu ne connaîtras pas la langue, et tu ne comprendras pas ce qu’il dit.
Son carquois est comme un sépulcre ouvert, ils sont tous des braves.
Et il mangera tes moissons et dévorera ton pain,
tes fils et tes filles. Il mangera tes troupeaux de menu et de gros bétail,
il mangera ta vigne et ton figuier,
il broiera par le glaive tes villes fortes, dans lesquelles tu as confiance.
Cependant en ces jours-là, dit le Seigneur, je ne vous causerai pas d'extermination.
Que si vous dites :
— En raison de quoi le Seigneur notre Dieu nous a-t-il fait tout cela ? Tu leur diras :
— Comme vous m’avez abandonné et vous avez servi dans votre terre un dieu étranger,
ainsi vous servirez des étrangers dans une terre qui n’est pas la vôtre.
Annoncez ceci à la maison de Jacob et faites-le entendre dans Juda, disant :
— Écoute, peuple insensé et qui n'a pas de cœur ;
vous qui, ayant des yeux, ne voyez pas, et des oreilles, n’entendez rien.
— Ne me craindrez-vous donc pas, dit le Seigneur, et devant ma face ne serez-vous pas saisis de douleur ?
Moi qui ai mis le sable pour limite à la mer,
précepte éternel qu’elle ne transgressera pas ;
ses vagues seront agitées, mais ne l'emporteront pas ; elles se gonfleront, mais ne la dépasseront pas.
Mais ce peuple a un cœur incrédule et exaspérant.
Ils se sont détournés et s'en sont allés,
et ils n'ont pas dit dans leur cœur : — Craignons le Seigneur notre Dieu
qui nous donne en son temps la pluie de la première et de l'arrière-saison,
qui nous garde l'abondance de la moisson annuelle.
Ce sont nos iniquités qui ont fait dévier cela
et nos péchés qui ont écarté de nous ce bien.
Car il s'est trouvé des impies dans mon peuple.
Ils épient, comme les oiseleurs.
Ils dressent des filets et des lacs pour capturer des hommes.
Comme une cage est pleine d’oiseaux, ainsi leurs maisons sont pleines de fraude.
C’est ainsi qu’ils deviennent grands et riches.
Ils se sont engraissés, ils sont devenus épais. Ils ont transgressé mes paroles très méchamment.
Ils n'ont pas jugé la cause de la veuve,
la cause de l’orphelin, ils ne l'ont pas rétablie. Et le droit des pauvres, ils ne l'ont pas jugé.
Ne visiterai-je pas ces choses, dit le Seigneur,
d'une nation comme celle-là, ne se vengera-t-elle pas, mon âme ?
Stupeur et choses étonnantes sont arrivées sur terre.
Les prophètes prophétisaient le mensonge,
les prêtres applaudissaient de leurs mains
et mon peuple a chéri de telles choses.
Et qu'arrivera-t-il donc à son dernier moment ?
Prenez courage fils de Benjamin au milieu de Jérusalem
et à Thécua sonnez de la trompette et sur Bethacarem levez l'étendard,
car un malheur a été vu du côté de l'aquilon, et un grand désastre.
À une femme belle et délicate j'ai comparé la fille de Sion.
Vers elle viendront des bergers et leurs troupeaux.
Ils planteront en elle leurs tentes tout autour.
Chacun pâturera ceux qui sont sous sa main.
Consacrez-vous au combat contre elle !
Levez-vous et montons en plein midi !
Malheur à nous, car le jour a baissé, car les ombres du soir se sont allongées !
Levez-vous et montons de nuit et détruisons ses maisons !
Car ainsi parle le Seigneur des armées :
— Abattez ses arbres, bâtissez une rampe d'assaut autour de Jérusalem !
C’est la cité de la visitation. Toutes sortes de calomnies sont au milieu d'elle.
Comme une citerne rend froide son eau, ainsi rend-elle froide sa méchanceté.
Iniquité et dévastation c'est ce qu'on entendra en elle ; devant moi, toujours maladie et plaie.
Instruis-toi, Jérusalem, de peur que mon âme ne se détache de toi,
que je ne fasse de toi un désert, une terre inhabitable.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Jusqu'à la dernière grappe ils cueilleront comme une vigne les restes d’Israël.
Remets ta main, comme le vendangeur dans le panier.
A qui parlerai-je, et qui prendrai-je à témoin pour qu'ils entendent ?
Voici, leurs oreilles sont incirconcises, et ils ne peuvent écouter.
Voici, le verbe du Seigneur est devenu pour eux un opprobre : ils ne le recevront pas !
C'est pourquoi je suis plein de la fureur du Seigneur. Je me suis fatigué à la contenir.
Verse-la à la fois sur l’enfant dans la rue et sur la réunion des jeunes gens,
car homme et femme seront pris, le vieillard avec celui qui est plein de jours.
— Leurs maisons passeront à d’autres, champs et femmes également,
car j’étendrai ma main sur les habitants de la terre, dit le Seigneur.
Car du plus petit jusqu'au plus grand, tous se livrent à l'avarice,
et du prophète jusqu'au prêtre, tous pratiquent le fraude.
Ils soignaient la brisure de la fille de mon peuple avec ignominie, en disant :
— Paix, paix ! Et il n’y avait pas de paix.
Ils ont été confondus parce qu'ils ont commis l'abomination ;
et encore n'ont-ils pas été confondus par la confusion, et n'ont-ils pas su rougir :
— A cause de cela ils tomberont parmi ceux qui sont renversés,
au temps de sa visitation, ils trébucheront, dit le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur : — Tenez-vous sur les voies et voyez ;
informez-vous des sentiers antiques : — Quelle est la bonne voie ? Et marchez en elle
et vous trouverez le rafraîchissement pour vos âmes.
Mais ils ont dit : — Nous n'y marcherons pas !
Et j’ai établi sur vous des sentinelles.
Écoutez le son de la trompette ! Et ils ont dit : — Nous n'écouterons pas !
C’est pourquoi écoutez, nations, et sache, assemblée,
quelles grandes choses, moi, je leur ferai.
Écoute, terre :
— Voici que moi je fais venir sur ce peuple des malheurs, fruit de leurs pensées,
parce qu'ils n’ont pas écouté mes paroles et ma loi, ils l'ont rejetée.
Pourquoi m'apportez-vous l'encens qui vient de Saba et le roseau au suave parfum d’une terre lointaine ?
Vos holocaustes ne me sont pas agréables, vos sacrifices ne m'ont pas plu.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur :
— Voici je mettrai devant ce peuple des ruines et y tomberont
les pères et les fils ensemble, le voisin et le proche et ils périront.
Ainsi parle le Seigneur :
— Voici qu’un peuple arrive de la terre de l'aquilon,
et une grande nation se lèvera des extrémités de la terre.
La flèche et le bouclier elle saisira. Elle est cruelle et elle n'aura pas de pitié.
Sa voix comme la mer retentira, et ils monteront sur des chevaux,
prêts comme un homme pour la bataille contre toi, fille de Sion.
Nous en avons appris la rumeur, nos mains ont défailli.
La tribulation nous a saisis, les douleurs comme celle qui enfante.
Ne sortez pas aux champs et sur la voie ne marchez pas,
parce que le glaive de l’ennemi est la terreur tout autour !
Fille de mon peuple, ceins-toi du cilice, couvre-toi de cendre !
Fais un deuil de fils unique, une lamentation amère !
Car soudain le dévastateur viendra sur nous.
Je t'ai établi comme une forteresse dans mon peuple ;
tu connaîtras et tu éprouveras sa voie.
Ce sont tous des princes de ceux qui ont dévié, marchant frauduleusement, ils sont
d'airain et fer : ils sont tous corrompus.
Le soufflet a défailli, par le feu le plomb est consumé.
En vain le fondeur a fondu car leurs méchancetés n'ont pas été consumées.
Argent de rebut, appelez-les, car le Seigneur les a rejetés.
Verbe qui advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
— Tiens-toi à la porte de la maison du Seigneur, et prêche là cette parole et dis :
— Écoutez la parole du Seigneur, tout Juda qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël :
— Rendez bonnes vos voies et vos œuvres
et j'habiterai avec vous dans ce lieu.
Ne vous confiez pas aux paroles de mensonge qui disent :
— Le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, c'est ici !
Car si vous dirigez bien vos voies et vos œuvres,
si vous faites le jugement entre un homme et son prochain,
vous ne faites pas violence à l’étranger, l’orphelin et la veuve,
et vous ne répandez pas le sang innocent en ce lieu,
et si vous n’allez pas après d’autres dieux pour votre malheur,
alors j'habiterai avec vous dans ce lieu, dans la terre que j’ai donnée à vos pères, d’âge en âge.
Voici vous vous fiez à des paroles de mensonge qui ne vous seront pas utiles :
— Voler, tuer, commettre l’adultère, et jurer faussement,
faire des libations au Baal et aller après d’autres dieux que vous ne connaissez pas.
Et vous êtes venus et vous vous êtes tenus devant moi dans cette maison sur laquelle mon nom est invoqué, et vous avez dit :
— Nous sommes délivrés quoique nous ayons commis toutes ces abominations.
— Est-elle donc devenue à vos yeux une caverne de brigands cette maison sur laquelle mon nom a été invoqué ?
Moi, moi je suis. Moi, je l’ai vu, dit le Seigneur.
Allez à mon lieu, à Silo, où a habité mon nom au commencement,
et voyez ce que je lui ai fait à cause de la méchanceté de mon peuple Israël !
Et maintenant, puisque vous avez fait toutes ces actions, dit le Seigneur,
et que je vous ai parlé, me levant et parlant de grand matin, et vous n’avez pas écouté,
et que je vous ai appelés, et vous n’avez pas répondu,
je ferai à cette maison, sur laquelle mon nom a été invoqué, et en laquelle vous avez confiance,
et à ce lieu que je vous ai donné ainsi qu'à vos pères, comme j’ai fait à Silo.
Et je vous rejetterai loin de ma face, comme j’ai rejeté tous vos frères, toute la semence d’Éphraïm.
Et toi, ne prie pas en faveur de ce peuple
et n’élève pour eux ni louange ni prière,
et ne t'oppose pas à moi, car je ne t’exaucerai pas !
Ne vois-tu pas, ce qu’ils font dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem ?
Les fils ramassent du bois, les pères allument le feu, les femmes arrosent de graisse la farine
pour faire des gâteaux à la reine du ciel, et l’on répand des libations à d’autres dieux, pour me provoquer à la colère.
— Est-ce moi qu’ils provoquent à la colère ? dit le Seigneur .
Ne sont-ils pas eux-mêmes en proie à la confusion de leur propre visage ?
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur Dieu :
— Voici ma fureur et mon indignation s'embrasent sur ce lieu,
sur les hommes et sur les animaux et sur les arbres des champs et sur les fruits de la terre.
Elle brûlera et ne s’éteindra pas !
Ainsi parle le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël :
— Ajoutez vos holocaustes à vos victimes, et mangez-en la viande.
Car je n’ai pas parlé avec vos pères et je ne leur ai pas donné d'ordre
le jour où je les ai fait sortir de la terre d’Égypte touchant la parole des holocaustes et des victimes.
Mais voici la parole que je leur ai ordonnée en disant :
— Écoutez ma voix, et je serai pour vous Dieu, et vous, vous serez pour moi un peuple,
et marchez dans toute la voie que je vous ai ordonnée, afin que bien vous soit.
Mais ils n’ont pas écouté et ils n’ont pas incliné leur oreille
et ils sont allés suivant leurs volontés, et la dépravation de leur cœur mauvais,
et ils ont reculé et non avancé.
Depuis le jour où leurs pères sont sortis de la terre d’Égypte jusqu’à ce jour,
j'ai envoyé vers vous tous mes serviteurs les prophètes, me levant chaque jour de grand matin et les envoyant.
Mais ils ne m’ont pas écouté, ni n’ont incliné leur oreille.
Et ils ont raidi nuque, ils ont fait pire que leurs pères.
Et tu leur parleras toutes ces paroles, mais ils ne t’écouteront pas,
et tu les appelleras, ils ne te répondront pas.
Alors tu leur diras : — Voici la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et ils n'ont pas accepté la correction.
La foi a péri et a été bannie de leur bouche.
Rase ta chevelure et jette-la ; élève directement une lamentation,
car le Seigneur a rejetté et il a abandonné la génération de sa fureur.
— Car les fils de Juda ont fait le mal à mes yeux, dit le Seigneur.
Ils ont placé leurs pierres d'achoppement dans la maison sur laquelle mon nom a été invoqué, afin de la souiller.
Et ils ont édifié des hauts lieux à Thofeth qui est dans la vallée du fils d'Ennom,
pour brûler leurs fils et leurs filles au feu,
ce que je n’ai pas commandé ni pensé dans mon cœur .
— C’est pourquoi voici venir des jours, dit le Seigneur,
où l'on ne dira plus le « Thofeth » ni la « Vallée du fils d'Ennom », mais la « Vallée de la Tuerie »,
et ils enterreront à Thofeth, faute de place.
Et la charogne de ce peuple sera une nourriture pour les oiseaux du ciel et pour les bêtes de la terre, et il n'y aura personne pour les chasser.
Et je ferai cesser des villes de Juda et des rues de Jérusalem
la voix de l'allégresse et la voix de la
joie,
la voix de l'époux et la voix de l'épouse,
car la terre sera désolée.
— En ce temps-là, dit le Seigneur, ils jetteront les ossements des rois de Juda, et les ossements de ses princes,
et les ossements des prêtres, et les ossements des prophètes
et les ossements des ceux qui ont habité à Jérusalem hors de leurs sépulcres.
Et ils les exposeront au soleil et à la lune, et à toute la milice du ciel,
qu’ils ont aimés, et qu’ils ont servis,
et après lesquels ils ont marché, et qu’ils ont cherchés et qu'ils ont adorés.
Ils ne seront pas recueillis, et ne seront pas ensevelis.
Ils seront comme du fumier sur la face de la terre.
— Et ils préféreront la mort à la vie
tous ceux qui seront restés de cette très méchante race,
dans tous les lieux qui ont été abandonnés où je les ai jetés, dit le Seigneur des armées.
Et tu leur diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Est-ce que celui qui tombera ne se relèvera pas ? Et celui qui s'est détourné ne reviendra-t-il pas ?
Pourquoi donc s'est-il détourné, ce peuple à Jérusalem, d'une aversion opiniâtre ?
Ils ont saisi le mensonge. Ils ont refusé de revenir.
J’ai fait attention et j’ai écouté. Personne ne dit ce qui est bien.
Il n'y a personne qui fasse pénitence de son péché, disant : — Qu’ai-je fait ?
Tous retournent à leur course, comme un cheval allant avec impétuosité au combat.
Le milan dans le ciel connaît son temps.
Et la tourterelle, l’hirondelle et la cigogne observent le temps de leur arrivée,
mais mon peuple ne connaît pas le jugement du Seigneur.
Comment dites-vous : — Nous sommes sages, et la loi du Seigneur est avec nous ?
Vraiment, le style mensonger des scribes a produit le mensonge.
Les sages sont confondus. Ils sont terrorisés et capturés.
Car ils ont rejeté la parole du Seigneur ! Et il n'est aucune sagesse en eux.
C'est pourquoi je donnerai leurs femmes à des étrangers, leurs champs à d'autres héritiers, car depuis le plus petit jusqu’au plus grand tous suivent l'avarice,
depuis le prophète jusqu’au prêtre tous commettent le mensonge.
Ils guérissaient la brisure de la fille de mon peuple avec ignominie,
disant : — Paix, paix ! Quand il n’y avait pas de paix.
Ils ont été confondus, parce qu'ils ont commis l'abomination. Ou plutôt ils n'ont même pas été confondus de confusion
et ils ne savent pas rougir.
— C’est pourquoi ils tomberont parmi ceux qui sont renversés.
Au temps de leur visitation, ils s’affaisseront, dit le Seigneur.
— En rassemblant je les rassemblerai, dit le Seigneur.
Il n'y a pas de raisins à la vigne et il n'y a pas de figues au figuier,
et le feuillage est flétri. Et je leur ai donné ce qui leur a échappé.
Pourquoi restons-nous assis ? Rassemblez-vous et entrons dans la ville forte
et demeurons-y en silence, car notre Seigneur nous a réduits au silence
et il nous a donné pour breuvage de l'eau de fiel, car nous avons péché contre le Seigneur.
Nous attendions la paix et il n’est venu rien de bon,
le temps de la guérison, et voici la terreur !
Le ronflement de ses chevaux se fit entendre depuis Dan,
et toute la terre s'émut au son du hennissement de ses guerriers.
Ils vinrent et dévorèrent la terre et tout ce qu'elle contenait, la ville et ses habitants.
— Car voici que moi je vous envoie des serpents, des basilics, contre lesquels il n’y a pas d’enchantement
et ils vous mordront, dit le Seigneur.
Ma douleur est au-dessus de toute douleur ! En moi mon cœur est affligé.
Voici que la voix du cri de la fille de mon peuple s'élève d’une terre lointaine :
— Le Seigneur n’est-il plus en Sion ? Son roi n’est-il plus en elle ?
Pourquoi donc m’ont-ils irrité par leurs images sculptées, par des vanités étrangères ?
La moisson est passée, l'été est fini, et nous, nous ne sommes pas sauvés.
À cause de la brisure de la fille de mon peuple j'ai été brisé, je suis obscurci, la stupeur m’a saisi.
Est-ce qu'il n’y a plus de résine en Galaad ? N’y-a-t-il plus de médecin ?
Pourquoi donc n'est-elle pas fermée la cicatrice de la fille de mon peuple ?
Qui donnera de l'eau à ma tête et à mes yeux une source de larmes,
et je pleurerai jour et nuit les tués de la fille de mon peuple ?
Qui me donnera dans la solitude un abri de voyageurs, et j’abandonnerai mon peuple, et que je m'en irai loin d’eux ?
Car ils sont tous adultères, une troupe de prévaricateurs.
— Et ils ont bandé leur langue comme un arc de mensonge et non de vérité,
ils se sont fortifiés sur la terre parce qu' ils vont de méchanceté en méchanceté
et moi, ils ne m'ont pas connu, dit le Seigneur.
Que chacun se garde de son prochain et qu'il ne se fie à aucun de ses frères !
Car tout frère supplantant supplantera, et tout ami marchera dans la tromperie.
Et chaque homme se rira de son frère et ils ne disent pas la vérité.
Ils ont enseigné leur langue à dire le mensonge, ils ont travaillé pour agir avec iniquité.
— Ton habitation est au milieu de la fraude.
C'est par fraude qu'ils ont refusé de me connaître, dit le Seigneur.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées :
— Voici moi je les ferai passer par le feu et les fondrai,
car que ferai-je d'autre face à la fille de mon peuple ?
Leur langue est une flèche meurtrière, elle a parlé la tromperie.
De sa bouche on parle de paix avec son ami, mais en secret on lui dresse des embûches.
— Pour cela je ne les visiterai pas ?
dit le Seigneur,
et d’une nation pareille est-ce que mon âme ne se vengera-t-elle pas ?
Sur les montagnes j'élèverai pleur et plainte, et sur les beautés du désert une lamentation,
parce qu'elles ont brûlé au point qu'il n’y a plus d'homme qui y passe ;
et ils n'ont plus entendu la voix du propriétaire.
Depuis l’oiseau du ciel jusqu’au bétail, ils ont émigré et ils s'en sont allés.
Et je ferai de Jérusalem des tas de sable, des tanières de dragons,
et des cités de Juda je ferai une désolation au point qu'il n’y ait plus d'habitant.
Quel est l’homme sage qui comprenne cela
et à qui le verbe de la bouche du Seigneur soit arrivé, pour qu’il l'annonce ?
Pourquoi la terre a-t-elle péri, a-t-elle été brûlée comme le désert au point qu'il n’y ait plus d'homme qui y passe ?
Et le Seigneur dit : — C’est parce qu’ils ont abandonné ma Loi, que je leur ai donnée,
et ils n’ont pas écouté ma voix et ils n’ont pas marché en elle.
Mais ils sont allés derrière la dépravation de leur cœur,
et derrière les Baals qu'ils ont appris de leurs pères.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Voici moi je les nourrirai, ce peuple, d’absinthe
et je leur donnerai à boire l'eau de fiel.
Et je les disperserai parmi des nations que n’ont connues ni eux, ni leurs pères,
et j'enverrai après eux la glaive, jusqu’à qu'ils soient exterminés.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Regardez attentivement ! Appelez les pleureuses et qu’elles viennent !
envoyez à celles qui sont sages, et qu’elles s'empressent !
Et qu’elles se hâtent, qu’elles élevènt sur nous une lamentation !
Et que nos yeux versent des larmes,
et que de nos paupières coulent des eaux !
Car une voix de lamentation a été entendue de Sion :
— Comment sommes-nous dévastés, couverts d'une grande confusion?
Car nous abandonnons notre terre, parce qu'ont été abattues nos tentes !
Écoutez donc, ô femmes, la parole du Seigneur
et que votre oreille reçoive la parole de sa bouche,
et enseignez à vos filles la lamentation, et chacune à sa compagne, la plainte.
Parce que la mort est montée par nos fenêtres, elle est entrée dans nos maisons,
pour exterminer les enfants des rues et les jeunes des places publiques.
Dis : — Ainsi parle le Seigneur : — Le cadavre de l'homme tombera comme du fumier sur la face de la terre,
et comme l'herbe derrière le dos du moissonneur, et il n'y a personne pour la ramasser.
Ainsi parle le Seigneur :
— Qu'il ne se glorifie pas le sage de sa sagesse,
et qu'il ne se glorifie pas le fort de sa force,
qu'il ne se glorifie pas le riche de sa richesse !
Mais que celui qui se glorifie se glorifie de ceci :
de savoir et de me connaître. Parce que c'est moi qui suis le Seigneur,
qui fais miséricorde, jugement et justice sur la terre !
— Car voilà ce qui me plaît, dit le Seigneur.
— Voici que des jours viennent, dit le Seigneur
où je visiterai chacun qui a le prépuce circoncis,
contre l’Égypte, et contre Juda, et contre Édom,
et contre les fils d’Ammon, et contre Moab,
et contre tous ceux qui se rasent la chevelure, qui habitent dans le désert,
car toutes les nations ont le prépuce,
et toute la maison d’Israël est incirconcise de cœur.
Écoutez la parole que le Seigneur a dite contre vous, maison d’Israël !
Ainsi dit le Seigneur : — N'apprenez pas les voies des nations !
Et ne redoutez pas les signes du ciel que les nations craignent
parce que les lois des peuples sont vaines,
parce que c'est du bois de la forêt que coupent à la hache les mains d'un ouvrier qui s'activent,
d’argent et d'or il a décoré le truc
à coup de clous et de marteaux il l'a fixé pour qu'il ne désagrège pas
des paumes l'ont fabriqué en lui donnant la ressemblance, mais ils ne parlent pas ;
on les soulèvera, on les portera parce qu'ils ne peuvent pas avancer ;
donc n'allez pas les craindre, parce qu'ils ne peuvent faire ni mal ni bien !
Il n'y a personne semblable à toi, Seigneur, tu es grand, et grand est ton nom par sa puissance !
Qui ne te craindra, ô roi des nations ?
À toi l'honneur, en effet :
parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes nul n’est semblable à toi !
Ils seront prouvés aussi stupides que fats
c'est un enseignement du vide, leur bois !
L’argent plaqué est apporté de Tharsis,
et l’or d’Ofaz (œuvre de malfrat et mains de bronzier !)
l'hyacinthe et la pourpre sont leur vêtement : œuvre de malfrat, tout ça !
Mais le Seigneur est le vrai Dieu : c'est lui qui est le Dieu vivant et le roi éternel !
À son indignation la terre tremblera, et les nations ne soutiendront pas sa menace.
Ainsi donc vous leur parlerez :
— Les dieux qui n’ont pas fait le ciel et la terre qu'ils périssent de la terre
et de dessous les cieux !
C'est le Seigneur qui fait la terre par sa force,
prépare le monde par sa sagesse,
et par son intelligence étend les cieux.
A sa voix il donne une multitude d'eaux dans le ciel !
Il fait monter les nuages des extrémités de la terre,
il fait des éclairs pour la pluie, et fait sortir le vent de ses trésors.
Tout homme devient stupide faute de science.
Tout artisan a honte de sa statue,
car est faux ce qu'il a fondu et il n’y a pas de souffle en eux.
Elles sont vaines et œuvre digne d'en rire.
Au temps de leur visitation, elles périront.
Elle ne leur est pas semblable la part de Jacob !
Car c'est lui qui a formé toutes choses, et Israël est le rameau de son héritage.
Le Seigneur des armées est son nom.
Ramasse à terre ta confusion, toi qui habites en état de siège !
Car ainsi parle le Seigneur :
— Voici que, cette fois, moi je jetterai au loin les habitants du pays,
je les affligerai de sorte qu'ils soient trouvés.
Malheur à moi à cause de mon brisement ! Très grave ma plaie !
Et moi j’ai dit : — En effet, c'est ma maladie et je la porterai.
Ma tente est dévastée, et tous mes cordages sont rompus.
Mes fils sont sortis de chez moi et ils ne sont plus.
Il n'y a plus personne pour étendre ma tente, et pour dresser mes peaux.
Car les pasteurs ont agi de manière insensé et ils n’ont pas cherché le Seigneur,
voilà pourquoi ils n'ont pas compris, et tout leur troupeau a été dispersé.
Une voix de rumeur ! La voici qui arrive, et un grand tumulte venant de la terre de l'aquilon,
pour faire des cités de Juda une solitude, une habitation de dragons.
Je sais, Seigneur, qu'à l’homme n'appartient pas sa voie,
et il n'appartient pas à l'homme de marcher et de diriger ses pas.
Corrige-moi, Seigneur, mais selon la justice, et non dans ta colère,
pour que tu ne me réduises à néant.
Répands ton indignation sur les nations qui ne t'ont pas connu,
et sur les provinces qui n'ont pas invoqué ton nom !
Car elles ont mangé Jacob, et elles l’ont dévoré,
et elles l’ont consumé, et elles ont dévasté sa beauté.
Verbe qui advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
— Écoutez les paroles de cette alliance,
et parlez aux hommes de Juda et aux habitants de Jérusalem !
Et tu leur diras :
— Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
— Maudit l’homme qui n’aura pas écouté les paroles de cette alliance
que j’ai ordonnée à vos pères le jour où je les ai fait sortir de la terre d’Égypte,
de la fournaise de fer, disant :
— Écoutez ma voix et faites tout ce que je vous ordonne,
et vous serez pour moi un peuple et moi je serai pour vous Dieu,
que j’ai ordonnée à vos pères le jour où je les ai fait sortir de la terre d’Égypte,
de la fournaise de fer, disant :
— Écoutez ma voix et faites tout ce que je vous ordonne,
et vous serez pour moi un peuple et moi je serai pour vous Dieu,
afin que je ravive le serment que je jurai à vos pères de leur donner une terre ruisselant de lait et de miel, comme il en est en ce jour.
Et je répondis et je dis : — Amen, Seigneur !
Et le Seigneur me dit :
— Proclame toutes ces paroles dans les cités de Juda et en dehors de Jérusalem, en disant :
— Écoutez les paroles de cette alliance et faitez-les !
Car pour ce qui est de prendre à témoin j’ai bien pris à témoin vos pères
le jour où je les ai fait sortir de la terre d’Égypte jusqu'à ce jour,
me levant de bon matin j'ai appelé à témoin et j'ai dit : — Écoutez ma voix !
Et ils n’ont pas écouté ni incliné leur oreille
et ils ont suivi chacun la dépravation de son cœur mauvais
et j’ai fait venir sur eux toutes les paroles de cette alliance
que j'ai ordonné qu'ils fissent et qu'ils n'ont pas faite.
Le Seigneur me dit :
— Il s’est trouvé une conjuration chez les hommes de Juda et chez les habitants de Jérusalem :
ils sont retournés aux anciennes iniquités de leurs pères
qui n'ont pas voulu écouter mes paroles ;
eux aussi, ils sont donc partis après des dieux étrangers pour les servir...
