« Ils lurent dans le livre de la loi de Dieu de façon distincte et et favorable et ils comprenaient ce qui était lu. Et Néhémie (c'est Athersatha) dit (ainsi qu'Esdras, le prêtre scribe, et les Lévites qui traduisaient à l'ensemble du peuple) : — Ce jour est saint pour le Seigneur notre Dieu ne vous affligez pas et ne pleurez pas ! (car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi) » (Ne 8,8-9).
Cette scène est peut-être la première attestation de la lecture liturgique de « la Loi du Dieu » commentée et expliquée. Du fait de l'absence de Temple (détruit par les Babyloniens), les livres et leur lecture prirent dans la vie des Judéens exilés une place qui n'avait jamais été aussi grande (Retour de l'Exil). Esdras et Néhémie, appuyés par les Perses, se rencontrent ici avec des missions parallèles. Le premier assume une mission religieuse et le second, avec celle de reconstruire les murs de Jérusalem. Effectivement, les livres d'Esdras et de Néhémie ont pu être regroupés : dans la Septante les deux livres constituent une unité appelée le deuxième livre d'Esdras.
Le livre de Néhémie témoigne de la manière dont un système de valeurs a été fondé sur l'expérience de l'exil et appliqué à la nouvelle réalité de Jérusalem reconstruite. On peut y tracer un des commencements du judaïsme, fondé sur quatre éléments : Jérusalem, le Temple, l'Assemblée et la Loi. Le peuple est construit comme « saint » (Ne 9,2), donc séparé. La défaillance de son propre état renforça le besoin d’autres frontières. L’exclusion des mariages mixtes (Ne 13,23-27) construit de fait des murs entre les Judéens revenus de Babylone et « le peuple de la terre » (Ne 2,20). Les Samaritains sont aussi exclus, même s’ils ont proposé leur aide pour la reconstruction du Temple.
Néhémie parle à la première personne, sous forme de mémoires. Il explique le contexte de ses décisions, ses troubles internes, et ses motivations. Il organise le peuple selon les principes de la solidarité et la fraternité où les esclaves judéens sont libérés pour la cause commune. Comme Esdras, le livre de Néhémie aussi semble être un bric-à-brac de sources variées : listes, lettres, documents administratifs. Les livres plus récents commémorent Néhémie non seulement comme un bâtisseur de la ville, Si 49,13 mais aussi comme un bâtisseur du Temple, 2M 1,18, celui qui découvre le feu caché du Temple, 2M 1,20 et tel un nouveau Salomon, un homme de la sagesse qui « fondant une bibliothèque, y réunit les livres qui concernaient les rois, les écrits des prophètes et de David… »
Les livres d'Esdras et Néhémie annoncent en outre le Nouveau Testament : la situation d'Israël, formant une communauté autour de la loi et du Temple, prépare la notion d'Église. Le ton des mémoires, créant une intimité entre l'auteur et le lecteur, s'apparente à la proximité qui caractérise les épîtres de Paul. Enfin, comme l'épître de Jacques, les livres d'Esdras et Néhémie montrent que toute réforme religieuse comporte également une dimension éthique et a donc des répercussions sociales et économiques.
Le texte d’Esdras et Néhémie est conservé dans M et dans les traductions anciennes.
Esd et Ne font ici un seul livre appelé "2 Esdras". En revanche, 1 Esd. est un livre qui n'est pas entré dans le canon juif, catholique ni protestant.
La version syriaque semble s'appuyer sur un texte hébreu avec quelques périphrases et additions. Le manuscrit 8h5 représente l'état le plus ancien.
Pour l'ensemble de Esd-Ne on peut proposer un plan d'ensemble plus général, en lien avec l'histoire perse. La restauration comporte en effet trois grands projets soutenus par le pouvoir de l'Empire perse :
Chacune des deux phases de reconstruction se clôt par une cérémonie (Esd 6,15-18 ; Ne 12,27-43). Quant à la réforme religieuse, elle n'est jamais totalement achevée.
Le livre de Néhémie se présente sous forme de récits qui comportent des discours. On peut distinguer plusieurs formes qui peuvent être liées au processus de rédaction :
Ces sous-genres sont unifiés par la troisième personne de la narration.
Les livres d’Esdras et de Néhémie contiennent plusieurs indices chronologiques mais difficiles à préciser parceque plusieurs rois Perses porterent les noms de Darius et Artaxerxès . Une des hipothèses est la suivante :
Certains exégètes attribuent la 7ème année à Artaxerxès II (en 398) ou lisent la 37ème année d'Artaxerxès Ier (en 428).
La rédaction de ces livres se fonde sur les récits de Néhémie. Mais il ne s'agit pas d'une œuvre unifiée à laquelle on puisse attribuer un auteur unique. Il s'agit plutôt d'une creatio continua à partir de compilations de divers documents.
Le récit autobiographique l’introduit comme un échanson du roi Perse. Ce titre appartenait formellement à un membre de la cour royale de la plus haute aristocratie perse. Il est impossible qu’un étranger ait occupé cette position. Néanmoins le roi avait un serviteur qui assurait réellement ce service. Néhémie semble avoir occupé cette position informelle qui pouvait donner des influences considérables. Néhémie a rebâtit Jérusalem, mais il n’avait jamais eu l’intention d’y rester (Ne 2,6).
Outre une similitude au niveau du style, des procédés de composition, et des idées fondamentales, le fait que les versets qui closent l'ensemble des Chroniques (2Ch 36,22-23) se trouvent repris presque littéralement par ceux qui introduisent Esdras (Esd 1,1-3) a parfois été interprété comme l'indice que l'ensemble de ces quatre livres (1 Chroniques2 Chroniques) fût œuvre d’une unique autorité ayant recouru à diverses sources.
Les livres d'Esdras et Néhémie font allusion à des documents qui pourraient avoir été la source pour la forme actuelle des livres (mais qui sont aussi des formes rhétoriques) : listes de rapatriés ou du peuplement de Jérusalem, actes des rois de Perse, correspondances avec la cour, et surtout le rapport où Esdras rend compte de sa mission et le mémoire justificatif de Néhémie. Les écrits provenant d'Esdras et de Néhémie ont été disloqués, puis combinés ensemble. Les deux livres ne formaient à l'origine qu'un seul livre, réunissant les mémoires de ces deux figures marquantes des réformes politiques, sociales et religieuses de l'ère qui commence avec la reconstruction du Temple.
L’Ecclésiastique fait l’éloge de Zorobabel et Josué (Si 49,11s) ainsi que de Néhémie (Si 49,13). 2M 1,18-2,13 mentionne l’activité de Néhémie.
Malgré l’absence de toute mention de ces livres dans le Nouveau Testament, les Pères considèrent leur appartenance au canon comme établie. Il faut cependant noter l’hésitation de l'école d'Antioche : (†428) rejette les deux livres. Leur canonicité est confirmée aux (1441) et (1546).
Les Pères commentent peu ces deux livres; et cette place secondaire dans leur exégèse s’explique sans doute par leur situation : après les grands livres historiques, ils peuvent être compris comme des appendices aux Rois et aux Chroniques.
Plus tard, Esdras et Néhémie sont commentés par :
ESDRAS II. Paroles de Néhémie, fils de Eclias :
— Cela arriva, au mois de casleu
la vingtième année, comme j’étais à Suse dans le château
arriva Anani l’un de mes frères, lui et des hommes de Juda.
Je les questionnai au sujet des Judéens qui restaient et avaient survécu à la captivité
et au sujet de Jérusalem.
Ils me répondirent :
— Ceux qui restent et ont échappé à la captivité [sont] là-bas, dans la province,
dans une grande misère et dans l’opprobre
le rempart de Jérusalem est en ruines
et ses portes consumées par le feu.
Lorsque j’entendis ces choses
je m’assis et je pleurai et je fus plusieurs jours dans le deuil.
Je jeûnais et je priais devant le Dieu du ciel
Et je dis : — Seigneur Dieu du ciel, Dieu fort, grand et redoutable
qui gardes ton alliance et ta miséricorde
avec ceux qui t'aiment et gardent tes commandements
que ton oreille soit attentive
et que tes yeux soient ouverts
pour que tu entendes la prière de ton serviteur
que je t'adresse aujourd'hui, nuit et jour pour tes serviteurs, les fils d’Israël,
en confessant les péchés des enfants d’Israël qu'ils ont commis contre toi
et moi et la maison de mon père nous avons péché.
Séduits par la vanité
nous n’avons pas gardé le commandement
les sacrements et les jugements que tu as prescrits à Moïse, ton serviteur.
Souviens-toi de la parole que tu as ordonnée à Moïse ton serviteur en disant :
— Si vous n'êtes pas fidèles, je vous disperserai parmi les peuples
mais si vous revenez à moi, gardez mes commandements et les mettez en pratique,
même si vous étiez exilés à l’extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai
et je les ramènerai dans le lieu que j’ai choisi pour y faire habiter mon nom.
Eux sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés
dans ta grande force et dans ta main puissante.
Je t'en supplie Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur
et à la prière de tes serviteurs
qui se plaisent à craindre ton nom
accorde le succès à ton serviteur aujourd'hui
et fais lui trouver grâce devant cet homme.
J’étais échanson du roi.
Et il arriva au mois de nisan
la vingtième année du roi Artaxerxès
et le vin était devant lui
et je levai le vin et je le donnai au roi
et je n'avais pas été languissant devant sa face.
Et le roi me dit :
— Pourquoi ton visage est-il triste, alors que tu n'es pas malade ?
Cela n'est pas sans raison, mais je ne sais le mal qui est dans ton cœur.
Et j'eus extrêmement peur.
Et je dis au roi :
— Que le roi vive éternellement !
Pourquoi mon visage ne serait-il pas triste
alors que la ville des sépulcres de mes pères est dévastée
et que ses portes sont consumées par le feu ?
Et le roi me dit :
— Quelle chose demandes-tu ?
Je priai le Dieu du ciel
et je répondis au roi :
— S'il paraît bon au roi
et si ton serviteur a trouvé grâce devant toi
que tu m’envoies en Juda
vers la ville des tombeaux de mes pères
et je la rebâtirai.
Le roi me dit, et la reine était assise à côté de lui :
— Jusqu’à quand durera ton voyage
et quand reviendras-tu ?
Il parut bon au roi
et il m'envoya
et je lui fixai un temps.
Et je dis au roi :
— S'il paraît bon au roi,
qu’il me donne des lettres pour les gouverneurs d'au delà du fleuve,
pour qu’ils me laissent passer jusqu’à ce que j’arrive en Juda
et une lettre pour Asaph,
garde de la forêt du roi,
afin qu’il me fournisse du bois pour que je puisse couvrir les portes des tours près du Temple,
des murs de la ville, et la maison où je me retirerai.
Et le roi me l'accorda, car la main favorable de mon Dieu était sur moi.
Je me rendis donc auprès des gouverneurs d’au-delà du fleuve
et je leur remis les lettres du roi
or le roi avait envoyé avec moi des chefs militaires et des cavaliers.
Sanaballat, le Horonite, et Tobie, le serviteur ammanite , l'apprirent
et ils furent affligés d'une grande peine
que vint un homme qui cherchât le bien des fils d’Israël.
J’arrivai à Jérusalem
et y restai trois jours.
Je me levai pendant la nuit avec un petit nombre d’hommes
et je ne communiquai à personne
ce que mon Dieu m’avait mis dans le cœur de faire à Jérusalem
et je n’avais avec moi d’autre bête que ma propre monture.
Je sortis de nuit par la porte de la Vallée,
me dirigeant vers la source du Dragon et la porte du Fumier
et je considérai le rempart démoli de Jérusalem
et ses portes consumées par le feu
je passai à la porte de la Source
et à l'aqueduc du Roi
et il n’y avait pas de place pour que la monture puisse passer sous moi
et je montai de nuit dans le torrent
et considérai les murs
puis je revins par la porte de la Vallée et je rentrai.
Les magistrats ignoraient où j’étais allé et ce que j'allais faire
et aux Judéens, aux prêtres, aux nobles, aux magistrats
et au reste du peuple chargé des travaux
jusqu'à maintenant je n'avais rien indiqué.
Je leur dis :
— Vous voyez le malheur où nous sommes
puisque Jérusalem est dévastée
et ses portes sont consumées par le feu.
Venez et rebâtissons les murs de Jérusalem
et nous ne serons plus jamais un sujet d’opprobre.
Et je leur racontai comment la main de mon Dieu avait été favorable sur moi
et aussi quelles paroles le roi m’avait adressées et j'ajoutai :
— Levons-nous et bâtissons !
Et leurs mains étaient fortes pour ce bien.
Et Sanaballat le Horonite
Tobie le serviteur ammanite
et Gosem l’Arabe apprirent cela
et ils se moquèrent de nous et nous méprisèrent et ils dirent :
— Que faites-vous là ?
Vous révoltez-vous contre le roi ?
Je leur répondis et leur fis ce discours :
— Le Dieu du ciel lui-même nous aide
nous sommes ses serviteurs
nous nous lèverons et bâtirons
mais pour vous il n'y a ni part, ni droit, ni souvenir dans Jérusalem.
Arrivèrent Éliasib le grand prêtre
et ses frères les prêtres
et ils bâtirent la porte des Brebis
ils la consacrèrent
et posèrent les portes
jusqu’à la tour de cent coudées ils la consacrèrent, jusqu’à la tour de Ananéel.
À côté de lui bâtirent les hommes de Jéricho
et à côté de lui bâtit Zechur, fils d’Amri
et les fils d’Asana bâtirent la porte des Poissons
ils la couvrirent et en posèrent les battants
les verrous et les barres
et à côté d’eux bâtit Marimuth fils d’Urie fils d’Accus
et à côté d'eux bâtit Mosollam, fils de Baraquias, fils de Mésézébel
et à côté d'eux bâtit Sadoc, fils de Baana
et à côté d'eux réparèrent les Thécuïtes
mais leurs chefs ne plièrent pas le cou au service de leur Seigneur.
Joïada fils de Faséa,
et Mosollam fils de Bésodia,
bâtirent la Vieille Porte
ils la recouvrirent et en posèrent les battants, les verrous et les barres
et à côté d'eux répara Meletias le gabaonite,
Jadon le Méronathite
et les hommes de Gabaon et de Maspha
près du gouverneur qui était au delà du Fleuve
et à côté de lui répara Éziel fils d’Araïa l'orfèvre
et à côté de lui répara Ananie fils d'un pafumeur
et ils laissèrent Jérusalem jusqu’à la muraille large.
À côté d’eux répara Raphaïa, fils de Ahur,
chef du district de Jérusalem
et à côté de lui répara Jédaïa, fils de Haromaph, en face de sa maison
et à côté répara Attus, fils de Asébenias
et une deuxième partie du district fut bâtie par Melquias, fils d'Érem,
et Asub fils de Phaethmoab
et la tour des Fours
et à côté de lui répara Sellum, fils d’Alloès,
chef de l’autre moitié du district de Jérusalem
lui et ses filles
Anun et les habitants de Zanoé réparèrent la porte de la Vallée
ils la bâtirent
et en posèrent les battants, les verrous et les barres
et ils firent en mille coudées de muraille jusqu’à la porte du Fumier
Et Melquias fils de Réchab bâtit la porte du Fumier
lui le chef du quartier de Bethacarem
il la bâtit et il posa ses battants, verrous et barres.
Sellum, fils de Coloozaï, chef du district de Maspha, bâtit la porte de la Source
il la bâtit et la couvrit
et en posa les battants, les verrous et les barres
et les murs de la piscine de Siloé près du jardin du Roi
jusqu’aux degrés qui descendent de la cité de David.
Après lui bâtit Néhémie, fils d’Azboc,
chef de la moitié du district de Bethsur,
jusqu'en face de la tombe de David
jusqu’à la piscine qui avait été construite
et jusqu’à la maison des hommes forts
et après lui bâtirent les lévites, Réhum, fils de Benni
après lui répara Asebias, chef de la moitié du district de Queila, pour son district
et après lui bâtirent leurs frères
Bavaï, fils de Énadad, chef de l’autre moitié du district de Queila
et à côté de lui bâtit Azer, fils de Josué, chef de Maspha, une autre portion
en face de la montée de l’angle le plus fort
et après lui bâtit sur la montagne Baruch, fils de Zachaï, une autre portion,
depuis l’angle jusqu’à la porte de la maison d’Éliasib, le grand prêtre
et après lui bâtit Mérimuth, fils d’Urie, fils d'Accus,
une autre portion depuis la porte de la maison d’Éliasib
jusqu’à l’extrémité de la maison d’Éliasib
et après lui bâtirent les prêtres, hommes de la plaine du Jourdain.
Après eux bâtit Benjamin et Asub, en face de sa maison
et après eux bâtit Azarias, fils de Maasia, fils d’Ananie, à côté de sa maison
et après lui bâtit Bennuï, fils de Énadda une autre portion
depuis la maison d’Azarias jusqu’au tournant et jusqu’à l'angle
Falel, fils d’Ozi, répara en face de l’angle et de la tour supérieure
qui fait saillie en avant de la maison du roi
près de la cour de la prison
et après lui Phadaia, fils de Pharos.