La maison d’Israël et la maison de Juda ont rompu mon alliance, celle que j’avais conclue avec leurs pères !
À cause de cela, ainsi parle le Seigneur :
— Voici, moi je ferai venir sur eux des maux dont ils ne pourront s'extirper ;
ils auront beau crier vers moi, je ne les exaucerai pas.
Et ils iront, cités de Juda et habitants de Jérusalem,
ils crieront vers les dieux auxquels ils offrent des libations,
mais ils ne les sauveront pas au temps de leur affliction :
en effet, aussi nombreux que tes cités étaient tes dieux, Juda,
et aussi nombreux que les rues de Jérusalem
vous avez bâti des autels d'égarement, autels pour faire des libations au Baal !
Quant à toi, ne prie pas au nom de ce peuple,
et n’élève en leur nom ni louange ni prière,
car je ne leur prêterai aucune attention au temps de leur clameur vers moi,
au temps de leur affliction !
Pourquoi est-ce que mon bien-aimé a fait dans ma maison des crimes nombreux ?
Est-ce que des chairs saintes enlèveront de toi tes méchancetés dans lesquelles tu te glorifies ?
« Olivier fertile, beau, chargé de fruits, gracieux », [ainsi] le Seigneur appela ton nom.
À la voix d'une parole, il a allumé un grand feu sur lui,
et ses rameaux ont été brûlés.
Et le Seigneur des armées, qui t’a planté, a parlé de malheur contre toi,
à cause des maux de la maison d’Israël et de la maison de Juda, qu'elles se sont faits à elles-mêmes
pour m'irriter, en offrant des libations à Baal.
Le Seigneur me l'a démontré, et je l’ai su.
Alors tu m’as montré leurs desseins !
Et moi j’ai été comme un agneau doux qui est amené pour en faire une victime
et je n'ai pas su que c'était contre moi qu'ils ont projeté des projets, disant :
— Mettons du bois dans son pain et effaçons-le de la terre des vivants
et qu'on ne se souvienne plus de son nom.
Mais toi Seigneur des armées, qui juges avec justice, qui sondes les reins et le cœur,
que je voie ta vengeance sur eux, car c'est à toi que j’ai révélé ma cause.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur aux hommes d’Anathoth
qui cherchent ton âme et qui disent :
— Tu ne prophétiseras pas au nom du Seigneur, et tu ne mourras pas de nos mains !
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées :
— Voici que moi je les visiterai :
leurs jeunes gens mourront par le glaive,
leurs fils et leurs filles mourront de faim,
et il n'en restera aucun,
car j’amènerai le malheur sur les hommes d’Anathoth, l’année de leur visitation.
Tu es certainement juste, Seigneur, si je dispute avec toi. Pourtant je te dirai des choses justes :
— Pourquoi la voie des impies est-elle prospère ? Pourquoi le bonheur est-il pour tous ceux qui prévariquent et agissent avec iniquité ?
Tu es certainement juste, Seigneur, si je dispute avec toi. Pourtant je te dirai des choses justes :
— Pourquoi la voie des impies est-elle prospère ? Pourquoi le bonheur est-il pour tous ceux qui prévariquent et agissent avec iniquité ?
Tu les a plantés, et ils ont pris racine.
Ils poussent et ils portent du fruit.
Tu es près de leur bouche et loin de leurs reins.
Et toi, Seigneur, tu m'as connu, tu m'as vu, et tu as éprouvé mon cœur [qui est] avec toi.
Rassemble-les comme un troupeau pour l'immolation et sanctifie-les pour le jour de la tuerie !
Jusques à quand la terre sera-t-elle en deuil et l’herbe de toute la région sera-t-elle desséchée ?
À cause de la méchanceté de ceux qui l'habitent
bêtes et oiseaux ont péri,
car ils ont dit : — Il ne verra pas notre fin.
Si en courant avec les piétons tu t'es fatigué, comment pourras-tu rivaliser avec les chevaux ?
Mais quand dans une terre de paix tu étais en sécurité, que feras-tu dans l'orgueil du Jourdain ?
Car même tes frères et la maison de ton père, même eux ont combattu contre toi.
Même eux ont crié derrière toi à pleine voix.
Ne les crois pas lorsqu'ils te diront de bonnes paroles.
J’ai abandonné ma maison, j’ai délaissé mon héritage,
j’ai livré mon âme bien-aimée à la poigne de ses ennemis.
Mon héritage est devenu pour moi comme un lion dans la forêt.
Il a donné de la voix contre moi, voilà pourquoi je l'ai haï.
Mon héritage est-il pour moi un oiseau bigarré ?
un oiseau teinté partout ?
Venez, rassemblez-vous, vous toutes les bêtes de la terre, hâtez-vous de le dévorer !
Des bergers nombreux ont détruit ma vigne,
foulé mon lot,
rendu le lot de mes délices en désert solitaire.
Ils l'ont réduit en désolation et il est en deuil, à cause de moi. Par désolation a été désolée toute la terre, parce qu'il n'est personne qui réfléchisse en son cœur.
Sur toutes les pistes du désert sont arrivés des dévastateurs,
car le glaive du Seigneur a dévoré d'une extrémité de la terre jusqu'à son autre extrémité.
Il n’y a de paix pour aucune chair.
Ils ont semé du froment, et ils ont moissonné des épines.
Ils ont reçu un héritage et il ne leur sera pas profitable.
Vous serez confondus par vos fruits à cause de la colère de la fureur du Seigneur !
Ainsi parle le Seigneur contre tous mes très méchants voisins
qui touchent à l'héritage que j’ai distribué à mon peuple Israël :
— Voici, moi, je les arracherai de leur sol,
et la maison de Juda, je l’arracherai du milieu d’eux.
Et quand je les aurais arrachés, je me tournerai et j’aurai compassion d’eux,
et je les ramènerai, l'homme dans son héritage, et l'homme dans sa terre.
Et il arrivera que si, instruits, ils apprennent les voies de mon peuple,
de façon à jurer par mon nom : — le Seigneur est vivant !
comme ils ont appris à mon peuple à jurer par Baal,
ils seront édifiés au milieu de mon peuple.
— Et s’ils n’écoutent pas, j’arracherai cette nation avec arrachement et perdition, dit le Segineur.
Ainsi m’a dit le Seigneur :
— Va et achète-toi une ceinture de lin
et tu la placeras sur tes reins, mais tu ne la mettras pas dans l’eau !
Et j'achetai la ceinture, selon la parole du Seigneur,
et je la mis autour de mes reins.
La parole du Seigneur m'advint une seconde fois, disant :
— Prends la ceinture que tu as achetée et qui est autour de tes reins,
et en te levant va vers l’Euphrate,
et là cache-la dans le trou d'un rocher.
Et j’allai et je la cachai près de l’Euphrate, comme le Seigneur m’avait ordonné.
Et il arriva au bout de plusieurs jours que le Seigneur me dit :
— Lève-toi, va vers l’Euphrate, et de là prends la ceinture que je t’avais ordonné d’y cacher.
Et j’allai à l’Euphrate et je creusai et je pris la ceinture du lieu où je l’avais cachée.
Et voilà que la ceinture était pourrie, de telle sorte qu'elle n’était plus apte à aucun usage.
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— C’est ainsi que je ferai pourrir l’orgueil de Juda et l'immense orgueil de Jérusalem.
Ce peuple très mauvais, eux qui refusent d’écouter mes paroles,
qui marchent dans la dépravation de leur cœur,
ils sont allés après des dieux étrangers pour les servir et les adorer,
ils seront comme cette ceinture qui n’est plus apte à aucun usage !
— Car, de même que la ceinture s'attache aux reins d’un homme,
ainsi je me suis attaché toute la maison d’Israël
et toute la maison de Juda, dit le Seigneur,
afin qu’elles soient pour moi un peuple et un nom,
et une louange et une gloire, mais elles ne m’ont pas écouté.
Tu leur diras donc cette parole :
— Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
— Tout cruchon sera remplie de vin.
Et ils te diront : — Est ce que nous ne savons pas que tout cruchon sera rempli de vin ?
Et tu leur diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Voici, moi je remplirai tous les habitants de cette terre,
et les rois de la race de David qui sont assis sur son trône,
et les prêtres et les prophètes, et tous les habitants de Jérusalem, d’ivresse.
Je les disperserai un homme d'avec son frère,
les pères et les fils pareillement, dit le Seigneur.
Je n’épargnerai pas, et je n’aurai pas d'indulgence, et je n’aurai pas de miséricorde pour ne pas les perdre entièrement.
Écoutez et prêtez l’oreille !
Ne vous élevez pas, car le Seigneur a parlé.
Rendez gloire au Seigneur, votre Dieu,
avant qu’il amène les ténèbres, et avant que vos pieds ne se heurtent aux montagnes obscures.
Vous attendrez la lumière et Il en fera une ombre de mort, et une profonde obscurité.
Si vous n'écoutez pas cela, en secret mon âme pleurera sur votre orgueil.
En pleurant elle pleurera et mon œil fera couler une larme, parce que le troupeau du Seigneur a été emmené captif.
Dis au roi et à la grande dame : — Humiliez-vous, asseyez-vous [bien bas] !
Car la couronne de votre gloire est tombée de votre tête.
Les villes du midi sont fermées, et il n'y a personne qui les ouvre.
Tout Juda a été transféré, par une déportation complète.
Levez vos yeux et voyez, vous qui venez de l'aquilon :
où est-il, le troupeau qui t’a été donné, ton troupeau illustre ?
Que diras-tu quand il te visitera ?
Car toi tu les as instruits contre toi et tu les as éduqués contre ta tête.
Est-ce que les douleurs ne te saisiront pas comme une femme qui enfante ?
Que si tu dis dans ton cœur : — Pourquoi cela m'est-il arrivé ?
C'est à cause de la multitude de ton iniquité que tes parties honteuses ont été découvertes,
tes talons ont été souillés.
Si un Éthiopien peut changer sa peau, et un léopard ses taches variées ?
Vous aussi, vous pouvez faire le bien lorsque vous avez appris le mal !
Je les disperserai comme la paille que le vent emporte dans le désert.
— Tel est ton sort, et la part mesurée par moi, dit le Seigneur
parce que tu m’as oublié et que tu as mis ta confiance dans le mensonge.
Et moi aussi je mettrai à nu tes cuisses contre ton visage,
et ton ignominie est apparue.
Tes adultères, et ton hennissement, le crime de ta fornication,
sur les collines, dans la campagne, j'ai vu tes abominations.
Malheur à toi, Jérusalem, tu ne te purifies pas en marchant après moi ! Jusques à quand encore ?
La parole du Seigneur qui advint à Jérémie concernant les paroles de la sécheresse :
— Elle est dans le deuil, Juda, et ses portes
sont tombées, elles sont à terre dans les ténèbres,
et le cri de Jérusalem s’élève.
Et les grands ont envoyé leurs petits vers l’eau.
Ils sont arrivés pour puiser, ils n'ont pas trouvé d’eau, ils
ont remporté leurs vases vides,
ils ont été confus et affligés, et ils ont couvert leurs têtes.
À cause de la stérilité de la terre, parce qu’il ne vient pas de pluie sur la terre,
les laboureurs ont été confus, ils ont couvert leurs têtes.
Oui, même la biche dans la campagne a mis bas et abandonné son faon, car qu’il n’y avait pas d’herbe.
Et les onagres se sont tenus sur les rochers. Ils ont aspiré l’air comme des dragons.
Leurs yeux ont défailli, parce qu’il n’y avait pas d'herbe.
Si nos iniquités nous ont répondu, Seigneur, agis à cause de ton nom !
Car nombreuses sont nos révoltes, contre toi nous avons péché.
Toi l’attente d’Israël, son Sauveur au temps de la tribulation,
pourquoi serais-tu comme un colon sur la terre et comme un voyageur qui se détourne pour demeurer là peu de temps ?
Pourquoi serais-tu comme un homme vagabond, comme un homme fort qui ne peut pas sauver ?
Toi, pourtant, tu es au milieu de nous, Seigneur, et ton nom a été invoqué sur nous. Ne nous abandonne pas !
Ainsi parle le Seigneur à ce peuple : — Qui a aimé à remuer ses pieds, et qui n'est pas resté tranquille,
il n'a pas plu au Seigneur.
Maintenant il se souviendra de leurs iniquités et visitera leurs péchés.
Et le Seigneur me dit : — Ne prie pas en faveur de ce peuple, pour son bien.
Quand ils jeûneront, je n’écouterai pas leurs prières
et s'ils m’offrent des holocaustes et des victimes, je ne les accepterai pas,
car par le glaive, et par la famine, et par la peste, moi je les exterminerai !
Et je dis : — A a a Seigneur Dieu !
Les prophètes leur disent :
— Vous ne verrez pas le glaive, et la famine ne sera pas parmi vous,
car c'est une vraie paix qu'il vous donnera dans ce lieu-ci.
Et le Seigneur me dit : — Faussement les prophètes vaticinent en mon nom.
Je ne les ai pas envoyés, et je ne leur ai pas donné d'ordre, et je ne leur ai pas parlé.
Vision de mensonge, et divination, et fraude, séduction de leur cœur, ils vous prophétisent.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur à propos des prophètes qui prophétisent en mon nom, que moi je n'ai pas envoyés,
et qui disent : — Le glaive et la famine ne seront pas sur cette terre :
— C'est par le glaive et la famine qu'ils seront consumés, ces prophètes-là !
Et les peuples auxquels ils prophétisent seront jetés dans les rues de Jérusalem
à cause de la famine et à cause du glaive ; et il n'y aura personne qui les ensevelisse,
eux et leurs femmes, leurs fils et leurs filles.
Et je répandrai sur eux leur méchanceté.
Et tu leur diras cette parole :
— Que mes yeux fassent descendre une larme, nuit et jour, et qu'ils ne se taisent pas !
Car c'est une grande brisure dont a été brisée la vierge, fille de mon peuple, une plaie extrêmement grave.
Si je sors dans les champs, voici des hommes tués par le glaive
et si j’entre dans la cité, voici des exténués de la faim.
Même le prophète et le prêtre sont allés dans une terre qu'ils ignoraient.
Est ce-que rejetant, tu as rejeté Juda ? ou de Sion ton âme est-elle dégoûtée ?
Pourquoi donc nous as-tu frappés de telle sorte qu'il n'y a aucune guérison ?
Nous espérions la paix, et il n'y a rien de bon ;
le temps de la guérison, et voici le trouble.
Nous avons connu, Seigneur, nos impiétés, l’iniquité de nos pères,
car nous avons péché contre toi.
Ne nous livre pas à l'opprobre à cause de ton nom !
Et ne nous fais pas d'outrage ! Du trône de ta gloire souviens-toi !
Ne romps pas ton alliance avec nous !
Parmi les sculptures des nations en est-il qui fassent pleuvoir ? Ou les cieux peuvent-ils donner les averses ?
N’est-ce pas toi qui es le Seigneur, notre Dieu que nous avons attendu ?
Toi en effet, tu as fait tout cela.
Le Seigneur m'a dit :
— Moïse et Samuel auraient beau se tenir devant moi, mon âme n'est pas tournée vers ce peuple :
rejette-les loin de ma face, qu’ils s'en aillent !
Et s'ils allaient te dire : — Où irons-nous ?
Tu leur diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Qui est destiné à la mort : à la mort ! qui est destiné au glaive : au glaive !
qui est destiné à la famine : à la famine ! et qui est destiné à la captivité : à la captivité !
— Et j'enverrai sur eux la visite de quatre espèces de fléaux, dit le Seigneur,
le glaive pour tuer, et les chiens pour déchirer,
et les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre pour dévorer et pour détruire.
Je les donnerai comme objet d'emportement à tous les royaumes de la terre
à cause de Manassé, fils d'Ézéchias, roi de Juda, pour tout ce qu’il a fait dans Jérusalem.
Qui en effet aura pitié de toi, Jérusalem ? Ou qui s'attristera sur toi ?
Ou qui ira prier pour ta paix ?
— Toi, tu m’as abandonné, dit le Seigneur, tu es allée en arrière.
Et j'étendrai ma main contre toi et je te tuerai.
Je suis las de te prier.
Je les disperserai avec le van aux portes du pays.
J'ai tué et et j'ai fait périr mon peuple, et néanmoins de leurs voies ils ne se sont pas détournés.
Ses veuves se sont multipliées devant moi comme le sable de la mer.
Je leur ai amené, contre la mère du jeune homme, un dévastateur en plein midi.
J'ai envoyé sur les cités soudain l’épouvante.
Celle qui en avait enfanté sept a dépéri, son âme a défailli.
Le soleil s'est couché pour elle pendant qu’il était encore jour. Elle est confuse et elle a rougi :
— Et ceux qui sont restés je les livrerai au glaive devant leurs ennemis, dit le Seigneur.
Malheur à moi, ma mère, pourquoi m'as-tu enfanté, moi homme de dispute et de querelle pour tout le pays ?
Je n’ai pas prêté à usure et personne ne m'a prêté à intérêt. Tous me maudissent.
Le Seigneur dit : — Si tes restes ne tournent pas en bien !
Si je ne vais pas au devant de toi au temps de l'affliction et au temps de la tribulation contre l'ennemi !
Est-ce que le fer s'alliera avec le fer de l'aquilon et l’airain ?
Tes richesses et tes trésors, je les donnerai gratuitement au pillage
pour tous tes péchés et dans toutes tes frontières.
Et je ferai venir tes ennemis d'un pays que tu ne connais pas, contre vous,
car un feu s'est allumé dans ma fureur, sur vous, il brûlera !
Toi, tu sais, Seigneur. Souviens-toi de moi et visite-moi et protège-moi de mes persécuteurs !
Ne me prends pas à cause de ta patience !
Sache que pour toi j'ai porté l’opprobre !
Tes paroles se sont trouvées devant moi et je les ai mangées,
et ta parole est devenue pour moi la joie et l'allégresse de mon cœur,
parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu des armées.
Je ne me suis pas assis dans une réunion de rieurs,
je ne me suis glorifié qu'en face de ta main, solitaire j'étais assis, car tu m’as rempli de menace.
Pourquoi ma douleur est-elle devenue perpétuelle, et ma plaie désespérée, refuse-elle de se guérir ?
Elle est devenue pour moi comme le mensonge des eaux infidèles.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur :
— Si tu retournes, je te ferai retourner, tu te tiendras devant ma face.
Et si tu sépares le précieux du vil, tu seras comme ma bouche.
Eux, ils retourneront vers toi, et toi, tu ne retourneras pas vers eux.
Je te donnerai à ce peuple comme une muraille d’airain fortifiée,
et ils te feront la guerre, mais ils ne l’emporteront pas,
car moi je suis avec toi pour te sauver et te délivrer, dit le Seigneur.
Je te délivrerai de la main des très méchants et je te rachèterai de la main des forts.
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Tu ne prendras pas de femme et tu n’auras pas de fils ni de filles en ce lieu,
car ainsi parle le Seigneur sur les fils et sur les filles qui sont enfantés en ce lieu,
et sur leurs mères qui les ont enfantés,
et sur leurs pères de la souche desquels ils sont nés en cette terre :
— De maladies mortelles ils mourront,
ils ne seront pas pleurés ni enterrés, ils seront comme le fumier sur la face du sol,
et par le glaive et la famine ils seront consumés, et leur cadavre deviendra la nourriture des oiseaux du ciel et des bêtes de la terre.
Car ainsi parle le Seigneur :
— N’entre pas dans une maison de banquet, et ne va pas pleurer et ne les console pas,
car j’ai retiré ma paix de ce peuple, dit le Seigneur,
la miséricorde et les compassions.
Et ils mourront, grands et petits, sur cette terre,
ils ne seront pas enterrés et ils ne seront pas pleurés,
et on ne se fera pas d’incisions, et on ne se rasera pas la tête pour eux,
et ils ne rompront pas le pain parmi eux pour celui qui pleure un mort pour le consoler
et ils ne leur donneront pas le breuvage d'un calice pour consoler au sujet de leur père et mère,
et dans la maison du banquet tu n'entreras pas pour t’asseoir avec eux, pour manger et pour boire.
Car ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Voici, moi j'enlèverai depuis ce lieu, sous vos yeux et de vos jours,
la voix de la joie et la voix de l’allégresse,
la voix du fiancé et la voix de la fiancée.
Lorsque tu annonceras à ce peuple toutes ces paroles,
ils te diront : — À cause de quoi le Seigneur a-t-il prononcé sur nous tout ce grand malheur ?
Quelle est notre iniquité, et quel est le péché que nous avons peché contre le Seigneur, notre Dieu ?
Tu leur diras :
— C’est parce que vos pères m’ont abandonné, dit le Seigneur, et ils sont allés après d’autres dieux,
et ils les ont servis, et ils les ont adorés,
et moi, ils m’ont abandonné, et ma Loi ils ne l’ont pas observée !
Mais vous, vous avez fait pis que vos pères,
car voici que chacun de vous marche après la dépravation de son cœur mauvais, pour ne pas m’écouter.
Je vous lancerai loin de cette terre sur une terre que vous ne connaissez pas, ni vous ni vos pères,
et là vous servirez d’autres dieux jour et nuit, qui ne vous donneront pas de repos.
— C’est pourquoi voici que des jours viennent, dit le Seigneur,
où l’on ne dira plus : — Le Seigneur est vivant, qui a fait sortir les fils d’Israël de la terre d’Égypte,
mais : — Le Seigneur est vivant, qui a fait sortir les fils d’Israël de la terre de l'aquilon
et de toutes les terres où je les ai expulsés,
et je les ramènerai sur leur terre que j’ai donnée à leurs pères.
Voici, j'enverrai des pêcheurs nombreux, dit le Seigneur, et ils les pêcheront,
et après cela je leur enverrai de nombreux chasseurs
et ils les chasseront de toute montagne, et de toute colline et des cavernes des rochers.
Car mes yeux sont sur toutes leurs voies,
elles ne sont pas cachées devant ma face,
et leur iniquité ne s'est pas dérobée à mes yeux.
Tout d’abord je rendrai au double leurs iniquités et leurs péchés,
parce qu’ils ont souillé ma terre avec les cadavres de leurs idoles,
et de leurs abominations ils ont rempli mon héritage.
Seigneur, ma force et ma robustesse,
et mon refuge au jour de la tribulation !
Vers toi des nations viendront des extrémités de la terre et diront :
— Vraiment c'est le mensonge que nos pères ont hérité,
vanité qui ne leur a pas été profitable.
Est ce que l'homme peut se faire des dieux ? Mais eux-mêmes ne sont pas des dieux !
— C’est pourquoi voici que moi je leur montrerai, cette fois-ci,
je leur montrerai ma main et ma puissance,
et ils sauront que mon nom est le Seigneur.
Le péché de Juda est écrit avec un stylet de fer, avec un ongle de diamant,
il est gravé sur l'étendue de leur cœur
et sur les cornes de leurs autels.
Puisque leurs fils se sont souvenus de leurs autels
et de leurs bois sacrés et des arbres verdoyants sur les montagnes élevées,
offrant des sacrifices dans la campagne,
je livrerai au pillage
ta force, tous tes trésors
et tes hauts lieux, à cause des péchés commis dans tous tes confins,
et tu seras abandonnée seule loin de ton héritage que je t’ai donné.
Je t’asservirai à tes ennemis dans une terre que tu ne connais pas,
car tu as allumé le feu dans ma colère. Il brûlera pour toujours.
Ainsi parle le Seigneur : — Maudit l'homme qui se confie dans l'homme
et fait de la chair son bras,
et dont son cœur s'écarte du Seigneur !
Il sera comme un tamaris dans le désert,
il ne verra pas venir le bonheur,
mais il demeurera dans la sécheresse au désert,
dans une terre salée et inhabitable.
Béni l’homme qui se confie dans le Seigneur,
et le Seigneur sera sa confiance !
Il sera comme un arbre qui est transplanté près des eaux
qui vers l'humidité envoie ses racines,
il ne craindra pas quand viendra la chaleur,
et son feuillage sera verdoyant,
et au temps de la sécheresse il ne s'inquiètera pas, et ne cessera jamais de faire du fruit.
Le cœur de tous est dépravé et inscrutable. Qui le connaîtra ?
C'est moi, le Seigneur qui scrute le cœur et qui sonde les reins,
moi qui donne à chacun selon sa voie, et selon le fruit de ses inventions.
Une perdrix a couvé ce qu'elle n’a pas pondu,
tel celui qui acquiert des richesses mais sans justice,
au milieu de ses jours il les abandonnera, et à sa fin, il sera reconnu insensé.
Trône de gloire élevé depuis le commencement !
Lieu de notre sanctification !
Attente d’Israël, le Seigneur !
Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus,
ceux qui se détournent seront inscrits sur la terre,
car ils ont abandonné la veine des eaux vives : le Seigneur.
Guéris-moi Seigneur et je serai guéri, sauve-moi et je serai sauvé, car ma louange c'est toi.
Voici qu’ils me disent : — Où est la parole du Seigneur ? Qu’elle vienne donc !
Et moi je n'ai pas été troublé en te suivant comme pasteur,
et le jour de l'homme, je ne l'ai pas désiré. Toi, tu le sais,
ce qui est sorti de mes lèvres a été droit devant ton regard.
Ne sois pas pour moi une cause d'épouvante !
Mon espoir c'est toi au jour de l'affliction.
Que soient confondus ceux qui me persécutent et que moi je ne sois pas confondu,
qu’ils soient effrayés, eux, et que moi je ne sois pas effrayé.
Amène sur eux le jour de l'affliction et brise-les d’une double brisure.
Ainsi m’a parlé le Seigneur :
— Va, et tiens-toi à la porte des fils du peuple,
par où entrent les rois de Juda et par où ils sortent, et à toutes les portes de Jérusalem !
Et tu leur diras :
— Écoutez la parole du Seigneur, rois de Juda, et toute la Judée,
et vous tous habitants de Jérusalem, qui entrez par ces portes !
Ainsi parle le Seigneur :
— Prenez garde à vos âmes,
et ne portez pas de fardeaux le jour du sabbat et n'en introduisez pas par les portes de Jérusalem,
et ne faites pas sortir des fardeaux de vos maisons le jour du sabbat, et vous ne ferez aucun travail ;
mais sanctifiez le jour du sabbat, comme je l’ai ordonné à vos pères.
Et ils n’ont pas écouté ni n'ont prêté leur oreille,
mais ils ont raidi leur nuque
pour ne pas écouter et pour ne pas recevoir l'enseignement.
— Et il arrivera si vous m’écoutez, dit le Seigneur,
en sorte que vous n'introduisiez pas des fardeaux par les portes de cette ville le jour du sabbat,
et si vous sanctifiez le jour du sabbat, en sorte que vous n'y fassiez aucun travail,
alors entreront par les portes de cette ville des rois
et des princes assis sur le trône de David,
montés sur des chars et des chevaux,
eux et leurs princes,
l'homme de Juda et les habitants de Jérusalem,
et cette ville sera habitée à jamais.
Ils viendront des villes de Juda et des environs de Jérusalem,
et de la terre de Benjamin et des plaines, et des montagnes et du midi,
en apportant holocauste et victime, sacrifice et encens,
et ils apporteront l'oblation dans la maison du Seigneur.
Mais si vous ne m’écoutez pas pour sanctifier le jour du sabbat,
en ne portant pas de fardeaux et n'en introduisant pas par les portes de Jérusalem le jour de sabbat,
alors je mettrai le feu à ses portes
et il dévorera les maisons de Jérusalem et il ne s’éteindra pas.
La parole qui advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
— Lève-toi et descends à la maison du potier, et là tu entendras mes paroles.
Je descendis à la maison du potier, et voici, il faisait un ouvrage sur la roue,
et le vase qu’il faisait de ses mains avec l'argile fut manqué
et revenant il en fit un autre vase, tel qu'il plut à ses yeux de le faire.
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Ne pourrai-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? dit le Seigneur.
Voici comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël.