Les Nathinéens demeuraient sur Ofel, jusqu'en face de la porte des Eaux, à l'est
et de la tour en saillie.
Après lui les thecuéens bâtirent une autre portion plus loin
depuis la grande tour en saillie jusqu’au mur du Temple
Et au-dessus de la porte des Chevaux bâtirent les prêtres
chacun devant sa maison
après eux bâtit Seddo, fils d’Emmer, devant sa maison
et après lui bâtit Seméia, fils de Séquénia, gardien de la porte orientale
après lui bâtit Ananie, fils de Sélémias,
et Anon, le sixième fils de Sélo, une autre portion.
Après lui bâtit Mosollam, fils de Baraquias, devant sa chambre.
Après lui bâtit Melquias fils d'un des orfèvres
jusqu’à la maison des Nathinéens et des marchands,
devant la porte du Jugement
et jusqu’à la chambre haute de l'angle.
et entre la chambre haute de l'angle et la porte des Brebis
bâtirent les orfèvres et les marchands.
Et il arriva que, lorsque Sanaballat apprit que nous rebâtissions la muraille
il fut très irrité
il s'emporta vivement
et se moqua des Judéens.
Il dit
devant ses frères et la foule des Samaritains :
— Que font les Judéens impuissants ?
Les laissera-t-on faire ?
Offriront-ils des sacrifices, et achèveront-ils en un jour ?
Pourront-ils élever les pierres des monceaux de poussière, elles qui sont consumées par le feu ?
Et Tobie l’Ammanite, à côté de lui, ajouta aussi : — Qu’ils bâtissent !
Si un renard monte, il renversera leur mur de pierres !
Écoute, ô notre Dieu,
car nous sommes méprisés
fais retomber leurs insultes sur leur tête
et livre-les au mépris dans un pays d’exil
ne couvre pas leur iniquité
et que leur péché ne soit pas effacé de devant ta face
car ils ont provoqué ceux qui bâtissent !
C'est pourquoi nous rebâtîmes les murs
et nous reliâmes tout jusqu’à la moitié
et le peuple avait le cœur à l'ouvrage.
Or il arriva que, lorsqu'apprirent Sanaballat et Tobie
et Arabes, Ammanites et Ashdodites
que se réparait la fissure des murs de Jérusalem
et que les brèches commençaient à se fermer
ils furent très irrités
et ils se liguèrent tous ensemble
pour venir attaquer Jérusalem et pour y provoquer la confusion
et nous priâmes notre Dieu
et nous établîmes une garde sur les murs, jour et nuit, contre eux
mais Juda disait :
— La force des porteurs de fardeaux faiblit
et il y a beaucoup de décombres
et nous ne pourrons pas rebâtir les murs.
Et nos ennemis disaient :
— Ils ne sauront pas et ne verront pas
jusqu’à ce que nous arrivions au milieu d’eux, nous les massacrerons
et nous ferons cesser l’ouvrage.
Et il arriva que quand les Juifs qui habitaient près d’eux vinrent
et nous [le] dirent dix fois de tous les lieux d’où ils venaient vers nous
je plaçai derrière les murs, tout du long, je plaçai le peuple en ordre, avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs
je regardai et me levai
et je dis aux nobles et aux magistrats
et au reste du peuple :
— Ne craignez pas devant eux !
Souvenez-vous du Seigneur, grand et redoutable
et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles
vos femmes et vos maisons
et il arriva que lorsque nos ennemis apprirent qu'on nous avait avertis
et que Dieu avait anéanti leur projet nous retournâmes tous aux murs, chacun à son ouvrage.
Et il arriva qu'à partir de ce jour-là
la moitié de mes gens travaillait à l’ouvrage
et l’autre moitié se préparait à la guerre et
aux lances, aux boucliers, aux arcs et aux cuirasses
et les chefs étaient derrière eux dans toute la maison de Juda.
[Parmi] ceux qui bâtissaient les murs et ceux qui portaient les fardeaux, et ceux qui s’en chargeaient,
une main travaillait à l’œuvre,
et l'autre tenait une arme
et ceux qui bâtissaient en effet chacun avait son épée ceinte sur les reins
et ils bâtissaient et ils sonnaient de la trompette à mes côtés.
Et je dis aux nobles, aux magistrats
et au reste du peuple :
— L’ouvrage est considérable et étendu
et nous sommes dispersés sur les murs, éloignés les uns des autres.
De quelque endroit que vous entendiez le son de la trompette, rassemblez-vous auprès de nous
notre Dieu combattra pour nous.
Et nous, travaillons à l’œuvre
et que la moitié d’entre nous tienne des lances
du lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles.
Dans ce même temps je dis au peuple :
— Que chacun avec son serviteur reste au centre de Jérusalem
et que vous ayez vos postes la nuit et l'ouvrage le jour.
Et ni moi, ni mes frères, ni mes gens
ni les hommes de garde qui me suivaient
ne quittions nos vêtements
chacun ne les ôtait que pour l’ablution.
Et il s’éleva une grande clameur du peuple et de leurs femmes contre leurs frères les Judéens.
et il y en avait qui disaient :
— Nos fils et nos filles sont nombreux,
recevons du blé contre leur argent
pour que nous mangieons et vivions.
Il y en avait qui disaient :
— Nos champs, nos vignes et nos maisons, nous les mettons en gage
pour recevoir du blé dans la famine.
D'autres disaient :
— Nous avons emprunté de l’argent pour le tribut du roi sur nos champs et nos vignes
et maintenant comme la chair de nos frères, telle est la nôtre
comme leurs fils, tels sont nos fils
et voici que nous soumettons nos fils et nos filles à la servitude
et il y a de nos filles qui sont servantes
et nous n'avons rien par quoi elles puissent être rachetées
et nos champs et nos vignes d’autres les possèdent
Je fus très irrité
lorsque j’entendis leurs plaintes puis ces paroles
et mon cœur réfléchit avec moi
et je fis des reproches aux nobles et aux magistrats et je leur dis :
— Vous prêtez à intérêt chacun à vos frères !
Et je réunis contre eux une grande audience
et je leur dis :
— Comme vous le savez nous avons racheté nos frères les Juifs qui avaient été vendus aux nations
selon notre pouvoir
et vous donc vous vendriez vos frères et nous les rachèterions ?
Et ils se turent et ils ne trouvèrent pas ce qu'ils répondraient.
Et je leur dis :
— Ce que vous faites n'est pas bien !
Pourquoi ne marchez-vous pas dans la crainte de notre Dieu,
pour que nous soit évitée l’insulte des nations nos ennemies ?
Moi aussi, mes frères et mes serviteurs
nous leur avons prêté de l’argent et du blé,
n'allons pas réclamer ensemble cet argent d'autrui,
abandonnons ce qu'on nous doit,
Rendez-leur donc aujourd’hui leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons,
et le centième de l’argent, du blé, du vin et de l’huile
que vous exigiez d'eux, donnez-le leur.
Ils répondirent : — Nous le rendrons,
et nous ne leur demanderons plus rien
et ainsi nous ferons ce que tu dis.
J’appelai les prêtres
et je les encourageai à faire ce que j'avais dit
et je secouai mon manteau et dis :
— Qu'ainsi Dieu secoue tout homme qui ne tiendra pas cette parole
hors de sa maison et [du fruit] de son travail
et qu’ainsi il soit secoué et vide !
Et toute l’assemblée dit : — Amen !
et louèrent Dieu
et le peuple fit comme il avait été dit.
Depuis le jour aussi où il me chargea
d’être leur gouverneur dans le pays de Juda
depuis la vingtième année jusqu’à la trente-deuxième année du roi Artaxerxès, pendant douze ans,
ni moi ni mes frères n’avons mangé le pain que nous devaient les gouverneurs.
Et les premiers chefs qui avaient été avant moi
avaient accablé le peuple
et ils avaient pris d'eux du pain et du vin chaque jour quarante sicles d’argent
mais aussi leurs fonctionnaires avaient oppressé le peuple
mais moi je n’ai pas agi ainsi, par crainte de Dieu.
Et j'ai aussi bâti pour l’œuvre de ces murs
nous n’avons acheté aucun champ
et tous mes gens étaient rassemblés là pour l’œuvre.
Les Judéens et aussi les magistrats, cent cinquante hommes,
et qui venaient des nations qui sont autour de nous
mangeaient à ma table.
Et ce qu'on préparait pour moi chaque jour :
un bœuf, six moutons choisis, de la volaille
et tous les dix jours, des vins divers
et j'accordais beaucoup d'autres choses
et malgré cela je n’ai pas réclamé le pain du gouverneur
parce que le peuple était très affaibli.
Souviens-toi de moi, mon Dieu, en bien
pour tout ce que j’ai fait pour ce peuple !
Il arriva qu'apprirent Sanaballat, Tobie et Gosem l’arabe
et le reste de nos ennemis
que j’avais bâti les murs
et qu’il n’y restait plus de brèche
jusqu'à ce moment je n'avais pas posé les battants sur les portes
Sanaballat et Gosem m’envoyèrent dire :
— Viens, et établissons un accord ensemble dans les villages, dans la vallée d’Ono.
Mais ils projetaient de me faire du mal.
Je leur envoyai des messagers pour leur dire :
— Le travail que je fais est grand,
et je ne peux pas descendre. Pourquoi le travail serait-il négligé, pendant que je le quitterais pour descendre vers vous ?
Ils me renvoyèrent quatre fois la même chose
et je leur fis la même réponse.
Et Sanaballat m’envoya la même chose une cinquième fois par son serviteur
et il avait à la main une lettre écrite ainsi :
On entend parmi les nations et Gosem affirme
que toi et les Juifs projetez de vous révolter
c'est pour cela que tu bâtis la muraille
et tu veux t'imposer comme leur roi,
et pour cette raison
tu as établi des prophètes
pour proclamer à ton sujet dans Jérusalem et dire :
— Il y a un roi en Juda.
Le roi entendra ces paroles.
Maintenant viens pour que nous tenions conseil ensemble.
Et je leur envoyai dire :
— Rien n’est arrivé de ces choses que tu dis
de ton cœur en effet tu les inventes
Car tous ils nous effrayaient se disant que
nos mains s'affaibliraient à l’œuvre et que nous nous reposerions.
je confortai pour une cause plus grande mes mains !
J'allai chez Samaïa, fils de Dalaïa, fils de Métabéel en secret
et il dit :
— Allons ensemble dans la maison de Dieu, dans l’intérieur du Temple
et fermons les portes du Temple
car ils viendront pour te tuer
la nuit ils viendront pour te tuer.
Je répondis :
— Un homme comme moi prendre la fuite ?
Et quel homme comme moi entrerait dans le Temple et vivrait ?
Je n’entrerai point.
Et je compris et voici que ce n'est pas Dieu qui l'avait envoyé
mais comme une prophétie il m'avait parlé
et Tobia et Sanaballat l’avaient dirigé.
En effet il avait accepté de l'argent
pour que terrifié, j’agisse ainsi et que je commette un péché
et ils auraient eu un prétexte pour me couvrir d’opprobre.
Souviens-toi, mon Dieu, de Tobia et de Sanaballat
selon ces méfaits
et aussi de Noadie la prophétesse, et des autres prophètes qui cherchaient à m’effrayer.
Les murs furent achevés le vingt-cinquième jour du mois d’Élul, en cinquante-deux jours.
Il arriva que lorsque tous nos ennemis l’apprirent
toutes les nations qui étaient autour de nous furent dans la crainte
elles s'écroulèrent au-dedans à leurs yeux
et reconnurent que c'est par Dieu que s’était accomplie cette œuvre
et ces jours-là aussi, les nobles de Juda envoyaient beaucoup de lettres à Tobie
et il leur en parvenait de Tobie
car beaucoup de nobles en Juda étaient attachés à lui par serment
parce qu’il était gendre de Séquénia, fils d’Oreh
et que son fils Johanan avait pris la fille de Mosollam, fils de Baraquias
et aussi ses qualités ils les disaient devant moi
et ils lui rapportaient mes paroles
et Tobie envoyait des lettres pour m’effrayer.
Il arriva que lorsque les murs furent rebâtis et que j'eus posé les battants
j'établis les portiers, les chantres et les Lévites
et je donnai autorité sur Jérusalem à Anani mon frère
et à Ananie commandant de la citadelle car il paraissait un homme sincère et craignant Dieu plus que les autres.
Et je leur dis :
— Qu'on n'ouvre pas les portes de Jérusalem avant que le soleil ne soit chaud.
Tant que les gardes seraient encore à leur poste,
on fermerait les portes et on leur mettrait des barres
et j'établis des gardes pris parmi les habitants de Jérusalem
chacun à son poste
et chacun devant sa maison.
Or la ville était très étendue et grande
mais le peuple peu nombreux au milieu d’elle
et il n'y avait pas de maisons rebâties.
Et Dieu mit dans mon cœur
d’assembler les nobles, les magistrats et le peuple,
pour les recenser
et je trouvai le registre généalogique de ceux qui étaient montés les premiers
et j'y trouvai écrit :
Voici les fils de la province qui montèrent de la captivité des exilés
qu'avait emmenés Nabuchodonosor roi de Babylone
et retournèrent à Jérusalem et en Juda chacun dans sa ville
qui vinrent avec Zorobabel
Josué, Néhémie, Azarias
Raamias, Naamni, Mardochée
Belsar, Mespharath,
Bégoaï, Naüm, Baana
nombre des hommes du peuple d'Israël :
les fils de Pharos, deux mille cent soixante-douze
les fils de Saphatia, trois cent soixante-douze
les fils d’Aréa, six cent cinquante-deux
les fils de Phaetmoab, des fils de Josué et de Joab, deux mille huit cent dix-huit
les fils d’Hélam, mille deux cent cinquante-quatre
les fils de Zéthua, huit cent quarante-cinq
les fils de Zachaï, sept cent soixante
les fils de Bennuï, six cent quarante-huit
les fils de Bébaï, six cent vingt-huit
les fils d’Azgad, deux mille trois cent vingt-deux
les fils d’Adonicam, six cent soixante-sept
les fils de Baggoaïm, deux mille soixante-sept
les fils d’Adin, six cent cinquante-cinq
les fils d’Ater, fils d’Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit
les fils de Asem, trois cent vingt-huit
les fils de Bésaï, trois cent vingt-quatre
les fils de Aref, cent douze
les fils de Gabaon, quatre-vingt quinze
les hommes de Bethléem et de Nétupha, cent quatre-vingt-huit
les hommes d’Anathoth, cent vingt-huit
les hommes de Bethamoth, quarante-deux
les hommes de Cariathiarim, de Céphira et de Béroth sept cent quarante-trois
les hommes de Rama et de Géba, six cent vingt et un
les hommes de Macmas, cent vingt deux
les hommes de Béthel et de Haï, cent vingt-trois
les hommes de l’autre Nébo, cinquante-deux
les hommes de l’autre Hélam, mille deux cent cinquante-quatre
les fils d'Arem, trois cent vingt
les fils de Jéricho [Hiericho], trois cent quarante cinq
les fils de Lod, de Adid et d’Ono, sept cent vingt et un
les fils de Senaa, trois mille neuf cent trente.
Prêtres :
les fils d’Idaïa dans la maison de Josué, neuf cent soixante-treize
les fils d’Emmer, mille cinquante-deux
les fils de Phassur, mille deux cent quarante-sept
les fils d’Arem, mille dix-sept.
Lévites :
les fils de Josué et de Cadmiel, des fils d’Oduïa soixante-quatorze.
Chantres : les fils d’Asaph, cent quarante-huit.
Portiers :
les fils de Sellum, les fils d’Ater, les fils de Telmon, les fils d’Accub,
les fils d'Atita, les fils de Sobaï, cent trente-huit.
Nathinéens :
les fils de Soa, les fils de Asfa, les fils de Tébaoth
les fils de Qéros, les fils de Siaa
les fils de Fado
les fils de Lébana, les fils de Agaba,
les fils de Selmon
les fils d'Anan,
les fils de Geddel, les fils de Gaër
les fils de Raaïa, les fils de Rasim
les fils de Nécoda
les fils de Gézem
les fils d’Aza, les fils de Faséa
les fils de Bésaï, les fils de Munim
les fils de Néphusim
les fils de Becbuc, les fils de Acupha
les fils d'Arur
les fils de Besloth
les fils de Maïda, les fils de Arsa
les fils de Bercos, les fils de Sisara
les fils de Théma
les fils de Nasia, les fils d'Atipha.
Fils des serviteurs de Salomon :
les fils de Sotaï, les fils de Sophereth
les fils de Pherida
les fils de Jahala, les fils de Dercon
les fils de Geddel
les fils de Saphatia
les fils d'Athil les fils de Phoquéreth
qui était né de Sabaïm fils d'Amon.
Tous les Nathinéens et les fils des serviteurs de Salomon, trois cent quatre-vingt-douze.