Soudain je parlerai contre une nation et contre un royaume
pour arracher et pour abattre et pour le faire périr,
et si cette nation, contre laquelle j’ai parlé, fait pénitence de sa méchanceté,
alors moi je me repentirai du mal que j’ai pensé lui faire,
et soudain je parlerai à propos d'une nation et à propos d'un royaume, de l'édifier et de le planter,
si cette nation fait le mal à mes yeux pour ne pas écouter ma voix,
alors je me repentirai du bien que j’ai parlé de lui faire.
Et maintenant, parle donc à l'homme de Juda et aux habitants de Jérusalem, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Voici que moi je façonne contre vous un malheur
et je projette contre vous un projet.
Que chacun donc revienne de sa voie mauvaise,
et rendez droites vos voies et vos œuvres.
Eux qui ont dit : — Nous avons désespéré, oui, nous irons derrière nos pensées,
chacun de nous accomplira la dépravation de son cœur mauvais.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur :
— Interrogez les nations : — Qui a entendu de telles horreurs qu'elle a faites avec excès, la vierge d'Israël ?
Est-ce que la neige du Liban abandonnera le rocher de la campagne ?
Ou peuvent-elles être taries, les eaux jaillissantes, fraîches et courantes ?
Car mon peuple m’a oublié,
en offrant des libations en vain et en se heurtant dans leurs voies,
sur les routes antiques afin d'y marcher
sur un chemin non frayé.
Pour que leur terre fût livrée à la désolation et à un éternel sifflement :
quiconque y passera sera stupéfait et branlera de la tête.
Comme le vent brûlant je les disperserai devant l’ennemi
le dos et non la face je leur montrerai au jour de leur ruine.
Et ils ont dit : — Venez, projetons contre Jérémie des projets !
Car la Loi ne périra pas faute de prêtre, ni le conseil faute de sage, ni la parole faute de prophète.
Venez, frappons-le de la langue
et ne prêtons pas attention à toutes ses paroles !
Prête attention à moi Seigneur et entends la voix de mes adversaires !
Le mal se rend-il pour le bien ?
Car ils ont creusé une fosse pour mon âme.
Rappelle-toi que je me suis tenu devant toi pour dire du bien à leur sujet,
pour détourner d’eux ton indignation.
C'est pourquoi livre leurs fils à la famine et conduis-les aux mains du glaive,
que leurs femmes soient sans enfants et veuves
et que leurs hommes soient mis à mort,
que leurs jeunes gens soient percés par le glaive dans le combat !
Qu'on entende une clameur sortir de leurs maisons,
car subitement tu amèneras contre eux le bandit
parce qu’ils ont creusé une fosse pour me prendre
et qu’ils ont caché des pièges sous mes pieds.
Mais toi Seigneur tu connais tout leur dessein de mort contre moi.
Ne pardonne pas leur iniquité et que leur péché devant ta face ne soit pas effacé !
Qu’ils soient renversés devant toi ! Au temps de ta colère consume-les !
Ainsi parle le Seigneur : — Va et reçois un carafon d'argile de potier des anciens du peuple et des anciens des prêtres,
sors vers la vallée du fils d'Ennom,
qui est près de l’entrée de la porte d'argile,
et tu proclameras là les paroles que moi je te dirai.
Tu diras :
— Écoutez la parole du Seigneur, rois de Juda et habitants de Jérusalem !
Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Voici, moi j'amènerai sur ce lieu une affliction telle
que quiconque l'entendra, les oreilles lui tinteront,
parce qu’ils m’ont abandonné, et ils ont rendu ce lieu étrange,
et ils y ont offert des libations à des dieux étrangers que n'ont pas connus ni eux ni leurs pères, ni les rois de Juda,
et ils ont rempli ce lieu du sang des innocents,
et ils ont bâti des hauts lieux de Baal
pour brûler leurs fils au feu en holocauste à Baal,
ce que je n’avais ni commandé, ni dit, et qui n’était pas monté dans mon cœur.
— C’est pourquoi voici venir des jours, dit le Seigneur,
où ce lieu ne sera plus appelé « Thofeth » ni « Vallée du fils d'Ennom », mais « Vallée de la Tuerie ».
Je dissiperai le dessein de Juda et de Jérusalem dans ce lieu,
et je les ferai tomber par le glaive devant leurs ennemis
et par la main de ceux qui cherchent leurs âmes,
et je donnerai leurs cadavres en pâturage aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
Et je ferai de cette cité un objet de stupeur et un objet de persiflage.
Quiconque passera par elle sera stupéfait et sifflera sur toutes ses plaies.
Je leur ferai manger la chair de leurs fils et la chair de leurs filles,
et chacun mangera les chairs de son ami pendant le siège, et dans l'angoisse
où les réduiront leurs ennemis et ceux qui cherchent leurs âmes.
Tu briseras ensuite le carafon sous les yeux des hommes qui iront avec toi.
Tu leur diras : — Ainsi parle le Seigneur des armées :
— C'est ainsi que je briserai ce peuple et cette cité,
comme on brise le vase du potier qui ne peut plus être réparé,
et à Thofeth ils seront enterrés parce qu'il n'y aura plus d'autre lieu pour enterrer.
Ainsi ferai-je à ce lieu et à ses habitants, dit le Seigneur,
pour rendre cette cité comme Topheth.
Les maisons de Jérusalem et les maisons des rois de Juda seront comme le lieu du Topheth,
impures : toutes les maisons sur les toits desquelles on a sacrifié à toute l’armée des cieux
et versé des libations à des dieux étrangers.
Et Jérémie vint de Thofeth où le Seigneur l’avait envoyé prophétiser,
et il se tint dans le parvis de la maison du Seigneur, et il dit à tout le peuple :
— Ainsi parle le Seigneur des armées le Dieu d’Israël :
— Voici, moi je fais venir sur cette cité et sur toutes ses villes
tous les malheurs dont j’ai parlés contre elle,
parce qu’ils ont raidi leur nuque pour ne pas écouter mes paroles.
Et le prêtre Phassur, fils d’Emmer
qui était établi intendant de la maison du Seigneur entendit
Jérémie prophétisant ces paroles,
et Phassur frappa Jérémie le prophète
et le mit aux ceps, qui étaient à la porte supérieure de Benjamin, dans la maison du Seigneur.
Le lendemain, au point du jour, Phassur fit sortir Jérémie des ceps,
et Jérémie lui dit : — Ce n’est plus du nom de Phassur que le Seigneur t’appelle, mais terreur de toute part.
Car ainsi parle le Seigneur : — Voici, moi je te donnerai à la terreur
toi et tous tes amis,
et ils tomberont sous le glaive de leurs ennemis,
et tes yeux le verront,
et tout Juda je le donnerai aux mains du roi de Babylone,
et il les emmènera à Babylone et il les frappera de le glaive.
Je donnerai toutes les richesses de cette cité,
tout le fruit de son travail, et tout objet précieux,
et tous les trésors des rois de Juda, je les donnerai entre les mains de leurs ennemis
et ils les pilleront, les enlèveront et les emmèneront à Babylone.
Mais toi, Phassur et tous les habitants de ta maison, vous irez en captivité.
Tu arriveras à Babylone, et là, tu mourras, là tu seras enterré,
toi et tous tes amis à qui tu as prophétisé le mensonge.
Tu m’as séduit, Seigneur, et j’ai été séduit.
Tu as été plus fort que moi et tu as prévalu.
Je suis devenu une risée, tout le jour. Tous se moquent de moi.
Car déjà depuis longtemps je parle en criant,
iniquité et dévastation, je proclame,
et la parole du Seigneur est devenue pour moi opprobre et dérision, tout le jour.
Et j'ai dit : — Je ne me rappelerai plus de lui et je ne parlerai plus en son nom.
Et alors il advint dans mon cœur comme un feu brûlant et enfermé dans mes os ;
et je me suis épuisé ne pouvant le supporter.
Car j’ai entendu les insultes des multitudes et la terreur tout autour :
— Persécutez-le et nous le persécuterons.
De tous les hommes qui étaient en paix avec moi et qui surveillaient mes côtés :
— Si on peut le tromper de quelque manière et nous l'emporterons sur lui
et nous tirerons vengeance de lui.
Mais le Seigneur est avec moi comme un guerrier fort,
c’est pourquoi ceux qui me persécutent tomberont et seront sans force,
ils seront confondus grandement
parce qu'ils n'ont pas compris l'opprobe éternelle qui ne sera jamais effacée.
Mais toi Seigneur des armées qui sondes le juste, qui vois les reins et le cœur,
que je voie, je t'en prie, ta vengeance sur eux
car c’est à toi que j’ai révélé ma cause.
Chantez au Seigneur, louez le Seigneur,
car il a délivré l’âme du pauvre de la main des méchants.
Maudit le jour où je suis né !
Que le jour où ma mère m’a enfanté ne soit pas béni !
Maudit soit l’homme, qui annonça à mon père, en disant : — Il t'est né un enfant mâle !
Et comme de joie l'a réjoui !
Maudit soit l’homme, qui annonça à mon père, en disant : — Il t'est né un enfant mâle !
et comme de joie l'a réjoui !
Que cet homme soit comme sont les cités que le Seigneur a renversées et il ne s'en est pas repenti,
et qu’il entende la clameur au matin et un hurlement au temps de midi,
lui qui ne m’a pas tué dès le sein,
de sorte que ma mère devînt pour moi mon sépulcre
et son sein une conception éternelle.
18. Pourquoi suis-je sorti du sein pour voir la peine et la douleur
et pour que mes jours se consument dans la confusion?
Le verbe qui advint à Jérémie de la part du Seigneur,
lorsque le roi Sédécias lui envoya
Phassur, fils de Mélquia, et le prêtre Sophonie, fils de Maasias, disant :
— Interroge pour nous le Seigneur,
puisque Nabuchodonosor, roi de Babylone, combat contre nous.
Peut-être le Seigneur fera-t-il avec nous selon toutes ses merveilles et qu'il s'éloignera de nous.
Et Jérémie leur dit : — Ainsi vous direz à Sédécias :
— Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
— Voici, je retournerai contre vous les instruments de guerre qui sont dans vos mains,
avec lesquels vous combattez contre le roi de Babylone
et contre les Chaldéens qui vous assiègent tout autour des murs
et je les rassemblerai au milieu de cette cité
et je combattrai, moi même, contre vous d'une main étendue et d’un bras fort,
avec fureur, indignation et grande colère.
Je frapperai les habitants de cette cité,
les hommes et les bêtes mourront d'une grande peste.
— Après cela, dit le Seigneur , je livrerai Sédécias, roi de Juda, et ses serviteurs
et son peuple et ceux qui auront été épargnés dans cette cité par la peste, et par l’épée et par la famine
entre les mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone,
et entre les mains de leurs ennemis et entre les mains de ceux qui cherchent leur âme.
Et il les frappera avec le glaive dévorant,
il ne se laissera pas émouvoir et il ne les épargnera pas et n’aura pas de compassion.
Et tu diras à ce peuple : — Ainsi parle le Seigneur :
— Voici que je mets devant vous la voie de la vie et la voie de la mort.
Celui qui demeurera dans cette ville mourra par le glaive, par la famine et par la peste,
mais celui qui en sortira et qui fuira chez les Chaldéens qui vous assiègent,
vivra, et son âme sera pour lui comme un butin.
— Car j’ai mis ma face contre cette cité pour le mal et non pas pour le bien, dit le Seigneur,
elle sera livrée aux mains du roi de Babylone, et il la brûlera par le feu.
Et pour la maison du roi de Juda :
— Écoutez la parole du Seigneur :
— Maison de David ! Ainsi parle le Seigneur :
— Rendez la justice dès le matin et arrachez celui qui est opprimé par la violence de la main du calomniateur
de peur que mon indignation ne sorte comme un feu
et qu'elle brûle et qu'il n'y ait personne pour éteindre,
à cause de la méchanceté de vos actions.
— Me voici contre toi, habitante de la vallée solide et champêtre, dit le Seigneur,
vous qui dites : — Qui nous frappera, et qui entrera dans nos demeures ?
Je vous visiterai selon le fruit de vos actions, dit le Seigneur,
et j'allumerai le feu dans sa forêt, et il dévorera tous ses alentours.
Ainsi parle le Seigneur :
— Descends dans la maison du roi de Juda
et là tu prononceras cette parole,
tu diras :
— Écoute la parole du Seigneur, roi de Juda qui siège sur le trône de David,
toi et tes serviteurs, et ton peuple qui entrez par ces portes !
Ainsi parle le Seigneur :
— Rendez le jugement et justice
et libérez celui qui est opprimé par la violence de la main du calomniateur,
et l'étranger, l'orphelin et la veuve, ne les contristez pas,
ne les opprimez pas injustement,
et ne versez pas le sang innocent dans ce lieu !
Si en faisant vous faites cette parole,
entreront par les portes de cette maison des rois
de la race de David siégeant sur son trône,
montés sur des chars et sur des chevaux, eux et leurs serviteurs et leur peuple.
— Mais si vous n’écoutez pas ces paroles,
je le jure par moi-même, dit le Seigneur,
cette maison deviendra une solitude.
Car ainsi parle le Seigneur à la maison du roi de Juda :
— Tu es pour moi, Galaad, la tête du Liban ;
je le jure, je ferai de toi une solitude et des villes inhabitables !
Et je consacrerai contre toi l'homme tueur avec ses armes
et ils abattront ton cèdre de choix et les jetteront au feu.
De nombreuses nations passeront par cette cité
et chacun dira à son voisin :
— À cause de quoi le Seigneur a-t-il fait ainsi à cette grande cité ?
Et ils répondront : — Parce qu’ils ont abandonné l’alliance du Seigneur leur Dieu
et ils ont adoré des dieux étrangers et les ont servis.
Ne pleurez pas le mort, et ne vous lamentez pas pour lui !
D'un pleur pleurez celui qui s'en va
car il ne reviendra plus et ne verra pas la terre de sa naissance,
car ainsi parle le Seigneur à Sellum, fils de Josias, roi de Juda,
qui a régné à la place de Josias, son père
et qui est sorti de ce lieu : — Il n'y reviendra plus.
Mais dans le lieu où je l'ai transporté, là il mourra,
et cette terre, il ne la verra plus.
Malheur à celui qui édifie sa maison sur l’injustice
et ses chambres hautes par ce qui n'est pas le droit.
Il opprimera son ami en vain
et ne lui donnera pas son salaire,
lui qui dit : — Je m'édifierai une maison vaste et des chambres hautes spacieuses !
lui qui y perce des fenêtres
et y fait des lambris de cèdre et les peint avec de la terre de Sinope.
Est-ce que tu règneras parce que tu te compares au cèdre ?
Ton père n’a-t-il pas mangé et bu
et rendu le jugement et la justice ? Alors cela allait bien pour lui.
— Il a jugé la cause du pauvre et de l'indigent pour son bien,
n’est-ce pas parce qu'il m'a connu ? dit le Seigneur.
Mais tes yeux et ton cœur sont portés seulement à l'avarice
et au sang innocent pour le répandre
à la calomnie et à la course de l'action mauvaise.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur à Joachim, fils de Josias, roi de Juda :
— Ils ne le pleureront pas en disant : — Hélas, mon frère ! Et : — Hélas, mes frères !
Ils ne feront pas retentir pour lui disant : — Hélas, Seigneur ! Hélas, prince illustre !
De la sépulture d'un âne il sera enseveli, pourri et jeté hors des portes de Jérusalem !
Monte au Liban et crie ! Et en Basan donne ta voix
et crie à ceux qui passent ! Car tous tes amants ont été brisés.
Je t’ai parlé
dans ton abondance tu as dit : — Je n’écouterai pas.
Tel est ta voie dès ta jeunesse,
car tu n’as pas écouté ma voix.
Le vent paîtra tous tes pasteurs
et tes amants iront en captivité
et alors tu seras confondue et tu rougiras à cause de toute ta méchanceté.
Toi qui es assise sur le Liban, qui es nichée dans les cèdres !
Comme tu as gémi quand sont venus sur toi les douleurs, comme les douleurs de celle qui enfante.
— Moi je suis vivant ! dit le Seigneur !
Quand bien même Jéconias, fils de Joachim, roi de Juda serait un anneau à ma main droite, je l’arracherais de là !
Je te livrerai aux mains de ceux qui cherchent ton âme
et aux mains de ceux dont le visage te fait peur, aux mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone,
et aux mains des Chaldéens.
Je te jetterai, toi et ta mère qui t’a enfanté,
sur une terre étrangère où vous n’êtes pas nés et là vous mourrez.
Et vers la terre où ils élèvent leur âme pour retourner, là, ils ne retourneront pas.
Est-ce un vase en terre et brisé que cet homme, Jéconias ?
Est-il un vase qui ne plaît à personne ?
Pourquoi ont-ils été rejetés, lui et sa semence,
et lancés sur une terre qu’ils ne connaissaient pas ?
Terre, terre, terre, écoute la parole du Seigneur !
Ainsi parle le Seigneur :
— Inscris cet homme comme stérile,
un homme qui durant ses jours ne prospèrera pas,
car il n'y aura pas d'homme de sa semence qui s'assiéra sur le trône de David
et qui aura jamais de pouvoir en Juda !
— Malheur aux pasteurs qui dispersent et déchirent le troupeau de mon pâturage ! dit le Seigneur.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël
aux pasteurs qui paissent mon peuple :
— Vous avez dispersé mon troupeau
et vous l'avez chassé et vous ne l'avez pas visité.
— Voici que moi je vous visiterai à cause de la méchanceté de vos actions, dit le Seigneur.
— Et moi je rassemblerai les restes de mon troupeau de toutes les terres où je les aurai chassées
et je les ferai retourner à leurs champs et elles croîtront et se multiplieront
et je susciterai sur elles des pasteurs et ils les paîtront
et elles n’auront plus de crainte et elles ne seront plus effrayées
et aucune ne manquera au nombre, dit le Seigneur.
— Voici venir des jours, dit le Seigneur, et je susciterai à David un germe juste
et il régnera en roi et il sera sage,
et il rendra le jugement et la justice sur la terre.
En ses jours Juda sera sauvé et Israël habitera en confiance
et voici le nom dont on l’appellera : « Le Seigneur notre juste. »
— C’est pourquoi voici venir des jours, dit le Seigneur,
et ils ne diront plus : — Le Seigneur est vivant, qui a tiré les fils d’Israël de la terre d’Égypte,
mais : — Il est vivant le Seigneur, qui a tiré et a ramené la semence de la maison d’Israël de la terre de l'aquilon
et de toutes les terres où je les avais chassés,
et ils habiteront sur leur terre.
Aux prophètes :
— Mon cœur est broyé au-dedans de moi.
Tous mes os ont frémis. Je suis devenu comme un homme ivre
et comme un homme pris de vin
devant le Seigneur et devant ses paroles saintes
car d’adultères la terre est pleine, car devant la malédiction la terre pleure.
— Les champs du désert sont desséchés
et leur cours est devenu mauvais et leur force est différente
car même le prophète, même le prêtre sont souillés,
même dans ma maison j’ai trouvé leur méchanceté, dit le Seigneur.
— C'est pour cela que leur voie sera comme une pente glissante dans les ténébres,
ils y seront poussés et ils y tomberont
car j’amènerai sur eux le malheur l’année de leur visitation, dit le Seigneur.
Et dans les prophètes de Samarie, j’ai vu la sottise :
ils prophétisaient par Baal et ils égaraient mon peuple d’Israël.
Et dans les prophètes de Jérusalem, j’ai vu une ressemblance :
des adultères et la voie du mensonge et ils ont affermi les mains des plus méchants
de sorte que nul ne revient de sa méchanceté !
Ils sont devenus tous pour moi comme Sodome et ses habitants comme Gomorrhe.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées aux prophètes :
— Voici, moi je leur fais manger de l'absinthe et leur fais boire du fiel
car c'est des prophètes de Jérusalem que la souillure s'est répandue sur toute la terre.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent et qui vous dupent.
Ils disent la vision de leur propre cœur, non ce qui sort de la bouche du Seigneur.
Ils disent à ceux qui me blasphèment : — Le Seigneur a parlé : — Vous aurez la paix,
et à tous ceux qui marchent dans la perversité de leur cœur ils ont dit : — Le mal ne viendra pas sur vous.
Qui donc a assisté au conseil du Seigneur et a vu et entendu sa parole ?
Qui a été attentif à sa parole et l’a entendue ?
Voici que le tourbillon de l'indignation du Seigneur sortira
et la tempête éclatant, viendra sur la tête des impies.
La fureur du Seigneur ne reviendra pas jusqu'à ce qu'elle exécute
et accomplisse le dessein de son cœur.
Aux derniers jours vous comprendrez son intention.
Je n’envoyais pas les prophètes et ils couraient.
Je ne leur parlais pas et ils prophétisaient.
S’ils s'étaient tenus à mon conseil, ils auraient fait connaître ma parole à mon peuple,
je les aurais détournés de leur voie mauvaise et de leurs pensées très mauvaises.
— Penses-tu que moi je suis un Dieu de près, dit le Seigneur, et non un Dieu de loin ?
— Si un homme se cache dans des cachettes et moi ne le verrai-je pas ? dit le Seigneur.
— Est-ce que je ne remplis pas le ciel et la terre ? dit le Seigneur.
J’ai entendu ce qu'ont dit les prophètes
qui prophétisent en mon nom le mensonge et en disant :
— J’ai eu un songe, j’ai eu un songe !
Jusques à quand cela sera-t-il dans le cœur des prophètes, qui vaticinent le mensonge
et qui prophétisent les séductions de leur cœur?
Ceux qui veulent faire oublier mon nom à mon peuple
à cause de leurs songes, que chacun d'eux raconte à son prochain,
comme leurs pères ont oublié mon nom à cause de Baal.
Le prophète qui a un songe qu'il raconte le songe
et celui qui a ma parole qu'il dise ma parole fidèlement :
— Qu'est-ce que la paille a à voir avec le froment ? dit le Seigneur.
— Mes paroles ne sont-elles pas comme un feu ? dit le Seigneur
et comme un marteau brisant la pierre ?
— C'est pourquoi me voici contre les prophètes, dit le Seigneur
qui volent mes paroles chacun à son prochain.
Me voici contre les prophètes, dit le Seigneur
qui prennent leurs langues et qui disent : — Le Seigneur dit.
— Me voici contre les prophètes qui songent le mensonge, dit le Seigneur,
qui les racontent et séduisent mon peuple par leurs mensonges et par leurs miracles
alors que moi je ne les ai pas envoyés ni ne leur ai commandé
et qui ne servent de rien à ce peuple, dit le Seigneur.
Si donc ce peuple ou un prophète ou un prêtre t'interroge disant :
— Quel est le fardeau du Seigneur ? Tu leur diras :
— Pourquoi c'est un fardeau pour vous ?
— Je vous rejetterai certes, dit le Seigneur.
Quant au prophète et au prêtre et au peuple qui dit : — Fardeau du Seigneur,
je visiterai cet homme et sa maison.
Ainsi vous direz chacun à son prochain et à son frère :
— Qu’a répondu le Seigneur ? et : — Qu’a dit le Seigneur ?
Mais du fardeau du Seigneur on ne se souviendra plus
car le fardeau de chacun sera sa propre parole
parce que vous pervertissez les paroles du Dieu vivant, le Seigneur des armées, notre Dieu !
Ainsi tu diras au prophète :
— Que t’a répondu le Seigneur ? et : — Qu’a dit le Seigneur ?
Mais si vous dites : — Fardeau du Seigneur, alors ainsi parle le Seigneur :
— Parce que vous avez dit cette parole : — Fardeau du Seigneur,
et que je vous ai envoyé dire : — Ne dites plus : — Fardeau du Seigneur,
à cause de cela, voici que moi je vous enlèverai en vous emportant
et je vous abandonnerai, vous et la cité que j’avais donnée à vous et à vos pères, loin de ma face.
Je mettrai sur vous un opprobre sempiternel
et une ignominie éternelle qui ne sera jamais effacée par l'oubli.
Le Seigneur me fit voir et voici deux paniers pleins de figues posés devant le Temple du Seigneur
après que Nabuchodonosor roi de Babylone eut transféré Jéconias, fils de Joachim roi de Juda
et ses princes et les artisans et le serrurier depuis Jérusalem
et les eut amenés à Babylone.
Un panier contenait de très bonnes figues
comme sont d'habitude les figues de la première saison ; et l’autre panier contenait des figues très mauvaises,
qu’on ne pouvait pas manger parce qu'elles étaient mauvaises.
Et le Seigneur me dit : — Que vois-tu Jérémie ?
et je dis : — Des figues ; de bonnes figues, très bonnes,
et des mauvaises, très mauvaises
qui ne peuvent être mangées parce qu'elles sont mauvaises.
Et le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
— Comme ces bonnes figues, ainsi je connaîtrai la déportation de Juda
que j’ai envoyée de ce lieu en terre des Chaldéens pour leur bien.
Je poserai mes yeux sur eux pour l'apaisement
et je les ramènerai dans cette terre
et je les édifierai et ne démolirai pas
et je les planterai et ne les arracherai pas
et je leur donnerai un cœur pour me connaître car je suis le Seigneur
et ils seront pour moi un peuple et moi je serai pour eux Dieu
car ils retourneront vers moi de tout leur cœur.
— Quant à ces figues très mauvaises qu’on ne peut pas manger parce qu'elles sont mauvaises,
voici ce que dit le Seigneur :
Ainsi je traiterai Sédécias, roi de Juda, et ses princes
et les restes de Jérusalem, ceux qui sont restés dans cette ville-ci
et ceux qui habitent en terre d’Égypte
— Quant à ces figues très mauvaises qu’on ne peut pas manger parce qu'elles sont mauvaises,
voici ce que dit le Seigneur :
Ainsi je traiterai Sédécias, roi de Juda, et ses princes
et les restes de Jérusalem, ceux qui sont restés dans cette ville-ci
et ceux qui habitent en terre d’Égypte
et je les donnerai en vexation et en affliction dans tous les royaumes de la terre
pour être en opprobre et en parabole et en proverbe et en malédiction dans tous les lieux où je les ai chassés
et j’enverrai contre eux le glaive, la famine et la peste
jusqu’à ce qu’ils soient exterminés de la terre que je leur ai donnée à eux et à leurs pères.
Verbe qui advint à Jérémie sur tout le peuple de Juda
la quatrième année de Joachim, fils de Josias, roi de Juda,
(la même année est la première année de Nabuchodonosor, roi de Babylone)
que Jérémie le prophète adressa à tout le peuple de Juda et à tous les habitants de Jérusalem, en disant :
— Depuis la treizième année de Josias, fils d’Amon, roi de Juda, jusqu’à ce jour,
voici vingt-trois ans
que le verbe du Seigneur m'advint
et que je vous ai parlé, me levant la nuit et parlant, et vous n’avez pas écouté.
Et le Seigneur vous a envoyé tous ses serviteurs les prophètes,
se levant au point du jour, et envoyant ; et vous n’avez pas écouté,
et vous n’avez pas prêté vos oreilles pour entendre.
Quand il disait : — Revenez donc chacun de sa mauvaise voie
et de la méchanceté de pensées,
et vous habiterez sur la terre que le Seigneur vous a donnée à vous et à vos pères de siècle en siècle !
Et n’allez pas après d’autres dieux pour les servir et les adorer
et ne provoquez pas ma colère par les œuvres de vos mains
et je ne vous affligerai pas.
— Mais vous ne m’avez pas écouté, dit le Seigneur,
en sorte que vous m'avez provoqué la colère par les œuvres de vos mains pour votre malheur.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées :
— Parce que vous n’avez pas écouté mes paroles,
voici que moi j’enverrai et je prendrai toutes les familles de l'aquilon, dit le Seigneur
et chez Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur ;
et je les ferai venir contre cette terre et contre ses habitants
et contre toutes les nations qui sont autour d'elle ;
et je les tuerai, et j'en ferai un objet de stupéfaction
et de persiflage, et de solitude pour les siècles.