Et voici ceux qui montèrent de Thelmela Thelarsa,
Chérub, Addon et Emmer
et qui ne purent pas prouver la maison de leur père
et leur descendance si elle venait d'Israël :
les fils de Dalaïa, les fils de Tobie
les fils de Nécoda, six cent quarante-deux.
Et parmi les prêtres :
les fils de Abia, les fils d’Accos
les fils de Berzellaï, qui prit une des filles de Berzellaï le Galaadite pour femme
et fut appelé de leur nom.
Ils cherchèrent leur inscription dans le recensement
et ne le trouvèrent pas
et ils furent exclus du sacerdoce
et l'Athersatha leur dit
qu'ils ne mangeraient pas des choses très saintes
jusqu’à ce que se tienne [là] un prêtre sage et érudit.
Toute l'assemblée entière était de quarante-deux mille trois cent soixante personnes
sans compter leurs serviteurs et leurs servantes
qui étaient sept mille trois cent trente-sept
et, parmi eux, deux cent quarante cinq chanteurs et chanteuses.
Des chameaux quatre cent trente cinq, et des ânes, six mille sept cent.
Et quelques-uns des chefs des familles firent des dons pour l’œuvre.
Athersatha donna au trésor mille drachmes d’or
cinquante fioles
cinq cent trente tuniques sacerdotales.
et quelques-uns des chefs de famille donnèrent au trésor de l’œuvre vingt mille dariques d’or
et deux mille deux cents mines d’argent
et ce que donna le reste du peuple
vingt mille dariques d’or
deux mille mines d’argent et soixante-sept tuniques sacerdotales.
et les prêtres, les Lévites
les portiers, les chantres
le reste du peuple, les Nathinéens et tout Israël s’établirent dans leurs villes
Le septième mois était arrivé et les fils d'Israël étaient [établis] dans leurs villes et tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des Eaux.
Et ils dirent à Esdras le scribe d’apporter le livre de la loi de Moïse
que le Seigneur a prescrite à Israël.
Et Esdras le prêtre apporta la loi
devant l’assemblée des hommes et des femmes
et tous ceux qui pouvaient comprendre
le premier jour du septième mois.
Et il lut dans le livre publiquement
sur la place qui est devant la porte de l'Eau
depuis l'aube jusqu'au milieu du jour
en présence des hommes et des femmes et des sages
et tout le peuple prêtait l'oreille au livre de la loi.
Esdras le scribe se tenait sur une estrade de bois, qu'on avait faite pour la circonstance
et se tenaient à côté de lui
Matthathias, Seméia, Ania, Uria, Helcias et Maasia, à sa droite
et à sa gauche, Phadaia, Misaël, Mélquia et Asum
et Asephdana, Zacharie et Mosollam.
Esdras ouvrit le livre devant tout le peuple
car il était élevé au-dessus de tout le peuple
et quand il l'eut ouvert tout le peuple se tint debout
et Esdras bénit le Seigneur le grand Dieu
et tout le peuple répondit : — Amen amen, en levant les mains
et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant Dieu le visage contre terre.
Et Jésué, Bani, Sérébia
Jamin, Accub, Septhaï
Odia, Maasia, Qélita
Azarias, Jozabed, Anam, Phalaïa, les Lévites
faisaient silence dans le peuple pour écouter la Loi
et le peuple était à sa place.
Ils lurent dans le livre de la loi de Dieu
de façon distincte et favorable à la compréhension
et ils comprenaient ce qui était lu.
Et Néhémie
(c'est Athersatha) dit
(ainsi qu'Esdras, le prêtre scribe,
et les Lévites qui traduisaient à l'ensemble du peuple) :
— Ce jour est saint pour le Seigneur notre Dieu
ne vous affligez pas et ne pleurez pas !
(car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi).
Et il leur dit :
— Allez, mangez ce qui est gras
et buvez ce qui est doux
et envoyez des portions à celui qui n’a rien de préparé
car ce jour est saint pour notre Seigneur
ne soyez pas tristes
car la joie du Seigneur est notre force.
Les Lévites imposaient le silence dans tout le peuple en disant :
— Silence ! car ce jour est saint, ne vous affligez pas.
C'est pourquoi tout le peuple s’en alla pour manger et boire
envoyer des portions
et se livrer à de grandes réjouissances
car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait enseignées.
Le second jour, les chefs de famille de tout le peuple s'assemblèrent
et les prêtres et les lévites autour d’Esdras le scribe
afin de s’instruire des paroles de la loi.
Et ils trouvèrent écrit dans la loi
que le Seigneur avait prescrite par la main de Moïse
que les enfants d’Israël devaient habiter sous des tentes
pendant la fête du septième mois
et qu’ils devaient faire entendre et faire passer une proclamation
dans toutes leurs villes et à Jérusalem, en disant :
— Allez à la montagne et rapportez des branches d’olivier
des branches d’olivier sauvage
des branches de myrte, des branches de palmier
et des branches d’arbres touffus pour faire des tentes, comme il est écrit.
Et le peuple sortit
et ils rapportèrent [des branches] et se firent des tentes
chacun sur son toit
et dans leurs cours et dans les cours de la maison de Dieu
sur la place de la porte de l’Eau et sur la place de la porte d’Éphraïm.
Et toute l’assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tentes
et ils habitèrent sous les tentes
car les fils d'Israël n'avaient rien fait [de tel] depuis les jours de Josué, fils de Nun, jusqu’à ce jour
et il y eut de très grande joie.
On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour
depuis le premier jour jusqu’au dernier
et on célébra la fête pendant sept jours
et le huitième jour il y eut une assemblée, selon le rite.
Le vingt-quatrième jour de ce mois
les fils d’Israël s’assemblèrent
en jeûne, en sacs, avec de la terre sur eux
et la descendance des fils d'Israël se sépara de tout fils étranger
et ils se tinrent debout et confessèrent leurs péchés
et les iniquités de leurs pères
et ils se levèrent à leur place
et lurent dans le livre de la loi du Seigneur, leur Dieu, pendant un quart de la journée
et pendant un autre quart, ils confessaient leurs péchés et adoraient le Seigneur, leur Dieu.
Se levèrent sur l'estrade des Lévites
Josué, Bani, Cadmiel, Sebnia, Bani, Sarébias
Bani et Canani
et ils crièrent d'une voix forte vers le Seigneur, leur Dieu.
Et les Lévites
Josué et Cadmiel
Bonni, Asebia, Sérébia
Odoïa, Sebna et Fataïa dirent :
— Levez-vous, bénissez le Seigneur, votre Dieu
de l'éternité à l'éternité
et qu’on bénisse le nom de ta gloire qui est élevé
au-dessus de toute bénédiction et louange
c’est toi seul, Seigneur, toi qui fis le ciel
le ciel des cieux et toute leur armée
la terre et tout ce qui est en elle
les mers et tout ce qui est en elles
et toi tu donnes vie à toutes ces choses
et l’armée du ciel t'adore.
C’est toi Seigneur, Dieu
qui choisis Abram et qui le fis sortir du feu des Chaldéens
et qui lui donnas son nom Abraham
tu trouvas son cœur fidèle devant toi
et tu conclus avec lui l'alliance
pour lui donner la terre des Cananéens
des Héthéens, des Amorrhéens
des Féréziens, des Jébuséens et des Gergéséens
pour la donner à sa descendance
et tu as tenu ta parole car tu es juste.
Tu vis l’affliction de nos pères en Égypte
et leurs cris, tu les entendis, vers la Mer rouge.
Tu opéras des signes et des prodiges
contre Pharaon et contre tous ses serviteurs
et contre tout le peuple de son pays
car tu savais avec quelle fierté ils avaient agi envers eux
et tu te fis un nom, comme encore aujourd’hui.
Tu fendis la mer devant eux
et ils passèrent par le milieu de la mer à sec
et ceux qui les poursuivaient, tu les précipitas dans les abîmes
comme une pierre dans les eaux puissantes.
Dans une colonne de nuée tu les conduisis, le jour
et dans une colonne de feu, la nuit
afin d'éclairer pour eux la route qu’ils suivaient.
Tu descendis sur la montagne du Sinaï
et tu parlas avec eux du haut du ciel
et tu leur donnas des règles droites et une loi de vérité
des rites et des préceptes bons.
Tu leur fis connaître ton saint sabbat
et tu leur prescrivis commandements, rites et Loi
par la main de Moïse ton serviteur.
Et du ciel tu leur donnas du pain pour leur faim
et de la pierre tu leur fis sortir de l’eau pour leur soif
et tu leur dis d’entrer pour prendre possession du pays
sur lequel tu avais levé ta main pour le leur donner.
Mais eux, nos pères, agirent avec orgueil et raidirent leur cou
et n’écoutèrent pas tes commandements.
Ils refusèrent d’écouter
et ne se souvinrent pas de tes merveilles que tu avais faites pour eux
ils raidirent leur cou et se donnèrent un chef
pour retourner à leur servitude, comme par acharnement
mais tu es un Dieu bienveillant, clément et miséricordieux
lent à la colère et grand en bonté
et tu ne les as pas abandonnés
même lorsqu’ils se firent un veau en fonte
et dirent : — Voici ton Dieu qui t’a fait lever d’Égypte
et qu’ils commirent de grands blasphèmes.
Mais toi, dans ta grande miséricorde, tu ne les abandonnas pas au désert
la colonne de nuée ne s'écarta pas d’eux, le jour
pour les conduire dans le chemin
ni la colonne de feu, la nuit
pour leur éclairer le chemin par lequel ils devaient sortir.
Tu leur donnas ton bon esprit pour les rendre sages
tu ne refusas pas ta manne à leur bouche
et tu leur donnas de l’eau dans leur soif
quarante ans tu les entouras dans le désert
et ils ne manquèrent de rien
leurs vêtements ne s'usèrent pas
et leurs pieds n'enflèrent pas.
Et tu leur donnas des royaumes et des peuples
et tu [les] leur partageas par sort
et ils prirent possession du pays de Séhon et du pays du roi d'Ésebon
et le pays d’Og roi de Basan.
Tu multiplias leurs fils comme les étoiles du ciel
et tu les conduisis au pays dont tu avais dit à leurs pères
qu’ils y entreraient et en prendraient possession.
Et leurs fils vinrent et prirent possession du pays
et tu humilias devant eux les habitants du pays, les Cananéens
et tu les livras en leurs mains
ainsi que leurs rois et les peuples du pays
pour qu’ils en fassent comme il leur plairait.
Et ils s’emparèrent de villes fortifiées et d'une terre grasse
ils possédèrent des maisons remplies de toutes sortes de biens
des citernes creusées par d'autres
des vignes, des oliviers et des arbres fruitiers en abondance
ils mangèrent, ils se rassasièrent
ils s’engraissèrent et vécurent dans les délices par ta grande bonté.
Mais ils te provoquèrent jusqu'à l'emportement
et se révoltèrent contre toi
ils jetèrent ta loi derrière leur dos
et tuèrent tes prophètes
qui rendaient témoignage contre eux, pour qu'ils reviennent à toi
et ils commirent de grands blasphèmes.
Tu les abandonnas entre les mains de leurs ennemis
et ils les opprimèrent
et au temps de leur malheur, ils crièrent vers toi
et toi, du ciel, tu entendis
et selon tes grandes compassions
tu leur donnas des sauveurs qui les sauvèrent de la main de leurs ennemis.
Quand ils se furent reposés, ils recommencèrent à faire le mal devant toi
et tu les abandonnas entre les mains de leurs ennemis qui les dominèrent eux
et ils se convertirent et crièrent vers toi
et toi, du ciel tu les entendis
et tu les délivras dans tes miséricordes plusieurs fois.
Tu rendis témoignage contre eux pour qu'ils reviennent à ta loi
mais eux agirent avec orgueil
ils n’écoutèrent pas tes commandements
et ils péchèrent contre tes jugements
qu'un homme pratiquera et il vivra en eux
ils présentèrent une épaule rebelle
et raidirent leur cou et n’écoutèrent pas.
Tu les supportas de nombreuses années
tu rendis témoignage contre eux en ton esprit
par la main de tes prophètes et ils n’écoutèrent point.
et tu les livras aux mains des peuples des pays.
Mais dans tes grandes miséricordes
tu ne les as pas anéantis et tu ne les as pas délaissés
car tu es un Dieu clément et miséricordieux.
Et maintenant, ô notre Dieu, Dieu grand, puissant et redoutable
gardant l’alliance et la miséricorde
ne détourne pas de ta face toutes les souffrances qui nous ont trouvés, nous
nos rois, nos chefs, nos prêtres
nos prophètes, nos pères et tout ton peuple
depuis les jours des rois d’Assur jusqu’à ce jour.
Toi, juste dans tout ce qui nous est arrivé
car tu produisis la vérité
et nous avons fait le mal
nos rois, nos chefs, nos prêtres et nos pères
n’ont pas pratiqué ta loi
et ils n’ont été attentifs ni à tes commandements ni à tes témoignages
que tu fis contre eux
et eux dans leur royaume,
dans les nombreux bienfaits que tu leur avais accordés
dans le pays vaste et gras que tu avais livré devant deux
ils ne t'ont pas servi, et ils ne se sont pas détournés de leurs œuvres mauvaises.
Et voici que nous mêmes aujourd'hui sommes esclaves
et le pays que tu as donné à nos pères
pour qu'ils mangent son pain et ce qu'il a de bon
et nous, voici que nous y sommes esclaves
Et ses fruits sont multipliés pour les rois
que tu as établis sur nous à cause de nos péchés.
Ils disposent de nos corps
et de notre bétail
selon leur volonté
et nous sommes dans une grande détresse.
À cause de tout cela
nous-mêmes contractâmes un engagement et écrivîmes
et dessus signèrent nos chefs, nos Lévites et nos prêtres.
Ceux qui signèrent furent :
Néhémie, l'Athersatha, fils d'Achélaï
et Sédécias
Saraïas
Azarias, Jérémie
Pheshur, Amarias
Mélquia
Attus, Sébénia
Melluc
Harem, Mérimuth
Obdias
Daniel, Genthon
Baruch
Mosollam
Abia, Miamin
Mazia
Belga, Seméia, c'étaient les prêtres.
Puis les Lévites :
Josué, fils d'Azanias
Bennuï des fils d'Énadad
Cadmiel
et leurs frères
Séquénia, Odevia
Qélita, Phalaïa, Anam
Micha, Roob, Asebia
Zaccur, Sérébia
Sabania
Odia, Bani
Baninu.
Chefs du peuple :
Pharos, Phaethmoab
Hélam, Zéthu, Bani
Bonni, Azgad, Bébaï
Adonia, Bégoaï, Adin
Ather, Ézéqia, Azur
Odovia, Asum, Bésaï
Ares, Anathoth, Nébaï
Mecphias, Mosollam, Azir
Mésizabel, Sadoc, Jeddua
Felthia, Anam, Ananie
Osée, Ananie
Asub
Alohès, Phaléa
Sobec
Réhum, Asebna
Maasia
Haïa, Hanan
Anam
Melluch, Harem, Baana
et le reste du peuple
les prêtres, les Lévites, les portiers et les chantres,
les Nathinéens et tous ceux qui s’étaient séparés des peuples des pays pour la loi de Dieu
leurs femmes, leurs fils et leurs filles
tous ceux qui pouvaient comprendre
s’attachant à leurs frères
leurs nobles et qui venaient s'engager et jurer
qu'ils marcheraient dans la loi de Dieu qu'il avait donnée dans la main de Moïse,
serviteur de Dieu
qu'ils observeraient et qu'ils garderaient tous les commandements du Seigneur notre Dieu
et ses jugements et ses lois
et que nous ne donnerions pas nos filles au peuple du pays
et que leurs filles, nous ne les prendrions pas pour nos fils.
Et les peuples du pays apportant des marchandises et toutes choses d'usage
le jour du sabbat, pour vendre,
nous n'achèterons pas d'eux pendant le sabbat ni un jour saint
et nous laisserons la septième année, et le travail de toute main.
Nous nous imposerons des obligations
de payer un tiers de sicle par an
pour le service de la maison de Dieu
pour les pains de proposition
pour l'offrande perpétuelle
pour l’holocauste perpétuel
pendant les sabbats, pendant les calendes, les fêtes et les choses consacrées
et pour les offrandes pour les péchés, afin de faire expiation en faveur d’Israël,
et pour toute fonction de la maison de notre Dieu.
Nous tirâmes au sort pour l'offrande des bois
les prêtres, les Lévites et le peuple
afin qu’on apportât à la maison de notre Dieu
selon les maisons de nos pères, selon le temps fixé, d’année en année
pour qu'ils brûlent sur l’autel du Seigneur, notre Dieu
comme il est écrit dans la loi de Moïse.