Je ferai cesser parmi eux la voix de la joie et la voix de l'allégresse,
la voix de la fiancée et la voix du fiancé,
la voix de la meule et la lumière de la lampe,
et toute cette terre deviendra une solitude et un objet de stupeur,
et toutes ces nations serviront le roi de Babylone pendant soixante-dix ans.
— Et lorsque les soixante-dix ans seront accomplis,
je punirai le roi de Babylone
et cette nation, dit le Seigneur, à cause de leur iniquité,
et la terre des Chaldéens ;
et j'en ferai des solitudes éternelles.
Et je ferai venir sur cette terre toutes mes paroles que j’ai dites contre elle,
tout ce qui est écrit dans ce livre,
tout ce que Jérémie a prophétisé contre toutes les nations ;
car ils les ont servis, quoique ce fussent des nations nombreuses et de grands rois ;
et je leur rendrai selon leurs actions et selon l’œuvre de leurs mains,
car ainsi m'a dit le Seigneur, Dieu d’Israël :
— Prends de ma main le calice de vin de cette fureur,
et tu le feras boire à toutes les nations vers lesquelles je t’enverrai,
et elles boiront, et chancelleront, et délireront
à la face du glaive que moi j’enverrai parmi elles.
Et je pris le calice de la main du Seigneur
et je le fis boire à toutes les nations vers lesquelles le Seigneur m'avait envoyé :
à Jérusalem et aux cités de Juda
et à ses rois, et à ses princes
pour les donner à la solitude, à la stupeur,
au persiflage et à la malédiction, comme il en est en ce jour ;
à Pharaon, roi d’Égypte, et à ses serviteurs
et à ses princes et à tout son peuple ;
et à tous généralement : à tous les rois de la terre d'Ausite
et à tous les rois de la terre des Philistins
et à Ashkelon, et à Gaza, et à Accaron, et aux restes d'Ashdod ;
et à tous généralement : à tous les rois de la terre Ausite
et à tous les rois de la terre des Philistins
et à Ashkelon, et à Gaza, et à Accaron, et aux restes d'Ashdod ;
à l'Idumée, et à Moab, et aux fils d’Ammon ;
et à tous les rois de Tyr, à tous les rois de Sidon,
et aux rois de la terre des îles qui sont au-delà de la mer ;
et à Dédan, et à Théman, et à Buz
et à tous ceux dont la chevelure est coupée ;
et à tous les rois d’Arabie,
à tous les rois d'occident qui habitent dans le désert ;
et à tous les rois de Zambri,
et à tous les rois d’Elam,
et à tous les rois des Mèdes ;
et aussi à tous les rois de l'aquilon, proches et éloignés,
à chacun contre son frère
et à tous les royaumes de la terre, ceux qui sont sur sa face ;
et le roi Sésac boira après eux.
Et tu leur diras :
— Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Buvez et enivrez-vous et vomissez, et tombez et ne vous relèverez pas à la face du glaive que j'enverrai parmi vous, moi !
Au cas où ils refuseraient de prendre le calice de ta main pour boire,
tu leur diras : — Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Pour boire, vous allez boire !
Car voici que dans la cité dans laquelle mon nom a été invoqué, moi je commence à affliger,
et vous, serez-vous innocents et exempts?
— Vous ne serez pas exemptés
car j’appelle le glaive sur tous les habitants de la terre, dit le Seigneur des armées.
Et toi, tu leur prophétiseras toutes ces paroles et tu leur diras :
— Le Seigneur d'en haut rugira et de sa demeure sainte il fera entendre sa voix.
En rugissant il rugira sur le lieu de sa beauté.
Un céleusme comme celui des fouleurs au pressoir retentira contre tous les habitants de la terre.
Le bruit est parvenu jusqu’à l'extrémité de la terre ;
car le Seigneur est en jugement avec toutes les nations,
il est lui-même en jugement avec toute chair.
— J'ai livré les impies au glaive, dit le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Voici que l'affliction sortira de nation en nation
et une grande tempête sortira des extrémités de la terre.
En ce jour-là, les tués du Seigneur seront d’un bout à l'autre de la terre ;
ils ne seront ni pleurés ni recueillis ni enterrés :
ils seront comme du fumier étendus sur la face de la terre.
Ululez, pasteurs, et criez
et couvrez-vous de cendre, chefs du troupeau !
Car les jours de votre massacre et de votre dispersion sont accomplis,
et vous tomberez comme des vases précieux.
Et les pasteurs n'auront aucun moyen de fuir, ni les chefs du troupeau de se sauver.
Voix de la clameur des pasteurs, hurlement des chefs du troupeau !
Car le Seigneur a dévasté leur pâturage.
Les champs de paix sont réduits au silence à la face de la colère de la fureur du Seigneur.
Il a abandonné, comme un lion, son fourré,
leur terre est devenue une désolation, à la face de la colère de la colombe et à la face de la colère de la fureur du Seigneur.
Au commencement du roi Joachim, fils de Josias, roi de Juda,
ce verbe advint de la part du Seigneur disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Tiens-toi dans l'atrium de la maison du Seigneur,
et tu parleras à toutes les cités de Juda
d'où ils viennent pour adorer dans la maison du Seigneur,
tous les discours que je t'ai commandé de leur dire !
Ne retire pas une parole !
Peut-être écouteront-ils et reviendront-ils chacun de sa voie mauvaise
et je me repentirai du mal que je pense à leur faire
à cause de la méchanceté de leurs mœurs.
Et tu leur diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Si vous ne m’écoutez pas pour marcher dans ma loi, que je vous ai donnée,
pour écouter les paroles de mes serviteurs les prophètes
que moi j’ai envoyés vers vous, en me levant la nuit et les dirigeant, et que vous n’avez pas écoutés,
je ferai de cette maison comme de Silo,
et je jetterai sur cette ville une malédiction pour toutes les nations de la terre.
Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie prononcer ces paroles dans la maison du Seigneur.
Et quand Jérémie eut achevé de dire tout ce que le Seigneur lui avait commandé
de dire à tout le peuple,
les prêtres, les prophètes et tout le peuple le saisirent, en disant : — De mort qu'il meure !
Pourquoi a-t-il prophétisé au nom du Seigneur en disant :
— Comme Silo sera cette maison
et cette ville sera dévastée et sans habitants ?
Et tout le peuple se rassembla contre Jérémie dans la maison du Seigneur.
Et les princes de Juda entendirent ces paroles
et ils montèrent de la maison du roi à la maison du Seigneur
et s’assirent à l’entrée de la porte neuve de la maison du Seigneur.
Alors les prêtres et les prophètes parlèrent aux princes et à tout le peuple, en disant :
— Il y a pour cet homme un jugement de mort !
car il a prophétisé contre cette cité, comme vous l’avez entendu de vos oreilles.
Et Jérémie parla à tous les princes et à tout le peuple en disant :
— C'est le Seigneur qui m’a envoyé prophétiser sur cette maison
et sur cette cité toutes les paroles que vous avez entendues.
Maintenant donc rendez bonnes vos voies et vos mœurs
et écoutez la voix du Seigneur votre Dieu
et le Seigneur se repentira du mal qu’il a dit contre vous.
Quant à moi, me voici entre vos mains.
Traitez-moi selon ce qui à vos yeux est bon et juste.
Seulement sachez et reconnaissez que
si vous me tuez,
vous versez un sang innocent contre vous-mêmes,
contre cette ville et ses habitants,
car en vérité le Seigneur m’a envoyé vers vous
pour prononcer à vos oreilles toutes ces paroles.
Alors les princes et tout le peuple dirent aux prêtres et aux prophètes :
— Il n'y a pas de jugement de mort pour cet homme,
car c’est au nom du Seigneur notre Dieu qu’il nous a parlé.
Des hommes, d'entre les anciens du pays, se levèrent
et parlèrent à toute l’assemblée du peuple, en disant :
— Michée de Morasthi fut un prophète aux jours d’Ézéchias, roi de Juda,
et il parla à tout le peuple de Juda, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Sion comme un champ sera labourée et Jérusalem deviendra un monceau de pierres
et la montagne de la maison deviendra une haute forêt.
Ézéchias, roi de Juda, et tout Juda l’ont-ils condamné à mort ?
N’ont-t-ils pas craint le Seigneur et imploré le visage du Seigneur ?
Et le Seigneur ne se repentit-il pas du mal qu’il avait prononcé contre eux ?
C'est pourquoi nous faisons un grand mal contre nos âmes.
Il y eut aussi un homme qui prophétisait au nom du Seigneur,
Urie, fils de Séméi, de Cariathiarim ;
et il prophétisa contre cette cité
et contre cette terre selon toutes les paroles de Jérémie.
Le roi Joachim, tous ses puissants et tous ses princes entendirent ces paroles
et le roi chercha à le tuer.
Urie entendit, il eut peur
et s’enfuit, et entra en Égypte.
Et le roi Joachim envoya des hommes en Égypte,
Elnathan fils d'Accobor
et des hommes avec lui en Égypte.
Ils firent sortir Urie d’Égypte
et l'amenèrent au roi Joachim
et il le frappa avec le glaive
et jeta son cadavre dans les sépulcres du bas peuple.
Or la main d’Ahicam, fils de Saphan etait avec Jérémie, pour qu’il ne fût pas livré aux mains du peuple pour être mis à mort.
Au commencement du règne de Joachim, fils de Josias, roi de Juda,
ce verbe advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Fais-toi des liens et des chaînes et place-les sur ton cou :
tu les enverras au roi d’Idumée, au roi de Moab,
au roi des fils d’Ammon, au roi de Tyr
et au roi de Sidon, par la main des messagers
qui sont venus à Jérusalem auprès de Sédécias, roi de Juda.
Et tu leur commanderas de dire à leurs maîtres :
— Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Vous direz ceci à vos maîtres :
— Moi j'ai fait la terre, l’homme et les animaux qui sont sur la face de la terre,
par ma grande puissance et par mon bras étendu,
et je l'ai donnée à celui qui plut à mes yeux.
Et maintenant, j'ai remis toutes ces terres entre les mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur,
et je lui ai aussi donné les bêtes des champs pour qu’elles le servent ;
Toutes les nations le serviront, lui,
son fils et le fils de son fils,
jusqu’à ce que vienne le temps de sa terre et le sien :
alors le serviront des nations nombreuses et de grands rois.
— Quant à la nation et le royaume qui ne servira pas Nabuchodonosor, roi de Babylone,
et quiconque ne courbera pas son cou sous le joug du roi de Babylone,
c'est par le glaive, par la famine et par la peste que je visiterai cette nation, dit le Seigneur,
jusqu’à ce que je les aie consumés par sa main.
Vous donc, n'écoutez pas vos prophètes, devins,
songeurs, augures, ni sorciers
qui vous disent : — Vous ne servirez pas le roi de Babylone.
Car ils vous prophétisent un mensonge
pour vous éloigner de votre terre, vous chasser et vous faire périr.
— Mais la nation qui courbera son cou sous le joug du roi de Babylone et qui le servira
je la laisserai sur sa terre, dit le Seigneur ;
et elle la cultivera, et elle y habitera.
Et à Sédécias, roi de Juda, c'est dans les mêmes termes que j'ai parlé, en disant :
— Faites passer vos cous sous le joug du roi de Babylone
servez-le, lui et son peuple, et vous vivrez.
Pourquoi mourriez-vous, toi et ton peuple, par le glaive, la famine et la peste,
comme l’a dit le Seigneur de la nation qui ne voudra pas servir le roi de Babylone ?
N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous disent :
— Vous ne servirez pas le roi de Babylone ! car c’est un mensonge qu’ils vous disent.
— Car je ne les ai pas envoyés, dit le Seigneur,
et ils prophétisent mensongèrement en mon nom
pour vous exiler et que vous périssiez, aussi bien vous que les prophètes qui vaticinent pour vous.
Et j'ai parlé aux prêtres et à tout ce peuple, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur : — N’écoutez pas les paroles de vos prophètes
qui vous prophétisent, disant :
— Voici que les vases du Seigneur vont revenir de Babylone, maintenant, sans tarder !
car c’est le mensonge qu’ils vous prophétisent.
Ne les écoutez donc pas ! Servez le roi de Babylone afin que vous viviez.
Pourquoi cette cité serait-elle une solitude ?
Mais s’ils sont prophètes, si la parole du Seigneur est avec eux,
qu’ils s'opposent au Seigneur des armées
de façon que les vases restés dans la maison du Seigneur, et dans la maison du roi de Juda et dans Jérusalem, n'aillent pas à Babylone !
Car ainsi parle le Seigneur des armées
au sujet des colonnes, de la mer, des bases
et du reste des vases qui sont restés dans cette ville,
que Nabuchodonosor, roi de Babylone, n’a pas pris
lorsqu’il déporta de Jérusalem à Babylone
Jéconias, fils de Joachim, roi de Juda,
et tous les nobles de Juda et de Jérusalem :
car ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël,
au sujet des vases qui sont restés dans la maison du Seigneur, dans la maison du roi de Juda et dans Jérusalem :
— Ils seront transportés à Babylone et là ils resteront jusqu’au jour de leur visitation, dit le Seigneur,
et je les ferai rapporter et restituer à ce lieu.
Et il arriva en cette année, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda,
en la quatrième année, au cinquième mois,
qu'Ananie, fils d’Azur, prophète de Gabaon, me parla dans la maison du Seigneur
devant les prêtres et tout le peuple, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— J’ai brisé le joug du roi de Babylone,
encore deux années de jours et moi je ferai ramener en ce lieu tous les vases du Seigneur
que Nabuchodonosor, roi de Babylone, a pris de ce lieu-ci
et transportés à Babylone.
— Et je ferai revenir en ce lieu Jéconias, fils de Joachim, roi de Juda, et tous les captifs de Juda qui sont allés à Babylone,
dit le Seigneur,
car je briserai le joug du roi de Babylone.
Et Jérémie le prophète dit à Ananie le prophète,
aux yeux des prêtres et aux yeux de tout le peuple qui se tenait dans la maison du Seigneur :
— Et Jérémie, le prophète, dit : — Amen ! Ainsi fasse le Seigneur ! Que le Seigneur accomplisse tes paroles que tu a prophétisées
de façon à ce que les vases soient rapportés dans la maison du Seigneur
et tous les captifs de Babylone en ce lieu !
Toutefois écoute cette parole que moi je dis à tes oreilles
et aux oreilles de tout le peuple :
— Les prophètes qui étaient avant moi et avant toi dès le commencement
ont prophétisé dans de nombreux pays et dans de grands royaumes
la guerre, l'affliction et la famine.
Le prophète qui prophétise la paix,
lorsque sa parole s'accomplira, sera reconnu comme un prophète que le Seigneur a envoyé dans la vérité.
Alors Ananie le prophète prit la chaîne du cou de Jérémie le prophète et la brisa.
et Ananie parla aux yeux de tout le peuple, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— C’est ainsi que je briserai le joug de Nabuchodonosor, roi de Babylone, dans deux ans de jours,
de dessus le cou de toutes les nations.
Et Jérémie, le prophète, alla son chemin.
Et le verbe du Seigneur advint à Jérémie
après que Ananie, le prophète, eut brisé la chaîne de dessus le cou de Jérémie, le prophète, en disant :
— Va et tu diras à Ananie :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Tu as brisé des chaînes de bois,
et tu feras à leur place des chaînes de fer,
car ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— J'ai mis un joug de fer sur le cou de de toutes ces nations
pour qu’elles servent Nabuchodonosor, roi de Babylone,
et elles le serviront. Et même les bêtes des champs, je les lui ai données.
Et Jérémie, le prophète, dit à Ananie, le prophète :
— Écoute , Ananie : — Le Seigneur ne t’a pas envoyé
et toi tu as amené ce peuple à se confier dans le mensonge,
c’est pourquoi ainsi parle le Seigneur :
— Voici, je t'enverrai loin de la face de la terre. Cette année tu mourras, car tu as parlé contre le Seigneur.
17. Et Ananie, le prophète, mourut cette même année au septième mois.
Et voici les paroles du livre que Jérémie le prophète envoya de Jérusalem
aux restes des anciens emmenés en captivité,
aux prêtres, aux prophètes
et à tout le peuple que Nabuchodonosor avait déporté de Jérusalem à Babylone ;
après que furent sortis de Jérusalem le roi Jéconias, la souveraine,
les eunuques, les princes de Juda et de Jérusalem,
et l'artisan et le serrurier,
par la main d'Élasa, fils de Saphan, et Gamalias, fils d'Helcias,
que Sédécias, roi de Juda, envoya en Babylone à Nabuchodonosor, roi de Babylone, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël
à toute les captifs que j’ai transférée de Jérusalem à Babylone :
— Bâtissez des maisons et habitez-les
et plantez des jardins et mangez-en le fruit,
prenez des femmes et engendrez des fils et des filles
et donnez des femmes à vos fils et donnez vos filles à des hommes
et qu’elles enfantent des fils et des filles
et multipliez-vous là et ne diminuez pas en nombre !
Et cherchez la paix de la cité où je vous ai fait déporter
et intercédez pour elle auprès du Seigneur
car votre paix sera dans sa paix.
Car ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d'Israël :
— Que vos prophètes qui sont au milieu de vous et vos devins ne vous trompent pas,
et ne faites pas attention aux songes que vous songez ;
parce qu’ils vous prophétisent faussement en mon nom, et je ne les ai pas envoyés, dit le Seigneur.
Car ainsi parle le Seigneur :
— Quand soixante-dix ans auront commencé à s'accomplir pour Babylone,
je vous visiterai et je susciterai pour vous ma bonne parole
pour vous faire revenir dans ce lieu.
— Car moi, je connais les pensées que je pense sur vous, dit le Seigneur,
pensées de paix et non d'affliction
afin de vous donner un but et de la patience.
Et vous m'invoquerez et vous partirez ;
et vous me prierez et je vous exaucerai.
Vous me chercherez et vous me trouverez, quand vous me chercherez de tout votre cœur,
et je serai trouvé par vous, dit le Seigneur,
et je ramènerai vos captifs
et je vous rassemblerai de toutes les nations
et de tous les lieux où je vous ai chassés, dit le Seigneur,
et je vous ferai revenir du lieu où je vous ai fait emmener captifs.
Car vous avez dit : — Le Seigneur nous a suscité des prophètes à Babylone.
Car ainsi parle le Seigneur au roi qui siège sur le trône de David
et à tout le peuple qui habite dans cette ville,
à vos frères qui ne sont pas partis avec vous en captivité :
— Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Voici, j'enverrai chez eux le glaive, la famine et la peste ;
et je les rendrai pareils aux figues mauvaises
qu'on ne peut manger, parce qu'elles sont très mauvaises.
— Je les poursuivrai par glaive, la famine et la peste
et je les livrerai à la souffrance de tous les royaumes de la terre ;
en malédiction, et en stupeur,
et en persiflage, et en opprobre, à toutes les nations vers lesquelles je les ai chassés ;
parce qu’ils n’ont pas écouté mes paroles, dit le Seigneur,
que je leur ai envoyées par mes serviteurs les prophètes,
en me levant de nuit et les envoyant. — Et vous n’avez pas écouté, dit le Seigneur.
Ecoutez donc la parole du Seigneur,
vous tous, les captifs, que j’ai envoyés de Jérusalem à Babylone :
— Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël,
à Achab, fils de Culias,
et à Sédécias, fils de Maasia,
qui vous prophétisent mensongèrement en mon nom :
— Voici que moi je les livrerai aux mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone,
et il les frappera sous vos yeux
et d’eux sera tirée une malédiction pour tous les captifs de Juda qui sont à Babylone, en disant :
— Que le Seigneur te traite comme Sédécias et comme Achab, que le roi de Babylone a fait rôtir au feu,
parce qu’ils ont fait une folie en Israël
qu'ils ont commis l’adultère avec les femmes de leurs amis
et qu'ils ont proféré en mon nom une parole mensongère, que je ne leur avais pas commandée :
— Moi, Je suis le juge et le témoin, dit le Seigneur.
Et tu diras à Seméia, le Neélamite :
— Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Parce que toi tu as envoyé des livres en ton nom à tout le peuple qui est à Jérusalem
et à Sophonie, fils du prêtre Maasias,
et à tous les prêtres, disant :
—Le Seigneur t’a établi comme prêtre à la place Joïada le prêtre
pour que tu sois un chef dans la maison du Seigneur,
sur tout homme délirant et prophétisant,
pour que tu le mettes aux ceps et en prison.
Et maintenant, pourquoi n’as-tu pas réprimé Jérémie, l'Anathothite, qui vous prophétise ?
Parce qu'outre cela, il a envoyé vers nous à Babylone en disant : — C'est long ;
bâtissez des maisons et habitez-les
et plantez des jardins et mangez leur fruit !
Sophonie le prêtre lut cette lettre aux oreilles de Jérémie le prophète.
Et le verbe du Seigneur advint à Jérémie en disant :
— Envoie à tous les captifs, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur à Séméias, le Neélamite :
— parce que Séméias vous a prophétisé et moi je ne l'ai pas envoyé,
et qu'il vous a fait vous confier à un mensonge ;
À cause de cela, ainsi parle le Seigneur :
— Voici, moi je visiterai Séméias, le Neélamite, et sa semence ;
il n'aura pas d'homme pour siéger au milieu de ce peuple
et il ne verra pas le bien que moi je ferai à mon peuple, dit le Seigneur,
car il a proféré une prévarication contre le Seigneur.
Voici la parole qui advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
— Écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites.
— En effet, voici les jours viennent dit le Seigneur, :
et je vais me retourner pour faire revenir mon peuple Israël et Juda, le Seigneur l'affirme,
je les ferai revenir dans la terre que j’ai donnée à leurs pères et ils la posséderont !
Voici les paroles que le Seigneur a dites à Israël et à Juda :
— Car ainsi parle le Seigneur :
— Nous avons entendu une voix de terreur,
l’épouvante et non la paix.
Demandez, et voyez si un mâle enfante.
Pourquoi donc ai-je vu tous les hommes avec les mains sur leurs reins comme celle qui enfante
et pourquoi tous les visages ont-ils tourné jaune ?
Malheur ! Car grand est ce jour !
— Il n'y en a pas de semblable et c’est un temps de tribulation pour Jacob, mais il sera sauvé de cela
et il arrivera en ce jour-là, dit le Seigneur des armées,
que je briserai son joug de dessus ton cou
et ses chaînes je les romprai
et des étrangers ne le domineront plus ;
mais ils serviront le Seigneur leur Dieu
et David leur roi que je leur susciterai.
— Toi donc, ne crains pas mon serviteur Jacob, dit le Seigneur,
et ne t’effraie pas, Israël !
Car voici que moi, je te sauve d'une terre lointaine
et ta semence de la terre de sa captivité ;
et Jacob retournera et il se reposera
et il abondera en tous biens, et il n'y aura personne à craindre :
— Car moi, je suis avec toi, dit le Seigneur, pour te sauver,
je ferai en effet la ruine de toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé,
mais je ne te ferai pas la ruine.
Je te châtierai en jugement afin que tu ne te croies pas innocent.
Car ainsi parle le Seigneur :
— Ta fracture est inguérissable, ta plaie est très maligne,
il n'y a personne pour juger ton jugement, pour le bander.
Les remèdes n'ont pas d'utilité pour toi.
Tous tes amants t’ont oubliée.
Toi, ils ne te chercheront pas.
Car je t’ai frappée d'une plaie d'ennemi, d’un châtiment cruel.
À cause de la multitude de tes iniquités, tes péchés se sont endurcis.
Pourquoi cries-tu à cause de ton affliction?
Ta douleur est incurable.
C’est à cause de la multitude de tes iniquités et de tes péchés endurcis que je t'ai fait cela !
— C’est pourquoi tous ceux qui te mangent seront dévorés
et tous tes ennemis seront emmenés en captivité ;
et ceux qui te dévastent seront dévastés
et tous ceux qui te pillent, je les livrerai au pillage.
Car je refermerai ta cicatrice
et je te guérirai de tes blessures, dit le Seigneur,
puisqu’ils t’ont appelée :
— La répudiée, Sion,
celle que personne ne recherchait.
Ainsi parle le Seigneur :
— Voici, moi je vais me retourner pour faire revenir les tentes de Jacob
et j’aurai compassion de leurs abris
et la cité sera édifiée sur sa hauteur
et le temple sera fondé sur son premier modèle
et d'eux sortira la louange et la voix de ceux qui chantent ;
et je les multiplierai et ils ne diminueront pas,
et je les glorifierai et ils ne seront pas amoindris.
Ses fils seront comme au commencement
et son assemblée devant moi demeurera
et je visiterai tous ceux qui les tourmentent.
Son gouverneur sera issu de lui
et son chef sortira de son milieu
et je l'approcherai et il viendra à moi.
— Car qui est celui-ci, qui appliquerait son cœur pour s'approcher de moi ? dit le Seigneur.
Vous serez pour moi un peuple et moi je serai votre Dieu.
Voici que le tourbillon du Seigneur, que la fureur qui sort, que l’orage qui se rue,
se reposera sur la tête des impies.
Le Seigneur ne détournera pas la colère de son indignation,
jusqu'à ce qu'il fasse et accomplisse la pensée de son cœur.
Au dernier jour vous en aurez l'intelligence.
— En ce temps-là, dit le Seigneur,
je serai le Dieu pour toutes les familles d’Israël
et ils seront mon peuple.
Ainsi parle le Seigneur :
— Le peuple qui avait échappé au glaive a trouvé grâce dans le désert.
Israël marche vers son repos !
De loin le Seigneur m’est apparu ;
d’un amour éternel je t’ai aimée
c’est pourquoi je t’ai attirée miséricordieusement.
Je t'édifirai de nouveau, et tu seras édifiée, vierge d’Israël ;
tu seras encore parée de tes tambourins et tu sortiras dans un chœur de joueurs d'instruments,
tu planteras encore des vignes sur les montagnes de Samarie ;
des planteurs les planteront et jusqu'à ce que le temps arrive, ils ne vendangeront pas,
car viendra un jour où les gardes crieront sur la montagne d’Éphraïm :
— Levez-vous et montons à Sion vers le Seigneur notre Dieu.
Car ainsi parle le Seigneur :
— Exultez de joie, Jacob,
et hennissez envers la tête des nations,
faites retentir, chantez et dites :
— Seigneur, sauve ton peuple, les restes d’Israël !
Voici que moi je les ramènerai de la terre de l'aquilon
et je les rassemblerai des extrémités de la terre,
parmi eux seront l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et celle qui enfante, tous ensemble :
grande assemblée revenant ici.
Ils viendront en pleurant et dans les supplications je les ramènerai ;
et je les mènerai à travers des torrents d'eaux
sur une voie droite et ils n'y trébucheront pas
car je suis devenu un père pour Israël
et Ephraïm est mon premier-né.
Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
et annoncez-la aux îles qui sont loin, et dites :
— Celui qui a dispersé Israël le rassemblera
et il le gardera comme un berger son troupeau,
car le Seigneur a racheté Jacob
et il l’a libéré de la main d’un plus puissant que lui.
Et ils viendront et loueront sur la montagne de Sion ;
et ils conflueront vers les biens du Seigneur,
vers le blé et le vin et l’huile , et le menu bétail et les troupeaux,
et leur âme sera comme un jardin arrosé
et ils n'auront plus faim.
Alors la vierge se réjouira dans le chœur
et les jeunes et les vieillards ensemble ;
et je changerai leur deuil en joie
et je les consolerai, je les réjouirai après leur chagrin.
— J'enivrerai de graisse l'âme des prêtres
et mon peuple se rassasiera de mes biens, dit le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur :
— Une voix a été entendue en haut, de lamentation, de pleurs, et de gémissements,
de Rachel pleurant ses fils
et refusant d’être consolée pour eux, parce qu'ils ne sont plus.
Ainsi parle le Seigneur : — Que ta voix s'abstienne du pleur et tes yeux des larmes
car il est une récompense pour ton œuvre, dit le Seigneur,
et ils reviendront de la terre de l’ennemi,
et il est de l’espoir pour tes derniers jours, dit le Seigneur,
et les fils reviendront dans leurs frontières.
En entendant j’ai entendu Éphraïm quand il fut emmené en captivité :
— Tu m’as châtié et j’ai été éduqué comme un jeune taureau indompté.