Nous apporterions les prémices de notre terre
et les prémices de tous les fruits de tous les arbres
d'année en année à la maison du Seigneur
et les premiers-nés de nos fils et de notre bétail
comme il est écrit dans la loi
et les premiers-nés de nos bœufs et de nos brebis
nous amènerions à la maison de notre Dieu
aux prêtres qui font le service dans la maison de notre Dieu
et les prémices de nos provisions
et de nos libations
et le fruit de tout arbre
du vin nouveau et aussi de l'huile
nous apporterions aux prêtres,
dans les chambres de la maison de notre Dieu
et le dixième de notre terre aux lévites
et eux, les Lévites recevront de toutes les villes le dixième de nos travaux.
Et le prêtre, fils d’Aaron, sera avec les Lévites dans la dîme des Lévites
et les Lévites apporteront la dîme de leur dîme
à la maison de notre Dieu, dans les chambres, dans la maison du trésor.
Car vers les chambres les fils d'Israël et les fils de Lévi déposeront
les prémices du blé, du vin nouveau et de l’huile
là seront les vases du sanctuaire
et les prêtres , les portiers, les chantres et les ministres
et nous ne négligerons pas la maison de notre Dieu.
Les chefs du peuple s’établirent à Jérusalem
et le reste du peuple tira au sort, pour qu’un sur dix vînt
habiter dans Jérusalem, la ville sainte,
et les neuf autres dans les villes.
Le peuple bénit tous les hommes qui spontanément se proposèrent d'habiter à Jérusalem.
Voici les chefs de province qui habitèrent à Jérusalem
et dans les villes de Juda habita chaque homme, dans sa propriété, dans leurs villes :
Israël, les prêtres, les lévites, les Nathinéens et les fils des serviteurs de Salomon
et à Jérusalem habitèrent
des fils de Juda et des fils de Benjamin.
Des fils de Juda :
Athaïas, fils d’Aziam
fils de Zacharie, fils d’Amarias
fils de Saphatia, fils de Malaléel
des fils de Pharès
et Maasia, fils de Baruch
fils de Coloza, fils d'Azia, fils d’Adaïa
fils de Joïarib, fils de Zacharie, fils du Silonite.
Tous les fils de Pharès qui habitèrent à Jérusalem : quatre cent soixante-huit hommes vaillants.
Voici les fils de Benjamin :
Sellum, fils de Mosollam, fils de Joëd
fils de Phadaia, fils de Colaïa, fils de Maasia,
fils d’Éthéel, fils d’Isaïe
et après lui Gabbaï Sellaï : neuf cent vingt-huit.
Et Joël, fils de Zéchri, leur chef
et Juda, fils de Sennua, en second sur la ville.
Des prêtres :
Idaïa, fils de Joarib, Jachin
Saraïa, fils d'Helcias, fils de Mesollam
fils de Sadoc, fils de Méraïoth, fils d’Ahitob
prince de la maison de Dieu
et leurs frères qui faisaient le travail du Temple : huit cent vingt-deux.
Et Adaïa, fils de Jéroam
fils de Félélia, fils d’Amsi, fils de Zacharie
fils de Phessur, fils de Mélquia
et ses frères, chefs des pères : deux cent quarante-deux
et Amassaï, fils d’Azriel, fils d’Aazi fils de Mosollamoth, fils d’Emmer
et leurs frères pouvant beaucoup : cent vingt-huit.
et leur chef Zabdiel, fils des grands.
Des Lévites :
Sébénia, fils d'Asub
fils d’Azaricam, fils d'Asabias, fils de Boni
Sabathaï et Jozabed
sur les affaires extérieures à la maison de Dieu, des chefs des lévites
Mathania, fils de Micha, fils de Zébdéi, fils d’Asaph
le chef pour la louange et l'aveu pendant la prière
Becbéqia, le second parmi ses frères
et Abda, fils de Sammua
fils de Galal, fils d’Idithun.
Tous les Lévites dans la ville sainte : deux cent quatre-vingt-quatre.
Et les portiers :
Accob, Telmon et leurs frères, qui gardaient les portes : cent soixante-douze.
Et le reste d’Israël,
les prêtres et les Lévites :
dans toutes les villes de Juda,
chacun dans sa propriété.
Les Nathinéens qui habitaient à Ophel
ainsi que et Siaha et Gaspha des Nathinéens
Le chef des Lévites à Jérusalem
Azzi, fils de Bani, fils d'Asabias, fils de Mathanias, fils de Micha
d'entre les fils d’Asaph, les chantres chargés du service de la maison de Dieu
car il y avait un précepte du roi sur eux
et un ordre dans les chantres établie pour chaque jour.
Fataïa, fils de Mésézébel, des fils de Zera, fils de Juda
en intermédiaire du roi pour toute dispute dans le peuple.
Dans les maisons par toutes leurs régions
des fils de Juda habitèrent à Cariatharbé et dans ses filles
à Dibon et dans ses filles
à Capsel et dans ses villages
et à Jésué, à Molada
à Bethfaleth
à Asersual
à Bersabée et dans ses filles
à Siquéleg, à Mocona et dans ses filles
à Ainremmon, à Sara, à Jérimuth
Zanoa, Odollam et leurs villages
Lakish et ses régions
Azéca et ses filles
et ils restèrent depuis Bersabée jusqu’à la vallée d’Ennom.
Et les fils de Benjamin
depuis Géba, Macmas et Aïa et Béthel et leurs filles
Anathoth, Nob, Ananie
Asor, Rama, Gethaïm
Hadid, Séboïm, Néballa
Lot et Ono, la vallée des Artisans.
Et d'entre les Lévites, des divisions de Juda et Benjamin.
Voici les prêtres et les lévites
qui montèrent avec Zorobabel, fils de Salathiel, et Josué :
Saraïa, Jérémie, Esdras
Amarias, Melluc, Attus
Séquénia, Réhum, Mérimuth
Addo, Genthon, Abia
Miamin, Madia, Belga
Seméia et Joïarib, Idaïa, Sellum
Amoc, Helcias
Idaïa.
Voilà les chefs des prêtres et leurs frères
aux jours de Josué.
Ensuite les Lévites :
Jésua, Bennuï, Cadmiel
Sarébia, Juda, Mathanie, aux louanges
eux et leurs frères
Becbéqia et aussi Hanni, leurs frères
chacun dans son service.
Et Jésué engendra Joachim
et Joachim engendra Éliasib
et Éliasib engendra Joïada
et Joïada engendra Jonathan
et Jonathan engendra Jeddoa.
Dans les jours de Joachim étaient prêtres, chefs de famille :
pour Saraïa, Amarias
pour Jérémie, Ananie
pour Esdras, Mosollam
pour Amarias, Johanan
pour Milico, Jonathan
pour Sébénia, Joseph
pour Arem, Edna
pour Maraïoth, Elci
pour Addaïa, Zacharie
pour Genthon, Mosollam
pour Abia, Zéchri
pour Miamin et Moadia, Felti
pour Belga, Sammua
pour Seméia, Jonathan
pour Joïarib, Mathanaï
pour Jadaï, Azzi
pour Sellaï, Qélaï
pour Amoc, Éber
pour Helcias, Asebia
pour Idaïa, Nathanaël.
Les Lévites, aux jours d’Éliasib, de Joïada et de Jonan et de Jeddoa
les chefs des familles furent inscrits
et les prêtres, pendant le règne de Darius de Perse.
Les fils de Lévi, chefs des familles
furent inscrits dans le livre des Chroniques
et jusqu’aux jours de Jonathan, fils d’Éliasib.
Chefs des lévites :
Asebia, Sérébia
et Jésué, fils de Cadmiel
et leurs frères selon leurs quartiers
pour louer et rendre grâces
selon l’ordre de David, homme de Dieu
et observer en alternant.
Mathania et Becbéqia, Obédia
Mosollam, Telmon, Accub, gardiens des portes et de l'entrée devant les portes.
C'étaient eux aux jours de Joachim, fils de Jésué, fils de Josédec
et aux jours de Néhémias, le gouverneur
et d’Esdras, le prêtre et le scribe.
Pendant la dédicace des murs de Jérusalem
on convoqua les lévites de tous leurs lieux
pour les emmener à Jérusalem
et faire la dédicace avec joie
dans l'action de grâce et les chants
les cymbales, les harpes et les cithares.
Les fils des chantres se rassemblèrent
et des campagnes autour de Jérusalem
et des villages de Néthuphati
et de la maison de Galgal
et des campagnes de Géba et d’Azmaveth
car les chantres s’étaient bâti des villages aux alentours de Jérusalem.
Les prêtres et les Lévites
après s’être purifiés, purifièrent le peuple, les portes et les murs.
Je fis monter les princes de Juda sur les murs
et je formai deux grands chœurs de louanges
et ils allèrent du côté droit, sur les murs, vers la porte du Fumier.