Convertis-moi et je me convertirai car tu es le Seigneur mon Dieu !
Car, après que tu m'as converti j'ai fais pénitence
et après que tu m'as montré mon état j’ai frappé ma cuisse.
J’ai eu honte et j'ai rougi parce que j’ai porté l’opprobre de ma jeunesse.
Certes, Éphraïm est pour moi un fils honoré, certes, c'est un délicat enfant ;
parce que chaque fois que je parle de lui, je me souviendrai encore de lui.
C'est pourquoi mes entrailles se sont émues pour lui.
— Ayant pitié, j'aurai pitié de lui, dit le Seigneur.
Dresse-toi un poste d'observation, livre-toi à une réflexion sévère.
Dirige ton cœur vers la voie droite sur laquelle tu as marchée.
Reviens, vierge d’Israël, reviens dans ces cités qui sont tiennes.
Jusques à quand seras-tu dissolue dans les délices, fille vagabonde ?
Car le Seigneur a créé du nouveau sur la terre :
une femme entourera un homme.
Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Ils diront encore cette parole dans la terre de Juda et dans ses villes,
lorsque j'aurai ramené leur captivité :
— Que le Seigneur te bénisse, beauté de justice, montagne de sainteté !
Là habiteront Juda et toutes ses cités ensemble,
les laboureurs et ceux qui mènent les troupeaux,
car j'ai enivré l'âme épuisée
et toute âme affamée je l'ai rassasiée.
Sur ce, je me suis réveillé comme d'un songe et j'ai regardé,
et mon sommeil m'a été agréable.
— Voici venir les jours, dit le Seigneur,
où j’ensemencerai la maison d’Israël et la maison de Juda d’une semence d’homme et d’une semence de bêtes
et comme j’ai veillé sur eux pour les arracher et pour les abattre
pour les démolir, pour faire périr et pour les affliger,
ainsi je veillerai sur eux pour édifier et pour planter, dit le Seigneur.
En ces jours-là, ils ne diront plus :
— Les pères ont mangé du raisin vert, et les dents des fils ont été agacées.
Mais chacun mourra dans son iniquité.
Tout homme qui mangera le raisin vert, ses dents en seront agacées.
— Voici que des jours viennent, dit le Seigneur,
où je conclurai une nouvelle alliance avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda :
non pas selon le pacte que j'ai fait avec vos pères,
le jour où je les pris par la main,
afin de les faire sortir de la terre d’Égypte ;
le pacte qu'ils ont révoqué,
et moi je leur ai imposé ma domination !
dit le Seigneur
mais tel sera le pacte que je ferai avec la maison d’Israël,
après ces jours-là, dit le Seigneur :
— Je placerai ma Loi dans leurs entrailles
et je l’écrirai dans leur cœur
et je serai pour eux le Dieu
et eux seront pour moi le peuple.
Personne n’enseignera plus son prochain ni personne son frère en disant : — Connais le Seigneur
car tous me connaîtront, depuis le plus petit d'eux jusqu’ au plus grand, dit le Seigneur ;
parce que je pardonnerai leur iniquité et que de leur péché je ne me souviendrai plus.
Ainsi parle le Seigneur,
qui donne le soleil pour la lumière du jour,
l'ordre de la lune et des étoiles pour la lumière de la nuit ;
qui agite la mer et ses flots mugissent,
le Seigneur des armées est son nom :
— Si ces lois défaillent devant moi, dit le Seigneur,
alors aussi la semence d’Israël défaudra pour n'être plus jamais un peuple devant toi.
Ainsi parle le Seigneur :
— Si les cieux peuvent être mesurés là-haut
et les fondements de la terre être sondés ici-bas
moi aussi je rejetterai toute la semence d’Israël
à cause de tout ce qu’ils ont fait, dit le Seigneur.
Voici que des jours viennent, dit le Seigneur,
et la cité sera édifiée pour le Seigneur
depuis la tour d'Ananéel jusqu'à la porte de l’Angle.
Et le cordeau à mesurer s'étendra plus loin sous ses yeux
sur la colline de Gareb, et elle fera le tour de Goa.
Et toute la vallée des cadavres et de la cendre
et toute la région des morts
jusqu’au torrent de Cédron et jusqu’à l’angle de la porte des chevaux, vers l’orient,
seront le lieu saint du Seigneur : il ne sera pas arraché et il ne sera jamais plus détruit.
Verbe qui advint à Jérémie de la part du Seigneur,
la dixième année de Sédécias, roi de Juda.
C’était la dix-huitième année de Nabuchodonosor.
Alors l’armée du roi de Babylone assiégeait Jérusalem
et Jérémie le prophète était enfermé dans l'atrium de la prison
qui était dans la maison du roi de Juda
car Sédécias, roi de Juda, l’avait enfermé, disant :
— Pourquoi prophétises-tu en disant : — Ainsi parle le Seigneur :
— Voici que moi, je donnerai cette cité entre les mains du roi de Babylone et il la prendra ?
Et Sédécias, roi de Juda, n’échappera pas aux mains des Chaldéens ;
mais il sera livré aux mains du roi de Babylone
et sa bouche parlera à sa bouche
et ses yeux verront ses yeux.
Et il emmènera Sédécias à Babylone
et il y restera jusqu’à ce que je le visite, dit le Seigneur ;
mais si vous combattez contre les Chaldéens vous n'aurez aucun succès !
Et Jérémie dit :
— Le verbe du Seigneur m'advint, disant :
— Voici Anaméel, le fils de Sellum, ton cousin, viendra vers toi, disant :
— Achète-toi mon champ qui est à Anathoth
car il t'appartient de l'acheter, à cause de ta parenté.
Et Anaméel, le fils de mon oncle, vint vers moi selon le verbe du Seigneur, dans le vestibule de la prison et il me dit :
— Prends possession de mon champ qui est à Anathoth, en terre de Benjamin ;
car c'est à toi qu'il appartient de prendre possession de cet héritage, car tu es le plus proche parent.
Alors je compris que c’était la parole du Seigneur
et j’achetai le champ de Anaméel, fils de mon oncle, qui est à Anathoth
et je lui pesai l’argent : sept statères et dix pièces d'argent.
Et j'écrivis dans un livre et le scellai, je pris des témoins
et je pesai l’argent dans une balance,
puis je pris le livre actant la propriété, celui qui était scellé,
contenant les stipulations et les clauses et les sceaux qui étaient à l'extérieur,
et je donnai le livre actant la propriété à Baruch, fils de Néri, fils de Maasias,
sous les yeux de Anaméel, mon cousin germain,
et sous les yeux des témoins qui étaient inscrits dans le livre d'achat
et sous les yeux de tous les Judéens qui étaient assis dans l'atrium de la prison.
Et j'ordonnai à Baruch devant eux, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Prends ces livres :
le livre d'achat, celui qui est scellé
et ce livre-ci, qui est ouvert,
et place-les dans un vase de terre cuite
pour qu’ils puissent se conserver durant de nombreux jours
car ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— On possèdera encore des maisons, des champs et des vignes en cette terre.
Et je priai le Seigneur après avoir donné le livre actant la propriété à Baruch, fils de Néri, disant :
Hélas ! hélas ! hélas ! Seigneur Dieu,
voici : tu as fait le ciel et la terre par ta grande puissance
et ton bras étendu ;
pour toi, aucun verbe ne sera difficile !
Toi qui fais miséricorde à des milliers
et qui rends l’iniquité des pères dans le sein de leurs fils après eux,
le très fort, le grand, le puissant ! Le Seigneur des armées est ton nom !
Grand en conseil et incompréhensible en pensée,
dont les yeux sont ouverts sur toutes les voies des fils d'Adam
pour rendre à chacun selon ses voies et selon le fruit de ses découvertes,
toi qui as mis des signes et des prodiges dans la terre d'Égypte
jusqu’à ce jour, en Israël et parmi les hommes,
et qui t’es fait un nom comme il est en ce jour.
Tu as fait sortir ton peuple Israël de la terre d’Égypte
au fil de prodiges et de présages
à main forte et à bras étendu et par une grande terreur
et tu leur donnas cette terre que tu avais juré à leurs pères de leur donner,
terre où affluent le lait et le miel
et ils y entrèrent bien et en prirent possession,
mais ils n'obéirent pas à ta voix ni dans ta Loi ne marchèrent ;
tout ce que tu leur commandas de faire ils ne le firent pas
et tous ces malheurs leur arrivèrent :
voici, les remblais ont été dressés contre la cité pour la prendre
et la ville a été donnée aux mains des Chaldéens qui combattent contre elle
à coup de glaive, et de famine, et de peste,
et tout ce que tu as dit est arrivé comme toi-même tu le vois !
Et toi tu me dis, Seigneur Dieu :
— Achète le champ à prix d’argent et produis des témoins !
Alors que la ville ait été donnée aux mains des Chaldéens !
Et le verbe du Seigneur advint à Jérémie en disant :
— Voici, moi je suis le Seigneur, le Dieu de toute chair.
Est-ce qu'en quoi que ce soit, aucun verbe sera difficile pour moi ?
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur:
— Voici, moi je livrerai cette cité aux mains des Chaldéens et aux mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone et il la prendra.
Les Chaldéens qui combattent contre cette ville viendront
et ils la brûleront par le feu et ils l'incendieront ;
ainsi que les maisons sur les toits desquelles ils sacrifiaient à Baal
et faisaient des libations à d’autres dieux pour m’irriter.
Car les fils d’Israël et les fils de Juda faisaient continuellement le mal à mes yeux dès leur jeunesse,
les fils d'Israël qui jusqu'à maintenant m'irritent par l’œuvre de leurs mains, dit le Seigneur.
Parce que cette cité est devenue pour moi un objet de colère et d'indignation
depuis le jour où ils l’ont édifiée jusqu’au jour où elle sera rejetée de ma vue.
A cause du mal que les fils d’Israël et les fils de Juda
ont fait, me provoquant à la colère,
eux et leurs rois, leurs princes et leurs prêtres et leurs prophètes,
l'homme de Juda et les habitants de Jérusalem.
Et ils ont tourné vers moi le dos et non la face,
alors que je les instruisais au point du jour, et que je les éduquais
et ils ne voulaient pas écouter pour recevoir la correction.
Ils ont mis leurs idoles dans la maison sur laquelle mon nom a été invoqué pour la souiller
et ils ont bâti les hauts lieux de Baal qui sont dans la vallée du fils de Ennom,
pour initier leurs fils et leurs filles à Moloc,
ce que je ne leur avais pas commandé, et il n'est pas monté jusqu'à mon cœur qu'ils feraient cette abomination, et qu'ils entraîneraient Juda dans le péché.
Et maintenant à cause de cela,
ainsi parle le Seigneur, le Dieu d'Israël
à cette cité dont vous dites : — Elle sera livrée dans la main du roi de Babylone
par le glaive, par la famine et par la peste :
— Voici que moi, je les rassemblerai de toutes les terres où je les ai chassés
dans ma fureur, dans ma colère et dans ma grande indignation ;
je les ramènerai en ce lieu
et je les ferai habiter en confiance,
et ils seront pour moi un peuple et moi je serai pour eux un Dieu.
Je leur donnerai un seul cœur et une seule voie,
afin qu’ils me craignent tous les jours
et que bien leur soit à eux et à leurs fils après eux.
Je leur donnerai un seul cœur et une seule voie,
afin qu’ils me craignent tous les jours
et que bien leur soit à eux et à leurs fils après eux.
Je ferai avec eux une alliance éternelle
et je ne cesserai pas de leur faire du bien ;
et je mettrai ma crainte dans leur cœur pour qu’ils ne s'écartent pas de moi,
et je me réjouirai sur eux lorsque je leur aurai fait du bien ; et je les planterai dans cette terre dans la vérité,
de tout mon cœur et de toute mon âme.
Car ainsi parle le Seigneur :
— De même que j’ai fait venir sur ce peuple tout ce grand malheur
de même je fais venir sur eux tout le bonheur dont je leur parle
et les champs auront encore des possesseurs dans cette terre
dont vous dites qu'elle est un désert,
parce qu'il n’y reste ni homme ni bête et qu'elle est livré aux mains des Chaldéens.
— On achètera des champs à prix d’argent, on écrira dans le livre
un sceau y sera apposé et on prendra des témoins
dans la terre de Benjamin, dans les environs de Jérusalem,
dans les villes de Juda, dans les villes de la montagne,
dans les villes de la plaine et dans les cités du midi
car je ramènerai leurs captifs dit le Seigneur.
Et le verbe du Seigneur advint à Jérémie une seconde fois
alors qu'il était encore enfermé dans l'atrium de la prison, disant :
— Ainsi parle le Seigneur, le Seigneur, qui fera et qui façonnera et préparera cela, le Seigneur est son nom :
— Crie vers moi et je t'exaucerai
et je t'annoncerai des choses grandes et inébranlables que tu ne connais pas.
Car ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël
aux maisons de cette ville et aux maisons du roi de Juda qui ont été détruites,
et aux fortifications et au glaive
de ceux qui viennent pour combattre contre les Chaldéens
pour les remplir de cadavres d'hommes
que j'ai frappés dans ma colère et dans mon indignation,
cachant ma face à cette cité
à cause de toute leur méchanceté :
— Voici, moi je refermerai pour lui la cicatrice, je prendrai soin de leur santé et je les guérirai ;
je leur révélerai une prière de paix et de vérité
et je me retournerai pour faire revenir Juda et pour faire revenir Jérusalem,
et je les établirai comme au commencement.
Je les purifierai de toute leur iniquité par laquelle ils ont péché contre moi
et je leur pardonnerai toutes leurs iniquités
par lesquelles ils m'ont offensé et m'ont méprisé.
Ce sera pour moi un renom, une joie, une louange,
et une exultation parmi toutes les nations de la terre
qui entendront tout le bien que moi je leur ferai ;
et elles seront effrayées et seront troublées par tous les biens et par toute la paix que je leur accorderai.
Ainsi parle le Seigneur : — On entendra encore dans ce lieu que vous dites être désert
parce que il n'y a ni homme ni bête, dans les cités de Juda et au dehors de Jérusalem, cités qui sont
dévastées, sans homme, sans habitant, et sans troupeau.
La voix de la joie et la voix de l'allégresse,
la voix du fiancé et la voix de la fiancée,
la voix de ceux qui disent : — Célébrez le Seigneur des armées car bon est le Seigneur
parce qu'éternelle est sa miséricorde !
et la voix de ceux qui apportent des vœux dans la maison du Seigneur ;
car je ramènerai les captifs de cette terre comme au commencement, dit le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Il y aura encore dans ce lieu désert, sans homme et sans bête,
et dans toutes ses cités,
des cabanes de bergers faisant reposer des troupeaux.
— Dans les cités de la montagne, dans les villes de la plaine et dans les cités du midi,
et dans la terre de Benjamin, dans les environs de Jérusalem et dans les cités de Juda,
les troupeaux passeront encore sous la main de celui qui les compte, dit le Seigneur.
— Voici que les jours viennent, dit le Seigneur,
où je susciterai la bonne parole que j’ai dite à la maison d’Israël et à la maison de Juda :
— En ces jours-là et en ce temps-là,
je ferai germer à David un germe de justice
et il rendra le jugement et la justice sur la terre.
En ces jours-là, Juda sera sauvé et Jérusalem habitera en confiance
et voici comment on l'appellera :
le Seigneur notre Juste.
Car ainsi parle le Seigneur:
— Il ne périra pas à David d'homme assis sur le trône de la maison d’Israël
et parmi les prêtres et les Lévites, il ne manquera pas un homme devant ma face
pour offrir des holocaustes, faire brûler le sacrifice et tuer des victimes tous les jours.
Et le verbe du Seigneur advint à Jérémie, disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Si mon pacte avec le jour et mon pacte avec la nuit peuvent être rompus
de sorte que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps,
alors aussi mon pacte avec David, mon serviteur, pourra être rompu
de sorte qu’il n’ait plus de fils qui règne sur son trône
ni de Lévites ni de prêtres, mes ministres.
De même que les étoiles du ciel ne peuvent pas être comptées, ni le sable de la mer être mesuré,
ainsi je multiplierai la semence de David, mon serviteur, et les Lévites, mes ministres.
Et le verbe du Seigneur advint à Jérémie, disant :
— N’as-tu pas vu ce qu'a dit ce peuple, en disant :
— Les deux familles que le Seigneur avait choisies ont été rejetées,
et ils ont méprisé mon peuple,
au point qu'il n'est plus une nation devant eux ?
Ainsi parle le Seigneur :
— Si je n'ai pas établi mon pacte entre le jour et la nuit et les lois du ciel et de la terre,
certainement, je rejetterai aussi la semence de Jacob et de David mon serviteur
pour ne prendre aucune de ses semences comme princes de la semence d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
car je ramènerai leurs captifs, et j'aurai de la compassion pour eux.
La parole qui advint à Jérémie de la part du Seigneur
lorsque Nabuchodonosor, roi de Babylone, et toute son armée
et tous les royaumes de la terre qui étaient sous la domination de sa main
et tous les peuples combattaient contre Jérusalem
et contre toutes ses villes, disant :
— Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
— Va et parle à Sédécias, roi de Juda, et tu lui diras :
— Ainsi parle le Seigneur : — Voici, moi je livrerai cette cité aux mains du roi de Babylone, et il y mettra le feu.
Et toi tu n’échapperas pas à sa main,
car tu seras pris et livré entre ses mains ;
tes yeux verront les yeux du roi de Babylone
et sa bouche parlera avec ta bouche,
et tu entreras à Babylone.
Toutefois écoute la parole du Seigneur, Sédécias, roi de Juda !
Ainsi te parle le Seigneur :
— Tu ne mourras pas par le glaive.
Mais en paix tu mourras
et comme on a brûlé [les corps] de tes pères, les anciens rois qui ont été avant toi, ainsi ils te brûleront,
et ils se lamenteront pour toi, disant : — Hélas, Seigneur !
Car c'est moi qui ai prononcé la parole, dit le Seigneur.
Et Jérémie, le prophète, dit toutes ces paroles
à Sédécias, roi de Juda, dans Jérusalem.
Et l’armée du roi de Babylone combattait contre Jérusalem
et contre toutes les cités de Juda qui restaient,
contre Lakish et contre Azéca,
car celles-ci restaient parmi les cités de Juda, des villes fortifiées.
La parole qui advint à Jérémie de la part du Seigneur,
après que le roi Sédécias eut conclu une alliance avec tout le peuple dans Jérusalem
en proclamant :
Que chacun renvoyât libre son serviteur et sa servante, hébreu ou hébreue,
et qu'ils n'exerçassent pas sur eux leur domination, c'est-à-dire sur un Juif et leur frère.
Tous les princes et tout le peuple qui avaient conclu l'alliance entendirent que chacun
renverrait libre son esclave et chacun sa servante,
et qu'ils ne domineraient plus sur eux ;
ils écoutèrent par conséquent, et les renvoyèrent.
Mais ensuite ils se retournèrent et reprirent les esclaves et leurs servantes qu’ils avaient renvoyés libres,
et les assujettirent comme esclaves et servantes.
Alors le verbe du Seigneur advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
— Ainsi parle le Seigneur Dieu d'Israel :
— Moi, j’avais conclu une alliance avec vos pères
le jour où je les ai fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison de l'esclavage, en disant :
— Lorsque sept ans seront accomplis,
que chacun renvoie son frère hébreu qui lui a été vendu ;
il te servira six ans, puis tu le renverras libre de chez toi.
Mais vos pères ne m’ont pas écouté et ils n’ont pas incliné leur oreille.
Et vous vous êtes tournés vers moi aujourd'hui et vous avez fait ce qui était droit à mes yeux
en proclamant la liberté chacun pour son ami
et vous avez conclu un pacte en ma présence, dans la maison dans laquelle mon nom est invoqué sur elle.
Et vous vous êtes tournés vers moi aujourd'hui et vous avez fait ce qui était droit à mes yeux
en proclamant la liberté chacun pour son ami
et vous avez conclu un pacte en ma présence, dans la maison dans laquelle mon nom est invoqué sur elle.
Et vous vous êtes tournés vers moi aujourd'hui et vous avez fait ce qui était droit à mes yeux
en proclamant la liberté chacun pour son ami
et vous avez conclu un pacte en ma présence, dans la maison dans laquelle mon nom est invoqué sur elle.
Mais vous avez reculé et vous avez profané mon nom
et vous avez repris chacun son esclave et chacun sa servante,
que vous aviez renvoyés pour qu'ils fussent libres et en leur pouvoir,
et vous les avez assujettis pour en faire vos esclaves et vos servantes.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur :
— Vous, vous ne m’avez pas écouté pour proclamer la liberté de chacun pour son frère et de chacun pour son ami.
Voici que moi, dit le Seigneur, je proclame la liberté,
au glaive, à la peste et à la famine,
et je vous donnerai en commotion à tous les royaumes de la terre.
Et les hommes qui ont transgressé mon alliance, qui n’ont pas tenu les paroles de l'alliance qu’ils avaient consenties en ma présence,
je les rendrai comme le veau qu’ils ont tranché en deux,
et entre les parties duquel ils sont passés ;
les princes de Juda, les princes de Jérusalem,
les eunuques, les prêtres et tout le peuple de la terre
qui sont passés entre les parties du veau,
je les livrerai aux mains de leurs ennemis,
aux mains de ceux qui cherchent leur âme,
et leurs cadavres seront en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
Et Sédécias, roi de Juda, et ses princes
je les livrerai aux mains de leurs ennemis
et aux mains de ceux qui cherchent leur âme,
aux mains des armées du roi de Babylone qui se sont éloignées de vous.
— Voici que moi j'ordonne, dit le Seigneur, et je les ramènerai dans cette cité
et ils combattront contre elle, et ils la prendront, et ils mettront le feu ;
et je ferai des cités de Juda une solitude en sorte qu'il n'y ait pas d'habitant.
La parole qui advint à Jérémie de la part du Seigneur
aux jours de Joachim, fils de Josias, roi de Juda, disant :
— Va vers la maison des Récabites et parle-leur ;
et tu les introduiras dans la maison du Seigneur, dans une chambre des trésors,
et tu leur donneras à boire du vin.
Et je pris Jézonias, fils de Jérémie, fils de Absanias,
et ses frères, et tous ses fils,
et toute la maison des Récabites ;
et je les introduisis dans la maison du Seigneur,
dans la chambre du trésor des fils de Anan, fils de Jegédélias, homme de Dieu,
celle qui était à côté de la chambre du trésor des princes,
au-dessus du trésor de Maasias, fils de Sellum, qui était le gardien du vestibule.
Et je donnai devant les fils de la maison des Réchabites des vases remplis de vin et des calices
et je leur dis : — Buvez du vin !
Et ils répondirent : — Nous ne boirons pas de vin
parce que Jonadab, fils de Réchab, notre père, nous a commandé, disant :
— Vous ne boirez pas de vin, ni vous ni vos fils, à jamais !
et vous n'édifierez pas de maison, et vous ne sèmerez pas de semence,
et vous ne planterez pas de vignes et vous n’en posséderez pas,
mais vous habiterez sous des tentes tous vos jours,
afin que vous viviez de nombreux jours sur la face de la terre dans laquelle comme des étrangers,
nous avons donc obéi à la voix de Jonadab, fils de Réchab, notre père, en tout ce qu’il nous a commandé
de sorte que nous ne buvons pas de vin tous nos jours, ni
nous ni nos femmes, ni nos fils et ni nos filles ;
et que nous n'avons pas édifié de maisons pour y habiter ;
nous n'avons eu ni vigne, ni champ ni semence,
mais nous avons habité sous des tentes
et nous avons obéi à tout ce que Jonadab, notre père, nous a ordonné.
Mais lorsque Nabuchodonosor, roi de Babylone, est monté vers notre terre,
nous avons dit : — Venez, entrons à Jérusalem,
loin de face à l’armée des Chaldéens et de la face à l’armée de Syrie,
et nous avons habité à Jérusalem.
Et la parole du Seigneur advint à Jérémie, disant :
Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Va, et dis aux hommes de Juda et aux habitants de Jérusalem :
— Ne recevrez-vous pas là l'instruction d'obéir à mes paroles ? dit le Seigneur.
Elles ont prévalu les paroles de Jonadab, fils de Réchab,
par lesquelles il a commandé à ses fils de ne pas boire de vin
et ils n’en ont pas bu jusqu’à ce jour,
car ils ont obéi au commandement de leur père,
mais moi, je vous ai parlé, je me suis levé de bon matin, et parlant,
et vous ne m’avez pas obéi !
Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes,
me levant au point du jour, envoyant, et disant :
— Revenez chacun de votre très mauvaise voie,
et rendez bonnes vos œuvres ;
et n’allez pas suivre d’autres dieux et ne vous prosternez pas devant eux,
et vous habiterez sur la terre que je vous ai donnée, à vous et à vos pères ;
mais vous n’avez pas incliné votre oreille et vous ne m’avez pas écouté.
Ainsi les fils de Jonadab, fils de Réchab, ont gardé fermement le commandement que leur père leur avait commandé,
mais ce peuple ne m’a pas obéi.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Voici, moi je fais venir sur Juda et sur tous les habitants de Jérusalem
toute l'affliction que j'ai prononcée contre eux,
parce que je leur ai parlé et ils n’ont pas écouté ;
et je les ai appelés et ils ne m’ont pas répondu.
Et Jérémie dit à la maison des Récabites :
— Ainsi, parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Parce que vous avez obéi au commandement de Jonadab, votre père,
et que vous avez gardé tous ses ordonnances
et que vous avez fait tout ce qu’il vous a prescrit :
à cause de cela, voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Il ne manquera d'homme de la souche de Jonadab, fils de Réchab,
pour se tenir en ma présence tous les jours.
Et il advint, en la quatrième année de Joachim, fils de Josias, roi de Juda que cette parole advint à Jérémie de la part du Seigneur, disant :
— Prends-toi un rouleau de livre
et tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites
contre Israël et Juda et contre toutes les nations
depuis le jour où je t’ai parlé,
depuis les jours de Josias et jusqu’à ce jour.
Peut-être entendra-t-elle, la maison de Juda, tout le mal que moi je pense leur faire,
pour qu'ils reviennent chacun de sa voie très mauvaise
et je serai propice envers leur iniquité et leur péché.
Jérémie appela donc Baruch, fils de Nérias,
et Baruch écrivit de la bouche de Jérémie
sur un rouleau de livre, toutes les paroles que le Seigneur lui avait dites.
Et Jérémie ordonna à Baruch, disant :
— Moi je suis enfermé, et je ne puis entrer dans la maison du Seigneur.
Entre donc, toi, et lis dans le rouleau
que tu as écrit de ma bouche, les paroles du Seigneur,
au peuple entendant dans la maison du Seigneur, le jour du jeûne ; et tu liras aussi à tout Juda qui de leur cités sortiront à l'écoute :
peut-être leur prière tombera en face du Seigneur
et que chacun se détournera de sa voie très mauvaise,
car grande est la colère et l’indignation avec laquelle le Seigneur a parlé contre ce peuple.
Et Baruch, fils de Nérias, fit selon tout ce que lui avait ordonné Jérémie, le prophète,
lisant à partir du rouleau les paroles du Seigneur dans la maison du Seigneur.
Il advint qu'en la cinquième année de Joachim, fils de Josias, roi de Juda, dans le neuvième mois,
ils ont proclamé un jeûne en présence du Seigneur
pour tout le peuple à Jérusalem
et pour toute la multitude venant des cités de Juda à Jérusalem.
Et Baruch lut d'après le rouleau les paroles de Jérémie dans la maison du Seigneur,
dans la chambre du trésor de Gamarias, fils de Saphan, le scribe,
dans le vestibule supérieur, à l’entrée de la porte neuve de la maison du Seigneur,
tout le peuple à l'écoute.
Et quand Michée, fils de Gamarias, fils de Saphan,
eut entendu toutes les paroles du Seigneur d'après le livre,
il descendit à la maison du roi, dans la chambre du trésor du scribe.
Et voici, il y avait tous les princes assis :
Élisama, le scribe,
et Dalaïas, fils de Séméia,
et Elnathan, fils d’Accobor,
et Gamarias, fils de Saphan, et
Sédécias, fils d'Ananie,
et tous les princes.
Et Michée leur rapporta toutes les paroles
qu’il avait entendues de Baruch lisant dans le rouleau aux oreilles du peuple.
Alors tous les princes envoyèrent à Baruch
Judi, fils de Nathanie, fils de Sélémias, fils du Cusite, disant :
— Prends dans ta main le rouleau dont tu as donné lecture pendant que le peuple écoutait, et viens.
Baruch, fils de Nérias, prit donc le rouleau dans sa main et vint auprès d’eux.
Ils lui dirent : — Assieds-toi et lis cela à nos oreilles.
Et Baruch lut à leurs oreilles.
Ainsi, lorsqu’ils eurent entendu toutes les paroles, ils furent saisis de stupeur, chacun regardant vers son prochain
et dirent à Baruch :
— Nous devons annoncer au roi toutes ces paroles.
Et ils lui demandèrent, disant :
— Indique-nous comment tu as écrit toutes ces paroles de sa bouche.
Et Baruch leur dit :
— De sa bouche, il a prononcé toutes ces paroles comme s'il me les lisait,
et moi j'écrivais dans le rouleau avec de l’encre.
Et les princes dirent à Baruch :
— Va, cache-toi ainsi que Jérémie, et que personne ne sache où vous êtes.
Et ils entrèrent chez le roi dans la cour,
quant au rouleau ils le déposèrent dans la chambre du trésor d'Élisama, le scribe,
et ils rapportèrent, le roi étant à l'écoute, toutes les paroles.
Et le roi envoya Judi prendre le rouleau,
qui l'ayant pris de la chambre du trésor d’Élisama, le scribe,
le lut pendant que le roi écoutait et tous les princes qui se tenaient debout autour du roi.
Or le roi était assis dans la maison d’hiver,
au neuvième mois,
et devant lui était placé un brasier plein de charbons ardents.
Et quand Judi eut lu trois pages ou quatre,
il le déchira avec le canif du scribe, et le jeta au feu qui était sur le brasier,
jusqu’à ce que tout le rouleau fût consumé par le feu qui était dans le brasier.
Et le roi et tous ses serviteurs qui entendirent toutes ces paroles,
ne craignirent pas, et ne déchirèrent pas leurs vêtements.
Et pourtant Elnathan, et Dalaïas et Gamarias,
s'opposèrent au roi, afin qu'il ne brûlât pas le rouleau, mais il ne les écouta pas.
Et le roi ordonna à Jérémiel, fils du roi d'Ammélec, et à Saraïa, fils de Ezriel, et à Sélémias, fils de Abdéel de saisir Baruch, le scribe, et Jérémie, le prophète ; mais le Seigneur les cacha.
Et la parole du Seigneur advint à Jérémie
après que le roi eut brûlé le rouleau
et les paroles que Baruch avait écrites de la bouche de Jérémie, disant :
— Prends de nouveau un autre rouleau
et écris dessus toutes les premières paroles
qui étaient sur le premier rouleau que Joachim, roi de Juda, a brûlé
et tu diras à Joachim, roi de Juda : — Ainsi parle le Seigneur :
— Toi, tu as brûlé ce rouleau, disant :
— Pourquoi y as-tu écrit en annonçant :
— En hâte viendra le roi de Babylone et il détruira cette terre
et il en fera disparaître l'homme et la bête.
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur contre Joachim, roi de Juda :
— Il n’y aura personne issu de lui pour siéger sur le trône de David
et son cadavre sera jeté à la chaleur du jour et à la gelée de la nuit.
Je visiterai contre lui, et contre sa semence,
et contre ses serviteurs, leurs iniquités,
et je ferai venir sur eux, sur les habitants de Jérusalem et sur les hommes de Juda
tout le malheur dont je leur ai parlé, et ils n'ont pas écouté.
Jérémie prit un autre rouleau
et le donna à Baruch, fils de Nérias, le scribe,
qui y écrivit, de la bouche de Jérémie,
toutes les paroles du livre que Joachim, roi de Juda, avait brûlé au feu, il y ajouta en outre beaucoup plus de paroles qu'il n'y en avait auparavant.
Sédécias, fils de Josias, régna comme roi à la place de Jéconias, fils de Joachim,
que Nabuchodonosor, roi de Babylone, avait établi roi sur la terre de Juda.
Et il n’obéit pas, lui, ni ses serviteurs, ni le peuple du pays
aux paroles du Seigneur qu'il avait prononcées par l'entremise de Jérémie, le prophète.
Le roi Sédécias envoya Jucal, fils de Sélémias,
et Sophonie, fils de Maasias, le prêtre,
vers Jérémie, le prophète, disant :
— Prie pour nous le Seigneur notre Dieu.
Or Jérémie marchait librement au milieu du peuple,
car ils ne l'avaient pas encore jeté en prison.
Cependant, l'armée de Pharaon sortit d'Égypte
et les Chaldéens qui assiégeaient Jérusalem, apprenant cette nouvelle, s'éloignèrent de Jérusalem.
Et la parole du Seigneur advint à Jérémie, le prophète, disant :
— Ainsi parle le Seigneur Dieu d'Israël :
— Ainsi vous direz au roi de Juda qui vous a envoyés vers moi pour m'interroger :
— Voici que l'armée de Pharaon, qui est sortie à votre secours, retournera dans sa terre en Égypte ;
et les Chaldéens reviendront et ils combattront contre cette cité ;
et ils la prendront et ils y mettront le feu.
Ainsi parle le Seigneur :
— Ne trompez pas vos âmes en disant :
— Les Chaldéens s'en iront et se retireront loin de nous,
car ils ne s'en iront pas.
Mais quand même vous auriez frappé toute l'armée des Chaldéens qui combattent contre vous,
et qu'il ne resterait d'eux que quelques blessés,
ils sortiraient chacun de leur tente,
et mettraient à feu cette cité.
Ainsi, lorsque l'armée des Chaldéens se fut éloignée de Jérusalem à cause de l'armée de Pharaon,
Jérémie sortit de Jérusalem pour aller dans la terre de Benjamin, et y partager son bien en présence des citoyens.
Lorsqu'il arriva à la porte de Benjamin, le gardien de la porte était là à son tour de garde,
du nom de Jérias, fils de Sélémias, fils d'Ananie,
et il arrêta Jérémie, le prophète, disant : — Tu fuis vers les Chaldéens.
Et Jérémie répondit : — C'est faux, je ne fuis pas vers les Chaldéens.
Et Jérias n'écouta pas Jérémie, mais il l'arrêta
et l'amena aux princes.
C'est pourquoi, les princes, irrités contre Jérémie,
l'ayant fait battre, l'envoyèrent dans la prison
qui était dans la maison de Jonathan, le scribe,
lui-même, en effet, était préposé sur la prison.
Jérémie entra donc dans la maison de la fosse et dans le cachot
et Jérémie s'assit là de nombreux jours.
Mais le roi Sédécias envoya le prendre
et l'interrogea en secret dans sa maison, et il lui dit :
— Penses-tu qu'il y a une parole de la part du Seigneur ?
et Jérémie dit : — Il y en a
et il ajouta: — Tu seras livré aux mains du roi de Babylone.
Et Jérémie dit au roi Sédécias :
— En quoi ai-je péché contre toi, contre tes serviteurs et contre ton peuple,
pour que tu m'aies envoyé dans la maison de la prison ?
Où sont vos prophètes qui vous prophétisaient et disaient :
— Le roi de Babylone ne viendra pas contre vous et contre cette terre ?
Maintenant donc écoute, je te supplie, mon seigneur roi,
que ma prière ait de la valeur à tes yeux
et ne me renvoie pas dans la maison de Jonathan, le scribe, de peur que je n'y meure.
Le roi Sédécias ordonna donc
que Jérémie fût mis dans le vestibule de la prison,
et qu'on lui donnât tous les jours une miche de pain outre la nourriture,
jusqu'à ce que tout le pain de la cité fût consommé ;
et Jérémie demeura dans le vestibule de la prison.
Alors Saphatias, fils de Mathan,
et Gédélias, fils de Phassur,
et Jucal, fils de Sélémias,
et Phassur, fils de Mélquia,
entendirent les paroles que Jérémie disait à tout le peuple, disant :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Quiconque restera dans cette cité mourra par le glaive, par la famine et par la peste ;
mais celui qui s'enfuira vers les Chaldéens vivra,
et son âme sera sauve et vivante.
Ainsi parle le Seigneur :
— Devant être livrée, cette cité sera livrée aux mains de l’armée du roi de Babylone, et il la prendra.
Et les princes dirent au roi :
— Nous demandons que cet homme soit mis à mort,
car il affaiblit à dessein les mains des hommes de guerre
qui restent dans cette cité
et les mains de tout le peuple en leur parlant selon ces paroles,
cet homme, en effet, ne cherche pas la paix pour ce peuple, mais son malheur.
Le roi Sédécias dit :
— Voici qu'il est entre vos mains,
car il n'est pas permis que le roi vous refuse quoi que se soit.
Et ils prirent donc Jérémie et le jetèrent dans la fosse de Mélquia, fils d'Ammélec,
qui était dans le vestibule de la prison ;
et ils descendirent Jérémie avec des cordes
et dans la fosse dans laquelle il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ;
et Jérémie s'enfonça dans la fange.
Et Abdémélec, l'Éthiopien, un eunuque qui était dans la maison du roi, apprit
qu’ils avaient jeté Jérémie dans la fosse ;
or le roi était assis à la porte de Benjamin.
Et Abdémélec sortit de la maison du roi,
et parla au roi, disant :
— Mon seigneur le roi, ces hommes ont mal agi en tout ce qu'ils ont fait contre Jérémie, le prophète,
le jetant dans la fosse pour qu'il meure là de faim, car il n’y a plus de pain dans la cité.
Et ainsi le roi ordonna à Abdémélec, l'Éthiopien, disant :
— Prends avec toi trente hommes d'ici
et fais remonter Jérémie, le prophète, de la fosse avant qu’il ne meure.
Abdémélec donc, ayant pris les hommes avec lui,
entra dans la maison du roi, sous le cellier,
d’où il prit de vieilles hardes et d'anciens chiffons qui étaient pourris,
et il les descendit jusqu'à Jérémie dans la fosse, à l'aide de cordes.
Et Abdémélec, l'Éthiopien, dit à Jérémie :
— Mets donc ces vieilles hardes et ces chiffons déchirés et pourris sous les coudes de tes bras, par-dessous les cordes.
Et Jérémie fit ainsi.
Et ils tirèrent Jérémie avec des cordes et le firent remonter de la fosse
et Jérémie demeura dans le vestibule de la prison.
Et le roi Sédécias fit chercher Jérémie, le prophète, et le fit venir auprès de lui,
à la troisième porte qui était dans la maison du Seigneur.
Et le roi dit à Jérémie :
— Je vais te demander une chose, ne me cache rien.
Or Jérémie dit à Sédécias :
— Si je te l'annonce, ne me feras-tu pas mourir ?
Et si je te donne un conseil, tu ne m’écouteras pas !
Le roi Sédécias jura à Jérémie en secret, disant :
— Le Seigneur vit ! Lui qui a fait pour nous cette âme.
Si je te fais mourir et si je te donne aux mains de ces hommes qui cherchent ton âme...
Et Jérémie dit à Sédécias :
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Si tu te résous à aller vers les princes du roi de Babylone,
ton âme vivra, et cette cité ne sera pas brûlée par le feu
et tu seras sauvé, toi et ta maison.
Mais si tu ne sors pas vers les princes du roi de Babylone,
cette cité sera livrée aux mains des Chaldéens,
et ils y mettront le feu
et toi, tu n'échapperas pas de leurs mains.
Le roi Sédécias dit à Jérémie :
— Je reste préoccupé par les Judéens devenus transfuges chez les Chaldéens,
pour n'être pas livré entre leurs mains et qu'ils se jouent de moi.
Jérémie donc répondit : — Ils ne te livreront pas.
Écoute, je t'en prie, la voix du Seigneur, que moi je te donne en parole,
et ce sera bien pour toi et ton âme vivra.
Mais si tu refuses de sortir, voici la parole que le Seigneur m’a montrée :
Voici que toutes les femmes qui sont restées dans la maison du roi de Juda
seront amenées aux princes du roi de Babylone,
et elles-mêmes diront : — Ils t'ont séduit et ils ont prévalu contre toi,
tes hommes de la paix. Ils ont plongé tes pieds dans le bourbier et dans un lieu glissant ; ils se sont éloignés de toi.
Et toutes tes femmes et tes fils seront conduits vers les Chaldéens
et tu n'échapperas pas à leurs mains,
mais tu seras saisi par la main du roi de Babylone ;
et cette cité il l'incendiera par le feu.
Sédécias dit donc à Jérémie :
— Que personne ne sache ces paroles, et tu ne mourras pas.
Et si les princes apprennent que je t'ai parlé,
et qu'ils viennent vers toi et te disent :
— Rapporte-nous ce que tu as dit au roi,
ne nous cache rien et nous ne te tuerons pas,
et aussi ce que le roi t'a dit ;
tu leur diras :
— Moi je répandais mes prières devant le roi,
afin qu'il ne me fasse pas retourner dans la maison de Jonathan pour y mourir.
Et tous les princes vinrent donc vers Jérémie et le questionnèrent
et il leur parla selon toutes les paroles que le roi lui avait prescrites,
et ils le laissèrent en paix, car rien n’avait été entendu.
Mais Jérémie demeura dans le vestibule de la prison
jusqu’au jour où Jérusalem fut prise.
Et il arriva lorsque Jérusalem fut prise…
La neuvième année de Sédécias, roi de Juda, au dixième mois,
arriva Nabuchodonosor, le roi de Babylone,
avec toute son armée devant Jérusalem
et ils l'assiégèrent.
La onzième année de Sédécias, au quatrième mois, le cinquième jour du mois, la cité fut ouverte.
Tous les princes du roi de Babylone entrèrent
et s'assirent à la porte du milieu :
Nérégel, Séréser, Sémégar, Nabu, Sarsakim, Rabsarès, Nérégelm Séréser, Rebmag,
et tout le reste des princes du roi de Babylone.
Et quand Sédécias roi de Juda et tous les hommes de guerre les eurent vus,
ils s’enfuirent et sortirent de nuit de la cité,
par la voie du jardin du roi, par la porte qui était entre les deux murs,
et ils sortirent vers la voie du désert.
L’armée des Chaldéens les poursuivit
et ils atteignirent Sédécias dans le champ de la solitude de Jéricho
et ils l’emmenèrent captif vers Nabuchodonosor, roi de Babylone,
à Réblatha dans la terre de Émath ;
et il prononça contre lui des jugements.
Le roi de Babylone tua les fils de Sédécias à Réblatha, sous ses yeux,
et tous les nobles de Juda, le roi de Babylone les tua.
Et les yeux de Sédécias il [les] arracha
et il le lia avec des chaînes aux pieds pour l’emmener à Babylone.
Et la maison du roi et la maison du commun des hommes, les Chaldéens les brûlèrent par le feu,
et le mur de Jérusalem, ils les démolirent,
et les restes du peuple qui restaient dans la cité
et les transfuges qui étaient passés à lui
et les restants du commun des hommes
Nabuzardan, capitaine des gardes, les transféra à Babylone.
Quant au peuple des pauvres qui n'avaient absolument rien,
Nabuzardan, capitaine des gardes, le laissa dans la terre de Juda,
et il lui donna des vignes et des citernes ce jour-là.
Et Nabuchodonosor, roi de Babylone, avait ordonné
au sujet de Jérémie à Nabuzardan, capitaine des gardes, disant :
— Prends-le et pose tes yeux sur lui
et ne lui fais aucun mal
car comme il voudra, ainsi agis avec lui !
Alors Nabuzardan capitaine des gardes envoya, et Nabu et Sesban et Rabsarès
et Nérégel et Séréser et Rebmag
et tous les grands officiers du roi de Babylone,
envoyèrent et prirent Jérémie du vestibule de la prison
et ils le livrèrent à Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan,
pour qu'il entrât dans la maison et demeurât au milieu du peuple.
Mais la parole du Seigneur était advenue à Jérémie
pendant qu’il était enfermé dans le vestibule de la prison, en disant :
— Va et parle à Abdémélec, l'Éthiopien, en disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Voici, moi je ferai venir mes paroles sur cette ville
pour le mal et non pour le bien
et elles seront sous tes yeux en ce jour-là
et je te délivrerai en ce jour, dit le Seigneur,
et tu ne seras pas livré aux mains des hommes dont tu as peur.
— Mais en arrachant je te libérerai
et tu ne tomberas pas sous l’épée
et tu auras ton âme sauve
parce que tu as eu confiance en moi, dit le Seigneur.
La parole qui advint à Jérémie de la part du Seigneur,
après que Nabuzardan, capitaine de la milice, l’eut renvoyé de Rama,
quand il l’eut pris lié de chaînes au milieu de tous ceux qui émigraient de Jérusalem et de Juda
qui étaient emmenés à Babylone.
Et le prince de la milice prenant donc Jérémie lui dit :
— Le Seigneur ton Dieu avait parlé de ce malheur pour ce lieu,
et il l'a fait venir et le Seigneur a fait comme il avait dit
parce que vous avez péché contre le Seigneur et vous n’avez pas écouté sa voix
et cette parole advint à vous.
Maintenant donc, voici je t'ai délivré aujourd’hui des chaînes qui étaient sur tes mains.
S’il te plaît de venir avec moi à Babylone, viens,
et je metterai mes yeux sur toi ;
mais s’il te déplaît de venir avec moi à Babylone, demeure ici.
Voici toute la terre est devant toi.
Où tu choisiras et où il te plaît d'aller, vas-y !
Et ne viens pas avec moi, demeure chez Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan,
que le roi de Babylone a préposé sur les cités de Juda
et demeure avec lui au milieu du peuple,
ou bien partout où il te plaira d'aller, va !
Puis le capitaine de la milice lui donna des vivres et le renvoya ;
et Jérémie vint chez Godolias, fils d’Ahicam, à Masphath,
et il habita avec lui au milieu du peuple qui était resté dans le pays.
Lorsque tous les chefs de l'armée qui étaient dispersés dans les contrées,
eux et leurs compagnons, entendirent
que le roi de Babylone avait préposé Godolias, fils d’Ahicam sur la terre,
et qu’il lui avait confié les hommes, les femmes et les enfants,
et ceux des pauvres du pays qui n'avaient pas été déportés à Babylone,
ils vinrent vers Godolias à Masphath :
et Ismaël, fils de Nathanie,
et Johanan et Jonathan, fils de Carée,
et Saréas, fils de Thenoëmeth, et les fils d’Offi qui était de Nétophath,
et Jézonias, fils du Maachati,
eux et leurs hommes.
Et Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan, leur jura
à eux et à leurs hommes, disant :
— Ne craignez pas de servir les Chaldéens !
Habitez dans le pays et servez le roi de Babylone, et bien vous sera.
Et voici, moi j'habite à Masphath pour répondre à l'ordre des Chaldéens qui sont envoyés chez nous ;
et vous, faites la récolte du vin, de la moisson et de l’huile,
et renfermez-les dans vos vases
et habitez les villes que vous occupez.
Mais aussi tous les Judéens qui étaient en Moab et parmi les fils d’Ammon,
et dans l'Idumée, et dans toutes les contrées,
ayant entendu que le roi de Babylone avait laissé un reste à Juda
et qu’il leur avait préposé sur eux Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan,
tous les Judéens , dis-je, revinrent de tous les lieux où ils s'étaient enfuis
et vinrent dans la terre de Juda chez Godolias, à Masphath
et ils récoltèrent du vin et de la moisson en grande abondance.
Quant à Johanan, fils de Carée,
et tous les princes de l'armée qui étaient dans les contrées,
ils vinrent chez Godolias à Masphath.
Et ils lui dirent :
— Sache que Baalis,
roi des fils d’Ammon, a envoyé Ismaël, fils de Nathanie, pour frapper ton âme.
Mais Godolias, fils d’Ahicam, ne les crut pas.
Or Johanan, fils de Carée, parla en secret à Godolias à Masphath, en disant :
— J'irai donc pour frapper Ismaël, fils de Nathanie, sans que personne le sache, pour qu'il ne tue pas ton âme et que tous les Juifs groupés auprès de toi ne soient dispersés, faute de quoi le reste de Juda sera perdu.
Et Godolias, fils d’Ahicam, dit à Johanan, fils de Carée :
— Ne fais pas cette parole,
car tu parles faussement d'Ismaël.
Il advint le septième mois,
qu'Ismaël, fils de Nathanie, fils d’Élisama, de semence royale,
et les grands du roi, et dix hommes avec lui, vinrent
vers Godolias, fils d’Ahicam, à Masphath.
Et ils mangèrent là des pains ensemble à Masphath.
Ismaël, fils de Nathanie, se leva, lui et les dix hommes qui étaient avec lui,
et ils frappèrent Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan, avec l’épée,
ils le firent mourir, lui que le roi de Babylone avait préposé sur la terre.
Et aussi tous les Judéens qui étaient avec Godolias à Masphath
et les Chaldéens qui furent trouvés là
et les hommes de guerre, Ismaël les frappa.
Et c'était le deuxième jour après qu'il eut tué Godolias et personne ne le savait,
des hommes vinrent de Sichem, de Silo et de Samarie,
quatre-vingts hommes, la barbe rasée, les vêtements déchirés et sales ;
et ils avaient des offrandes et de l’encens dans leur main pour les offrir à la maison du Seigneur.
Et Ismaël, fils de Nathanie, sortit de Masphath à leur rencontre,
en marchant il allait en pleurant
et quand il les eut atteints il leur dit :
— Venez chez Godolias, fils d’Ahicam.
Et lorsqu'ils furent arrivés au milieu de la ville,
Ismaël fils de Nathanie les tua vers le milieu de la fosse,
lui et les hommes qui étaient avec lui.
Mais il se trouva parmi eux dix hommes qui dirent à Ismaël :
— Ne nous fais pas mourir car nous avons des trésors dans le champ :
du froment, de l'orge, de l'huile et du miel !
Et il cessa et ne les fit pas mourir avec leurs frères.
Or la fosse dans laquelle Ismaël jeta tous les cadavres des hommes qu’il avait frappés à cause de Godolias, est celle-là même
que le roi Asa avait faite à cause de Baasa, roi d’Israël.
C'est celle-là que Ismaël fils de Nathanie remplit de morts.
Et Ismaël emmena prisonnier tout le reste du peuple qui était à Masphath,
les filles du roi et tout le peuple qui étaient restés à Masphath,
ceux que Nabuzardan, le chef de la milice, avait confiés à Godolias, fils d’Ahicam,
et Ismaël, fils deNathanie, les captura
et s'en alla pour passer chez les fils d’Ammon.
Et Johanan, fils de Carée, entendit
et tous les chefs des hommes de guerre qui étaient avec lui
tout le mal qu’Ismaël, fils de Nathanie, avait fait
et ayant pris tous les hommes ils partirent pour combattre Ismaël, fils de Nathanie,
et ils le trouvèrent près des grandes eaux à Gabaon.
Et quand tout le peuple qui était avec Ismaël vit
Johanan, fils de Carée, et tous les chefs des hommes de guerre qui étaient avec lui, ils se réjouirent
et tout le peuple qu’Ismaël avait capturé à
Masphath se retourna ;
et retourné il alla vers Johanan, fils de Carée.
Mais Ismaël, fils de Nathanie, s’échappa avec huit hommes devant la face de Johanan et s'en alla chez les fils d’Ammon.
Et Johanan, fils de Carée,
et tous les chefs des hommes de guerre qui étaient avec lui, prirent
tout le reste du peuple qu’il avait soustrait à Ismaël, fils de Nathanie, à Masphath,
après qu'il eut frappé Godolias, fils d’Ahicam :
vaillants hommes de guerre
et les femmes, les enfants et les eunuques qu'on ramenait de Gabaon.
Et ils s'en allèrent et s'arrêtèrent en passant à Canaan qui est à côté de Bethléem
pour aller et entrer en Égypte,
à la face des Chaldéens,
car ils les craignaient, parce qu’Ismaël, fils de Nathanie, avait frappé Godolias, fils d’Ahicam,
que le roi de Babylone avait préposé sur le pays de Judée.
Alors s’approchèrent tous les chefs des hommes de guerre
et Johanan, fils de Carée,
et Jezonias, fils de Osaïas,
et le reste du peuple depuis le petit jusqu'au grand ;
et ils dirent à Jérémie le prophète :
— Que notre prière tombe en ta présence
et prie pour nous le Seigneur ton Dieu pour tous ces restes
car de beaucoup que nous étions nous sommes restés peu
comme tes yeux nous voient,
et que le Seigneur ton Dieu nous annonce la voie sur lequel nous devons marcher et la parole que nous devons accomplir.
Et Jérémie, le prophète, leur dit : — J’ai entendu !
Voici, moi je prie le Seigneur votre Dieu selon vos mots :
tout verbe, quel qu'il soit, qu'il m'aura donné en réponse, je vous l'indiquerai.
Je ne vous cacherai rien.
Et eux dirent à Jérémie :
— Que le Seigneur soit un témoin de vérité et de fidélité entre nous,
si nous n'agissons pas conformément à tout verbe pour lequel le Seigneur ton Dieu t'aura envoyé vers nous.
Soit bien, soit mal
nous obéirons à la voix du Seigneur notre Dieu vers qui nous t’envoyons
afin qu’il nous arrive du bien, lorsque nous aurons écouté la voix du Seigneur notre Dieu.
Or lorsque dix jours eurent été accomplis
la parole du Seigneur advint à Jérémie.
Il appela Johanan, fils de Carée,
et tous les chefs des hommes de guerre qui étaient avec lui
et tout le peuple du plus petit jusqu'au grand.
Et il leur dit : — Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël
vers qui vous m’avez envoyé pour répandre vos prières en sa présence :
— Si vous demeurez en repos dans cette terre
je vous édifierai et ne vous détruirai pas
et je vous planterai et ne vous arracherai pas
car je suis de fait apaisé par le mal que je vous ai fait.
Ne craignez pas face du roi de Babylone
que vous redoutez, tremblants d'effroi !
— Ne le craignez pas ! dit le Seigneur,
car moi je suis avec vous pour vous sauver
et vous délivrer de sa main.
Je vous donnerai la miséricorde et j'aurai de la miséricorde pour vous
et je vous ferai habiter sur votre terre.
Mais si vous dites : — Nous n'habiterons pas dans cette terre
et nous n'écouterons pas la voix du Seigneur notre Dieu !
disant :
— En aucune manière! Mais nous irons en terre d’Égypte où nous ne verrons pas la guerre, où nous n’entendrons pas le son de la trompette,
où nous ne souffrirons pas la faim, et nous y habiterons !
À cause de cela écoutez maintenant la parole du Seigneur, restes de Juda !
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Si vous avancez votre face pour entrer en Égypte
et y entrez pour y demeurer,
le glaive que vous redoutez vous atteindra là dans la terre d’Égypte
et la famine au sujet de laquelle vous vous inquiétez s’attachera à vous là en Égypte
et vous y mourrez.
Tous les hommes qui avanceront leur face
pour entrer en Égypte pour y demeurer
mourront par le glaive, par la famine et la peste ;
et nul d'entre eux ne restera
ni n'échappera à la face du mal que moi j'amènerai sur eux.
Car ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— De même que ma fureur et mon indignation se sont allumées sur les habitants de Jérusalem,
de même mon indignation s'allumera,
se déversera sur vous quand vous serez entrés en Égypte ; et vous deviendrez exécration et stupéfaction
et malédiction et opprobre
et vous ne verrez plus ce lieu-ci.
Verbe du Seigneur sur vous, restes de Juda :
— N’entrez pas en Égypte !