Et vint derrière eux Osaïas et la moitié des princes de Juda
et Azarias, Esdras et Mosollam
Juda et Benjamin et Séméia et Jérémie
et des fils des prêtres avec des trompettes
Zacharie, fils de Jonathan
fils de Seméia, fils de Mathania, fils de Micaïa
fils de Zechur, fils d'Asaph
et ses frères Seméia et Azarel, Malalaï, Galalaï
Maaï, Nathanel, Juda et Anani
avec des instruments de musique de David, homme de Dieu
et Esdras le scribe, devant eux
et au-dessus de la porte de la Fontaine
en face d'eux, ils montèrent dans les degrés de la cité de David
par la montée du mur, au-dessus de la maison de David et jusqu'à la porte des Eaux, à l'orient.
Le second chœur d'actions de grâce allait du côté opposé
et moi, après lui, et l’autre moitié du peuple
sur les murs et sur la tour du Four
et jusqu'au mur large
et au-dessus de la porte d'Éphraïm et de la Vieille porte
et de la porte des Poissons et de la tour Ananéel et de la tour Éma
et jusqu'à la porte des Brebis
et ils s'arrêtèrent à la porte de la Prison.
Les deux chœurs de louanges s’arrêtèrent dans la maison de Dieu
et moi et la moitié des magistrats avec moi
et les prêtres Éliaquim, Maasia, Miamin
Mihéa, Élioénaï, Zacharie, Ananie, avec des trompettes
et Maasia, Seméia, Éléazar, Azi, Johanan et Mélquia
Élam et Ézer.
Et les chantres chantèrent d'une voix forte
et Jezraïa était leur chef.
Et ils offrirent ce jour là de grands sacrifices et ils furent dans la joie
car Dieu les avait réjouis d'une grande joie.
Leurs femmes et enfants se réjouirent aussi
et la joie de Jérusalem s'entendit au loin.
Ce jour-là, ils établirent des hommes préposés aux chambres du trésor
pour les offrandes, les prémices et les dîmes
pour que les princes de la ville apportent, grâce à eux,
les portions assignées par la loi aux prêtres et aux lévites
car Juda se réjouissait dans les prêtres et les lévites à leur poste
et ils gardèrent le service de leur Dieu
et le service de purification
et les chantres et les portiers
selon l’ordonnance de David et de Salomon, son fils.
Car dans les jours de David et d’Asaph
autrefois, il y avait des chefs dirigeant les chantres, dans les chants de louange et d’actions de grâces pour Dieu.
Tout Israël, dans les jours de Zorobabel et dans les jours de Néhémias
donnait les portions des chantres et des portiers, jour après jour
et ils consacraient les lévites
et les lévites consacraient les fils d’Aaron.
Ce jour-là, on lut au peuple à l'écoute dans le livre de Moïse
et on y trouva écrit
que l’Ammanite et le Moabite ne devaient jamais entrer dans l’assemblée de Dieu
parce qu’ils n’étaient pas venus à la rencontre des enfants d’Israël avec du pain et de l’eau
et parce qu’ils soudoyèrent contre lui Balaam pour le maudire
mais notre Dieu changea la malédiction en bénédiction.
Et il arriva, lorsqu'ils eurent entendu la loi
qu'ils séparèrent d’Israël tous les étrangers.
Avant cela, Éliasib le prêtre
qui était établi dans la chambre de la maison de notre Dieu
et proche de Tobie
lui avait disposé une grande chambre
et là il y avait auparavant les offrandes, l’encens, les ustensiles
la dîme du blé, du vin nouveau et de l’huile
les parts des Lévites, des chantres et des portiers
et les contributions des prêtres.
Pendant tout cela, je n’étais pas à Jérusalem
car la trente-deuxième année d’Artaxerxès, roi de Babylone, j’étais allé vers le roi
et à la fin de ces jours je demandai [à partir] au roi
et je vins à Jérusalem,
et je compris le mal qu’avait fait Éliasib, en faveur de Tobie
en préparant pour lui une un trésor dans les parvis de la maison de Dieu.
Cela me sembla un grand mal
et je jetai tous les ustensiles de la demeure de Tobie, hors de la chambre
puis j’ordonnai qu’on purifiât les chambres
et j’y replaçai les ustensiles de la maison de Dieu, les offrandes et l’encens.
J’appris aussi que les parts des lévites n’avaient pas été livrées
et qu'avaient fui, chacun à son champ,
des lévites, des chantres et certains de ceux qui étaient chargés du service.
J’adressai des reproches aux magistrats et je dis :
Pourquoi avons-nous abandonné la maison de Dieu ?
Et je les rassemblai et les replaçai à leurs postes.
Et tout Juda apportait la dîme du blé, du vin nouveau et de l’huile, dans les greniers.
Et nous disposâmes aux greniers Sélémias, le prêtre
Sadoc, le scribe
Phadaia, un des Lévites
et à côté d'eux Anam, fils de Zaccur, fils de Mathania
car on les estimait fidèles
et à eux de faire les distributions à leurs frères.
Souviens-toi de moi, ô mon Dieu, à cause de cela
et n’efface pas mes actes de piété
que j’ai faits dans la maison de mon Dieu et selon ses rites !
Ces jours-là, je vis en Juda
ils foulaient au pressoir pendant le sabbat portant des gerbes
et chargeant sur des ânes du vin, des raisins, des figues et toute sorte de fardeau
et apportant à Jérusalem le jour du sabbat
et je les avertis pour qu'ils vendent le jour où il est permis de vendre.
Les Tyriens y habitèrent
apportant du poisson et toutes sortes de marchandises
et les vendaient pendant le sabbat aux fils de Juda et dans Jérusalem.
Je fis des reproches aux grands de Juda et leur dis :
— Quelle est cette mauvaise action que vous faites
en profanant le jour du sabbat ?
N’est-ce pas ainsi qu’ont agi nos pères,
et notre Dieu n'a-t-il pas conduit sur nous tous ces maux
et sur cette ville ?
Et vous augmentez sa colère contre Israël en violant le sabbat !
C'est pourquoi, il arriva que lorsqu'il fit sombre au seuil de Jérusalem, avant le sabbat
j'ordonnai de fermer les portes
et j’ordonnai qu’on ne les ouvre pas, jusqu'après le sabbat
et je plaçai aux portes quelques-uns de mes gens
afin qu’aucun fardeau n’entrât pendant le jour du sabbat.
Les marchands et vendeurs de toutes sortes de marchandises
restèrent hors de Jérusalem une fois ou deux.
Je les avertis, et leur dis :
— Pourquoi restez-vous dehors au pied de la muraille ?
Si vous le faites encore, j'enverrai ma main contre vous.
C'est pourquoi depuis ce temps-là, ils ne vinrent plus pendant le sabbat.
Et j’ordonnai aux lévites de se purifier et de venir
garder les portes et sanctifier le jour du sabbat.
À cause de cela, souviens-toi de moi, ô mon Dieu, et épargne-moi selon ta grande miséricorde !
Et aussi dans ces jours-là, je vis des Juifs prenant pour épouses
des Azotiennes, des Ammanites, et des Moabites.
Et leurs fils parlaient, pour la moitié, ashdodien
et ne savaient pas parler judéen
et ils parlaient aussi la langue d'un peuple et d'un autre.
Je leur fis des reproches et je les maudis
je frappai plusieurs d'entre eux
je leur arrachai les cheveux
et je les fis jurer par Dieu
qu'ils ne donneraient pas leurs propres filles à leurs fils
et qu'ils ne prendraient pas de leurs filles pour leurs propres fils ou pour eux-mêmes, en disant :
— N’est-ce pas en cela qu’a péché Salomon, roi d’Israël ?
Il n’y avait pas parmi la multitude des nations de roi semblable à lui
et il était aimé de son Dieu
et Dieu l’avait fait roi sur tout Israël
et lui aussi, les femmes étrangères l'ont fait pécher.
Et faut-il que nous, en désobéissant
nous commettions tout ce mal immense
que nous trahissions notre Dieu
et prenions des femmes étrangères ?
Un des fils de Joïada, fils d’Éliasib, le grand prêtre
était gendre de Sanaballat le Horonite que je chassai loin de moi.
Souviens-toi d’eux, Seigneur mon Dieu, qui ont souillé les prêtres, jusqu'au sacerdoce des prêtres et des lévites.
Je les purifiai de tout ce qui était étranger
et j'établis les fonctions des prêtres et des lévites
chacun dans son ministère
et pour l’offrande du bois
à des époques déterminées, ainsi que les prémices.
Souviens-toi de moi, ô mon Dieu, en bien !
ICI FINIT LE LIVRE D'ESDRAS