Pour l'apprendre, vous allez l'apprendre, je vous l'ai affirmé solennellement aujourd’hui :
vous avez abusé vos propres âmes,
en effet, vous m’avez envoyé vers le Seigneur notre Dieu, disant :
— Prie pour nous auprès du Seigneur notre Dieu
et tout ce que le Seigneur notre Dieu t'aura dit ,
annonce-le-nous tel quel, et nous le ferons.
Or je vous l’ai annoncé aujourd’hui
mais vous n’avez pas écouté la voix du Seigneur votre Dieu
sur l'intégralité des sujets pour lesquels il m'a envoyé vers vous :
Maintenant donc, pour l'apprendre, vous allez l'apprendre :
par le glaive, par la famine et par la peste vous mourrez
dans le lieu où vous avez voulu entrer pour y habiter.
Et il advint que lorsque Jérémie eut achevé de dire à tout le peuple
toutes les paroles du Seigneur leur Dieu,
à cause desquelles le Seigneur leur Dieu l’avait envoyé vers eux, toutes ces paroles,
Azarias, fils d'Osaïas,
et Johanan, fils de Carée,
et tous ces hommes superbes dirent à Jérémie, disant :
— Tu dis un mensonge.
Le Seigneur notre Dieu ne t’a pas envoyé en disant :
— N’entrez pas en Égypte pour y habiter.
Mais c’est Baruch, fils de Nérias, qui t’excite contre nous
afin de nous livrer aux mains des Chaldéens
pour nous faire mourir et pour nous déporter à Babylone.
Et Johanan, fils de Carée,
et tous les chefs des hommes de guerre
et tout le peuple n'écoutèrent pas la voix du Seigneur,
de manière à demeurer dans la terre de Juda.
Mais Johanan, fils de Carée,
et tous les chefs des hommes de guerre prirent tout le reste de Juda,
ceux qui étaient revenus de toutes les nations où ils avaient été dispersés,
pour habiter en terre de Juda ;
hommes, femmes et enfants, les filles du roi
et chaque âme que Nabuzardan, chef des gardes, avait laissée avec Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan,
et Jérémie, le prophète, et Baruch, fils de Nérias ;
et ils entrèrent en terre d'Égypte,
car ils n’obéirent pas à la voix du Seigneur,
et ils vinrent jusqu’à Tafné.
La parole du Seigneur advint à Jérémie à Tafné, disant :
— Prends dans ta main de grosses pierres
et cache-les dans la crypte qui est sous le mur de briques à l’entrée de la maison du Pharaon à Tafné,
sous les yeux des hommes de Juda
et tu leur diras :
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d'Israël :
— Voici, moi j'enverrai et je prendrai Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur
et je mettrai son trône sur ces pierres que j’ai cachées
et il établira son siège sur elles ;
et en venant il frappera la terre d’Égypte :
qui pour la mort, à la mort,
qui pour la captivité, à la captivité,
et qui pour le glaive, au glaive !
Et il allumera le feu dans les temples des dieux d’Égypte
et il les brûlera et les emmènera captifs
et il s’enveloppera de la terre d’Égypte comme le berger s’enveloppe de son manteau et il sortira de là en paix.
Et il brisera les statues de la maison du Soleil qui sont en terre d’Égypte
et les temples des dieux d’Égypte il les brûlera par le feu.
Verbe qui advint à Jérémie
pour tous les Judéens qui habitent en terre d’Égypte,
habitant à Magdol et à Tafné et à Memphis et en terre de Faturès, disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Vous avez vu tout ce mal que j’ai fait venir sur Jérusalem et sur toutes les villes de Juda
et voici, elles sont désertes aujourd’hui et il n'y a pas un habitant en elles,
c'est à cause du mal qu'ils ont fait au point de me provoquer à la colère,
et d'y aller, de sacrifier et de rendre un culte à des dieux étrangers
qu'ils ne connaissaient pas, ni eux ni vous ni vos pères !
Je vous ai envoyé tous mes esclaves, les prophètes,
en me levant de nuit et les envoyant, disant :
— Ne faites pas ce verbe d'abomination que je hais !
Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l'oreille
pour se convertir de leur méchanceté et ne plus sacrifier à des dieux étrangers ;
et mon indignation s'est allumée, et ma fureur,
et elle a brûlé dans les cités de Juda et dans les rues de Jérusalem :
elles ont été changées en solitude et en désolation comme il en est aujourd'hui ...
Et maintenant ainsi parle le Seigneur, le Dieu des armées, Dieu d’Israël :
— Pourquoi vous faites-vous un grand mal contre vos âmes
pour faire mourir parmi vous du milieu de Juda, homme et femme,
enfant et nourrisson,
sans vous laisser aucun reste,
en me provoquant par les œuvres de vos mains,
en sacrifiant à des dieux étrangers, en terre d’Égypte
où vous êtes entrés pour y habiter,
si bien que vous périssiez et deveniez malédiction et opprobre parmi toutes les nations de la terre ?
Avez-vous oublié les méfaits de vos pères
et les méfaits des rois de Juda et les méfaits de ses femmes
et vos propres méfaits et les méfaits de vos femmes,
qu'ils ont faits dans la terre de Juda et dans les contrées de Jérusalem ?
Ils ne se sont pas purifiés jusqu’à ce jour,
ils n'ont pas eu de crainte, ils n’ont pas marché dans ma loi ni dans mes préceptes
que j’ai produits devant vous et devant vos pères.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— Voici, moi je dispose ma face sur vous en vue du malheur
et je perdrai tout Juda.
Je prendrai le reste des gens de Juda
qui ont disposé leurs faces à entrer dans la terre d’Égypte pour y résider
et ils seront tous consumés : en terre d'Égypte ils tomberont,
par le glaive et par la famine ils seront consumés
du plus petit jusqu'au plus grand, par le glaive et par la famine ils mourront
et ils deviendront exécration, stupéfaction et malédiction et opprobre !
Et je visiterai ceux qui habitent dans la terre d’Égypte comme j’ai visité Jérusalem
par le glaive, la famine et la peste ;
et il n'y aura personne qui échappe et qui survive d'entre les restes des Judéens
qui vont pour séjourner en la terre d'Égypte,
et pour retourner en terre de Juda
vers laquelle ils élèvent leurs âmes pour y retourner habiter.
Non, ils n’y retourneront pas, sauf des rescapés.
Et tous les hommes
qui savaient que leurs femmes sacrifiaient à d’autres dieux
et toutes les femmes dont une grande multitude se tenait là,
et tout le peuple qui habitait dans la terre d’Égypte à Faturès répondirent à Jérémie, disant :
— La parole que tu nous as dite au nom du Seigneur, nous ne l' écouterons pas venant de toi.
car pour ce qui est de faire, nous ferons tout verbe sorti de notre bouche
de façon à sacrifier à la Reine du ciel et à lui verser des libations
comme nous le fîmes, nous et nos pères,
nos rois et nos princes, dans les villes de Juda et sur les places de Jérusalem.
Alors, nous étions rassasiés de pain et nous étions heureux et nous ne voyions pas le malheur.
Mais depuis que nous avons cessé de sacrifier à la Reine du ciel et de lui verser des libations,
nous avons manqué de tout et nous avons été consumés par le glaive et par la famine ;
et quand nous sacrifions à la reine du ciel et nous lui versons des libations,
est-ce sans nos maris que nous lui avons fait des gâteaux
pour la vénérer et que nous lui avons versé des libations ?
Alors Jérémie dit à tout le peuple
contre les hommes, contre les femmes et contre toute la plèbe
qui lui avaient répondu cette parole, en disant :
— N’est-ce pas le sacrifice que vous avez sacrifié dans les cités de Juda et sur les places de Jérusalem,
vous et vos pères, vos rois et vos princes, et le peuple du pays,
n'est-ce pas de ces choses que le Seigneur s’est rappelé et qui lui est monté au cœur ?
Le Seigneur ne pouvait plus le supporter à cause de la méchanceté de vos actions
et des abominations que vous avez faites ;
et votre terre est devenue une désolation, et une stupeur, et une malédiction,
en sorte qu'il n'y a plus d'habitant, comme vous le voyez en ce jour.
Parce que vous avez sacrifié aux idoles et péché contre le Seigneur,
et que vous n'avez pas écouté la voix du Seigneur,
et que vous n'avez pas marché dans sa loi, dans ses préceptes et dans ses témoignages,
c’est pour cela que ces maux vous sont arrivés comme aujourd’hui.
Et Jérémie dit à tout le peuple et à l'ensemble des femmes :
— Écoutez la parole du Seigneur, tout Juda, vous qui êtes dans la terre d’Égypte :
— Ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël, disant :
— Vous et vos femmes, vous l'avez prononcé de votre propre bouche et réalisé de vos propres mains, en disant :
— Réalisons nos vœux, ceux que nous avons voués :
de sacrifier à la Reine du ciel et de lui verser des libations !
Vous avez accompli vos vœux et en actes vous les avez perpétrés !
C'est pourquoi écoutez la parole du Seigneur, tout Juda, vous qui habitez la terre d’Égypte !
— Voici, moi j'ai juré par mon grand nom, dit le Seigneur,
que jamais plus l'invocation de mon nom ne sortira de la bouche d’aucun judéen, disant :
— Le Seigneur Dieu vit ! dans toute la terre d’Égypte.
Voici, moi je veillerai sur eux pour le mal et non pour le bien
et tous les hommes de Juda qui sont en terre d’Égypte seront consumés
par glaive et famine, jusqu’à ce qu'ils soient complètement consumés.
Et ceux qui auront échappé au glaive reviendront de la terre d’Égypte vers la terre de Juda, (un bien petit nombre d'hommes !),
et ils le sauront, tous les restes de ceux de Juda qui sont entrés en terre d'Égypte pour y habiter :
de qui la parole s'accompli-t-elle ? de moi ou d'eux ?
Et ceci, dit le Seigneur, sera pour vous le signe
que c'est moi qui vous visite dans ce lieu
afin que vous sachiez qu'elles s’accompliront exactement, les paroles que j'ai prononcées contre vous pour le malheur :
Ainsi parle le Seigneur :
— Voici, je livrerai le Pharaon Éfrée, roi d’Égypte, aux mains de ses ennemis
et aux mains de ceux qui en veulent à sa vie,
comme j’ai livré Sédécias, roi de Juda,
aux mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone, son ennemi, qui en veut à sa vie.
La parole que Jérémie, le prophète, adressa à Baruch, fils de Nérias,
lorsqu’il écrivit dans une livre ces paroles de la bouche de Jérémie,
la quatrième année de Joachim, fils de Josias, roi de Juda, disant :
— Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël, à toi, Baruch :
Tu as dit : — Malheur à moi misérable ! Car le Seigneur a ajouté la douleur à ma douleur,
je me suis fatigué dans mon gémissement et je n'ai pas trouvé de repos.
Ainsi tu lui diras : — Ainsi parle le Seigneur :
— Voici ce que j’ai édifié, je le démolis,
et ce que j’ai planté, je l’arrache ;
et toute cette terre.
Et toi tu cherches pour toi de grandes choses ?
— Ne les cherche pas
car moi je fais venir le malheur sur toute chair, dit le Seigneur,
et je te donnerai ton âme pour le salut
dans tous les lieux où tu iras.
La parole du Seigneur qui advint à Jérémie, le prophète, contre les nations.
À l’Égypte
contre l’armée du Pharaon Néchao, roi d’Égypte,
qui était près du fleuve de l’Euphrate à Carcamis,
que Nabuchodonosor, roi de Babylone, frappa
la quatrième année de Joachim, fils de Josias, roi de Juda.
— Préparez rondache et bouclier, et marchez au combat !
Attelez les chevaux et montez, cavaliers,
et dressez-vous avec vos casques ! Polissez les lances ! Endossez vos cuirasses !
Qu'ai-je donc vu ?
eux-mêmes terrorisés, tournant le dos,
leurs braves frappés ?
ils ont fui rapidement et ils n'ont pas regardé en arrière !
— Terreur de toute part ! dit le Seigneur.
Que l’agile ne fuie pas et que le vaillant se ne croie pas sauvé.
Vers l'aquilon, le long du fleuve Euphrate, ils ont été vaincus et renversés.
Qui est celui qui monte comme le fleuve
et dont les flots s'enflent comme les fleuves ?
L’Égypte monte comme un fleuve
et ses flots sont agités comme les fleuves,
et elle dira : — En montant, je couvrirai la terre.
Je ferai périr la cité et ses habitants.
Montez sur les chevaux et exultez dans les chars et que s'avancent les braves :
Éthiopie et Lybiens qui tiennent le bouclier
et les Lydiens qui tiennent et lancent des flèches !
Mais ce jour est au Seigneur, Dieu des armées, jour de vengeance
pour se venger de ses ennemis.
Et le glaive dévorera et sera rassasié et il sera enivré de leur sang
car le sacrifice du Seigneur des armées est sur la terre de l'aquilon près du fleuve Euphrate.
Monte à Galaad et prends de la résine, vierge, fille de l’Égypte !
En vain tu multiplies les remèdes ; il n'y aura pas de guérison pour toi.
Les nations ont entendu ton ignominie
et ton hurlement a rempli la terre,
car le fort s'est heurté contre le fort, et tous deux sont tombés ensemble.
La parole que le Seigneur dit à Jérémie, le prophète,
sur la venue de Nabuchodonosor, roi de Babylone,
pour frapper la terre d’Égypte :
— Annoncez-le à l'Égypte et faites-le entendre à Magdol
et qu'il retentisse à Memphis et à Tafné; dites :
— Tiens-toi debout et prépare-toi ! Car le glaive a dévoré ce qui est autour de toi.
Pourquoi ton brave est-il pourri ?
Il ne s’est pas tenu debout car le Seigneur l’a renversé.
Il a multiplié ceux qui chancellent, l'homme aussi est tombé sur son compagnon,
et ils diront : — Lève-toi et retournons vers notre peuple
et vers la terre de notre naissance
face à l’épée de la colombe.
Appelez le nom du pharaon, roi d’Égypte :
— Le temps a apporté le tumulte.
— Moi je suis vivant ! dit le roi.
Son nom est le Seigneur des armées,
car comme le Thabor parmi les montagnes
et comme le Carmel qui s'avance dans la mer, il viendra.
Fais-toi des bagages de déportation, habitante, fille de l’Égypte !
Car Memphis deviendra une solitude et elle sera désertée, inhabitable.
L’Égypte est une génisse choisie et belle.
Un aiguillon de l'aquilon viendra sur elle.
Ses mercenaires même, qui vivaient au milieu d’elle comme des veaux à l'engrais,
ont tourné le dos et ils ont fui tous ensemble. Ils n'ont pu tenir debout
car il est venu sur eux le jour de leur carnage,
le temps de leur visite.
Sa voix comme le bronze retentira car avec l'armée ils se hâteront et
avec des haches ils viendront vers elle, comme des coupeurs d'arbres.
— Ils ont abattu sa forêt, dit le Seigneur, qui ne peut être comptée,
car ils sont plus nombreux que les sauterelles et ils sont sans nombre.
Elle est couverte de honte, la fille de l’Égypte et elle a été livrée aux mains du peuple de l'aquilon.
Le Seigneur des armées, Dieu d’Israël, dit :
— Voici moi je visiterai le tumulte d'Alexandrie
et le Pharaon et l’Égypte
et ses dieux et ses rois
et le Pharaon et ceux qui mettent en lui leur confiance
et je les livrerai aux mains de ceux qui cherchent leur âme
et aux mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone,
et aux mains de ses serviteurs
et après cela elle sera habitée comme aux jours d’autrefois, dit le Seigneur.
Et toi, ne crains pas, mon serviteur Jacob, et ne t’effraie pas, Israël !
Car voici moi je te sauverai en te ramenant de loin
et ta semence en la retirant de la terre de sa captivité
et Jacob retournera et il se reposera
et il sera prospère et il n'y aura personne qui l'épouvante.
— Toi, ne crains pas, mon serviteur Jacob ! dit le Seigneur, car je suis avec toi,
car moi je consumerai toutes les nations où je t’ai expulsé
mais je ne te consumerai pas,
mais je te corrigerai selon le droit
et je ne t'épargnerai pas comme un innocent.
Verbe du Seigneur qui advint à Jérémie, le prophète, de la part contre les Philistins, avant que Pharaon n'eût frappé Gaza :
— Ainsi parle le Seigneur :
— Voici que des eaux montent de l'aquilon
et elles seront comme un torrent débordant
et elles couvriront la terre et sa plénitude,
la ville et ses habitants,
et les hommes crieront et chaque habitant de la terre poussera des hurlements
au vacarme de la pompe des armes et de ses guerriers,
à l'ébranlement de ses quadriges et de la multitude de ses roues ;
les pères n'ont pas regardé leurs fils à cause de la faiblesse de leurs mains,
à cause de la venue du jour où seront dévastés tous les Philistins,
où Tyr et Sidon seront détruites avec tout ce qui est resté de leur secours ;
en effet, le Seigneur a ravagé les Palestiniens,
les restes de l’île de Cappadoce.
La calvitie est venue sur Gaza,
Ashkelon s'est tue, ainsi que le reste de leur vallée ;
jusqu'à quand te feras-tu des incisions ?
Ô épée du Seigneur, jusqu'à quand ne te tairas-tu pas ?
Rentre dans ton fourreau !
Refroidis-toi et garde silence !
Comment se reposerait-elle quand le Seigneur lui a donné des ordres contre Ashkelon
et contre ses régions maritimes et que là, il l'a assignée?
À Moab
ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Malheur à Nabo car elle est dévastée et désorientée ;
Cariathaïm est prise, elle est désorientée, la forte, et elle a tremblé.
Il n'y plus d'exultation dans Moab,
contre Ésebon ; ils ont pensé le mal :
— Venez et perdons-là entièrement parmi les nations.
En gardant le silence tu seras réduite au silence et le glaive te suivra.
Voix de clameur qui s'élève d'Oronaïm :
— Dévastation et grande destruction !
Elle est brisée, Moab.
Annoncez la clameur à ses petits !
Car à la montée de Luaith gémissant, elle montera en pleurs.
Car sur la descente de Oronaïm les ennemis ont entendu un hurlement de détresse.
Fuyez, sauvez vos âmes !
et vous serez comme une bruyère dans le désert.
Parce qu'en effet tu as mis ta confiance en tes fortifications et en tes trésors,
toi aussi tu seras prise
et Camos ira en déportation,
ses prêtres et ses princes, tous ensemble.
Un spoliateur viendra vers toute ville
et aucune ville ne sera sauvée
et la vallée périra et les plaines seront ravagées,
parce que l'a dit le Seigneur.
Donnez une fleur à Moab car elle sortira fleurissante
et ses cités seront désertes et inhabitables.
Maudit qui fait l’œuvre du Seigneur frauduleusement !
Maudit qui refuse à son glaive le sang !
Moab a été fertile depuis sa jeunesse,
et il s'est reposé sur sa lie ;
il n’a pas été versé de vase en vase,
et il n’est pas allé en déportation ;
c'est pour cela que son goût lui est resté
et son odeur n’a pas changé.
— C'est pourquoi, voici venir des jours, dit le Seigneur, et je lui enverrai ceux qui rangent et renversent les bouteilles et ils le renverseront
et ils videront ses vases
et briseront ses bouteilles.
Et Moab aura honte de Camos,
comme la maison d’Israël a eu honte de Béthel, en qui elle avait mis sa confiance.
Comment dites-vous : — Nous sommes forts et des hommes vaillants au combat ?
— Moab a été dévastée et ses cités ont été renversées
et ses jeunes gens de choix sont descendus à l'abbatoir,
dit le roi, dont le nom est le Seigneur des armées.
Elle est près d'arriver la calamité de Moab
et son malheur accourra extrêmement vite.
Consolez-le, vous tous qui êtes autour de lui ;
et vous tous qui connaissez son nom,
dites : — Comment a été brisé la verge de force,
le bâton glorieux ?
Descends de la gloire ! Assieds-toi dans la soif, habitation de la fille de Dibon,
car le dévastateur de Moab montera contre toi, il détruira tes forteresses.
Sur la voie tiens-toi et regarde, habitation d’Aroër !
interroge le fugitif et celui qui s’échappe. Dis : — Que s'est-il passé ?
Moab est désorienté, car il est vaincu.
Ululez et criez !
Annoncez sur l’Arnon que Moab est dévastée !
Et un jugement est venu sur la terre de la plaine :
sur Hélon, sur Jasa, et sur Méfath
et sur Dibon, et sur Nabo, et sur la maison de Déblathaïm
et sur Cariathaïm, et sur Bethgamul, et sur Bethmaon
et sur Carioth, et sur Bosra, et sur toutes les cités de la terre de Moab,
celles qui sont lointaines et proches.
— La corne de Moab a été coupée
et son bras a été brisé, dit le Seigneur.
Enivrez-le car il s’est élevé contre le Seigneur !
Moab écrasera sa main dans sa vomissure
et il deviendra une risée, lui aussi.
Israël en effet a été pour toi une risée
comme si tu l'avais trouvé avec des voleurs.
A cause donc de tes paroles que tu a prononcées contre lui, tu seras emmené captif.
Abandonnez les cités et habitez dans les rochers, habitants de Moab ;
et soyez comme la colombe qui fait son nid au sommet de l'orifice d'une fissure.
Nous avons entendu l’orgueil de Moab, il est très orgueilleux,
sa hauteur et son arrogance, et son orgueil et l'élévation de son cœur.
— Moi, dit le Seigneur, je sais sa jactance
et que sa force n'est pas à la hauteur
et que ce qu'elle s'est efforcé de faire dépassait ses possibilités.
C’est pourquoi sur Moab je gémirai
et sur Moab tout entier je crierai, aux hommes de mur de brique qui se lamentent.
Du pleur de Jazer je pleurerai sur toi, vigne de Sobema !
Tes rejetons ont passé la mer.
Jusqu'à la mer de Jazer ils sont parvenus.
Sur ta récolte et sur ta vendange le dévastateur s’est précipité.
La joie et l'exultation ont été enlevées du Carmel et de la terre de Moab ;
et le vin des pressoirs je l’ai emporté,
le fouleur du raisin ne chantera plus le céleusme.
Depuis la clameur de Ésebon jusqu’à Éléalé, jusqu’à Jasa, ils ont donné de leur voix
de Ségor jusqu'à Oronaïm, une génisse de trois ans.
Même les eaux de Namrim seront très mauvaises.
— J'ôterai de Moab, dit le Seigneur, celui qui fait des offrandes sur les hauteurs et qui fait des sacrifices à ses dieux.
Voilà pourquoi mon cœur sur Moab retentira comme des flûtes ;
et mon cœur sur les hommes du mur de brique donnera un son de flûte.
Parce qu'il a fait plus qu'il ne pouvait, pour cela ils sont perdus.
Car toute tête sera chauve et toute barbe rasée.
Sur toutes les mains un lien, et sur tout dos un cilice.
— Sur tous les toits de Moab et sur ses places tout est lamentation ;
car j’ai brisé Moab comme un vase inutile, dit le Seigneur.
Comment a-t-elle été vaincue et ont-ils hurlé ?
Comment Moab a-t-il baissé la tête et a-t-il été désorienté?
Moab sera une risée et un exemple pour tous ceux qui l'entourent.
Car ainsi parle le Seigneur :
— Voici comme l’aigle il volera et étendra ses ailes sur Moab.
Carioth est prise et les forteresses sont emportées ;
et le cœur des braves de Moab sera en ce jour comme le cœur d’une femme en travail.
Moab cessera d'être un peuple parce qu'au détriment du Seigneur il s'est glorifié.
— Frayeur, fosse et filet sur toi,
ô habitant de Moab ! dit le Seigneur.
— Qui fuit face à la frayeur tombera dans la fosse
et qui monte de la fosse sera pris dans le filet
car je vais faire venir sur Moab l’année de leur visite, dit le Seigneur.
A l’ombre de Ésebon se sont arrêtés sans force ceux qui fuyaient le piège.
Car un feu est sorti de Ésebon et une flamme du milieu de Séhon
et elle a dévoré une partie de Moab et le sommet de la tête des fils du tumulte.
Malheur à toi, Moab ! Tu as péri, peuple de Camos ;
car tes fils sont pris captifs et tes filles en captivité.
— Et je ferai revenir la captivité de Moab aux derniers jours, dit le Seigneur.
Jusqu’ici les jugements de Moab.
Aux fils d’Ammon.
Ainsi parle le Seigneur :
— Israël n'a-t-il pas de fils ? Ou bien n'y a-t-il pas d’héritier pour lui ?
Pourquoi donc Melchom a-t-il possédé Gad en héritage
et son peuple a-t-il habité dans ses villes ?
— C’est pourquoi voici venir des jours, dit le Seigneur,
et je ferai entendre sur Rabbath des fils d’Ammon le frémissement du combat.
— Elle deviendra un monceau de ruines
et ses filles seront consumées par le feu
et Israël possédera ses possesseurs, dit le Seigneur.
Hurle, Ésebon, car Aï est dévastée !
Criez, filles de Rabbath !
Ceignez-vous de cilices, lamentez-vous et circulez autour des haies !
Car Melcom est emmené en déportation,
ses prêtres et ses princes tous ensemble.
Pourquoi te glorifier de tes vallées ?
Elle s'est écoulée ta vallée, fille délicate,
qui te confiais dans tes trésors et qui disais : — Qui viendra contre moi ?
— Voici, moi je fais venir sur toi la terreur, dit le Seigneur Dieu des armées, de tous ceux qui sont autour de toi
et vous serez dispersés chacun loin de votre présence
et il n'y aura personne qui rassemblera les fuyards.
— Mais après cela je ferai revenir les captifs des fils d’Ammon, dit le Seigneur.
À l'Idumée.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— N’y a-t-il plus de sagesse dans Théman ?
Le conseil des fils a-t-il péri ?
Leur sagesse est-elle devenue inutile ?
Fuyez, tournez le dos, descendez dans le gouffre, habitants de Dédan !
Car j'ai amené la ruine sur Ésaü,
le temps de sa visite.
Si des vendangeurs étaient venus chez toi, ne laisseraient-ils pas des grappillages ?
Si c'étaient des voleurs de nuit, ils n'auraient pris que ce qui leur aurait suffi.
Mais moi j'ai mis à nu Ésaü,
j'ai découvert ses cachettes, il ne pourra plus se cacher.
Sa semence est dévastée, ses frères et ses voisins, et il ne sera plus.
Laisse tes orphelins, moi je les ferai vivre
et tes veuves en moi espéreront,
car ainsi parle le Seigneur :
— Voici, ceux dont la sentence était de ne pas boire le calice, ils vont le boire, il le boiront !
Et toi tu t'en tireras comme un innocent ?
Tu ne seras pas innocent et pour boire, tu boiras !
Car je l’ai juré par moi-même, dit le Seigneur :
— Bosra deviendra solitude, opprobre, désert et malédiction ;
et toutes ses cités deviendront des solitudes éternelles.
J'ai entendu une nouvelle de la part du Seigneur
et un messager a été envoyé parmi les nations :
— Rassemblez-vous et venez contre elle et levons-nous pour le combat !
Car voici que je t’ai fait petit parmi les nations,
méprisable parmi les hommes,
ton arrogance t'a trompé, l'orgueil de ton cœur ;
toi qui habites les creux du rocher,
toi qui t'efforces d'occuper le haut de la colline :
— Quand tu élèverais comme l’aigle ton nid, de là je t'arracherai, dit le Seigneur.
Et l'Idumée sera déserte.
Tout homme qui passera près d'elle sera
stupéfait
et sifflera à la vue de toutes ses plaies.
— Comme Sodome fut renversée ainsi que Gomorrhe et ses villes voisines, dit le Seigneur ;
pas un homme n’y habitera et pas un fils d'homme n’y séjournera.
Voici que, tel un lion qui montera de l'orgueil du Jourdain vers une beauté robuste,
en un clin d'oeil je le ferai courir vers elle ;
et qui sera l'élu que j'établirai sur elle ?
car qui est semblable à moi ? et qui tiendra devant moi ?
et quel est ce pasteur qui résisterait à ma face ?
À cause de cela, écoutez la résolution du Seigneur, celle qu'il a prise à propos d'Édom,
et ses projets, ceux qu'il projette a propos des habitants de Théman :
il a dit : — Je jure que les petits du troupeau ne les auront pas rejeté et n'auront pas détruits avec eux leur habitation.
À la voix de leur chute la terre a tremblé,
la clameur de sa voix fut entendu sur la mer Rouge.
Voici, comme l’aigle il montera et il planera
et étendra ses ailes sur Bosra ;
et le cœur des forts de l'Idumée sera en ce jour comme le cœur d’une femme en travail.
À Damas.
Émath et Arfad sont pleines de confusion car elles ont entendu une très mauvaise rumeur.
Elles ont été troublées comme sur la mer ; par inquiétude elle ne peut s’apaiser.
Damas est défaillante, elle se tourne pour fuir et un tremblement s'est emparé d'elle.
Angoisse et douleurs l'ont saisie comme celle qui enfante.
Comment ont-ils abandonné la cité de la louange, la ville de la joie !
— C'est pourquoi ses jeunes gens tomberont sur ses places
et tous les hommes de guerre seront réduits au silence, en ce jour-là, dit le Seigneur des armées.
J’allumerai un feu au mur de Damas et il dévorera les remparts de Bénadad.
A Quédar et aux royaumes d'Asor que frappa Nabuchodonosor, roi de Babylone.
— Ainsi parle le Seigneur :
Debout ! Montez vers Quédar et dévastez les fils de l’Orient !
Ils prendront leurs tentes et leurs troupeaux ;
ils emporteront pour eux leurs tentures, toutes leurs affaires
et leurs chameaux ;
et ils appelleront sur eux l'effroi tout autour !
— Fuyez, partez vite,
dans le gouffre résidez, habitants de Asor ! dit le Seigneur.
Car Nabuchodonosor, roi de Babylone, a prit contre vous une décision
et il a pensé contre vous une pensée.
— Levez-vous et montez vers un peuple tranquille
et qui habite en confiance ! dit le Seigneur.
Il n’a ni portes ni verrous.
Ils habitent seuls.
— Et leurs chameaux seront un pillage,
et la multitude de leurs troupeaux un butin,
et je disperserai à tout vent, ceux dont la chevelure est rasée ;
et je ferai venir sur eux la mort de tous leurs confins, dit le Seigneur.
Et Asor deviendra une habitation de dragons et un désert pour toujours ;
pas un homme n’y habitera et pas un fils d’homme n'y séjournera.
La parole du Seigneur qui fut adressée à Jérémie, le prophète, contre Élam,
au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, disant :
— Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Voici, moi je briserai l’arc d’Élam, leur force suprême,
et je ferai venir sur Élam quatre vents des quatre coins du ciel,
et je les disperserai à tous ces vents ;
et il n’y aura pas une nation à laquelle les fugitifs d’Elam ne parviennent.
— Je ferai trembler Élam devant ses ennemis
et en la présence de ceux qui cherchent leur âme ;
et j’amènerai sur eux un malheur, la colère de ma fureur, dit le Seigneur,
et j’enverrai après eux le glaive, jusqu’à ce que je les aie exterminés.
— Je poserai mon trône dans Élam,
et je ferai périr de là rois et princes, dit le Seigneur.
— À la fin des jours je ferai revenir les captifs d’Élam, dit le Seigneur.
La parole que le Seigneur dit au sujet de Babylone et au sujet de la terre des Chaldéens, par la main de Jérémie le prophète.
— Annoncez-le parmi les nations et faites-le entendre
et élevez un étendard, publiez-le et ne le cachez pas !
Dites : — Babylone est prise ! Bel est confondu.
Mérodac est écrasé. Elles sont couvertes de confusion, ses sculptures, elles sont vaincues, leurs idoles.
Car est montée contre elle une nation de l'aquilon,
laquelle réduira sa terre en solitude ;
et il n'y aura personne qui habitera en elle : depuis l'homme jusqu'à la bête,
ils se sont agités et s'en sont allés.
— En ces jours-là et en ce temps-là, dit le Seigneur,
viendront les fils d’Israël, eux et les fils de Juda ensemble,
marchant et pleurant, ils se hâteront et ils chercheront le Seigneur leur Dieu.
Ils s'informeront du chemin de Sion,
là leurs faces viendront
et ils s'uniront au Seigneur par une alliance éternelle
qui ne sera effacée par aucun oubli.
Mon peuple est devenu un troupeau perdu,
leurs pasteurs les ont séduits, sur les montagnes les ont fait errer.
De montagne en colline ils sont passés,
ils ont oublié leur bercail.
Tous ceux qui les trouvaient les dévoraient
et leurs ennemis disaient : — Nous n'avons pas péché
puisqu’ils ont péché contre le Seigneur, la beauté de la justice, contre le Seigneur, l’espérance de leurs pères.
Retirez-vous du milieu de Babylone et de la terre de Chaldéens sortez !
Et soyez comme des béliers à la tête du troupeau !
Car voici que moi je suscite et que j'amènerai contre Babylone
une assemblée de grandes nations venues de la terre de l'aquilon ;
et elles se prépareront contre elle et de là elle sera prise ;
sa flèche, comme celle d'un homme fort tueur, ne retournera pas vide.
— Et la Chaldée sera mise en proie,
tous ses pilleurs se rassasieront, dit le Seigneur,
parce que vous exultez et dites de grandes choses
en pillant mon héritage !
Car vous vous êtes répandus comme un veau sur l'herbe et que vous avez mugi comme des taureaux !
Votre mère est toute couverte de confusion
et rendue égale à la poussiere, celle qui vous a enfantés.
Voici, elle sera la dernière des nations,
déserte, sans chemin et aride.
À cause du courroux du Seigneur elle ne sera pas habitée
et elle sera tout entière réduite à une solitude.
Quiconque passera près de Babylone sera stupéfait
et sifflera sur toutes ses plaies.
Préparez-vous contre Babylone, tout autour,
vous tous qui bandez l'arc ! Combattez-la,
n’épargnez pas les flèches, parce que contre le Seigneur elle a péché.
Poussez un cri contre elle, partout.
Elle a donné la main. Ses fondements sont tombés, ses murs sont démolis,
car c’est la vengeance du Seigneur ! Vengez-vous d'elle.
Comme elle a fait, faites-lui !
Exterminez le semeur de Babylone
et celui qui tient la faucille au temps de la moisson !
Face au glaive de la colombe chacun se tournera vers son peuple,
chacun fuira vers sa terre.
Israël est un troupeau dispersé. Les lions l'ont chassé.
Le roi d'Assur, le premier, l’a dévorée,
et ce dernier, Nabuchodonosor, roi de Babylone, lui a brisé les os.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur des armées Dieu d’Israël :
— Voici, moi je visiterai le roi de Babylone et sa terre,
comme j’ai visité le roi d’Assur
et je ferai retourner Israël dans son habitation ;
il paîtra sur le Carmel et en Basan, et sur la montagne d’Éphraïm et de Galaad son âme se rassasiera.
— En ces jours-là et en ce temps-là, dit le Seigneur, on cherchera l’iniquité d’Israël et il n'y en aura pas ;
et le péché de Juda et on n'en trouvera pas ;
car je serai propice à ceux que j’aurai laissés.
— Monte sur la terre des dominateurs, et visite ses habitants !
— Disperse et tue ce qui est derrière eux ! dit le Seigneur,
et fais tout selon que je t’ai ordonné.
Voix de guerre sur la terre et grande destruction.
Comment a-t-il été abattu et brisé le marteau de toute la terre ?
Comment Babylone est-elle changée en un désert au milieu des nations ?
Je t’ai tendu un piège et tu as été prise, Babylone, et tu ne le savais pas.
Tu as été trouvée et saisie parce que tu as provoqué le Seigneur.
Le Seigneur a ouvert son trésor et il en a fait sortir les instruments de son courroux ;
car le Seigneur Dieu des armées a une œuvre à accomplir dans la terre des Chaldéens.
Venez vers elle des confins les plus éloignés !
Ouvrez pour que sortent ceux qui la fouleront, enlevez les pierres de la voie et mettez-les en monceaux,
et tuez-la et qu'il n'y ait rien de reste.
Mettez en pièces tous ses braves !
Qu'ils descendent à l'abbatoir !
Malheur à eux car leur jour est arrivé,
le temps de leur visite.
On entend la voix de ceux qui fuient, de ceux qui se sont échappés de la terre de Babylone
pour annoncer à Sion la vengeance du Seigneur notre Dieu,
la vengeance de son temple.
Annoncez à tous ceux qui bandent l'arc en grand nombre contre Babylone :
— Tenez-vous tout autour contre elle ! Qu'il n'y ait personne qui se sauve.
Payez-la selon son œuvre !
Selon tout ce qu’elle a fait, faites-lui !
car contre le Seigneur elle s'est élevée, contre le saint d’Israël.
— C’est pourquoi ses jeunes gens tomberont sur ses places
et tous ses hommes de guerre seront réduits au silence en ce jour-là, dit le Seigneur.
— Me voici je viens à toi, superbe ! dit le Seigneur Dieu des armées,
car ton jour est venu, le temps de ta visite.
Et tombera le superbe et il sera renversé
et il n'aura personne qui le relève
et je mettrai le feu à ses villes
et il dévorera tout ce qui est autour de lui.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— Les fils d’Israël et les fils de Juda souffrent ensemble la calomnie ;
tous ceux qui les ont pris les retiennent
et refusent de les relâcher.
Leur rédempteur est fort : le Seigneur des armées est son nom.
En jugement il défendra leur cause
pour terroriser la terre et faire trembler les habitants de Babylone.
— Glaive contre les Chaldéens, dit le Seigneur,
contre les habitants de Babylone et contre ses princes et contre ses sages,
glaive contre ses devins qui deviendront fous,
glaive contre ses braves qui seront effrayés !
Glaive contre ses chevaux et ses chars
et contre tout le peuple qui est au milieu d’elle ;
et ils seront comme des femmes !
Glaive contre ses trésors qui seront pillés !
La sécheresse sera contre ses eaux et elles tariront !
Car c’est une terre d'images sculptées et dans ces horreurs ils se glorifient !
C’est pourquoi les dragons y habiteront avec les fous de figuiers, et les autruches y habiteront,
et elle ne sera jamais plus habitée,
et elle ne sera pas rebâtie de génération en génération.
— De même que Dieu renversa Sodome et Gomorrhe et ses villes voisines, dit le Seigneur,
un homme n’y habitera pas, et le fils d'un homme n'y séjournera pas.
Voici qu'un peuple arrive du aquilon,
et une grande nation,
et des rois nombreux se lèveront des extrémités de la terre.
L’arc et le bouclier ils manieront.
Ils sont cruels et sans miséricorde.
Leur voix comme la mer grondera
et sur des chevaux ils monteront,
comme un homme prêt au combat, contre toi, fille de Babylone.
Le roi de Babylone a entendu leur renommée et ses mains ont défailli,
l’angoisse l’a saisi, une douleur comme de celle qui enfante.
Voici, comme un lion il montera de l'orgueil du Jourdain vers une beauté robuste,
car en un clin d'œil je le ferai courir vers elle ;
et quel sera l'élu que je préposerai sur elle ?
car qui est semblable à moi ? et qui tiendra devant moi ?
et quel est ce pasteur qui résisterait à ma face ?
C'est pourquoi écoutez le conseil du Seigneur qu'il a conçu en esprit contre Babylone
et ses projets qu’il a projetés sur la terre des Chaldéens :
il a dit : — Je jure que les petits des troupeaux ne les auront pas traîné par terre
et que leur habitation n'aura pas été détruite avec eux.
À la voix de la prise de Babylone la terre a tremblé
et une clameur s’est fait entendre chez les nations.
Ainsi parle le Seigneur :
— Voici que moi je susciterai contre Babylone et contre ses habitants
qui ont soulevé leur cœur contre moi, comme un vent pestilentiel,
et j'enverrai à Babylone des vanneurs et ils la vanneront
et ils ravageront sa terre
car ils sont venus sur elle de tous côtés au jour de son affliction.
Que ne tende pas celui qui tend son arc
et que le cuirassé ne monte pas ; n’épargnez pas ses jeunes hommes,
tuez toute son armée.
Et des tués tomberont sur la terre des Chaldéens,
et des blessés dans ses provinces.
Car Israël n'est pas privé ni Juda veuf
de son Dieu, du Seigneur des armées,
mais leur terre est remplie d’offenses contre le Saint d’Israël.
Fuyez du milieu de Babylone, et que chacun sauve son âme !
Ne vous taisez pas sur son iniquité
car c’est le temps de la vengeance pour le Seigneur.
C'est une rétribution que lui-même payera.
Babylone était une calice d’or dans la main du Seigneur,
enivrant toute la terre,
de son vin ont bu les nations,
c’est pourquoi elles sont agitées.
Soudain elle est tombée, Babylone, et elle s’est brisée.
Ululez sur elle ! Prenez de la résine pour sa douleur afin qu'elle soit guérie.
Nous avons soigné Babylone mais elle n’a pas guéri !
Laissons-la et allons chacun dans sa terre
car son jugement est parvenu jusqu’aux cieux
et s'est élevé jusqu’aux nues.
Le Seigneur a fait ressortir nos [actes de] justices.
Venez et racontons en Sion l’œuvre du Seigneur notre Dieu !
Aiguisez les flèches, remplissez les carquois !
Le Seigneur a excité l’esprit des rois des Mèdes
et son esprit est contre Babylone pour la détruire,
car c'est la vengeance du Seigneur, la vengeance de son temple.
Élevez l’étendard sur les murs de Babylone ! Renforcez la garde,
postez des gardiens, préparez des embuscades !
Car le Seigneur a résolu, et il a fait
ce qu’il a dit contre les habitants de Babylone.
Toi qui habites au bord des grandes eaux, riche en trésors,
ta fin est venue, le pied de ta ruine.
Le Seigneur des armées a juré par son âme :
— Je te remplirai d’hommes comme de sauterelles
et sur toi sera chanté le céleusme.
C'est lui qui a fait la terre par sa force,
a préparé le monde par sa sagesse
et par son intelligence étendu les cieux.
Quand il donne de la voix, les eaux se multiplient dans les cieux
lui qui fait monter les nuages de l'extrémité
de la terre,
il a fait les éclairs pour la pluie
et a fait sortir le vent de ses trésors.
Tout homme devient stupide faute de science.
Tout fondeur a honte de sa statue
car ce qu'il coule est mensonger et il n’y a pas de souffle en elles.
Vaines les œuvres et dignes de risée.
Au temps de leur visitation, elles périront.
Non pas comme elles, la part de Jacob !
Car il a, Lui, façonné toutes choses
et Israël est le sceptre de son héritage.
Le Seigneur des armées est son nom.
— Toi, tu brises pour moi les instruments de guerre
et par toi je briserai des nations
et par toi je détruirai des royaumes
et par toi briserai le cheval et son cavalier
et par toi je briserai le char et celui qui le monte
et par toi briserai l'homme et la femme
et par toi je briserai le vieillard et l'enfant
et par toi je briserai le jeune homme et la vierge
et par toi je briserai le berger et son troupeau
et par toi je briserai le laboureur et son attelage
et par toi je briserai les gouverneurs et les magistrats
et je rendrai à Babylone et à tous les habitants de la Chaldée
tout le mal qu’ils ont fait dans Sion sous vos yeux, dit le Seigneur.
Me voici vers toi, mont pestilentiel, dit le Seigneur,
toi qui corromps toute la terre !
— J’étendrai ma main sur toi
et je te roulerai du haut des rochers
et je ferai de toi une montagne de combustion
et ils ne tireront pas de toi une pierre d’angle ni une pierre pour des fondations
car tu seras détruite à jamais, dit le Seigneur.
Levez l’étendard sur la terre ! Sonnez de la trompette parmi les nations !
Consacrez les nations contre elle ! Annoncez aux rois de monter contre elle,
Ararat, Menni et Aschenez !
Comptez contre elle les soldats du Thapsar !
Faites venir les chevaux comme des sauterelles hérissées !
Consacrez contre elle les nations,
les rois de Médie,
ses gouverneurs et tous ses magistrats
et toute la terre de sa domination.
La terre tremblera et sera troublée
car s'est éveillée contre Babylone la pensée du Seigneur
pour rendre la terre de Babylone déserte et inhabitable.
Les braves de Babylone ont cessé de combattre,
ils se tiennent dans les forteresses,
leur vaillance a été dévorée et ils sont devenus comme des femmes.
Ses tentes ont été brûlées et ses verrous ont été brisés.
Le courrier viendra à la rencontre du courrier
et le messager à la rencontre du messager
pour annoncer au roi de Babylone que sa ville est prise de bout en bout
et les gués sont occupés et les marais sont brûlés par le feu
et les hommes de guerre sont épouvantés.
Car ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— La fille de Babylone est comme une aire au temps de son battage:
encore un peu et viendra le temps de sa moisson.
Car ainsi parle le Seigneur des armées, Dieu d’Israël :
— La fille de Babylone est comme une aire au temps de son battage:
encore un peu et viendra le temps de sa moisson.
Il m'a mangée, il m'a dévorée, Nabuchodonosor, roi de Babylone,
il m'a rendue comme un vase vide, il m'a engloutie comme un dragon,
il a rempli son ventre de mes délices et il m'a chassée.
— L'iniquité contre moi et ma chair sur Babylone ! dit l'habitation de Sion.
— Et mon sang sur les habitants de la Chaldée ! dit Jérusalem.
C’est pourquoi ainsi dit le Seigneur :
— Voici, moi, je jugerai ta cause et je vengerai ta vengeance
et je dessécherai sa mer et ferai tarir sa veine.
Babylone deviendra des tas de pierres, une habitation de dragons,
un objet de stupeur et persiflage, parce qu'il n'y a pas d' habitant.
Tous ensemble comme des lions ils rugiront.
Ils secoueront leurs crinières comme des lionceaux.
— Dans leur chaleur je préparerai leur breuvage
et je les enivrerai pour qu’ils s'assoupissent et qu'ils dorment
d’un sommeil éternel
et ne se relèvent plus, dit le Seigneur.
Je les ferai descendre à l'abattage comme des agneaux,
comme des béliers et des boucs.
Comment a-t-elle été prise Sésac et a-t-elle été emportée la ville célèbre de toute la terre ?
Comment est-elle devenue un objet de stupeur, Babylone, parmi les nations ?
La mer est montée sur Babylone,
par la multitude de ses flots elle a été couverte.
Ses cités sont devenues un objet de stupeur,
une terre inhabitable et déserte,
une terre où nul n'habite et où ne passe aucun fils d’homme ;
et je visiterai Bel à Babylone
et je ferai sortir de sa bouche ce qu’il a englouti
et les nations n’afflueront plus vers lui
car la muraille de Babylone est tombée.
Sortez du milieu d’elle, ô mon peuple !
et que chacun sauve son âme devant la colère de la fureur du Seigneur
et que votre cœur ne s'amollisse pas
et ne vous effrayez pas de la rumeur qui s'entendra sur la terre
et dans une année viendra une rumeur
et après cette année une autre rumeur ;
et l'iniquité sur la terre et dominateur contre dominateur.
— C’est pourquoi voici venir des jours
où je visiterai les sculptures de Babylone
et toute sa terre sera couverte de confusion
et tous ses tués tomberont au milieu d’elle
les cieux et la terre et tout ce qu’il y a en eux loueront Babylone,
car des pillards viendront vers elle de l'aquilon, dit le Seigneur.
Et comme Babylone a fait tomber les tués en Israël,
ainsi de Babylone tomberont des tués sur toute la terre.
Vous qui avez fui le glaive, venez, ne vous arrêtez pas !
Souvenez-vous au loin du Seigneur et que Jérusalem monte dans votre cœur !
Nous étions désorientés car nous avons entendu l'opprobre.
L'ignominie a couvert nos visages
parce que des étrangers sont venus contre le sanctuaire de la maison du Seigneur.
— C'est pourquoi voici venir des jours, dit le Seigneur,
où je visiterai ses statues,
et dans toute sa terre gémira le blessé.
— Quand Babylone s’élèverait jusqu’au ciel
et quand elle fortifierait dans la hauteur sa force,
de moi lui viendront des dévastateurs, dit le Seigneur.
Voix de clameur s'élevant de Babylone
et grand fracas de la terre des Chaldéens !
Car le Seigneur a dévasté Babylone
et il a fait périr d'elle la grande voix
et ses flots retentiront comme les grandes eaux,
leur voix a eu un retentissement.
Car un pillard est venu sur elle, c'est-à-dire sur Babylone,
et ses braves ont été pris, leur arc a été brisé,
car le Seigneur, puissant vengeur, en rendant rétribuera !
— Et j’enivrerai ses princes et ses sages,
ses gouverneurs et ses magistrats et ses braves ;
et ils dormiront d’un sommeil éternel et ne se réveilleront plus,
dit le roi. Son nom est le Seigneur des armées.
Ainsi parle le Seigneur des armées :
— L'immense muraille de Babylone sera sapée, elle sera sapée,
et ses hautes portes seront brûlées par le feu,
et les labeurs des peuples seront réduits à rien, et ceux des nations livrés au feu, ils périront entièrement.
Voici la parole que Jérémie, le prophète, commanda
à Saraïas, fils de Nérias, fils de Maasias,
lorsqu’il alla avec le roi Sédécias, à Babylone,
en la quatrième année de son règne.
Et Saraïas était prince de la prophétie.
Jérémie écrivit tout le malheur qui adviendrait à Babylone, dans un seul livre,
toutes ces paroles qui ont été écrites contre Babylone.
Et Jérémie dit à Saraïas :
— Quand tu seras arrivé à Babylone, et que tu auras vu et que tu auras lu toutes ces paroles,
tu diras :
— Seigneur c’est toi qui as parlé contre ce lieu que tu le détruirais complètement
de telle sorte qu’il n’y aurait plus d'habitant, depuis l'homme jusqu'à la bête,
pour qu'il soit une solitude perpétuelle.
Et quand tu auras achevé de lire ce livre
tu y attacheras une pierre et tu le jetteras au milieu de l’Euphrate
et tu diras :
— Ainsi se submergera Babylone et elle ne se relèvera pas
devant l'affliction que moi j’amène sur elle et ils seront détruits. Jusqu’ici les paroles de Jérémie.
Sédécias était âgé de vingt et un ans quand il commença de régner
et il régna onze ans à Jérusalem.
Le nom de sa mère était Amithal,
fille de Jérémie, de Lobna.
Il fit le mal aux yeux du Seigneur, selon tout ce qu’avait fait Joachim.
Car la colère du Seigneur était sur Jérusalem et sur Juda,
jusqu’à ce qu’il les eût rejetés loin de sa face ;
et Sédécias s'éloigna du roi de Babylone.
Il advint en la neuvième année de son règne, au dixième mois, le dixième jour du mois,
que Nabuchodonosor, roi de Babylone, vint,
lui et toute son armée, contre Jérusalem ;
et ils l'assiégèrent et édifièrent contre elle des fortifications tout autour
et la ville fut en état de siège jusqu’à la onzième année du roi Sédécias.
Au quatrième mois, le neuf du mois, la famine prévalut dans la cité ;
et il n'y avait pas de nourriture pour la population du pays.
Une brèche fut faite à la cité et tous les hommes de guerre s'enfuirent
et ils sortirent de la cité pendant la nuit par la voie de la porte qui est entre les deux murs et qui conduit au jardin du roi,
alors que les Chaldéens assiégeaient la ville tout autour,
et ils s'en allèrent par la voie qui mène au désert.
Et l'armée des Chaldéens poursuivit le roi
et ils atteignirent Sédécias dans le désert qui est près de Jéricho
et toute son escorte s'enfuit ça et là loin de lui
et lorsqu'ils eurent pris le roi, ils l'amenèrent auprès du roi de Babylone
à Réblatha, dans la terre d'Émath,
et il prononça contre lui des jugements.
Le roi de Babylone égorga les fils de Sédécias sous ses yeux
et il tua en même temps tous les princes de Juda à Réblatha,
et il arracha les yeux de Sédécias
et le lia de chaînes,
et le roi de Babylone l’emmena à Babylone
et le mit à la maison de la prison jusqu’au jour de sa mort.
Au cinquième mois, le dixième jour du mois
c’était la dix-neuvième année de Nabuchodonosor, roi de Babylone ;
Nabuzardan, chef de la milice qui se tenait debout devant le roi de Babylone, vint à Jérusalem
et il brûla la maison du Seigneur et la maison du roi ;
et toutes les maisons de Jérusalem et toute grande maison il les brûla par le feu.
Et toute l'armée des Chaldéens qui était avec le chef de la milice démolit toute la muraille de Jérusalem tout autour.
Quant aux pauvres du peuple, au reste de la population qui était demeurée dans la cité,
aux transfuges qui étaient passés au roi de Babylone
et au reste de la multitude, Nabuzardan, chef de la milice, les déporta.
Mais parmi les pauvres du pays, Nabuzardan, chef de la milice, en laissa pour les vignerons et pour les maraîchers.
Et les colonnes d'airain qui étaient dans la maison du Seigneur et les socles
et la mer d'airain qui était dans la maison du Seigneur, les Chaldéens les brisèrent,
et ils emportèrent tout l'airain à Babylone,
et les chaudrons, et les pelles, et les psaltérions
et les coupes, et les mortiers,
et tous les vases d'airain qui étaient au ministère, ils les prirent,
et les cruches, et les encensoirs, et les tasses,
et les bassins, et les candélabres, et les mortiers, et les coupes,
autant qu'il y en avait d'or, en or, et autant qu'il y en avait d'argent, en argent
le chef de la milice les prit.
Quant aux deux colonnes, à la mer unique,
aux douze bœufs d'airain
qui étaient sous les bases qu'avait faites le roi Salomon pour la maison du Seigneur,
on ne pouvait évaluer le poids de l'airain de tous ces objets.
Pour les colonnes, la hauteur d'une colonne était de dix-huit coudées
et un cordon de douze coudées l'entourait,
en outre, son épaisseur était de quatre doigts
et elle était au-dedans creuse.
Et sur l'une et l'autre colonne il y avait des chapiteaux d'airain
(la hauteur d'un chapiteau était de cinq coudées),
des réseaux
et quatre-vingt-seize grenades qui pendaient : toutes les grenades (au nombre de cent) étaient disposées autour des réseaux.
Le chef de la milice prit Saraïas, le premier prêtre ,
Sophonie, le second prêtre
et les trois gardiens du vestibule du temple.
De la cité, il prit un eunuque
qui était préposé sur les hommes de guerre,
et sept hommes de ceux qui voyaient la face du roi,
qui furent trouvés dans la cité,
le scribe, prince des soldats qui formaient les recrues
et soixante hommes du peuple du pays qui furent trouvés au milieu de la cité.
Nabuzardan, chef de la milice, les prit
et les emmena au roi de Babylone à Reblatha.
Le roi de Babylone les frappa et les fit mourir à Réblatha, dans la terre de Émath.
Et Juda fut déporté loin de sa terre.
Voici le peuple que déporta Nabuchodonosor :
la septième année, il transféra trois mille vingt-trois Judéens,
la dix-huitième année de Nabuchodonosor,
il transféra de Jérusalem huit cent trente-deux âmes,
la vingt-troisième année de Nabuchodonosor, Nabuzardan, chef de la milice, transféra sept cent quarante-cinq âmes de Judéens.
Le nombre total d'âmes était donc de quatre mille six cents.
Il advint, la trente-septième année de la déportation de Joachim, roi de Juda,
le douzième mois, le vingt-cinq du mois,
Évilmerodac, roi de Babylone, en l’année de son règne, releva
la tête de Joachim, roi de Juda,
et le fit sortir de la maison de la prison.
Il lui parla avec bonté
et mit son trône au-dessus du trône des rois qui étaient après lui à Babylone.
Il lui fit changer ses vêtements de prison
et il mangeait du pain devant lui, tous les jours de sa vie.
Et sa nourriture, nourriture perpétuelle, lui était donnée par le roi de Babylone,
établie jour par jour,
jusqu’au jour de sa mort, tous les jours de sa vie.